EN DEUX MOIS 5000 TERRORISTES SONT ENTRES A ALEP VIA LA TURQUIE

Assad: en deux mois, 5 000 terroristes sont entrés à Alep via la Turquie

Le président syrien a accusé Ankara d’avoir «envoyé» 5 000 terroristes vers le champ de bataille d’Alep via la frontière turque afin que les terroristes, qui perdent du terrain en Syrie, reprennent la ville.

Bachar el-Assad: en deux mois, 5 000 terroristes sont entrés à Alep via la Turquie

Interviewé le 21 juillet par l’agence de presse officielle cubaine Prensa Latina, Bachar el-Assad a indiqué qu’Ankara avait «travaillé dur […] pour envoyer autant de terroristes que possible […] à Alep ces deux derniers mois pour reconquérir la ville», ajoutant que l’estimation du nombre de terroristes passés durant cette période par la frontière turque est de 5 000.

Il a également accusé la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar de fournir un «soutien logistique» aux terroristes, sous la supervision des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni. Il a par ailleurs ajouté qu'en Syrie, il y avait des combattants d'au-moins 100 nationalités différentes.

Evoquant l’avancée des forces syriennes dans les banlieues d’Alep, il a loué l’efficacité de la campagne aérienne antiterroriste lancée par la Russie en septembre 2015, avec l’accord de Damas.

Le président Assad a fustigé l’intervention aérienne de la coalition menée par les Etats-Unis, qui a elle été lancée sans l’accord du gouvernement syrien et sans mandat des Nations unies en septembre 2014.

Selon Bachar el-Assad, le groupe terroriste «Daech» s’est tout d’abord renforcé après le début de la campagne aérienne de la coalition occidentale avant de «s’affaiblir lorsque le soutien russe à l’armée syrienne a débuté».

Le président syrien a également évoqué le rôle joué par le Conseil de sécurité des Nations unies dans la crise qui frappe son pays depuis mars 2011. Il a ainsi accusé l’organisation d’être «une arme américaine, qu’ils [les Etats-Unis] peuvent utiliser comme ils veulent, sur laquelle ils peuvent imposer leurs deux poids deux mesures au lieu de la Charte» des Nations unies.

«Seul le peuple syrien peut décider de qui devrait partir et rester, qui devrait garder son poste, qui devrait le quitter et l’Occident connaît très bien notre position à ce sujet», a indiqué Bachar el-Assad.

Projet radical des Frères musulmans en Turquie

D’autre part, le dirigeant syrien estime que le président turc Recep Tayyip Erdogan profite de la tentative de coup d'Etat perpétrée dans son pays pour «mettre en place en Turquie le projet radical de l'organisation islamiste des Frères musulmans».

Les démarches entreprises par Erdogan et son entourage à la suite du putsch déjoué prouvent qu'ils servent les intérêts des extrémistes, a déclaré Bachar el-Assad dans un entretien à l'agence d'informations cubaine Prensa Latina.

«Ils ont de mauvaises intentions, ce qui est plus dangereux que le coup d'Etat lui-même», a-t-il souligné. «Jugez par vous-mêmes, Erdogan a renvoyé 2.700 juges, 1.500 professeurs, 15.000 enseignants. Ces gens, quel rapport ont-ils avec le coup d'Etat militaire? Ceci signifie qu'il profite du putsch pour exécuter l'ordre du jour des extrémistes, qui est l'isolement de la société civile», a-t-il indiqué.

Les événements en Turquie prouvent qu'une instabilité politique persiste dans ce pays, a encore ajouté Assad. Et d'ajouter que «la victoire définitive des islamistes radicaux représentera une menace pour tous les pays de la région, y compris la Syrie».

«Nous ne nous ingérons pas et ne ferons pas l'erreur de dire qu'Erdogan doit partir ou rester. C'est une affaire turque et c'est au peuple turc d'en décider», a souligné le président syrien.

Rappelons que depuis le début de la crise en Syrie, Ankara a pris le parti des opposants à Assad et a appelé à plusieurs reprises le président syrien à partir.

Source: divers et rédaction

 

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=19355&cid=309#.V5JPjriLQ2w


 

 

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