SOUDAN

LE SOUDAN ORDONNE LA FERMETURE D'AL-JAZIRA. DES MILLIERS DE SOUDANAIS CONTINUENT DE MANIFESTER POUR EXIGER UN GOUVERNEMENT CIVIL

Le Soudan ordonne la fermeture du bureau d’Al-Jazira, la contestation se poursuit

Des milliers de Soudanais ont à nouveau manifesté jeudi soir devant le siège de l’armée à Khartoum, pour réclamer une transition du pouvoir vers un gouvernement civil.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 05h50, mis à jour à 09h53

Temps deLecture 2 min.

Le Soudan a ordonné la « fermeture » du bureau de la chaîne d’information qatarie Al-Jazira à Khartoum, a annoncé le groupe audiovisuel jeudi 30 mai, alors que des milliers de personnes ont protesté dans la capitale soudanaise contre l’absence d’avancée dans les négociations avec les militaires, qui refusent de céder le pouvoir aux civils. « Les services de sécurité soudanais ont informé le directeur du bureau d’Al-Jazira de la décision du Conseil militaire de transition de fermer (son) bureau à Khartoum », a déclaré la chaîne sur son site.

« La décision inclut également le retrait des permis de travail pour les correspondants et le personnel du réseau d’Al-Jazira à compter de maintenant », jeudi soir, a ajouté la chaîne qui diffuse régulièrement des images des manifestations contre l’armée qui secouent le Soudan. Selon Al-Jazira, aucune « décision écrite » n’a été remise au directeur du bureau. Dans un communiqué, Al-Jazira dénonce une « totale violation de la liberté de la presse » et assure « continuer la couverture au Soudan en dépit de l’ingérence politique des autorités soudanaises ».

Faire plier l’armée

Jeudi soir, des milliers de Soudanais ont à nouveau manifesté devant le siège de l’armée à Khartoum, à l’appel du mouvement de la contestation. Brandissant des drapeaux et chantant à l’unisson leur détermination à obtenir un gouvernement civil, les protestataires, surtout des jeunes, ont voulu maintenir la pression pour faire plier l’armée.

« Nous sommes ici pour affirmer notre revendication fondamentale d’un pouvoir civil pendant la période de transition afin de garantir une véritable transition démocratique », insiste Mohamed Hassan, un jeune manifestant, alors qu’un chef de la contestation harangue la foule. « Les objectifs de notre révolution seront atteints par notre pacifisme et non par la violence », lance sur scène, micro en main, Wajdi Saleh, membre de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du soulèvement populaire.

Depuis le 6 avril, des milliers de manifestants campent devant le siège de l’armée à Khartoum. Après avoir demandé le soutien des militaires contre le président Omar Al-Bachir, ils réclament désormais le départ des généraux qui ont pris le pouvoir après avoir évincé le chef de l’Etat le 11 avril.

Négociations dans l’impasse

Dans un communiqué publié jeudi tard dans la soirée, à la suite d’informations faisant état d’incidents en marge de ce sit-in, le Conseil militaire de transition a adressé un message de fermeté aux manifestants. « Face à des développements qui menacent la sécurité publique », les forces de l’ordre vont « agir selon la loi pour garantir la sécurité des citoyens et pour maîtriser les actes d’anarchie », met en garde le Conseil.

La manifestation de jeudi intervient au lendemain de deux journées de « grève générale », observée dans divers secteurs d’activité à travers le pays. L’ALC avait appelé mercredi soir à un grand rassemblement, nommé « la marche d’un million », pour faire pression sur l’armée. Les négociations entre le Conseil militaire de transition et l’ALC ont été suspendues le 21 mai faute d’accord. Les deux camps exigent de prendre la direction et d’obtenir la majorité des sièges au sein d’un futur Conseil souverain censé assurer la transition politique pour trois ans.

Le chef du Conseil militaire au pouvoir, Abdel Fattah Al-Burhane, s’est rendu jeudi en Arabie saoudite, où il doit assister à plusieurs sommets. « De nombreuses rencontres bilatérales avec des dirigeants de pays arabes et musulmans sont prévues », est-il indiqué dans un communiqué du Conseil.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/31/le-soudan-ordonne-la-fermeture-du-bureau-d-al-jazira-la-contestation-se-poursuit_5469660_3210.html


 

SOUDAN : LES DIRIGEANTS DU MOUVEMENT DE CONTESTATION APPELLENT A LA GREVE GENERALE MARDI ET MERCREDI POUR EXIGER LE TRANSFERT DU POUVOIR AUX CIVILS

Soudan : la contestation annonce une grève générale de deux jours à partir de mardi

Les dirigeants du mouvement de contestation au Soudan ont appelé vendredi à une grève générale « mardi et mercredi » en raison de l'impasse dans laquelle se trouvent depuis plusieurs semaines les négociations avec l'armée sur le transfert du pouvoir aux civils.

L’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a indiqué dans un communiqué qu’elle était « contrainte de recourir à cette action pacifique faute d’alternatives« .

Les discussions avec l’armée, qui a pris le pouvoir après avoir écarté le président Omar el-Béchir le 11 avril, ont été suspendues lundi en raison de désaccords sur la composition du futur Conseil souverain, qui doit être mis en place pour gérer la transition, et sur la personne – un civil ou un militaire – qui doit en prendre la tête. Depuis, nul n’a indiqué si les négociations allaient reprendre.

« Rectifier le processus de la révolution »

Les généraux à la tête du pays ont jusqu’ici refusé les demandes de la contestation pour un transfert du pouvoir aux civils et insistent pour que l’un des leurs prenne la tête du Conseil souverain, censé diriger le pays pendant trois ans. L’armée fait ainsi la sourde oreille aux appels de la communauté internationale à céder le pouvoir à un gouvernement civil.

« Des grèves générales seront lancées mardi et mercredi dans les entreprises et sociétés publiques et privées et dans tous les secteurs professionnels. Des sit-in seront organisés parallèlement dans la capitale et dans les provinces », est-il précisé dans le communiqué.

Ce mouvement de grève, qui sera levé jeudi, est destiné selon l’ALC à « rectifier le processus de la révolution et parachever ses objectifs » dans un pays plongé dans l’incertitude politique.

Bras de fer

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais campent nuit et jour devant le QG de l’armée à Khartoum. Ils exigent une administration civile pour remplacer les généraux, au pouvoir depuis la chute de Béchir à la suite d’un mouvement de contestation déclenché le 19 décembre 2018 par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain en pleine crise économique.

Le 14 avril, les dirigeants de la contestation ont transmis au Conseil militaire une liste de leurs requêtes dont la principale était, et demeure, le transfert du pouvoir à un gouvernement civil.

Après deux cycles de négociations, les deux parties ont accepté le 27 avril d’établir un Conseil souverain constitué de militaires et de civils.

Les négociations ont repris le 13 mai et la période de transition a été fixée à trois ans. Pendant 72 heures, les pourparlers ont par la suite été suspendus, les généraux réclamant pour les reprendre la fin des barrages routiers mis en place par les manifestants sur plusieurs routes de Khartoum.

SOUDAN : DES MANIFESTANTS BLOQUENT DES ROUTES AU LENDEMAIN DE HEURTS MEURTRIERS. CINQ MANIFESTANTS ET UN SOLDAT TUES

Soudan: des manifestants bloquent des routes au lendemain de heurts meurtriers

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Par AlAhed avec AFP

Des dizaines de Soudanais ont bloqué mardi des routes à Omdourman, ville voisine de Khartoum, pour dénoncer la mort de manifestants la veille au soir dans des affrontements, ont rapporté des témoins.

Des manifestants se sont rassemblés à Abbassiya et Al-Arbaa, deux quartiers d'Omdourman, pour protester contre le Conseil militaire au pouvoir.

«Protège ta patrie ou prépare toi à mourir», ont scandé les manifestants.

Certains contestataires ont brûlé des pneus pour empêcher la circulation entre différents quartiers de la ville, où des soldats ont été déployés à bord de véhicules.

A Khartoum, la situation était calme en revanche autour du sit-in devant le QG de l'armée, où des centaines de manifestants continuent de camper, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Cinq manifestants et un militaire ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans des heurts.

Le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril, a attribué les incidents à des «éléments non identifiés» cherchant à entraver le processus politique.

Ces violences ont éclaté quelques heures après l'annonce de progrès dans les pourparlers entre les militaires et les meneurs de la contestation, réunis au sein de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), sur une transition politique.

Les deux parties ont annoncé un accord sur un nouveau «Conseil souverain» qui remplacera le Conseil militaire, en plus d'un cabinet et d'une assemblée législative.

Les discussions doivent reprendre mardi, notamment pour déterminer la composition de ces institutions entre militaires et civils.

Commentant les heurts meurtriers de la nuit, l'ambassadeur britannique à Khartoum, Irfan Siddiq, s'est lui dit «consterné». «Les violences d'hier soir montrent clairement pourquoi il est si urgent de s'entendre sur une transition dirigée par des civils», a-t-il écrit sur Twitter. «L'incertitude actuelle crée des risques d'instabilité», a-t-il estimé.

https://french.alahednews.com.lb/31294/307


 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS : LA LUTTE POUR LA DEFAITE DE LA CONTRE-REVOLUTION POUR RENVERSER LE POUVOIR SE POURSUIT

Une déclaration publiée par le Parti communiste soudanais
4/23/19 3:52 PM
 

Le Comité central du Parti communiste soudanais a publié une déclaration demandant :

- La fin de la gouvernance du Conseil militaire de transition (CTM) et le transfert immédiat du pouvoir aux représentants légitimes du peuple.

