SYRIE : DEPUIS JUIN 2014 DAESH A EXECUTE 3591 PERSONNES

 
 

L’horreur se poursuit en Syrie et en Irak. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), dans un rapport, fait état de 3.591 personnes exécutées par «Daech» depuis juin 2014.

Selon l'OSDH, «Daech» qui sème la terreur dans les régions sous son contrôle, a exécuté entre le 29 octobre et le 29 novembre, 53 personnes, dont 35 civils, dans les zones sous son contrôle en Syrie. Ce bilan porte à 3.591 le nombre total des victimes exécutées par le groupe extrémiste depuis juin 2014. Parmi elles, 1945 civils, dont 77 enfants et 103 femmes.

Les membres de la tribu sunnite Shaitat représentent près de la moitié des civils tués. «Daech» a tué 930 membres de ce clan à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, en 2014, en réaction à leur soulèvement contre le groupe extrémiste.

Près d'un millier de membres des forces loyales au régime de Bachar al-Assad, figurent également parmi les victimes, outre 247 rebelles et combattants kurdes, a ajouté l'OSDH.

Il a en outre exécuté 415 extrémistes de ses propres forces, accusés d'espionnage ou capturés par le groupe alors qu'ils tentaient de fuir ses rangs, précise l'ONG. Et c'est ce qui est arrivé à Smara Kesinovisc, une jeune mineure autrichienne.

Battue à mort

Samra Kesinovisc, 17 ans, aurait récemment perdu la vie, battue à mort après avoir tenté de fuir les rangs extrémistes. L'histoire commence en avril 2014 lorsque Samra quitte l'Autriche avec l'une de ses amies, Sabina. Les jeunes filles, respectivement âgées de 17 et 15 ans avaient fui la Bosnie pour immigrer à Vienne. Les deux jeunes filles, qui fréquentaient une mosquée salafiste dans leur quartier, ont été progressivement convaincues de partir en Syrie par un ami commun et bien sûr par les réseaux sociaux. Une fois sur place, elles postent des clichés d'elles brandissant des armes et vantant leur nouvelle vie. L’objectif : donner envie à des jeunes filles comme elles de les rejoindre, mais personne ne sait si ce sont vraiment les deux adolescentes qui parlent derrière leurs comptes Facebook ou Twitter. Car Sabina et Samra ne sont plus libres, elles ont rapidement été mariées avec des miliciens tchétchènes, qui, si elles formulaient une quelconque envie de partir, «pourraient les frapper, les séquestrer", explique Azra, une de leurs amies restée à Vienne, à Paris Match. L'adolescente, qui a réussi à maintenir le contact avec les jeunes filles pendant quelques mois, a également raconté : «Elles demandent des nouvelles de leurs parents. Elles ont très peur de finir en prison si elles reviennent». Il semble que le pire soit arrivé. Selon des informations obtenues par le journal autrichien «Kronen Zeitung», Samra aurait finalement tenté de fuir mais, repérée, elle aurait été battue à mort avec un marteau. Sabina, elle, serait morte au combat l'année dernière.

Fort de dizaines de milliers de mercenaires, «Daech» a recours à des rapts, viols, décapitations et lapidations dans les régions sous son contrôle et l'organisation extrémiste est accusée de crimes contre l'Humanité par l'ONU.

Source : AFP et rédaction

30-11-2015 | 09:24
 

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