MALGRE LES ATTAQUES AU GAZ LES KURDES PROGRESSENT CONTRE DAESH

kurdes irakiens gardent une position derrière des sacs de sable,Sinjar

Malgré les attaques au gaz, les Kurdes poursuivent leur avancée contre Daech

© AFP 2016 Safin Hamed
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Alors que la conférence sur le désarmement se tient aujourd’hui à Genève, la guerre en Syrie se poursuit et les armes des combattants deviennent de plus en plus sophistiquées. François Mauld d'Aymee, combattant français en Irak, apporte son témoignage à Sputnik suite au renouvellement des attaques au gaz de combat perpétrées par l’EI.

Tant que les participants à la conférence sur le désarmement constateront une stagnation dans les négociations, les combattants de Daech poursuivront leurs attaques au gaz, notamment dans le sud de la ville irakienne de Sinjar, où François Mauld d'Aymee, volontaire français en Irak, combat aux côtés des Kurdes Peshmergas.

Il constate que bien que les soldats qui luttent contre Daech acquièrent de plus en plus d'expérience et améliorent leurs stratégies, les attaques au gaz perpétrées par Daech se multiplient et la stratégie des rebelles s’adapte. 

"Comme ils devinent que nous avons commencé à nous équiper en conséquence sur la ligne de front, ils ont délaissé les tirs de mortier pour se reporter sur leurs lanceurs de roquettes, pourvus d'une plus grande portée.", témoigne-t-il.

 

Récemment, Sputnik a eu accès à des images et témoignages exclusifs de combattants des milices populaires de la province d'al-Anbar qui ont mis la main sur deux entrepôts tenus par Daech et contenant des armes chimiques.

 

Ils ont retrouvé un grand nombre de bidons étiquetés "Vinyle trichloresilane", une substance "Corrosive" selon le classement de l'Onu, et qui ronge la chair humaine et les métaux. Une fois sur la peau, le vinyle trichloresilane provoque des brûlures sévères ou s'attaque aux systèmes respiratoire et digestif en cas de dispersion.

Alors, il devient de plus en plus dangereux de se trouver sur les lieux des combats.

"Des projectiles sont tombés sur une agglomération en arrière des lignes, causant des victimes à la fois civiles et militaires, tandis que le vent rabattait les émanations droit sur nous. Heureusement le nuage nous est arrivé suffisamment dissipé pour que nous soyons relativement hors de danger", raconte le combattant français à Sputnik.

"En dépit des survols pluriquotidiens effectués par les drones et l'aviation de la coalition, on voit depuis nos postes d'observation le trafic automobile qui continue sur les routes parallèles au front tenu par Daech", souligne-t-il.

 

Un dispositif de protection contre les armes chimiques
© AFP 2016 PHILIPP GUELLAND
 
 
 
M. d'Aymee suppose que" les véhicules ennemis évitent les horaires pendant lesquels les avions ronronnent dans le ciel", où "qu'ils communiquent très précisément entre eux à ce sujet, et peuvent se cacher rapidement".

 

Il confie avoir remarqué que des semi-remorques, des bus, des autos et des motos roulaient tranquillement, le jour comme la nuit, à seulement six kilomètres de leurs lignes.

Le volontaire français trouve donc regrettable de ne pas disposer d'"un équipement capable de frapper immédiatement des cibles mobiles à une telle distance". 


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