LA RUSSIE MET EN GARDE L'OTAN CONTRE LES ACTES DE LA TURQUIE

 

Nov 29, 2015 06:06 UTC

IRIB- Le représentant de la Russie auprès de l’Otan a déclaré que la Turquie était bien consciente des dangers qu’avait apportés la destruction de l’avion russe, pour l’Alliance dans son entièreté.

Alexandre Grouchko, ambassadeur de Russie à l’Otan, a déclaré, sur les ondes de Radio Kommersant, que les membres de l’Alliance atlantique savaient bel et bien que la Turquie voulait les faire impliquer dans un jeu périlleux, en commettant ce crime.
« La situation actuelle s’avère très dangereuse », a déclaré Alexandre Grouchko.

La dernière fois qu’un membre de l’Otan a attaqué un avion russe remontait au début des années cinquante. « Le secrétaire général de l’Otan a appelé à la retenue, tout de suite après la destruction par l’aviation turque d’un chasseur russe, et a souligné qu’il revenait à Moscou et à Ankara de régler l’affaire. Ce qui met en évidence la décision de l’Otan de prendre sa distance, tant que possible, de cet incident », a conclu l’ambassadeur russe.
Selon le représentant russe auprès de l'Otan, la réunion d'urgence du Conseil de l’Atlantique nord représentait un "théâtre d'ombres" sur fond de menace générale du terrorisme.
« La réunion du Conseil de l'Atlantique nord tenue mardi dernier aurait pu être le moment de vérité pour l'Alliance, car l'avion russe a été abattu par un des principaux alliés, un pays impliqué dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme », a déclaré le représentant russe auprès de l'Otan, Alexandre Grouchko.
« Néanmoins, le moment de vérité n'a pas eu lieu. Dans son discours, le secrétaire général de l'Otan n'a pas condamné l'attaque turque de l'avion russe, qui ne constituait et ne pouvait constituer aucune menace pour la sécurité de la Turquie, et qui se trouvait dans l'espace aérien syrien », indique M. Grouchko
En outre, le représentant russe estime que la Turquie a forcé l'Otan à justifier ses actions, tout en s'abritant derrière le principe de solidarité de l'Alliance.
« En fait, Ankara a atteint son but, en s'abritant derrière la fameuse solidarité de l'Otan, et a forcé l'Alliance à justifier ses actions illégales, qui sapent non seulement les efforts communs dans la lutte contre Daech, mais créent de nouveaux risques pour la sécurité nationale des pays liés à la Turquie en vertu des obligations des alliés »,
a déclaré Alexandre Grouchko, en commentant les résultats de la réunion.
Selon M.Grouchko, il est de nouveau devenu clair que « l'Otan est guidée non par des principes, dont ses représentants aiment tant parler, mais par l'opportunisme politique ».
Ce « théâtre d'ombres » devient particulièrement étrange suite à la résolution récemment adoptée par le Conseil de sécurité de l'Onu, qui appelle explicitement les Etats à lutter contre la menace du terrorisme « par tous les moyens », ajoute Alexandre Grouchko.
Un bombardier russe Sukhoi Su-24 engagé dans l'opération contre le groupe terroriste Daech en Syrie s'est écrasé mardi sur le territoire syrien, à 4 km de la frontière turque. Selon le président russe Vladimir Poutine, le Su-24 a été abattu dans l'espace aérien syrien par un missile air-air tiré par un chasseur turc F-16.
La Turquie affirme que l'avion russe a violé son espace aérien. D'après le ministère russe de la Défense, l'avion se trouvait en Syrie, à un kilomètre de la frontière turque.
 

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