SOUDAN

SOUDAN : LES RESPONSABLES DE LA CONTESTATION SUSPENDENT LES DISCUSSIONS AVEC LA JUNTE MILITAIRE ET APPELLENT A INTENSIFIER LA LUTTE

Soudan : les contestataires suspendent les discussions avec l’armée

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starAJOUTER AUX FAVORIS

 

Par AlAhed avec RFI

Au Soudan, le chef du Conseil militaire de transition Abdel Fattah Burhan est apparu à la télévision nationale pour annoncer que le Conseil militaire s'engage « à transférer le pouvoir au peuple ». De leur côté, les responsables de la contestation ont suspendu les discussions avec l'armée et appellent à intensifier le mouvement, selon un des porte-paroles, cité par l'AFP.

C'est la première fois qu'il donnait une interview depuis la destitution d'Omar el-Béchir le 11 avril, la première également depuis qu'il a remplacé - le lendemain - le général Benawf à la tête du Conseil militaire.

Abdel Fattah Abdelrahman Burhan s'est voulu rassurant à l'égard de la contestation. Il a en effet promis de transférer le pouvoir au peuple. C'est d'ailleurs la principale revendication des manifestants, ils ne veulent pas d'une junte militaire, mais Abdel Fattah Abdelrahman Burhan l'assure : dès cette semaine, il répondra à leur demande.

L'APS suspend l'annonce de sa liste pour un gouvernement civil

Des discussions avaient repris samedi 20 avril entre les militaires et les leaders de la mobilisation. Parmi eux, l'Association des professionnels soudanais (APS) en première ligne. C'est elle qui avait annoncé une conférence de presse pour ce dimanche soir pour révéler les noms qui composeront un Conseil civil. Visiblement, une liste de personnalités civiles avait bien été dressée. Mais ce dimanche soir la réponse, les garanties apportées par le Conseil militaire, ne sont visiblement pas claires, pas suffisantes.

Des responsables de la contestation ont donc annoncé avoir suspendu les discussions avec l'armée et ont appelé à intensifier le mouvement. « Nous suspendons nos discussions avec le Conseil militaire », a déclaré un porte-parole des organisations représentant la contestation, Mohamed al-Amine, devant des milliers de personnes rassemblées près des bâtiments de l'armée à Khartoum. « Nous considérons le Conseil militaire comme un prolongement du régime » de l'ex-président Omar el-Béchir, destitué le 11 avril dernier, a-t-il ajouté en appelant à intensifier les manifestations.

Dimanche en début de soirée, alors que les rues étaient noires de monde devant le quartier général de l’armée, la liesse des manifestants n’a pas duré longtemps. Mais après la suspension de l'annonce d'une proposition de gouvernement civil par les partis d'opposition, une partie des protestataires a quitté les lieux, assommés par ce retournement alors que quelques heures plus tôt le général Burhan, à la tête du Conseil militaire avait déclaré accepter le principe d’un transfert du pouvoir au peuple.

https://french.alahednews.com.lb/30994/307


 

SOUDAN : LES MANIFESTANTS EXIGENT LE RETRAIT DES TROUPES SOUDANAISES DE LA COALITION SAOUDIENNE AU YEMEN

Soudan : les manifestants ne renoncent pas à leurs demandes

Sat Apr 20, 2019 6:13PM

Des manifestants soudanais scandent des slogans lors d’un rassemblement devant le complexe militaire de Khartoum, capitale du Soudan, le 20 avril 2019. ©AFP

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Des manifestants soudanais scandent des slogans lors d’un rassemblement devant le complexe militaire de Khartoum, capitale du Soudan, le 20 avril 2019. ©AFP

Au Soudan, les manifestants ne renoncent pas à leurs demandes, parmi lesquelles le retrait rapide des troupes soudanaises de la coalition arabe.

Au Soudan, les protestataires se dirigent toujours en direction du siège du sit-in en face du quartier général du commandement des forces armées en réclamant qu’on fasse droit aux demandes des corporations de salariés. Ils ont aussi avec eux une liste de noms proposés pour le choix de la présidence du conseil civil, qui doit avoir lieu dimanche prochain.

Cette action vise à empêcher toute tentative de confisquer les acquis du soulèvement populaire, notamment après l’intervention des autres pays sous prétexte de soutenir la révolution soudanaise.

Un des participants a déclaré au réseau d’informations Al-Alam : « Des personnes tentent ouvertement de détourner les acquis de la révolution afin d’influencer les relations extérieures de notre pays. »

Un autre a ajouté : « Notre relation est basée sur le bon voisinage. Nous n’avons aucun problème à communiquer avec les autres, mais nous sommes en désaccord avec toute intervention visant à maintenir ce régime. »

La plus grande partie du peuple soudanais s’oppose à la présence militaire de nombreux soldats du pays au Yémen, en égard aux bonnes relations qu’ont toujours entretenues les peuples soudanais et yéménite. Aussi, les protestataires espèrent que le gouvernement civil et non militaire qui sera mis en place mettra un terme à la présence des troupes au Yémen et en Arabie saoudite au sein de la coalition dite « arabe ».

Une personne a affirmé : « Nous connaissons la nature des relations entre l’Arabie Saoudite et les pays du golfe Persique avec le Soudan. En ce moment, notre problème est que le Soudan a été impliqué dans une guerre par procuration au Yémen et que nous sommes totalement en désaccord avec ce fait. »

« Ils ont envoyé nos enfants au Yémen en tant que mercenaires. Quel intérêt avions-nous à faire cela ? », a dit une autre personne.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/20/593919/Soudan-les-manifestants-ne-renoncent-pas


SOUDAN : EN RECONNAISSANT LES PUTSCHISTES DE LA JUNTE MILITAIRE, LA RUSSIE S'INGERE ET POIGNARDE LE PEUPLE EN LUTTE POUR SES LEGITIMES REVENDICATIONS

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan Aucun commentaire

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Khartoum : Mikhaïl Bogdanov a rencontré le chef du Conseil militaire par intérim

Wed Apr 17, 2019 5:42PM

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire spécial du président Poutine a rencontré ce mercredi à Khartoum le chef du nouveau Conseil militaire du Soudan.

Selon les médias locaux, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il a eu « une très bonne rencontre » avec le chef du Conseil militaire par intérim du Soudan, Abdelrahman Burhan.

Mikhaïl Bogdanov a ajouté que Moscou développera ses relations avec les nouvelles autorités du Soudan dans tous les domaines.

Hier mardi, Moscou a reconnu officiellement le nouveau Conseil militaire du Soudan.

Le ministre soudanais de la Défense, Awad Muhammad Ahmad Ibn Auf, avait annoncé le 11 avril que le président Omar el-Béchir avait été placé en lieu sûr et qu’un Conseil militaire de transition avait été créé pour gouverner le pays pendant les deux prochaines années.

Soudan: la Russie reste

Soudan : la Russie reste

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou avait reconnu le conseil militaire soudanais.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593681/Lenvoy-de-Poutine--Khartoum


 

SOUDAN : QUI EST ABDEL FATTAH AL-BURHANE, LE NOUVEL HOMME FORT DU PAYS, OISEAU DE MAUVAIS AUGURE, SOUTENU PAR RYAD ?

Soudan : Qui est le nouvel homme fort à Khartoum ? Ryad affiche son soutien au conseil militaire

 Depuis 8 heures  14 avril 2019

burhan

 Monde arabe - Soudan

 

Le nouvel homme fort du Soudan, nommé vendredi à la tête du Conseil militaire chargé de la transition au lendemain du renversement du président Béchir, est le premier responsable de l’implication des soldats soudanais dans la guerre contre le Yémen.

