ANALYSE DU PLAN VISANT A REUNIR LES EFFECTIFS DE DAECH DANS LE NORD EST SYRIEN

Analyse du plan visant à rassembler les effectifs de «Daech» dans le nord-est de la Syrie

Par Charles Abi-Nader

Il serait profitable pour la communauté internationale que la Constitution américaine soit modifiée de manière à organiser  la présidentielle chaque année ou chaque deux ans au maximum, pour que les populations du monde soient au courant de la vérité des politiques de ce pays en matière de complots et de plans destructeurs. En effet les plans US ont été révélés au grand public lors de l'échange des accusations entre les candidats américains et de l'émergence des scandales au cours de cette grande «occasion nationale américaine».

Analyse du plan visant à rassembler les effectifs de «Daech» dans le nord-est de la Syrie

Dans le contexte des informations relatives à la création, au soutien et au parrainage de «Daech», nul n'attendait les scandales électoraux pour confirmer ses doutes. Sur ce, il était illogique que les États-Unis observent, sans action aucune, leur produit, «Daech», qui perdait du terrain et essuyait les défaites en Irak et en Syrie. De fait, les États-Unis ont parrainé l'extension  de cette organisation, au prix même de les accuser d'y être complices sur le plan international et local, dans le but de l'exploiter au terme de la guerre contre la Syrie et l'Irak pour effriter ces deux pays et peut-être d'autres. Un complot toujours mis en échec puisque les faits sont allés à l'encontre des intentions des agents, des conseillers et des unités spéciales américaines qui se déploient sur les lignes de démarcation avec les zones contrôlées par «Daech» en Syrie et en Irak.

En effet, la résistance de l'Irak et de la Syrie, soutenus par les alliés, a mis en échec les plans américains sur le terrain. Ainsi, la partie américaine ne cesse de déployer des efforts, d'une bataille à l'autre à Mossoul,  Fallouja, Salaheddine et Anbar, dans une tentative de protéger ce qui reste des effectifs de «Daech», et d'assurer leur déplacement vers des lieux sûrs qui leur permettent de poursuivre la bataille sur la scène irakienne et syrienne.

Il s'est avéré que les responsables américains ont choisi le nord-est de la Syrie, une zone située entre Raqqa et les terrains non encore contrôlés par les Kurdes dans le rif nord de la province et Deir Ezzor ainsi que les zones qui s'étendent vers Palmyre dans l'ouest, et la zone frontalière entre l'Irak et la Syrie à l'ouest de Ratba, pour y installer les effectifs de «Daech».

Ainsi, les terroristes n'auraient besoin que d'une couverture aérienne dans une zone géographique restreinte dans le désert, pour passer de Mossoul  vers Raqqa et Deir Ezzor. Ils suivraient la route passant de l'ouest de Tellaafar vers la région irakienne d'El-Badi arrivant à la localité syrienne El-Sour à l'est de Deir Ezzor. Une voie complètement contrôlée  par «Daech». Cette organisation aurait été convaincue de lancer une nouvelle appellation à son État, celui de «l'État entre Raqqa et Deir Ezzor». De fait, toutes les données sécuritaires, même journalistiques, signalent des opérations de transport d'unités militaires et de structures administratives de «Daech» à partir  de Mossoul vers Raqqa et Deir Ezzor.

Le choix délicat de cette zone essentielle de l'est et du nord-est syrien, est survenu à la suite de plusieurs développements  militaires majeurs. En premier lieu, les États-Unis ont freiné l'avancée des forces kurdes vers Raqqa, au dernier moment, après la libération de la ville de Fallouja et des retombées de cette opération sur «Daech» qui a perdu les points les plus stratégiques dans ses offensives terroristes contre Bagdad et contre le sud de l'Irak, notamment la ville symbolique de Karbala. «Daech» a aussi perdu sa capacité d'agir sur la scène irakienne, tout au long de l'Euphrate, dans la zone située entre Abou Ghreib et la ville frontalière d'Al-Kaem. Le choix américain a été illustré en second lieu, dans l'intervention directe, voire flagrante, de l'aviation américaine, qui a assuré la couverture à l'avancée de «Daech» afin de prendre le contrôle d'une grande partie du mont stratégique Al-Therda, important pour la protection des points de l'armée syrienne dans l'aéroport, la ville et l'entourage de Deir Ezzor. Les raids américains avaient pour but de compléter la reprise de tous les terrains de Deir Ezzor, y compris de l'aéroport, par l'organisation terroriste et ainsi, éloigner l'armée syrienne de l'est et entraver son éventuel contact sur le terrain avec l'armée irakienne venue dans  l'est.

Bref, puisque le champ de la bataille est toujours l’endroit qui  dévoile les plans américains, il faut qu'il soit aussi une scène  pour avorter ces plans. Bien que la bataille de la récupération  de Raqqa par l'État syrien s'avère compliquée en ce moment, en raison notamment des ingérences américaines et du facteur kurde, la reprise de Deir Ezzor jusqu'à la frontière  irakienne par l'armée syrienne, par une bataille-éclair, aurait une importance stratégique dans la mise en échec du plan ourdi par les États-Unis et l'Arabie Saoudite en faveur de «Daech».

Source : Al-Ahednews, traduit par l’équipe du site

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=20490&cid=324#.WAZleuCLQ2w


 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau