SOUDAN

AU YEMEN, LE SOUDAN FAIT DU COMMERCE AVEC LA VIE DE SES SOLDATS DONT 8 000 D’ENTRE EUX ONT ÉTÉ TUES, BLESSES OU PORTES DISPARUS

Yémen : "le gouvernement soudanais fait du commerce avec la vie de ses soldats"

Sat Nov 2, 2019 7:22PM

La vie des soldats soudanais ne présente pas de valeur pour Khartoum. ©Fars news

La vie des soldats soudanais ne présente pas de valeur pour Khartoum. ©Fars news

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des forces armées yéménites, Yahya Saree, s’est penché sur les dommages infligés aux forces soudanaises participant à la guerre au Yémen. « Environ 8000 soldats soudanais ont été tués, blessés ou portés disparus depuis la guerre au Yémen ».

« Le régime soudanais fait du commerce avec la vie de ses soldats en les trompant par des slogans et des justifications », a rapporté al-Massirah citant le général Saree qui a précisé :

« Au cours de ces derniers mois, 185 mercenaires soudanais ont été tués et des dizaines d’autres blessés. En 2018, le nombre de morts parmi les mercenaires soudanais est passé à 720 tandis que des centaines d’autres étaient blessés ».

« Le nombre de victimes parmi les militants soudanais est passé à 459 cette année. Durant l’année dernière et cette année, 1354 soldats soudanais ont été tués. Le nombre des soldats soudanais morts dans le sud du Yémen à Taëz (sud-ouest du Yémen) et sur la côte ouest de ce pays est passé à plus de 2049 jusqu’à ce dernier mois. Dans les années 2015 et 2016, quelque 850 soldats soudanais ont perdu la vie dans la guerre au Yémen », a-t-il poursuivi.

Yémen: le Soudan prend la fuite

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10 000 militaires soudanais quitteront le Yémen, a-t-on appris du numéro deux du Conseil militaire de transition du Soudan.

« En tout, plus de 8000 soldats soudanais ont été tués, blessés ou portés disparus. Le nombre total de morts parmi les soldats soudanais s’élève à 4253 », a expliqué le porte-parole des forces armées yéménites avant d’indiquer :

« La poursuite de l’implication soudanaise dans l’offensive au Yémen n’a d’autre objectif que de servir la coalition agresseur. Les brigades militaires soudanaises sur les fronts frontaliers sont contrôlées par l’Arabie saoudite et dans le sud par les Émirats arabes unis. 5000 soldats soudanais font partie de ce que l’on appelle la cinquième équipe à al-Khuba à Jizan. Deux mille soldats soudanais sont déployés dans la région de Majaza à Assir et 600 autres à Saqqa ».

« Six brigades soudanaises sont présentes sur la rive occidentale. Selon des informations, trois brigades comptant 6000 militaires ont quitté cette région. Un millier de soldats et d’officiers soudanais sont également présents à Aden et à Lahaj. Ils sont déployés à Ras Abbas, à l’aéroport d’Aden et sur la base aérienne al-Anad. Ces militaires ont commis de nombreux crimes et harcèlements sexuels au cours de ces dernières années. L’enrôlement des enfants dans les conflits est l’un des crimes commis par les commandants des mercenaires soudanais », a souligné le général Saree.

« Les prisonniers soudanais sont bien traités par l’armée yéménite et les combattants d’Ansarallah. La poursuite de la participation du Soudan à la guerre contre le Yémen obligerait l’armée yéménite à les forcer à quitter le pays en prenant des mesures sérieuses », a-t-il fait remarquer.

Il a souligné aussi que les forces yéménites avaient le pouvoir de prendre pour cible toute formation militaire avant qu’elle ne mette le pied sur le sol yéménite.

Le général Saree a exhorté le Soudan à sauver la vie du reste de ses forces en les retirant du Yémen : « Les troupes soudanaises présentes au Yémen sont des cibles légitimes de l’armée ».

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/11/02/610227/Ymen-soldats-soudanais-commerce-Yahya-Saree


SOUDAN : LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE, ABDALLAH HAMDOK, DÉVOILE LE PREMIER GOUVERNEMENT DE TRANSITION COMPRENANT QUATRE FEMMES

Soudan : Abdallah Hamdok dévoile le premier gouvernement de transition

Le premier ministre, un économiste chevronné, a pris son temps pour constituer une équipe, qu’il veut plus représentative des différents Etats qui composent le Soudan.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 00h16, mis à jour à 06h56

Temps deLecture 2 min.

 

Abdallah Hamdok, le premier ministre du Soudan, lors de la conférence de presse pour dévoiler la constitution du nouveau gouvernement, le 5 septembre à Khartoum.

Abdallah Hamdok, le premier ministre du Soudan, lors de la conférence de presse pour dévoiler la constitution du nouveau gouvernement, le 5 septembre à Khartoum. EBRAHIM HAMID / AFP

Le premier gouvernement au Soudan depuis la chute, en avril, du président Omar Al-Bachir a été dévoilé jeudi 5 septembre ; une étape majeure en plein processus de transition avec la mise en place d’institutions devant mener à un pouvoir civil après des décennies de régime autoritaire. Après un report de plusieurs jours, l’annonce du gouvernement a finalement été faite jeudi soir en conférence de presse à Khartoum par son chef, Abdallah Hamdok, un économiste chevronné, qui a été intronisé le 21 août.

« Nous entamons ce jour une ère nouvelle », a-t-il dit en annonçant un gouvernement composé de dix-huit membres dont quatre femmes, notamment la ministre des affaires étrangères, Asma Mohamed Abdallah. « La première priorité du gouvernement de transition est de mettre un terme à la guerre et de construire une paix durable », en référence aux conflits qui rongent les Etats du Darfour, du Nil Bleu et du Kordofan du Sud. Des rebelles de ces régions marginalisées se sont battus pendant des années contre le régime d’Omar Al-Bachir, renversé après quatre mois de manifestations inédites, déclenchées en décembre 2018 par le triplement du prix du pain.

Des accords de paix nécessaires

Après la signature le 17 août d’un accord entre le Conseil militaire de transition – qui avait succédé à M. Bachir – et les meneurs de la contestation, le Soudan s’est doté d’un Conseil souverain, une instance à majorité civile mais dirigée par un militaire, qui doit superviser la transition. Cet accord historique, qui trace les grandes lignes d’une période de transition devant durer un peu plus de trois ans et ouvrir la voie à des élections démocratiques, inclut notamment la nécessité de signer des accords de paix avec les groupes rebelles.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Au Soudan, pas de répit pour le gouvernement de transition

Quatre groupes rebelles au Darfour (ouest) ont annoncé à la fin d’août qu’ils « négocieraient avec les autorités de transition » en adoptant une position commune, sans donner plus de détails. L’autre défi du gouvernement sera de relever l’économie d’un pays ayant notamment souffert de deux décennies de sanctions américaines. Washington a levé l’embargo en 2017 tout en maintenant le Soudan sur sa liste noire des « Etats soutenant le terrorisme ».

Gouvernement « plus représentatif »

Le nouveau pouvoir va devoir aussi mettre fin à la corruption et démanteler l’Etat profond établi par les islamistes ayant soutenu le coup d’Etat de M. Bachir en 1989. L’annonce d’un nouveau gouvernement avait été reportée plusieurs fois pour donner le temps au premier ministre de choisir parmi les noms proposés par les Forces pour la liberté et le changement (FLC), fer de lance de la contestation, et par les militaires ayant succédé à M. Bachir.

Ancien collaborateur de l’Organisation des Nations unies, M. Hamdok voulait notamment former « un gouvernement plus représentatif des différents Etats du Soudan » et garantir « un équilibre » entre le nombre d’hommes et de femmes, avait expliqué mardi le Conseil souverain. L’étape suivante de la transition, selon les termes de l’accord, sera la constitution d’un corps législatif, moins de quatre-vingt-dix jours après sa signature. Cette assemblée doit comporter 300 membres dont 201 issus des FLC.

