LE PRESIDENT ASSAD : LA SYRIE FAIT FACE A UNE GUERRE FEROCE

 
 
Assad: La Syrie fait face à une guerre féroce de milliers de batailles
L’équipe du site

Au lendemain de rumeurs propagées sur les réseaux sociaux sur l’assassinat présumé du président syrien Bachar al-Assad, ce dernier a fait son apparition ce mercredi dans une école publique pour les fils et les filles des martyrs, pour fêter l’occasion de la fête du martyre célébrée tous les 6 mai de chaque année.

Entouré par plusieurs dizaines d’étudiants, il a assuré que la Syrie ne fait pas face à une bataille mais à une guerre de plusieurs batailles.

«  Nous faisons face à une guerre des plus féroces sur une superficie de plusieurs milliers de kilomètres. Ce sont des milliers de batailles », a-t-il dit. Et de poursuivre : «Comme dans chaque guerre, il y a des pertes et des exploits, il y a des hauts et des bas», indiquant que la chose la plus certaine est la confiance dans tous les combattants, et « le fait de croire à la victoire ».

Le numéro un syrien a promis que l’armée syrienne parviendra à libérer les soldats syriens assiégés à l’hôpital de Jisr al-Choghour, dans la province sud d’Idleb, gouvernorat du nord ouest de la Syrie.
 
« L’armée arrivera bientôt chez les héros bloqués dans l’hôpital de Jisr al-Choghour », a-t-il affirmé.

Depuis la conquête de cette localité par les milices de la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et Cie, plusieurs dizaines de militaires syriens sont retranchés dans cet établissement et résistent aux invasions.
 
Durant sa brève apparition dans la cour de l’école, le président syrien a appelé les Syriens  à rester méfiants face à ceux qui font preuve de lassitude parce que la bataille perdure. «  Vous, les fils et les filles de martyrs, vous êtes la réponse à cette campagne de propagande. Vous êtes la réponse à ceux qui ont peur », a-t-il clamé.

«  Le nationalisme ne se contente pas de paroles, mais doit être corroboré par le courage. Nous devons faire la distinction entre l’inquiétude, la lâcheté et la sagesse », a-t-il notifié.    

Toujours selon le numéro un syrien, les massacres d’aujourd’hui rappellent celle qui ont été commises il y a un siècle.

«  À la différence des noms et des dates. Dans le passé c’était Jamal Bacha l’égorgeur qui les commettait. Aujourd’hui, c’est Erdogan l’égorgeur qui en est le responsable », a-t-il accusé.

Mardi, un blog israélien « Roter » tout en prétendant détenir une vidéo, avait disséminé une rumeur selon laquelle Assad a été tué à l’aube du dimanche par l’un de ses gardes du corps les plus proches, un officier iranien Mahdi Yaakoubi.  

Tout de suite, des dizaines des dizaines d’agences et de sites arabes hostiles au pouvoir syrien ont relayé cette rumeur, tout en confirmant  la présence d’une vidéo. Une agence jordanienne a même rapporté une confirmation de la milice de l’Armée syrienne libre, de l’ambassadeur russe et des proches du président syrien.

Aucun de ces sites n’a montré le contenu de cette vidéo. Selon le bureau médiatique de la présidence syrienne ces rumeurs sont « sordides ».    

 

Source: Spécial notre site

06-05-2015 - 16:07 Dernière mise à jour 06-05-2015 - 17:39 | 1171 vus
 
Bâtiment de guerre de type Mistral

Va-t-on couler les Mistral non livrés à la Russie?

© Sputnik. Aleksei Filippov
 
Défense
 
(mis à jour 08:30 07.05.2015) URL courte
 
La France suspend la livraison du Mistral à la Russie (56)
33244
 
La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande.

La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter, voire de détruire les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande, estime l'expert militaire Ivan Konovalov.

Le Figaro rapporte que le sort des Mistral construits pour la Russie, mais qui ne lui ont toujours pas été livrés, est devenu un "boulet" pour la France. L'addition pour l'entretien et la sécurité des porte-hélicoptères est toujours plus salée, mais Paris n'a toujours pas pris de décision. Les autorités françaises envisagent un recyclage, voire l'immersion des deux Mistral en mer en cas de rupture du contrat, indique le quotidien. La marine française n'a pas besoin des deux BPC Sébastopol et Vladivostok, parce qu'ils ont été construits selon les normes russes. Et il est très difficile de leur trouver un nouvel acquéreur.

"Bien sûr, il est difficile de revendre ces navires parce que, premièrement, ils sont dotés d'équipements russes et, deuxièmement, le marché de navires de débarquement universels n'est pas très grand en principe. D'autant que la concurrence est importante. Des navires de cette classe sont également fabriqués par l'Espagne, les Pays-Bas, la Corée du Sud et les USA. Et la demande n'est pas très élevée", a déclaré l'expert militaire Ivan Konovalov, directeur du Centre de la conjoncture stratégique, à la radio Sputnik.

Selon lui, l'exploitation des navires par la marine française n'est même pas à l'étude.

"La marine française possède déjà trois bâtiments similaires. Elle n'a pas besoin d'un navire supplémentaire. Au sein même de la marine française, ce scénario suscite une forte opposition. Les marins craignent que si ces navires étaient dans la balance, il faudrait renoncer à d'autres bâtiments comme les frégates", note l'expert.

Selon Le Figaro, ces porte-hélicoptères pourraient être revendus à d'autres pays. Parmi les acheteurs potentiels figurent le Canada, l'Égypte et "un pays d'Europe du nord". Ivan Konovalov pense que le besoin de tels navires est très limitée.

"Si les USA faisaient pression sur l’Égypte, cette dernière pourrait probablement les acheter, mais qu'en ferait-elle? Elle n'en a pas besoin. Le Canada encore moins. S'ils avaient besoin d'un porte-avions, ce serait un porte-avions américain. Seuls les pays pouvant mener des opérations transocéaniques ont besoin de tels bâtiments. La Russie en avait besoin pour renforcer la coopération militaro-technique avec la France. L'occasion a été manquée à cause des sanctions. Et les autres pays peuvent en acheter à plus bas prix", estime l'expert.

D'après lui, si les autorités françaises décidaient de recycler ou de couler les Mistral, cela tirerait une croix sur la carrière politique du président François Hollande.

"Si cela arrivait et que les navires étaient coulés, Hollande n'aurait plus aucune chance à la présidentielle. Sans compter que sa cote est déjà extrêmement basse, sachant que la situation avec les Mistral a joué un rôle clé. Si les navires étaient immergés, Hollande resterait dans l'histoire de la France comme le président qui a détruit deux bâtiments. Rien d'autre", affirme Ivan Konovalov.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/defense/20150507/1015980142.html#ixzz3ZQv4iFCU
 

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La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande.

La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter, voire de détruire les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande, estime l'expert militaire Ivan Konovalov.

Le Figaro rapporte que le sort des Mistral construits pour la Russie, mais qui ne lui ont toujours pas été livrés, est devenu un "boulet" pour la France. L'addition pour l'entretien et la sécurité des porte-hélicoptères est toujours plus salée, mais Paris n'a toujours pas pris de décision. Les autorités françaises envisagent un recyclage, voire l'immersion des deux Mistral en mer en cas de rupture du contrat, indique le quotidien. La marine française n'a pas besoin des deux BPC Sébastopol et Vladivostok, parce qu'ils ont été construits selon les normes russes. Et il est très difficile de leur trouver un nouvel acquéreur.

"Bien sûr, il est difficile de revendre ces navires parce que, premièrement, ils sont dotés d'équipements russes et, deuxièmement, le marché de navires de débarquement universels n'est pas très grand en principe. D'autant que la concurrence est importante. Des navires de cette classe sont également fabriqués par l'Espagne, les Pays-Bas, la Corée du Sud et les USA. Et la demande n'est pas très élevée", a déclaré l'expert militaire Ivan Konovalov, directeur du Centre de la conjoncture stratégique, à la radio Sputnik.

Selon lui, l'exploitation des navires par la marine française n'est même pas à l'étude.

"La marine française possède déjà trois bâtiments similaires. Elle n'a pas besoin d'un navire supplémentaire. Au sein même de la marine française, ce scénario suscite une forte opposition. Les marins craignent que si ces navires étaient dans la balance, il faudrait renoncer à d'autres bâtiments comme les frégates", note l'expert.

Selon Le Figaro, ces porte-hélicoptères pourraient être revendus à d'autres pays. Parmi les acheteurs potentiels figurent le Canada, l'Égypte et "un pays d'Europe du nord". Ivan Konovalov pense que le besoin de tels navires est très limitée.

"Si les USA faisaient pression sur l’Égypte, cette dernière pourrait probablement les acheter, mais qu'en ferait-elle? Elle n'en a pas besoin. Le Canada encore moins. S'ils avaient besoin d'un porte-avions, ce serait un porte-avions américain. Seuls les pays pouvant mener des opérations transocéaniques ont besoin de tels bâtiments. La Russie en avait besoin pour renforcer la coopération militaro-technique avec la France. L'occasion a été manquée à cause des sanctions. Et les autres pays peuvent en acheter à plus bas prix", estime l'expert.

D'après lui, si les autorités françaises décidaient de recycler ou de couler les Mistral, cela tirerait une croix sur la carrière politique du président François Hollande.

"Si cela arrivait et que les navires étaient coulés, Hollande n'aurait plus aucune chance à la présidentielle. Sans compter que sa cote est déjà extrêmement basse, sachant que la situation avec les Mistral a joué un rôle clé. Si les navires étaient immergés, Hollande resterait dans l'histoire de la France comme le président qui a détruit deux bâtiments. Rien d'autre", affirme Ivan Konovalov.



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La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter, voire de détruire les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande, estime l'expert militaire Ivan Konovalov.

Le Figaro rapporte que le sort des Mistral construits pour la Russie, mais qui ne lui ont toujours pas été livrés, est devenu un "boulet" pour la France. L'addition pour l'entretien et la sécurité des porte-hélicoptères est toujours plus salée, mais Paris n'a toujours pas pris de décision. Les autorités françaises envisagent un recyclage, voire l'immersion des deux Mistral en mer en cas de rupture du contrat, indique le quotidien. La marine française n'a pas besoin des deux BPC Sébastopol et Vladivostok, parce qu'ils ont été construits selon les normes russes. Et il est très difficile de leur trouver un nouvel acquéreur.

"Bien sûr, il est difficile de revendre ces navires parce que, premièrement, ils sont dotés d'équipements russes et, deuxièmement, le marché de navires de débarquement universels n'est pas très grand en principe. D'autant que la concurrence est importante. Des navires de cette classe sont également fabriqués par l'Espagne, les Pays-Bas, la Corée du Sud et les USA. Et la demande n'est pas très élevée", a déclaré l'expert militaire Ivan Konovalov, directeur du Centre de la conjoncture stratégique, à la radio Sputnik.

Selon lui, l'exploitation des navires par la marine française n'est même pas à l'étude.

"La marine française possède déjà trois bâtiments similaires. Elle n'a pas besoin d'un navire supplémentaire. Au sein même de la marine française, ce scénario suscite une forte opposition. Les marins craignent que si ces navires étaient dans la balance, il faudrait renoncer à d'autres bâtiments comme les frégates", note l'expert.

Selon Le Figaro, ces porte-hélicoptères pourraient être revendus à d'autres pays. Parmi les acheteurs potentiels figurent le Canada, l'Égypte et "un pays d'Europe du nord". Ivan Konovalov pense que le besoin de tels navires est très limitée.

"Si les USA faisaient pression sur l’Égypte, cette dernière pourrait probablement les acheter, mais qu'en ferait-elle? Elle n'en a pas besoin. Le Canada encore moins. S'ils avaient besoin d'un porte-avions, ce serait un porte-avions américain. Seuls les pays pouvant mener des opérations transocéaniques ont besoin de tels bâtiments. La Russie en avait besoin pour renforcer la coopération militaro-technique avec la France. L'occasion a été manquée à cause des sanctions. Et les autres pays peuvent en acheter à plus bas prix", estime l'expert.

D'après lui, si les autorités françaises décidaient de recycler ou de couler les Mistral, cela tirerait une croix sur la carrière politique du président François Hollande.

"Si cela arrivait et que les navires étaient coulés, Hollande n'aurait plus aucune chance à la présidentielle. Sans compter que sa cote est déjà extrêmement basse, sachant que la situation avec les Mistral a joué un rôle clé. Si les navires étaient immergés, Hollande resterait dans l'histoire de la France comme le président qui a détruit deux bâtiments. Rien d'autre", affirme Ivan Konovalov.



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La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter, voire de détruire les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande, estime l'expert militaire Ivan Konovalov.

Le Figaro rapporte que le sort des Mistral construits pour la Russie, mais qui ne lui ont toujours pas été livrés, est devenu un "boulet" pour la France. L'addition pour l'entretien et la sécurité des porte-hélicoptères est toujours plus salée, mais Paris n'a toujours pas pris de décision. Les autorités françaises envisagent un recyclage, voire l'immersion des deux Mistral en mer en cas de rupture du contrat, indique le quotidien. La marine française n'a pas besoin des deux BPC Sébastopol et Vladivostok, parce qu'ils ont été construits selon les normes russes. Et il est très difficile de leur trouver un nouvel acquéreur.

"Bien sûr, il est difficile de revendre ces navires parce que, premièrement, ils sont dotés d'équipements russes et, deuxièmement, le marché de navires de débarquement universels n'est pas très grand en principe. D'autant que la concurrence est importante. Des navires de cette classe sont également fabriqués par l'Espagne, les Pays-Bas, la Corée du Sud et les USA. Et la demande n'est pas très élevée", a déclaré l'expert militaire Ivan Konovalov, directeur du Centre de la conjoncture stratégique, à la radio Sputnik.

Selon lui, l'exploitation des navires par la marine française n'est même pas à l'étude.

"La marine française possède déjà trois bâtiments similaires. Elle n'a pas besoin d'un navire supplémentaire. Au sein même de la marine française, ce scénario suscite une forte opposition. Les marins craignent que si ces navires étaient dans la balance, il faudrait renoncer à d'autres bâtiments comme les frégates", note l'expert.

Selon Le Figaro, ces porte-hélicoptères pourraient être revendus à d'autres pays. Parmi les acheteurs potentiels figurent le Canada, l'Égypte et "un pays d'Europe du nord". Ivan Konovalov pense que le besoin de tels navires est très limitée.

"Si les USA faisaient pression sur l’Égypte, cette dernière pourrait probablement les acheter, mais qu'en ferait-elle? Elle n'en a pas besoin. Le Canada encore moins. S'ils avaient besoin d'un porte-avions, ce serait un porte-avions américain. Seuls les pays pouvant mener des opérations transocéaniques ont besoin de tels bâtiments. La Russie en avait besoin pour renforcer la coopération militaro-technique avec la France. L'occasion a été manquée à cause des sanctions. Et les autres pays peuvent en acheter à plus bas prix", estime l'expert.

D'après lui, si les autorités françaises décidaient de recycler ou de couler les Mistral, cela tirerait une croix sur la carrière politique du président François Hollande.

"Si cela arrivait et que les navires étaient coulés, Hollande n'aurait plus aucune chance à la présidentielle. Sans compter que sa cote est déjà extrêmement basse, sachant que la situation avec les Mistral a joué un rôle clé. Si les navires étaient immergés, Hollande resterait dans l'histoire de la France comme le président qui a détruit deux bâtiments. Rien d'autre", affirme Ivan Konovalov.



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La France n'arrive toujours pas à se décider sur le sort des Mistral qu'elle devait livrer à la Russie. Les propositions choquantes de démonter, voire de détruire les navires ne font que jouer en faveur des opposants au président François Hollande, estime l'expert militaire Ivan Konovalov.

Le Figaro rapporte que le sort des Mistral construits pour la Russie, mais qui ne lui ont toujours pas été livrés, est devenu un "boulet" pour la France. L'addition pour l'entretien et la sécurité des porte-hélicoptères est toujours plus salée, mais Paris n'a toujours pas pris de décision. Les autorités françaises envisagent un recyclage, voire l'immersion des deux Mistral en mer en cas de rupture du contrat, indique le quotidien. La marine française n'a pas besoin des deux BPC Sébastopol et Vladivostok, parce qu'ils ont été construits selon les normes russes. Et il est très difficile de leur trouver un nouvel acquéreur.

"Bien sûr, il est difficile de revendre ces navires parce que, premièrement, ils sont dotés d'équipements russes et, deuxièmement, le marché de navires de débarquement universels n'est pas très grand en principe. D'autant que la concurrence est importante. Des navires de cette classe sont également fabriqués par l'Espagne, les Pays-Bas, la Corée du Sud et les USA. Et la demande n'est pas très élevée", a déclaré l'expert militaire Ivan Konovalov, directeur du Centre de la conjoncture stratégique, à la radio Sputnik.

Selon lui, l'exploitation des navires par la marine française n'est même pas à l'étude.

"La marine française possède déjà trois bâtiments similaires. Elle n'a pas besoin d'un navire supplémentaire. Au sein même de la marine française, ce scénario suscite une forte opposition. Les marins craignent que si ces navires étaient dans la balance, il faudrait renoncer à d'autres bâtiments comme les frégates", note l'expert.

Selon Le Figaro, ces porte-hélicoptères pourraient être revendus à d'autres pays. Parmi les acheteurs potentiels figurent le Canada, l'Égypte et "un pays d'Europe du nord". Ivan Konovalov pense que le besoin de tels navires est très limitée.

"Si les USA faisaient pression sur l’Égypte, cette dernière pourrait probablement les acheter, mais qu'en ferait-elle? Elle n'en a pas besoin. Le Canada encore moins. S'ils avaient besoin d'un porte-avions, ce serait un porte-avions américain. Seuls les pays pouvant mener des opérations transocéaniques ont besoin de tels bâtiments. La Russie en avait besoin pour renforcer la coopération militaro-technique avec la France. L'occasion a été manquée à cause des sanctions. Et les autres pays peuvent en acheter à plus bas prix", estime l'expert.

D'après lui, si les autorités françaises décidaient de recycler ou de couler les Mistral, cela tirerait une croix sur la carrière politique du président François Hollande.

"Si cela arrivait et que les navires étaient coulés, Hollande n'aurait plus aucune chance à la présidentielle. Sans compter que sa cote est déjà extrêmement basse, sachant que la situation avec les Mistral a joué un rôle clé. Si les navires étaient immergés, Hollande resterait dans l'histoire de la France comme le président qui a détruit deux bâtiments. Rien d'autre", affirme Ivan Konovalov.



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