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Axe Russie-Iran-Hezbollah et vassalisation toujours plus humiliante pour la France

[…] Mardi [29 septembre], Barack Obama a [essayé de] planter un couteau dans le dos de Poutine. Voyez Reuters

« Dans les prochains jours, la France discutera avec ses partenaires une proposition de la Turquie et de membres de « l’opposition syrienne » pour une zone d’exclusion aérienne dans le nord de la Syrie, a déclaré le Président français François Hollande lundi [28 septembre]. (…)

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius « examinera dans les prochains jours ce qu’en pourrait être la ligne de démarcation, comment cette zone pourrait être sécurisée et ce qu’en pensent nos partenaires », a déclaré Hollande aux journalistes en marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations Unies. (…)

Hollande a soutenu qu’une telle proposition pourrait éventuellement être entérinée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui ‘donnerait une légitimité internationale à ce qui se passe dans cette zone.’ »

Hollande est un menteur et une marionnette. Il sait bien que le Conseil de sécurité n’approuvera jamais une zone d’exclusion aérienne. La Russie et la Chine l’ont déjà affirmé. Et ils ont également expliqué pourquoi ils y étaient opposés : c’est parce qu’ils ne veulent pas d’un autre État en déliquescence comme la Libye sur les bras, ce qui s’est produit la dernière fois que les États-Unis et l’OTAN ont imposé une zone d’exclusion aérienne.

Mais là n’est pas la question. La véritable raison pour laquelle la question de la zone d’exclusion aérienne a refait surface est qu’elle était l’une des concessions faites par Obama au Président turc Recep Tayyip Erdogan pour l’utilisation de la base aérienne d’Incirlik. Washington a maintenu les termes de cet accord secrets, mais Hollande a vendu la mèche.

Qui a donc poussé la marionnette premier prix Hollande à évoquer ces absurdités de zone d’exclusion aérienne ?

Eh bien, l’administration Obama, bien sûr. Qui peut croire sérieusement que Hollande mène sa propre politique indépendante en Syrie ? Bien sûr que non. Hollande fait tout simplement ce qu’on lui ordonne de faire, comme il l’a fait quand il a sabordé l’accord de vente des Mistral qui a coûté à la France la somme faramineuse de 1,2 milliard de dollars. Washington et l’OTAN n’ont pas apprécié l’idée que la France vende des porte-hélicoptères dernier cri à leur ennemi juré Poutine, et ils ont donc ordonné à Hollande de foutre l’affaire en l’air. Ce qu’il a fait, parce que c’est ce que font les marionnettes : elles obéissent à leur maître au doigt et à l’oeil. Hollande fournit maintenant une couverture à Obama afin que les vrais détails de l’accord d’Incirlik restent cachés au public. Voilà pourquoi nous disons qu’Obama a [essayé de] planter un couteau dans le dos de Poutine, parce qu’en fin de compte, une zone d’exclusion aérienne nuirait aux intérêts de la Russie en Syrie. […]

Depuis plus d’un an, les États-Unis jouent à tape-mains avec une armée de maniaques homicides qui se désignent comme « l’Etat Islamique ». Lundi [29 septembre], le Président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il en avait assez des pas de danse de Washington et avait l’intention d’apporter un peu de justice russe aux milices terroristes qui ont tué 225.000 Syriens et dépecé le pays, le réduisant en lambeaux. Dans un langage qui ne pouvait pas être plus explicite, Poutine a déclaré à l’Assemblée Générale [de l’ONU] : « Nous ne pouvons plus tolérer l’état actuel des choses dans le monde. » Moins de 48 heures plus tard, les bombardiers russes déversaient des munitions à guidage de précision sur les bastions terroristes à travers la Syrie occidentale, acculant la vermine djihadiste à se terrer comme les rats qu’ils sont.

Voilà comment on combat le terrorisme quand on veut le faire sérieusement. Bravo, M. Poutine.

Le blitz de Poutine a pris l’ensemble de la classe politique occidentale au dépourvu. Même maintenant, après trois jours de cette campagne aérienne, ni l’administration ni les mordus de politique des nombreux groupes de réflexion d’extrême-droite à Washington n’ont pu se mettre d’accord ne serait-ce que sur une approche, encore moins une stratégie, quant aux développements sur le terrain. Ce qui est clair, c’est que l’action de Poutine a surpris tout le monde, y compris les médias, qui n’ont pas même pu se mettre d’accord sur les grandes lignes de leur couverture des événements à ce jour.

