Sahara Occidental

SAHARA OCCIDENTAL : A EL-AYOUN VIOLENTE REPRESSION D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE DE CHÔMEURS PAR LES FORCES D’OCCUPATION MAROCAINES

SAHARA OCCIDENTAL : Violente répression d’une manifestation à El Ayoun occupée

Par

 ABDEL Fakry

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Les forces coloniales d’occupation marocaines ont violemment réprimé, dans la nuit du mercredi à jeudi, une manifestation pacifique des chômeurs sahraouis dans la ville d’El-Ayoun occupée.

Selon des médias sahraouis sur place, une nouvelle nuit de violence a été vécue mercredi soir dans la ville d’El-Ayoun, capitale du Sahara occidental, où les forces d’occupation marocaines sont intervenues violemment pour réprimer une manifestation pacifique des jeunes chômeurs sahraouis, précisant que le nombre de blessés et de détenus imputables à l’intervention de la police marocaine n’est pas encore connu.
Après une manifestation pacifique dans les rues d’El-Ayoun, l’intervention de la police marocaine a généré des incidents violents. Selon des défenseurs des droits humains à El-Ayoun, des manifestations pacifiques ont été enregistrées sur l’avenue Smara et à El-Ayoun, où les manifestants portaient des drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique et scandaient des slogans contre l’occupation marocaine, tout en revendiquant la fin de l’occupation du territoire sahraoui.
Dans son rapport publié récemment, Amnesty International a dénoncé l’usage excessif de la force par les forces d’occupation marocaines, dans la répression de manifestants pacifiques dans les villes sahraouies occupées.
Les autorités d’occupation marocaines continuent d’imposer des restrictions arbitraires aux droits des Sahraouis à la liberté d’expression, de réunion pacifique et à la liberté d’association. Les forces de sécurité marocaines ont fait un usage excessif de la force pour disperser des manifestations pacifiques et les militants sahraouis ont été victimes de harcèlement, d’intimidation et de poursuites uniquement pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions et exercé leurs autres droits fondamentaux, a souligné Amnesty dans son rapport.
Pour marquer la solidarité internationale, le Parti communiste français (PCF) a lancé un appel pour une large participation à la grande manifestation prévue le 12 octobre prochain à la place de la République (Paris) pour exiger la mise en œuvre des résolutions de l’ONU en faveur de l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui.
« Les organisations sahraouies en France appellent à une manifestation le samedi 12 octobre à 14H00, place de la République (Paris), pour exiger la mise en œuvre des résolutions de l’ONU en faveur de l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination », a écrit le PCF dans un communiqué publié sur son site .
« Le Maroc, qui occupe le Sahara occidental, bloque toutes les initiatives de paix, utilise une répression brutale et saccage les ressources naturelles », a -t-il ajouté, soulignant que « cette occupation a été rendue possible grâce à la complicité de la France qui, au Conseil de sécurité , soutient cette occupation en violation flagrante du droit international ». Le Parti communiste français (PCF), en solidarité avec le peuple sahraoui et le Front Polisario, appelle à participer à cette réunion pour être un succès afin de construire une paix durable dans la région, a conclu le PCF.
La manifestation sera l’occasion, pour les participants, la communauté sahraouie établie en Europe et les associations solidaires avec les Sahraouis dans leur combat, de dénoncer les violations des droits humains perpétrées par les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental, et pour demander au Conseil de sécurité des Nations unies d’étendre le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits humains dans la dernière colonie en Afrique.
Les manifestants « demanderont également à la France de renoncer au soutien et à la protection de l’occupant marocain dans les enceintes internationales, ce qui ferait perdre au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, en plus de demander la libération des prisonniers sahraouis, en particulier les prisonniers de Gdeim Izik ».
Mokhtar Bendib

https://algerie7.com/buzz/sahara-occidental-violente-repression-dune-manifestation-a-el-ayoun-occupee/


 

ANTONIO GUTERRES, SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU : L’ONU TRAITE LE CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL COMME UNE QUESTION DE DECOLONISATION

 

SPS 27/09/2019 - 18:52

NEW YORK 27 sept 2019(SPS)- Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a levé toute équivoque sur la nature du conflit au Sahara Occidental, en réaffirmant dans un nouveau rapport soumis à l’Assemblée générale que les organes de l’ONU traitent ce dossier comme "une question de décolonisation".

Dans ce rapport établi à la demande de l’AG de l’ONU sur la question du Sahara Occidental, le chef de l’ONU tient à rappeler que la quatrième commission chargée de la décolonisation et le Comité spécial de la décolonisation, dit comité des 24, abordent le dossier du Sahara Occidental dans "le cadre des questions relatives à la décolonisation".

"La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale et le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux l’examinent quant à eux dans le cadre des questions relatives aux territoires non autonomes et à la décolonisation", souligne Guterres.

Bien que le Conseil de sécurité examine la situation au Sahara Occidental dans le cadre des questions relatives à la paix et à la sécurité, l'instance suprême des Nations Unies a "appelé de ses vœux dans des résolutions successives à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ", rappelle encore le chef de l’ONU.

Appelant les partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc à poursuivre les négociations sans conditions préalables, Guterres relève que le maintien de la paix et la stabilité sur le terrain est nécessaire pour créer un climat propice à la reprise du processus politique.

"Je prie instamment les membres du Conseil de sécurité, les amis du Sahara occidental et les autres acteurs concernés d’encourager le Maroc et le Front Polisario à saisir l’occasion qui se présente à eux et à continuer de participer de bonne foi et sans conditions préalables au processus engagé", ajoute le chef de l'ONU.

Le document du SG de l’ONU fait la synthèse des deux rapports les plus récents qu’il a présentés au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental. Dans ce nouveau rapport qui couvre la période du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019, Guterres a décrit la situation sur le terrain et l’état et l’avancement des négociations politiques, initiées par son ancien envoyé personnel Horst Kohler.

Il précise qu’au cours de la période considérée, " le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a continué de recevoir des informations faisant état de harcèlement, d’arrestations arbitraires, de confiscation de matériel et de surveillance excessive de journalistes, blogueurs et défenseurs des droits de l’homme qui couvraient les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. (SPS).

 

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source :  https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2019/09/27/22813.html


 

NOUVELLE VAGUE DE REPRESSION CONTRE LE PEUPLE SAHRAOUI DANS LES TERRITOIRES OCCUPES PAR LE MAROC

 

Nouvelle vague de répression contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés par le Maroc : ça suffit !
29 juillet 2019
La tension dans le territoire occupé du Sahara occidental, qui s'est exacerbée en raison de l'entrée en vigueur des accords de pêche signés entre l'Union européenne et le Maroc, s'est déchaînée avec violence vendredi 19 juillet dernier. Les Sahraouis sont descendus dans la rue pour célébrer pacifiquement la victoire de l'équipe algérienne de football dans la Coupe d'Afrique, ce qui a servi de prétexte aux forces répressives marocaines pour libérer leur plein potentiel répressif contre la population du territoire occupé illégalement il y a plus de 40 ans. En conséquence, une jeune fille sahraouie de 23 ans a été renversée par un véhicule de la police marocaine et deux autres jeunes ont été grièvement blessés, en plus d'être fouillés à domicile et arrêtés plusieurs fois.

La vie dans les territoires occupés ressemble de plus en plus à celle d'un camp de concentration. Outre le manque d'opportunités d'emploi, il y a une vigilance constante, une répression et une torture constantes, et le silence de tout média qui tente de témoigner de ce qui s'y passe. Les visites dans la région sont interdites à tous ceux qui peuvent être témoins des conditions de vie sur le territoire.

Dans le même temps, le gouvernement espagnol se félicite de l'application des accords de pêche illégaux, signés dans le dos du peuple sahraoui et de ses représentants légaux et en violation des traités des Nations unies et des jugements sur les ressources naturelles des territoires, rendus par la Cour de justice européenne elle-même. Et il s'agit de la pêche dans les eaux territoriales, mais aussi de l'exploitation des riches gisements de phosphate et des autres ressources naturelles qui s'y trouvent.

Le simple fait de l'occupation du territoire du Sahara Occidental et tout ce que cela implique est déjà une violation constante des Droits de l'Homme, une violation qui se perpétue depuis plus de 40 ans. L'État espagnol, fermant les yeux et les oreilles sur ce qui se passe là-bas, ignorant sa responsabilité dans la décolonisation en tant que puissance administrante du territoire, ignorant les droits de ses habitants, continue une fois de plus à se rendre complice du pillage de ses ressources naturelles. Mais en outre, l'État espagnol arme les forces répressives de la monarchie marocaine de matériel anti-émeute, devenant clairement complice de la répression et de la violence exercée contre tout un peuple qui résiste et défend ses droits.

Face à cette situation, le PCE demande au gouvernement espagnol d'abandonner ces pratiques qui font de nous un Etat pirate, complice et instigateur de la répression et de la violation des droits humains dans les territoires du Sahara occidental.

Il demande instamment que, dans le respect du droit international, tout accord sur les ressources du Sahara occidental soit conclu avec le peuple sahraoui et son seul représentant reconnu par les Nations Unies, le Front Polisario.

Il condamne la vente de toutes sortes d'armes répressives par le gouvernement espagnol au Maroc, qui les utilise pour exercer la violence contre son propre peuple et contre la population du territoire occupé illégalement.

Il condamne la permissivité complice de notre gouvernement qui ferme les yeux sur la violence exercée par le Maroc contre le peuple sahraoui, un peuple frère.

Enfin, nous voudrions rappeler au gouvernement espagnol que notre peuple a toujours été et continuera d'être du côté du peuple sahraoui dans sa longue lutte et que notre gouvernement ne peut continuer à ignorer ce fait, laissant de côté ses obligations en tant que puissance administrative.

Et, en ce qui nous concerne en tant que partie intégrante de notre société, nous demandons et exigeons l'implication active du gouvernement espagnol dans la cessation de la violence qui s'exerce dans le territoire du Sahara et qu'il donne une impulsion à la célébration d'un référendum d'autodétermination, comme le prévoient les nombreuses résolutions des Nations Unies.

SOURCE :  https://www.pce.es/nueva-oleada-de-represion-contra-el-pueblo-saharaui-en-los-territorios-ocupados-por-marruecos-basta-ya/