TURQUIE

POUR LA PREMIÈRE FOIS DE L’HISTOIRE DE LA TURQUIE, UN COMMUNISTE, REMPORTE LA MUNICIPALITÉ D’UNE CAPITALE DE PROVINCE, DERSIM (82000 HABITANTS).

POUR LA PREMIÈRE FOIS DE L’HISTOIRE DE LA TURQUIE, UN COMMUNISTE, MEMBRE DU TKP, REMPORTE LA MUNICIPALITÉ D’UNE CAPITALE DE PROVINCE, DERSIM (82000 HABITANTS).

 Solidarité Internationale PCF Turquie Aucun commentaire

01 AVR. 2019

Fatih Mehmet Maçoglu, nouveau maire communiste de Dersim

Fatih Mehmet Maçoglu, nouveau maire communiste de Dersim

« Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 1er avril 2019, sources diverses (TKP, dépêches).

Des élections locales avaient lieu ce 31 mars 2019 en Turquie. Nous avons repris, dans un article précédent, une interview de la candidate du Parti communiste turc à Istanbul. La candidature et la campagne du TKP, en elles-mêmes, constituaient déjà une avancée dans la plus grande ville du pays (résultats définitifs non parvenus).

Beaucoup plus à l’est, à Dersim, municipalité de 82000 habitants, à population mélangée, kurde et turque (avec une tradition religieuse et culturelle alévie), le candidat communiste a emporté le siège de maire.

Félicitations au camarade Fatih Mehmet Maçoglu et aux camarades du TKP ! C’est une première, très encourageante en Turquie.

A la tête de la liste « Solidarité populaire démocratique pour Dersim », Maçoglu a devancé, avec 32,77% des voix, l’équipe sortante du HDP (parti socio-démocrate d’origine kurde) qui obtient 28,21%, le parti kémaliste, 20,59% et l’AKP d’Erdogan, au pouvoir dans le pays, 14,06%, nettement sanctionnés.

Les observateurs turcs mettent ce succès sur le compte de la gestion par les communistes, déjà à l’œuvre, depuis 2014, dans une commune de la municipalité, Ovacik. Inspiré notamment, ouvertement, par les enseignements de Che Guevara, une politique de développement des services publics (baisse du prix de l’eau, gratuité des transports,…), de développement de la production agricole sur un mode coopératif, de démocratisation culturelle, de promotion du travail féminin, a été engagée.     

Avec la sanction nationale, relative, subie par l’AKP, les limites de la démagogie social-démocrate de l’HDP, cette expérience locale a gagné des esprits et des votes.

Fatih Mehmet Maçoglu affiche son ambition : « Nous allons démontrer à tout le pays qu’un modèle socialiste est possible ».     

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/pour-la-premiere-fois-de-l-histoire-de-la-turquie-un-communiste-membre-du-tkp-remporte-la-municipalite-d-une-capitale-de-province-de?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

LES USA SUSPENDENT LES LIVRAISONS D'EQUIPEMENTS POUR F-35 DESTINEES A LA TURQUIE POUR LA DISSUADER D'ACQUERIR DES S-400 RUSSES

Les Etats-Unis suspendent les livraisons d'équipements pour le F-35 destinées à la Turquie

- Avec AFP

Les Etats-Unis suspendent les livraisons d'équipements pour le F-35 destinées à la Turquie

© Lockheed Martin Source: Reuters

Un avion de combat américain de type F35 (image d'illustration).

 

Pour la dissuader de s'équiper du système antimissiles russe S-400, Washington a décidé ce 1er avril de priver Ankara de toutes les livraisons d'équipements destinées aux avions de chasse américains F-35.

Les Etats-Unis ont annoncé ce 1er avril la suspension de toutes les livraisons d'équipements liées aux avions de chasse américains F-35 à la Turquie pour dissuader Ankara d'acquérir le système antimissiles russe S-400.

«En attendant une décision sans équivoque de la Turquie qui doit renoncer aux livraisons du système S-400, les livraisons et activités associées à la mise en place des capacités opérationnelles des F-35 de la Turquie ont été suspendues», a déclaré un porte-parole du Pentagone. «Notre dialogue avec la Turquie sur cette question importante se poursuit», a-t-il ajouté.

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Le gouvernement turc a signé un accord avec la Russie pour acheter le dispositif de défense antimissiles et antiaérienne S-400, dont la livraison devrait commencer cet été. Mais cette commande empoisonne depuis des mois les relations entre Ankara et Washington, alliés au sein de l'Otan.

Les Etats-Unis affirment que les S-400 ne sont pas compatibles avec les équipements de l'Otan et craignent que ce système russe ultra-sophistiqué ne perce les secrets technologiques de l'avion militaire américain dernier cri F-35, que la Turquie a également entrepris d'acheter.

Les Etats-Unis continuent de mettre en garde la Turquie des conséquences négatives de son acquisition annoncée des S-400

La Turquie envisage d'acheter cent avions de ce type et des pilotes turcs ont déjà commencé à s'entraîner avec leurs homologues aux Etats-Unis. Ankara a investi environ un milliard de dollars dans ce programme et toute décision américaine empêchant l'arrivée des avions de chasse pourrait être considérée comme une violation de contrat.

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«Les Etats-Unis continuent de mettre en garde la Turquie des conséquences négatives de son acquisition annoncée des S-400», a expliqué le porte-parole du ministère américain de la Défense. «Cela met en péril la poursuite de la participation de la Turquie au programme F-35», a-t-il insisté. 

«Nous déplorons vivement la situation actuelle dans laquelle se trouve notre partenariat sur les F-35, mais le ministère de la Défense doit prendre des mesures de précaution pour protéger les investissements partagés réalisés dans notre technologie sensible», a-t-il précisé.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait dénoncé le 29 mars les pressions américaines, jugées «contraires au droit international».

Washington avait accru la pression ces dernières semaines : le 28 mars, des sénateurs républicains et démocrates avaient déposé un projet de loi pour bloquer le transfert des F-35 à Ankara tant que le gouvernement américain n'aura pas certifié que la Turquie ne s'équipera pas de S-400.

https://francais.rt.com/international/60620-etats-unis-suspendent-livraisons-equipements-f35-destinees-turquie


 

 

TURQUIE : QUE DIRE DES ELECTIONS LOCALES ?

Que dire des élections locales en Turquie ?

 ActualitéAnalysesChroniques de Daniel FleuryElections 31/03/201901/04/2019  Daniel Fleury

élections turquie

L’alliance dite “République”, celle de la bigoterie islamique, de l’ultra nationalisme guerrier, autour d’un Reis libéral ottoman, remporte plus de la moitié des soutiens d’électeurs/trices en Turquie, aux élections locales, avec près de 52% (chiffres gouvernementaux provisoires).

Ces chiffres à 21h00 heure française sont établis à partir de 75% des résultats dépouillés, et peuvent encore varier en % et non en tendance globale.

L’alliance dite “de la Nation” reste à peine à 40%, avec pour le CHP, le renfort bienvenu du “Bon Parti”,  plus nationaliste que lui, qui retrouve son score des Présidentielles de 2018.

Les résultats globalisés en pourcentage, justement, se calquent quasi sur ceux de la présidentielle de 2018.

La seule option démocratique et non nationaliste de ces élections, le HDP, voit son score national s’effriter, à la fois du fait des jeux d’alliances et de retraits, d’absence de candidats partout, qui rendent son score peu lisible, mais surtout parce que la fraude massive l’a concerné et frappé au premier chef, dans les régions où il bénéficie du plus grand soutien. Il remporte pourtant des victoires locales que le régime va s’empresser de combattre demain. Sa campagne, qui s’est déroulée davantage pour soutenir les militants contre la répression d’Etat qu’à convaincre des électeurs/trices, a été réduite à minima, en dehors des fêtes de célébration du Newroz. Adossé aux soutiens des grévistes de la faim dans les prisons, Selahattin Demirtaş en geôle, le parti est loin du bon en avant du post Gezi de 2013, qui lui donna sa consistance large, et accompagna sa naissance. Les résultats au final permettront toutefois de constater, comme à Kars par exemple, que le HDP a été en mesure de conquérir aussi et qu’il fait presque 13% sur des candidats d’Istanbul…
On peut souligner donc, que malgré répression et fraudes, menaces et manipulations, les populations des régions de Turquie à majorité kurde restent soudées et ont élu majoritairement leurs représentantEs contre vents et marées…

C’est une défaite personnelle pour Erdogan.

Entre autres villes tenues et décisives pour le HDP, où pourtant la répression fut féroce : Van, Mardin, Amed (Diyarbakır)…

La surprise viendrait de l’élection dans la capitale Ankara où le CHP en coalition l’emporterait, de justesse, à confirmer.

Pour Istanbul, Erdogan en personne avait fait d’une victoire écrasante un enjeu personnel. L’alliance de son camp l’emporterait, selon des chiffres gouvernementaux, toujours à vérifier avec le résultat final, mais sans aucun panache. Le plébiscite espéré pour les grands projets et le rayonnement néo-ottoman de la Turquie de 2023, à partir d’Istanbul, n’est pas pour aujourd’hui. C’est le seul suspens encore de la soirée électorale.

Selon ces mêmes informations du régime, sur les 30 métropoles importantes de Turquie, l’AKP en obtiendrait 16, le CHP 10, le MHP ultra nationaliste 1, le HDP 3.

Parler des tricheries du jour mériterait un autre article. A Malatya, où des nervis ont fait feu dans un bureau de vote, l’AKP fait 68% par exemple…

A remarquer les résultats clivants qui ressortent des scores pour les “Assemblées provinciales”, où le nationalisme et l’ultra nationalisme amènent les partisans du régime confondus à près de 60 %, le HDP, là, retrouvant quasi son score de la Présidentielle dernier.

Là les résultats pour les 51 provinces importantes sont CHP 3, MHP, 1, AKP 41 et HDP 7. Le HDP l’aurait remporté dans 7 villes et 54 districts.

En dehors de ces résultats qui étaient attendus, avec la marge de fraude, et une campagne nationale au pas de charge d’Erdogan, les grands traits caractéristiques de la situation des rapports de force en Turquie sautent aux yeux.

La force populiste d’un Erdogan, avec ses trois piliers, l’un bigot religieux, l’autre ultra-nationaliste, le troisième garant de la corruption d’une économie libérale, est encouragée par plus de la moitié des populations, soit 25 millions de personnes environ. Voilà des félicitations qui devraient lui parvenir de “partenaires européens”, bientôt en compétition.

Si on tente de regarder davantage du côté du verre à moitié plein, force est de constater que dans cette moitié, près d’un tiers applaudissent toujours cependant le roman nationaliste de la turcité. Ainsi, les 2/3 de la Turquie restent disposés à conforter toutes les guerres nationales.

Et c’est justement un enjeu de ces après élections.

Le Président Erdogan a, dans un dernier discours pré-électoral, réitéré ses menaces sur le Nord syrien. Il a clairement énoncé que la Turquie règlerait rapidement le problème du “couloir de l’Euphrate” par une intervention unilatérale. “Le problème ne se règlera pas autour d’une table“. On peut enlever la part du discours à vocation électoraliste, et mettre cependant ces propos en rapport avec les 83 demandes de levée d’immunité parlementaire d’une quarantaine de députés du HDP et trois du CHP, dont la grande figure du parti.

Erdogan compte sur ces résultats électoraux, même s’ils ne révèlent pas une progression irrésistible de son influence, pour se passer des tracasseries géopolitiques avec la Russie, et profiter des tergiversations américaines et européennes pour mettre ses menaces à exécution. Il compte surtout exercer une pression supplémentaire pour obtenir des gages territoriaux et un rôle clé dans la crise d’après Daesh dans les camps de réfugiés, face à l’inertie internationale. Cela a marché avec les réfugiés syriens et l’Europe non ?

S’il est bien évident qu’Erdogan n’a que faire des projets de “Constitution syrienne” avancés par la Russie, ses velléités territoriales au Nord pèseront sur des rapprochements et un renforcement du régime syrien, contradictoirement. La guerre d’Erdogan contre le PYD le pousse dans les bras de son ennemi d’hier et servirait donc sa démonstration politique.

Et le résultat global de ces élections, qui met en lumière le nationalisme turc à fleur de peau, est un pousse à la guerre, une fois de plus.

Même si ces élections passées proposent un répit, on imagine mal dans les priorités d’un Erdogan, changeant soudain son fusil d’épaule, une proposition d’ “union nationale” en interne, pour résoudre la crise économique, en abandonnant les aventures guerrières extérieures.

La Syrie ressortira des urnes, inévitablement.

Ha oui, n’oublions pas de dire que dans cette Turquie éternelle, sur 8257 élus, seules 652 seront des femmes. Un bel élan !

1er avril – 1 hoo du matin – Il semblerait qu’Erdogan aurait reconnu une défaite à Istanbul dans son discours post-électoral en disant “je leur souhaite bien du plaisir“…. à peine 30 000 manquantes…à suivre donc, ce rebondissement qui ne manquera d’avoir une portée politique.

 

http://www.kedistan.net/2019/03/31/que-dire-des-elections-locales-en-turquie/



 

MUNICIPALES EN TURQUIE : CINGLANT CAMOUFLET POUR LE CAMELEON ERDOGAN BATTU A ANKARA ET ISTANBUL

Erdogan perd Istanbul et Ankara aux municipales

International

Erdogan perd Istanbul et Ankara aux municipales

 01 Avril 2019 09:37

Une large  défaite  pour le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Dimanche 31 mars, à l’issue d’élections, son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) a perdu la main sur Ankara, la capitale, et Istanbul, le poumon économique et financier du pays, selon près de 99 % de bulletins dépouillés.
Depuis vingt-cinq ans, les deux plus grandes villes de Turquie étaient des fiefs imprenables de l’AKP.

https://www.mosaiquefm.net/fr/actualites-internationales/521296/erdogan-perd-istanbul-et-ankara-aux-municipales