SYRIE : L'AIDE HUMANITAIRE EN ROUTE VERS FOUA, KEFRAYA ET MADAYA

 

Un convoi d'aide a quitté Damas pour la ville de Madaya, près de la frontière libanaise, a annoncé lundi la Croix-Rouge, après la signature d'un accord entre belligérants.

Deux autres villages, Foua et Kefraya, encerclés par les extrémistes dans la province d'Idleb (nord-ouest du pays), doivent également être rejoints, au même moment, par des camions d'aide humanitaire, précise le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué publié sur son compte Twitter.Syrie: l'aide en route vers Foua, Kefraya et Madaya… Le siège contre celle-ci expliqué.

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés, ont accusé la semaine dernière les groupes armés syriens d'empêcher la population civile de s'en aller. Pour eux, le sort de la population de Madaya est exploité par les extrémistes dans un but de «propagande».

Pourquoi Madaya est assiégée    

Qualifiant de «mensongères» les allégations accusant Damas et la Résistance islamique de provoquer une famine dans la localité syrienne de Madaya, le vice-secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Qassem a expliqué samedi les raisons pour lesquelles elle est assiégée.

Il a rappelé qu’un accord avait été conclu depuis l’an dernier avec le parrainage de la Syrie et la collaboration de la Résistance. Il stipulait de régler le problème de Zabadani et de Madaya, ces deux localités frontalières avec le Liban, en concomitance avec celui de Foua et Kefraya. Celle-ci sont assiégées depuis plus de deux années par le groupe «Jaïch al-Fath», une coalition de milices extrémistes dont la branche syrienne d’Al-Qaïda le «front al-Nosra» et ses alliés «Ahrar al-Cham».

Ces deux milices constituent le gros lot des miliciens qui combattaient à Zabadani, et qui après la chute de cette localité se sont abrités à Madaya, tenue en siège depuis.

Cet accord supervisé par l’ONU et régi par la concomitance des mesures décidées était formée de trois étapes. Aussi bien pour le cessez-le-feu, que pour l’évacuation des blessés et des habitants et l’ouverture de passages pour permettre l’acheminement de l’aide alimentaire et des médicaments.

«Nous étions disposés à exécuter l’accord dans son intégralité, mais c’est l’autre partie qui s’est abstenu de le faire», a expliqué cheikh Qassem.

En effet, alors que l’armée syrienne et la Résistance respectait les clauses de l’accord, «Jaïch al-Fath» l’a violé plus de trente fois, assure la chaîne de télévision arabophone al-Mayadeen.

Le calme était littéralement revenu  à Zabadani, tandis que les deux localités de Foua et Kefraya faisaient l’objet de tirs d’obus meurtriers.

Au moment où les habitants de Madaya et de Bakkine recevaient leur part de l’aide, les terroristes d’Idleb dérobaient celle destinées à Foua et Kefraya, surtout les médicaments. Il s'avère qu'ils ont dérobé aussi bien celle de Madaya.

Raison pour laquelle, l’opération d’acheminement de l’aide a été suspendue par les autorités syriennes et le siège de Madaya repris.

Ce que subit Madaya, le subissent Foua et Kefraya depuis beaucoup plus longtemps. Or c’est la première qui dispose du traitement de faveur dans les médias arabes et occidentaux. Personne ne parle de l'accord stipulé, même les organisations internationales, ni de la famine dans ces deux localités. Car surement loyalistes.

La photo de la «fillette syrienne affamée» était un fake

Dans ce contexte, une photo virale représentant une «petite fille syrienne affamée» par la «méchante armée syrienne» est un faux.Syrie: l'aide en route vers Foua, Kefraya et Madaya… Le siège contre celle-ci expliqué.

La fille représentée sur la photo est en fait d'origine libanaise, et non pas syrienne, contrairement à ce qui avait été affirmé auparavant, ont indiqué les médias libanais.

«La famille de la petite fille libanaise dont la photo virale a fait le buzz sur Internet n'hésite pas à exprimer son mécontentent vis-à-vis de cet incident», rapportent-ils.

«Là, c'est le comble», a confié aux journalistes la grand-mère de la petite Marianna Mazeh, âgée de 7 ans.

La photo de sa petite fille aux cheveux châtains et aux yeux bleus, ajoute-t-elle, a été publiée pour la première fois sur Facebook il y a trois ans. Depuis lors, cette image a été détournée à plusieurs reprises pour promouvoir les causes les plus diverses.

Cette fois-ci, la photo en question était accompagnée d'images montrant la petite fille émaciée, voire squelettique, prétendument affamée par «l'interminable siège de la ville syrienne de Madaya mené par l'armée gouvernementale», selon les médias pro-occidentaux.

L'incident n'est pas unique en son genre. Ces derniers temps, un grand nombre d'images crées de toutes pièces, censées représenter une terrible famine dans cette ville syrienne, ont été reprises massivement par les réseaux sociaux et certaines agences de presse internationales.

Source: divers et rédaction

11-01-2016 | 15:08

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=17224&cid=309#.VpQCoFLXqSo


 

 

 

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