Lire aussi  Soudan : Abdallah Hamdok, ancien économiste à l’ONU, devient premier ministre

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/06/soudan-abdallah-hamdok-devoile-le-premier-gouvernement-de-transition_5506940_3210.html


 

PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS : NOUVEAU MASSACRE DANS LA VILLE D'AL-OBEID. 8 MORTS TOUS D'UNE BALLE DANS LA TETE ET DES DIZAINES DE BLESSES

PC soudanais, Nouveau massacre dans la ville d'Al-Obeid
31/7/19 9 H 43
Nouveau massacre dans la ville d'Al-Obeid

29 juillet 2019

Le PC soudanais exige l'arrêt immédiat de tous les pourparlers avec le Conseil militaire de transition (CMT)
Les forces de l'opposition s'unissent pour condamner le rapport du CMT sur le massacre de juin
Manifestations de masse dans la capitale et dans d'autres grandes villes
Les masses réclament un gouvernement civil immédiat

- La semaine dernière, de très graves événements se sont produits au Soudan. Cependant, le massacre perpétré par l'armée et les forces de sécurité aujourd'hui, lundi 29 juillet, dans la ville d'Al-Obeid, où 8 personnes ont été lâchement abattues, toutes dans la tête, et des dizaines ont été blessées, a conduit des milliers de manifestants de masse à descendre dans les rues de la capitale et des grandes villes pour condamner ce crime de sang froid, exiger que les responsables soient traduits en justice et tenir le Conseil militaire de transition (CMT) responsable à lui seul de ce crime. Condamnant ce crime, il a exigé l'arrêt immédiat des contacts avec le CMT jusqu'à ce que tous les coupables des différents massacres commis depuis le 11 avril 2019 soient traduits en justice. Le PC soudanais tiendra une conférence de presse spéciale le mercredi 31 juin.

- Toutes les composantes de l'Alliance pour la liberté et le changement ont condamné ce crime.

- L'exigence d'un pouvoir civil a été le seul slogan répété dans tout le pays au cours des derniers jours. Après la publication du rapport sur les voeux pieux du comité parrainé par le CMT sur le crime du 3 juin. Cette demande des manifestants dans toutes les grandes villes est pour un régime civil.

Fathi Alfadl

Secrétaire à l'information

PC soudanais

source :  http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-New-Massacre-in-Al-Obeid-city/


 

SOUDAN : DES MILLIONS DE DOLLARS POUR REDORER LE BLASON DU CONSEIL MILITAIRE. SEPT MANIFESTANTS TUES

Soudan: Des millions de $ pour redorer le blazon du conseil militaire. Sept manifestants tués

 Depuis 9 heures  1 juillet 2019

hemaidti

 Monde arabe - Soudan

 

Une firme de lobbying canadienne a signé un accord d’une valeur de 6 millions de dollars américains afin de redorer le blason du redouté chef militaire soudanais Hemedti et d’accorder à son conseil militaire provisoire une reconnaissance diplomatique et un financement international, a rapporté le magazine Foreign  Policy.

Un ex-agent des renseignements israéliens travaille pour Dickens & Madsen Inc., basé à Montréal.

 

Sur le terrain, sept personnes ont été tuées dimanche au Soudan lors de manifestations massives pour réclamer aux militaires un transfert du pouvoir aux civils, selon l’agence de presse officielle, la contestation ayant réussi le pari de la mobilisation malgré le déploiement des forces de l’ordre.

Les rassemblements de dimanche sont les plus importants depuis la dispersion le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée dans la capitale, un drame qui avait fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1410642


 

SOUDAN : DES MANIFESTANTS BLOQUENT DES ROUTES AU LENDEMAIN DE HEURTS MEURTRIERS. CINQ MANIFESTANTS ET UN SOLDAT TUES

Soudan: des manifestants bloquent des routes au lendemain de heurts meurtriers

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Par AlAhed avec AFP

Des dizaines de Soudanais ont bloqué mardi des routes à Omdourman, ville voisine de Khartoum, pour dénoncer la mort de manifestants la veille au soir dans des affrontements, ont rapporté des témoins.

Des manifestants se sont rassemblés à Abbassiya et Al-Arbaa, deux quartiers d'Omdourman, pour protester contre le Conseil militaire au pouvoir.

«Protège ta patrie ou prépare toi à mourir», ont scandé les manifestants.

Certains contestataires ont brûlé des pneus pour empêcher la circulation entre différents quartiers de la ville, où des soldats ont été déployés à bord de véhicules.

A Khartoum, la situation était calme en revanche autour du sit-in devant le QG de l'armée, où des centaines de manifestants continuent de camper, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Cinq manifestants et un militaire ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans des heurts.

Le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril, a attribué les incidents à des «éléments non identifiés» cherchant à entraver le processus politique.

Ces violences ont éclaté quelques heures après l'annonce de progrès dans les pourparlers entre les militaires et les meneurs de la contestation, réunis au sein de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), sur une transition politique.

Les deux parties ont annoncé un accord sur un nouveau «Conseil souverain» qui remplacera le Conseil militaire, en plus d'un cabinet et d'une assemblée législative.

Les discussions doivent reprendre mardi, notamment pour déterminer la composition de ces institutions entre militaires et civils.

Commentant les heurts meurtriers de la nuit, l'ambassadeur britannique à Khartoum, Irfan Siddiq, s'est lui dit «consterné». «Les violences d'hier soir montrent clairement pourquoi il est si urgent de s'entendre sur une transition dirigée par des civils», a-t-il écrit sur Twitter. «L'incertitude actuelle crée des risques d'instabilité», a-t-il estimé.

https://french.alahednews.com.lb/31294/307


 

SOUDAN : EN RECONNAISSANT LES PUTSCHISTES DE LA JUNTE MILITAIRE, LA RUSSIE S'INGERE ET POIGNARDE LE PEUPLE EN LUTTE POUR SES LEGITIMES REVENDICATIONS

 

LE PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS CONDAMNE LE PUTSCH MILITAIRE

 Solidarité Internationale PCF AfriqueSoudan Aucun commentaire

12 AVR. 2019

Le Parti communiste soudanais condamne le putsch militaire

Brève, source page Facebook du PCS et Redglobe.de, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 11 avril 2019

Le Parti communiste soudanais a condamné, jeudi 11 avril 2019, le coup d’Etat perpétré par l’état-major de l’armée. Le Parti, qui est l’une des forces dirigeantes du mouvement de protestation depuis des mois, a appelé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction des revendications populaires. Il s’est élevé contre les consignes de la nouvelle junte militaire qui a établi l’état d’urgence et le couvre-feu de nuit.

Le ministre de la défense, Aouad Mohamed Ahmed Ibn Aouf, a pris la parole, ce 11 avril, pour annoncer qu’un conseil militaire a pris le contrôle du pays. Le président Omar Al-Bachir a été placé en détention.

Le bureau politique du Parti communiste soudanais a déclaré [Facebook] que « cette déclaration correspond à un putsch militaire ». «  Nous nous opposons aux putschs militaires et nous incitons les auteurs de ce coup d’Etat à transférer le pouvoir aux forces de la liberté et du changement. Nous appelons le peuple à poursuivre les manifestations dans toutes les villes du Soudan jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».  

De son côté, le syndicat « Sudanese Professional Association » exige que le pouvoir soit remis à un gouvernement de transition civil. Les médias confirment le large rejet populaire du  « Conseil militaire » constitué majoritairement de membres du Parti national du Congrès au pouvoir.  

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/le-parti-communiste-soudanais-condamne-le-putsch-militaire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

Khartoum : Mikhaïl Bogdanov a rencontré le chef du Conseil militaire par intérim

Wed Apr 17, 2019 5:42PM

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Des citoyens soudanais portant le drapeau national dans la capitale Khartoum. ©Al-Jazeera

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères et émissaire spécial du président Poutine a rencontré ce mercredi à Khartoum le chef du nouveau Conseil militaire du Soudan.

Selon les médias locaux, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il a eu « une très bonne rencontre » avec le chef du Conseil militaire par intérim du Soudan, Abdelrahman Burhan.

Mikhaïl Bogdanov a ajouté que Moscou développera ses relations avec les nouvelles autorités du Soudan dans tous les domaines.

Hier mardi, Moscou a reconnu officiellement le nouveau Conseil militaire du Soudan.

Le ministre soudanais de la Défense, Awad Muhammad Ahmad Ibn Auf, avait annoncé le 11 avril que le président Omar el-Béchir avait été placé en lieu sûr et qu’un Conseil militaire de transition avait été créé pour gouverner le pays pendant les deux prochaines années.

Soudan: la Russie reste

Soudan : la Russie reste

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou avait reconnu le conseil militaire soudanais.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/04/17/593681/Lenvoy-de-Poutine--Khartoum