SOUDAN

SOUDAN : LE CONSEIL SOUVERAIN POUR PILOTER LA TRANSITION SOUDANAISE EST FORME

Soudan: chargé de diriger la transition, le Conseil souverain a été formé

Signature de l'accord de transition samedi 17 août 2019.
© EBRAHIM HAMID / AFP

Par RFI Publié le 20-08-2019 Modifié le 21-08-2019 à 03:28

Les généraux et les leaders de la contestation ont annoncé mardi 20 août la formation du Conseil souverain qui pilotera la transition soudanaise de trois ans et trois mois.

Cette fois, la transition vers un pouvoir civil est en route au Soudan. Avec deux jours de retard, la liste des onze membres du Conseil souverain a été annoncée par Chamseddine Kabbachi, un porte-parole du Conseil militaire de transition, mardi soir, dans une allocution télévisée.

Le Conseil souverain sera présidé pendant 21 mois par le général Abdel Fattah al-Burhan, actuel chef du Conseil militaire de transition qui avait pris les rênes du pays après l'éviction par l’armée en avril du président Omar el-Béchir après trois décennies de pouvoir. Celui-ci est donc de fait dissous.

« Le président du Conseil souverain sera investi demain (mercredi) matin à 11h », a précisé le général Chamseddine Kabbachi.

Comme prévu par l'accord signé samedi entre les militaires et la contestation, le général al-Burhan cédera ensuite la place à un civil pour les 18 mois restants de la transition. Une période de transition qui doit ensuite déboucher sur des élections démocratiques en 2022.

Six civils et cinq militaires

Cette nouvelle instance, qui supervisera une transition d'un peu plus de trois ans, est composée de six civils et cinq militaires. Parmi les militaires donc, on retrouve les principales figures au pouvoir depuis la destitution d'Omar el-Béchir, comme le général Abdel Fattah al-Burhan ou le Chamseddine Kabbachi, qui était donc jusqu’ici le porte-parole du Conseil militaire de transition. Il siégera aux côtés du très controversé Mohammed Hamdan Daglo, alias Hemeti, le chef des redoutées Forces de soutien rapide (FSR), accusées d'avoir tiré sur des manifestants à plusieurs repris ces derniers mois. Mais cela n'inquiète pas outre mesure Rachid Saeed Yagoub, porte-parole de l'Association des professionnels soudanais (APS), un mouvement qui a été l'un des fers de lance de la contestation.

Tout ce que l'on a fait aujourd'hui est le fruit d'un compromis avec nos militaires. Le pouvoir va être transféré d'ici quelques jours à un pouvoir civil. La présence de militaires dans le Conseil de souveraineté ne gênera pas le travail du gouvernement civil. C'est le gouvernement civil qui aura le pouvoir, car c'est un régime démocratique, parlementaire à la britannique, ce n'est pas un régime présidentiel où le Conseil de souveraineté garde la majorité du pouvoir.

Rachid Saeed Yagoub, porte-parole de l'APS

21-08-2019 - Par Laure Broulard

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Les membres civils du Conseil souverain sont quant à eux bien moins connus des Soudanais. Ce sont des technocrates, des professeurs ou des juristes. Parmi eux, deux femmes, Raja Nicolas Abdel Massih, une copte, et Aisha Moussa, une activiste. Elles représenteront les nombreuses Soudanaises qui ont participé activement à la contestation. « Ils représentent la société soudanaise dans son ensemble, ils représentent aussi toutes les régions du Soudan. C'est ça qui était le principe du choix, explique Rachid Saeed Yagoub, porte-parole de l'APS. Ce n'est pas la filiation politique mais la représentativité et la compétence ».

Une étape importante

Le Conseil souverain doit encore confirmer la validation comme Premier ministre le candidat présenté par la contestation, l’économiste Abdalla Hamdok. Celui-ci devra ensuite former un gouvernement dont la composition doit être annoncée le 28 août.

La formation de ce nouvel exécutif pour gouverner le Soudan est une étape déterminante vers une transition démocratique. Pour Murithi Mutiga, directeur de projet Corne de l'Afrique pour l'organisation International Crisis Group (ICG), ce processus politique est d'abord une réussite exceptionnelle du peuple soudanais et de son pragmatisme.

« Il ne faut pas sous-estimer la réussite du mouvement de protestation soudanais, qui est d'abord d'avoir provoqué la chute d'Omar el-Béchir,souligne-t-il. C'était quand même un autocrate dont le régime semblait solide, même au cours de ses derniers mois au pouvoir. Il avait l'air inamovible. Il avait survécu aux printemps arabes de 2011. Mais avec l'intensité de la crise économique et le niveau de répression déchaîné pendant des années, ainsi que la banqueroute de son propre mouvement politique, il n'est pas surprenant que les gens aient pris la rue par centaines de milliers, malgré les tirs à balles réelles et la torture dans les commissariats, pour finir par réussir à faire tomber cet autocrate. C'est remarquable. Mais je dois dire aussi que l'opposition civile a aussi fait preuve d'un grand pragmatisme. Sans une révolution violente, il paraissait impossible de balayer totalement un régime solidement implanté depuis trois décennies. »

 

Chronologie et chiffres clés

SOUDAN : LA TRANSITION VERS UN POUVOIR CIVIL PREND DU RETARD

Au Soudan, la transition vers un pouvoir civil prend du retard

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Par AlAhed avec AFP

La transition du Soudan vers un pouvoir civil peine à se mettre en place, les militaires et les leaders de la contestation n'ayant toujours pas annoncé mardi la composition du Conseil souverain prévue initialement deux jours plus tôt.

Cet organe, qui comptera une majorité de civils, doit superviser la transition d'environ trois ans devant permettre au Soudan de tourner la page de trois décennies de règne du général Omar El-Béchir, l'ex-président destitué le 11 avril à l'issue de mois de manifestations dans tout le pays.

Lundi, M. Béchir est apparu devant un tribunal où il doit répondre d'accusations de corruption, un événement inimaginable pour les deux tiers des 40 millions de Soudanais qui n'avaient connu que lui au pouvoir depuis leur naissance.

Mardi, l'ensemble des journaux soudanais consacraient leur Une à cette comparution d'un homme autrefois tout puissant.

Si le procès reflète les profonds changements politiques en cours, le transfert du pouvoir au Conseil souverain par les généraux tenant les rênes du pays depuis le départ de M. Béchir a pris du retard.

Promise pour dimanche en vertu d'un accord historique de transition entre les généraux et la contestation, la composition de Conseil a été retardée à mardi.

Ce report a été demandé par les Forces pour la liberté et le changement (FLC), issue de la principale organisation du mouvement de protestation, ont indiqué les militaires au pouvoir. Ces dernières seraient revenues sur leur liste de noms.

Le Conseil souverain comptera six civils et cinq militaires. Il sera dirigé par un général durant les 21 premiers mois puis par un civil les 18 mois restants.

Selon les termes initiaux de l'accord de transition, il devait indiquer mardi s'il valide comme Premier ministre le candidat présenté par la contestation, l'économiste et ancien collaborateur de l'ONU Abdallah Hamdok.

Ce dernier devra ensuite former ensuite un gouvernement le 28 août qui s'attellera à la tâche, ardue, de redresser une économie exsangue et de pacifier un pays marqué par plusieurs conflits internes, notamment au Darfour (ouest).

Un Parlement de transition sera également constitué.

Malaise

Malgré l'euphorie engendrée par la signature officielle de l'accord de transition samedi, un malaise est palpable dans le camp des protestataires en raison notamment de l'omniprésence de Mohamed Hamdan Daglo, le chef d'une redoutée force paramilitaire accusée d'être impliquée dans la répression de la contestation.

Ce dernier est également numéro deux du Conseil militaire de transition.

Plus de 250 personnes sont mortes depuis le début des manifestations du 19 décembre au Soudan, dont 127 le 3 juin lors de la dispersion d'un sit-in devant le siège de l'armée, selon un comité de médecins proche de la contestation.

D'abord organisées pour protester contre la hausse des prix du pain, elles se sont transformées en contestation du président Béchir puis des généraux ayant pris sa suite, les manifestants réclamant un pouvoir civil au Soudan.

Des Soudanaises, très impliquées dans les manifestations au cours des derniers mois, ont aussi exprimé leur déception face à la faible présence des femmes dans le processus de transition.

L'ONG Amnesty International a également averti que le procès pour corruption de M. Béchir ne devait pas détourner l'attention des accusations plus lourdes qui pèsent contre lui pour son rôle présumé dans le conflit au Darfour (ouest).

