L'ARMEE TURQUE TIRE SUR DES REFUGIES SYRIENS FUYANT DAESH

 

 

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L'intensification des combats entre l'armée et les groupes terroristes dans le nord de la Syrie a provoqué l'exode de plus de 30.000 civils. Ils tentent de trouver refuge en Turquie, qui refuse toujours d'ouvrir sa frontière. Pis, des organisations protectrices des droits humains accusent les autorités turques de tirer sur les civils syriens.

L’organisation Human Rights Watch (HRW) affirme vendredi 15 avril, qu’au moins 30.000 personnes avaient fui vers la frontière turque, appelant le pays à ouvrir sa frontière. Gerry Simpson, chercheur à HRW, déplore l’attitude des gardes-frontière turcs vis-à-vis des civils qui fuient :

Alors que les civils fuient les terroristes de «Daech», la Turquie répond par des tirs à balles réelles au lieu de ressentir de la compassion. Le monde entier parle de combattre Daech. Or, ceux qui sont les plus susceptibles de devenir les victimes de ses abus atroces sont pris au piège du mauvais côté d’un mur de ciment, a-t-il souligné.

Par ailleurs, l’organisation ajoute que de nombreuses personnes parmi les déplacés étaient déjà installées dans des camps ou localités proches de la frontière. Ils sont désormais obligés de se diriger vers d’autres camps de tentes, où les combats entre miliciens de «Daech» et bandes armées les mettent en danger. Ces derniers, exclus de la trêve en vigueur en Syrie, s’affrontent le long de la bande frontalière dans le nord de la province d’Alep.

Le 14 avril, près de dix camps de personnes déplacées ont été envahis par l’organisation terroriste. Les terroristes les auraient prévenus de leur arrivée avec des haut-parleurs, leur demandent de quitter la zone. 5 000 réfugiés se sont alors dirigés vers le plus grand poste frontière entre la Syrie et la Turquie, situé à proximité de la ville d’Azaz.

«La frontière est censée être un refuge, mais c’est une barrière qui nous renvoie directement en enfer», a affirmé un déplacé. «Tout ce que nous voulons c’est partir d’ici. Mais la frontière reste fermée aux réfugiés depuis plusieurs mois, la Turquie refusant d’accueillir les réfugiés fuyant les combats», a-t-il ajouté

Dans le même contexte, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a demandé à la Turquie de lui fournir des informations sur les éventuelles morts de réfugiés à la frontière turco-syrienne.

«Nous avons demandé aux autorités turques de répondre aux allégations selon lesquelles des réfugiés seraient morts suite à des bombardements, ces informations émanant d'organisations humanitaires», a indiqué le porte-parole de l'UNHCR William Spindler.

«La situation concernant les pilonnages à Alep et dans les régions nord de la Syrie est alarmante. Nous sommes préoccupés par les informations annonçant la mort de réfugiés et de migrants», a-t-il souligné.

Source : agences et rédaction

16-04-2016 | 11:14

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