Abdel Fattah al-Burhane, inspecteur général des forces armées, était chargé du dossier yéménite auprès de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite dans sa guerre contre « l’influence de l’Iran » au Yémen. C’est grâce à ce rôle qu’il a été choisi à la tête de l’Etat, précisent les analystes.

Il convient de rappeler qu’un grand nombre de soldats et d’officiers soudanais ont été tués et blessés au Yémen. Les images de leurs cadavres publiées sur les réseaux sociaux ont poussé les Soudanais à réclamer leur retrait du Yémen.

Réaction d’Ansarullah

houthi-m-aAu Yémen, le président du Comité révolutionnaire du Yémen a réagi à la destitution du président soudanais; El-Béchir et aux récentes évolutions dans ce pays africain.

Mohammed Ali al-Houthi a déclaré, vendredi 12 avril, dans un communiqué, que la « révolution » au Soudan ne priverait pas le peuple soudanais de son droit de reprendre l’initiative et de mettre un terme au régime despotique d’Omar el-Béchir. Et puis, l’état d’urgence, décrété par l’armée soudanaise, montre que celle-ci traite le peuple comme son ennemi. Une vraie révolution n’a pas peur de la nation et ne fait pas appel à l’instauration de l’état d’urgence », a fait remarquer M.al-Houthi.

Le ministre soudanais de la Défense Aouad Ibn Aouf a annoncé, dans un communiqué, la destitution d’Omar el-Béchir, ajoutant que celui-ci avait été arrêté et qu’il était détenu dans un lieu sûr. Aouad Ibn Aouf a également décrété l’état d’urgence pour une durée de trois mois avant de renoncer à la direction du conseil de transition vendredi.

Les évolutions en cours au Soudan sont suivies à la lettre à Sanaa. Un pouvoir civil à la tête du Soudan pourrait se solder par un changement de donne dans le camp saoudien puisque géo-stratégiquement parlant, le Soudan n’a aucun intérêt à participer à la guerre contre le Yémen.

Ryad affiche son soutien au conseil militaire

roi_salmaneCependant les autorités saoudiennes ont annoncé, le samedi 13 avril, leur soutien au conseil militaire de transition au Soudan, appelant la population à accorder une priorité à l’intérêt national.

L’agence de presse officielle SPA a rapporté que le royaume « déclare son soutien aux démarches annoncées par le Conseil militaire de transition et se tient aux côtés du peuple soudanais ».

Et d’ajouter : « le roi saoudien Salman ben Abdel Aziz a ordonné d’accorder une aide humanitaire au Soudan comprenant des médicaments, des produits pétroliers et du blé ».

Après des semaines de manifestations réclamant son départ, M. Béchir, 75 ans et au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989, a été renversé jeudi par l’armée, qui a mis en place un « Conseil de transition militaire » pour une durée de deux ans.

En dépit de ce développement, la foule est restée mobilisée devant le QG de l’armée.

Fer de lance de la contestation, l’Association des professionnels soudanais (SPA) a demandé que le général Burhane transfert rapidement « les pouvoirs du conseil militaire à un gouvernement de transition civil ».

Sources: AlMasirah + AlQuds al-Arabi + PressTV + AFP

http://french.almanar.com.lb/1322653


 

SOUDAN : LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS APPELLE A POURSUIVRE LES MANIFESTATIONS ET CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE. DEMISSION DU CHEF DU CONSEIL MILITAIRE

Soudan : joie des manifestants après la démission du chef du Conseil militaire

Au lendemain de la destitution d'Omar el-Béchir au Soudan, le chef du Conseil militaire de transition désormais aux commandes du pays a renoncé au pouvoir vendredi soir et nommé un autre militaire pour lui succéder. Une décision accueillie par des scènes de joie des manifestants à Khartoum.

Awad Ibn Awf, le chef du Conseil militaire de transition qui dirige le Soudan depuis la destitution de Omar el-Béchir, a annoncé vendredi 12 avril sa démission, et le nom de son successeur, le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane.

Cette déclaration a été accueillie par de scènes de liesse dans la capitale soudanaise. Affichant leur rejet de cette transition, les manifestants avaient passé la nuit de jeudi à vendredi -la sixième consécutive- devant le quartier général de l’armée. Malgré le couvre-feu imposé de 20H00 GMT à 02H00 GMT, la nuit a été calme.

Plus tôt dans la journée, les militaires au pouvoir avaient démenti avoir mené un coup d’État et se sont efforcés de rassurer la communauté internationale ainsi que les manifestants. 

« Le rôle du Conseil militaire est de protéger la sécurité et la stabilité du pays », a déclaré le général Omar Zinelabidine, membre du Conseil militaire, qui s’exprimait devant des diplomates arabes et africains. « Ce n’est pas un coup d’État militaire, mais une prise de partie en faveur du peuple », a-t-il ajouté.

« Nous ouvrirons un dialogue avec les partis politiques pour examiner comment gérer le Soudan. Il y aura un gouvernement civil et nous n’interviendrons pas dans sa composition », a-t-il dit, répétant des assurances formulées plus tôt par les chefs militaires.

Ceux-ci avaient par ailleurs affirmé que le président déchu, qui dirigeait le pays depuis 30 ans, était en détention mais qu’il ne serait pas « livré à l’étranger », alors qu’il est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

« Dialogue politique »

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur du Soudan à l’ONU, Yasir Abdelsalam, a aussi essayé de dissiper les craintes de la communauté internationale.

Le Conseil militaire « se contentera d’être le garant d’un gouvernement civil », a-t-il dit. Il a en outre ajouté que la période de transition « pourra être réduite en fonction des développements sur le terrain et l’accord des parties prenantes ».

Le général Omar Zinelabidine a affirmé vendredi que le Conseil militaire était prêt à travailler « main dans la main » avec les manifestants « pour trouver des solutions » aux problèmes des Soudanais. Il a également réclamé à la communauté internationale des fonds pour régler la crise économique.

À l’étranger, le renversement d’Omar el-Béchir a été accueilli avec prudence. 

Les États-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste des États soutenant « le terrorisme », ont exhorté l’armée à intégrer les civils au gouvernement, tout en saluant un « moment historique ».

L’Union européenne a aussi appelé l’armée à un transfert « rapide » du pouvoir aux civils, tandis que l’Union africaine a critiqué la « prise de pouvoir par l’armée ».

Moussa Faki Mahamat@AUC_MoussaFaki

 

My full statement following the developments today in : https://au.int/en/pressreleases/20190411/statement-chairperson-commission-situation-sudan …

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La Ligue arabe a pour sa part appelé « au dialogue politique » pour répondre aux aspirations du peuple soudanais.

 

 

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan 0

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

SOUDAN : RASSEMBLE A KHARTOUM, LE PEUPLE EST DETERMINE A CHASSER LES GENERAUX DU REGIME DECHU

Au Soudan, la rue se mobilise cette fois contre les généraux après le putsch

 Depuis 12 heures  12 avril 2019

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 Monde arabe - Soudan

 

Le président soudanais Omar el-Béchir destitué, la foule des manifestants rassemblée à Khartoum est désormais déterminée à chasser les généraux du régime déchu, qui ont tenté vendredi d’apaiser la contestation en promettant un « gouvernement civil », sans toutefois fixer d’échéance.

Les principaux chefs de l’armée, au pouvoir après avoir renversé jeudi le président, ont confirmé vendredi que M. Béchir était en détention mais qu’il ne serait pas « livré à l’étranger ».

En 2009, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a lancé un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir pour « crimes de guerre » et « contre l’humanité » au Darfour, ajoutant en 2010 l’accusation de « génocide ».

