SYRIE

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REVELATION DU JOURNAL LIBANAIS AL-AKHBAR : LE PETROLE SYRIEN SERAIT DESORMAIS ENTRE LES MAINS D' "ISRAËL"

Le pétrole syrien entre des mains israéliennes ?

 Depuis 3 heures  15 juillet 2019

ilham_mordechai

 Moyent-Orient - Syrie

 

Rédaction du site

Le pétrole syrien serait désormais entre les mains d’Israël, a révélé le journal libanais al-Akhbar qui a dit détenir une lettre qui autorise un agent israélien, le dénommé Mordechaï (Moti) Kahana, à vendre le pétrole syrien, extrait des zones de l’est dont se sont emparées les milices kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Cette lettre est signée d’une membre du Conseil démocratique syrien, la tribune politique des FDS, Mme Ilham Ahmad.

Selon Al-Akhbar, cette dernière fait partie des responsables des FDS qui soutiennent le plus  le choix de l’alliance avec les Etats-Unis. Elle était membre du parti kurde  « La vie libre » (Bijak) qui a combattu l’Etat iranien dans le nord-ouest de l’Iran et affichee ouvertment son aversion pour lui.

Depuis quelques mois, elle s’est rendue à la tête d’une délégation des FDS  à Washington, pour se tenir au courant de la réelles positions américaines du retrait de leurs troupes et de la création d’une zone de sécurité. Elle aurait rencontré le président américain Donad Trunp grâce au Lobby pro israélien aux Etats-Unis. Une photographie avec Moti confirme ses liens étroits avec ce lobby.

« Nous estimons que la production du pétrole s’élèverait à environ 400 000 barils par jour. Mais aujourd’hui, la moyenne en est 25 000 barils. Le droit à l’exploration et au développement de l’extraction pétrolière a été accordé à Kahana et les cours ont été fixés entre 22 et 35 dollars », lit-on dans cette lettre publiée par Al-Akhbar.
 » Ce contrat FDS-Israël a été révélé en pleines pressions et sanctions des USA contre la Syrie et son secteur pétrolier », constate ce journal qui poursuit : « Si cette lettre est authentique, elle englobe les messages suivants :

1 – Donner la carte blanche à Kahana signifie que le Conseil démocratique syrien a commencé à agir en tant qu’entité indépendante par rapport à l’État syrien, ce qui donne aux ennemis de la Syrie le droit de disposer du pétrole syrien à l’aide des États-Unis. Cela intervient alors que les FDS contrôlent 80% des gisements pétroliers syriens.

2- Ce volume de l’exploitation du pétrole dans cette conjoncture où la Syrie traverse une crise énergétique, n’est qu’un gaspillage de la richesse de la population.

3 – Cette action ne peut signifier que le renforcement plein et entier de l’alliance américano-israélienne en Syrie. Ce comportement des Kurdes prouve qu’ils n’ont pas l’intention de revenir dans le giron de l’Etat et qu’ils ont choisi de jouer le rôle d’éternels traîtres.

Al-Akhbar a rapporté avoir tenté de contacter les responsables du CDS pour s’assurer de l’authenticité de la lettre, sans obtenir de réponse.

Il semble fort que les kurdes syriens suivent le même  parcours que celui des Kurdes irakiens, en se ralliant à l’axe américano-israélien. En le privant de ressources nécessaires à la reconstruction du pays, ce choix vise à épuiser l’Etat syrien et empêcher sa renaissance.

 

Sources: Press TV; al-Akhbar

https://french.almanar.com.lb/1427626


 

SYRIE : LA RUSSIE REARME HMEIMIM

Des images satellite de la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie

Sun Jul 14, 2019 6:4PM

Nouvelle image satellite de la base aérienne russe à Hmeimim. ©South Front

Nouvelle image satellite de la base aérienne russe à Hmeimim. ©South Front

De nouvelles images satellitaires montrent que la base aérienne russe en Syrie accueille actuellement sept avions de combat Su-24, quatre Su-25, sept Su-34 et quatre Su-35, ainsi qu’un système avancé d’alerte et de contrôle A-50, un Il-20 de renseignement électronique, deux avions-cargos Il-76 et un avion-cargo An-30.

Les avions de combat sont tous déployés sur la piste d’atterrissage de la base aérienne, ce qui indique que de nouveaux abris pour avions sont encore en construction dans la partie nord-est de la base.

Il y a quelques jours, des terroristes basés à Idlib ont tenté de prendre pour cible la base aérienne de Hmeimim avec trois drones armés. Cependant, les systèmes de défense aérienne russes ont repoussé l’attaque.

Les forces aériennes russes déployé à Hmeimim soutiennent actuellement les opérations limitées autour d’Idlib. Des avions de guerre russes effectuent également des sorties régulières dans le désert de Homs, où se cachent des centaines de terroristes de Daech.

À présent, outre la défense aérienne de l’armée syrienne, les Russes aussi ont installé leur DCA dans le pays.

Lattaquié : Hmeimim prise d'assaut

Lattaquié : Hmeimim prise d’assaut

La DCA syrienne a repoussé les attaques de drones menées par des groupes terroristes à Lattaquié.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/14/600935/SuAntonov-la-Russie-rarme-Hmeimim


 

SYRIE : DEUXIEME JOURNEE DE PILONNAGE DES QUARTIERS RESIDENTIELS DU SUD D'ALEP PAR LES TERRORISTES. AU MOINS SIX CIVILS TUES

Alep

Deuxième journée de pilonnage d'Alep, les médias livrent un bilan des victimes civiles

© Sputnik . Ekaterina Yanson

INTERNATIONAL

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7032

Au moins six civils ont été tués et huit autres blessés dimanche lors d’un pilonnage des quartiers résidentiels du sud d’Alep par des terroristes du Front al-Nosra*, annonce l’agence Sana.

La deuxième journée de pilonnage des quartiers sud d’Alep a fait de nouvelles victimes parmi les civils, indique Sana.

Destructions à Alep, Syrie

© SPUTNIK . EKATERINA YANSON

Propagande de Daech: «après la conviction du djihad, celle des attentats»

 

Selon l’agence, au moins six personnes ont été tuées et huit d’autres blessées ce dimanche par les obus des terroristes du Front al-Nosra*.

Plus tôt dans la journée, Sana a annoncé que des terroristes avaient lancé une roquette à la périphérie du palais municipal au centre de la ville d’Alep, blessant une fillette et faisant des dégâts matériels sur place.

*Organisation terroriste interdite en Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201907141041668357-deuxieme-journee-de-pilonnage-dalep-les-medias-livrent-un-bilan-des-victimes-civiles/


 

IRAK-SYRIE : LES HACHD AL CHAABI INTENSIFIENT L'OFFENSIVE

Des hélicoptères irakiens pourchassent les terroristes de Daech le long de la frontière syrienne

Fri Jul 12, 2019 7:17PM

Des combattants des Hachd al-Chaabi. ©L’Humanité

Des combattants des Hachd al-Chaabi. ©L’Humanité

Les forces armées irakiennes et les Hachd al-Chaabi ont lancé cette semaine une opération militaire de grande envergure le long de la frontière avec la Syrie dans le cadre de leurs opérations pour éliminer les résidus de ce groupe terroriste.

Épaulées par les Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire), les forces armées irakiennes ont lancé une opération en attaquant les positions de Daech dans les provinces d’al-Anbar, de Ninive et de Salaheddine.

Lors de ces opérations, l’armée irakienne a utilisé ses forces terrestres et ses avions de combat.

Simultanément au début de la troisième étape de la grande opération de nettoyage de l’Ouest irakien de la présence de Daech, le vice-commandant des Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi al-Mouhandes, a affirmé le mardi 9 juillet que les forces des Hachd reviendraient de nouveau dans ces régions, une fois cette étape terminée.

Irak-Syrie: retour triomphal des Hachd

Irak-Syrie : retour triomphal des Hachd

Simultanément au début de la 3e étape de la grande opération de nettoyage de l’Ouest irakien de la présence de Daech, le vice-commandant des Hachd al-Chaabi a affirmé que les forces des Hachd reviendraient de nouveau à ces régions, une fois cette étape terminée.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/12/600770/Irak-Syrie-Hachd-alChaabi-Daech-alAnbar-Salaheddine


 

ALORS QU'IL EST URGENT DE DOTER LA SYRIE DE MOYENS DE DEFENSE PERFORMANTS, LA RUSSIE LIVRE DES MISSILES S-400 AU DANGEREUX CAMELEON ERDOGAN

Ankara: La livraison de missiles russes S-400 à la Turquie « a commencé » vendredi

 Depuis 2 heures  12 juillet 2019

s-400

 Monde islamique - Turquie

 

La livraison à la Turquie de missiles S-400 a commencé vendredi, en dépit des mises en garde répétées adressées par Washington à Ankara contre l’acquisition de ce système de défense antiaérienne, a annoncé le ministère turc de la Défense.

« La livraison de la première cargaison d’équipements du système de défense antiaérienne S-400 a commencé le 12 juillet à la base aérienne Murted à Ankara », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Appelée Akinci avant d’être rebaptisée Murted, la base en question est considérée comme le QG des officiers putschistes qui avaient tenté en juillet 2016 de renverser le président Recep Tayyip Erdogan.

Le 3ème anniversaire de ce putsch manqué sera célébré lundi.

La Turquie avait rejeté mercredi une énième mise en garde des Etats-Unis concernant l’achat de ces missiles russes, appelant Washington à ne pas prendre de mesures susceptibles de « nuire aux relations » bilatérales.

« Nous invitons la partie américaine à ne pas prendre de mesures dommageables qui mettraient au rebut la diplomatie et le dialogue et nuiraient à nos relations », avait déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette déclaration était intervenue au lendemain d’un nouvel avertissement américain au sujet de l’achat par la Turquie du système de défense russe.

« La Turquie s’exposerait à des conséquences réelles et néfastes si elle acceptait les S-400 », a déclaré mardi 9 juillet la porte-parole du département d’Etat américain, Morgan Ortagus.

Les Etats-Unis s’opposent fortement à l’achat des S-400 par la Turquie, estimant notamment que les systèmes russes ne sont pas compatibles avec les dispositifs de l’Otan, dont Ankara est membre.

En outre, Washington estime qu’il existe un risque que les opérateurs russes qui formeront les militaires turcs aux S-400 puissent dans le même temps percer les secrets technologiques du nouvel avion furtif américain F-35 dont la Turquie veut aussi se doter.

Washington avait officiellement lancé début juin un ultimatum à Ankara, lui donnant jusqu’au 31 juillet pour choisir entre le système de défense russe et les F-35.

Erdogan avait affirmé fin juin après avoir rencontré son homologue américain Donald Trump qu’il ne craignait pas d’exposer son pays à des sanctions en achetant les missiles S-400.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1423787


 

SYRIE : QUE PREPARENT LES USA POUR LA FRANCE ?

Thu Jul 11, 2019 5:29PM

Des soldats français ont été envoyés en renfort en Syrie en 2018. ©AFP

Des soldats français ont été envoyés en renfort en Syrie en 2018. ©AFP

Ce que l’Allemagne a décliné la France et la Grande-Bretagne ont accepté : s’embourber en Syrie, car qui croirait que Damas et ses alliés permettront à l’OTAN de créer une zone tampon dans le Nord syrien, soit une région où implanter définitivement une présence militaire hostile.

L’édition numérique du magazine Foreign Policy a récemment publié un rapport selon lequel les gouvernements français et britannique avaient décidé d’envoyer des troupes militaires en Syrie à l’instigation des Américains. Foreign Policy écrit que les deux alliés traditionnels de Washington, Londres et Paris, ont ainsi convenu d’un déploiement de troupes pour ce qu’ils ont nommé un coup de pouce au retrait américain de Syrie. Citant des sources américaines, le magazine affirme aussi que cette décision est une victoire majeure de l’équipe de sécurité nationale du président américain Trump, qui serait parvenue à persuader le Royaume-Uni et la France d’envoyer des forces supplémentaires en Syrie, sous le prétexte de prendre le relais des Américains tandis que la vérité serait, elle, tout autre : la défaite américaine en Syrie ne pourrait être vécu seul, Washington ayant besoin d’en partager le fardeau avec les parties qui l’ont soutenu dans son aventure syrienne. Ainsi la Grande-Bretagne et la France, les seuls partenaires américains ayant des forces en Syrie, vont-elles s’engager à augmenter leurs effectifs de 10 à 15 %. Selon FP, les États-Unis comptent aussi sur d’autres pays qui pourraient suivre l’exemple franco-britannique en déployant chacun un petit nombre de soldats, en échange d’un intéressant dédommagement par Washington. Ainsi la France confirme sa totale adhésion au camp anglo-saxon, s’éloignant un peu plus de l’Europe et de l’Allemagne.

En janvier dernier, le président américain avait demandé aux membres de l’OTAN de payer leur part des frais militaires dans les contrées lointaines. Et s’il n’a pour le moment pas obtenu plus d’argent de la part de ses alliés européens pour compenser ses dépenses militaires en Syrie, il semble bien que ces derniers aient accepté d’envoyer leurs hommes au lieu de mettre la main à la poche. L’armée française se réduit ainsi au rang d’une armée supplétive. 

Syrie: Paris et Londres envoient des troupes

Syrie : Paris et Londres envoient des troupes

Paris et Londres ont accepté d’envoyer des forces supplémentaires en Syrie.  

Foreign Policy croit savoir que d’autres pays, parmi lesquels l’Italie et quelques pays des Balkans, seraient prêts à rejoindre la coalition américaine en Syrie. Il est utile de rappeler que l’Allemagne, elle, a rejeté la demande de Washington, après que son représentant spécial pour la Syrie, James Jeffrey, eut déclaré que Trump avait appelé dans une lettre officielle Berlin à déployer des troupes allemandes en Syrie. C’est un second refus après que l’Allemagne eut dit non à l’engagement de son armée de l’air dans le Nord syrien. Le président américain, Donald Trump a annoncé il y a quelques mois qu’il avait l’intention de retirer les troupes américaines de Syrie. En réaction à la décision du locataire de la Maison-Blanche, le secrétaire à la Défense de l’époque, James Mattis, a démissionné. Peu après, des médias américains ont rapporté que son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, avait persuadé Trump de prolonger la présence US en Syrie.

Pourquoi l’Europe a-t-elle accepté la demande américaine de déploiement de forces supplémentaires en Syrie ?

« Selon la première hypothèse, les Européens croient toujours pouvoir tirer un profit pécuniaire de leur présence en Syrie. Il semblerait qu’ils espèrent obtenir ainsi une part dans des “projets américains de reconstruction” de la Syrie ; projets que Londres et Paris veulent arracher sans l’accord de Damas. La deuxième hypothèse serait qu’en l’absence des forces américaines, le binôme France-Grande-Bretagne tentera de créer un “certain équilibre” des forces face à la Russie et l’Iran. Reste à savoir si les effectifs français et britanniques qui vont s’engager en Syrie seront suffisants pour contrer la dynamique irréversible des victoires militaires de l’armée syrienne ou si les soldats européens ne seront que de simples supplétifs, de la chair à canon au service de Washington. »

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/11/600662/Que-cherchent-Paris-et-Londres-en-Syrie-


 

LE HAMAS SOUHAITE RELANCER SES RELATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT SYRIEN

Le Hamas envisage de se réconcilier avec Damas

 Depuis 1 heure  10 juillet 2019

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 Moyent-Orient - Palestine

 

Mahmoud al-Zahar, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré, mercredi 10 juin, que ce mouvement essayait de relancer ses relations avec le gouvernement syrien.

Dans un entretien exclusif avec le site web al-Nahda, Mahmoud al-Zahar a déclaré que la Résistance devrait entretenir de bonnes relations avec tous les pays qui voyaient en Israël un ennemi et qui adoptaient une position transparente face à ce régime occupant. Il a ensuite dénommé les pays comme la Syrie, le Liban et la République islamique d’Iran.

« Je pense que des efforts sont en cours pour relancer les relations entre le Hamas et le gouvernement syrien. Avant le début de la crise en Syrie, le président Bachar Assad nous avait ouvert la porte et nous faisions des ballets diplomatiques en Syrie tout comme nous le faisions en Palestine. Mais nos relations se sont ternies suite à l’intensification de la crise en Syrie. Je pense que le Hamas n’aurait pas dû abandonner la Syrie et qu’il n’aurait pas dû se laisser impliquer dans la crise contre ou pour la Syrie », a déclaré Mahmoud al-Zahar.

Et d’ajouter : « Les relations entre le Hamas et la Syrie de Bachar Assad battaient leur plein. En 2006, lorsque j’assumais le poste du ministre palestinien des Affaires étrangères, j’ai rencontré Bachar Assad dans son bureau et d’importantes décisions ont été prises dont l’hébergement des réfugiés palestiniens à la frontière irako-jordanienne. Bachar Assad n’a pas hésité un instant pour dire « oui » à cette demande. La Syrie avait ouvert ses portes non seulement au Hamas mais à tous les groupes palestiniens. Il faut dire la vérité même si elle ne plaît pas à certains. Il faut que nous entretenions de bonnes relations avec les pays qui ont de mauvaises relations avec Israël, les pays dont une partie est occupée par le régime israélien, comme la Syrie et le Liban. Lorsque certains pays du golfe Persique reconnaissent Israël, que peut empêcher les pays occupés de se mobiliser ? »
La Syrie a accueilli des dirigeants du Hamas que la Jordanie avait expulsés en 1999. Mais ces derniers ont quitté en 2011 le sol syrien en fermant leur bureau, ce qui a beaucoup déplaît aux autorités syriennes.

Certains dirigeants du Hamas ont récemment commencé à parler d’une reprise de relations avec la Syrie. À noter que le président du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh a annoncé, en juin 2018, que le Hamas n’avait jamais rompu ses relations avec Damas.

Source: Press TV

https://french.almanar.com.lb/1421576


 

LA RUSSIE REFUSE A LA SYRIE DE LUI LAISSER UN CONTROLE PLEIN ET INDEPENDANT DES S-300 DEPLOYES SUR SON SOL. 2 DEBACLES S-200 EN MOINS D'UN AN.

2 débâcles S-200 en moins d’un an : la Syrie est aux abois

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 09 juillet 2019

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La Syrie a connu sa deuxième débâcle à l’utilisation de missiles S-200 : voici qu’un missile égaré a fini sa course à Chypre, moins d’un an après que le précédent avait frappé l’avion espion russe en septembre 2018. Ces deux incidents montrent le niveau de désespoir de la Syrie de répondre aux frappes de plus en plus intenses de la part d’« Israël », réduite qu’elle est de faire usage d’une technologie obsolète et dépassée, avec la Russie qui refuse de lui laisser un contrôle plein et indépendant des S-300s qui sont déployés sur son sol.

Les frappes anti-iraniennes menées par « Israël » en Syrie vers minuit, le 1er juillet, ont été particulièrement dévastatrices et ont détruit un grand nombre de cibles entre Homs et Damas, mais l’opération a également été marquée par un désastre embarrassant : l’un des missiles S-200 anti-aériens lancé par l’Armée Arabe Syrienne (AAS) pour se défendre s’est perdu et a fini sa course en atterrissant à Chypre. Il s’agit du deuxième accident en moins d’un an, un précédent missile ayant détruit par erreur un avion espion russe en septembre 2018. Ces deux événements montrent que la Syrie est aux abois pour répondre aux attaques de plus en plus importantes d’« Israël », alors que la technologie dont elle dispose pour ce faire est obsolète et peu fiable : la Russie refuse en effet de laisser la Syrie prendre un contrôle plein et indépendant des missiles S-300.

Le monde a été amené à penser, au travers d’une campagne de gestion de la perception soigneusement préparée, que le déploiement de cette technologie S-300 empêcherait les frappes aériennes « israéliennes » à l’avenir, mais la réalité est que ces missiles n’ont jamais dépassé en pratique le rôle de « symbole de prestige«  qui alimente les fantasmes et les vœux pieux de membres de la communauté des médias alternatifs, affligés d’un complexe du chevalier blanc qui leur laisse à penser que la Russie va voler au secours de la Syrie. Le mandat militaire de Moscou en Syrie se limite strictement à des responsabilités anti-terroristes, et ne prévoit rien pour défendre les frontières du pays des menaces conventionnelles, et encore moins si celles-ci émanent du « Russraël de Poutinyahou« . Mais les infox voulant que l’intervention russe soit plus étendue que cela ont permis l’éclosion de théories absurdes, quant aux motivations de l’implication de Poutine dans ce conflit.

La fable la plus populaire veut que la Russie soit une sorte d’« État croisé anti-sioniste », supposément dédié à la destruction d’« Israël«  ; cette fable est facile à démonter à la simple lecture des nombreuses déclarations de soutien que Poutine a émises envers l’« État juif » auto-proclamé ; ces déclarations sont disponibles sur le site officiel du Kremlin. Malgré tout, nombreux sont ceux qui refusent d’en accepter la réalité, et restent convaincus que la Russie attend le « bon moment » pour laisser la Syrie faire usage des S-300s — qu’importe les souffrances qu’endure la République Arabe en attendant l’activation de ce « projet de génie ». Ce train de pensée est facile à démonter, la Syrie ayant été contrainte d’utiliser la technologie S-200, dépassée et inefficace pour se défendre ; elle n’aurait pas besoin de prendre ce risque si Moscou lui laissait les accès à la technologie S-300 plus récente.

La période préparatoire de l’attaque de minuit a vu fleurir les allégations fausses, voulant que la Russie brouillerait les signaux GPS dans l’espace aérien israélien ; Moscou a immédiatement dénoncé ces allégations comme relevant de l’infox, mais elles n’ont pas manqué pour autant de nourrir les fantasmes dans la communauté des médias alternatifs : la Russie s’emploierait secrètement à subvertir l’« État juif »autoproclamé pour le compte de son « allié » syrien. On peut à présent affirmer sans aucun doute que ces allégations étaient absolument fausses : « Israël »a réussi à mener sa campagne de bombardement étendue sans difficulté. Reste qu’elles ont probablement été émises pour distancier la Russie de l’accord qu’elle a sans doute conclus la semaine dernière avec « Israël » et les USA, à l’occasion du Sommet des Conseillers en Sécurité Nationale, tenu à Jérusalem ; accord dont les termes pourraient permettre à l’« Air Force » « israélienne » d’intensifier ses frappes anti-iraniennes en Syrie.

Si l’on prend les choses sous cet angle, les dirigeants « israéliens » auraient donc menti sur le scandale du brouillage GPS, pour fournir une couverture à leur nouvel allié russe, pendant que RT publiait un article suggérant que le missile S-200 égaré qui a atterri à Chypre aurait pu être en réalité un avion de chasse « israélien » abattu. La Russie et « Israël » peuvent à l’occasion travailler ensemble à semer les germes du doute face au public international quant à leur alliance, en s’employant à laisser paraître à l’observateur peu attentif que des différences importantes perdurent entre elles ; en réalité les deux pays sont largement sur la même page en ce qui concerne les affaires régionales, et en particulier sur l’idée d’« encourager » Assad à demander à l’Iran de procéder à un « retrait planifié«  hors de Syrie.

Malgré le poids déjà important de l’influence que subit Damas de la part de la Russie actuellement, il faut s’attendre à la voir s’appesantir encore davantage au cours des années à venir, au fur et à mesure que les efforts concertés de Moscou pour « réformer » son « État profond » porteront leurs fruits. Et malgré cela encore, on ne saurait décrire la Syrie comme un « État marionnette » pour l’instant : son utilisation désespérée des S-200 dépassés pour se défendre prouve que le « Russraël de Poutinyahou »ne contrôle pas encore complètement le pays pour l’instant. Le président Assad a jusqu’ici refusé de demander le retrait iranien de son pays, et des éléments de l’AAS continuent de faire tout leur possible pour répondre à l’agression « israélienne », quitte à envoyer dans les airs des S-200 peu fiables et dangereux vers les missiles et aéronefs qui arrivent dans l’autre sens. Comme il faut s’attendre à voir « Israël »continuer de frapper la Syrie tout l’été dans le cadre de la campagne de réélection de Netanyahou, la région n’a peut-être pas fini de voir des débâcles de S-200s dans les mois à venir.

 

 

Article original en anglais :

Syria’s Second S-200 Debacle in Less than a Year Shows How Desperate It’s Becoming

Cet article a été publié initialement par Eurasia Future, le 2 juillet 2019.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

 

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Andrew Korybko, Mondialisation.ca, 2019

https://www.mondialisation.ca/2-debacles-s-200-en-moins-dun-an-la-syrie-est-aux-abois/5635213


 

LA TURQUIE ENVOIE UN IMPORTANT CONVOI MILITAIRE A LA FRONTIERE SYRIENNE

La Turquie envoie un important convoi militaire à la frontière syrienne

Tue Jul 9, 2019 2:29PM

La Turquie a envoyé un convoi militaire à la frontière avec la Syrie. ©Anadolu

La Turquie a envoyé un convoi militaire à la frontière avec la Syrie. ©Anadolu

La Turquie annonce avoir envoyé lundi un important convoi militaire dans la province méridionale de Hatay, à la frontière de la province syrienne d’Idlib.

Selon l’agence officielle turque Andolou, le convoi militaire de 50 véhicules blindés, y compris des unités de commando, est déployé lundi soir dans le district de Kirikhan.

Les médias turcs n’ont donné aucune raison pour le renforcement de l’armée, mais la décision a été prise au milieu de reportages faisant état d’une offensive présumée de l’armée syrienne dans le nord-ouest de la Syrie.

Depuis le mois de mai, la Turquie a accusé l’armée syrienne d’avoir attaqué certains de ses postes d’observation à Idlib.

La dernière attaque de ce type a eu lieu la semaine dernière et a entraîné un échange de tirs entre les deux parties.

Le gouvernement syrien a demandé à plusieurs reprises à la Turquie de se retirer complètement de Syrie.

PressTV-Hama: un poste de contrôle turc visé

PressTV-Hama : un poste de contrôle turc visé

L’armée syrienne a tiré en direction d’un poste d’observation de l’armée turque au nord de Hama, sans toutefois l’atteindre.

La province d’Idlib et le nord de Hama sont inclus dans l’accord dit de « zone de réduction de la tension » conclu entre la Turquie, la Russie et l’Iran. Selon les termes de celui-ci, la Turquie doit disposer de 12 postes d’observation et l’Iran et la Russie d’un total de huit postes d’observation à Idlib. Ankara a ensuite augmenté ses points de surveillance et contrôle désormais 20 centres.

Le sud d’Idlib et le nord de Hama ont été définis comme « une zone de désescalade » et les trois signataires se sont engagés à garantir un arrêt des hostilités.

Fustigeant les positions ambiguës d’Ankara, l’armée syrienne estime que la Turquie a transformé ses points de surveillance en des centres fournissant un soutien militaire et logistique aux terroristes retranchés à Idlib et cherche à aider les extrémistes plutôt que surveiller le cessez-le-feu.

PressTV-Idlib: Ankara menace la Russie!

PressTV-Idlib : Ankara menace la Russie !

Ankara met en garde la Russie contre les attaques de l’armée syrienne contre ses positions.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/09/600539/Syrie-Ankara-envoie-un-convoi-militaire--la-frontire


 

DEIR EZZOR ET AL-ANBAR : RIPOSTE PREVENTIVE DE LA RESISTANCE

 

Corridor de la Résistance: opération conjointe armée syrienne et irakienne à Deir ez-Zor et à al-Anbar

Tue Jul 9, 2019 8:31AM

La base américaine, Aïn al-Asad, à al-Anbar, à l'ouest de l'Irak./AFP

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La base américaine, Aïn al-Asad, à al-Anbar, à l'ouest de l'Irak./AFP

Cela fait des semaines que la base américaine à al-Anbar sert de lieu de rencontre entre les officiers US et les représentants des tribus sunnites, rencontres placées sous l'enseigne de "division". La panoplie de tactiques US destinée à diviser les rangs des Hachd al-Chaabi, noyau d'une force de défense nationale, comptait en bonne place des "tentatives de soudoiement" pour acheter la composante sunnite de la Résistance irakienne. Or ces tentatives viennent d'échouer, lamentablement. Depuis trois jours, une opération "préventive" est menée contre les agents takfiristes des troupes américaines avec l'aide effective des tribus sunnites.

L'opération est menée le long des frontières irako-syriennes et en complémentarité avec la vaste opération qui couvre elle, les trois provinces de Salaheddine, d’al-Anbar et de Ninive. Sur les frontières avec la Syrie, il s'agit surtout de sécuriser l'immense désert qui se trouve à la frontière syrienne et qui sert de cachette aux supplétifs takfiristes des Américains. Des dizaines de tentatives d'infiltration en provenance de Deir ez-Zor sont neutralisées, tentatives pilotées depuis la base américaine à al-Tanf. A cette vaste opération prend part l'aviation irakienne. 

Irak: USA, les pieds dans le plat...

Irak: USA, les pieds dans le plat...

Sur fond d'une affaire d'espionnage qui éclabousse la CIA, le ministre irakien de la Défense somme les États-Unis de faire attention à leurs actes.

Parallèlement aux convois d'armes US qui débarquent en provenance de la Jordanie à al-Anbar, il faut dénicher Daech, ses pièges à l'explosif, ses repaires souterrains. La fouille se déroule parcelle par parcelle dans le désert, l'objectif étant de couper les axes d'approvisionnement des terroristes qui s'étendent jusqu'à Deir ez-Zor. Le tout devra finir en trois jours, mais les opérations pourront durer plus. Les supplétifs des Américains ont l'intention de s'armer et de se réformer dans des localités sensibles que sont Al Ratba, Al Baaj, Beiji, Sharqat, Semera, Haditha et surtout al-Qaem. Cette dernière localité se trouve sur l'axe d'Abou Kamal et compte parmi les points de passage frontaliers les plus stratégiques. 

La composante tribale de la Résistance que les Américains croyaient avoir soudoyé, a déjà identifié et neutralisé trois repaires cachés des terroristes. Elle a neutralisé des pièges à l'explosif et même deux motos piégés. Les tribus ont capturé des Daechistes avant de les livrer aux forces armées. 

Où en est l'armée de l'air irakienne? 

Depuis que les armées de l'air irano-irakienne coopèrent plus étroitement, la présence de l'aviation irakienne est plus sensible. Celle-ci participe en soutien aux troupes au sol dans des opérations au centre, à l'ouest et surtout sur les frontières avec la Syrie. Première manifestation de l'intégration totale des Hachd au sein de l'armée irakienne après le décret en 10 point du PM irakien, les forces conjointes de la 7ème et de la 8ème division de l’armée participent aussi aux opérations à Kawaïs, à al-Kawin et à Umm al-Adham. en désamorçant des pièges explosifs. En tout cas, et au premier jour de leurs opérations, les forces irakiennes avaient réussi à sécuriser 20 autres zones dans les provinces d’al-Anbar, de Ninive, de Salaheddine. 

Côté syrienne? 

Parallèlement aux opérations de la Résistance irakienne, l'armée syrienne a, elle aussi, lancé dimanche une opération dans l'ouest de Deir ez-Ezzor, visant les cellules dormantes (pro US) de près de la ville d'Al-Shoula. Lundi, l'armée syrienne et les Forces de défense nationales (FND) se sont largement déployées sur les frontières irakiennes où elles s ont commencé à mener une opération de nettoyage dans la partie sud-est du gouvernorat de Deir ez-Zor. Cette frontière par où passe l'axe ultra-stratégique Iran-Méditerranée voit ainsi une opération à trois niveaux : l'armée irakienne à Al-Anbar, la Résistance irakienne sur les frontières avec la Syrie et l'armée syrienne à Deir ez-Zor.

Dans la foulée, les Forces US prises de panique ont lancé à al-Tanf une manœuvre mobilisant les terroristes de l'ASL. 

Al-Tanf: les forces US prises de panique

Al-Tanf: les forces US prises de panique

Les Etats-Unis ont tenu un exercice militaire commun avec les terroristes du FLN à al-Tanf dans la province de Homs dans l'espoir de ralentir le progrès de l'armée syrienne.

Des images sont publiées mettant en scène les deux armées syrienne et irakienne se rencontrer sur les frontières. Sur la vidéo, le commandant de la 8ème division de l'armée irakienne a salué un officier de l'armée syrienne. Au cours de leur conversation, le commandant irakien parle d'unité entre les deux armées qui combattent des groupes terroristes tels que Daech. Aux dernières nouvelles, le ministre irakien de la Défense, le général al-Shammari a rendu visite à  ses troupes sur les forces irakiennes. 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/09/600495/Irak-Syrie-Daech-Volont-de-vaincre-Hachd-alChaabi-alAnbar