LE PRESIDENT ASSAD : JE NE QUITTERAI PAS LA SYRIE

 

 
Assad à Riyad: pas question de négocier avec des hommes armés
L’équipe du site

Le chef de l'Etat syrien a accusé Washington et Riyad de chercher à réunir les groupes terroristes aux négociations, soulignant que " Damas refuse de négocier avec des groupes armés en tant qu"entités politiques" a rapporté le quotidien libanais asSafir.

“Nous sommes disposés à mener des négociations avec l’opposition, mais il faut d’abord définir cette opposition qui ne signifie pas l’action armée”, a dit le président al-Assad qui a assuré qu’il y a une grande différence entre les hommes armés et les terroristes d’une part et l’opposition de l’autre.

Dans un entretien avec l’Agence de presse espagnole “EFE”, le président Bachar al-Assad a affirmé que le premier pas pour éradiquer les réseaux terroristes en Syrie réside dans l’arrêt de l’afflux des terroristes, en Syrie et en Irak, par le biais des frontières, notamment de la Turquie, ainsi que l'arrêt du financement saoudien et du trafic d'armes qui leur est apporté.  Sachant que la Turquie est l’artère unique du réseau terroriste Daech, et qu'avec  l’Arabie Saoudite et le Qatar , elle est  impliquée dans la perpétration des atrocités de Daech.

Il a indiqué que " Washington a assuré depuis le début, " une couverture politique au terrorisme en Syrie, et donc elle n'est pas sérieuse pour lutter contre", ajoutant que " tant les Etats-unis restent peu sérieux à lutter contre le terrorisme , alors  on peut imaginer que le reste des pays occidentaux ne sera pas sérieux dans cette lutte car ils ont les alliés des Etats-unis".

Et d'ajouter : " la France n’est pas sérieuse dans la lutte contre le terrorisme, surtout qu’elle n’avait déclaré la guerre au terrorisme qu’après les attentats survenus le mois dernier à Paris".

Le président al-Assad a assuré que "l’Europe peut lutter contre le terrorisme et a tout intérêt de le faire", soulignant que "tous ont intérêt de lutter contre le terrorisme, mais cela a besoin de volonté et je ne suis pas actuellement optimiste quant à l’existence d'une telle volonté".

A la question de savoir si la délégation syrienne prendra part à la conférence qui se tiendrait à New York, le président al-Assad a indiqué que la tenue de la conférence n’avait pas été encore confirmée, : "Les Russes, qui préfèrent tenir la conférence à Vienne, ont indiqué qu’il est inapproprié de la tenir avant de séparer les  groupes terroristes et de ceux qui ne sont pas terroristes. Nous considérons “comme terroriste” toute personne armée. Donc il est illogique de tenir la réunion à New York ou n’importe où dans le monde avant de définir cette notion" selon SANA.

Le président Assad a estimé qu"il est possible de faire participer la Turquie dans  la recherche d’un règlement de la crise en Syrie" notant "  Nous n’avons pas de problème avec Erdogan si ce dernier renonce  à son attitude criminelle qu’il adopte depuis le début de la crise en Syrie pour soutenir les terroristes par tous les moyens. Mais nous ne croyons guère qu’Erdogan changera pour une simple raison à savoir l’idéologie des Frères Musulmans qu’il suit".

Quant à la manière de l’éradication de Daech, le président al-Assad a indiqué qu’"il faut en premier lieu traiter sur le long terme avec l’idéologie wahhabite en interdisant aux institutions et aux fonds saoudiens de parvenir aux institutions islamiques partout dans le monde pour y propager le terrorisme".

A la question de savoir quand la guerre prendra fin en Syrie, le président al-Assad a affirmé que "si certains pays, tels que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar mettent fin à leur soutien aux terroristes, le conflit en Syrie prendra fin dans moins d’un an".

En outre, le président al-Assad a fait noter qu’"il n’y a absolument pas de coordination militaire entre l’armée syrienne et la Coalition conduite par les Etats-Unis', abordant à cet effet la propagation de Daech en dépit des raids menés par la Coalition durant plus d’un an.

"Par contre, les deux armées russe et syrienne ont réalisé pendant quelques semaines des victoires plus importantes que celles réalisées par la Coalition durant plus d’un an", a-t-il précisé.

A la question de savoir qu’est-ce que le président Vladimir Poutine lui a demandé pour apporter de l’aide militaire russe, le président al-Assad a assuré que "la Russie veut la stabilité en Syrie, en Irak et dans la région, faisant savoir que ce que fait la Russie représente une défense directe de l’Europe qui n’est pas loin de la Syrie".

Pour ce qui est de l'Iran, le président al-Assad a assuré  que "les Iraniens ne pensent point à établir une base militaire en Syrie et qu’ils n’avaient pas discuté de cette question".


Interrogé sur un compromis  entre les Etats-Unis et la Russie fondé sur un échange de cartes Ukraine contre  Syrie, le président al-Assad a répondu :  "il n’y a aucune crainte, surtout  que les Russes sont non seulement pragmatiques mais en plus ils adoptent en même temps une politique morale qui se base sur la valeur et les principes et non pas uniquement sur les intérêts".

Concernant son avis à l’égard du crash de l’avion de combat russe, abattu par la Turquie, le président al-Assad a évoqué "le changement positif sur le terrain après le début de la participation militaire russe en Syrie pour lutter contre les réseaux terroristes", indiquant qu’"Erdogan croit que son échec en Syrie constitue la fin de son avenir politique et qu’il poussera l’Otan à un conflit avec la Russie pour compliquer davantage la situation sur le terrain en Syrie".

"Accuser le gouvernement syrien d’avoir attaqué les civils n’a pas de sens. La preuve est que la majorité des familles des combattants de l’opposition ne vivent pas avec eux, mais elles sont soutenues par le gouvernement", a-t-il dit.

Concernant les réfugiés syriens qui ont pris la fuite de leur pays, le président al-Assad a affirmé que "la majorité des réfugiés sont des partisans du gouvernement et avaient quitter le pays en raison de la situation due aux actes des terroristes qui avaient tué les gens et détruit leurs infrastructures et en raison de l’embargo imposé par l’Occident à la Syrie , les privant   de leurs besoins de première nécessité".

"Je n’ai pas de message à adresser aux réfugiés, car ils regagnerons leur Patrie après l’amélioration de la situation, vu que la majorité d’eux aiment leur Patrie. Mon message  est aux gouvernements européens qui ont aidé les terroristes et qui ont imposé un embargo afin de  pousser les réfugiés à quitter la Syrie vers d’autres pays. Mon message est que les gouvernements européens, s’ils œuvrent pour l’intérêt du peuple syrien comme ils le prétendent,  doivent lever l’embargo et mettre fin à l’afflux des terroristes en Syrie", a-t-il précisé.

Et de conclure : " je  ne quittera point la Syrie quelles que soient les circonstances , je suis resté dans ce pays  durant ces cinq ans de crise en raison du soutien que m'ont apporté la majorité des Syriens".

 

Source: Agences

11-12-2015 - 21:12 Dernière mise à jour 11-12-2015 - 21:12 | 1322 vus
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=272843&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
 
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Le chef de l'Etat syrien a accusé Washington et Riyad de chercher à réunir les groupes terroristes aux négociations, soulignant que " Damas refuse de négocier avec des groupes armés en tant qu"entités politiques" a rapporté le quotidien libanais asSafir.

“Nous sommes disposés à mener des négociations avec l’opposition, mais il faut d’abord définir cette opposition qui ne signifie pas l’action armée”, a dit le président al-Assad qui a assuré qu’il y a une grande différence entre les hommes armés et les terroristes d’une part et l’opposition de l’autre.

Dans un entretien avec l’Agence de presse espagnole “EFE”, le président Bachar al-Assad a affirmé que le premier pas pour éradiquer les réseaux terroristes en Syrie réside dans l’arrêt de l’afflux des terroristes, en Syrie et en Irak, par le biais des frontières, notamment de la Turquie, ainsi que l'arrêt du financement saoudien et du trafic d'armes qui leur est apporté.  Sachant que la Turquie est l’artère unique du réseau terroriste Daech, et qu'avec  l’Arabie Saoudite et le Qatar , elle est  impliquée dans la perpétration des atrocités de Daech.

Il a indiqué que " Washington a assuré depuis le début, " une couverture politique au terrorisme en Syrie, et donc elle n'est pas sérieuse pour lutter contre", ajoutant que " tant les Etats-unis restent peu sérieux à lutter contre le terrorisme , alors  on peut imaginer que le reste des pays occidentaux ne sera pas sérieux dans cette lutte car ils ont les alliés des Etats-unis".

Et d'ajouter : " la France n’est pas sérieuse dans la lutte contre le terrorisme, surtout qu’elle n’avait déclaré la guerre au terrorisme qu’après les attentats survenus le mois dernier à Paris".

Le président al-Assad a assuré que "l’Europe peut lutter contre le terrorisme et a tout intérêt de le faire", soulignant que "tous ont intérêt de lutter contre le terrorisme, mais cela a besoin de volonté et je ne suis pas actuellement optimiste quant à l’existence d'une telle volonté".

A la question de savoir si la délégation syrienne prendra part à la conférence qui se tiendrait à New York, le président al-Assad a indiqué que la tenue de la conférence n’avait pas été encore confirmée, : "Les Russes, qui préfèrent tenir la conférence à Vienne, ont indiqué qu’il est inapproprié de la tenir avant de séparer les  groupes terroristes et de ceux qui ne sont pas terroristes. Nous considérons “comme terroriste” toute personne armée. Donc il est illogique de tenir la réunion à New York ou n’importe où dans le monde avant de définir cette notion" selon SANA.

Le président Assad a estimé qu"il est possible de faire participer la Turquie dans  la recherche d’un règlement de la crise en Syrie" notant "  Nous n’avons pas de problème avec Erdogan si ce dernier renonce  à son attitude criminelle qu’il adopte depuis le début de la crise en Syrie pour soutenir les terroristes par tous les moyens. Mais nous ne croyons guère qu’Erdogan changera pour une simple raison à savoir l’idéologie des Frères Musulmans qu’il suit".

Quant à la manière de l’éradication de Daech, le président al-Assad a indiqué qu’"il faut en premier lieu traiter sur le long terme avec l’idéologie wahhabite en interdisant aux institutions et aux fonds saoudiens de parvenir aux institutions islamiques partout dans le monde pour y propager le terrorisme".

A la question de savoir quand la guerre prendra fin en Syrie, le président al-Assad a affirmé que "si certains pays, tels que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar mettent fin à leur soutien aux terroristes, le conflit en Syrie prendra fin dans moins d’un an".

En outre, le président al-Assad a fait noter qu’"il n’y a absolument pas de coordination militaire entre l’armée syrienne et la Coalition conduite par les Etats-Unis', abordant à cet effet la propagation de Daech en dépit des raids menés par la Coalition durant plus d’un an.

"Par contre, les deux armées russe et syrienne ont réalisé pendant quelques semaines des victoires plus importantes que celles réalisées par la Coalition durant plus d’un an", a-t-il précisé.

A la question de savoir qu’est-ce que le président Vladimir Poutine lui a demandé pour apporter de l’aide militaire russe, le président al-Assad a assuré que "la Russie veut la stabilité en Syrie, en Irak et dans la région, faisant savoir que ce que fait la Russie représente une défense directe de l’Europe qui n’est pas loin de la Syrie".

Pour ce qui est de l'Iran, le président al-Assad a assuré  que "les Iraniens ne pensent point à établir une base militaire en Syrie et qu’ils n’avaient pas discuté de cette question".


Interrogé sur un compromis  entre les Etats-Unis et la Russie fondé sur un échange de cartes Ukraine contre  Syrie, le président al-Assad a répondu :  "il n’y a aucune crainte, surtout  que les Russes sont non seulement pragmatiques mais en plus ils adoptent en même temps une politique morale qui se base sur la valeur et les principes et non pas uniquement sur les intérêts".

Concernant son avis à l’égard du crash de l’avion de combat russe, abattu par la Turquie, le président al-Assad a évoqué "le changement positif sur le terrain après le début de la participation militaire russe en Syrie pour lutter contre les réseaux terroristes", indiquant qu’"Erdogan croit que son échec en Syrie constitue la fin de son avenir politique et qu’il poussera l’Otan à un conflit avec la Russie pour compliquer davantage la situation sur le terrain en Syrie".

"Accuser le gouvernement syrien d’avoir attaqué les civils n’a pas de sens. La preuve est que la majorité des familles des combattants de l’opposition ne vivent pas avec eux, mais elles sont soutenues par le gouvernement", a-t-il dit.

Concernant les réfugiés syriens qui ont pris la fuite de leur pays, le président al-Assad a affirmé que "la majorité des réfugiés sont des partisans du gouvernement et avaient quitter le pays en raison de la situation due aux actes des terroristes qui avaient tué les gens et détruit leurs infrastructures et en raison de l’embargo imposé par l’Occident à la Syrie , les privant   de leurs besoins de première nécessité".

"Je n’ai pas de message à adresser aux réfugiés, car ils regagnerons leur Patrie après l’amélioration de la situation, vu que la majorité d’eux aiment leur Patrie. Mon message  est aux gouvernements européens qui ont aidé les terroristes et qui ont imposé un embargo afin de  pousser les réfugiés à quitter la Syrie vers d’autres pays. Mon message est que les gouvernements européens, s’ils œuvrent pour l’intérêt du peuple syrien comme ils le prétendent,  doivent lever l’embargo et mettre fin à l’afflux des terroristes en Syrie", a-t-il précisé.

Et de conclure : " je  ne quittera point la Syrie quelles que soient les circonstances , je suis resté dans ce pays  durant ces cinq ans de crise en raison du soutien que m'ont apporté la majorité des Syriens".

 

Source: Agences

11-12-2015 - 21:12 Dernière mise à jour 11-12-2015 - 21:12 | 1322 vus

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