Vendredi matin, lors d’une conférence retransmise à la télévision, le général Omar Zinelabidine a tenté d’apaiser les manifestants qui ont bravé le couvre-feu, imposé de 20H00 GMT à 02H00 GMT, pour marquer leur refus d’une transition militaire.

Jeudi, le ministre de la Défense Awad Ibnouf a annoncé l’instauration pour deux ans d’un « Conseil militaire de transition » dont il a pris la direction.
Le futur gouvernement sera « un gouvernement civil », a assuré M. Zinelabidine vendredi –présenté comme le chef du Comité politique du Conseil militaire–, promettant un dialogue de l’armée « avec les entités politiques ».

Il a néanmoins indiqué que le ministre de la Défense sera membre de l’armée et que les militaires « participeront à la désignation du ministre de l’Intérieur ».

Campant depuis sept jours d’affilée devant le QG de l’armée, les manifestants ont passé la nuit dans le calme.
Les militaires au pouvoir ne permettront « aucune atteinte à la sécurité », a prévenu M. Zinelabidine.
« C’est notre place. Nous l’avons prise et nous n’allons pas l’abandonner jusqu’à ce que la victoire soit acquise. On a violé le couvre-feu. Nous allons continuer à le faire jusqu’à ce que nous obtenions un gouvernement de transition », a affirmé Abou Obeïda, un manifestant.

Autour de lui, des milliers de manifestants continuent d’affluer. Certains boivent du thé, préparent du café, lisent le Coran sous un soleil brûlant en attendant « un grand rassemblement pour la prière du vendredi ».

  Intégrer les civils

De nombreux soldats sont visibles dans la foule, discutant sans animosité avec les contestataires.
Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l’Union européenne (UE), ont exhorté jeudi les militaires à intégrer les civils au processus de transition.
A l’annonce de la destitution de M. Béchir, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989, la foule sortie dans les rues avait d’abord laissé exploser sa joie, embrassant les soldats et dansant sur les chars.

Mais l’enthousiasme est vite retombé et les manifestants ont appelé à poursuivre la contestation, dont l’étincelle de départ a été la décision du gouvernement le 19 décembre de tripler le prix du pain dans ce pays en plein marasme économique.
« Les gens ne veulent pas d’un conseil militaire de transition » mais « un conseil civil » a déclaré jeudi dans un tweet Alaa Salah, une étudiante devenue « l’icône » du mouvement.

Une session d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Soudan devrait se tenir vendredi à huis clos, à l’appel de six capitales, dont Washington, Paris et Londres.
Les Etats-Unis, qui ont longtemps désigné le Soudan comme l’un de leurs pires ennemis, ont réclamé « une participation des civils au sein du gouvernement », tout en saluant un « moment historique ».
L’UE a aussi appelé l’armée à un transfert « rapide » du pouvoir aux civils, tandis que l’Union africaine a critiqué la « prise de pouvoir par l’armée » au Soudan, estimant qu’elle « n’est pas la réponse appropriée aux défis » du pays.

Au Soudan du Sud, qui a obtenu son indépendance en 2011 après 22 ans de conflit, Riek Machar, chef rebelle opposé au pouvoir sud-soudanais, a dit espérer que la destitution de M. Béchir n’affecte pas le processus de paix en cours dans son pays, en guerre civile depuis 2013.

De son côté, l’Egypte voisine, où l’armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s’est dit « confiante dans la capacité du peuple et de son armée » à mener à bien cette transition.

La Tunisie, seul pays de la région étant parvenu à consolider sa démocratisation après un soulèvement populaire, a exprimé jeudi soir l’espoir d’une transition pacifique au Soudan.

« Protéger le régime »

M. Béchir a tenté de réprimer la contestation actuelle par la force avant d’instaurer le 22 février l’état d’urgence à l’échelle nationale, entraînant une baisse de la mobilisation jusqu’à samedi dernier. Selon un bilan officiel, 49 personnes ont été tuées depuis le 19 décembre.

L’espace aérien du Soudan a été fermé pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu’à nouvel ordre, a déclaré jeudi M. Ibnouf.
Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment au Darfour (ouest), où un conflit a fait plus de 300.000 morts depuis 2003 selon l’ONU.

Ces dernières années, le niveau de violence a toutefois diminué au Darfour, M. Béchir ayant annoncé plusieurs trêves unilatérales.
L’un des chefs rebelles du Darfour, a dit jeudi rejeter cette « révolution de palais » et appeler à « un gouvernement civil de transition ».

Cette « révolution de palais » vise surtout « à protéger le régime et empêcher l’opposition, des civils, des non-islamistes (…) de prendre le pouvoir », explique à l’AFP depuis Paris Jérôme Tubiana, chercheur indépendant sur le Soudan depuis 20 ans.
« Le fait que Béchir ait accepté sa destitution prouve qu’il s’agit, plutôt que de le livrer à la CPI, de le protéger. Rien d’étonnant de la part d’hommes qui ont été, plus que ses exécutants, ses complices », juge-t-il.
L’ONG Amnesty International a appelé à « remettre » M. Béchir à la CPI.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/1321047


 

PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS : QUE SE PASSE-T-IL MAINTENANT ?

 

Que se passe-t-il maintenant ?

- Des millions de Soudanais défient le couvre-feu militaire et occupent la place devant le quartier général de l'armée.

- Les forces pour la liberté et le changement défient le conseil militaire de transition et exigent le transfert immédiat du pouvoir aux représentants des peuples.

- Albashir est parti, mais le régime reste.

- Ce qui s'est passé le 11 avril fut un coup d'état dans un palais.

-Le peuple chante partout LA RÉVOLUTION continue jusqu'à la victoire finale.

- Alkhateeeeb et masoud sont libres, tous deux ont visité le siège du parti où ils ont reçu une ovation debout sous le slogan LIBERTE PAIX , JUSTICE,REVOLUTION est le choix du peuple.

- Malgré le succès de la révolution dans l'élimination d'albashir, qui a bénéficié du soutien extérieur de la Troïka, de l'UE, des États-Unis, du Canada et des gouvernements réactionnaires locaux comme le QATAR, l'EGYPTE et la Turquie

- Et la libération de tous les détenus politiques, sauf certains à la prison de DABAK.

- Le recul temporaire sera divisé par l'unité accrue et la détermination accrue des masses à faire marche arrière et à vaincre l'actuel conseil militaire de transition.

- La mise en scène du coup d'État militaire était une copie conforme de ce qui s'était passé à Égypte pour faire avorter leur révolution de janvier 2011.

- Le SCP et toutes les forces de l'opposition poursuivent leur révolution jusqu'à la mise en place d'un gouvernement civil qui représente les masses et met en œuvre le programme alternatif démocratique accepté par toutes les forces, y compris les forces de consensus national, Sudan Call, les associations professionnelles et les groupes armés.

Bureau central des médias
Parti communiste soudanais
12 avril 2019

source : https://www.facebook.com/SudaneseCommunistParty/?tn-str=k*F


 

DESTITUTION DU DICTATEUR EL-BECHIR : LE PEUPLE SOUDANAIS EXIGE PLUS

Soudan

 

 

Destitution d’el-Béchir: «les Soudanais en réclament plus»

© AFP 2019

INTERNATIONAL

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Dossier:

Conflit au Soudan du Sud (27)

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Le Président soudanais Omar el-Béchir a été destitué et arrêté à l’issue de plusieurs mois d’importantes manifestations et de protestations dans le pays. Sputnik s’est entretenu avec deux protestataires.

À l'heure actuelle, la situation au Soudan est contrôlée par l'armée, a indiqué à Sputnik Hasan Rizq, secrétaire politique du Front national des changements, alliance des partis et groupes islamistes d'opposition.

Manifestants au Soudan

© AFP 2019

Pourquoi le Soudan a-t-il subi un nouveau coup d'État?

 

Il a catégoriquement rejeté toute possibilité de négociations avec Omar el-Béchir.

«Il est mort pour la vie politique au Soudan. La même chose se rapporte à son parti et à son entourage», a déclaré M.Rizq.

Un militant politique de Khartoum, un certain al Rashid Hasab Allah, a pour sa part déclaré à Sputnik que cela ne correspondait pas aux attentes des protestataires.

Omar el-Béchir

© AFP 2019 ASHRAF SHAZLY / AFP

Défense du Soudan: le Président el-Béchir est en détention «dans un endroit sécurisé»

 

«Les Soudanais en réclament plus. Il nous importe que non seulement Omar el-Béchir soit destitué, mais aussi tout son gouvernement. Le ministre soudanais de la Défense, Ahmed Awad Ibn Auf, est l'un des criminels de guerre au Darfour en 2003. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Nous ne permettrons pas que cet homme s'empare du pouvoir», a-t-il martelé.

Et d'ajouter qu'Awad Ibn Auf symbolisait l'ancien pouvoir au Soudan.

«Nous manifestons depuis quatre mois. Des dizaines de manifestants ont péri et nous ne reculerons pas pour permettre aux politiciens d'échanger tout simplement leurs postes», a prévenu le protestataire de Khartoum.

Depuis plusieurs mois, le Soudan est secoué par des manifestations. Déclenchées le 19 décembre à la suite de la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, elles se sont rapidement transformées en un mouvement de contestation contre le Président d'Omar el-Béchir, à la tête du pays depuis 1989.

Samedi 6 avril, des milliers de Soudanais ont commencé à se réunir devant le quartier général de l'armée afin de défier le pouvoir. Les manifestants ont fait face à plusieurs reprises à des assauts du service de renseignement NISS qui a tenté, en vain, de les disperser à l'aide de gaz lacrymogènes.

L'agence de presse Suna a rapporté que 11 personnes, dont six membres des forces de l'ordre, sont décédées le 9 avril dans des incidents similaires.

https://fr.sputniknews.com/international/201904111040705523-soudan-manifestations-president-arrestation/

 

 

Destitution d'Omar el-Béchir : que s'est-il passé au Soudan ?

Destitution d'Omar el-Béchir : que s'est-il passé au Soudan ?

© Simon Maina Source: AFP

L'ancien président soudanais Omar el-Béchir le 27 août 2010 à Nairobi (image d'illustration).

 

Le ministre de la Défense soudanais a annoncé la destitution et la mise en détention d'Omar el-Béchir. Une décision prise sous la pression populaire qui pose question quant au devenir du chef d'Etat déchu.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, au pouvoir depuis trois décennies a été destitué par l’armée au terme d’un mouvement de contestation populaire. Ce 11 avril, le ministre de la Défense Awad Ahmed Benawf a pris la parole sur la télévision d’Etat : «J’annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef.» Cette annonce fait suite aux nombreuses manifestations que connait le pays depuis plusieurs mois.

Omar el-Béchir, qui a pris le pouvoir en 1989 par un coup d’Etat, a vu son autorité remise en cause depuis la décision du gouvernement de tripler le prix du pain le 19 décembre 2018. Il avait également décrété l’état d’urgence à l’échelle nationale le 22 février. Dans sa déclaration, Awad Ahmed Benawf précise qu’un «conseil militaire de transition» succédera au président déchu pour une durée d’au moins deux ans. Il a par ailleurs entériné la fermeture des frontières et de l’espace aérien soudanais jusqu’à nouvel ordre, ainsi qu’un cessez-le-feu sur tout le territoire, y compris au Darfour, région à feu et à sang depuis plus de 15 ans.

Attente populaire

Réunie dans le centre de la capitale Khartoum, devant le QG de l’armée depuis six jours, également résidence officielle du président, une immense foule de manifestants brandissant des drapeaux soudanais, convaincus du départ d’Omar el-Béchir, scandait «le régime est tombé», dans l’attente d’une «déclaration importante» de l’armée sur la télévision officielle. Le média d’Etat a d’ailleurs interrompu ses programmes le 11 avril à l’aube pour diffuser en boucle des chants militaires et patriotiques.   

«Béchir est parti ! Nous avons réussi», tweetait Alaa Salah, l’étudiante devenue une icône du mouvement. Plus tôt dans la journée, des manifestants ont mené un raid dans un bâtiment des services de renseignements soudanais (NISS) à Kassala, ville de l’est du pays proche de la frontière avec l’Erythrée. L’un d’entre eux, interrogé par l’AFP, indique que les protagonistes ont «pillé tout le matériel» en conséquence du refus des officiers de libérer les prisonniers qui y étaient détenus. Selon l’agence officielle Suna, le NISS s’y serait par la suite résolu.

Alaa Salah@iAlaaSalah

 

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Des foules se sont aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan ou encore Al-Obeid. Agitant des drapeaux nationaux et entonnant des chansons révolutionnaires, les contestataires exhortaient l’armée à se joindre à leur mouvement. «Il semble que la police soit avec nous», estimait un manifestant le 10 avril. Néanmoins, depuis le début des troubles en décembre 2018, 49 personnes sont mortes dans des violences liées aux manifestations d’après des sources officielles citées par l’AFP. Le 10 avril, 11 personnes, dont six membres des forces de sécurité ont trouvé la mort à Khartoum selon le porte-parole du gouvernement Hassan Ismail.

Devant le risque de dérive militaire, l’Association des professionnels soudanais, syndicat important et leader de la contestation, appelle les responsables assurant désormais la charge de l’Etat à «rendre le pouvoir au peuple» et à mettre en place «une autorité de transition civile composée d’experts qui n’ont pas été impliqués dans le régime».

 

Quel avenir pour Omar el-Béchir ?

La destitution d’Omar el-Béchir et son arrestation par l’armée relance la question d’un éventuel procès devant la Cour pénale internationale (CPI). Il est accusé de crimes de guerres, crimes contre l’humanité et génocide notamment dans la zone du Darfour. Cette région grande comme l’Hexagone connaît des violences qui ont fait plus de 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003 selon l’ONU. Dans son enquête, la CPI estime que le président soudanais a «adopté un plan […] visant à mener une campagne anti-insurrectionnelle» contre des groupes armés s’opposant à la politique gouvernementale.

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Jamais inquiété, ce dernier est visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la CPI en 2009 et 2010 pour des crimes commis entre 2003 et 2008 au Darfour. Parmi les chefs d’accusation retenus contre lui figurent meurtre, viol, torture, pillage et transfert forcé. La CPI a conclu qu’il avait «des motifs raisonnables de croire qu’Omar el-Béchir a agi avec l’intention spécifique de détruire» différents groupes ethniques. L’homme âgé de 75 ans a toujours fermement réfuté ces accusations. Plusieurs Etats membres de la CPI ont d’ailleurs refusé d’arrêter le dictateur, comme l’Afrique du Sud ou la Jordanie, lui permettant ainsi de voyager sans encombres.

En théorie, cette destitution devrait augmenter les chances de le voir un jour comparaître devant la CPI. C’est ce qu’explique à l’AFP Christophe Paulussen, expert en droit pénal international à l’Institut Asser de La Haye, ajoutant que son sort dépendrait désormais du nouveau pouvoir en place. «Ils pourraient même décider de le juger [au Soudan]» précise Frederiek de Vlaming, chercheuse en droit pénal international à l’université d’Amsterdam, toujours à l’AFP. Il est le premier président en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. Des diplomates américains et européens ont eux demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Alexis Le Meur

 

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