RETOUR DE LA VARICELLE EN FRANCE : DANGER POUR LES ADULTES

La guerre des boutons

Publié le : Vendredi 01 Mai 2015 - 13:24
Dernière mise à jour : Vendredi 01 Mai 2015 - 18:47

Recrudescence de la varicelle en France: danger pour les adultes

Poussée de varicelle en France métropolitaine. Selon le réseau Sentinelles chargé de la surveiller, cette maladie infantile très contagieuse est recensée au-dessus de la moyenne habituelle dans neuf régions de France.
 
Disgracieuse, la varicelle est la plupart du temps inoffensive pour les enfants. ©Thomas Netsch/Wikimedia Commons

Alerte à la varicelle! Cette maladie contagieuse, relativement banale chez l'enfant mais qui peut être dangereuse à partir de l'adolescence et à l'âge adulte, connaît une poussée inhabituelle en France.

Le réseau Sentinelles, qui dépend de l’Institut national de santé et de la recherche médicale (Inserm) et surveille cette maladie depuis 1990, a fait état dans son dernier bulletin hebdomadaire d'une "activité forte" de la maladie sur le territoire métropolitain pour la semaine du lundi 20 mai, avec 44 cas pour 100.000 habitants (contre 36 et 31 les deux semaines précédentes).

Dans le détail, "douze foyers régionaux ont été observés" pour cette dernière semaine: neuf "d'activité forte" en Pays-de-la-Loire (104 cas pour 100.000 habitants), Champagne-Ardenne (99), Corse (76), Haute-Normandie (67), Ile-de-France (64), Franche-Comté (62), Bretagne (55), Basse-Normandie (47) et Midi-Pyrénées (41), et trois "d'activité modérée" en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (35), Rhône-Alpes (33) et Lorraine (28).

La varicelle est une maladie infectieuse avec éruption cutanée, très contagieuse et courante chez les enfants. "Elle est due au virus varicelle-zona (VZV) qui appartient au groupe des herpès-virus. Elle sévit de façon épidémique à la fin de l'hiver et au début du printemps", rappelle l'Assurance-maladie.

Chaque année, on compte en France près de 700.000 cas de varicelle (90% ont moins de 10 ans), 3.000 hospitalisations (75% ont moins de 10 ans) et 20 décès (30% ont moins de 10 ans), selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS), qui souligne que "ces données reflètent le caractère fréquent et le plus souvent bénin de la maladie, mais aussi la gravité de la varicelle augmentant avec l’âge".

La transmission du virus de la varicelle se fait par voie respiratoire, par inhalation de gouttelettes de salive émises par une personne malade ou par contact direct avec les lésions cutanées. Une personne est contagieuse 24 à 48 heures avant l'apparition des rougeurs et pendant environ une semaine, c'est-à-dire jusqu'à ce que les vésicules ou bulles soient sèches et forment une croûte.

La contamination par une personne malade est suivie d'une période d'incubation de 10 à 21 jours pendant laquelle la victime, généralement un enfant, n'a pas de symptôme. Puis l'enfant présente les symptômes suivants: une fièvre modérée jusqu'à 38°C, avec des maux de tête éventuels; des rougeurs surélevées de la peau sur lesquelles apparaissent rapidement des vésicules ou des bulles (de trois à quatre millimètres de diamètre, remplies d'un liquide clair qui se trouble rapidement); de fortes démangeaisons cutanées.

La guérison intervient quand "les vésicules sèchent et forment une croûte brunâtre. À ce moment, elles ne sont plus contagieuses. Au sixième jour environ, la croûte tombe et laisse une tache rosée qui disparaît sans laisser de séquelles, sauf en cas de grattage. La guérison est obtenue en 10 à 12 jours et l’enfant peut retourner en collectivité", rappelle l'Assurance-maladie.

"En général, les personnes qui ont eu la varicelle dans leur enfance sont immunisées. Elles sont protégées contre cette maladie, mais le virus n'est pas éliminé complètement. Il reste donc présent en petite quantité dans l'organisme, au niveau des ganglions nerveux. Chez 15 à 20% des personnes, il peut se réactiver dans les nerfs de la peau et s'exprimer sous la forme d'un zona" et, dans certains cas, déclencher des formes graves de la maladie (chez les personnes souffrant de déficit immunitaire), des impétigos (maladie de la peau) ou des pneumopathies (atteintes pulmonaires).

Les autorités sanitaires rappellent que "la prise d’aspirine est formellement contre-indiquée au cours de la varicelle".

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

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