TURQUIE

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L’AMBASSADEUR CUBAIN EN TURQUIE RENCONTRE LE SECRETAIRE GENERAL DU PARTI COMMUNISTE TURC

Par Le 03/06/2022

2 Juin 2022

L'ambassadeur cubain en Turquie a rencontré le secrétaire général du parti communiste turc.

JUN
01
2022

L'ambassadeur cubain en Turquie Alejandro Díaz Palacios a tenu une réunion avec Kemal Okuyan, secrétaire général du Parti communiste de Turquie, avec lequel il a discuté des relations historiques entre cette organisation politique et le Parti communiste de Cuba, ainsi que des progrès réalisés par le mouvement de solidarité avec l'île, en particulier dans la demande de levée du blocus économique, financier et commercial injuste imposé par les États-Unis. Était également présente à la réunion Nahide Ozkan, présidente de l'Association d'amitié Cuba-Turquie "José Martí".

source : https://misiones.cubaminrex.cu/es/articulo/el-emabajador-de-cuba-en-turquia-sostuvo-un-encuentro-con-secretario-general-del-partido

Tag(s) : #TKP#Cuba#Communiste

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PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE : NON A L'OTAN !

Par Le 29/03/2022

28 Mars 2022

Parti communiste de Turquie : NON À L'OTAN !
3/28/22 10:36 AM
https://www.tkp.org.tr/en/agenda/no-to-nato/ 

 

Aujourd'hui, lors du sommet des dirigeants de l'OTAN, des réunions du G7 et de l'UE qui se sont tenues au cours du premier mois de l'action militaire de la Fédération de Russie contre l'Ukraine, des décisions pour un soutien accru à l'Ukraine contre d'éventuelles attaques nucléaires et autres et de nouvelles sanctions contre la Russie ont été émises. 

La guerre qui se déroule en Ukraine depuis un mois est synonyme de destruction pour tous les travailleurs de la région d'une part ; d'autre part, elle offre à l'OTAN une opportunité d'expansion supplémentaire sur un plateau d'or et l'OTAN utilise cette opportunité au maximum. Les États-Unis et de nombreux pays européens, le Royaume-Uni en tête, transfèrent des armes et des équipements à l'Ukraine. En utilisant les récents développements comme prétexte, cela ouvre la voie à l'accumulation d'armes pour accroître terriblement la présence de l'OTAN en Europe de l'Est, qui s'est déjà transformée en entrepôt d'armes ces dernières années. Enfin, de nouvelles forces de combat seront déployées dans quatre pays supplémentaires. On attend des États membres de l'OTAN davantage d'armements et d'investissements militaires. 

L'histoire a montré à plusieurs reprises que les réunions tenues aux tables de l'impérialisme et les accords signés à ces tables ne donnent aucun résultat en faveur des peuples. 

Le texte signé pour la prochaine décennie n'est pas une tentative de créer une politique de sécurité et de défense, comme son nom l'indique, mais une politique permettant à l'alliance occidentale de se hisser dans la compétition impérialiste, de gagner plus d'influence, d'avoir plus de parts de marché et d'opportunités pour plus d'exploitation.  

Nous devons immédiatement mettre un terme à la fausse notion selon laquelle une organisation terroriste criminelle et sanguinaire comme l'OTAN, et des structures assoiffées d'argent et d'armes, apporteront la démocratie, la liberté et la paix. Chaque pas qui donne une légitimité à la course aux armements, y compris nucléaires, signifie des dangers irréversibles pour notre avenir. 

Nous ne voulons pas que notre pays fasse partie de ces plans qui conduiront à davantage d'effusions de sang dans le monde entier. La Turquie devrait quitter l'OTAN immédiatement. 

Des armes nucléaires sont également stockées sur la base d'Incirlik, qui a été utilisée par l'impérialisme américain pour des attaques contre les pays de la région. À l'heure où l'agression de l'OTAN s'intensifie et où la Russie intervient militairement en Ukraine, la base d'Incirlik représente une grande menace pour les habitants de Çukurova et pour toute la Turquie. Nous ne voulons pas d'armes nucléaires ou d'une base américaine juste à côté de nous. La base d'Incirlik doit être fermée immédiatement. Nos organisations de Çukurova ont commencé à travailler pour fermer la base d'Incirlik. 

Le seul salut de l'humanité réside dans la fin de la barbarie impérialiste et la construction du socialisme !

 

Parti communiste de Turquie

24.03.2022

 

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Turkey-NO-TO-NATO/

Tag(s) : #Turquie#Communiste#TKP#OTAN

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LE PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE (TKP) : LA TURQUIE DOIT QUITTER L’OTAN IMMEDIATEMENT

Par Le 26/03/2022

26 Mars 2022

Vendredi, 25 mars 2022
TKP : La Turquie doit quitter l'OTAN immédiatement !


Dans une déclaration publiée le jeudi 24 mars, le Parti communiste de Turquie (TKP) souligne la nécessité du désengagement de la Turquie de "l'organisation terroriste criminelle et sanguinaire" appelée OTAN. 

La déclaration se lit comme suit :
"Aujourd'hui, au cours du sommet des dirigeants de l'OTAN, des réunions du G7 et de l'UE qui se sont tenues au cours du premier mois de l'action militaire de la Fédération de Russie contre l'Ukraine, des décisions pour plus de soutien à l'Ukraine contre d'éventuelles attaques nucléaires et autres et de nouvelles sanctions contre la Russie ont été émises.

La guerre qui se déroule en Ukraine depuis un mois est synonyme de destruction pour tous les travailleurs de la région d'une part ; d'autre part, elle offre à l'OTAN une opportunité d'expansion supplémentaire sur un plateau d'or et l'OTAN utilise cette opportunité au maximum. Les États-Unis et de nombreux pays européens, le Royaume-Uni en tête, transfèrent des armes et des équipements à l'Ukraine. En utilisant les récents développements comme prétexte, cela ouvre la voie à l'accumulation d'armes pour accroître terriblement la présence de l'OTAN en Europe de l'Est, qui s'est déjà transformée en entrepôt d'armes ces dernières années. Enfin, de nouvelles forces de combat seront déployées dans quatre pays supplémentaires. On attend des États membres de l'OTAN davantage d'armements et d'investissements militaires.

L'histoire a montré à plusieurs reprises que les réunions tenues aux tables de l'impérialisme et les accords signés à ces tables ne donnent aucun résultat en faveur des peuples.

Le texte signé pour la prochaine décennie n'est pas une tentative de créer une politique de sécurité et de défense, comme son nom l'indique, mais une politique permettant à l'alliance occidentale de se hisser dans la compétition impérialiste, de gagner plus d'influence, d'avoir plus de parts de marché et d'opportunités pour plus d'exploitation.

Nous devons immédiatement mettre un terme à la fausse notion selon laquelle une organisation terroriste criminelle et sanguinaire comme l'OTAN, et des structures assoiffées d'argent et d'armes, apporteront la démocratie, la liberté et la paix. Chaque pas qui donne une légitimité à la course aux armements, y compris nucléaires, signifie des dangers irréversibles pour notre avenir.

Nous ne voulons pas que notre pays fasse partie de ces plans qui conduiront à davantage d'effusions de sang dans le monde entier. La Turquie devrait quitter l'OTAN immédiatement.

Des armes nucléaires sont également stockées sur la base d'Incirlik, qui a été utilisée par l'impérialisme américain pour des attaques contre les pays de la région. À l'heure où l'agression de l'OTAN s'intensifie et où la Russie intervient militairement en Ukraine, la base d'Incirlik représente une grande menace pour les habitants de Çukurova et pour toute la Turquie. Nous ne voulons pas d'armes nucléaires ou d'une base américaine juste à côté de nous. La base d'Incirlik doit être fermée immédiatement. Nos organisations de Çukurova ont commencé à travailler pour fermer la base d'Incirlik.

Le seul salut de l'humanité réside dans la fin de la barbarie impérialiste et la construction du socialisme !

Parti communiste de Turquie."

source : https://www.idcommunism.com/2022/03/tkp-turkey-should-leave-nato-immediately.html

Tag(s) : #TKP#OTAN

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LES COMMUNISTES TURCS A L'AVANT - GARDE DES MANIFESTATIONS CONTRE LA CHERTE DE LA VIE

Par Le 29/11/2021

28 Novembre 2021

Vendredi 26 novembre 2021
Les communistes turcs prennent la tête des manifestations contre la hausse des prix : "Debout contre la cherté de la vie"


Alors que la livre turque s'effondre et que le coût de la vie augmente de jour en jour, les manifestants descendent dans les rues des grandes villes de Turquie afin de protester contre la politique économique du gouvernement Erdogan.

Le Parti communiste de Turquie (TKP) est une fois de plus à l'avant-garde des protestations, organisant des rassemblements à Istanbul, Ankara, Izmir et dans d'autres villes.

 "Notre travail est exploité, notre pays est pillé. Nos vies sont volées avec des prix qui changent chaque jour, avec des factures qui augmentent. Nous devons résister pour notre vie, pour notre avenir. C'est maintenant qu'il faut se lever !", peut-on lire dans une déclaration du TKP qui appelle les travailleurs à se mobiliser contre les politiques gouvernementales. 

Sous les slogans "Debout contre les dépenses" et "Le gouvernement démissionne !", des centaines de personnes ont participé aux rassemblements organisés par le parti communiste dans les districts d'Istanbul et d'Ankara mardi et jeudi. 
Suivant les ordres du gouvernement, la police turque intensifie la répression contre les rassemblements politiques. Hier, les forces de police anti-émeute ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de femmes à Istanbul qui marchaient contre la violence sexiste.

Alors que les communistes sont dans la rue, les partis d'opposition bourgeois ont appelé le peuple à attendre les élections de 2023 !

Commentant la situation, le secrétaire général du TKP Kemal Okuyan souligne dans un article publié dans le journal "soL" :

"Sortir est "le pain et le beurre" du gouvernement..." "L'AKP veut aussi que les gens descendent dans la rue..." "Restez à l'écart des manifestations, attendez les élections...", Ou en résumé, "ne provoquez pas" !

[...] En disant cela, l'opposition du système prétend qu'elle va sauver le pays. [...] Il s'agit d'une opposition qui considère les rassemblements et les réunions du peuple comme "dangereux", à l'exception des rassemblements électoraux. Ainsi, ce qu'ils entendent par liberté, justice et démocratie est révélé une fois de plus.

[...] Le gouvernement tente de criminaliser ces manifestations, et l'opposition le poursuit, avec le même état d'esprit.

En bref, c'est notre opposition qui est "le pain et le beurre" de l'AKP !"

[...] C'est pourquoi ils ne disent rien d'autre aujourd'hui, que de demander une "élection anticipée" et d'essayer d'empêcher les autres de faire du bruit". 

 

source : https://www.idcommunism.com/2021/11/turkish-communists-lead-protests-over-.html

Tag(s) : #TKP#Turquie#Communiste

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LE PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE SOLIDAIRE DES CAMARADES SOUDANAIS

Par Le 26/10/2021

25 Octobre 2021

 

 Parti communiste de Turquie: solidarité avec les camarades soudanais
25/10/21 15:20
Chers camarades, 

Au nom du Parti communiste de Turquie, nous déclarons que nous soutenons fermement le peuple soudanais et le Parti communiste du Soudan dans leur résistance contre le coup d'Etat militaire.  

La tentative des vestiges militaires et des successeurs du régime islamique d'al-Bashir renversé par la révolution populaire en 2018 est totalement illégitime. Les forces politiques qui se conforment à la normalisation avec Israël et aux intérêts régionaux de l'impérialisme américain n'ont également aucune légitimité pour déterminer l'avenir du Soudan. Un compromis avec les contre-révolutionnaires au nom de "l'unité nationale" et du "dialogue" a déjà été condamné par les forces progressistes du Soudan, principalement dirigées par les communistes soudanais. 

En tant que communistes de Turquie, nous partageons nos plus sincères sentiments de solidarité avec la résistance du peuple soudanais contre le coup d'Etat et avec la lutte du Parti communiste du Soudan contre les forces réactionnaires et pro-impérialistes. 

Avec nos salutations amicales

 

Parti communiste de Turquie

Comité Central

source : http://www.solidnet.org/article/CP-of-Turkey-Solidarity-with-the-Sudanese-Comrades/

Tag(s) : #TKP#Communiste#Soudan

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LE PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE SUR LA QUESTION KURDE

Par Le 12/10/2021

12 Octobre 2021

Lundi 11 octobre 2021
Le Parti communiste de Turquie sur la question kurde


Dans une déclaration publiée le 9 octobre, le Comité central du Parti communiste de Turquie (TKP) fait référence à la question kurde, soulignant qu'elle doit être analysée dans une perspective de classe. 
La déclaration complète du TKP est la suivante :

"Une petite partie de la population en Turquie possède d'énormes richesses, alors que des millions de personnes luttent contre la pauvreté et le chômage.


L'heureuse minorité est constituée des patrons, des grands propriétaires terriens et des riches parasites de la rente. Alors que les travailleurs, les ouvriers et les paysans pauvres travaillent, ce segment s'enrichit, accumulant de plus en plus de profits.

Il y a des millions de citoyens kurdes parmi les pauvres de ce système d'exploitation injuste en Turquie. Les Kurdes sont majoritairement pauvres, tout comme les citoyens d'autres origines.

Il y a aussi des Kurdes qui exploitent les autres dans ce pays. Les patrons d'usine, les grands propriétaires terriens, les prêteurs d'argent, les entrepreneurs kurdes font partie de la minorité heureuse de la Turquie.

Les intérêts des Kurdes qui exploitent et les intérêts des autres exploiteurs sont une seule et même chose. Ils veulent la continuation de l'ordre injuste, ils cherchent de nouveaux profits, et saisissent toutes les occasions de devenir encore plus riches.

Et les intérêts des Kurdes exploités, pauvres et sans emploi sont les mêmes que ceux des autres pauvres et sans emploi : Cet ordre, qui est la source et la cause des inégalités, doit changer.

La question kurde ne peut être correctement discutée qu'à la lumière de ce fait et le chemin vers la solution peut être compris sur cette base.

La question principale en Turquie est l'existence des patrons d'un côté et des travailleurs de l'autre ; la classe capitaliste d'un côté, les ouvriers de l'autre ; les riches d'un côté et les pauvres de l'autre.

C'est aussi le principal problème du monde. Au cœur de toutes sortes de tyrannie, d'injustice, de coups d'État, de guerres, de corruption et de destruction de l'environnement, il y a le capital, qui ne voit rien d'autre que de faire plus de profits.

La question kurde doit être analysée dans une perspective de classe. L'affirmation selon laquelle les Kurdes exploiteurs et les Kurdes exploités ont un intérêt commun est un gros mensonge. Ceux qui ont un intérêt commun sont les travailleurs, les chômeurs et les pauvres de toutes origines.

La question kurde est une question d'égalité.

La question kurde est aussi une question de liberté. Il n'y a aucune légitimité à une conception qui ignore la langue, l'identité et même l'existence des Kurdes, ou qui leur impose la disparition, la dissolution et la soumission à une autre identité.

La thèse selon laquelle une nation, un peuple est supérieur à un autre et qu'il mérite certains privilèges, est un mensonge entretenu pour tirer le rideau sur les inégalités dans le monde, pour que les pauvres se haïssent et même s'étranglent au profit des capitalistes.

Le nationalisme, qui a joué un rôle progressiste et libérateur dans les périodes passées de l'histoire humaine, est depuis longtemps une arme aux mains des exploiteurs dans leur ensemble et sans exception.

L'un des nationalismes kurde ou turc ne peut être préféré à l'autre. Il n'y a plus une seule région au monde où l'on puisse libérer une nation dans son ensemble sans faire la distinction entre l'exploiteur et l'exploité. Cela est vrai en Catalogne, en Palestine, en Corse, en Irlande ou en Turquie.

Le nationalisme engendre d'autres nationalismes. Par exemple, le nationalisme grec et le nationalisme turc se nourrissent mutuellement. Il en va de même pour le nationalisme turc et kurde.

Cependant, bien qu'ils parlent des langues différentes et aient des origines différentes, les intérêts de tous les opprimés sont communs. Par exemple, lorsqu'un pauvre palestinien et un ouvrier juif travaillant dans une usine en Israël unissent leurs forces, le règne de l'impérialisme, du sionisme et des dirigeants palestiniens hypocrites qui profitent du "problème palestinien" se met à trembler.

La question kurde ne peut être résolue dans un ordre où les Kurdes exploiteurs se rangent du même côté que les autres exploiteurs ou négocient pour augmenter leur part.

Les dirigeants en Turquie ont besoin de l'existence des problèmes qui divisent la population pour que les travailleurs ne luttent pas ensemble. L'inimitié des opprimés les uns envers les autres pour le maintien de cet ordre a malheureusement toujours fonctionné jusqu'à présent. La discrimination qui se développe à propos des langues, des identités et des biens des Kurdes ne divise pas seulement les travailleurs et les ouvriers, mais garantit également que les Kurdes confrontés à l'oppression restent une main-d'œuvre bon marché.

Un processus similaire se déroule actuellement pour les travailleurs migrants. L'hostilité envers les immigrés profite surtout aux employeurs qui embauchent des travailleurs immigrés qui ont peur de faire valoir leurs droits et sont presque réduits en esclavage.

Le fait que la question kurde ait été enfermée dans les débats sur l'identité a également profité aux patrons, et de plus, le cadrage de la question kurde dans ce contexte s'est transformé en une grande opportunité pour les exploiteurs d'origine kurde.

Les patrons kurdes ont réussi à s'enrichir grâce à la "question kurde". Cependant, pour des millions de Kurdes, la vie aujourd'hui ne signifie que pauvreté et chômage.

Cela ne peut pas continuer comme ça.

Il n'y a pas de liberté s'il n'y a pas de pain.

L'interlocuteur dans la question kurde est l'ensemble des travailleurs vivant en Turquie, le public. Il n'y a aucun problème que nos travailleurs de tous horizons ne puissent résoudre avec une volonté commune et une lutte commune.

L'affirmation selon laquelle la question kurde peut être résolue en s'asseyant avec les propriétaires d'un ordre d'exploitation n'a aucun sens. Le peuple kurde n'a rien à gagner de ceux qui sont hostiles au travail, à la science, à l'art, aux femmes, à la République et à l'environnement.

La ligne à tracer n'est pas entre les Turcs et les Kurdes mais entre les exploiteurs et les exploités.

Le peuple peut s'unir sur cette base. L'ennemi commun est l'impérialisme, les monopoles internationaux, les monopoles "domestiques" et les patrons.

La mentalité qui ignore le peuple kurde, le force à nier sa propre existence et l'opprime a une grande responsabilité dans le fait que certains Kurdes de ce pays en sont venus à compter sur les grandes puissances internationales. C'est également une honte pour nous tous que nous n'ayons pas été capables de nous opposer fermement à cette mentalité et à cet ordre injuste dans son ensemble.

La façon de corriger cette honte est de se dresser ensemble contre les exploiteurs pour nos intérêts communs.

Nous ne sommes pas dans le même bateau.

L'impérialisme est dans le camp opposé. La classe du capital est dans le camp opposé. Les cheikhs et les réactionnaires de toutes sortes sont dans l'autre camp.

La Turquie assurera la fraternité, l'unité, l'égalité et la liberté en vainquant le camp adverse.

Il n'y aura pas de question kurde dans la Turquie socialiste, avec leurs énergies créatrices, les Kurdes et les travailleurs de toutes origines différentes établiront tous ensemble un ordre social dans lequel personne n'exploite personne."

solidnet.org

source : https://www.idcommunism.com/2021/10/the-communist-party-of-turkey-on.html

Tag(s) : #Turquie#Communiste

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TURQUIE : GRAND RASSEMBLEMENT DU TKP A ISTANBUL : L’HEURE DU SOCIALISME A SONNE !

Par Le 15/09/2021

15 Septembre 2021

Lundi, 13 Septembre, 2021
Grand rassemblement du TKP à Istanbul : L'heure du socialisme a sonné !


Photo : sol.org.tr
Sous le slogan " L'heure du socialisme a sonné ", des milliers de personnes, hommes et femmes de tous âges, se sont rassemblées sur la place Kartal, à Istanbul, afin d'assister au rassemblement organisé par le Parti communiste de Turquie (TKP). 
S'exprimant lors du rassemblement, le secrétaire général du TKP, Kemal Okuyan, a notamment déclaré : "Nous sommes une famille, une famille en expansion qui lutte contre les mensonges et l'exploitation. Le TKP, qui fête sa 101e année, agit avec une grande confiance en lui, il s'étend et grandit. Venez et faites partie de cette lutte, si vous n'êtes pas encore dans les rangs du TKP. Nous sommes l'avenir de la Turquie". 


Le maire de Dersim, Fatih Mehmet Maçoğlu, qui a assisté au rassemblement, a déclaré : "C'est le moment, le socialisme va gagner, les opprimés et les travailleurs vont gagner, nous allons gagner".

Le rassemblement comprenait également un spectacle musical du groupe Los Obreros et de la chanteuse Gülcan Altan. 

source : https://www.idcommunism.com/2021/09/big-rally-by-tkp-in-istanbul-now-is-time-for-socialism.html

Tag(s) : #TKP#Communiste#Turquie

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L'INVASION TURQUE DU NORD IRAKIEN

Par Le 25/08/2021

2000 soldats du Sultan occupent le Nord de l'Irak

Wednesday, 25 August 2021 5:54 PM  [ Last Update: Wednesday, 25 August 2021 5:54 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un militaire turc. (Photo d'illustration)

« Avec le feu vert de Bagdad et d’Erbil, la Turquie mène des raids aériens dans les profondeurs de l’Irak », déplore un député du Parlement irakien en faisant allusion à la présence de 2 000 militaires turcs sur certaines parties du territoire du Kurdistan. 

Sarkout Shamseddine, un parlementaire irakien, a déclaré que plus de 2 000 militaires turcs opéraient dans des régions du Kurdistan irakien. 

« La présence de militaires turcs en Irak constitue une occupation et le silence du gouvernement central face à cette occupation équivaut à un feu vert à la Turquie », a-t-il ajouté. 

Lire aussi: Une occupation du nord de l'Irak de concert avec les USA?

Selon Shamseddine, « un accord, conclu entre Bagdad et Erbil d’une part et la Turquie de l’autre, permet à celle-ci de mener des frappes aériennes dans les profondeurs de l’Irak. »

Le député irakien a ensuite fustigé le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hossein, disant que ce dernier ne se souciait que des diktats de Barzani plutôt que de l’Irak. 

Irak: US Army/Turquie frappées

Irak: US Army/Turquie frappées

Zana Abdel Rahman, gouverneur de Penjwin, appartenant à la province de Souleimaniye, a déclaré avoir visité les zones bombardées mardi par les chasseurs turcs sans y trouver aucune trace des éléments du PKK ou d’autres groupes armés. Cela alors qu’Ankara tente de suggérer que les bombardements d’hier visaient les membres du PKK à Penjwin.

Lire aussi: Les USA mettent à prix les têtes des dirigeants du PKK, les Kurdes d'Irak en état de choc

« Les prétextes de la Turquie sont totalement absurdes car aucun individu armé ne se trouve dans les régions touchées par les raids aériens turcs. Il n’y a que des terres agricoles et des fermes qui ont été sérieusement endommagées par les frappes », a expliqué le gouverneur de Penjwin. Et d’ajouter : « La frappe a duré pendant une vingtaine de minutes et sept villages ont été touchés et endommagés. » Il a indiqué que les frappes n’avaient toutefois fait aucune victime à déplorer. 

Lire aussi: Erdogan : « L’armée turque poursuivra ses opérations contre le PKK à Qandil »

Par ailleurs, Mokhtar Mahmoud, député du bloc parlementaire de Fatah, a déclaré que la souveraineté de l’Irak ne serait réalisée qu’avec le retrait de tous les militaires étrangers. 

De son côté, Jassem Mohan, député du Parlement irakien, réaffirme que les Américains sont derrière les attaques terroristes visant les pylônes électriques dans les différentes parties de l’Irak. 

« Ce sont les Américains qui soutiennent les groupes terroristes et leurs attentats et cela afin de dégrader l’économie irakienne », a-t-il déclaré. 

Erdogan menace de frapper Bagdad!

Erdogan menace de frapper Bagdad!

Mardi 24 août au matin, le ministère turc de la Défense a annoncé que 20 avions de chasse avaient bombardé 28 fiefs appartenant au groupe terroriste PKK dans les zones rurales de Penjwin. 

Les frappes aériennes ont été menées sous la directe supervision du ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. 

En raison des raids aériens menés par la Turquie pendant le mois dernier, plus de 47 villages du Kurdistan irakien ont été désertés.

Lire aussi: Mer Noire : double jeu de la Turquie

Selon un membre du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), « des forces de l’armée turque et de l’Armée syrienne libre coupaient les arbres des villages désertés avant d’en transférer du bois aux entreprises concernées en Turquie ». Il a ajouté que les forces turques avaient implanté des postes de contrôle et déployé des blindés près de ces villages.  

http://french.presstv.ir/Detail/2021/08/25/665172/Irak-Penjwin-Turquie-Kurdistan-bombardement-PKK-USA

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IRAK : SOUS PRETEXTE DE LUTTE CONTRE LE PKK, LE CHEF TERRORISTE TURC ERDOGAN VEUT RENFORCER SON INFLUENCE DANS LES PROVINCES D’ERBIL ET DE DAHOUK

Par Le 06/06/2021

Des frappes massives turques contre le Nord irakien

Sunday, 06 June 2021 6:34 PM  [ Last Update: Sunday, 06 June 2021 6:35 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un char de l'armée turque. (Photo d'illustration)

Pendant les dernières années, la Turquie a implanté des dizaines de bases et de postes militaires dans les provinces de Dohouk et d’Erbil, situées au Kurdistan irakien. Maintenant, elle entend y renforcer son influence sous prétexte de la lutte contre le PKK.  

Au mois de mai, l’armée turque a déployé 5 500 soldats ainsi que des équipements militaires lourds au nord de la province de Dohouk sous prétexte de lutter contre les éléments du PKK.

Lire aussi: Toutes les guerres qu'Erdogan a imposées à l'armée turque

Bien qu’Ankara prétende que cette opération vise à assurer la sécurité de ses frontières en éradiquant les éléments du PKK, nombreux sont les experts étant d’avis que le vrai objectif de la Turquie est d’asseoir son influence au nord des provinces d’Erbil et de Dohouk.

Iran: l’ambassadeur turc convoqué

Iran: l’ambassadeur turc convoqué

Que cherche le "Sultan" à Sinjar?

À présent, les éléments du PKK sont présents dans le nord et dans l’est de la province de Dohouk, c’est-à-dire dans presque 35 % de la superficie de cette province.

Lire aussi: Une occupation du nord de l'Irak de concert avec les USA?

À Erbil, les éléments du PKK opèrent au nord, au nord-ouest, au nord-est et à l’est, ce qui représente 10 % de la superficie de la province. En effet, la plupart des régions qui sont occupées par le PKK sont des montagnes difficiles d’accès, ce qui épargne les éléments de ce groupe de tout raid aérien.

Lire aussi: Ankara lance des frappes de drones contre le nord irakien

Les Turcs contrôlent 25 bases et postes militaires dans la province de Dohouk, dont la plupart sont situées près de la frontière de la Turquie, et en ont une dizaine d’autres dans la province d’Erbil.

La Résistance met en garde Erdogan

La Résistance met en garde Erdogan

Dans la province de Ninive, plus précisément au nord-est de la ville de Mossoul, l’armée turque contrôle la base militaire de Bachiqa.

Lire aussi: Frappe anti-kurde en Irak? Pas du tout, la Turquie rend service au Pentagone

Bref, l’armée turque a jusqu’ici implanté 36 postes et bases militaires ainsi que des centres de renseignement dans le nord de l’Irak et il se peut qu’Ankara procède à l’occupation de plus grandes parties des territoires irakiens, notamment à Dohouk, pour ainsi rendre le terrain propice à la mise en place des sièges militaires.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/06/658413/Irak-Erbil-Dohouk-Kurdistan-PKK-Turquie

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LA TURQUIE MENACE L'IRAK

Par Le 02/06/2021

La Turquie peut-elle frapper l'Irak en profondeur?

Wednesday, 02 June 2021 6:14 PM  [ Last Update: Wednesday, 02 June 2021 6:15 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©Reuters

Le président Tayyip Erdogan a averti l’Irak que la Turquie « nettoierait » un camp de réfugiés qui, selon lui, offre un refuge sûr aux miliciens kurdes, menaçant de mener une longue campagne militaire à l’intérieur du territoire irakien.

Les forces turques ont intensifié leurs attaques contre les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak au cours de l’année dernière, concentrant leur puissance de feu et leurs incursions principalement sur une bande de territoire allant jusqu’à 30 km à l'intérieur de l’Irak.

Erdogan a déclaré à la chaîne de télévision publique turque TRT que Makhmour, un camp à 180 km au sud de la frontière turque qui a accueilli des milliers de réfugiés turcs pendant plus de deux décennies, était un « incubateur » pour les miliciens et doit être combattu.

« Si les Nations unies ne le nettoient pas, nous le ferons en tant que membre de l’ONU », a déclaré Erdogan, ajoutant qu’Ankara pensait que Makhmour représentait une menace aussi grande que le bastion du PKK dans les montagnes Qandil plus au nord.

Un haut responsable irakien a déclaré à Reuters que la Turquie s’était plainte la semaine dernière à Bagdad des « activités terroristes lancées par le PKK depuis son camp de Makhmour contre la Turquie ».

Irak: le Sultan a franchi le rubicon?

Irak: le Sultan a franchi le rubicon?

En réaction à l’offensive turque contre le territoire irakien, Bagdad menace de saisir le Conseil de sécurité.

« Les commandants de la sécurité et les responsables locaux ont enquêté sur la plainte turque et ont déclaré au gouvernement que le camp de Makhmour était contrôlé par des combattants du PKK qui n’autorisait pas l’accès aux forces gouvernementales », a déclaré le responsable.

Le camp Makhmour a été créé dans les années 1990 lorsque des milliers de Kurdes de Turquie ont traversé la frontière dans un mouvement qui, selon Ankara, a été délibérément provoqué par le PKK.

Le PKK, désigné organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne, combat depuis 1984 contre l’État turc dans le sud-est de la Turquie principalement kurde. Plus de 40 000 personnes ont été tuées dans le conflit.

Makhmour a été la cible de frappes aériennes turques il y a un an.

« Le camp Makhmour est utilisé comme l’un des centres logistiques des attaques contre la Turquie ou les forces armées turques », a déclaré le responsable turc.

https://french.presstv.com/Detail/2021/06/02/658107/Erdogan-menace-le-gouvernement-irakien

 

Dans TURQUIE

PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE : VIVE LA RESISTANCE DE POLYTECHNIQUE! A BAS LA DICTATURE DU CAPITAL!

Par Le 23/11/2020

Parti communiste de Turquie : Vive la Résistance de Polytechnique ! A bas la dictature du capital !

23 Novembre 2020

Parti communiste de Turquie :  Vive la Résistance de Polytechnique ! A bas la dictature du capital !11/18/20 11:04

    Turquie, Parti communiste de Turquie En Asie Europe Partis communistes et ouvriers

Vive la Résistance de Polytechnique !

A bas la dictature du capital !

 

Aujourd'hui, le gouvernement grec a violemment tenté d'empêcher les travailleurs de commémorer la Résistance de polytechnique de 1973 à Athènes, l'un des exemples de résistance populaire les plus importants dans l'histoire du peuple grec. Le gouvernement a commis un crime contre son propre peuple.  

Les forces de police sont intervenues brutalement ou, pour faire simple, ont attaqué les membres du Parti communiste de Grèce, les membres des syndicats et le Front des militants ouvriers (PAME). Des dizaines de travailleurs ont été arrêtés.  

La pandémie ne peut justifier ni cette interdiction ni cette intervention. Le gouvernement grec, qui a privatisé le système de santé, fermé les hôpitaux et les centres de soins, qui n'a pas pris les précautions nécessaires pour protéger les travailleurs, les étudiants et les personnes âgées, et qui a donné la priorité au profit que les patrons feront au lieu de le donner aux droits vivants de la population, s'est en quelque sorte souvenu de la pandémie à l'occasion de l'anniversaire de la Résistance polytechnique.  

Aucune des mesures prises par un gouvernement capitaliste contre la pandémie n'est sincère.  

La pandémie n'est qu'une excuse. Nous connaissons la véritable raison de l'intervention. La classe bourgeoise grecque veut empêcher les travailleurs de s'organiser. Elle a peur des travailleurs et elle craint que les travailleurs ne revendiquent leur propre histoire. Le gouvernement, par l'intervention d'aujourd'hui, a prouvé qu'il s'agit de la continuation du fascisme de la junte en 1973.  

Nous condamnons fermement l'intervention du gouvernement. Tous ceux qui ont été arrêtés devraient être immédiatement libérés.  

Nous sommes toujours aux côtés des travailleurs de la Grèce voisine et de leur avant-garde, le Parti communiste de Grèce.

 

Vive la Résistance polytechnique !

Vive le Parti communiste de Grèce !

Vive la solidarité internationaliste !

 

Parti communiste de Turquie

Comité central

17.11.2020

source : https://www.solidnet.org/article/CP-of-Turkey-Long-live-the-Polytechnic-Resistance-Down-with-the-Dictatorship-of-the-Capital/

Dans TURQUIE

L'AKEL CONDAMNE LA VISITE PROVOCATRICE D'ERDOGAN A CHYPRE OCCUPEE

Par Le 15/11/2020

L'AKEL condamne la visite provocatrice d'Erdogan à Chypre occupée

15 Novembre 2020

Dimanche 15 novembre 2020L'AKEL condamne la visite provocatrice d'Erdogan à Chypre occupée

Dans une déclaration concernant la visite provocatrice du président turc Tayyip Erdogan dans les territoires occupés de Chypre et notamment dans la ville abandonnée de Famagouste, le bureau de presse du Parti progressiste des travailleurs (AKEL) souligne :"L'AKEL condamne sans équivoque la visite provocatrice de Tayyip Erdogan dans les territoires occupés, les célébrations du 37ème anniversaire de la proclamation de la soi-disant "RTCN" et le "pique-nique" prévu demain dans la ville close de Famagouste.

Les déclarations incendiaires d'Erdogan en faveur d'une solution à deux Etats qui ont été faites auparavant et ses annonces sur Varosha constituent un mépris du droit international, des résolutions des Nations Unies et torpillent toute tentative de trouver une solution au problème chypriote. Ce n'est pas une coïncidence si ces déclarations et actions de la partie turque sont faites à un moment où le Secrétaire général des Nations unies explore la possibilité d'entreprendre un nouvel effort sur le problème chypriote.

Le gouvernement n'a rien à proposer aux mouvements du duo Erdogan-Tatar. Depuis longtemps, il les suit plutôt avec indifférence, de manière convaincante et claire, en prenant des initiatives pour une reprise des pourparlers, comme l'indiquent le Secrétaire général des Nations unies et les résolutions de l'ONU. Cependant, il ne reste plus de temps".akel.org.cy

source : https://www.idcommunism.com/2020/11/akel-condemns-erdogans-provocative-visit-to-occupied-cyprus.html

Dans TURQUIE

L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES JURISTES DÉMOCRATES PLEURE L’AVOCATE DU PEUPLE EBRU TIMTIK, MARTYRE DE LA JUSTICE EN TURQUIE

Par Le 07/09/2020

L'Association internationale des juristes démocrates pleure l'avocate du peuple Ebru Timtik, martyre de la justice en Turquie
3 septembre 2020

L'Association internationale des juristes démocrates est unie dans un profond deuil et une profonde colère en réaction à la perte de l'avocate du peuple Ebru Timtik de Turquie, qui a poursuivi sa grève de la faim pendant 238 jours pour demander justice dans son propre cas et dans celui de ses collègues avocats du peuple injustement emprisonnés en Turquie.

Elle et ses collègues, nos camarades de l'IADL de l'Association des avocats progressistes de Turquie (CHD), ont été condamnés à de longues peines de prison pour avoir exercé le droit et défendu des prisonniers politiques détenus dans les prisons turques.

Malgré le fait que sa santé se soit détériorée de manière évidente et visible, ignorant les appels internationaux croissants en faveur de sa libération, l'État turc a laissé Ebru Timtik mourir en martyr pour la justice et les droits et la dignité du peuple.

Ebru Timtik a été arrêtée le 22 mars 2019, en même temps que d'autres membres de la CHD en Turquie, dont Selcuk Kozagacli, membre du bureau de l'IADL, et Aytac Unsal, un autre gréviste de la faim. Ils ont été accusés d'appartenir à une organisation armée ou "terroriste" - sur la base de leur défense et représentation de prisonniers politiques devant les tribunaux turcs. Dans un procès marqué par des préjugés évidents, une profonde injustice et l'absence totale de garanties de procès équitable, ils ont été condamnés à 159 années de prison au total. Ebru et Aytac ont entamé leur grève de la faim pour la justice le 3 février 2020.

L'IADL s'est jointe à de nombreux avocats du monde entier pour défendre les membres de la CHD et les plus de 1500 avocats qui ont été emprisonnés par l'État turc depuis 2016, principalement pour défendre d'autres personnes confrontées à la répression et à la persécution politiques. Bien sûr, l'utilisation abusive et injuste par la Turquie des lois antiterroristes contre les avocats, les organisateurs du travail, les journalistes et les militants est bien antérieure à 2016, et l'AIAD a participé avec ses associations membres et les organisations juridiques internationales à une série de missions d'enquête et de délégations d'observation des procès.

Des membres de la CHD ont même été accusés de terrorisme en 2013 pour avoir conseillé à leurs clients de garder le silence. En réalité, Ebru et ses collègues de la CHD, nos collègues de l'IADL, ont été attaqués pour avoir défendu les droits des travailleurs, des victimes de brutalités policières, des droits au logement et des prisonniers politiques.

Avec notre deuil et notre colère pour notre collègue Ebru Timtik, nous renouvelons également notre engagement à lutter pour la libération des avocats emprisonnés et des autres prisonniers politiques en Turquie, y compris Aytac Unsal, qui a poursuivi sa grève de la faim après plus de 212 jours.

L'engagement d'Ebru Timtik en faveur de la justice se poursuivra dans le travail de ses collègues de la CDH et continuera d'inspirer notre défense des droits des personnes dans le monde entier.

source :  https://iadllaw.org/2020/09/iadl-mourns-peoples-lawyer-ebru-timtik-martyr-for-justice-in-turkey/


 

Dans TURQUIE

TURQUIE : ERDOGAN RESPONSABLE DE LA MORT DE L'AVOCATE EBRU TIMTIK AU TERME DE 238 JOURS DE GREVE DE LA FAIM

Par Le 29/08/2020

Ebru Timtik, une jeune avocate turque, vient de trouver la mort dans les prisons de R. T. Erdogan.

Condamnée à l'occasion d'une parodie de procès à treize ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste", elle avait, avec son confrère Aytal Unsal, entamé une grève de la faim. Au terme de 238 jours, elle a expiré sans qu'aucune libération anticipée ne lui soit accordée.

En quelques mois, quatre détenus politiques sont décédés dans les mêmes circonstances. Depuis l'arrivée au pouvoir de R.T. Erdogan, une implacable répression s'abat sur tous ceux qui expriment la moindre opposition et plus particulièrement les élus et les militants du Parti démocratique des peuples (HDP) ainsi que les Kurdes. Cependant, en dépit de la brutalité et de l'inhumanité de ce régime, les forces démocratiques résistent à la violence nationaliste et islamiste qui sème la terreur à l'intérieur du pays mais aussi la guerre en Syrie, en Irak, en Libye et en Méditerranée orientale.

Face à cette barbarie, le Parti communiste français (PCF) exprime sa solidarité totale avec les peuples de Turquie.

Parti communiste français
Paris, le 28 août 2020

source :  https://www.pcf.fr/turquie_r_t_erdogan_porte_la_responsabilite_de_la_mort_de_l_avocate_ebru_timtik


 

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DÉCOUVERTE PAR LA TURQUIE D'UN MEGA GISEMENT DE GAZ NATUREL EN MER NOIRE

Par Le 21/08/2020

Gaz naturel: la Turquie a découvert un important gisement en mer Noire (2)

Le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé vendredi que la Turquie avait découvert en mer Noire "le plus grand" gisement de gaz naturel "de son histoire", ajoutant que son pays espérait commencer à le distribuer en 2023.

 

par Belga

"La Turquie a fait en mer Noire la plus grande découverte de gaz naturel de son histoire", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Istanbul, précisant que ces réserves étaient estimées à 320 milliards de mètres cubes.

Le chef de l'Etat turc a estimé que cette découverte était d'une "importance historique pour l'avenir" de la Turquie, qui dépend quasi exclusivement des importations pour satisfaire son appétit énergétique croissant.

"Dieu nous a ouvert une porte vers des richesses jamais vues", s'est-il enthousiasmé. "Notre objectif est de mettre le gaz de la mer Noire au service de notre nation dès 2023", a-t-il poursuivi.

M. Erdogan a précisé que la découverte avait été faite dans le puits d'exploration Tuna-1. Selon lui, les premières indications "laissent penser que le gisement découvert fait partie d'une réserve bien plus importante", a-t-il ajouté, sans autre détail.

Le président turc a par ailleurs affirmé que la Turquie allait accélérer dans les prochains mois ses recherches d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, faisant fi des appels de l'Union européenne à la désescalade dans un contexte de tensions croissantes.

"Nous allons accélérer nos opérations en Méditerranée avec le déploiement en fin d'année du (navire de forage) Kanuni, qui est actuellement en maintenance", a déclaré M. Erdogan, ajoutant qu'il espérait y "faire des découvertes semblables" à celle annoncée vendredi.

Un autre navire de forage et plusieurs navires de recherche sismique turcs sont déjà déployés dans des zones de la Méditerranée orientale disputée entre la Turquie, la Grèce et Chypre.

Il y a deux semaines, Ankara a envoyé le navire de recherche Oruç Reis, escorté par des bâtiments de guerre, dans une zone revendiquée par la Grèce, déclenchant une escalade des tensions.

La découverte ces dernières années d'importants gisements gaziers en Méditerranée orientale a suscité l'appétit des pays riverains.

Se sentant exclu du partage, Ankara a multiplié les forages unilatéraux, s'attirant les foudres de ses voisins et de l'UE.

https://www.lesoir.be/320284/article/2020-08-21/gaz-naturel-la-turquie-decouvert-un-important-gisement-en-mer-noire-2


 

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TURQUIE : LE NOUVEL ETAT VOYOU

Par Le 19/06/2020

ÉDITORIAL D'ÉRIC DENÉCÉ N°53 / JUIN 2020

TURQUIE : LE NOUVEL ETAT VOYOU

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Au cours des dernières décennies, la Turquie, pays au riche héritage historique, a connu un développement économique et démographique remarquable, qui en font aujourd’hui un Etat de 82 millions d’habitants et une vraie puissance industrielle et financière, au carrefour de l’Europe et de l’Orient. De plus, depuis la dislocation de l’URSS, Ankara a pu renouer avec les peuples d’Asie centrale avec lesquels la Turquie partage un fonds culturel commun et y a développé son influence politique, économique et culturelle. A partir de 2011, en raison de la guerre en Syrie et en Irak, la Turquie a fait face à un afflux d’environ 3,6 millions de réfugiés sur son sol. Cela a représenté une charge financière de près de 25 milliards de dollars pour Ankara, dont la moitié seulement a été couverte par des aides internationales (ONU, Union européenne, etc.).

Toutefois, parallèlement à sa réussite économique, au développement de son rayonnement régional et à son action humanitaire, l’Etat turc, sous l’impulsion de Recep Tayyip Erdogan, a connu d’autres transformations beaucoup moins positives : celle d’un pays en voie d’occidentalisation avancée en un Etat islamique, prosélyte et interventionniste ; et celle d’un pays membre de l’OTAN, candidat à l’Union européenne en un Etat arrogant, agressif, bafouant le droit international et persistant à nier ses responsabilités historiques quant au génocide arménien.

Trois domaines permettent d’observer ces évolutions révélant une véritable dérive autocratique et impérialiste d’Ankara : sa situation interne, sa politique extérieure et l’instrumentalisation de sa diaspora.

 

UN ETAT AUTORITAIRE EN VOIE D’ISLAMISATION

 

Depuis la désignation d’Erdogan à la Primature (2003), et plus encore depuis son accession à la présidence (2014), la Turquie se caractérise par un recul démocratique constant, observable à travers un autoritarisme et une islamisation de plus en plus marqués.

Contrairement aux apparences et aux discours de ses dirigeants, la Turquie n’est plus une démocratie mais un régime autoritaire. Depuis une dizaine d’années au moins, les élections relèvent plus du plébiscite que d’un suffrage démocratique en raison des manipulations du scrutin et des pressions exercées sur l’opposition par le régime. L’AKP[1], le parti présidentiel, recourt aux méthodes développées par les Frères musulmans : les classes populaires sont particulièrement choyées et encadrées par un système politico-religieux très efficace qui les accompagne aux urnes en leur indiquant le « bon » vote. Parallèlement, tout est fait pour réduire l’opposition au silence. Elle est l’objet d’une véritable persécution : arrestations et détentions arbitraires, interdiction de certains partis politiques et associations, contrôle des médias, etc. L’Etat de droit n’est plus en vigueur en Turquie et la justice est totalement aux ordres du pouvoir.

Surtout, Erdogan a saisi le prétexte de la – très trouble – tentative de coup d’Etat militaire raté contre lui (juillet 2016) pour faire incarcérer des milliers de personnes critiquant ou s’opposant à sa politique : militaires, fonctionnaires – notamment juges et policiers -, enseignants, intellectuels, journalistes, hommes politiques, représentants et élus kurdes, etc.

Par ailleurs, depuis juillet 2015, le président turc fait preuve d’une totale intransigeance sur la question kurde et a mis un terme au processus de paix qu’il avait initié avec le PKK, ce qui a entraîné une reprise du conflit armé avec le mouvement séparatiste kurde, provoquant une situation de guerre civile dans le sud-est anatolien.

L’autoritarisme prononcé du régime est clairement perceptible au regard des effectifs des forces de sécurité et des milices créées par le pouvoir, qui comptent aujourd’hui plus de 530 000 membres (policiers, gendarmes, bekçi, policiers municipaux, agents de sécurité privé et gardes de village) pour une population de 82 millions d’habitants[2].

Parallèlement à sa dérive autoritaire, la Turquie connait depuis vingt ans une réislamisation prononcée. Il convient de rappeler que Recep Tayyip Erdogan est un Frère musulman convaincu et militant et qu’il fut un temps membre du Bureau international de la Confrérie, l’une de ses instances dirigeantes.

Depuis son accession au poste de Premier ministre, Erdogan et son parti, l’AKP, n’ont cessé d’œuvrer à une réislamisation de la Turquie et à effacer toutes les traces de l’héritage de la Turquie laïque instaurée par Mustapha Kemal. Afin de rétablir un pouvoir religieux dans le pays, Erdogan s’en est d’abord pris à l’armée, gardienne de la laïcité. Il est parvenu à casser son influence avec l’aide du mouvement Gülen, via des accusations montées de toutes pièces (pseudo-complot Ergenekon, 2011).

La volonté d’Erdogan d’effacer toute trace de l’héritage kémaliste est particulièrement forte et demeure peu perçue en Occident. Mustapha Kémal est le père de la Turquie moderne qu’il a fait entrer de plain-pied dans le XXe siècle par une révolution sociale et culturelle sans précédent. Il a aboli le califat et inscrit la laïcité dans la Constitution, supprimé l’islam en tant que religion officielle, aboli les instances chariatiques et donné le droit de vote aux femmes. « L’imprégnation islamique rendait impossible à ses yeux, la renaissance du pays[3] ».

Les propos d’Atatürk que Benoist-Méchin rapporte dans la biographie qu’il lui a consacrée sont édifiants. Pour Mustapha Kemal, l’islam était « une greffe étrangère grâce à laquelle le clergé arabe vaincu par les guerriers turcs avait remis sournoisement la main sur l’âme de ses vainqueurs[4] ». Lorsqu’on lui objectait que le coran était la révélation de Dieu et qu’il devrait y puiser ses inspirations politiques, il fulminait de rage : « L’homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche (…). Or jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’Etat ! [5] ».

Afin de mettre un terme à l’influence islamique dans le pays, Mustapha Kemal commença par faire changer les formules de politesse. « La façon de recevoir et de rendre les saluts fut réglementée. Le « salaam » fut interdit. La poignée de main remplaça par décret la salutation traditionnelle qui consistait à porter les doigts successivement à son front à ses lèvres et à son cœur. Puis le Ghazi défendit de lire de la littérature arabe et de déclamer des poésies arabes en privé ou en public. Il interdit également la musique et les danses « de style oriental ». Le port du burnous et de la gandourah fut puni de prison. Enfin, le port du fez fut interdit à son tour[6] ». De telles décisions seraient, à notre époque, immédiatement taxées d’islamophobie et attaquées en justice…

On comprend aisément que pour Erdogan l’islamiste, adepte de la Confrérie extrémiste des Frères musulmans, l’héritage laïque de Mustapha Kemal doive être à tout prix détruit et effacé. Suite à la réislamisation de la Turquie qu’il est parvenu à imposer depuis deux décennies, on observe dans le pays l’imposition de nouvelles règles de vie et une politique discriminatoire à l’encontre des chrétiens et des Kurdes

Plus largement, le Frère musulman Erdogan souhaite revitaliser le monde islamique dont il se présente comme le défenseur. En effet, il ne cesse d’œuvrer, depuis plus d’une décennie, à la diffusion de la version archaïque et sectaire de l’islam sunnite auquel il adhère, partout dans le monde arabe.

Depuis les “printemps arabes” de 2011, Istanbul a accueilli d’importantes communautés musulmanes ayant fui leur pays. Plusieurs centaines de milliers de Syriens, d’Irakiens, de Yéménites, de Libyens, d’Égyptiens, de Libanais et de Magrébins sont aujourd’hui présents dans la ville. La Turquie leur offre la possibilité de s’engager dans un militantisme politique « frériste » en direction de leur pays d’origine. Le pays est ainsi devenu un foyer de prosélytisme et de subversion au service de la Confrérie et Istanbul est devenu un refuge pour les Frères musulmans. L’État turc les soutient et les aide à s’organiser. Des dizaines de chaînes de télévision  pour la plupart affiliées à la Confrérie  attestent de ce soutien étatique. C’est dans la ville turque que se prennent les décisions importantes du mouvement et que la branche yéménite des Frères musulmans a récemment élu son nouveau chef.

 

UNE POLITIQUE EXTÉRIEURE AGRESSIVE ET EXPANSIONNISTE

 

Parallèlement à cette réislamisation galopante, Erdogan a également relancé le nationalisme turc afin de rétablir l’influence de son pays en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, sur des terres qui furent jadis des dépendances de l’Empire ottoman. C’est cette combinaison d’islamisme prosélyte, de nationalisme affirmé et d’interventionnisme militaire qui conduit dorénavant à parler de « néo-ottomanisme ». En effet, le président turc est obsédé par son rêve du rétablissement de l’Empire ottoman et du califat islamique

Ainsi, Erdogan a profité de l’effacement de la présence soviétique au Proche-Orient à partir de la seconde moitié des années 1990, puis des « révolutions arabes » et des guerres en Syrie et en Libye pour étendre son influence régionale, profitant, en toute duplicité, de son appartenance à l’OTAN.

Dans le cadre du conflit syrien, la Turquie a apporté son soutien officiel et officieux aux groupes djihadistes liés à Daech[7] et Al-Qaeda contre le régime de Damas. Il est vrai que cette stratégie s’inscrivait dans le cadre d’une politique préconisée par l’OTAN, même si Ankara est allé bien au-delà de celle-ci.

Puis, afin de « sécuriser » sa frontière – mais surtout pour lutter contre les Kurdes syriens – l’armée turque est entrée en Syrie en toute illégalité en août 2016[8], sans que l’ONU, l’OTAN ou l’Union européenne ne protestent. Ankara a récidivé en janvier 2018 afin de prendre le contrôle du canton d’Afrin[9], puis début octobre 2019, s’attirant cette fois les critiques de la communauté internationale. Mi-2020, la Turquie occupe toujours une partie du territoire syrien, en toute illégalité[10].

Début 2020, à l’occasion de l’offensive de l’armée syrienne contre les djihadistes retranchés dans la région d’Idlib, le président turc a exclu de faire « le moindre pas en arrière » face au régime de Bachar al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie. Il a sommé, en février 2020, le régime de se retirer de certaines zones d’Idlib, où des postes d’observation turcs étaient encerclés par les forces de Damas. Les protestations de la Turquie contre l’offensive de l’armée syrienne révèlent sa connivence avec les groupes terroristes. En cette occasion, l’armée turque est venue à leur secours, leur fournissant des armes lourdes et un appui-feu, avant de finalement envahir la zone d’Idlib et de participer aux combats, au mépris de la législation internationale et des accords de Sotchi.

Pourtant, les accords de Sotchi prévoyaient de faire de la région d’Idlib une « zone de désescalade ». La Turquie avait pris trois engagements : dissocier les rebelles « modérés » des terroristes d’Al-Qaïda et de Daesh ; retirer les armes lourdes de la zone ; et rouvrir à la circulation les autoroutes M4 et M5 de manière à permettre un retour à une vie plus normale de la population civile syrienne. Aucun de ces trois engagements n’a été tenu par Ankara.

De plus, dans le cadre de ce conflit syrien, la Turquie exerce un scandaleux chantage aux migrants sur l’Union européenne, la menaçant d’ouvrir ses frontières et de laisser se déverser en Europe des centaines de milliers de migrants. Ankara exige de l’UE qu’elle contribue davantage au coût généré par la présence de ces populations sur son territoire et surtout, qu’elle l’appuie ou s’abstienne de critiquer sa politique étrangère agressive au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. C’est ainsi qu’à plusieurs reprises depuis 2013, des milliers de migrants clandestins dont une grande partie originaire du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou d’Afghanistan  ont été poussés vers la frontière grecque dans l’intention de provoquer une nouvelle submersion migratoire en Europe.

L’interventionnisme turc s’étend également à l’Afrique du Nord. Après avoir soutenu les Frères musulmans et Mohamed Morsi en Egypte (2012-2013)  notamment par des livraisons d’armes effectuées par son service de renseignement, le MiT , Ankara s’attache désormais à renforcer sa présence en Libye où il a pris le parti du Government of National Accord (GNA) de Fayez el-Sarraj. Celui-ci est officiellement reconnu par l’ONU et soutenu par l’OTAN qui cherche à contrer l’engagement de Moscou au profit du maréchal Khalifa Haftar, lequel a pourtant nettoyé la Cyrénaïque des groupes terroristes. La Turquie apporte un soutien militaire significatif au GNA  drones, avions, missiles, blindés  en dépit de l’embargo décrété par l’ONU qu’elle viole allègrement, contribuant directement à l’escalade militaire actuelle. Pire, Ankara recrute des djihadistes opérant en Syrie pour les expédier sur le front libyen, nouvelle preuve de sa connivence avec le terrorisme islamiste. La situation locale a ainsi évolué « d’une guerre de milices à une guerre de semi-intensité où chacun amène ses soutiens équipés de moyens de lourds : défense sol-air, blindés, drones, avions capables de conduire des actions de ciblage », a déclaré le chef d’état-major de l’Armée de Terre, le général Thierry Burkhard, lors de sa dernière audition devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale[11].

L’aggravation de la crise libyenne  dont l’OTAN est largement responsable en raison de son intervention inconsidérée de 2011  est particulièrement préoccupante et représente une menace pour la sécurité de l’Europe, mais pourrait aussi déboucher sur un affrontement russo-turc. Néanmoins, par aveuglement antirusse, l’OTAN a fait le – mauvais – choix de soutenir un régime qui fait la part belle aux islamistes et est lié aux Frères musulmans.

Il convient de rappeler les liens étroits qui unissent la Turquie et le Qatar, émirat islamiste principal soutien des Frères musulmans. Afin de protéger le petit Etat du Golfe, victime de la vindicte de ses voisins saoudiens et émiratis pour son soutien à la confrérie islamiste, Ankara y a installé une base militaire et coopère avec les services qataris dans leurs opérations extérieures. Partout où la Turquie est présente à l’étranger, le Qatar n’est pas loin, assurant souvent les financements dont Ankara est dépourvu. Par ailleurs, Doha investit massivement dans l’économie turque, notamment dans l’industrie de défense, l’aidant à se développer.

La politique expansionniste d’Ankara se manifeste également en Méditerranée orientale, à travers ses tentatives d’extension de son domaine maritime. Il convient de rappeler que la Turquie occupe de manière totalement illégale une partie de l’île de Chypre suite à son invasion de l’été 1974. Par ailleurs, Ankara n’a jamais signé la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982). Deux bons exemples de l’absence de respect des lois internationales par les autorités turques.

Depuis 2018, le gouvernement turc a décidé de lancer de nouvelles explorations maritimes dans les eaux grecques et, surtout, chypriotes. Le 9 février 2018, un navire turc a empêché un navire de forage de la compagnie italienne ENI d’explorer l’un des gisements lui ayant été attribué par Nicosie, au motif que cette zone appartient à la partie turque de Chypre. Début 2019, les gouvernements chypriote, égyptien, grec, israélien, italien, jordanien et palestinien ont mis sur pied un « Forum du gaz en Méditerranée orientale » (EMFG) afin de coopérer pour l’exploitation du gaz dans la région. Ankara a refusé d’y adhérer et d’en respecter la charte fondée sur le droit international. En juillet 2019, face à cette situation, l’Union européenne a apporté son soutien à la Grèce et à Chypre face à la Turquie et a condamné les actions turques en Méditerranée orientale. Néanmoins, en janvier 2020, Ankara a lancé ses premières explorations dans les eaux territoriales de la République de Chypre[12].

En conséquence, les tensions entre la Grèce et la Turquie en mer Egée demeurent particulièrement aigües ; les incidents sont assez fréquents : tentatives d’éperonnage des garde-côtes turcs à l’encontre de navires de pêches grecs ; échanges de coups de feu ; occupation illégales d’îlots, etc. Ankara attise délibérément les tensions avec la Grèce, son ennemi héréditaire. En janvier 2020, la Turquie a exigé d’Athènes qu’elle démilitarise seize îles de la mer Egée. Puis, en mai 2020, les forces d’Ankara ont occupé militairement une petite bande de terre dans le nord-est de la Grèce, sans que l’Union européenne ne réagisse. A travers cette nouvelle provocation, Ankara entend remettre en question toutes les frontières avec son voisin, fixées par le Traité de Lausanne de 1923.

 

L’INSTRUMENTALISATION DE LA DIASPORA TURQUE

 

Le nouveau nationalisme turc encouragé par Erdogan s’observe également à travers l’instrumentalisation de la diaspora, notamment en France, mais également en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas.

S’il est légitime pour une communauté étrangère de rester attachée à son pays d’origine, l’affirmation d’un fort sentiment national et identitaire en terre étrangère n’est pas sans poser problème, surtout quand il se traduit par une défiance vis-à-vis des autorités du pays d’accueil.

Ainsi, en France, le sociologue Jérome Fourquet[13] observe le très faible degré d’ouverture démographique du groupe turc dans lequel l’endogamie demeure puissante. De toutes les communautés étrangères présentes sur notre sol, c’est dans celle-ci que l’entre-soi atteint la plus forte proportion. « Bien qu’étant historiquement laïque, la Turquie a intégré de longue date son clergé dans l’appareil d’État, les imams étant des fonctionnaires rémunérés par l’État turc. Cette règle, qui s’applique également en France, a contribué au fait que les communautés turques disséminées sur le territoire national se dotent quasi systématiquement de leur propre mosquée, alors que les musulmans issus d’autres origines partagent souvent le même lieu de culte. (…) Les médias turcs (télévision et presse écrite), qui sont fréquemment consultés par la diaspora, maintiennent également le lien avec la mère-patrie et contribuent à cultiver un entre-soi national qui peut parfois virer au syndrome obsidional ». « La communauté turque vivant en France est également encadrée politiquement par des organisations dépendant du pouvoir d’Ankara. Ainsi, aux dernières élections législatives de juin 2017, le Parti Égalité et Justice, émanation de l’AKP, (…) présenta pas moins de 68 candidats en France [14]». Selon le chercheur Stéphane de Tapia, « la communauté turque aurait développé un habitus lui permettant de se constituer en îlot autonome dans l’archipel français »[15].

Ce phénomène s’observe particulièrement à travers les Enseignements de langue et de culture d’origine (ELCO), créés dans les années 1970 pour permettre aux enfants des travailleurs immigrés de garder le lien avec le pays de leurs parents, dans la perspective d’un retour. Ces ELCO ont été récemment remis en cause par Emmanuel Macron, car derrière eux, c’est l’ingérence de la Turquie qu’ont observé les autorités françaises. Elles soupçonnent Ankara d’utiliser ces cours  dispensés en dehors du temps scolaire par des professeurs sélectionnés et rémunérés par les autorités du pays d’origine  pour diffuser l’idéologie islamo-conservatrice de l’AKP. En effet, depuis une quinzaine d’années, les enseignants envoyés par Ankara sont de plus en plus pieux et rétrogrades. Or, si l’Etat français prend en charge l’organisation et la logistique des ELCO, il ne gère pas le contenu des cours et ses inspecteurs ne peuvent pas faire grand-chose pour contrôler les 180 professeurs envoyés par l’Etat turc, car aucun d’eux ne parle le turc et que les enseignants ne parlent que très rarement français. Ces derniers professent donc ce que bon leur semble et le programme est conçu directement à Ankara

 

*

 

La Turquie d’Erdogan conduit, depuis deux décennies une politique intérieure et extérieure qui s’éloigne de plus en plus des valeurs démocratiques et de tolérance religieuse de l’Europe et de ses intérêts internationaux : instauration d’un régime autoritaire et policier, soutien et diffusion de l’islam radical des Frères musulmans, interventions militaires contribuant à l’aggravation des tensions régionales, non-respect du droit international, instrumentalisation de sa diaspora, etc. Au demeurant, la Turquie persiste dans son refus de reconnaitre le génocide arménien de 1915, en dépit des preuves historiques accablantes à son encontre.

Nous sommes ainsi en présence d’un régime agressif, nostalgique de son passé impérial, qui profite, à l’exemple de l’Allemagne de 1938, de la passivité de ses adversaires – qui sont paradoxalement en partie aussi ses alliés dans le cadre de l’OTAN – pour avancer ses pions en totale contravention avec le droit international et les dispositions de règlements pacifique des différends.

Heureusement, la Turquie n’a pas été accueillie au sein de l’Union européenne. Toutefois, elle est toujours membre de l’OTAN, ce qui illustre les contradictions internes de l’Alliance atlantique et son inutilité devenue flagrante dans le monde d’après-Guerre froide. Collaborant tantôt avec Washington, tantôt avec Moscou, la seule politique que suit Ankara est celle du néo-ottomanisme d’Erdogan.

Non seulement la Turquie islamiste et néo-ottomane est un véritable Etat voyou, mais elle est probablement aussi l’un de nos prochains ennemis, en Europe ou en Afrique. En raison de la politique agressive et expansionniste d’Ankara en Méditerranée et en Libye, nous ne pouvons écarter l’hypothèse que nos forces armées soit confrontées à terme à l’interventionnisme turc dans le cadre de nos opérations extérieures.

 

 

 

 


[1] Parti de la justice et du développement. Il s’agit d’un parti islamo-conservateur majoritaire depuis 2002.

[2] A titre de comparaison, en France, les effectifs des forces de sécurité intérieures sont de 250 000 gendarmes et policiers pour une population de 67 millions d’habitants, et ce chiffre est l’un des plus élevés d’Europe.

[3] Benoist-Méchin, Mustapha Kemal ou la mort d’un empire, Albin Michel, Paris, 1954, p. 351.

[4] Ibid., p. 352.

[5] Ibid. A noter toutefois également que Mustapha Kemal, au nom de la race turque, a « nettoyé » le pays de ses minorités chrétiennes (grecques, assyriennes, arméniennes) et interdit aux Kurdes de parler leur langue.

[6] Ibid., p. 416.

[7] Il faudra les attentats de janvier 2015, qui causèrent la mort de 230 personnes, pour voir la position turque s’infléchir quelque peu.

[8] L’Opération Bouclier de l’Euphrate a permis à Ankara d’occuper une bande d’une quarantaine de kilomètres de profondeur dans le nord de la Syrie.

[9] Opération Branche d’olivier dans le Rojava (Kurdistan syrien).

[10] Opération Printemps de la paix déclenchée à l’est de l’Euphrate.

[11] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/cion_def/l15cion_def1920047_compte-rendu%20 (6 mai 2020).

[12] Face à l’attitude hostile du président turc, l’Elysée a assuré, en janvier dernier, la Grèce de son soutien et de l’envoi de bâtiments de la Marine nationale en Méditerranée orientale. Mais paradoxalement, nos autorités ont présenté les condoléances de la France pour les soldats turcs tués sur le territoire syrien …

[13] Jérôme Fourquet, L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, Seuil, Paris 2019.

[14] Ibid, pp. 172-173.

[15] Ibid.

https://cf2r.org/editorial/turquie-le-nouvel-etat-voyou/


 

Dans TURQUIE

TURQUIE : INACCEPTABLES DESTITUTIONS ET ARRESTATIONS DE 45 MAIRES KURDES REMPLACES PAR DES ADMINISTRATEURS ISSUS DE L'AKP, LE PARTI PRÉSIDENTIEL

Par Le 18/05/2020

 

Les co-maires de nombreuses villes, dont ceux de Siirt, Kurtulan, Idgir et Baykan, ont été destitués par le ministre de l'Intérieur et remplacés par des administrateurs issus de l'AKP, le parti présidentiel. Au total, 45 maires sur 65 sont aujourd'hui destitués dont 21 incarcérés. A cela, il faut ajouter les parlementaires emprisonnés dont le député Selahattin Demirtas.


Fragilisé par sa défaite retentissante aux municipales dans les grandes villes et une crise économique sans précédent accentuée par la pandémie de Covid-19, R.T. Erdogan n'en poursuit pas moins ses purges et le démantèlement du système municipal kurde. Celui-ci constitue le laboratoire du projet politique kurde au service des habitants. Il impulse des politiques publiques en faveur de la jeunesse, de la culture, de l'environnement, de l'égalité femmes/hommes... véritable alternative à la corruption généralisée, au népotisme et à la prédation capitaliste conduite depuis Ankara par les islamo-conservateurs.


Avec cette violence, R.T. Erdogan tente d'anéantir l'espace politique kurde où la signification des élections est d'emblée entachée de nullité. Un régime qui s'affranchit de la légitimité des urnes bascule inéluctablement dans la dictature.
Le Parti communiste français (PCF) exprime sa totale solidarité avec les maires et les militants du HDP incarcérés. Il est aux côtés des peuples de Turquie qui se tiennent debout face à la dictature. Il appelle le gouvernement de la France et les pays de l'Union européenne, prompts à dénoncer sélectivement des atteintes à la démocratie, à condamner ce nouveau coup de force et à mettre un terme aux complicités avec cette tyrannie.

source : https://www.pcf.fr/actualite_turquie_inacceptables_destitutions_et_arrestations_des_maires_kurdes


 

Dans TURQUIE

LE PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE (TKP) : LE SOCIALISME EST IMPÉRATIF POUR NOTRE SANTE !

Par Le 20/03/2020

TKP: LE SOCIALISME EST IMPÉRATIF POUR NOTRE SANTÉ!

 Solidarité Internationale PCF TurquieTKPCorona-virus 0

19 MARS 2020

TKP: Le socialisme est impératif pour notre santé!TKP: Le socialisme est impératif pour notre santé!

Le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, a annoncé lundi soir que le nombre de cas confirmés de coronavirus en Turquie était passé à 47 en six jours après le premier cas confirmé.

Soulignant l’incapacité du monde capitaliste à trouver des solutions à la pandémie, le Parti communiste de Turquie a publié une déclaration en 12 points concernant l’épidémie mondiale de coronavirus, montrant comment le socialisme fournirait des pratiques favorables aux populations. La déclaration vise à comparer la façon dont le socialisme réagirait à une telle pandémie avec la situation incompétente des États aujourd'hui.

La déclaration complète est la suivante:

"Le monde capitaliste et la Turquie glissent dans un chaos désespéré contre la nouvelle épidémie de coronavirus. Nous ne sommes pas condamnés à cette situation. Dans la Turquie socialiste, l'épidémie serait facilement maîtrisée et empêchée de se transformer en désastre social pour les travailleurs.

Mais comment? De cette façon;

1. Tous les hôpitaux et institutions privés seraient nationalisés.

Aujourd'hui, l'État fonctionne avec une la moitié des forces disponibles car la plupart des établissements médicaux sont privés. Même les hôpitaux publics ont été restructurés pour des profits orientés vers le marché. La première tâche consisterait à les nationaliser et à les réorganiser sur la base de principes favorables au peuple pour servir à la lutte contre l'épidémie.

2. Les banques, les installations industrielles et le secteur des services seraient également nationalisés.

Ces pratiques de nationalisation renforceraient largement le pouvoir de l'État dans la lutte contre l'épidémie. Aujourd'hui, le gouvernement capitaliste est en train de couper les dépenses publiques pour transférer les ressources à la crise des patrons. Dans les circonstances actuelles, cependant, toutes les ressources auraient dû être utilisées pour développer et protéger la santé publique.

3. Les pratiques de nationalisation permettraient une planification centrale.

La planification centrale signifie la volonté politique des travailleurs. C'est le seul moyen de faire face à un problème social de manière rationnelle en utilisant tous les moyens disponibles. En plus de la production, les villes, les espaces publics et les transports seraient à l'agenda de la planification.

4. Des instituts seraient créés immédiatement pour la vaccination, le traitement et les critères de diagnostic contre le coronavirus.

La Turquie ne peut ni produire de vaccins ni de médicaments pour le traitement. Il est douteux de savoir dans quelle mesure les critères de diagnostic fonctionnent correctement et, jusqu'à présent, il n'a pas été possible d'obtenir des informations fiables. L'une des premières affaires de la Turquie socialiste serait de rassembler les scientifiques pour se concentrer sur cette tâche dans des instituts où des développements rapides seraient fournis.

5. Les services de santé seraient entièrement gratuits.

Tout le monde aurait des services de santé gratuits. Chacun serait inconditionnellement soumis à la sécurité sociale. Des masques et des désinfectants contre l'épidémie seront fournis gratuitement. L'accès aux services de santé serait assuré non seulement dans les établissements médicaux mais aussi dans les quartiers, les écoles et les lieux de travail.

6. La religion et les affaires d'État seront séparées.

Dans la Turquie socialiste, la Direction des affaires religieuses (Diyanet) n'aurait aucun effet sur les processus décisionnels. Les personnes revenant du pèlerinage de la Omra seraient mises en quarantaine sainement, les étudiants ne seraient pas évacués de leurs dortoirs à minuit.

7. L'application de la quarantaine ne serait pas arbitraire mais une tâche sociale obligatoire.

La mise en œuvre de la quarantaine, la méthode la plus efficace contre l'épidémie, ne serait pas arbitraire pour la population, ce serait une pratique obligatoire et précise en tant que tâche sociale.

8. Les médias seraient réorganisés de manière à diffuser les vérités au public.

Les médias ne seraient pas une trompette du pouvoir au pouvoir, ils seraient réorganisés pour permettre au peuple d'accéder à de vraies informations. Par conséquent, les gens pouvaient accéder à des informations fiables sur la prévalence de l'épidémie.

9. Le pillage des marchés et le stockage ne seraient pas autorisés.

Les gens ont vidé les étagères pour stocker de la nourriture et du matériel de santé car ils ne font pas confiance à l'État contre l'épidémie. Dans la Turquie socialiste, cependant, les parts de chacun seraient garanties et livrées même dans des conditions difficiles. Le stockage ne serait pas autorisé.

10. Les crises économiques n'émergeraient pas.

Il n'y aurait pas de faillite car les entreprises nationalisées ne rechercheraient pas de profit. Il n'y aurait pas de licenciements en raison de faillites et de l'avidité des patrons pour le profit.

11. L'égoïsme serait condamné, l'esprit de partage et de solidarité prévaudrait.

Les personnes conscientes de la société socialiste se soucieraient initialement des individus ayant besoin de protection et se mobiliseraient entièrement pour répondre à leurs besoins dans de tels états d'urgence. Les mesures l'emporteraient rapidement dans la société consciente et l'éclipse actuelle de raison ne serait pas vécue.

12. Une société socialiste serait porteuse d'espoir.

Il serait possible de parler d'une société confiante et froide d'esprit qui fait confiance à la science et à l'avenir contre de tels défis au lieu d'un état mental de panique, d'impuissance et de désespoir dirigé par le coronavirus.

Encore une fois, nous pouvons voir l'importance de tous ces faits en ces jours de flambée actuelle. Nous croyons que l'humanité triomphera de nos jours. L'humanité se démarquera avec et seulement avec ces valeurs.

Le Parti communiste de Turquie appelle à un tel ordre social."

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2020/03/tkp-le-socialisme-est-imperatif-pour-notre-sante.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

Dans TURQUIE

ERDOGAN A PROPOSE A POUTINE D'EXPLOITER DES CHAMPS PÉTROLIFÈRES EN SYRIE

Par Le 10/03/2020

Erdogan dit avoir proposé à Poutine d’exploiter des champs pétrolifères en Syrie

 Depuis 6 heures  10 mars 2020

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 Monde islamique - Moyent-Orient - Syrie - Turquie

 

Rédaction du site

Évoquant sa rencontre avec Vladimir Poutine, le Président turc a déclaré avoir proposé à son homologue russe d’exploiter en commun des gisements pétrolifères syriens dans les régions de Deir Ezzor et Qamichli.

«J’ai proposé à Vladimir Poutine de contribuer, financièrement parlant, à la restauration de la Syrie en y exploitant du pétrole [à Deir Ezzor et Qamichli, ndlr], quant à nous, nous sommes prêts à nous engager dans des travaux contractuels dans cette affaire », cité par le quotidien turc Sabah.

Le Président turc a également admis qu’Ankara pourrait faire une proposition similaire à Washington.
«Si des mesures sont prises dans ce sens, je peux faire une proposition pertinente à Donald Trump. Grâce à cela, nous aurons l’occasion d’aider à reconstruire et à rebâtir la Syrie, au lieu de permettre aux terroristes d’utiliser ces ressources», a-t-il ajouté.

Selon Recep Tayyip Erdogan, le pétrole que les terroristes exploitent n’est pas de bonne qualité alors que, s’il est raffiné comme il faut, il pourrait servir à la reconstruction de la Syrie.

Moscou a toujours affiché des positions de soutien ferme à la souveraineté de la Syrie, critiquant ouvertement la décision américaine d’occuper les zones pétrolifères syriennes à l’est de l’Euphrate en vue de les exploiter à l’insu du gouvernement syrien.

Source: Avec Sputnik

http://french.almanar.com.lb/1672871


 

Dans TURQUIE

LE PRESIDENT TURC ERDOGAN ORDONNE AUX GARDE-COTES D’EMPÊCHER LES MIGRANTS DE TRAVERSER LA MER ÉGÉE

Par Le 07/03/2020

Erdogan ordonne aux garde-côtes de stopper les migrants en mer Egée

 Depuis 8 heures  7 mars 2020

Erdogan ordonne aux garde-côtes de stopper les migrants en mer Egée

Erdogan ordonne aux garde-côtes de stopper les migrants en mer Egée
Erdogan ordonne aux garde-côtes de stopper les migrants en mer Egée

 Monde islamique - Turquie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a donné l’ordre aux garde-côtes d’empêcher les migrants de traverser la mer Egée, a annoncé le service des garde-côtes sur Twitter.

« Sur ordre du président (…) aucune autorisation ne sera donnée aux migrants de traverser la mer Egée en raison des dangers que cela comporte », a twitté ce service.

« L’approche consistant à ne pas intervenir pour empêcher les migrants de quitter la Turquie reste valable, sauf pour ce qui concerne les départs par la mer, en raison des dangers », a-t-il ajouté.

Le service des garde-côtes a déclaré avoir sauvé jeudi 97 migrants en danger, accusant les  Grecs d’avoir « dégonflé leurs trois bateaux et les avoir laissé dériver, à moitié en train de couler ».

Ankara et Athènes échangent continuellement des accusations concernant les migrants, les Turcs parlant de la brutalité des Grecs à l’encontre des migrants, les Grecs accusant la Turquie de les pousser et même de les aider à l’émigration vers la Grèce.

Des milliers de migrants tentent de passer la frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce depuis que le président turc a annoncé le 29 février qu’il cessait de respecter l’accord de 2016 qui prévoyait que les migrants restent en Turquie, en échange d’une aide financière européenne à la Turquie.

Officiellement, Ankara proteste contre l’insuffisance de cette aide pour faire face au coût des quatre millions de migrants et de réfugiés, principalement Syriens, qu’elle accueille depuis des années.

Les Européens, qui avaient proposé un milliard d’euros supplémentaire d’aide qu’Ankara a refusé, y voient un chantage politique pour obtenir un soutien occidental aux opérations militaires turques en Syrie.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1669417


 

Dans TURQUIE

ERDOGAN ANNONCE LA MORT DE SOLDATS TURCS EN LIBYE

Par Le 23/02/2020

Tripoli

Erdogan annonce la mort de militaires turcs en Libye

© AFP 2019 MAHMUD TURKIA

INTERNATIONAL

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Le Président turc a fait état de pertes dans les rangs de ses militaires déployés en Libye, évoquant également de nombreuses victimes au sein de l'armée de Haftar auxquel ils s’opposent.

Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi 22 février la mort de «plusieurs» militaires turcs en Libye, se gardant pour autant de préciser leur nombre, relate l'agence de presse officielle turque Anadolu.

 

Ville de Tobrouk, Libye

© CC0 / MAHER27777

La Turquie a transféré en Libye des «milliers de mercenaires», dénonce un ministre d’Haftar - exclusif

En janvier, la Turquie a commencé à déployer ses troupes en Libye pour soutenir le gouvernement de Tripoli face aux forces de l'homme fort de l'Est libyen Khalifa Haftar.

 

«Plusieurs de nos héros sont tombés en Libye, mais les pertes dans les rangs de Haftar ont atteint près d'une centaine de mercenaires», a déclaré Erdogan s'exprimant à Izmir samedi 22 février.

La chaîne Sky News Arabia qui cite des sources au sein de l’armée de Haftar évoque pour sa part 16 morts parmi les militaires turcs et plus de 100 parmi les mercenaires pro-Ankara dépêchés depuis la Syrie. Ils auraient été tués dans des combats dans les environs de Tripoli.

La Libye dans le chaos

La Libye a basculé dans le chaos après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

La confrontation oppose deux blocs principaux: le gouvernement d'entente nationale, reconnu par l'Onu, dirigé par Fayez el-Sarraj, et l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui a lancé ses forces sur Tripoli au printemps dernier.

Lors de leur première réunion début février, les belligérants libyens ont admis la nécessité de transformer la trêve en un cessez-le-feu permanent sans toutefois parvenir à un accord. Pour l'Onu, l'obtention d'un tel cessez-le-feu n'est toutefois pas une «précondition» au lancement du dialogue politique interlibyen le 26 février à Genève.

https://fr.sputniknews.com/international/202002231043115373-erdogan-annonce-la-mort-de-militaires-turcs-en-libye/


 

Dans TURQUIE

LA TURQUIE TRANSFÉRE DU MATERIEL MILITAIRE VERS LA FRONTIÈRE SYRIENNE… AVEC LA COMPLICITÉ DE POUTINE DONT LA BOSSE DU COMMERCE SE DÉPLOIE TOUS AZIMUTS

Par Le 31/08/2019

 la zone de désescalade d’Idlib

La Turquie transfère du matériel militaire vers la frontière syrienne

© Sputnik . Mikhail Voskresenski

INTERNATIONAL

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Plusieurs véhicules blindés turcs ont atteint la zone frontalière entre la Turquie et la province syrienne d’Idlib, où un cessez-le-feu unilatéral concernant l’armée syrienne vient d’être proclamé.

L’armée turque poursuit le transfert de son matériel militaire vers sa frontière avec la Syrie, relate vendredi 30 août l’agence officielle turque Anadolu.

 

Char de l'armée syrienne

© SPUTNIK . BASSEM HADDAD

L’armée russe met en place un cessez-le-feu unilatéral à Idlib

Selon cette source, une colonne de chars et de véhicules blindés provenant de différentes unités militaires du pays ont atteint la région d’Antakya située dans une zone frontalière entre le gouvernorat syrien d’Idlib et la province turque de Hatay. La colonne est partie en direction des unités militaires déployées à la frontière syrienne, tout en respectant les mesures de sécurité.

 

L'armée russe a annoncé vendredi qu'un cessez-le-feu unilatéral, concernant uniquement l'armée syrienne, entrera en vigueur samedi 31 août dans la région d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, en proie aux combats.

L'ensemble de ce secteur est censé être protégé par un accord sur une «zone démilitarisée», dévoilé en septembre 2018 par la Turquie et la Russie. Le Président Recep Tayyip Erdogan a de nouveau dénoncé une offensive «inacceptable» dans cette zone, prévenant que des centaines de milliers de déplacés syriens se rapprochaient de la frontière turque.

https://fr.sputniknews.com/international/201908301042014246-la-turquie-transfere-du-materiel-militaire-vers-la-frontiere-syrienne/


 

Dans TURQUIE

TURQUIE : LES S-400 RUSSES SERONT OPÉRATIONNELS DES AVRIL 2020. CE N'EST PAS UNE BONNE NOUVELLE... SURTOUT POUR LA SYRIE

Par Le 28/07/2019

Turquie: les S-400 russes seront opérationnels dès avril 2020

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Par AlAhed avec AFP

La Turquie pourra commencer à utiliser les systèmes anti-aériens russes S-400, dont la livraison a démarré mi-juillet, dès avril 2020, a déclaré vendredi le président Recep Tayyip Erdogan.

«Au printemps prochain, si Dieu le veut en avril 2020, nous serons en mesure de commencer à utiliser activement les (S-400)», a déclaré le chef de l'Etat turc lors d'un discours télévisé.

Ankara a acheté les systèmes russes malgré les protestations de Washington, qui estime notamment que les S-400 ne sont pas compatibles avec les dispositifs de l'Otan, dont la Turquie est membre.

Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé la semaine dernière l'exclusion de la Turquie du programme d'avions furtifs F-35, estimant que celui-ci ne peut coexister avec les S-400. Washington juge que l'achat de ces systèmes de défense russes par Ankara met en danger les secrets technologiques du F-35, dont la Turquie veut aussi se doter.

«Vous ne nous donnez pas les F-35 ? Très bien, excusez-moi, mais dans ce cas nous prendrons des mesures à ce sujet et nous tournerons vers d'autres», a affirmé M. Erdogan, soulignant qu'aucune «menace ou sanction» n'empêchera la Turquie «d'assurer sa sécurité».

https://french.alahednews.com.lb/32095/341


 

Dans TURQUIE

LE CAMELEON ERDOGAN ANNONCE QUE LA TURQUIE PRODUIRA CONJOINTEMEMENT DES SYSTEMES S-500 AVEC LA RUSSIE

Par Le 19/05/2019

La Turquie annonce qu’elle produira des systèmes S-500 avec la Russie

 Depuis 12 heures  19 mai 2019

s-500

 Monde islamique - Turquie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi que la Turquie et la Russie produiraient conjointement des systèmes S-500 de défense antiaérienne et antibalistique, après la controverse sur l’achat par Ankara de systèmes russes S-400.

L’accord portant sur l’achat par la Turquie de systèmes S-400 a mis à rude épreuve les relations déjà tendues avec les Etats-Unis.

Washington a averti à plusieurs reprises Ankara des risques de sanctions qui découleraient de cet achat.

« Il n’est absolument pas question que (la Turquie) recule sur l’achat des S-400. C’est une affaire conclue », a déclaré M. Erdogan à Istanbul.

« Il y aura une production conjointe de S-500 après les S-400 », a affirmé le président turc devant un auditoire de jeunes qui l’interrogeaient.

Washington estime que l’accord avec Moscou conclu par la Turquie, qui est membre de l’Otan, est une menace pour la défense occidentale. Les Etats-Unis ont sommé Ankara de choisir entre le système de défense russe et les avions de chasse américains F-35, dont la Turquie souhaite également acquérir 100 exemplaires.

Les Etats-Unis ont suspendu début avril les livraisons d’équipements au sol liés à l’utilisation du F-35, un appareil conçu pour communiquer en temps réel avec les systèmes militaires de l’Otan, dont ceux de défense antiaérienne et antimissiles.

Mais M. Erdogan a persisté dans sa volonté d’acquérir le système russe S-400.

Les Etats-Unis craignent que la technologie dont sont dotées les systèmes S-400 ne serve à collecter des données technologiques sur les avions militaires de l’Otan et que la Russie puisse y accéder.

Selon M. Erdogan, des études techniques menées par la Turquie montrent que les S-400 et les F-35 sont compatibles.

Le président turc a affirmé que « tôt ou tard » la Turquie recevrait les F-35.

Il a aussi répété que les S-400 devaient lui être livrés en juillet. « Mais cela pourrait être avancé », a-t-il ajouté.

Les relations entre les alliés de l’Otan, la Turquie et les Etats-Unis se sont tendues sur de multiples questions.

Parmi elles, le soutien américain aux Unités de protection du peuple (YPG), un groupe armé kurde en Syrie, considéré comme terroriste par Ankara, ainsi que le refus des Etats-Unis d’extrader un prédicateur musulman, Fethullah Gulen, accusé de la tentative de coup d’Etat contre M. Erdogan en 2016.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1368083


 

Dans TURQUIE

MUNICIPALES EN TURQUIE : CINGLANT CAMOUFLET POUR LE CAMELEON ERDOGAN BATTU A ANKARA ET ISTANBUL

Par Le 01/04/2019

Erdogan perd Istanbul et Ankara aux municipales

International

Erdogan perd Istanbul et Ankara aux municipales

 01 Avril 2019 09:37

Une large  défaite  pour le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Dimanche 31 mars, à l’issue d’élections, son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) a perdu la main sur Ankara, la capitale, et Istanbul, le poumon économique et financier du pays, selon près de 99 % de bulletins dépouillés.
Depuis vingt-cinq ans, les deux plus grandes villes de Turquie étaient des fiefs imprenables de l’AKP.

https://www.mosaiquefm.net/fr/actualites-internationales/521296/erdogan-perd-istanbul-et-ankara-aux-municipales