LE CAUCASE, NOUVELLE ZONE DE CONFLIT ENTRE LA RUSSIE ET L'OCCIDENT ?

Poutine/Occident....à quand l'ultime bataille?

Poutine/Occident....à quand l'ultime bataille?

IRIB- Le Bloc américano-atlantiste tente toujours d'empêcher.....

.... l'expansion de l'influence russe sur les territoires de l'ancienne "périphérie soviétique", cet «étranger proche», vital pour Moscou. Et le Caucase pourrait bien devenir, à nouveau, (se souvenir des années 2003-2008), une nouvelle zone de conflit, après l'Ukraine, notent les analystes de STRATFOR (1). La confrontation entre la Russie et l'Occident américanisé s'est accentuée avec l'aggravation du conflit ukrainien. L'épicentre de cette confrontation, qui a pris des allures de nouvelle guerre froide (2), pourrait se déplacer de l'Ukraine vers le Caucase, et plus précisément, en Géorgie, en Arménie et en Azerbaïdjan, estiment les experts de Stratfor, le principal Think Tank américain de renseignement privé et d’analyse stratégique.

 

GRANDES MANŒUVRES, DANS LE CAUCASE :WASHINGTON ET BRUXELLES (OTAN ET UE) VERSUS MOSCOU

 

Le Think Tank US précise qu'après le conflit militaire osséto-géorgien, en 2008, où la Russie avait du intervenir, pour protéger la petite République auto-proclamée d’Ossétie du Sud, (3), agressée par le régime géorgien pro-US de Sakhasvili, la Russie avait renforcé sa présence militaire, en Arménie, et atteint des positions économiques et politiques très fortes, dans ce pays, (qui a, notamment, adhéré, en 2015, à l’Union Economique Eurasiatique ; la «Seconde Europe», organisée autour de Moscou). La présence militaire, en Arménie,, en Abkhazie et en Ossétie du Sud, ainsi que la coopération avec l'Azerbaïdjan, dans le domaine de la sécurité, assure à la Russie la position de puissance extérieure dominante, dans la région, estiment les analystes de STRATFOR.

 

«Cependant, l'Occident n'a pas l'intention de permettre l'expansion de l'influence russe sur les territoires de l'ancienne périphérie soviétique. Pendant l'insurrection, en Ukraine, les USA et l'UE ont soutenu le renversement du gouvernement pro-russe de Kiev, en faveur d'un autre, plus orienté vers l'Occident. Et les pays occidentaux ont, clairement, laissé entendre que leur soutien ne se limiterait pas à l'Ukraine, seule. L'Occident a commencé à construire des bases militaires, en Europe centrale et orientale, et à élargir sa coopération, dans le domaine de la sécurité, avec certains autres pays des anciennes périphéries soviétiques", (Géorgie et Moldavie, notamment), expose l'analyse du Think Tank US.

 

LES EXERCICES MILITAIRES DE L’OTAN, EN GEORGIE

 

Les manœuvres annuelles de l’OTAN Agile Spirit 2015 ont eu lieu, du 7 au 22 juillet 2015, en Géorgie. La cérémonie du début des exercices a eu lieu, dans la base militaire de Vaziani, près de Tbilissi. Ces manœuvres sont organisées, chaque année, depuis 2011. Cette fois-ci, un bataillon géorgien, ainsi que 220 Marines américains et 20 soldats de Bulgarie, de Lettonie et de Lituanie y prenaient part. "L’OTAN aide la Géorgie à développer ses forces armées. Les manoeuvres Agile Spirit contribue à ce développement", a déclaré le général britannique, Adrian Bradshaw, commandant adjoint de l’OTAN, en Europe. Les exercices, au cours desquels les militaires géorgiens «acquièrent une préparation spéciale, pour participer aux opérations militaires internationales», notamment, en Afghanistan, sont organisés dans le cadre de la coopération militaire des Etats-Unis et de l’OTAN avec la Géorgie.

 

RETOUR AUX ANNEES 2003-2008 : LE CAUCASE, A NOUVEAU, POINT DE CONFRONTATION CENTRAL ENTRE LA RUSSIE ET L'OTAN

 

Les analystes de STRATFOR concluent, donc, que le Caucase pourrait devenir, à nouveau, un point de confrontation central entre la Russie et l'Occident. En témoigne, aussi, l'ouverture du centre de formation de l'OTAN, en Géorgie, prévue fin août 2015.

 

En outre, souligne STRATFOR, après l'éclatement de la crise, en Ukraine, le conflit territorial entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, au sujet du Nagorno-Karabakh, s'est, aussi, brusquement, aggravé, après deux décennies de calme relatif (4).

 

Le patron d’EODE, Luc MICHEL, résumait, récemment, la question du Haut-Karabakh : «Le Nagorny-Karabakh, (capitale Stepanakert), qui se veut «le deuxième Etat arménien», enclave, à majorité arménienne, en Azerbaïdjan, a fait sécession de Bakou, au terme d'un conflit armé, qui a fait, entre 1988 et 1994, des milliers de morts. Le Haut-Karabakh bénéficiait, au sein de la République soviétique d'Azerbaïdjan, du statut de région autonome. En 1988, à la faveur de la perestroïka gorbatchévienne, la population locale a exigé la réunification de l'enclave à la République soviétique d'Arménie. Malgré de multiples tentatives de Moscou de faire revenir le calme, dans le pays, une véritable guerre a éclaté entre la région et l'Azerbaïdjan, après la chute de l'URSS, en 1991. Le 2 septembre 1991, les autorités séparatistes ont proclamé l'indépendance de la République du Haut-Karabakh, englobant la région autonome du Haut-Karabakh et le district de Chaoumian. Un cessez-le-feu est intervenu, en 1994, mais la situation reste tendue, malgré des efforts de médiation du groupe de Minsk de l'OSCE. Depuis, des négociations sont en cours, à différents échelons, entre Bakou et Erevan».

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i2108-nouveau_point_de_confrontation_entre_la_russie_et_l'occident_


 

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