Ceci est extraordinaire. Demandez-vous ceci, cher lecteur : Comment nos dirigeants politiques et militaires peuvent-ils voir Moscou déployer ses troupes, ses avions de combat et son matériel militaire dans un théâtre où les Etats-Unis mènent des opérations majeures et n’ont absolument aucun plan pour faire face aux forces terroristes lorsqu’ils se retrouvent face à elles ?

Si vous êtes convaincu, comme je le suis, que nous sommes gouvernés par des minables, vous en trouverez certainement la confirmation dans les événements récents.

Mais tandis que l’administration Obama est désespérément à la recherche d’une stratégie, les escadrons aériens de Poutine déversent un saint déluge de feu sur les sociopathes, coupeurs de tête et autres vipères du même acabit qui composent l’État Islamique. Et M. Poutine reçoit également un important soutien, en particulier de la part des troupes d’élite des forces iraniennes d’Al-Quds (Jérusalem) et de l’indomptable milice qui a mis l’armée israélienne en déroute dans deux conflits distincts, le Hezbollah ou Parti de Dieu. Lisez donc ce reportage de Reuters :

« Des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie au cours des 10 derniers jours et vont bientôt rejoindre les forces gouvernementales et leurs alliés du Hezbollah libanais dans une offensive terrestre majeure soutenue par les frappes aériennes russes, ont déclaré deux sources libanaises à Reuters. (…)

‘Dans un futur proche, ces frappes aériennes seront accompagnés par des avancées au sol de l’armée syrienne et de ses alliés’, a déclaré l’une de ces sources bien au fait des développements politiques et militaires de ce conflit. (…)

‘L’avant-garde des forces terrestres iraniennes, constituée de soldats et d’officiers spécialement choisis pour participer à cette bataille, a commencé à arriver en Syrie. Ce ne sont pas des conseillers. (…) Il s’agit de centaines de soldats armés et équipés de pied en cap et parés au combat. D’autres contingents suivront. Des Irakiens prendront également part à l’opération’, a déclaré la deuxième source. »

Une alliance militaire entre Moscou, Téhéran et le Hezbollah ?

Exactement ! Et vous pouvez remercier Barack Obama et son plan dément de changement de régime pour ce développement considérable.

Beaucoup de critiques de l’action de Poutine ont prétendu : « Il ne sait pas ce qu’il fait », « Il va s’enliser », ou encore « Ce sera un nouveau Vietnam. »

Faux. Le fait est que Poutine est un plus fervent adepte de la doctrine Powell que n’importe lequel des abrutis au Pentagone. Et il est particulièrement conscient de la règle numéro 5 qui stipule : « Y a-t-il une stratégie de sortie viable afin d’éviter un enlisement sans fin ? »

Poutine a-t-il pensé à cela ou a-t-il simplement foncé de manière stupide et impulsive, comme les dirigeants américains sont si enclins à faire ? Voici ce qu’il a déclaré le 30 septembre :

« Bien sûr, nous n’avons pas l’intention de nous enliser profondément dans ce conflit. Nous allons agir en stricte conformité avec notre mission. Premièrement, nous n’allons soutenir l’armée syrienne que dans sa lutte légitime contre les groupes terroristes. Deuxièmement, notre soutien sera limité à des frappes aériennes et n’impliquera pas des opérations au sol. Troisièmement, notre soutien aura un temps limité et ne durera que tant que l’armée syrienne mènera son offensive anti-terroriste. »

Bingo. En d’autres termes, Poutine va bombarder ces parasites jusqu’à éradication et laisser les brigades d’Al-Quds et le Hezbollah nettoyer la scène. Il n’y aura pas de présence de l’infanterie russe sur le terrain. L’armée de l’air russe obtiendra des renseignements précis sur les emplacements de l’Etat Islamique grâce aux agents syriens présents sur le champ de bataille, ce qui permettra de minimiser les pertes civiles et de limiter les dommages contre les infrastructures essentielles. Elle transformera également en viande hachée tout destinataire de ces bombardements. Croit-on sérieusement que l’Etat Islamique et la vermine disparate de coupeurs de gorge « modérés » qui reçoivent des fonds de la CIA vont être capables de résister à cet assaut imminent ?

En aucune façon. Poutine va ravager ces masses terroristes comme une tornade dans un parc de mobile-homes. Oui, l’Etat Islamique a obtenu certains succès contre les armées irakiennes et syriennes durement éprouvées. Mais maintenant, ils vont faire face aux champions, contre lesquels ils n’ont clairement pas le niveau. Repousser ces égorgeurs va prendre beaucoup moins de temps qu’on se l’était imaginé.

Les bombardiers russes sont déjà en train de détruire les stocks de munitions, les dépôts de carburant, le matériel militaire lourd, les postes de commandement et tout ce qui augmente la capacité de l’Etat Islamique à faire la guerre. La nouvelle coalition anti-terroriste va couper les lignes d’approvisionnement et assécher les djihadistes. Et toute l’opération va être emballée avant même que l’Oncle Sam ait fait ses lacets. Voyez ce communiqué de la chaîne iranienne Press TV :

« Un membre éminent du parlement russe a déclaré que la campagne aérienne menée par Moscou contre les militants opérant en Syrie va s’intensifier. Alexei Pouchkov, le président du Comité des affaires internationales de la Douma (parlement russe), a déclaré vendredi que Moscou va intensifier ses attaques contre les militants en Syrie tout en étudiant les risques qu’entraînerait une vaste opération.

‘Il y a toujours un risque d’enlisement, mais à Moscou, on parle d’une opération de trois à quatre mois’, a déclaré Alexei Pouchkov selon Reuters.

Mercredi (30 septembre), la Russie a commencé à lancer des frappes aériennes coordonnées contre les positions des militants en Syrie. Ce développement s’est produit peu de temps après que les membres de la chambre haute du parlement russe, le Conseil de la Fédération, aient [unanimement] autorisé les opérations militaires en Syrie. »

Il n’y aura pas de tergiversations. Poutine va frapper directement la jugulaire et se diriger vers la sortie.

Pensez-vous qu’ils ont enfin compris cela à la Maison Blanche ? Pensez-vous qu’ils comprennent que les troupes iraniennes et le Hezbollah ne vont pas faire la distinction entre les terroristes « modérés » et les terroristes « extrémistes » ; qu’ils vont tout simplement « Tous les tuer, et Dieu reconnaîtra les Siens » ? Pensez-vous qu’ils se rendent compte que la politique de Washington au Moyen-Orient vient de s’effondrer et que le financement des djihadistes et les rêves de changement de régime viennent de se terminer pour de bon ? Pensez-vous qu’ils comprennent que le rôle de Washington en tant que garant de la sécurité mondiale vient d’être transféré à Vladimir Poutine, qui a mis sa personne et son pays en péril pour défendre les principes fondamentaux du droit international, la souveraineté nationale et l’autodétermination ? Voici Poutine à nouveau :

« Nous soutenons le gouvernement de la Syrie dans sa lutte contre une agression terroriste. Nous lui apportons et nous continuerons à lui apporter l’aide militaire et technologique nécessaire. Nous devons poursuivre le dialogue afin de parvenir à un consensus. Mais il est impossible de parvenir à un véritable succès tant que l’effusion de sang se poursuit et que les gens ne se sentent pas en sécurité. Nous ne parviendrons pas à quoi que ce soit tant que le terrorisme ne sera pas vaincu en Syrie. »

Poutine est à la tête d’une coalition qui lutte contre le terrorisme. Nous devrions tous lui être reconnaissants pour cela.

Mike Whitney, 1er et 2 octobre 2015


MIKE WHITNEY vit dans l’État de Washington. Il a contribué à l’ouvrage Sans espoir: Barack Obama et les politiques de l’illusion (AK Press).

Article original : http://www.counterpunch.org/2015/10/01/putins-blitz-leaves-washington-rankled-and-confused

http://www.counterpunch.org/2015/10/02/putins-lightning-war-in-syria/

Traduction : Salah Lamrani  

[…] Mardi [29 septembre], Barack Obama a [essayé de] planter un couteau dans le dos de Poutine. Voyez Reuters :

Source : http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/10/guerre-eclair-de-poutine-en-syrie-vers.html#sthash.W0rPcv9M.dpuf