PITOYABLE ONCLE SAM, SANS COMBATTRE, TU AS PERDU LA BATAILLE D’ALEP

Au grand dam de Washington: défaite des terroristes à Alep

Par Samer R. Zoughaib

L’Armée arabe syrienne et ses alliés ont reconquis, dimanche 4 septembre, les trois écoles militaires au sud-ouest d’Alep, refermant la brèche ouverte le 6 août par les terroristes vers les quartiers qu’ils occupent à l’est de la ville. Cette défaite des extrémistes a poussé les Etats-Unis à faire marche-arrière dans les négociations avec la Russie pour conclure un cessez-le-feu.

Au grand dam de Washington: défaite des terroristes à Alep

Moins d’un mois après la plus vaste offensive lancée depuis le début de la guerre par ladite «Armée de la conquête», une coalition extrémiste conduite par le «Front qaïdiste al-Nosra», l’Armée arabe syrienne (AAS) et ses alliés ont repris le dessus au sud-ouest d’Alep. Le 6 août dernier, les groupes terroristes menés par al-Nosra -qui se fait, depuis, appeler «Fateh al-Cham»- avaient réussi, au prix de pertes estimées à un millier d’hommes, à ouvrir une brèche vers les quartiers est d’Alep, qu’ils occupent depuis 2012. Ils n’étaient jamais parvenus, cependant, à élargir ce corridor de 900 mètres de large, qui était resté sous le feu de l’armée syrienne.

Après avoir contenu l’offensive des terroristes, l’armée syrienne et ses alliés sont passés à la contre-offensive, en appliquant une stratégie qui a complètement paralysé l’ennemi. Ils ont d’abord procédé à un pilonnage quotidien des bases-arrière et des lignes de ravitaillement des extrémistes, jusque dans les villes et les villages les plus reculés de la province d’Idleb. Ces bombardements ont empêché les terroristes de renforcer leurs positions à l’intérieur des trois académies militaires, qu’ils avaient prises le 6 août, et d’élargir la brèche de Ramoussa.

La prise des collines par l’armée syrienne

La deuxième phase de la contre-attaque consistait à occuper les collines du sud-ouest d’Alep, afin de cibler les routes de ravitaillement des terroristes en provenance de Khan Toumane, au sud-ouest de la ville. La prise de la colline d’Oum al-Kareh, qui surplombe la région, a été décisive. Les principales hauteurs sont ensuite tombées les unes après les autres entre les mains de l’armée syrienne. Lors de la troisième phase, les unités d’infanterie de l’ASS et de ses alliés sont parties à l’assaut des écoles militaires, sous un puissant barrage d’artillerie et des raids massifs de l’aviation russe et syrienne. Après des heures de combats féroces, les terroristes se sont retirés, laissant sur le terrain leurs morts et une grande quantité d’armes et de munitions. «Les forces armées, en coopération avec leurs alliés, ont pris le contrôle total de la zone des académies militaires -l'académie d'artillerie, l'école de l'armement et l'école technique de l'armée de l'air- et nettoient les dernières poches de terroristes dans le secteur», a affirmé une source militaire syrienne citée par la télévision officielle. «L'armée s'est emparée de l'académie d'artillerie et contrôle désormais les trois écoles militaires. Par conséquent, les quartiers est d'Alep sont de nouveau complètement assiégés», a reconnu Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l’homme, proche des groupes armés.

Ce succès majeur de l’ASS a réduit à néant les résultats de l’offensive pour laquelle les groupes extrémistes, galvanisés par le terroriste saoudien Abdallah al-Mouheisné, chef de l’«Armée de la conquête», avaient mobilisé plus de dix-mille combattants –dont des dizaines d’enfants soldats transformés en kamikazes- et des moyens militaires inédits, comprenant des missiles antichars américains Tow et d’autres armes fournies par les Etats-Unis, via la Turquie et l’Arabie saoudite. Washington avait d’ailleurs reconnu son rôle dans l’armement des extrémistes par la bouche du responsable du dossier du Moyen-Orient, de l’Afrique du nord et du Golfe à la Maison blanche, Robert Malley. Dans une interview accordée, le 15 août, à la revue Foreign Policy, Malley a déclaré que son pays était prêt à continuer à «armer l’opposition pour une guerre illimitée (…) pour empêcher la victoire du régime syrien».

Les Américains instrumentalisent les terroristes

Le succès de l’armée syrienne intervient alors que Russes et Américains sont engagés dans des discussions pour tenter de relancer le processus de négociations destinées à trouver une solution à la guerre syrienne. Mais les Etats-Unis sont plus intéressés par la conclusion d’un cessez-le-feu à Alep, pour sauver les groupes terroristes d’une défaite annoncée. Le manque de sérieux des Américains est clairement apparu dans les «fuites» orchestrées par un membre de la délégation américaine négociant avec les Russes. Il a déclaré aux médias, sous couvert d’anonymat, que l’accord avec Moscou prévoyait «la levée du blocus imposé par l’armée syrienne à partir du nord d’Alep et l’arrêt des raids de l’aviation syrienne contre les forces de l’opposition». Il est clair que ces fuites ont pour but de semer le doute entre Damas et Moscou, car l’acceptation de ces conditions signifie l’abandon de tous les avantages réalisés sur le terrain par l’armée syrienne avec l’aide de la Russie, ces deux derniers mois.

Les Américains n’ont pas tardé à exprimer leur mécontentement des développements sur le terrain. Washington a ainsi accusé Moscou d'avoir «fait marche arrière» sur certains points dans ses négociations sur la Syrie, rendant impossible dans l'immédiat un accord de coopération entre les deux puissances. «Les Russes ont reculé sur des points où nous pensions pourtant nous être mis d'accord, donc nous nous retournons vers nos capitales respectives pour consultation», a déclaré sous couvert de l'anonymat un haut responsable du Département d'Etat présent au sommet du G20 à Hangzhou (Chine).
Le Secrétaire d'Etat John Kerry américain a expliqué plus tard à la presse qu'il avait certes rencontré «pendant plusieurs heures» dimanche son homologue russe Sergueï Lavrov, mais sans parvenir à dissiper des divergences persistantes.
Le président russe Vladimir Poutine avait pour sa part estimé que Moscou et Washington pourraient parvenir «bientôt» à un accord. «Nous avançons petit à petit dans la bonne direction», avait-il déclaré, selon des propos diffusés par le Kremlin.
Mais la partie américaine a poursuivi sa stratégie visant à répandre un climat de suspicion. Le président Barack Obama a ainsi averti que les Etats-Unis approchaient les discussions sur une nouvelle trêve syrienne avec «une dose de scepticisme», mais que cela «valait le coup d'essayer».

Les négociations russo-américaines achoppent sur le refus des Etats-Unis de lever la couverture qu’ils accordent aux groupes terroristes, qui combattent côte-à-côte avec l’opposition dite «modérée», sans contrepartie politique. Ce qui veut dire que l’Amérique continue d’instrumentaliser les terroristes pour engendrer des gains géopolitiques.

Source : French.alahednews

 

05-09-2016 | 14:07

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=19936&cid=347


 

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