- La déclaration a renforcé sa position déclarée à travailler avec toutes les forces de l'opposition qui sont engagées dans le renversement du régime dictatorial. 

- Le Comité central a exigé le démantèlement et la liquidation du NISS, toutes les milices du régime.

- Lors d'une réunion houleuse entre les représentants des Forces pour la liberté et le changement et du MTC, ils ont exigé le transfert immédiat du pouvoir et considéré que la position du MTC était une tentative de retarder cette étape afin de restaurer et maintenir intactes les traces de l'ancien régime.

- En outre, ils ont déclaré que le MTC est une continuation de l'ancien régime.

- En conséquence, les Forces pour la liberté et le changement, y compris le PC soudanais, se sont engagés à poursuivre la mobilisation massive et l'occupation de la place devant le QG de l'armée jusqu'à la réalisation des objectifs de la Charte des Forces pour la liberté et le changement, et ont refusé d'accepter la règle MTC.

Ils ont déclaré qu'ils annonceraient dans les prochains jours les noms des membres du conseil présidentiel et du gouvernement civil.

- Les Forces pour la liberté et le changement ont clairement indiqué que le MTC devait licencier trois de ses membres qui, jusqu'au 6 avril, défendaient Albashir et étaient impliqués dans l'usage excessif de la force contre les manifestants. Il s'agit de Galal Aldien Alshiekh (qui était jusqu'au 7 avril le chef adjoint du Service national de sécurité du renseignement), Altayeb Babkir (chef de la police) et Omar Alzein (responsable du Front islamique dans les forces armées). Ils ont souligné que la présence de ces personnes prouve que le MTC ne veut pas et ne peut pas transférer le pouvoir au gouvernement civil.

Les récents développements montrent que la lutte pour la défaite complète de la contre-révolution se poursuit sans relâche et que la lutte pour renverser le régime est loin d'être terminée.

Secrétariat du Comité central

PC soudanais

22 avril 2019

source :  http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-A-statement-issued-by-the-party/


 

SOUDAN : LES MANIFESTANTS EXIGENT LE RETRAIT DES TROUPES SOUDANAISES DE LA COALITION SAOUDIENNE AU YEMEN

Soudan : les manifestants ne renoncent pas à leurs demandes

Sat Apr 20, 2019 6:13PM

Des manifestants soudanais scandent des slogans lors d’un rassemblement devant le complexe militaire de Khartoum, capitale du Soudan, le 20 avril 2019. ©AFP

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Des manifestants soudanais scandent des slogans lors d’un rassemblement devant le complexe militaire de Khartoum, capitale du Soudan, le 20 avril 2019. ©AFP

Au Soudan, les manifestants ne renoncent pas à leurs demandes, parmi lesquelles le retrait rapide des troupes soudanaises de la coalition arabe.

Au Soudan, les protestataires se dirigent toujours en direction du siège du sit-in en face du quartier général du commandement des forces armées en réclamant qu’on fasse droit aux demandes des corporations de salariés. Ils ont aussi avec eux une liste de noms proposés pour le choix de la présidence du conseil civil, qui doit avoir lieu dimanche prochain.

Cette action vise à empêcher toute tentative de confisquer les acquis du soulèvement populaire, notamment après l’intervention des autres pays sous prétexte de soutenir la révolution soudanaise.

Un des participants a déclaré au réseau d’informations Al-Alam : « Des personnes tentent ouvertement de détourner les acquis de la révolution afin d’influencer les relations extérieures de notre pays. »

Un autre a ajouté : « Notre relation est basée sur le bon voisinage. Nous n’avons aucun problème à communiquer avec les autres, mais nous sommes en désaccord avec toute intervention visant à maintenir ce régime. »

La plus grande partie du peuple soudanais s’oppose à la présence militaire de nombreux soldats du pays au Yémen, en égard aux bonnes relations qu’ont toujours entretenues les peuples soudanais et yéménite. Aussi, les protestataires espèrent que le gouvernement civil et non militaire qui sera mis en place mettra un terme à la présence des troupes au Yémen et en Arabie saoudite au sein de la coalition dite « arabe ».

Une personne a affirmé : « Nous connaissons la nature des relations entre l’Arabie Saoudite et les pays du golfe Persique avec le Soudan. En ce moment, notre problème est que le Soudan a été impliqué dans une guerre par procuration au Yémen et que nous sommes totalement en désaccord avec ce fait. »

« Ils ont envoyé nos enfants au Yémen en tant que mercenaires. Quel intérêt avions-nous à faire cela ? », a dit une autre personne.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/20/593919/Soudan-les-manifestants-ne-renoncent-pas


SOUDAN : EN RECONNAISSANT LES PUTSCHISTES DE LA JUNTE MILITAIRE, LA RUSSIE S'INGERE ET POIGNARDE LE PEUPLE EN LUTTE POUR SES LEGITIMES REVENDICATIONS

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan Aucun commentaire

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Khartoum : Mikhaïl Bogdanov a rencontré le chef du Conseil militaire par intérim

Wed Apr 17, 2019 5:42PM

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire spécial du président Poutine a rencontré ce mercredi à Khartoum le chef du nouveau Conseil militaire du Soudan.

Selon les médias locaux, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il a eu « une très bonne rencontre » avec le chef du Conseil militaire par intérim du Soudan, Abdelrahman Burhan.

Mikhaïl Bogdanov a ajouté que Moscou développera ses relations avec les nouvelles autorités du Soudan dans tous les domaines.

Hier mardi, Moscou a reconnu officiellement le nouveau Conseil militaire du Soudan.

Le ministre soudanais de la Défense, Awad Muhammad Ahmad Ibn Auf, avait annoncé le 11 avril que le président Omar el-Béchir avait été placé en lieu sûr et qu’un Conseil militaire de transition avait été créé pour gouverner le pays pendant les deux prochaines années.

Soudan: la Russie reste

Soudan : la Russie reste

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou avait reconnu le conseil militaire soudanais.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593681/Lenvoy-de-Poutine--Khartoum


 

SOUDAN : LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS APPELLE A POURSUIVRE LES MANIFESTATIONS ET CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE. DEMISSION DU CHEF DU CONSEIL MILITAIRE

Soudan : joie des manifestants après la démission du chef du Conseil militaire

Au lendemain de la destitution d'Omar el-Béchir au Soudan, le chef du Conseil militaire de transition désormais aux commandes du pays a renoncé au pouvoir vendredi soir et nommé un autre militaire pour lui succéder. Une décision accueillie par des scènes de joie des manifestants à Khartoum.

Awad Ibn Awf, le chef du Conseil militaire de transition qui dirige le Soudan depuis la destitution de Omar el-Béchir, a annoncé vendredi 12 avril sa démission, et le nom de son successeur, le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane.

Cette déclaration a été accueillie par de scènes de liesse dans la capitale soudanaise. Affichant leur rejet de cette transition, les manifestants avaient passé la nuit de jeudi à vendredi -la sixième consécutive- devant le quartier général de l’armée. Malgré le couvre-feu imposé de 20H00 GMT à 02H00 GMT, la nuit a été calme.

Plus tôt dans la journée, les militaires au pouvoir avaient démenti avoir mené un coup d’État et se sont efforcés de rassurer la communauté internationale ainsi que les manifestants. 

« Le rôle du Conseil militaire est de protéger la sécurité et la stabilité du pays », a déclaré le général Omar Zinelabidine, membre du Conseil militaire, qui s’exprimait devant des diplomates arabes et africains. « Ce n’est pas un coup d’État militaire, mais une prise de partie en faveur du peuple », a-t-il ajouté.

« Nous ouvrirons un dialogue avec les partis politiques pour examiner comment gérer le Soudan. Il y aura un gouvernement civil et nous n’interviendrons pas dans sa composition », a-t-il dit, répétant des assurances formulées plus tôt par les chefs militaires.

Ceux-ci avaient par ailleurs affirmé que le président déchu, qui dirigeait le pays depuis 30 ans, était en détention mais qu’il ne serait pas « livré à l’étranger », alors qu’il est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

« Dialogue politique »

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur du Soudan à l’ONU, Yasir Abdelsalam, a aussi essayé de dissiper les craintes de la communauté internationale.

Le Conseil militaire « se contentera d’être le garant d’un gouvernement civil », a-t-il dit. Il a en outre ajouté que la période de transition « pourra être réduite en fonction des développements sur le terrain et l’accord des parties prenantes ».

Le général Omar Zinelabidine a affirmé vendredi que le Conseil militaire était prêt à travailler « main dans la main » avec les manifestants « pour trouver des solutions » aux problèmes des Soudanais. Il a également réclamé à la communauté internationale des fonds pour régler la crise économique.

À l’étranger, le renversement d’Omar el-Béchir a été accueilli avec prudence. 

Les États-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste des États soutenant « le terrorisme », ont exhorté l’armée à intégrer les civils au gouvernement, tout en saluant un « moment historique ».

L’Union européenne a aussi appelé l’armée à un transfert « rapide » du pouvoir aux civils, tandis que l’Union africaine a critiqué la « prise de pouvoir par l’armée ».

Moussa Faki Mahamat@AUC_MoussaFaki

 

My full statement following the developments today in : https://au.int/en/pressreleases/20190411/statement-chairperson-commission-situation-sudan …

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La Ligue arabe a pour sa part appelé « au dialogue politique » pour répondre aux aspirations du peuple soudanais.

 

 

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan 0

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail