LE PENTAGONE ET LA CIA S'AFFRONTENT EN SYRIE

 

Au cours de ces deux derniers mois, des combats entre des groupes armés par la CIA et le Pentagone se sont intensifiés dans la zone d'Alep, dans le nord de la Syrie.

En février, les membres de la milice Fursan al-Haq, soutenue par la CIA, ont été repoussés de la ville de Marea située à une trentaine de kilomètres d'Alep par les Forces démocratiques syriennes qui bénéficient d'un soutien du Pentagone, rapporte lundi le Los Angeles Times.

D'autres sources au sein de la «rébellion» syrienne ont fait état d'affrontements similaires dans la ville d'Azaz, point de transit clé entre Alep et la frontière syro-turque, ainsi que dans la banlieue Sheikh Maqsoud d'Alep.

Selon le journal, les incidents de ce genre témoignent des «difficultés» éprouvées par Washington dans la coordination des dizaines de groupes armés qui cherchent à renverser le gouvernement syrien tout en combattant les terroristes de «Daech» et en se livrant des combats les uns aux autres.

A la mi-février, une milice armée par la CIA dénommé Fursans al Haq, ou Chevaliers de la Droiture, a été décimée dans la ville de Marea, située à 30 kilomètres au nord d'Alep, par les Forces démocratiques syriennes, une coalition militaire à majorité kurde soutenue par le Pentagone.

D'autres miliciens ont décrit des affrontements similaires dans la ville d'Azaz, un point de transit clé pour les membres et les marchandises qui circulent entre Alep et la frontière turque. L'émergence des Forces démocratiques syriennes n'a pas permis d'atteindre l'objectif initial, celui de reprendre les territoires contrôlés par «Daech». En revanche, cette coalition ne cesse d'étendre son aire d'influence au nord de la Syrie. Un fait qui préoccupe vivement la Turquie voisine, en guerre contre les Unités de protection du peuple (YPG). Les militants kurdes profitent de ce vaste pan de territoire comme zone de repli.

Ces derniers événements illustrent la difficulté des Américains à coordonner les dizaines de groupes armés qui, concentrant leurs efforts pour évincer le président Bachar el-Assad, ne luttent pas assez efficacement contre «Daech».

Exercer des pressions sur le gouvernement de Damas

L'année dernière, le Pentagone a contribué à la mise en place d'une nouvelle coalition militaire de l'opposition syrienne, les Forces démocratiques syriennes, dans l'objectif notamment de reprendre des territoires détenus par «Daech» et de recueillir les informations nécessaires pour réaliser des frappes aériennes US.

Pour sa part, la CIA dispose d'un centre de coordination d'opérations sur le territoire turc depuis lequel elle dépêche de l'aide aux «groupes rebelles» en Syrie. Il s'agit notamment de missiles anti-char TOW en provenance des dépôts de munitions saoudiens, rapporte le LA Times.

Alors que les démarches du Pentagone font partie de l'effort mené par les Etats-Unis et leurs alliés en vue de venir à bout de «Daech», le soutien apporté aux groupes armés par la CIA s'inscrit dans le cadre d'une opération destinée à exercer des pressions sur le gouvernement de Damas afin de pousser le leader syrien à se mettre à la table des négociations.  

Le journal cite l'ancien responsable de la Defense Intelligence Agency (DIA) Agency Jeffrey White, qui estime que les combats entre différents groupes d'opposition syriens soutenus par le Pentagone et la CIA se poursuivront «inévitablement».

«Dès qu'ils franchissent la frontière syrienne, vous perdez une partie importante de la capacité de contrôler leurs actions», explique l'ex-officiel de la DIA.

Source : divers et rédaction

 
 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau