AVION RUSSE ABATTU PAR LA TURQUIE. LE PENTAGONE IMPLIQUE?

Quel plan diabolique se trame-t-il au Moyen-Orient?!!

 

Nov 28, 2015 18:53 UTC

Quel plan diabolique se trame-t-il au Moyen-Orient?!!

IRIB- Erdogan a critiqué, durement, la Syrie, mardi, pour avoir abattu l’avion de chasse turc, en ces termes : «Même si l’avion s’est trouvé, dans leur espace aérien, pendant quelques secondes, ce n’était pas une raison pour attaquer». " Il était clair que cet avion n’était pas agressif. Néanmoins, il a été abattu", a-t-il dit.

La Turquie a durci ses positions militaires, après que la Syrie a abattu un de ses jets, le 27 juin 2012. Une violation d’un ou deux kilomètres est considérée comme «naturelle», compte-tenu de la vitesse de l’avion, est-il précisé, dans la déclaration [de l’état-major général]. Il y a eu, cette année, des violations de l’espace aérien turc, qui ont duré de 20 secondes à 9 minutes, ce qui montre que les «violations de l’espace aérien peuvent être résolues par des avertissements et des interceptions», a indiqué le communiqué. 

La Turquie aurait pu abattre 114 avions, pour cause de violations de l’espace aérien, a déclaré l’Armée, le 25 juin 2012.

Des avions de combat turcs et des hélicoptères militaires ont, considérablement, augmenté leurs incursions, dans l’espace aérien grec, selon une étude basée sur les données de l’armée grecque, forçant l’impécunieuse armée de l’air grecque à répondre. Les spectaculaires incursions turques ont affaibli la Grèce – Les chasseurs d’Ankara testent de plus en plus les ambitions territoriales grecques. 

23 juillet 2015. La Turquie viole, régulièrement, l’espace aérien irakien, en opérant des attaques aériennes contre les Kurdes du Nord de l’Irak.Tout cela prouve que l’incident d’hier, au cours duquel la Turquie a abattu un jet russe, n’avait rien à voir avec une violation ordinaire de l’espace aérien, mais qu’il s’agissait de la volonté délibérée d’abattre un avion russe. Le co-pilote survivant du jet russe insiste sur le fait qu’il ne volait pas, dans l’espace aérien turc, et qu’il n’a pas, non plus, été averti d’une attaque imminente. Comme je l’ai écrit hier :Il ne s’agissait pas d’une défense aérienne légitime, mais d’une guet-apens. Je ne suis pas le seul à être parvenu à cette conclusion. Dans un article du site McClatchy, un diplomate «occidental» présente cela comme un événement «orchestré» : Un diplomate occidental, basé en Irak, mais détenant une vaste expérience de la Syrie et de la Turquie, a qualifié l’incident de «provocation orchestrée et inévitable», mais il a demandé que son pays ne soit pas mentionné, dans sa déclaration.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, est, également, arrivé à cette conclusion : "L’attaque contre un avion de guerre russe, en Syrie, par la Turquie, semble être une provocation planifiée", a dit le ministre russe des Affaires étrangères. "Ankara n’a pas communiqué avec la Russie, sur l’incident", a-t-il ajouté. «Nous doutons fort que cet acte ait été involontaire. Cela ressemble beaucoup à une provocation planifiée», a déclaré M. Lavrov, citant, à l’appui, l’incapacité de la Turquie à maintenir une communication appropriée avec la Russie, l’abondance des enregistrements vidéo de l’incident, et d’autres preuves.

Plusieurs ambassadeurs de l’OTAN pensaient, probablement, la même chose, quand ils ont reproché son acte à Ankara : «Il y a d’autres façons de traiter ce genre d’incidents», a déclaré un diplomate, qui a préféré garder l’anonymat.

L’attaque contre l’avion russe a été planifiée, le 22 novembre, pendant un sommet sur la sécurité avec le gouvernement turc présidé par le Premier ministre Davutoğlu et les Forces armées, Davutoglu a, personnellement, donné l'ordre d'abattre les avions russes. C'était nécessaire, selon la Turquie, pour arrêter les bombardements russes sur les «Turkmènes», à Lattaquié, au Nord de la Syrie, près de la frontière turque.

Une grande partie des «Turkmènes syriens», qui se battent contre le peuple syrien, sont originaires d’Asie centrale, et font partie des groupes terroristes du Front Al-Nosra, Ansar al-Shams, Jabhat Ansar ad-Din et Ahrar al-Shams. Les Ouïghours, arrivés, clandestinement, de Chine, et qui se battent, sous la bannière du «Parti Turkestan Islamiste», font même de la publicité, pour leurs camps d’entraînement, pour «petits jihadistes», dans la région. Les quelques vrais Turkmène syriens travaillent, de l’aveu même de la BBC, avec Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes. Leur chef et porte-parole, un dénommé Alparslan Celik, est un citoyen turc d’Elazığ. L’affirmation des Turcs, selon laquelle ils défendent les «Turkmènes», en Syrie, est un mensonge. Ils défendent les terroristes islamistes, qui sont, pour la plupart, des étrangers. Celui qui a planifié l’attaque du jet russe a mal évalué la réaction.

 L’OTAN ne viendra pas à l’aide de la Turquie, ni au prétexte de cet incident, ni du prochain. Les pays de l’OTAN savent que l’avion russe a été abattu, à l’intérieur de la Syrie. Personne ne parviendra à faire assez peur à la Russie, pour qu’elle soit obligée de reculer. Bien au contraire, elle a augmenté, massivement, ses bombardements, à cet endroit : Au moins 12 frappes aériennes ont atteint le Nord de Lattaquié, pendant que les forces pro-gouvernementales affrontaient les combattants du Front Nosra d’Al-Qaïda et les insurgés turkmènes, dans les secteurs turkmènes de Jabal Akrad et de Jabal, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, basé en Grande Bretagne. Un commandant turkmène a dit que des missiles tirés, depuis des navires de guerre russes, en Méditerranée, ont, également, touché la région, ainsi que des tirs d’artillerie lourde. Les jets russes ont, également, bombardé des camions d’approvisionnement rebelles, (vidéo), à Azaz, une ville contrôlée par Al-Qaïda, au Nord d’Alep, à, seulement, deux kilomètres de la frontière turque. Ils ont, également, bombardé le poste de frontière de Bab al-Hawa, à la frontière avec la Turquie. C’est un joli va te faire f… à Erdogan.

Le croiseur de missile russe "Moskva", avec ses systèmes extensifs de défense aérienne, couvre, désormais, la zone. La Russie va, officiellement, déployer deux S-400, systèmes de défense aérienne, pour couvrir l’ensemble du Nord-Ouest de la Syrie et du Sud de la Turquie. La Russie a, aussi, mis au point beaucoup de tours de magie électroniques, qu’elle peut (et va) utiliser. La construction d’aérodromes supplémentaires se poursuit. Il n’y aura pas de vengeance militaire directe contre la Turquie, à moins qu’elle ne traverse, en Syrie. La «zone de sécurité», en Syrie, dont rêve Erdogan, ne pourra être mise en place qu’en battant les forces russes. Les 4,5 millions de touristes russes, qui sont allés, en Turquie, cette année, ne reviendront pas. Les entreprises turques, en Russie, principalement, dans l’industrie du bâtiment et des produits agricoles, vont se réduire à presque rien.

L’idée que le complot, pour abattre l’avion russe, pourrait avoir des conséquences négatives, pour la Turquie, vient, soudainement, d’apparaître à Davutoğlu, qui prétend, maintenant, vouloir refaire ami ami avec la Russie : «La Turquie ne vise pas à une escalade des tensions avec la Russie», a déclaré le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu, le 25 novembre, faisant écho au Président Recep Tayyip Erdoğan, suite à l’attaque du jet russe "SU-24" de la veille. «La Russie est notre voisine et notre amie. Nos canaux de communication bilatéraux sont ouverts. Mais notre sécurité, comme pour chaque pays amical, doit être fondée sur le principe du respect du droit international. Il est normal de protéger notre espace aérien national», a déclaré Davutoğlu à des membres de son parti, au parlement. Et il est normal que la Russie défende son alliée, la Syrie. Contre tous les ennemis. Par tous les moyens.

Mais revenons aux motivations de la Turquie. A la façon dont cela s’est joué, on pourrait croire que c’était, vraiment, une idée de la Turquie, toute seule, pour défendre ses intérêts immédiats, en Syrie : les «Turkmènes», et le commerce pétrolier du fils de M. Erdogan avec l’État islamique. Mais il y a, aussi, de plus grands intérêts en jeu et il est probable que M. Erdogan ait été chargé, par l’Occident, d’une nouvelle mission, avec le soutien d’Obama, dans cette escalade. James Winnefeld, l’adjoint du chef d’état-major général de l’armée américaine, était, à Ankara, lorsque l’incident est survenu. La coopération entre les États-Unis et l’armée turque, et, en particulier, les forces de l’air, est très étroite. Il est difficile de croire qu’il n’y a pas eu d’échanges, sur ce qui se préparait. Après l’attaque de l’État islamique, en France, le Président Hollande a tenté de créer une coalition mondiale contre l’EI, qui inclurait la Russie et l’Iran, ainsi que le bloc anti-ISIS, mené par les Etats-Unis. Mais une telle coalition, qui semble logique, devrait accepter de laisser la Syrie tranquille et d’aider les forces terrestres syriennes à lutter, efficacement, contre l’État islamique. Cela n’aurait aucun sens de détruire l’Etat syrien et de se contenter d’espérer que le résultat serait quelque chose de mieux qu’un EI ou un Al-Qaïda, de plus en plus sûr de lui, régnant sur Damas. Ce résultat n’est, certainement, pas dans l’intérêt de l’Europe.

Mais une coalition mondiale n’est pas dans l’intérêt des Turcs, ni des Étatsuniens. EIle mettrait fin à leurs plans et leurs efforts communs, pour renverser le gouvernement syrien, et pour installer un Etat «sunnite», sous protectorat turc, en Syrie et en Irak.

L’incident du jet russe a diminué la probabilité d’une telle coalition. Hollande, en visite, à Washington, hier, a dû renoncer, en partie, à son plan, et il s’est retrouvé, à nouveau, en train de répéter, comme un perroquet, l’absurde «Assad doit partir» d’Obama. Obama se sent fortifié et il essaie, maintenant, d’élargir le conflit, en Syrie : L’administration Obama utilise la grande colère et la forte anxiété, qui règnent, actuellement, en Europe, pour pousser ses alliés à augmenter, significativement, leur contribution à la lutte contre l’État islamique. Les propositions vont de davantage de frappes aériennes, de partage des renseignements et de formation et d’équipement, pour les combattants locaux, au déploiement de leurs propres forces spéciales d’opérations....Même si l’objectif est de renforcer, partout, les campagnes d’Etat contre les Islamistes, la Syrie est, clairement, en ligne de mire, ce qui indique que la cible a changé, depuis qu’Obama a autorisé, l’automne dernier, les frappes aériennes, dans la région, en donnant comme instruction «l’Irak, d’abord»....

Obama, parlant aux côtés de Hollande, mardi, a réaffirmé, avec insistance, qu’Assad faisait partie du problème, et non de la solution, et qu’il devait partir. L’administration Obama se prépare, également, à réaliser le rêve turc d’une «zone de sécurité» entre Alep et la frontière turque, au Nord de la ville. Parmi plusieurs priorités de la coalition, en Syrie, les Etats-Unis ont choisi d’entamer une série de frappes aériennes, dans une région connue comme la ligne Mar’a», du nom d’une ville, au Nord d’Alep, dans le Nord-Ouest. Cette bande de terre, qui s’étend sur 100 km, à l’Est, vers l’Euphrate, est la seule partie de la frontière entre la Syrie et la Turquie, qui est, encore, sous le contrôle de l’Etat islamique. L’administration avait retardé le début des opérations, dans la région, parce qu’elle avait besoin des avions américains, dans des opérations plus à l’Est, et qu’elle n’était pas sûre que les forces d’opposition locales seraient capables de tenir le territoire, après l’intervention des forces aériennes. La montée en puissance de la défense aérienne russe et l’augmentation probable du nombre de ses avions sonneront le glas de ce projet de «zone de sécurité».

Mais Obama, à mon avis, veut toujours attirer l’OTAN, en Syrie, et veut rassembler assez de forces «contre ISIS», pour pouvoir submerger le gouvernement syrien et ses protecteurs russes. Si cela ne fonctionne pas, il espère, au moins, transformer la Syrie en «bourbier», du type Afghanistan, pour la Russie, comme lui et d’autres responsables américains l’ont promis.

Les tensions croissantes avec le nouvel homme de paille des Etats-Unis, l’Ukraine, ne peuvent que favoriser ce plan. Un plan, qui est, encore, plus vaste. Tout à fait, par hasard, (ou non !)), aujourd’hui, dans un article d’opinion, le "New York Times" lance un ballon d’essai, en faveur de la création d’un Etat sunnite, couvrant l’Est de la Syrie et l’Ouest de l’Irak. Mais cet État (islamique) existe déjà, et, vue la stratégie de «containment», (endiguement), qu’Obama pratique, à son égard, on peut être certain qu’il va métastaser.

Obama continue ses politiques, immensément, destructrices, au Moyen-Orient, sans se soucier le moins du monde des conséquences terribles qu’elles auront, sans doute, pour les gens, là-bas, ainsi que pour l’Europe. On se demande, à chaque fois, si toutes ces mesures sont le fruit de la seule incompétence ou d’une ingénieuse et diabolique planification stratégique.

Moon of Alabama


Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau