SYRIE - ASSAD : LA FRANCE SOUTIENT LE TERRORISME DANS NOTRE PAYS

 
Le président syrien a affirmé que les pays composant la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui opère des frappes contre le groupe terroriste «Daech» ne sont «pas sérieux jusqu'à présent» et «n'aident personne dans cette région». «Si vous comparez le nombre de frappes aériennes effectuées par les forces de la coalition composée de 60 Etats à celles que nous avons effectuées, nous petit Etat, vous constaterez que nous bombardons parfois dix fois plus que la coalition en une journée», a-t-il argumenté.

La France soutient le terrorisme

Dans une interview diffusée lundi soir sur France 2, Bachar Assad a souligné que des contactsAssad: la France «soutient le terrorisme dans notre pays» entre services de renseignement français et syriens existent en dépit de la rupture des relations diplomatiques bilatérales. «Il y a des contacts mais il n'y a pas de coopération», a-t-il expliqué sans donner de précisions. «Nous sommes toujours intéressés au dialogue avec quiconque», a-t-il aussi indiqué en réponse à une question sur une relance des relations avec la France. «Mais comment peut-on établir un dialogue avec un régime qui soutient le terrorisme dans notre pays ?», s'est-il interrogé, en réitérant les opposants à son pouvoir ne sont que des terroristes. «Les fers de lance contre la Syrie ont été : un la France, deux le Royaume-Uni», a-t-il aussi déploré en jugeant que «personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français». «Pour une simple raison: c'est que la France est devenue en quelque sorte un satellite de la politique américaine dans la région. Elle n'est pas indépendante, et n'a aucun poids, elle n'a plus aucune crédibilité», a-t-il ajouté.
A une question portant sur sa responsabilité dans l'émergence du «Daech», le président syrien a souligné que ce groupe terroriste a «été créé en Irak en 2006 sous la supervision des Américains». «Je ne suis pas en Irak. Je n'y ai jamais été. Je ne contrôlais pas l'Irak. C'était les Américains qui contrôlaient l'Irak. Daech est venu d'Irak en Syrie, car le chaos est contagieux», a-t-il ajouté.

Armes chimiques

Le président syrien a démenti l'usage par l'armée de gaz de chlore en mars contre des secteurs «rebelles» de la province d'Idleb (nord-ouest), après des accusations de l'organisation des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). «Non, c'est un autre faux récit donné par des gouvernements occidentaux», a répondu Bachar al-Assad. «Nous n'avons pas utilisé le chlore, et nous n'en avons pas besoin. Nous avons nos armements classiques, et nous pouvons atteindre nos objectifs sans y avoir recours».

Le Hezbollah «invité» dans le conflit mais pas l'Iran

Interrogé sur le soutien stratégique de l'Iran et du Hezbollah dans le conflit en Syrie, Bachar al-Assad répond que «nul pays n'a le droit d'intervenir sans y être invité. Nous avons invité Hezbollah, mais pas les Iraniens. Il n'y a pas de troupes iraniennes en Syrie et ils n'ont envoyé aucune force». «Des commandants et des officiers vont et viennent entre les deux pays conformément à la coopération existant entre nous depuis bien longtemps. C'est différent que de participer aux combats», a ajouté Bachar al-Assad, en évoquant l'Iran, principal allié régional du régime de Damas.

Source : AFP et rédaction
21-04-2015 | 09:15

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