Il fait l'objet de mandats d'arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI

https://french.alahednews.com.lb/32401/307


 

SOUDAN : L'EX-PRESIDENT OMAR AL-BACHIR TRADUIT DEVANT LE TRIBUNAL DE KHARTOUM POUR CORRUPTION. IL A REÇU 90 MILLIONS DE DOLLARS DE L'ARABIE SAOUDITE

Soudan: Bachir a reçu 90 millions de dollars de l’Arabie saoudite

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Par AlAhed avec AFP

Le président déchu Omar al-Bachir, qui a dirigé le Soudan durant trois décennies, est arrivé lundi devant un tribunal de Khartoum, où il doit être jugé pour «corruption», a constaté un journaliste de l'AFP. Selon l'enquêteur, Bachir a reçu 90 millions de dollars de l'Arabie saoudite.

L'ex chef de l'Etat, déposé par l'armée le 11 avril en réponse à des manifestations massives, est arrivé en matinée devant la cour, escorté par un imposant convoi militaire, selon la même source. Son procès devait s'ouvrir samedi, mais il avait été reporté sine die.

M. Bachir, 75 ans, détenu dans une prison de Khartoum, a été informé par le parquet qu'il faisait face à des accusations de «possession de devises étrangères, de corruption» et pour avoir «reçu des cadeaux illégalement».

Fin avril, le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait affirmé que l'équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence de l'ex-président à Khartoum.

Il avait indiqué que des membres de la police, de l'armée et des agents de sécurité avaient trouvé sept millions d'euros, 350.000 dollars et cinq milliards de livres soudanaises (93 millions d'euros) lors de cette fouille.

En mai, le procureur général a également déclaré que M. Bachir avait été inculpé pour des meurtres commis lors des manifestations anti régime qui ont finalement conduit à son éviction, sans que l'on sache quand il devra répondre de cette accusation.

Les protestations contre le régime de Bachir ont éclaté le 19 décembre après que son gouvernement a triplé le prix du pain, et ont rapidement pris une tournure politique. Elles se sont poursuivies après la chute d'Omar al-Bachir le 11 avril, afin d'obtenir un transfert du pouvoir aux civils, et ont fini par aboutir à un accord signé samedi entre les généraux au pouvoir et la contestation.

Les actes d'accusation les plus graves contre M. Bachir, qui a dirigé le pays d'une main de fer après un coup d'État en 1989, sont celles de la Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye.

Il s'agit de «crimes de guerre», «crimes contre l'humanité» et «génocide», pour son rôle dans la guerre au Darfour, où une rébellion a éclaté en 2003.

L'ONU affirme que le conflit a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, et que des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps misérables et appauvris plus d'une décennie et demie plus tard.

La CPI exige depuis des années que M. Bachir soit jugé, et a renouvelé son appel depuis sa chute.

Dans un communiqué publié la semaine dernière, Amnesty International a averti que son procès pour corruption ne devait pas détourner l'attention des accusations plus lourdes auxquelles il est confronté à La Haye.

https://french.alahednews.com.lb/32384/307


 

SOUDAN : LE CONSEIL MILITAIRE ET L'ALLIANCE POUR LA LIBERTE ET LE CHANGEMENT SIGNENT L'ACCORD DE TRANSITION

Soudan: le Conseil militaire et la contestation signent l'accord de transition

Ahmed al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la liberté et le changement (D) et Mohammed Hamdan Daglo, le numéro deux du Conseil militaire (G en treillis), lors de la signature de l’accord le 17 août 2019 à Khartoum.
© EBRAHIM HAMID / AFP

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Par RFI Publié le 17-08-2019 Modifié le 17-08-2019 à 23:49

La cérémonie de signature de l'accord de transition a eu lieu samedi 17 août au Friendship Hallen, à Khartoum, en présence de chefs d'États et de gouvernement de la région, comme le Premier ministre éthiopien et le président kényan. Ce document est en fait une sorte de feuille de route pour ramener le pouvoir aux mains des civils.

L’accord a été signé par Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemeti », le numéro deux du Conseil militaire, et Ahmed al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la liberté et le changement, fer-de-lance de la contestation.

Nos martyrs ne sont pas morts. Ils vivent parmi les révolutionnaires.

Ambiance à la cérémonie de signature de l'accord

17-08-2019 - Par RFI

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Après 240 jours de contestation, les civils et les militaires ont ainsi finalement signé une déclaration constitutionnelle, à savoir un accord pour organiser, dans le détail, la transition vers un pouvoir détenu par les civils. Dès ce dimanche, le Conseil militaire sera dissous.

À la sortie de la cérémonie, c'est le soulagement pour Rachid Saeed Yacoub, le porte-parole de l'Association des professionnels soudanais (APS), l'une des associations qui a lancé le mouvement de contestation en décembre 2018.

Il y a une ambiance de fête, mais aussi une ambiance de tristesse, parce que l'on a beaucoup parlé de la mémoire de nos martyrs qui sont morts pendant ces huit mois de combats pour la démocratie. c'est une victoire pour les civils, mais ce n'est pas la fin du combat. Le peuple soudanais doit rester mobilisé jusqu'à la réalisation de tous ses objectifs : le redressement économique du pays mais aussi le rétablissement de la démocratie et de la justice dans le pays. A partir de demain, le pouvoir sera transféré à un pouvoir civil et le Conseil militaire de transition va être dissous et va être remplacé par trois institutions de transition: le Conseil de souveraineté, le gouvernement exécutif et le Parlement de transition.

Rachid Saeed Yacoub, porte-parole de l'APS

17-08-2019 - Par Coralie Pierret

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L'accord a été conclu à la faveur d'une médiation de l'Éthiopie et de l'Union africaine. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a présidé la cérémonie de signature historique.

Office of the Prime Minister - Ethiopia@PMEthiopia

 

PM Abiy Ahmed presided over the historic signing of the final agreements between the Forces for Freedom and Change & the Transitional Military Council.

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Après la fronde populaire soudanaise, le 11 avril dernier, l'armée avait destitué Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, et pris ainsi la tête du pays. Cet accord est donc une victoire pour les démocrates, mais cela reste une victoire fragile. Il faudra composer avec les généraux soudanais.

Le Conseil de souveraineté, l'organe exécutif de la transition, sera composé de six civils et de cinq militaires, avec une présidence tournante qui sera d'abord confiée aux militaires.

Le 20 août, Abdallah Hamdok, un ancien économiste, devrait être nommé Premier ministre. Puis un gouvernement sera formé, au sein duquel deux postes clés, la Défense et l'Intérieur, sont réservés à l'armée. Le travail pour relever le pays pourra ainsi commencer et durera pendant trois ans et trois mois. Des élections générales sont prévues en 2022.

►À lire aussi : Soudan : le futur gouvernement civil face au défi démocratique

Samedi, la signature du document a été accueillie par des cris de joie et des applaudissement nourris. Hamid a rejoint les manifestants en janvier.

Je suis dans la rue en ce moment même. Beaucoup de gens sont autour de moi. Ils célèbrent la signature de l'accord, ils chantent, ils dansent. De manière générale, l'ambiance est vraiment à la fête. L'atmosphère est très positive. Maintenant, la prochaine étape c'est de former le gouvernement civil et le conseil des ministres. Le Conseil de souveraineté va être mis en place et ensuite le Premier ministre va former son gouvernement.
Nous attendons tout cela avec impatience. Et nous espérons que des personnes compétentes seront nommées.

Hamid, un manifestant

17-08-2019 - Par Coralie Pierret

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Chronologie et chiffres clés

http://www.rfi.fr/afrique/20190817-soudan-accord-signature-transition-khartoum-civils-militaires?xtor=EPR-300-[Quotidienne_monde]-20190818-[contenu]-1141106044976


 

PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS : NOUVEAU MASSACRE DANS LA VILLE D'AL-OBEID. 8 MORTS TOUS D'UNE BALLE DANS LA TETE ET DES DIZAINES DE BLESSES

PC soudanais, Nouveau massacre dans la ville d'Al-Obeid
31/7/19 9 H 43
Nouveau massacre dans la ville d'Al-Obeid

29 juillet 2019

Le PC soudanais exige l'arrêt immédiat de tous les pourparlers avec le Conseil militaire de transition (CMT)
Les forces de l'opposition s'unissent pour condamner le rapport du CMT sur le massacre de juin
Manifestations de masse dans la capitale et dans d'autres grandes villes
Les masses réclament un gouvernement civil immédiat

- La semaine dernière, de très graves événements se sont produits au Soudan. Cependant, le massacre perpétré par l'armée et les forces de sécurité aujourd'hui, lundi 29 juillet, dans la ville d'Al-Obeid, où 8 personnes ont été lâchement abattues, toutes dans la tête, et des dizaines ont été blessées, a conduit des milliers de manifestants de masse à descendre dans les rues de la capitale et des grandes villes pour condamner ce crime de sang froid, exiger que les responsables soient traduits en justice et tenir le Conseil militaire de transition (CMT) responsable à lui seul de ce crime. Condamnant ce crime, il a exigé l'arrêt immédiat des contacts avec le CMT jusqu'à ce que tous les coupables des différents massacres commis depuis le 11 avril 2019 soient traduits en justice. Le PC soudanais tiendra une conférence de presse spéciale le mercredi 31 juin.

- Toutes les composantes de l'Alliance pour la liberté et le changement ont condamné ce crime.

- L'exigence d'un pouvoir civil a été le seul slogan répété dans tout le pays au cours des derniers jours. Après la publication du rapport sur les voeux pieux du comité parrainé par le CMT sur le crime du 3 juin. Cette demande des manifestants dans toutes les grandes villes est pour un régime civil.

Fathi Alfadl

Secrétaire à l'information

PC soudanais

source :  http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-New-Massacre-in-Al-Obeid-city/


 

SOUDAN : LE TERRIBLE BILAN DES VICTIMES DE LA REPRESSION DES MANIFESTANTS S’ÉLÈVE A 87 MORTS ET 168 BLESSES

Khartoum, Soudan

Le bilan des victimes de la dispersion des manifestants au Soudan début juin a presque triplé

CC BY 2.0 / Christopher Michel / Khartoum, Sudan

AFRIQUE

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La dispersion meurtrière de manifestants à Khartoum et dans ses environs par les forces de sécurité soudanaises a fait 87 morts et 168 blessés, selon les nouveaux chiffres communiqués par la commission d’enquête.

La dispersion, lundi 3 juin, du sit-in de manifestants devant le siège de l'armée à Khartoum et des participants aux actions de protestation dans la ville et ses environs, a fait 87 morts et 168 blessés, a déclaré Farah al-Rahmane Saïd, à la tête de la commission d'enquête, cité par la chaîne Al-Ghad. La commission a rendu publics les résultats de son enquête visant à définir les raisons du drame.

Farah al-Rahmane Saïd a fait remarquer que les forces de sécurité avaient ouvert le feu contre les manifestants, tandis que l’ordre de disperser le sit-in par la force avait été donné par trois officiers des structures de sécurité qui ont outrepassé leurs pouvoirs et violé les ordres de leurs supérieurs.

Selon un comité de médecins proche de la contestation cité par l’AFP, 127 manifestants ont été tués durant la seule journée du 3 juin, et 1.353 ont été blessés.

 

Khartoum, Soudan

CC BY 2.0 / CHRISTOPHER MICHEL / KHARTOUM, SOUDAN

Une tentative de coup d'État se serait produite au Soudan

Le Conseil militaire a pris le pouvoir après le renversement par l'armée et l’arrestation du Président Omar el-Béchir, à l’issue de quatre mois de protestations. Il a déclaré qu’il avait l’intention de remettre le pouvoir aux autorités élues dans le courant de deux ans. Cependant, les actions de protestation se poursuivent et les manifestants réclament un transfert immédiat du pouvoir aux civils.

 

La situation au Soudan et dans la capitale du pays s’est brusquement aggravée le 3 juin, lorsque les militaires soudanais ont dispersé un sit-in à Khartoum. Les affrontements avaient fait plus de 30 morts. L’opposition a déclenché une grève et lancé un mouvement de désobéissance civile tout en coupant court au dialogue politique. La médiation n’a pu être rétablie que grâce aux efforts de l’Union africaine.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201907271041804746-soudan-bilan-victimes-hausse/


 

SOUDAN : DES MILLIONS DE DOLLARS POUR REDORER LE BLASON DU CONSEIL MILITAIRE. SEPT MANIFESTANTS TUES

Soudan: Des millions de $ pour redorer le blazon du conseil militaire. Sept manifestants tués

 Depuis 9 heures  1 juillet 2019

hemaidti

 Monde arabe - Soudan

 

Une firme de lobbying canadienne a signé un accord d’une valeur de 6 millions de dollars américains afin de redorer le blason du redouté chef militaire soudanais Hemedti et d’accorder à son conseil militaire provisoire une reconnaissance diplomatique et un financement international, a rapporté le magazine Foreign  Policy.

Un ex-agent des renseignements israéliens travaille pour Dickens & Madsen Inc., basé à Montréal.

 

Sur le terrain, sept personnes ont été tuées dimanche au Soudan lors de manifestations massives pour réclamer aux militaires un transfert du pouvoir aux civils, selon l’agence de presse officielle, la contestation ayant réussi le pari de la mobilisation malgré le déploiement des forces de l’ordre.

Les rassemblements de dimanche sont les plus importants depuis la dispersion le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée dans la capitale, un drame qui avait fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1410642


 

KHARTOUM : IMAGES DE DIZAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS SOUDANAIS CONTRE LES GENERAUX

EN IMAGES - Soudan: des dizaines de milliers de manifestants contre les généraux

  
  • Par  Le Figaro avec AFP 
  • Mis à jour  
  • Publié 
Les manifestants demandent que le pouvoir soit cédé aux civils.

Des dizaines de milliers de Soudanais ont manifesté ce dimanche contre les généraux au pouvoir à travers le pays y compris dans la capitale Khartoum où la police a tiré des gaz lacrymogènes, sur fonds d'appels internationaux à éviter une nouvelle répression sanglante.

» LIRE AUSSI - Le Soudan, théâtre des rivalités mondiales

Aux cris de «Pouvoir civil, pouvoir civil», les Soudanais sont descendus dans la rue dans plusieurs villes pour réclamer un transfert du pouvoir aux civils, à l'appel de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestation qui espère une mobilisation massive.

Aux cris de «Pouvoir civil, pouvoir civil», les Soudanais sont descendus dans la rue dans plusieurs villes.

L'ampleur des manifestations pourrait être un test pour jauger la capacité des meneurs de la contestation à mobiliser. Mais aussi pour le Conseil militaire de transition, qui tient les rênes du pays depuis la destitution et l'arrestation le 11 avril par l'armée du président Omar el-Béchir.

» LIRE AUSSI - Où en est la situation au Soudan depuis la destitution d’Omar el-Béchir?

Le groupe fer de lance de la contestation au Soudan a appelé ce dimanche les milliers de manifestants mobilisés dans la capitale Khartoum à marcher vers le palais présidentiel. «Nous appelons notre peuple révolutionnaire dans la capitale à se diriger vers le palais républicain (...) pour demander que la justice soit rendue aux martyrs et que le pouvoir soit immédiatement cédé aux civils, sans conditions», a indiqué l'Association des professionnels soudanais (SPA) dans un communiqué posté sur Twitter.

L'ampleur des manifestations pourrait être un test pour jauger la capacité des meneurs de la contestation à mobiliser.

Avant le début des rassemblements, plusieurs pays ainsi que des ONG ont appelé à la retenue, près d'un mois après la dispersion brutale le 3 juin d'un sit-in de manifestants devant le QG de l'armée à Khartoum, qui avait fait des dizaines de morts.


Dans des quartiers de Khartoum, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants.

À Khartoum et dans les villes d'Omdourman, de Port-Soudan, d'Al-obeid, de Madani, de Kassala et de Khasma el-Girbade, les manifestants ont scandé des slogans révolutionnaires, selon les témoins.

Les manifestants ont scandé des slogans révolutionnaires.

Dans des quartiers de Khartoum, où un important dispositif de sécurité a été mis en place, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants, ont indiqué des témoins. Les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à Gadaref (est).

» LIRE AUSSI - Khartoum, Maïdan ou Tiananmen: ces places où sont nées des révoltes populaires

Brandissant des drapeaux soudanais et faisant le signe de la victoire, hommes et femmes ont envahi les rues du quartier d'al-Sahafa à Khartoum, selon un journaliste de l'AFP sur place. De nombreux magasins ont gardé leurs rideaux baissés.

Plusieurs manifestants faisaient le signe de la victoire.

En prévision des rassemblements, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) ont été déployés sur plusieurs places de Khartoum, à bord de leurs habituelles camionnettes dotées de mitrailleuses.

Des militaires ont été déployés sur plusieurs places de Khartoum.

 

Le Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/en-images-soudan-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-contre-les-generaux-20190630


 

SOUDAN : DES MANIFESTANTS BLOQUENT DES ROUTES AU LENDEMAIN DE HEURTS MEURTRIERS. CINQ MANIFESTANTS ET UN SOLDAT TUES

Soudan: des manifestants bloquent des routes au lendemain de heurts meurtriers

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Par AlAhed avec AFP

Des dizaines de Soudanais ont bloqué mardi des routes à Omdourman, ville voisine de Khartoum, pour dénoncer la mort de manifestants la veille au soir dans des affrontements, ont rapporté des témoins.

Des manifestants se sont rassemblés à Abbassiya et Al-Arbaa, deux quartiers d'Omdourman, pour protester contre le Conseil militaire au pouvoir.

«Protège ta patrie ou prépare toi à mourir», ont scandé les manifestants.

Certains contestataires ont brûlé des pneus pour empêcher la circulation entre différents quartiers de la ville, où des soldats ont été déployés à bord de véhicules.

A Khartoum, la situation était calme en revanche autour du sit-in devant le QG de l'armée, où des centaines de manifestants continuent de camper, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Cinq manifestants et un militaire ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans des heurts.

Le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril, a attribué les incidents à des «éléments non identifiés» cherchant à entraver le processus politique.

Ces violences ont éclaté quelques heures après l'annonce de progrès dans les pourparlers entre les militaires et les meneurs de la contestation, réunis au sein de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), sur une transition politique.

Les deux parties ont annoncé un accord sur un nouveau «Conseil souverain» qui remplacera le Conseil militaire, en plus d'un cabinet et d'une assemblée législative.

Les discussions doivent reprendre mardi, notamment pour déterminer la composition de ces institutions entre militaires et civils.

Commentant les heurts meurtriers de la nuit, l'ambassadeur britannique à Khartoum, Irfan Siddiq, s'est lui dit «consterné». «Les violences d'hier soir montrent clairement pourquoi il est si urgent de s'entendre sur une transition dirigée par des civils», a-t-il écrit sur Twitter. «L'incertitude actuelle crée des risques d'instabilité», a-t-il estimé.

https://french.alahednews.com.lb/31294/307


 

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE SOUDANAIS : LA LUTTE POUR LA DEFAITE DE LA CONTRE-REVOLUTION POUR RENVERSER LE POUVOIR SE POURSUIT

Une déclaration publiée par le Parti communiste soudanais
4/23/19 3:52 PM
 

Le Comité central du Parti communiste soudanais a publié une déclaration demandant :

- La fin de la gouvernance du Conseil militaire de transition (CTM) et le transfert immédiat du pouvoir aux représentants légitimes du peuple.

- La déclaration a renforcé sa position déclarée à travailler avec toutes les forces de l'opposition qui sont engagées dans le renversement du régime dictatorial. 

- Le Comité central a exigé le démantèlement et la liquidation du NISS, toutes les milices du régime.

- Lors d'une réunion houleuse entre les représentants des Forces pour la liberté et le changement et du MTC, ils ont exigé le transfert immédiat du pouvoir et considéré que la position du MTC était une tentative de retarder cette étape afin de restaurer et maintenir intactes les traces de l'ancien régime.

- En outre, ils ont déclaré que le MTC est une continuation de l'ancien régime.

- En conséquence, les Forces pour la liberté et le changement, y compris le PC soudanais, se sont engagés à poursuivre la mobilisation massive et l'occupation de la place devant le QG de l'armée jusqu'à la réalisation des objectifs de la Charte des Forces pour la liberté et le changement, et ont refusé d'accepter la règle MTC.

Ils ont déclaré qu'ils annonceraient dans les prochains jours les noms des membres du conseil présidentiel et du gouvernement civil.

- Les Forces pour la liberté et le changement ont clairement indiqué que le MTC devait licencier trois de ses membres qui, jusqu'au 6 avril, défendaient Albashir et étaient impliqués dans l'usage excessif de la force contre les manifestants. Il s'agit de Galal Aldien Alshiekh (qui était jusqu'au 7 avril le chef adjoint du Service national de sécurité du renseignement), Altayeb Babkir (chef de la police) et Omar Alzein (responsable du Front islamique dans les forces armées). Ils ont souligné que la présence de ces personnes prouve que le MTC ne veut pas et ne peut pas transférer le pouvoir au gouvernement civil.

Les récents développements montrent que la lutte pour la défaite complète de la contre-révolution se poursuit sans relâche et que la lutte pour renverser le régime est loin d'être terminée.

Secrétariat du Comité central

PC soudanais

22 avril 2019

source :  http://www.solidnet.org/article/Sudanese-CP-A-statement-issued-by-the-party/