L'ATTAQUE DU TRIO INFERNAL : UN MOTIF DE FIERTE POUR LE PRESIDENT ASSAD !

Ceux qui devront craindre la riposte irano-russe

Sun Apr 15, 2018 12:14PM

La DCA syrienne intercepte des missiles tirés vers Homs. ©SANA

La DCA syrienne intercepte des missiles tirés vers Homs. ©SANA

Les frappes tripartites Washington-Paris-Londres ont fait une seule victime : les chefs d’État arabes. Alors qu’ils comptaient pouvoir faire du sommet de la Ligue arabe un piège à l’adresse d’Assad, quitte à l’attirer dans leur camp et à provoquer sa rupture avec l’axe de la Résistance, la frappe a fait voler en éclats tous les espoirs qu’ils nourrissaient. 

Dans son dernier article, Abdel Bari al-Atwan, rédacteur en chef du journal Rai al-Youm, revient sur cet aspect de l’attaque du 14 avril contre la Syrie et écrit :

« Côté Assad, la frappe est plutôt un motif de fierté. La DCA syrienne, vieille de 30 ans, a intercepté les deux tiers des missiles ultra sophistiqués des Américains, des Français et des Britanniques. L’attaque a donc paradoxalement amplifié la popularité de Bachar al-Assad, ce que confirment les images de liesse populaire dans les rues de Damas, de Hama et d’Alep. 

Les dessous d’un retour de la Syrie à la Ligue arabe 

Sept ans après avoir suspendu l’adhésion de la Syrie, la Ligue arabe invite ce pays à son prochain sommet. Revirement ou manigance ?

Car les Syriens n’ont pas été dupes : si les frappes au missile US n’ont causé aucun dégât sérieux à l’État et à l’armée syriens, c’est entre autres parce que les sites visés avaient été évacués à l’avance, suite à un avertissement russe. Mais la frappe du trio Washington-Paris-Londres a provoqué un autre revers encore plus monumental, celui, anticipé, du sommet de la Ligue arabe à Dhahran. Ce sommet aurait dû être celui de la rupture d’Assad avec l’Iran et le Hezbollah et on avait tout fait pour y parvenir : une médiation irakienne, des promesses d’argent... Mais le plan a lamentablement échoué : Riyad a été de loin le premier pays arabe à apporter son plein soutien à l’agression occidentale contre la Syrie et à faire voler ainsi en éclats les espoirs d’une quelconque reprise avec Assad. »

La réaction hâtive de Riyad et de ses satellites au sein du Conseil de Coopération à la frappe atlantiste a apporté un plus à l’alliance déjà solide entre Assad et l’axe de la Résistance. Un commandant iranien l’a d’ailleurs confirmé : « Cette frappe a élargi notre champ d’action en Syrie et nous a fourni de quoi mieux combattre la présence américaine. »

Syrie : le CGRI met en garde les USA

L’action militaire occidentale contre la Syrie n’affaiblira pas le front de la Résistance et les Américains doivent s’attendre à ce que leurs actes aient des conséquences.

Les forces américaines et leurs alliés se trouveront donc exposés aux représailles syriennes et celles du Hezbollah et de l’Iran. Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril, alors que les Américains et leurs alliés français et britanniques s’apprêtaient à tirer leurs missiles contre la Syrie, la Résistance populaire syrienne tirait ses roquettes sur les positions américaines dans le nord-est de la Syrie. Il est fort possible qu’une vengeance syrienne et iranienne, voire russe, s’abatte d’ici peu sur les forces militaires américaines, lesquelles sont déployées en Irak et en Syrie et dont le nombre est estimé à 8 000.

Vidéo : les tirs de roquettes contre les positions US dans le nord-ouest de la Syrie

La frappe du 14 avril a déjà fourni à la Russie le prétexte nécessaire pour équiper l’armée syrienne de nouveaux systèmes de défense aérienne tels que les S-300 et les S-400, et l’Iran et la Corée du Nord figurent également sur sa liste. Et là, c’est Israël qui devra s’en inquiéter. Mais il n’est pas le seul à devoir se faire du souci.

La Turquie, qui a tôt fait de se réjouir de la frappe Washington-Paris-Londres, devrait être plus prudente. À Idlib, Ankara pourrait ne pas avoir à affronter seule l’armée syrienne et le Hezbollah. La Russie a dorénavant l’alibi nécessaire pour s’en prendre à l’armée turque et à l’enclave d’Idlib. Aux États-Unis, la « nullité » de la frappe en termes d’acquis militaires et stratégiques fait dire à certains analystes ceci : Trump l’a fait exprès. Cette attaque et le retentissant revers qui l’a suivie sont propres à justifier le retrait de Syrie qu’il a évoqué, il y a deux semaines. Sur ce, Trump pourrait bien quitter la Syrie, laissant à la Russie et à ses alliés « le soin de s’occuper de tout ». Et là ce serait une vraie catastrophe pour les anti-Assad. 

Leader : les USA ne gagneront pas

La frappe USA/France/Grande-Bretagne de ce samedi est un crime et les dirigeants américain, français et britannique sont des criminels.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/04/15/558574/Frappes-US-les-chefs-dtat-arabes-principales-victimes--syrie-ligue-arabe-hezbollah-rsistance


 

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