LES BOMBARDIERS NE SONT PAS LA SOLUTION, MAIS LE PROBLÈME.

LES BOMBARDIERS NE SONT PAS LA SOLUTION,

MAIS LE PROBLÈME.

Le monarque Hollande a décidé sans consulter le moins du monde ses

sujets, comme il le fit pour l'intervention au Mali, et comme l'avait fait

auparavant Sarkozy en Libye, d'envoyer les avions français

bombarder des localités de Syrie, avec ses compères US et Britanniques,

alors même que le gouvernement légitime de Damas ne le veut pas. Cela

sous le prétexte de punir les intégristes-terroristes de DAECH, dont le seul

ennemi résolu et efficace est l'armée nationale syrienne que les médias

parisiens persistent à présenter comme l'incarnation du Mal.

Comment pourrait on croire aux bonnes intentions occidentales, quand le

même Hollande ne cesse depuis 10 ans d'affirmer sa volonté de détruire le

régime syrien, certes autoritaire, mais dont personne ne peut nier le caractère

laïque, protecteur des minorités religieuses et représentatif de la volonté

nationale? D'autant que les Alliés occidentaux de Messieurs Fabius et

Hollande, Anglo- Saxons, Turquie de l'OTAN, monarques pétroliersintégristes

du Golfe, Saoudiens et Qataris, persistent à laisser s'alimenter en

armes et mercenaires le "Djihâd" de DAECH.

Qui peut croire que la destruction de quelques villages syriens et de leurs

habitants, combattants et civils mêlés, résoudra les problèmes de la région,

qui, déjà, fourmille de foules de réfugiés tentant de fuir la guerre au péril de

leur vie en se précipitant vers le mirage européen?

L'hypocrisie est depuis des années commune à tous ces " coalisés "

occidentaux, affairés à redessiner à leur profit la carte du Moyen-Orient au

détriment des peuples: il y a quelques semaines, le gouvernement islamiste

turc Erdogan, un des piliers de l'OTAN, à prétexté intervenir contre DAECH,

pour en réalité mener une offensive contre ses opposants kurdes du PKK.

Comment ne pas craindre que les frappes françaises et occidentales n'aient

pour objectif essentiel la destruction de l'état national syrien, après ceux

d'Irak par les USA et de Libye par Sarkozy, avec les résultats de chaos

sanglant que l'on sait?

L'intervention militaire impérialiste n'est en aucun cas la solution, elle

n'apporte ni la paix ni la démocratie dont les peuples ont besoin, mais le

meurtre, les camps de réfugiés et la fuite affolée de " migrants " qui

transforment les pays européens en poudrières xénophobes.

Francis Arzalier, Collectif Polex

Le 08/ 09 / 2015

 


 

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