SYRIE : LE CAPTAGON, LA POTION MAGIQUE DES TERRORISTES. UNE DROGUE !!

 
Le Captagon est une drogue consommée par les terroristes de «Daech» en Syrie, et sert à financer la guerre.

C'est une petite pilule blanche qui permet d'oublier la douleur et la peur, très prisée en Syrie : le Captagon est le meilleur allié des terroristes. Mais «Daech» n'est pas le seul à avoir recours à cette drogue à base d'amphétamine : sur le front militaire syrien, les membres d'Al-Nosra et les soldats de l'Armée syrienne libre (ASL) l'utilisent également pour se donner du courage.

Les effets du Captagon sont multiples, à en croire un trafiquant interviewé par Arte : «Ça donneLe Captagon, la «potion magique» des terroristes en Syrie la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur. Les combattants l'utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs (...)»

Une drogue à l'origine d'une économie de guerre

Ce médicament créé en 1963 était initialement prescrit pour soigner les troubles de la concentration et la narcolepsie, avant d'être placé sur la liste des substances psychotropes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1986. Le Captagon est depuis interdit dans la plupart des pays, y compris en France, où il est classé comme «produit stupéfiant» par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).

Sur le marché syrien, un seul comprimé coûte entre 5 et 20 dollars. Mais le Captagon n'est pas seulement une drogue de terrain. Son trafic a entraîné la naissance d'une véritable économie de guerre, selon Radwan Mortada, spécialiste des mouvements extrémistes : «Les milices en Syrie en consomment une partie mais elles l'exportent aussi vers l'étranger, notamment vers les pays du Golfe. Les gains leur permettent de financer l'achat de leurs armes et leurs opérations militaires.»

Ainsi, «un sac qui contient 200.000 pilules rapporte 1,2 million de dollars une fois arrivé à destination». Des bénéfices d'autant plus importants qu'il suffit seulement «de quelques milliers de dollars» pour produire une telle quantité de Captagon.

L'Arabie saoudite est particulièrement friande de cette amphétamine : 55 millions de pilules y sont saisies chaque année. Et ces chiffres ne font qu'effleurer la réalité, puisqu'ils ne représentent que 10% des pilules en circulation dans le royaume, selon le rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue (UNODC) publié en 2013.

L'essor du Captagon n'est pas étranger à l'explosion des saisies d'amphétamines dans le monde, qui ont quadruplé en l'espace de cinq ans. Quatre ans après le début du conflit syrien, la drogue qui stimule les terroristes et finance leur armement pourrait bien devenir le nerf de la guerre.

Source : Le Nouvel Observateur et rédaction
 
 

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