SYRIE

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AFRIN : L'ARMEE SYRIENNE RIPOSTE AUX OFFENSIVES DE L'ARMEE TURQUE

La Turquie lance des offensives, la Syrie riposte

Fri Feb 23, 2018 10:44AM

Les combats dans la région d’Afrin vus depuis la ville de Salwah, à 10 km de la frontière avec la Turquie, le 19 février 2018. ©AFP

Les combats dans la région d’Afrin vus depuis la ville de Salwah, à 10 km de la frontière avec la Turquie, le 19 février 2018. ©AFP

L’unité d’artillerie de l’armée syrienne n’a pas laissé sans riposte les offensives lancées par l’armée turque à Kafr Nabl situé en banlieue nord d’Alep.

L’armée syrienne a mené de lourdes opérations contre les zones depuis lesquelles les combattants turcs avaient lancé des offensives sur la ville d’Azaz situé dans le nord de la Syrie.

L’armée turque a pris pour cible une caravane humanitaire à destination d’Afrin. L’offensive s’est soldée par plusieurs civils blessés, a rapporté la chaîne de télévision Al-Mayadeen.

A présent, comme le montrent les images publiées par les activistes, les caravanes appartenant à l’armée syrienne avancent vers la ville de Tal Rafat à l’est d’Afrin et s’y installeront dans les prochaines heures.

Quant aux forces kurdes présentes à Tal Rafat, elles sont attendues à Afrin afin de confronter l’armée turque et les opposants syriens soutenus par Ankara.

Afrin: les YPG rallient l’armée syrienne

Pour le porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG), l’arrivée de l’armée syrienne à Afrin vise à mettre un terme à l’occupation du territoire syrien par la Turquie.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/23/553334/Afrin-la-riposte-de-larme-syrienne


 

GHOUTA ORIENTALE : LES OPERATIONS DE L'ARMEE SYRIENNE INQUIETENT LES SOUTIENS OCCIDENTAUX DES TERRORISTES

Syrie: les opérations de l’armée inquiètent les soutiens des terroristes

Thu Feb 22, 2018 3:57PM

Les forces de l‘armée syrienne inquiètent les soutiens occidentaux des terroristes. (Photo d’archives)

Les forces de l‘armée syrienne inquiètent les soutiens occidentaux des terroristes. (Photo d’archives)

Avec l’entrée en vigueur de l’accord de 2013 dans la Ghouta orientale, l’armée syrienne et les combattants de la Résistance se sont focalisés sur les territoires contrôlés par les groupes terroristes Daech et Front al-Nosra, ce dernier étant la branche syrienne d’al-Qaïda.

Malgré l’accord conclu, les opposants au gouvernement syrien et les groupes terroristes tirent quotidiennement des obus de mortier sur les quartiers résidentiels de Damas. Depuis 2012, quelque 14 800 obus et roquettes se sont abattus sur différents endroits de cette ville, tuant jusqu’à présent presque 11 000 personnes, dont 1 500 enfants. Ces agressions ont également laissé une trentaine de milliers de handicapés.

Les daechistes en fuite. ©AFP/Getty Images

La poursuite de ces attaques constitue une violation flagrante de l’accord sur la désescalade, un accord dont la Turquie doit surveiller la mise en application par les opposants au gouvernement syrien.  

La poursuite de ces attaques et la violation incessante de l’accord sur la désescalade ont amené Damas à décider de mettre un terme à la présence des terroristes dans leur arrière-cour.

Selon certaines informations, alors que l’armée syrienne se prépare à une opération dans la Ghouta orientale de Damas, les soutiens occidentaux des terroristes et des opposants se sont déclarés inquiets et ont décidé de prendre des mesures.

Staffan de Mistura, émissaire des Nations unies pour la Syrie. (Photo d’archives)

Tout en exprimant ses inquiétudes quant aux opérations que l’armée syrienne a l’intention de lancer dans cette région, Staffan de Mistura, émissaire des Nations unies pour la Syrie, a prétendu qu’il craignait la transformation de la Ghouta orientale en une deuxième Alep.

Le négociateur en chef de l’opposition syrienne, Nasr Hariri. ©AP

Dans le même temps, le négociateur en chef de l’opposition syrienne, Nasr Hariri, a demandé au Conseil de sécurité d’intervenir au plus vite pour mettre fin à ce qu’il a appelé « les crimes de l’armée syrienne », en empêchant les opérations de Damas visant à nettoyer la banlieue de Damas de la présence des terroristes.  

Macron demande « une trêve » dans la Ghouta. ©AFP

Hier, mercredi 21 février, Emmanuel Macron, président français, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, et le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel ont demandé la cessation immédiate des opérations de l’armée syrienne dans cette région.

Est-ce qu’un complot a été tramé contre Damas ?

Alors que les pressions internationales sur Damas s’accentuent pour qu’il arrête ses opérations dans la Ghouta, les terroristes et les opposants tentent le tout pour le tout en donnant des chiffres exagérés sur les victimes civiles, afin d’exciter l’Occident et les États-Unis contre la Syrie.

Les soutiens occidentaux des terroristes syriens, qui depuis le début du déclenchement de la crise syrienne souhaitaient l’effondrement du gouvernement, savent bien actuellement que si la Ghouta orientale de Damas, dernier bastion des terroristes et des opposants syriens, venait à tomber, ils perdraient l’un de leurs leviers de pression sur le gouvernement syrien et que les terroristes et les opposants se rendraient alors tôt ou tard à l’armée, comme ce qui s’était passé dans la Ghouta occidentale.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553247/Syrie-accord-Daech-le-Front-alNosra-alQada-Staffan-de-Mistura-Ghouta-orientale-Nasr-Hariri-Antonio-Guterres-Merkel-Macron


 

ASSAUT FINAL DE L'ARMEE SYRIENNE CONTRE LES TERRORISTES A AL-NASHABIYAH

Syrie: assaut final de l’armée contre les terroristes à al-Nashabiyah

Thu Feb 22, 2018 11:37AM

Les effectifs de l’armée syrienne dans la Ghouta orientale. (Photo d’archives)

Les effectifs de l’armée syrienne dans la Ghouta orientale. (Photo d’archives)

Les chasseurs russes et syriens ont violemment bombardé mercredi 21 février au soir les positions du Front al-Nosra situées dans diverses localités de la Ghouta orientale.

Des groupes de reconnaissance russes ont pénétré dans certaines zones dans la périphérie de la Ghouta où les effectifs de l’armée syrienne auraient dû y être déployés.

L’armée syrienne poursuit ses attaques contre les positions des terroristes dans la plupart des zones de la Ghouta orientale. Les bastions du Front al-Nosra, rebaptisé Front Fatah al-Cham, ont été durement frappés à Haza et à Modira par l’aviation syrienne.

Les chasseurs syriens ont également bombardé les positions des terroristes de Jaich al-Islam et de Faylaq al-Rahman à Irbin, Kafr Batna, Harasta, Saqba.

L’armée syrienne veut en finir avec les terroristes désormais étriqués dans le district d’al-Nashabiyah.

Selon des témoins oculaires, de nombreux convois militaires ont traversé mercredi la route Homs-Damas pour atteindre la Ghouta orientale.

En réaction, les terroristes ont lancé des attaques aux roquettes et aux mortiers contre Damas, la capitale, suite à quoi au moins 9 civils ont été grièvement blessés dans les zones de Bab al-Salam, Barzeh, Sabaa Bahrat, Abou Rumana et les alentours de l’hôpital d’al- Zahrawi.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553238/assaut-final-de-larme-contre-les-terroristes--alNashabiyah-syrie


 

AFRIN : PLUS DE 400 COMBATTANTS VOLONTAIRES SYRIENS SOLIDEMENT ARMES DEFENDENT L'INTEGRITE TERRITORIALE DU PAYS ET SES FRONTIERES

Syrie: des centaines de forces populaires déployées à Afrin

Thu Feb 22, 2018 11:15AM

 

 

Plus de 400 forces populaires syriennes ont pris position dans la région d’Afrin, région du nord-ouest de la Syrie, proche de la frontière turque, pour défendre l'intégrité territoriale du pays et ses frontières, rapporte la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen.

L’information a été confirmée par Nuri Mehmud, porte-parole de la milice kurde YPG, qui affrontent les forces turques à l'extrême-nord de la Syrie. 

« Après un mois de lutte fabuleuse contre l’armée turque et des groupes terroristes tels que Daech et le Front al-Nosra, les YPG ont décidé de demander au gouvernement syrien et son armée de les rejoindre pour défendre l’unité territoriale de la Syrie et ses frontières face aux agresseurs », peut-on lire dans le communiqué émis par les Kurdes syriens.

Or, c'est à la demande des YPG que le gouvernement syrien a dépêché le 20 février ses troupes dans la région pour prendre position à la frontière et contribuer à la défense de l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la Syrie. En réponse, la Turquie a ouvert le feu sur le trajet des forces syriennes.

Lancée le 20 janvier, l'offensive turque est entrée dans sa cinquième semaine avec des airs de sale guerre tandis que les lignes de front semblent s'enliser. Ankara tente de ne pas sortir vaincu du bourbier syrien.

Des Kurdes manifestent en soutien aux Kurdes d'Afrin, au nord de Beyrouth (Liban), le 5 février 2018. ©AFP

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/22/553225/des-centaines-de-forces-populaires-dployes--Afrin-en-Syrie


 

PRES D'AFRIN, UN AVION ESPION TURC ABATTU PAR LA DCA DES FORCES POPULAIRES SYRIENNES

Un avion d’espionnage turc s’est écrasé près d’Afrin

Wed Feb 21, 2018 6:28PM

La DCA des forces populaires syriennes a  abattu un avion d’espionnage turc. (Photo d’archives)

La DCA des forces populaires syriennes a abattu un avion d’espionnage turc. (Photo d’archives)

Un avion d’espionnage turc a été pris pour cible par la DCA des forces populaires syriennes alors qu’il survolait la région d’Afrin. 

Selon le rapport d’al-Mayadeen, la défense aérienne des forces populaires syriennes a intercepté un avion d’espionnage turc au-dessus du point de passage d’al-Ziara près d’Afrin.

L’arrivée hier, mardi 20 février, des forces populaires syriennes dans la région d’Afrin a provoqué la colère d’Ankara. Tout de suite après l’entrée de ces forces, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a prétendu que l’artillerie de l’armée turque avait empêché l’avancement des forces syriennes vers Afrin.

Hier, lors de la réunion à Ankara du Parti de la Justice et du Développement (AKP) Erdogan a annoncé que l’armée avait commencé à encercler la ville d’Afrin.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/21/553169/Syrie-avion-despionnage-turc-abattu-Syrie-forces-populaires


 

SYRIE : DES HELICOPTERES US EVACUENT DES TERRORISTES DE DAECH

Des hélicoptères américains

Syrie: des hélicoptères américains évacueraient des djihadistes de Daech

© Sputnik. Talgat Kaliev

INTERNATIONAL

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16541

À Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, les habitants locaux affirment avoir vu des hélicoptères américains se poser dans l’enceinte d’une prison pour évacuer des détenus de Daech. Ils chercheraient à y installer une base. C’est ce qu’a appris une source à Sputnik.

Une source a confié à Sputnik sous le couvert d'anonymat qu'à Hassaké «des habitants ont vu depuis les toits de leurs maisons que des hélicoptères américains s'étaient posés dans l'enceinte d'une prison locale contrôlée par les Kurdes pour évacuer des djihadistes de Daech qui y étaient détenus».

D'autres sources informent que les Américains transfèreraient des munitions dans la prison afin d'y créer une base.

 

US flag

CC0 / PIXABAY

Qu’est ce qui se cache derrière le refus des USA de frapper Daech en Syrie?

Précédemment, des médias irakiens avaient communiqué que des hélicoptères américains avaient transféré des membres de Daech depuis la prison d'Hassaké vers leur base d'Abou-Hajar, dans l'est de la Syrie. Selon les sources locales, la prison d'Hassaké abriterait environ 100 terroristes, des étrangers pour la plupart. Des experts syriens estiment qu'il s'agit de combattants de Daech transférés par les Américains de Deir ez-Zor.

 

La prison d'Hassaké est bien fortifiée. Elle est située sur la rive de la Khabour, sur une colline entre les quartiers d'al-Lelilayah et de Guiran.

https://fr.sputniknews.com/international/201802211035232251-syrie-djihadistes-evacues/


 

CONFERENCE DE PRESSE DE KHALEB ISSA : "IL N'Y A PAS DE REACTION A LA HAUTEUR DE LA GRAVITE DE LA SITUATION A AFRIN"

Khaled Issa: « Il n’y a pas de réaction à la hauteur de la gravité de la situation à Afrin »  

Par

 Azad Kurkut

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Lors de la conférence de presse pour faire un point sur l’agression turque en Syrie le 19 février à la mairie du Xème arrondissement de Paris.

Une conférence de presse a été organisée par la Représentation diplomatique du Rojava en France le 19 février à la mairie du Xème arrondissement de Paris. Ouverte à toutes et à tous, elle a été l’occasion de faire un point sur l’agression turque à Afrin. Représentant du Rojava en France, Khaled Issa a commenté cette actualité, accompagné notamment de Patrice Franceschi, écrivain, et Gérard Chaliand, spécialiste en géopolitique.

Pour Khaled Issa, l’agression turque à Afrin ne concerne pas seulement les populations à majorité kurde de la région, « c’est une violation du droit international et des frontières de la Syrie. Nous faisons partie de l’Etat syrien et nous n’avons jamais eu la prétention de remettre en cause ses frontières. Bien sûr, nous avons un programme politique clair mais il s’inscrit dans le cadre de la Syrie. Nous sommes conscients que le régime actuel à Damas n’est pas démocratique, que la contestation initiale du peuple syrien en 2011 a été détournée de son but par l’intervention de pays étrangers. Ces ingérences ont contribué au retour du confessionalisme et du terrorisme. C’est pour cela que nous avons opté pour une troisième voie, un projet qui s’inscrive à lintérieur de la Syrie où nous prévoyons un système fédéral et démocratique. Nous pensons qu’une société multiethnique et multiconfessionnelle ne peut pas être bâtie sur la légitimité d’une seule nation ou d’une seule religion. Cette conception dérange Damas mais aussi la Turquie, que monsieur Erdogan dirige à travers un nationalisme et un islamisme forcené sous état d’urgence ».

Malgré l’intensité des combats qui ont gagné en intensité ces derniers jours, les populations civiles n’ont pas quitté massivement la région. Les objectifs non-militaires pris pour cible par l’aviation et l’artillerie turque n’ont pas eu raison de leur volonté de rester sur place.  « La population n’a pas fui Afrin, elle s’organise et se défend. Elle est attachéà son territoire et luttera jusqu’au bout »constate Khaled Issa.  « Elle a vu des renforts arriver d’autres régions de la Syrie pour mener la résistance (…). La stabilité dans la région est aujourd’hui menacée par le gouvernement AKP de la Turquie qui ne supporte pas de voir le vivre-ensemble des différentes communautés dans le nord de la Syrie. Les agissements actuels de la Turquie ne sont pas seulement grave pour les Kurdes ou le peuple syrien mais pour l’ensemble de la communauté internationale ».

Une position délicate pour la France

Après un mois de guerre à Afrin, les réponses apportées par les puissances internationales sont toujours insuffisantes. Si l’ouverture d’un corridor humanitaire est à l’étude au Conseil de Sécurité de l’ONU sous l’impulsion de la France et de la coalition internationale, les mesures effectives pour venir en aide à Afrin sont pour l’instant inexistantes.  « Evidemment, on souhaiterait que les réactions vis-à-vis de la Turquie soient plus nettes, plus dures comme le mériterait l’agressivité dErdogan », souligne Patrice Franceschi.  « Nos diplomates pensent qu’il faut y aller plus doucement, plus progressivement… La présence de la Turquie au sein de l’OTAN pose aujourd’hui un réel problème. Comme nous l’ont révélé des décideurs français lors d’une récente réunion à lElysée, il est inenvisageable pour la France de tirer sur des chars ou des avions faisant partie des forces de l’OTAN (…).  Tant que la Turquie en fera partie, elle bénéficiera d’une certaine protection et elle le sait. Pire, elle est aujourd’hui un cheval de Troie pour les groupes djihadistes dans l’OTAN ».

Pour l’écrivain, il est urgent de reconsidérer les relations de la France avec la Turquie d’Erdogan : « ce qui était vrai il y a dix ou vingt ans avec la Turquie ne l’est plus forcément aujourd’hui. Mais l’on préfère faire preuve de paresse intellectuelle, c’est tellement plus facile de maintenir le statu quo dans ses relations avec la Turquie que de les redéfinir. Cela dit, la France n’abandonne pas les Forces démocratiques syriennes (FDS). Elle est le fer de lance des négociations avec les autres puissances impliquées en Syrie et pèse de tout son poids pour que les FDS tiennent sur le terrain ».

La retenue des pays occidentaux est compréhensible pour le représentant du Rojava en FranceNéanmoins, il déplore que la Turquie « semble faire ce que bon lui semble. Tant qu’il n’y a pas de réaction sérieuse à la hauteur de la gravité de la situation parmi les puissances occidentales, le régime turc continuera à agir selon son bon vouloir. Il ne faut plus céder devant le chantage migratoire d’Erdogan (…). En tant que membre du Conseil de sécurité, je pense que la France peut faire beaucoup plus que ce qu’elle n’a fait jusqu’à présent. Je n’oublie pas qu’en 2014, c’est elle qui a fait la différence lors de la bataille de Kobanê ».

La Turquie ne cache plus son vrai visage…

A l’époque l’ennemi était religieux et il l’est toujours aujourd’hui. L’extrémisme islamiste a troqué le drapeau noir de Daesh contre un patch de l’Armée syrienne libre (ASL) dans l’ombre bienveillante de l’étendard turc. Pour le spécialiste des conflits armés Gérard Chaliand, « monsieur Erdogan a décidé de se débarrasser de la césarienne culturelle opérée par Mustapha Kemal, le caractère séculier de l’Etat turc. Il souhaite un retour au sunnisme le plus strict et ne rejoint Kemal que sur un nationalisme ombrageux dont les Kurdes ont fait les frais depuis 1924 (…). Il n’y a pas d’état de droit en Turquie, tout simplement. Ces quinze derniers jours, plus de 600 personnes ont été emprisonnées pour avoir remis en cause ou exprimer son opposition à l’offensive turque à Afrin (…). Le projet de monsieur Erdogan à Afrin est d’une simplicité qui l’honore : se débarrasser des combattant.e.s kurdes, expulser la population kurde de ses territoires ancestraux pour les “rendre” à ceux qu’il considère comme ses habitants originaux, c’est-à-dire les Syriens de l’ASL, sobriquet derrière lequel s’abritent de nombreux djihadistes, soutenus par la Turquie ».

Malgré toute sa bonne volonté guerrière, la Turquie d’Erdogan n’aurait pu se permettre d’attaquer les FDS et les populations civiles à Afrin sans l’accord de la Russie, maitresse du ciel syrien. Si elles ont en majorité évacué la région d’Afrin, une partie des unités russes sont toujours stationnées au sud-ouest, dans le district de Tell Rifaat.

… et la Russie ses intérêts

L’attitude conciliante de la Russie à l’égard de la Turquie n’est motivée que par un seul objectif majeur selon Gérard Chaliand : « le maintien d’un pouvoir allié en Syrie, le dernier qui lui soit favorable dans le monde arabe (…). Pour avoir obtenu le feu vert d’une opération militaire sur Afrin de la part de la Russie, la Turquie semble avoir consenti à ne pas remettre en cause le régime de Damas. Et comme celui-ci garanti à Moscou la préservation de ses intérêts… Plus on se rapproche de ce qui semble être un dénouement de la crise syrienne, plus les intérêts vitaux des différents acteurs étatiques impliqués en Syrie vont s’étaler au grand jour. Difficile dans ces conditions de prédire l’avenir à Afrin et en Syrie. Les jours et semaines à venir nous en diront plus ». Le seul port militaire russe en Méditerranée dans la province de Lattaquié, les contrats liés à la reconstruction de la Syrie et sa position stratégique au Moyen-Orient valent bien l’abandon des FDS à majorité kurde et la violation de la souveraineté de son allié syrien. Celui-ci, tout comme l’Iran, s’oppose fermement à la progression des forces armées turques et de ses affiliés sur son territoire.

Commentant les rumeurs faisant état d’un accord entre le PYD et le régime de Damas, Khaled Issa a réaffirmé que « les territoires d’Afrin et ceux à l’est de l’Euphrate font partie de la Syrie. Nous n’avons jamais eu de volonté séparatiste. Nous faisons partie de l’Etat syrien et respectons son intégrité territoriale. Dans ce sens, il y a eu une déclaration de l’administration autonome d’Afrin soulignant que si le régime de Damas se considère toujours comme le dirigeant de la Syrie, alors l’armée syrienne doit assumer ses responsabilités pour en défendre les frontières. Un accord est en cours de négociation avec le régime mais rien n’est signé pour l’instant. Une fois conclu, un communiqué sera publié. Tant qu’il n’y a pas de communiqué officiel, il n’y a pas d’accord ».

L’officialisation de l’accord est intervenue ce mardi 20 février, quelques heures après l’intervention de Khaled Issa.  Le déploiement dans la région d’Afrin d’unités militaires fidèles au régime de Bashar al-Assad, les Forces de défense nationale, marque un tournant dans le conflit en Syrie. Il met pour la première fois aux prises deux acteurs étatiques avec leurs armées conventionnelles et leurs supplétifs. Cette évolution du conflit syrien consacre l’inertie des pays occidentaux, tout en démontrant la prise de conscience par les autorités de Damas et d’Afrin de la gravité de l’attaque turque. Outre la complexification et le pourrissement de la guerre en Syrie, l’emploi de milices djihadistes par la Turquie fait de nouveau déjà planer sur la Syrie, le Moyen-Orient et l’Europe le spectre du terrorisme islamiste.

« La Turquie se comporte comme un ennemi de la France »

Ce que ne manque pas de souligner Patrice Franceschi pour qui la situation actuelle dans le nord-ouest de la Syrie « nous concerne toujours autant. Ne pas s’en rendre compte est une faute morale et politique. Si nous pensons que la menace djihadiste est derrière nous, nous nous trompons lourdement. Il ne faut pas se tromper d’ennemi et aujourd’hui, il est au côté de l’armée turque. Les zones contrôlées par les FDS sont les plus dynamiques en Syrie dans la lutte contre le terrorisme. La Turquie mène contre elles une vraie guerre pendant que nous détournons le regard (…). Il est important de définir qui sont les amis de la France et qui ne le sont pas en Syrie et en la matière, force est de constater que la Turquie se comporte comme un ennemi. Cela fait plus de cinq ans que je me rends en Syrie et cela fait autant de temps que je vois la Turquie soutenir par tous les moyens possibles les groupes djihadistes. Hier Daesh, aujourd’hui l’ASL. La Turquie cherche à tirer profit du manque de ténacité sur le long terme de la France ou des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme afin de remettre en selle ceux qui ont déjà été vaincus »

Un avis partagé par Khaled Issa pour qui le caractère religieux de l’agression turque se double d’un périlleux jeu géopolitique : « Cette attaque est aussi un moyen de soulager Daesh, en difficulté dans la région de Deir ez-Zor où les terroristes ne tiennent plus que deux enclaves. Bien sûr elle vise les Kurdes et leurs alliées en Syrie mais c’est également une façon de maintenir une capacité de nuisance suffisante à l’égard de l’Europe afin de négocier au mieux avec elle. Ankara menace l’Europe d’un afflux migratoire important sur son sol qui ferait craindre une arrivée massive de terroristes. Avec le recul territorial de Daesh en Syrie, la Turquie a perdu son levier d’influence sur l’Europe et cherche aujourd’hui à le retrouver. De nombreux mercenaires et dirigeants de Daesh ont été recyclés par monsieur Erdogan dans l’ASL. Nous en détenons les preuves, noms et photos à l’appui ».

 

Lors de la conférence de presse pour faire un point sur l’agression turque en Syrie le 19 février à la mairie du Xème arrondissement de Paris.

https://rojinfo.com/khaled-issa-ny-a-de-reaction-a-hauteur-de-gravite-de-situation-a-afrin/



 

L'AGRESSION TURQUE INCESSANTE CONTRE IFRINE A FAIT 175 MARTYRS ET 450 BLESSES

L’agression turque incessante contre Ifrine fait plus de 652 martyrs et blessés

20/02/2018

Alep/ Pour le 32e jour successif, les forces du régime turc et ses mercenaires ont poursuivi leurs agressions contre la ville d’Ifrine dans la banlieue nord d’Alep, faisant plus de victimes et causant des dégâts matériels considérables dans les propriétés, les maisons et les infrastructures.

Des sources médicales dans l’hôpital d’Ifrine ont déclaré au correspondant de SANA que l’agression incessante menée par les forces du régime turc contre les maisons des civils et les infrastructures dans la ville d’Ifrine, avait fait Jusqu’à aujourd’hui 175 martyrs et plus de 450 blessés, dont la majorité des enfants et des femmes.

D.H./ L.A.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/20/553014/Lavrov-tatsUnis-Kurdes-Syrie-Afrin


 

UNE ENIEME FOIS, SERGUEÏ LAVROV INSISTE SUR L'EXIGENCE DE PRESERVER L'INTEGRITE TERRITORIALE DE LA SYRIE

Une fois de plus, Lavrov insiste sur l'intégrité territoriale de la Syrie

Tue Feb 20, 2018 2:30PM

Les Unités de protection du peuple (YPG) et les blindés américains en avril 2017 dans le Nord syrien. ©Sputnik

Les Unités de protection du peuple (YPG) et les blindés américains en avril 2017 dans le Nord syrien. ©Sputnik

Le ministre russe des Affaires étrangères a rejeté une fois de plus les prises de position américaines à l’égard ds Kurdes syriens et évoqué l’exigence de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie.

Selon l’agence de presse Interfax, Sergueï Lavrov a affirmé, ce mardi 20 février, que l’approche des États-Unis à l’égard des Kurdes en Syrie ressemblait à des actes de provocation sur le plan international.

Lavrov a parlé de la situation à Afrin et de l’opération militaire turque dans cette région du Nord syrien.

« La Russie tient à dire que tous les problèmes doivent être réglés sur la base du principe de l’intégrité territoriale de la Syrie », a précisé le ministre.

Précédemment, lors de la session plénière du Club Valdaï, le chef de la diplomatie russe avait dénoncé la position « dangereuse » américaine concernant les opérations militaires contre les Kurdes à Afrin.

PressTV-Club Valdaï : Lavrov prévient les USA

« J’appelle les États-Unis à ne pas jouer avec le feu en Syrie. Leur plan de démembrement du pays et leur comportement nous inquiètent », a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Dans un communiqué, le Kremlin a annoncé que les ministres des Affaires étrangères russe, turc et iranien devraient se réunir d’ici deux semaines à Astana, capitale du Kazakhstan, pour discuter de la situation en Syrie. Il s’agira d’une réunion en préparation à une future rencontre, à Istanbul, entre les présidents des trois pays.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/20/553014/Lavrov-tatsUnis-Kurdes-Syrie-Afrin


MALGRE LES MENACES ET LES TIRS TURCS ESSUYES, LES FORCES POPULAIRES SYRIENNES SONT ENTREES A IFRIN (IMAGES ET VIDEO)

Syrie: les forces populaires syriennes entrent à Afrine, malgré les menaces turques

 Depuis 21 minutes  20 février 2018

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 Moyent-Orient - Syrie

 

 

Rédaction du site

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Malgré les tirs dont elles étaient victimes , les forces progouvernementales syriennes sont entrées ce mardi dans la ville de Afrine, au nord de la Syrie.
Selon la télévision libanaise satellitaire al-Mayadeen Tv, ces forces populaires formées de volontaires sont venues depuis les deux localités de Noubbol et Zahra, au nord-ouest de la province d’Alep. Elles sont formées de plusieurs centaines de combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, instance médiatique de l’opposition pro occidentale siégant à Londres.
« Les forces populaires sont entrées dans le district d’Afrine », a affirmé Rojhad Rojava, un responsable de la Défense kurde au sein de l’administration locale.

Selon le correspondant de la télévision al-Manar, l’armée ne se trouve pas parmi ces forces qui avaient combattu dans plusieurs régions syriennes, surtout dans les provinces de Homs, Hama, et d’Alep.

Ces forces, dont l’arrivée imminente avait été annoncée dès lundi par les médias officiels syriens, seront déployées le long de la frontière turque, ont indiqué les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qu’Ankara considère comme « terroriste ». La Turquie veut à tout prix chasser les YPG d’Afrine à la faveur de son offensive qui est entrée mardi dans son deuxième mois.

Tournure spectaculaire

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“L’offensive turque contre une milice kurde à Afrine a pris mardi une tournure spectaculaire avec le déploiement de forces prorégime syrien dans l’enclave kurde, aussitôt visées par des tirs turcs”, a commenté l’AFP.

Aussi bien durant leur progression que lors de leur stationnement, elles ont été visées par l’artillerie turque, selon l’agence officielle syrienne Sana et ont du répliquer. Ce qui ne les a pas empêchées d’avancer.

A Ankara, les médias étatiques ont fait état de « tirs d’avertissement » contre ces forces.
« Les groupes terroristes prorégime qui s’efforcent d’avancer vers Afrine ont reculé à environ 10 km de la ville du fait des tirs d’avertissement », a affirmé l’agence Anadolu.
En guise de menace à Damas, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait pourtant affirmé dans la matinée que son armée « barrera la route » à tout renfort extérieur arrivant à Afrine.
Mais les forces loyalistes syriennes s’y sont déployés quelques heures plus tard, constatent l’AFP.

M. Erdogan a aussi affirmé que les forces turques assiégeraient prochainement la ville d’Afrine.
Ses plans risquent toutefois d’être contrariés par les derniers développements, estime l’AFP, selon laquelle il n’était pas clair dans l’immédiat si le déploiement syrien s’est fait avec l’aval de Moscou, un allié-clef du président de Bachar al-Assad et qui contrôle l’espace aérien dans le nord de la Syrie, un important levier qui peut lui permettre de faire pression sur Ankara.

Lentes avancées

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Moscou a beau avoir tacitement donné son feu vert à l’offensive d’Afrine, il n’a pas manqué de manifester déjà sa mauvaise humeur à l’égard d’Ankara en fermant l’espace aérien à ses avions pendant plusieurs jours après qu’un appareil russe eut été abattu dans une zone du nord de la Syrie où des observateurs militaires turcs sont censés faire respecter une zone de désescalade.

La Russie et la Turquie coopèrent étroitement sur le dossier syrien mêmes si elles soutiennent des camps opposés dans le conflit. M. Erdogan s’est rapproché de Moscou après avoir été excédé par le soutien apporté par les Etats-Unis aux YPG, devenues leur fer de lance sur le terrain dans la lutte contre les takfiristes de Daech (Etat islamique-EI).
Bien qu’il ait reconnu avoir perdu 32 soldats, Ankara répète à l’envie que l’offensive avance « comme prévu ».

Selon l’AFP, les forces turques ont certes pris à ce jour le contrôle de plus de 40 villages, mais ces localités sont situées pour la plupart dans des zones frontalières du nord de la région d’Afrine.
« Comme nous agissons pour éviter de mettre en danger nos forces de sécurité et en tenant compte des civils, il peut sembler que nous avançons lentement », a convenu M. Erdogan.
Quelque 205 combattants pro-Ankara et 209  membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’OSDH, qui fait aussi état de 112 civils tués, ce qu’Ankara dément.

Tension entre Ankara et Washington

Sur le plan diplomatique, l’offensive a renforcé les tensions entre Ankara et Washington. A tel point que la Turquie menace d’ores et déjà d’avancer vers Minbej, à une centaine de kilomètres à l’est d’Afrine, où sont déployés des militaires américains aux côtés des YPG.

Pour tenter d’apaiser ces tensions avec un pays allié des Etats-Unis au sein de l’Otan, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a effectué en fin de semaine une visite à Ankara au cours de laquelle il a eu des entretiens marathon avec M. Erdogan et avec le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

A l’issue de cette visite, Washington et Ankara sont convenus de travailler « ensemble » en Syrie pour surmonter leur crise, avec « en priorité » la recherche d’une solution pour Minbej.

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/787961