C'EST EN SYRIE NOTAMMENT QUE SE DESSINE L'AVENIR DU MONDE

 
 
 
 

Par Akil Cheikh Hussein

Il est possible de présager la victoire finale de l'axe de la Résistance et des autres forces opposées à l'axe de l'hégémonie à partir d'un fait singulier : Ce dernier axe est constitué de plusieurs puissances dont la faillite historique est le dénominateur commun qui les rassemble.

On est ces jours-ci en droit de penser que, cette fois, l'Histoire s'approche vraiment de sa fin. Ce qui semble l'indiquer c'estC'est en Syrie notamment, que se dessine actuellement l'avenir du monde cette guerre de plus en plus qualifiée de mondiale et qui est lancée par une alliance qui s'est tramée entre les vaincus de l'histoire irrémédiablement condamnés à quitter la scène.

Mais contre toutes logique, ces derniers entendent survivre et, en dépit des défaites, poursuivre leur ouvrage qu'est forcer l'Histoire à continuer de se placer sur les rails de leurs penchants criminels.

L'avenir du monde

Voyons l'état des lieux tel qu'il se présente au niveau des acteurs les plus influents dans la région et, par conséquent, dans le monde, du fait que c'est dans cette région, le Moyen-Orient, et en Syrie notamment, que se dessine actuellement l'avenir du monde.

Pour des raisons liées à la dangerosité de chacune des parties de l'alliance en question, il faut mettre «Israël» en tête de liste. Car il s'agit selon la vision pertinente de l'homme qui, avec la révolution islamique en Iran, a changé profondément le sens de l'Histoire, à savoir  l'Imâm Khomeiny, d'une  : «Tumeur cancéreuse», première responsable de tous les maux qui frappent la région.

Présentée comme un pays «démocratique» et prospère au milieu de dictatures et d'arides déserts arabes, l'entité sioniste chouchoutée par l'Occident et aidée par la situation politique pourrie dans les pays arabes avant, durant et après sa création en 1948, a pu devenir en peu de temps –il faut le reconnaitre- une puissance invincible dans la région. Pourtant, elle est maintenant, et au bout d'une histoire faite d'une accumulation de victoires successives, en train d'agoniser.

 Suite à ses défaites au Liban et à Gaza, elle n'ose plus lancer ses glorieuses guerres contre ses voisins. Mais, il parait qu'elle parie, avec ses alliés de l'axe de l'hégémonie, sur le Printemps arabe en tant que nouvelle guerre ayant des chances de redresser la situation dans le sens de leurs intérêts.

Cependant ces chances semblent s'amincir dans la mesure où, primo, le printemps arabe commence à battre en retraite et, secundo, les Israéliens sont acculés dorénavant à confronter à l'intérieur une Intifada permanente et de plus en plus violente.

Empires en déroute

Viennent en deuxième place, les Etats-Unis et, derrière eux tout l'Occident qui a pu durant ces cinq derniers siècles coloniser le reste du monde, piller ses richesses et lui imposer son mode de vie et ses valeurs. Cet Occident ne peut plus compter sur ses guerres gagnées d'avance et tout porte maintenant à croire qu'il n'a plus les moyens d'assurer sa propre survie : Des dettes souveraines exorbitantes qui soumettent des peuples entiers à austérité de plus en plus austère. Des   multinationales voraces qui détruisent les Etats et écrasent les peuples… Des crises économiques ouvertes à des conflits sociaux dans des milieux où les humains sont devenus trop fragiles par leur entière dépendance à un marché en perte de vitesse. Une montée de plus en plus sensible des mouvements racistes et fascisants… 

Imaginez, par exemple, la vie rien que sous sa dimension relative à la seule nourriture de quelques centaines de millions d'âmes  vivant dans quelques mégalopoles séparés des produits de première nécessité par des dizaines, voire des centaines de kilomètres et susceptibles de se trouver confrontées à la famine et au froid rien que par une guerre, une coupure de courant ou un simple accident à la Tchernobyl dans une centrale nucléaire !

La troisième place est occupée par les riches monarchies du golfe qui vivent presqu'exclusivement grâce à une manne pétrolière qui est en train de s'épuiser, mais également au soutien que leur fournit l'Occident. Ces monarchies, le Royaume saoudite en tête, sont la dernière d'une suite d'empires prétendument musulmans qui ont, parmi d'autres méfaits, asservi, en plus des peuples musulmans, les peuples de la plupart des pays asiatiques, européens et africains durant 12 siècles couronnés par la chute de l'empire ottoman. C'est un empire musulman de ce genre, c'est-à-dire agressif et féroce, selon un  célèbre Hadith prononcé par le prophète de l'Islam (S) que rêvent d'instaurer, chacune à sa manière, les monarchies du golfe et la Turquie.

S'il est vrai que ces monarchies sont capables de lancer une guerre aérienne directe contre le pays arabe le plus pauvre, le Yémen. Mais leur impuissance ne leur permet pas un tel honneur contre la Syrie ou l'Irak. C'est la raison pour laquelle elles recourent à la guerre indirecte, c'est-à-dire au terrorisme.

Le même terrorisme qui est maintenant l'option des deux autres puissances agonisantes, l'entité sioniste et le monde occidental dirigé par les Etats-Unis.

Ce terrorisme représenté par «Daech» et ses semblables, occupe la quatrième place parmi les puissances mondiales en faillite et en déroute. Il ne peut de ce fait que suivre, comme elle, la voie de la faillite et de la déroute. 

Source : French.alahednews

  

25-11-2015 | 09:26
 

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