BATAILLE D’ALEP : LE TERRORISME SUBIT D’ENORMES PERTES

 

  Bataille d’Alep: l’aide étrangère et takfiriste a été décisive.
L’équipe du site

Les acquis des rebelles dans la dernière bataille d’Alep sont bien minces par rapport aux pertes qu’ils ont subies, et les pertes qu’ils ont causées. Elles sont hélas principalement des civiles : 142 dont 48 enfants. Mais par rapport aussi à l’ampleur de l’aide étrangère qui leur a été fournie, dont au front al-Nosra aussi, totalement intégré dans les factions soutenues par les Occidentaux.  

Leur tentative de renverser la situation en assiégeant à leur tour les quartiers loyalistes est tombée à l’eau. Ces deux derniers jours, quelques 500 tonnes de blé y ont été acheminées, ainsi que toutes sortes de vivres et de carburant via la route de Castello que l’armée a libérée depuis trois semaines

Leur tentative d’ouvrir une voie vers leur fief dans les quartiers est de la ville s’est finalement réduite à l’ouverture d’une brèche totalement sous le feu de l’armée syrienne et de ses alliés.

La propagande indispensable

Il est certes clair que la propagande qui a escorté cette bataille baptisée « l’épopée d’Alep » qui avait pour but de briser le siège imposé à ces quartiers depuis la prise de la route Castello le 2 a été beaucoup trop exagérée. Elle était nécessaire pour pallier aux pertes essuyées depuis la deuxième moitié de 2015. Et pour pallier à l’insuffisance des objectifs réalisés. 
Le guide religieux de la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra (rebaptisé front Fath al-Cham) le saoudien cheikh Abdallah Mohaycini a finalement du se vouer à l’évidence en signalant que « l’infiltration n’est pas suffisante et n’est pas parvenue à briser le siège ».

Elle devrait servir aussi à briser la résistance des habitants loyalistes de la ville qui ont le plus fait les frais de cette bataille. 142 martyrs sont à déplorer, dont 48 enfants, 31 femmes et 63 hommes,  en plus des 650 blessés dans les pilonnages qui ont visé plusieurs quartiers de l’ouest d’Alep, dont surtout celui de Hamadaniyyeh.  

L’annonce par le Jaïsh al-Fateh de sa décision de passer à la phase de la libération de la totalité de la ville semble aussi faire partie de cette stratégie. 

Raids russes et syriens

Sachant que sur le terrain, depuis la fanfaronnade médiatique qui a été faite, les rebelles se trouvent sur la défensive.

Une tentative de passer à la nouvelle phase dans le but de conquérir la totalité d’Alep perpétrée depuis deux jours a été directement avortée par un raid contre leur attroupement dans la forêt d’Al-Assad au nord de la région Rachidine-4 à  l’ouest d’Alep.

Les raids aériens se multiplient dans le gouvernorat province d’idleb, fief du front al-Nosra et Cie. Ce mercredi encore, 12 raids russes ont visé des positions des milices dans la ville éponyme et son entourage. 
Alors que l’aviation syrienne bombardait les attroupements des miliciens dans l’entourage des académies militaires au sud d’Alep, dans le quartier de Ramousseh au sud d’Alep,  déclaré zone militaire depuis que les rebelles ont tenté de l’occuper. 

Remettre les pendules à l’heure

Selon une source syrienne qui s’est confiée pour le journal libanais al-Akhbar, le commandement militaire syrien sait très bien que les rebelles sont capables de perpétrer des vagues d’attaques bien nuisibles, mais l’armée est capable d’absorber la situation et de remettre les pendules à l’heure.

Selon lui, l’une des unités de la coalition des milices qui ont participé aux derniers combats, Jaïsh al-Fath, est désormais hors d’état de nuire, en raison du grand nombre des tués et des blessés graves dans ses rangs. Une trentaine de chefs militaires des factions ont également péri, selon Média de guerre, instance médiatique de la Résistance en Syrie. 


L’aide étrangère décisive

Dans les médias occidentaux, se multiplient les révélations sur l’importance de l’aide étrangère qui a été accordée aux milices à la veille du déclenchement de leur campagne.

Des dizaines de camions transportant toutes sortes d’armements, dont des pièces d’artillerie, ont traverse la frontière en provenance de la Turquie, a un rythme quotidien et pendant plusieurs semaines, a révélé un milicien pour le Financial Times. 

D’importantes sommes d’argent ont été dépensées sur les milices le mois passé pour les amener à coordonner ensemble cote-à-côte, a indique pour sa part un opposant syrien résidant en Turquie.

Selon un analyste militaire proche d’un Etat du Golfe, le soutien étranger ne s’est pas limité à l’aide en armements. De nombreux miliciens du front al-Nosra (Fath al-Cham) ont subi un entrainement militaire perfectionné, qui s’est visiblement manifesté à travers les images qui ont montré leur capacité à bombarder des cibles successives dans un diamètre de 100 mètres.

Et les takfiristes

Autre constat de cette bataille, le rôle des milices jihadistes takfiristes aura également été décisif. Et ce sous l’œil consenti des Occidentaux.

Selon un diplomate occidental proche de l’opposition syrienne, les Etats-Unis savaient très bien que le front al-Nosra participait à la bataille et ils ont fermé les yeux.

Une démarche qui explique le coup de théatre sur leur séparation présumée, perpétré par le chef d'al-Qaïda Ayman al-Zawahiri et le numéro un du Nosra Abou Mohammad al-Joulani , la veille du lancement de l'attaque.   
 

 

Source: Divers

10-08-2016 - 16:25 Dernière mise à jour 10-08-2016 - 16:25 | 846 vus

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=319680&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1


 

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