LES GUERRIERS D'OPERETTE HOLLANDE ET CAMERON EN GUERRE CONTRE LA SYRIE

 
 

David Cameron a plaidé lundi au côté de François Hollande pour des frappes britanniques contre le groupe extrémiste «Daech» en Syrie, et précisé qu'il interviendrait devant son Parlement cette semaine pour tenter d'obtenir un feu vert en ce sens. Le président français a quant à lui promis de «frapper dur l'Etat islamique (EI ou Daech)», qui a revendiqué les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

«Je soutiens absolument l'action entreprise par le président Hollande pour lutter contre Daech en Syrie et je suis convaincu que le Royaume-Uni doit faire la même chose», a dit le Premier ministre britannique lors d'une déclaration avec François Hollande àCameron plaide au côté de Hollande pour des frappes en Syrie. l'Elysée. «Cette semaine, je présenterai au Parlement britannique notre stratégie d'ensemble», a-t-il ajouté, en précisant avoir proposé de mettre une base aérienne britannique à Chypre à la disposition des Français.

Pour élargir à la Syrie les frappes britanniques qui ont déjà lieu en Irak, David Cameron doit obtenir l'accord du Parlement. Il avait été mis en échec en août 2013 lorsque les députés avaient refusé le bombardement de la Syrie à la suite d'une attaque chimique. Le Labour, qui avait bloqué cette action militaire en Syrie, est prêt à étudier les propositions du gouvernement, a indiqué samedi le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn.

François Hollande a, de son côté, déclaré que la France allait intensifier ses frappes aériennes. «Nous allons choisir des cibles qui feront le plus de dégâts possibles à cette armée terroriste», a dit le chef de l'Etat. «Notre porte-avions qui va bientôt arriver sur zone a été clairement mandaté pour frapper et frapper dur contre Daech», a-t-il ajouté. Les 26 chasseurs embarqués sur le Charles-de-Gaulle s'ajouteront aux 12 stationnés aux Emirats arabes unis et en Jordanie qui ont notamment visé la ville syrienne de Raqqa, fief de «Daech».

Issue politique

Outre la nécessité de combattre «Daech», la résolution adoptée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU affirme la nécessité d'une solution politique au conflit en Syrie, a souligné François Hollande. «Cette solution politique, c'est de pouvoir constituer un gouvernement d'union en Syrie et c'est de dire clairement que Bachar el-Assad ne peut pas être l'avenir du pays», a-t-il dit.
Cette solution passe par le processus diplomatique engagé depuis plusieurs semaines à Vienne, a poursuivi le président français, un processus également soutenu par David Cameron.

François Hollande, qui a souhaité lundi dernier «une grande et unique coalition» contre «Daech», est attendu mardi à Washington pour un entretien avec Barack Obama, puis jeudi à Moscou pour y rencontrer Vladimir Poutine, au lendemain d'un dîner de travail à Paris avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président russe a vu dans l'inflexion de la ligne diplomatique française après les attentats une validation de ses appels à une coalition contre «Daech». Mais les divergences demeurent, notamment sur les cibles des raids aériens russes et le sort du président Bachar el-Assad. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré que la Russie était disposée à «une coopération pratique» dans le respect de la souveraineté de la Syrie et des prérogatives de son gouvernement.

Source: agences et rédaction

23-11-2015 | 14:17
 

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