BRAS DE FER RUSSIE-USA EN SYRIE ?

Poutine ou Obama ? Qui gagne le bras de fer en Syrie ?

Mon Aug 8, 2016 2:30PM

Les présidents russe et américain ont de profonds désaccords au sujet de la Syrie. (Photo d'archives)

Les présidents russe et américain ont de profonds désaccords au sujet de la Syrie. (Photo d'archives)

Le 6 août, le quotidien New York Times a publié une analyse, cosignée par Mark Mazzetti, Anne Barnard et Eric Schmitt, sur le bras de fer entre les Etats-Unis et la Russie au Moyen-Orient et plus précisément en Syrie (Military Success in Syria Gives Putin Upper Hand in U.S. Proxy War).

"L'année dernière, l'armée syrienne allait sombrer dans les difficultés quand des milliers de rebelles se préparaient à progresser dans les régions qui se trouvaient sous le contrôle du gouvernement de Damas. Les rebelles avaient eu nouvellement accès aux puissants missiles antichars que leur avaient fournis la CIA et l'Arabie saoudite. A ce stade, les agences de renseignement à Washington estimaient que le président Bachar al-Assad aller perdre prochainement son emprise sur le pouvoir.", écrivent les analystes de New York Times.      

Mais en septembre 2015, la Russie est intervenue directement en Syrie pour frapper les groupes terroristes soutenus par les Américains.

"Très vite les forces rebelles soutenus et équipées par la CIA ont dû battre la retraite et se sont trouvés dans une situation de faiblesse. Maintenant, ces rebelles doivent se replier dans les quartiers est d'Alep assiégés par l'armée syrienne, et ils disent que leurs réserves de missiles antichars, fournis par le CIA, s'épuisent.", peut-on lire dans cet article.

Les auteurs rappellent que c'est la première fois depuis l'Afghanistan des années 1980 que les forces armées russes se trouvent face aux rebelles formés et équipés par la CIA. Mais cette fois, ce bras de fer russo-américain semble avoir des résultats bien différents.

"La Russie a gagné cette guerre par procuration, au moins pour le moment", a déclaré Michael Kofman, analyste au Woodrow Wilson Center à Washington.

Alors que l'Occident voulait isoler la Russie après l'annexion de la Crimée et les événements de l'est de l'Ukraine, les succès militaires en Syrie ont donné à Moscou un nouveau levier pour peser sur l'avenir du Moyen-Orient et résister aux pressions des Etats-Unis et de leurs alliés. Dans ce contexte, l'administration Obama se trouve, en quelque sorte, devant le fait accompli:

"Maintenant, l'administration Obama se résigne à négocier avec la Russie de Vladimir Poutine au sujet d'un plan d'échange de renseignements et de coordination des frappes aériennes contre les positions de Daech et d'autres groupes armés en Syrie. Jusque-là, M. Poutine a réussi à réaliser ses objectifs en Syrie", disent les auteurs.

L'article du New York Times estime que Vladmir Poutine a atteint certains objectifs plus larges : "il soutient efficacement le gouvernement du président syrien Barchar al-Assad, il conserve l'accès de son pays à son unique base navale sur la Méditerranée à Tartous, et il utilise le terrain d'essai syrien pour faire une démonstration de la technologie militaire russe."

Certains experts militaires restent encore surpris que le président Poutine ait pris l'initiative risquée de se battre contre les forces entraînées, équipées et soutenues par la CIA, mais ils évaluent aussi que son pari en Syrie semble être bien payant.

En revanche, le président Barack Obama préfère nier le bras de fer russo-américain en Syrie. En octobre 2015, un mois à peine après l'intervention directe de la Russie contre les terroristes en Syrie, le président américain avait dit : "Nous n'allons pas faire de la Syrie une guerre de procuration entre les Etats-Unis et la Russie. Ce n'est pas une partie d'échecs entre les superpuissances". 

http://presstv.com/DetailFr/2016/08/08/479078/Syrie-un-bras-de-fer-russoamricain-


 

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Commentaires (1)

Slah Messaoudi
  • 1. Slah Messaoudi | 09/08/2016

Bonjour

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