CES CAMARADES SOLDATS VIETNAMIENS QUI ONT DONNE LEURS VIES POUR MOSCOU

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Soldats soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale

Ces soldats vietnamiens qui ont donné leurs vies pour Moscou

© Sputnik. Dmitry Baltermants
Analyse
(mis à jour 16:40 24.04.2015) URL courte
Alexeï Sunnerberg
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Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, près de 9 millions de décorations ont été décernées en URSS pour héroïsme et courage dans les combats contre l'occupant fasciste.

A cette époque, les médailles devaient être retournées à l'État après la mort de la personne à laquelle elles avaient été décernées — à l'exception de l'Ordre de la Guerre patriotique.

Portrait de Li Fu Shang
Portrait de Li Fu Shang

Par conséquent, ces ordres sont conservés jusqu'à aujourd'hui par les millions de descendants de ceux qui se sont battus contre le fascisme. Y compris quelques familles vietnamiennes qui vivaient et travaillaient à Moscou avant la guerre. Quand les Allemands ont attaqué l'URSS, ils se sont engagés comme volontaires dans l'Armée rouge et six d'entre eux ont donné leur vie pour la Victoire.

L'Ordre de la Guerre patriotique est devenu une véritable relique pour Le Thi Phuong — la fille de Li Fu Shang qui habitait justement à Moscou à l'époque et fut le seul du groupe des Vietnamiens de l'Armée rouge à survivre jusqu'à la victoire. Elle en parle:

"Quand les fascistes ont attaqué l'Union soviétique, mon père vivait et travaillait à Moscou. Il me racontait souvent comment tout le monde rêvait de la victoire et d'une vie paisible à l'époque. Comment, malgré la famine et le froid, chacun donnait toutes ses forces pour la victoire. Mon père s'est volontairement engagé dans l'Armée rouge. Il a participé à la défense de Moscou dans un hôpital militaire: il soignait des blessés et donnait souvent son sang pour les transfusions. Après la défaite des fascistes à Moscou, il a été muté dans un département logistique pour des raisons de santé. Déplacé à l'Est, il travaillait à Sverdlovsk dans une entreprise qui fabriquait des armes pour le front. Il partageait avec les ouvriers russes toutes les peines de l'époque".

Après la libération du Viêt Nam des colonisateurs français, en 1956, Li Fu Shang est revenu à Hanoï. Il a travaillé sur le chantier de la station radio Metchi, construite avec l'aide des Soviétiques. Puis il a travaillé à l'ambassade de l'URSS à Hanoï. Il est décédé en 1980 à 80 ans. Douze ans plus tard, sa fille s'installait à Moscou pour se perfectionner en russe, une langue qu'elle affectionnait grâce à son père. Elle a fait venir de Hanoï les cendres de son père pour les enterrer dans un cimetière de la capitale russe, qu'il avait défendue contre les fascistes.

Le Thi Phuong montre fièrement les décorations de son père. La médaille "Pour le travail vertueux dans la Grande Guerre patriotique", qui lui a été remise en 1945, d'autres médailles soviétiques et l'ordre de la Guerre patriotique de 1e classe, qui lui a été décerné à titre posthume à l'occasion du 40e anniversaire de la Victoire. Le Thi Phuong est convaincue:

Médailles de Li Fu Shang
Médailles de Li Fu Shang

"Cette victoire a marqué un tournant dans l'évolution du mouvement révolutionnaire au Viêt Nam. Elle a créé les conditions les plus favorables pour la proclamation de l'indépendance du Viêt Nam. Et la décision actuelle du président vietnamien d'assister à la célébration du 70e anniversaire de la Victoire à Moscou est une sage décision. Le peuple vietnamien conserve un profond respect pour l'ex-URSS et la Russie contemporaine. Tout comme mon père, je considère la Russie comme ma deuxième Patrie".

Le Thi Phuong est indignée par les tentatives entreprises en Occident de réviser l'histoire de la guerre pour atténuer le rôle de l'URSS dans la victoire sur le fascisme. Elle est infiniment attristée par la situation en Ukraine, dont le peuple a combattu aux côtés des Russes contre les hitlériens.

Le fils de Le Thi Phuong, petit-fils de Li Fu Shang, Mikhaïl, est en terminale et se prépare à intégrer l'Académie des finances de Moscou. Le Thi Phuong pense que son grand-père en serait fier. Mikhaïl l'affirme:

"Je suis heureux d'avoir un tel grand-père. Je voudrais lui demander comment était la guerre. Ce qu'il a ressenti en affrontant les fascistes. Quand je lis sur les exploits de mon grand-père, je déborde de fierté. Et j'ai un profond respect pour lui, comme pour tous les Soviétiques qui ont tout donné pour vaincre le fascisme".

Le 9 mai, la fille et le petit-fils de Li Fu Shang suivront à la télévision la retransmission du défilé militaire sur la place Rouge à l'occasion du 70e anniversaire de la Victoire. Et ils repenseront avec fierté que leur père et grand-père faisait partie de ceux qui ont contribué à la victoire sur le fascisme.

 

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