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UKRAINE, À LA VEILLE DU 2e TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE : « UN CHOIX SANS CHOIX » SELON PETRO SYMONENKO (PARTI COMMUNISTE D’UKRAINE)

UKRAINE, À LA VEILLE DU 2e TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE : « UN CHOIX SANS CHOIX » SELON PETRO SYMONENKO (PARTI COMMUNISTE D’UKRAINE)

 Solidarité Internationale PCF Russie et ex-URSSUkraine 0

20 AVR. 2019

UKRAINE, à la veille du 2nd tour de la présidentielle : « Un choix sans choix » selon Petro Symonenko (Parti communiste d’Ukraine)

Petro Symonenko est secrétaire général du Parti communiste d’Ukraine. Source : Bureau de presse du PCU, 19 avril 2019. Traduction de la déclaration par EN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

L’actuelle campagne présidentielle avait à l’origine comme objectif de maintenir au pouvoir le régime de marionnettes, oligarques, néonazis et criminels, mis en place après le coup d’Etat armé de 2014. Les soi-disant « nouvelles têtes », qui ont émergé parmi la liste des candidats, ne sont que les nouveaux masques des mêmes oligarques.    

Dans un contexte d’explosion des inégalités de richesses, d’un fossé encore grandissant entre une poignée de richards et des millions de gens ordinaires qui peinent à joindre les deux bouts, cette campagne électorale a creusé la division du pays sous tous ses aspects : politique, historique, linguistique, des deux côtés d’une ligne est-ouest, à quoi s’ajoute une division spirituelle, avec la scission de l’église orthodoxe.   

Ces réalités sont telles aujourd’hui que, quel que soit celui des deux candidats restants qui siègera à la présidence, aucun des problèmes clés qui touchent les gens ordinaires ne sera résolu. C’est bien pour cela que le candidat du Parti communiste, en violation de la Constitution et en vertu de la loi discriminatoire de « décommunisation », s’est vu interdire de se présenter à l’élection. Dans le même temps, les candidatures des forces néonazies et néofascistes ont été enregistrées sans aucun problème par la commission électorale.
 

A chaque élection, les partis de l’oligarchie et leurs candidats jouent sur les justes exigences et les attentes populaires. Ils arborent des slogans communistes : la sécurité de l’emploi et des hausses de salaires, une médecine de qualité et une éducation accessibles, des prix et tarifs publics justes, l’égalité entre les langues maternelles, le refus des discriminations ethniques, confessionnelles et idéologiques. Mais, comme l’expérience l’a montré, immédiatement après le vote, ils oublient tout cela.

On assiste à la même chose aujourd’hui. Si on analyse objectivement les discours électoralistes des candidats, avant le premier tour, comme avant le second, il devient évident que :

- La guerre civile dans le Donbass ne sera pas arrêtée;

- Les réformes de voleurs, suicidaires pour le pays, qui suivent directement les prescriptions du FMI et du département d'Etat américain, vont être poursuivies, dans l’intérêt des multinationales, aux dépens de la santé, des retraites, de l’éducation, de la collectivité, etc.

- La politique russophobe ne va pas être atténuée, bien que, selon les derniers sondages, plus de 57% des Ukrainiens aient une bonne ou une très bonne opinion de la Russie et 77% des Russes. Elle devrait juste être un peu voilée. 

- De même, sur les plans politique et économique, aucun progrès vers la restauration de relations de bon voisinage avec la Russie n'est à attendre.

- Au vu des dernières déclarations de Zélensky, considérant Bandera comme un héros qui se serait battu pour l'indépendance du pays [Stepan Bandera, 1909-1959, politicien nationaliste, collaborateur des nazis] et, également, de l'oligarque qui se trouve directement derrière lui, le processus de fascisation de la société ne va pas s’arrêter et la glorification des criminels et des collaborateurs hitlériens va continuer.

En outre, nous devons voir que les deux candidats ont reçu chacun l’adoubement des États-Unis pour gouverner. Ainsi, quel que soit le vainqueur, l'Ukraine est vouée à être une néo-colonie et une « tête de pont brûlante » aux frontières non seulement de la Russie, mais aussi de l'UE, et ses citoyens à être de la «chair à canon» dans la lutte des États-Unis pour la domination mondiale.

En octobre, les prochaines élections à la Rada suprême peuvent arrêter cette oligarchie de gangsters sans foi ni loi et aux marionnettistes à l'étranger. Communistes, nous ferons tous les efforts pour cela.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2019/04/ukraine-a-la-veille-du-2nd-tour-de-la-presidentielle-un-choix-sans-choix-selon-petro-symonenko-parti-communiste-d-ukraine.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


 

UKRAINE : VICTOIRE ECRASANTE DU COMIQUE ZELENSKY, ADOUBE PAR LES USA...

Présidentielle en Ukraine : victoire écrasante du comédien Volodymyr Zelensky

  
  • Par  Le Figaro avec AFP 
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Le comédien novice en politique Volodymyr Zelensky a remporté ce dimanche une victoire écrasante à la présidentielle en Ukraine face au président sortant Petro Porochenko, reflétant l'ampleur de la défiance des électeurs à l'égard du pouvoir en place, selon un sondage sortie des urnes.

» LIRE AUSSI - En Ukraine, la présidentielle se conclut dans l’arène


L'humoriste de 41 ans a obtenu 73,2% des suffrages au second tour de la présidentielle contre 25,3% pour son rival de 53 ans, selon ce sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote par le consortium «Exit Poll National» réunissant trois instituts.

Nouvel épisode spectaculaire de la vague mondiale anti-élites, le raz-de-marée remporté par Volodymyr Zelensky, qui a promis de «casser le système» sans dévier du cap pro-occidental, donne la mesure de la défiance des Ukrainiens envers leur classe politique dont Petro Porochenko est un vétéran.

«Tout est possible»

«Je ne vous laisserai jamais tomber», a promis le candidat victorieux aux Ukrainiens depuis son quartier de campagne, où il est aussitôt sorti remercier ses partisans, avant de s'adresser à «tous les pays de l'espace post-soviétique» : «Regardez-nous! Tout est possible !».

Le président sortant, Petro Porochenko, a reconnu ce dimanche sa défaite et a félicité son adversaire, tout en promettant de ne pas quitter la vie politique. Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote «sont évidents et me donnent toutes les raisons pour appeler mon adversaire et le féliciter», a-t-il déclaré devant ses partisans. «J'accepte cette décision. Je quitte mes fonctions mais je veux souligner avec fermeté : je ne quitte pas la politique», a-t-il ajouté alors que des législatives sont prévues fin octobre.


» LIRE AUSSI - Ukraine: «Zelensky, un futur président entre Woody Allen et Patrick Sébastien»

 

Le Figaro avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/presidentielle-en-ukraine-victoire-ecrasante-du-comedien-volodymyr-zelensky-20190421


 

KARINE BECHET-GOLOVKO SUR LES ELECTIONS EN UKRAINE : ZELENSKY/POROSHENKO, QUELS JEUX SONT FAITS ?

samedi 20 avril 2019

Les élections en Ukraine : Zelensky / Poroshenko, quels jeux sont faits ?

 

 

Le show d'une mise en scène de pseudos débats dans le plus grand stade de Kiev fut hier le point de culmination d'une parodie électorale, qui va coûter cher à l'Ukraine. Zelensky sera élu, Poroshenko le reconnaîtra, mais de toute manière les Etats-Unis viennent de le rappeler directement : ils sont en Ukraine pour longtemps. Alors, finalement, que peuvent signifier ces élections si le pouvoir est ailleurs ?


 

Pour ceux qui ont raté le show du mois, régalez-vous :

 

 

Sur le fond, il n'y a rien à dire, car il n'y a pas eu de débat, dans le sens classique du terme. Les deux candidats n'ont pas de programme, sinon implanter les résolutions des organismes internationaux qui permettent à l'Ukraine de toucher les fonds pour maintenir l'illusion économique, ou tout au moins éviter la banqueroute officielle. Dans la forme, Poroshenko a parfaitement maîtrisé l'espace et dominé le spectacle. Deux scènes étaient prévues aux extrémités du stade (ce qui rendait cette parodie de débat encore plus grotesque), Poroshenko a pris l'initiative de se déplacer, sous les applaudissements vers un Zelensky pas franchement à l'aise.

 

 

 

Il l'a alors contraint à lui serrer la main.

 

 

 

L'on sentait Zelensky un peu coincé dans ses papiers pour lire des questions, qui lui avaient été écrites  :

 

 

 

Caché derrière son pupitre, la seule sortie (théâtrale) de Zelensky a été de s'agenouiller devant le public (assez mince en ce qui concerne ses supporteurs), en demandant pardon pour les morts dans le Donbass (côté ukrainien évidemment). Poroshenko, lui, s'est agenouillé devant le drapeau. Ce fut principalement, un concours de populisme et d'accusations réciproques, sans qu'aucun des candidats ne propose une vision politique qui pourrait améliorer la situation en Ukraine ou le début de l'ombre d'une voie de sortie de crise.

 

 

 

Pour le reste, tout a été parfaitement résumé par Volker, le représentant spécial des Etats-Unis en Ukraine, après le débat, affirmant que les Etats-Unis sont pour une longue période en Ukraine :

 

 

Traduction : Chers amis Ukrainiens, allez voter pour le visage que vous trouverez le plus sympathique et agréable à voir ces prochaines années, nous nous occupons du reste. 

Alors finalement, à quoi servent ces élections ? L'on peut avancer plusieurs hypothèses :

  1. Poroshenko a apporté tout ce qu'il pouvait apporter, il est totalement discrédité et résiste sur certaines réformes, qui doivent mettre définitivement à terre ce qui reste de l'Etat ukrainien. Or, ces représentants des organismes internationaux et du clan Atlantiste n'ont pour principale méthode que la déstructuration des Etats. Ils ont besoin d'un individu plus docile, sans aucune expérience, sinon celle d'une série télé (et l'on oublie Reagan, merci, qui a été élu le plus vieux président des USA après 30 ans de politique).
  2. Pour changer sans que rien ne change et que les gens acceptent, il faut changer de visage. Zelensky est ce visage parlant, totalement virtuel sur le plan politique, qui donne l'excuse aux électeurs de pouvoir se faire tromper en gardant bonne conscience. Et les électeurs ont une énorme envie de croire, c'est rassurant et confortable. L'Ukraine n'a aucune exclusivité en la matière, nous l'avons vu en France avec Macron : critiqué lorsqu'il était ministre, adulé lors de la campagne, décrié, évidemment, lorsque sans aucune surprise, il met en place la politique qu'il a toujours soutenue. 
  3. Le paradigme Est/ Ouest avec les racines russes de l'Ukraine a certes été affaibli, mais il y a de fortes chances pour qu'il se réveille (comme ce fut le cas avec Yanukovitch après Iuchenko). Il est donc important de fournir un faux candidat, pouvant se permettre de parler russe (comme le fait régulièrement Zelensky), tout en soutenant UPA (organisation néonazie, qui collaborait activement lors de la Seconde Guerre mondiale). Il sert ici de troll, pour récupérer un électorat, qui sinon risquerait à terme de se reporter sur une personnalité réelle, capable de transformer ce creuset social en capital politique.

Pour autant, cela amène également à quelques remarques :

  1. Les experts Ukrainiens, sur les plateaux de télévision, avancent avec enthousiasme le caractère "démocratique" des élections dans leur pays. Quand Zelensky dit à Poroshenko qu'il n'est pas son concurrent, mais sa condamnation, l'on peut sérieusement s'interroger sur le caractère démocratique d'un régime, dont les derniers présidents ont pour seule alternative la fuite à l'étranger ou la prison. L'alternance démocratique, normalement, ne s'interprète pas en ces termes.
  2. La guerre dans le Donbass n'est pas terminée et n'est pas prête de finir, car elle est utile pour le clan atlantiste dans son combat contre la Russie. Or, Zelensky, figure caricaturale de ce monde néolibérale, a un dégoût presque physique pour les militaires et ces groupes extrémistes utilisés pour maintenir le pays dans une situation suffisamment instable pour empêcher toute gouvernance intérieure. Les "tuteurs" étrangers vont être amenés à jouer de manière plus ouverte pour tenir les rênes, que Poroshenko, lui pouvait encore tenir, dans leur intérêt.
  3. Dès les premières mesures, Zelensky va perdre son capital de sympatie, car les russophones ne verront pas d'assouplissement pour la langue russe, ni de remise en cause du processus révisioniste de héroïsation des groupes nazis. Or, l'arrivée de Zelensky peut réveiler une attente populaire, qui a été écrasée ces dernières années. Il reste à espérer qu'une personnalité réelle, et non pas venant cette opposition compromise, puisse émerger. Ce qui conduirait à rebattre les cartes dans le pays.
  4. L'arrivée de Zelensky au pouvoir est le fait des policy-makers, comme ce fut le cas pour Macron, comme tel est souvent le cas aujourd'hui. L'émergence de ces nouveaux acteurs sur la scène politique fut le plus dur coup porté à la démocratie. Un élu, pour rester en place, va devoir satisfaire ceux qui le portent au pouvoir. Lorsque son accession au pouvoir dépend du vote populaire, sincère et non truqué (en tout cas, pour être réaliste, dans des proportions "acceptables"), il va mettre en place un programme pouvant satisfaire les attentes de la majorité et va s'efforcer de le réaliser une fois au pouvoir, afin d'être réélu. Or, avec les policy-makers, nous sommes sortis de cette logique. Des think tank produisent des programmes qui plaisent et qui permettent d'être élu (une fois); lorsque l'individu est en place, il renvoie l'ascenseur et met en place la politique de ses sponsors, c'est-à-dire de ceux qui ont placé autour de sa figure des conseillers en image et en discours; après quoi il part, comme le politicien jetable qu'il est devenu. Zelensky a d'ailleurs annoncé immédiatement que s'il était élu, il ne ferait qu'un mandat. Dans cette logique, les intérêts du peuple, de la majorité des gens, n'entrent en considération qu'au moment de la séduction, c'est-à-dire de la campagne. Ensuite, ils sont oubliés.

 

Que les gens aient envie de croire aux contes de fées, cela a toujours existé et fait partie de la politique. Mais en la déconnectant totalement du peuple, les présidents ne sont plus responsables que devant les groupes qui manipulent l'opinion publique pour leur permettre d'accéder aux fonctions. Ils servent donc ces intérêts-là. En ce qui concerne l'Ukraine, les Etats-Unis font ici un pari risqué, car la situation est déjà objectivement particulièrement instable. Le problème, et heureusement pour nous, de ces individus est leur incapacité chronique à construire. C'est l'impasse néolibérale globaliste.

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ELECTIONS EN UKRAINE : ZELENSKY QUI SE PRESENTE SANS PROGRAMME "EXIGE" DE POROSHENKO QU'IL REFORME LE PAYS AVANT LE SECOND TOUR

jeudi 4 avril 2019

Elections en Ukraine : Zelensky "exige" de Poroshenko qu'il réforme le pays avant le deuxième tour

 

 

Les élections présidentielles en Ukraine ne cessent de nous surprendre. A chaque instant, elles déconstruisent les mécanismes classiques, étatiques, établis avec le temps et les traditions permettant la transmission pacifique du pouvoir. Maintenant, nouveauté, le candidat en tête au premier tour, ou plutôt son "équipe" adresse à Poroshenko toute une liste d'exigences (comme par exemple l'annulation de déclaration des ressources pour les activistes de la société civile ...), qu'il doit impérativement réaliser avant le deuxième tour. Sinon, quoi? Tout impératif doit être sanctionné pour avoir un sens, ici et la sanction et les conséquences restent quel que peu flou ...


 

Le refus de débattre étant mal passé, Zelensky a ridiculisé l'exercice et convoque Poroshenko dans le plus grand stade du pays, pour faire le show, ce qui permet aussi à son équipe de provoquer des mouvements de foule. Poroshenko hésite, mais accepte finalement, se plie à l'injonction. L'équipe de Zelensky continue donc à déstabiliser la situation en lançant, ce qui est quand même une première en matière électorale, une liste "d'exigences" que Poroshenko doit impérativement remplir avant le deuxième tour des élections. Evidemment, cela a été publié sur Facebook.

 

L'on pourra remarquer des attaques directes, comme l'obligation faite à Poroshenko de déclarer toutes ses compagnies off-shores, les banques dans lesquelles ces compagnies ont des comptes et les bilans de ces compagnies pour les 5 dernières années. Il est vrai que la fortune personnelle de Poroshenko a augmenté de manière proportionnellement inverse à celle du pays. L'on y retrouve également tous les institutions idéologiques de lutte contre la corruption et la criminalité économique, qui tendent à  les sortir de la sphère étatique. Ainsi, il faut absolument nommer ces juges anti-corruptions, qui doivent être indépendants non pas du pouvoir, ce qui est normal, mais de l'Etat. Comme l'indépendance absolue n'existe pas, sauf dans les rêves d'adolescent, leur dépendance va ainsi être renforcée - avec les organismes internationaux, ce qui met en péril la souveraineté des Etats. Plus étrange encore, la police et l'ensemble des organes des forces de l'ordre ne doivent plus s'occuper de la criminalité économique, le culte du business est bien présent et ce n'est pas aux organes étatiques de s'en mêler. En matière énergétique aussi, l'on voit très clairement la patte américaine et certains liens avec le rapport Carnegie publié en 2018 sur la réforme du système énergétique ukrainien. Institutionnellement, le renforcement de la proportionnelle est demandé, et bientôt l'on devrait entendre parler du régime parlementaire, dans sa version mythique et ingouvernable du régime d'assemblée, avancé par les organismes internationaux dans tous les pays de l'espace post-soviétique. Sans entrer dans tous les détails de ces étranges "exigences", l'on en retiendra encore une : annuler la loi obligeant les activistes de la société civile de déclarer leurs revenus et leurs dépenses. Pourquoi ? L'obligation de transparence absolue ne doit concerner que l'Etat ? Certains mouvements de fonds sont donc à cacher.

 

Méthodologiquement, ces exigences n'ont aucun sens. Que Zelensky présente un programme et le défende. Si, sur le fond, l'on retrouve dans ces "exigences" l'ensemble des clichés de la bienpenseance "pro-démocratique" globaliste, l'on ne comprend pas toujours quelle en est l'origine réelle. Ce qui est demandé à Poroshenko est de réaliser en quelques jours un changement radical de système, de détruire ce qui reste de l'Etat ukrainien, de mettre hors contrôle réel le business et la société civile et de se suicider politiquement. Bref, de remettre les clés de l'Ukraine entre d'autres mains, non ukrainiennes, plus expertes. Si certains affirment que l'oligarque Kolomoïsky est derrière ce pantin, il serait assez naïf de penser que Kolomoïsky puisse agir de manière autonome, sans la protection des forces globalistes, qui n'ont rien à voir avec l'Ukraine. Mais la sortie de Merkel félicitant Poroshenko d'être passé au deuxième tour et demandant à Zelensky d'expliquer qui il représente, laisse planer des doutes. Les "garants" européens n'auraient donc pas été mis dans la confidence.

 

Bref, ce qui est demandé à Poroshenko est objectivement, même s'il en avait soudainement la volonté, impossible à réaliser.  Donc, autre question : dans quel but le demander ? Autrement dit, que doit-il se passer si ces exigences ne sont pas remplies. Il y a de fortes chances qu'il ne se passe rien, ce n'est que de la comm, en plus d'un avertissement. 

 

En tout cas, l'équipe de Zelenski a dévoilé, en négatif, la vision portée par leur candidat. Ce qui promet de beaux jours à l'Ukraine ...

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KARINE BECHET - GOLOVKO: POROSHENKO POURSUIT LA DERUSSIFICATION DE L'UKRAINE, QUITTE A VIDER LE PAYS DE LUI-MEME

mercredi 19 décembre 2018

Poroshenko poursuit la dérussification de l'Ukraine, quitte à vider le pays de lui-même



A quelques mois des élections présidentielles, dans lesquelles Poroshenko est donné perdant quelle que soit la configuration, et en pleine loi martiale, l'Ukraine sombre avec son Président en plein chaos. La guerre est déclarée, la déclaration vaut la guerre, la communication cache la profondeur de la déstructuration de la société. Finalement, c'est bien contre son peuple, et contre lui-même, que Poroshenko se lance, fossoyeur désenchanté d'un pays en perdition. 
 

Alors que depuis le putsch du Maïdan, l'Ukraine se trouve en pleine crise, démographique, économique, sociale et politique, le Président Poroshenko continue à renforcer la négation de la société par elle-même, en détruisant un à un ses repères. Or, sans repère, aucune société ne peut ni se construire, ni évoluer. Comme l'écrivait Sartre dans la pièce Les séquestrés d'Altona, il y a deux manières de détruire un peuple, l'une d'entre elle est de l'amener à se renier. C'est ce que fait Poroshenko.

 

Son combat contre l'Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou en est un aspect (voir notre texte ici). Il s'agit de l'Eglise historique en Ukraine et qui reste de très loin la plus influente. Elle a refusé de demander son indépendance, encore moins de passer sous contrôle du Patriarcat de Constantinople, ce qui est finalement le résultat de tout le remue-ménage de Poroshenko. 

 

Les prêtes sont poursuivis, les bâtiments cherchent à être récupérés et rattachés à la nouvelle Eglise. Pour cela, les organes officiels d'Etat ne sont pas suffisants, il faut frapper fort, il faut une Terreur. Les groupuscules extrémistes font l'affaire et déclarent la "chasse aux popes moscovites". Poroshenko lance des messages contradictoires, à la fois accusant l'Eglise canonique orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou d'être un agent de la Russie tout autant que ses fidèles, et condamnant mollement l'ouverture de la chasse. Quand les services spéciaux ukrainiens l'ont déjà commencée. La religion orthodoxe est un élément du Monde russe. 

 

Par ailleurs, Poroshenko s'attaque aux fonctionnaires et politiques ayant un lien avec la Russie, qu'il s'agisse du passeport ou de proches et concrètement demande au SBU (KGB ukrainien) de contrôler tout ce petit monde. Là, la situation devient ubuesque. Sans compter qu'une grande majorité de la population a des proches en Russie, les deux pays ne faisant qu'un pendant des siècles jusqu'en 1991, cette proximité concerne évidemment aussi les fonctionnaires et politiques. A commencer par Poroshenko lui-même, qui a son business en Russie, la femme de son fils est Russe tout comme le père de sa femme ...

 

Mais ce n'est pas le seul et la presse ukrainienne a cherché un peu plus précisément. Il se trouve que beaucoup de membres des services spéciaux ukrainiens ont des proches de nationalité russe ou vivant en Russie, ce qui a été révélé avec le scandale du premier vice-directeur du service de renseignements  extérieur ukrainien, Sergueï Semotchko, dont la femme et pas moins de 8 proches ont deux passeports, russe et ukrainien. Lui-même possède également la nationalité russe. Cet individu est mouillé dans une affaire conduisant à limiter l'importation de médicaments, et vu son patrimoine, il semble avoir des affaires aussi louches que fructueuses. Mais le nouveau pouvoir maïdanien ne pouvant être banalement corrompu, dans la fable de Poroshenko, ce sont ses liens avec la Russie qui le poussent à agir contre l'intérêt de l'Ukraine et pas simplement l'appât du gain - trop primaire. Il faut donc noyer le poisson pour cacher l'impasse de ce pouvoir, quitte à provoquer une vague incontrôlable.

 

Ainsi, par exemple, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavel Klimkine, est lui né en Russie dans la ville de Koursk et a terminé à Moscou l'Institut de Physique et de technologie. De plus, le père de sa femme est un haut gradé russe, habitant en Crimée et ayant été décoré pour son action en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie. C'est également le cas du commandant des Forces Unifiées combattant dans le Donbass, Sergueï Naev, dont le petit frère vit en Crimée, comme ce fut le cas de son père jusqu'à son décès en 2013. Il y en a encore beaucoup d'autres, la liste est très longue, sans même compter ceux qui font des affaires en Russie.

 

Tout simplement parce qu'objectivement, les deux pays sont historiquement liés, tout comme les peuples. Vouloir sortir la Russie d'Ukraine, c'est conduire le pays à se vider de lui-même.

 

Pour maintenir la pression et empêcher toute discussion, et réflexion sérieuse, Poroshenko réchauffe le conflit dans le Donbass et dans la Mer d'Azov. Des attaques seraient prévues, mais il serait surprenant que l'Ukraine prenne réellement le risque d'un conflit avec la Russie, elle serait pays agresseur et le problème serait réglé pour le coup assez rapidement sur le plan militaire, comme le souligne le ministre russe des Affaires étrangères, S. Lavrov:

«Selon les informations dont nous disposons et que nous somme enclins à croire, Porochenko envisage d'organiser une provocation à la frontière avec la Russie, à la frontière avec la Crimée pour la dernière dizaine de décembre. Il se verra opposer une riposte vaste comme la mer, je vous l'assure», a ajouté le ministre, notant que la Russie ne permettrait pas à Piotr Porochenko de violer les droits que les habitants de Crimée avaient défendus conformément au droit international.

Poroshenko, incapable de gouverner, car de toute manière ne maîtrisant pas les rênes de la gouvernance, ne présente d'utilité qu'en montrant être prêt à aller jusqu'au bout dans les intérêts atlantistes, quitte à détruire son pays et son peuple. C'est le seul intérêt qu'il puisse présenter pour les Etats-Unis, c'est le prix qu'il est prêt à faire payer pour rester au pouvoir. La question restera de savoir ce dont le clan atlantiste a besoin sur le sol ukrainien, ce qui pour l'instant déterminera à court terme l'avenir du pays.

 

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https://russiepolitics.blogspot.com/2018/12/poroshenko-poursuit-la-derussification.html?fbclid=IwAR0AkxsBkaT7_d_KY8yCdVfdr9LYqrcu8zp77IebjG-9MQDpOTH0JVYbj4o


 

SELON DES MILITAIRES UKRAINIENS, KIEV NE DISPOSE PAS ASSEZ D'UNITES APTES AU COMBAT POUR UNE GUERRE CONTRE LA RUSSIE

soldat ukrainien

Kiev est-il prêt à une guerre contre la Russie? Des militaires ukrainiens répondent

© AP Photo / Evgeniy Maloletka

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Kiev ne dispose pas assez d’unités aptes au combat pour une guerre contre la Russie, qui serait catastrophique pour l’Ukraine, estiment des militaires ukrainiens interrogés par le portail Strana.ua.

 

Char ukrainien dans le Donbass. Photo d'archive

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Guerre en Ukraine: un règlement «utopique», sommet après sommet

L'Ukraine n'est pas prête à un conflit ouvert avec la Russie, indique le site d'actualité ukrainien Strana se référant à une source militaire.

 

«Nous ne sommes pas prêts à combattre à la frontière [avec la Russie, ndlr] des régions de Kharkov, Tchernigov et Soumy. L'Ukraine ne dispose tout simplement pas assez d'unités aptes au combat pour mener des batailles à grande échelle contre la Russie», a déclaré la source.

Quant aux rumeurs d'une aggravation de la situation dans l'est de l'Ukraine à l'automne prochain, selon un officier d'une brigade de l'armée ukrainienne interrogé par Strana.ua, ce n'est qu'une partie des préparatifs du Président Porochenko à la présidentielle qui aura lieu en 2019.

«Porochenko et des généraux proches de lui ont constamment cette idée d'une attaque rapide sur un secteur du front pour y remporter une victoire, bien que localement. Pour annoncer solennellement le "début de la libération du Donbass" avant les élections», a-t-il expliqué.

 

Anders Fogh Rasmussen

© AP PHOTO / VIRGINIA MAYO

Et si une guerre éclatait entre Moscou et Kiev? Rasmussen raconte qui la gagnerait

Selon lui, c'est possible du point de vue technique et militaire. Toutefois, tous les militaires raisonnables comprennent que cette opération mènera à une catastrophe, si la Russie y répond, a conclu l'interlocuteur du portail.

https://fr.sputniknews.com/international/201806121036769384-kiev-guerre-russie/


 

Auparavant, l'ex-secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen avait déclaré que si la Russie le voulait, elle aurait pu occuper tout le territoire ukrainien en quelques jours.

DANGER DE GUERRE: LES USA ET LEUR LAQUAIS, LE ROYAUME-UNI ENGAGENT ENCORE PLUS DE FORCES ARMEES EN UKRAINE

Danger de guerre: les USA et le Royaume-Uni engagent encore plus de forces militaires en Ukraine

Par Arkady Savitsky 
Arrêt sur info — 26 novembre 2018

 

Deux nouvelles conflictuelles sont parues en même temps : selon RT, « Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales ». De l’autre côté, pour Le Figaro, c’est la Russie qui est responsable de s’être « emparée de trois navires ukrainiens ». La tension est au maximum.

 

 

Par Arkady Savitsky
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre UK Commits Extra Military Forces to Ukraine: Irresponsible Policy, Dangerous Repercussions

Traduction: Entelekheia

 

 

La Cour constitutionnelle ukrainienne a récemment donné son feu vert à un projet de loi visant à y inscrire l’objectif final de l’Ukraine, l’obtention de son adhésion à l’OTAN et à l’UE. La décision a été annoncée le lendemain d’une déclaration conjointe des ministères de la défense du Royaume-Uni et de l’Ukraine qui soulignaient la nécessité d’étendre leur coopération militaire avec le pays. Les chefs de la défense ont convenu que l’opération Orbital, le programme d’entraînement de l’Armée de terre ukrainienne lancé en 2015, a été une réussite qui doit se poursuivre au moins jusqu’en 2020. Des instructeurs de l’armée britannique, dont la plupart dotés d’une grande expérience des opérations de combat en Irak et en Afghanistan, ont formé plus de 9 500 militaires ukrainiens. Un nombre non spécifié de soldats britanniques seraient envoyés pour former les forces spéciales et les marines ukrainiens, en plus des 100 soldats actuellement déployés dans le pays.

Un navire hydrographique polyvalent sera déployé en mer Noire l’année prochaine pour démontrer le soutien de la Grande-Bretagne à l’Ukraine et garantir la « liberté de navigation » dans ses eaux. Le HMS Echo n’est pas un navire de guerre, mais il bat pavillon de la marine britannique. En septembre dernier, la Grande-Bretagne avait déclaré son intention d’accroître la présence des navires de guerre dans la mer Noire, avec des escales de plus en plus fréquentes à Odessa.

Dans un contexte de tensions croissantes dans la mer d’Azov, la présence navale de l’OTAN y est perçue comme une provocation par la Russie. Un conflit semble imminent et l’Occident a pris le parti de l’Ukraine, bien que Kiev l’ait provoqué. La vice-présidente de l’UE, Federica Mogherini, estime que de nombreux navires battant pavillon de l’Union européenne ayant été menacés, Bruxelles doit prendre les « mesures ciblées appropriées » pour envoyer un signal à Moscou.

L’extension de la présence militaire britannique va à l’encontre de la lettre et de l’esprit des accords de Minsk, qui stipulent que le conflit en Ukraine doit être traité par des voies diplomatiques et politiques.

L’armée américaine dispose déjà d’un centre d’opérations maritimes situé dans les installations navales ukrainiennes d’Ochakov, conçu pour fournir un soutien maritime flexible dans toute la gamme des opérations militaires possibles. Des centaines d’instructeurs militaires américains et canadiens forment du personnel ukrainien dans le champ de tir de Yavoriv. Les États-Unis vont transférer deux frégates de type Oliver Hazard Perry en Ukraine. Cette mesure assurera une présence navale constante de l’OTAN dans la mer Noire en contournant les restrictions imposées par la Convention de Montreux, car les navires auront à bord des marins américains qui effectueront des « missions d’entraînement » et resteront sous commandement américain, malgré les déclarations contraires des sources officielles. Au total, dix navires de cette classe sont disponibles à l’exportation. En septembre, les garde-côtes américains ont transféré deux navires patrouilleurs Island-class armés de mitrailleuses de calibre 50 et de canons de 25 mm sur le pont. Ces transferts invitent Kiev à défier militairement Moscou.

Personne à Washington ou à Londres ne se demande pourquoi un pays industrialisé et un important exportateur d’armes comme l’Ukraine, avec des ressources abondantes et des terres fertiles, doit dépendre de l’aide étrangère et est incapable de se défendre seul. Des armes sont fournies et une formation militaire est dispensée dans ce pays où la corruption est endémique dans tous les secteurs de la société, comme l’établit même un récent rapport du département d’État américain. [Plusieurs rapports du Departement d’Etat US font état de la corruption de l’Ukraine, en fait, NdT]. Les protestations populaires sont monnaie courante. Le conflit dans le Donbass est utilisé pour détourner l’attention des problèmes intérieurs. La frustration engendrée par la réticence de Kiev à introduire des réformes indispensables et à réduire l’influence politique des oligarques s’accroît rapidement. Le peuple ukrainien a besoin de réformes politiques et économiques, et non d’une présence militaire étrangère accrue sur son sol.

La seule raison pour laquelle l’Occident maintient l’Ukraine à flot est son obséquiosité et sa volonté de se transformer en tremplin pour menacer la Russie. Malgré les multiples problèmes de l’Ukraine, le pays a récemment été récompensé par un statut officiel au sein de l’OTAN. Le sommet de 2018 de l’Alliance de l’Atlantique Nord a confirmé son soutien à l’adhésion à part entière de l’Ukraine, quitte à ridiculiser les soi-disant « normes de l’OTAN ».

Le gouvernement britannique traverse une période difficile. Il vient d’aboutir à un projet d’accord mal ficelé sur les relations post-Brexit avec l’UE. L’accord n’a qu’une faible chance de passer le vote du Parlement. Personne ne sait exactement comment tout cela finira si les députés disent non. Il se peut qu’il n’y ait pas de Brexit du tout, en fin de compte. Le chancelier Philip Hammond estime que « si l’accord n’est pas approuvé par le Parlement, nous aurons une situation politiquement chaotique…. Dans le chaos qui s’ensuivrait, il n’y aurait peut-être pas de Brexit. »Ou il peut y avoir des négociations sans fin, des conférences de réconciliation, des retards et des reports. Ce sera difficile pour le gouvernement de se maintenir. Il y a des partisans d’une motion de censure au Parlement. Personne ne sait comment les choses vont tourner.

Rien ne soude mieux une nation divisée qu’une menace extérieure, par exemple celle de la Russie. La date limite du Brexit est le 29 mars, après quoi, pendant une période de transition de 21 mois, la Grande-Bretagne sera toujours membre de l’UE. Les événements en Ukraine sont nécessaires pour faire croire que le Royaume-Uni donne un coup de main à une nation pauvre attaquée, et ainsi, améliorer l’image du gouvernement et son taux d’approbation. Les membres du Cabinet ne disent pas à leur peuple qu’en apportant une aide militaire à Kiev, leur pays devient complice d’un conflit qui n’a rien à voir avec sa sécurité ou ses intérêts nationaux. Mais l’aide militaire britannique pousse le gouvernement ukrainien à envisager une solution militaire.

La Russie ne restera pas passive. Si les accords de Minsk sont annulés, elle aura toutes les raisons de reconnaître les républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk comme des États indépendants éligibles à des accords de coopération militaire, y compris le stationnement de bases militaires russes sur leur sol, si leurs gouvernements le demandent. Aucun droit international ne serait violé.

Le gouvernement ukrainien exacerbe les tensions parce que le président Petro Porochenko se présente à une réélection en mars 2019, sur la base d’un programme de sécurité nationale, ce qui le pousse à adopter une ligne plus dure sur le sujet de la mer d’Azov. Ceux qui se précipitent pour lui fournir une assistance militaire deviennent complices de son aventurisme, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Le Royaume-Uni aura la responsabilité d’inciter Kiev à adopter une approche conflictuelle et à transformer la mer d’Azov en une poudrière qui peut exploser à tout moment.

Arkady Savitsky

 

 

Traduction et note d’introduction Entelekheia

Article original: Strategic Culture Foundation

Source: Entelekheia

https://arretsurinfo.ch/danger-de-guerre-les-usa-et-le-royaume-uni-engagent-encore-plus-de-forces-militaires-en-ukraine/


 

L'ARMEE UKRAINIENNE VIENT D'ENTAMER UN PILONNAGE MASSIF A L'ARTILLERIE LOURDE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE AUTOPROCLAMEE DE DONETSK

Urgent

L'armée ukrainienne entame un pilonnage nourri de la République autoproclamée de Donetsk

© Sputnik .

INTERNATIONAL

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Comme l’annonce un correspondant de Sputnik sur place, il y a environ une demi-heure, l’armée ukrainienne a entamé un pilonnage de quartiers résidentiels de la République populaire autoproclamée de Donetsk.

L’armée ukrainienne mène un pilonnage massif des quartiers résidentiels de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPL), informe un correspondant de Sputnik.

Selon ses informations, les tirs ont commencé il y a à peu près une demi-heure et sont réalisés à l’aide de différents armements, dont de l’artillerie lourde.

Détails à suivre…

https://fr.sputniknews.com/international/201811251039049396-ukraine-pilonnage-donetsk/


 

KARINE BECHET-GOLOVKO: QUAND LES ETATS-UNIS DECOUVRENT LES CAMPS D'ENTRAINEMENT MILITAIRES POUR LES ENFANTS EN UKRAINE

mercredi 14 novembre 2018

Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine

 

 

L'Associated Press vient de sortir un reportage sur un camp d'entraînement militaire pour enfants en Ukraine. Sans vraiment le condamner, car, en substance, "les nationalistes ont joué un grand rôle lors du Maïdan contre la Russie". Mais quand même, la chape de silence a été levée, les gens peuvent se faire une opinion sur ce que la Russie dénonce depuis 2014, accusée par l'Occident de mensonge et de propagande anti-ukrainienne. Or, voici la dérive nationaliste guerrière de l'Ukraine en image. Comme les médias français sont restés très discrets sur le sujet, aidons-les.


 

Voici le reportage diffusé par l'Associated Press:

 

 

Les journalistes américains ont eu accès à un camp tenu par des nationalistes, qui assure une formation militaire aux enfants. 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le plan idéologique, alors que les pays de l'Union européenne et cette partie bobo de l'Amérique soutiennent justement ce régime ukrainien post-Maïdan, les groupes extrémistes sur lesquels repose le pouvoir sont totalement à contre-courant : anti-gender, anti-LGBT, etc. Le plus jeune a 8 ans, mais en général, ce sont des adolescents. L'instructeur leur apprend à tirer à balle réelle, à ne pas penser qu'il y a un être humain en face, comme ça, ils pourront tuer (sic). Tuer qui? Les Russes. Extrait:

Their instructor offers advice: Don’t think of your target as a human being.

So when these boys and girls shoot, they will shoot to kill. 

The camp has two purposes: to train children to defend their country from Russians and their sympathizers — and to spread nationalist ideology. “We never aim guns at people,” instructor Yuri “Chornota” Cherkashin tells them. “But we don’t count separatists, little green men, occupiers from Moscow, as people. So we can and should aim at them.”

 

Apprendre à tuer, certes, "ce n'est pas bien", mais comme ces mouvements ont joué un rôle important dans la chute de l'Ukraine et continuent à maintenir la terreur lorsque cela est nécessaire, aucun jugement n'est porté:

 

 

 

La fin justifie les moyens. 

 

Pour se rappeler ce qu'est ce groupe nationaliste Azov, qui est le plus connu dans ce domaine de "l'éducation" - voir notre texte ici. Les atrocités commises par ce groupe ont notamment été relevées par l'ONU (voir notre texte ici).

 

Ceci est son insigne, assumant parfaitement et ouvertement son culte du nazisme:

 

 

Et ce camp, présenté par l'AP, est loin d'être le seul. Le camp des azovtsev , créé en 2015, prévoit même une réduction pour les enfants des membres de l'ATO, ça devient une affaire de famille. Il est possible de s'inscrire sur le net à toute une série de camps, répartis dans toute l'Ukraine libre et pro-européenne, qui forment aux techniques de combat, il y en a même une liste ici : le camp militaire extrême "carabine" (9 à 13 ans), le camp "zachitnik" (défenseur) (10 à 17 ans), le camp militaire casaque (8 à 18 ans), le camp "razvedchik" (renseignement) (9 à 18 ans), etc. Vous y trouvez également différentes formules - en immersion totale, ou pour la journée.

 

Bref, c'est tout un système de déformation de la jeunesse qui est mis en place par l'Etat ukrainien avec l'aide des groupes nationalistes. Chacun y trouve son intérêt : l'Etat a de plus en plus de mal à mobiliser - dans le sens premier du terme - les jeunes hommes en âge de partir vers le Donbass, il est donc fondamental de les préparer psychologiquement en avance par une sorte de lavage de cerveau ; quant aux groupes nationalistes, ils sont ainsi financés par l'Etat, voient un moyen lucratif de remplir leurs rangs, ce qui leur permet de devenir une force politique potentielle avec laquelle il faut compter.

 

 

 

Humainement, ça fait mal au coeur de voir ces petits patapoufs pris dans les griffes de la folie d'adultes qui les mettent en danger au lieu de les protéger, de voir ces enfants auxquels on vole leur enfance et leur innocence, qui percent encore avec l'inquiétude dans le regard d'une petite fille. Ce sont les visages des victimes de l'Ukraine post-Maîdan, de l'hypocrisie de l'Europe, du cynisme de ces dirigeants qui ont pris ces petites bouilles en otage.

 

 

Les journalistes français étant particulièrement silencieux sur ce scandale, certainement peut-on les aider à devoir ouvrir les yeux?

Publié par à  

https://russiepolitics.blogspot.com/2018/11/quand-les-etats-unis-decouvrent-les.html?fbclid=IwAR1Bs18xZdYbYdPSl_XpbNYMo50uK4TABknxfmcbC5BRgxJf1X-x124QVXY


 

DES MILLIERS D'UKRAINIENNES ESCLAVES SEXUELLES. TURQUIE, "ISRAËL", POLOGNE ET EAU SONT LES PRINCIPAUX IMPORTATEURS

Esclaves modernes

Des milliers d'Ukrainiennes dans l'enfer de l'esclavage sexuel

CC0 / PublicDomainPictures

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Izvestia

Dossier:

Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)

3315107

La Turquie, Israël, la Pologne et les Émirats arabes unis sont les principaux importateurs d'esclaves sexuelles ukrainiennes, écrit mercredi 5 septembre le quotidien Izvestia.

 

Mossoul (juillet 2017)

© SPUTNIK . SARA NUREDDIN

Un Yézidi raconte comment il a réussi à libérer sa femme de l’esclavage sexuel

La pauvreté, la guerre dans le Donbass et l'ignorance juridique ont fait de l'Ukraine l'un des principaux fournisseurs de prostituées au monde, explique le journal Izvestia. Certaines jeunes femmes se font amadouer par la promesse d'un «travail» spécifique et apprennent qu'elles doivent accorder des services sexuels une fois qu'elles sont arrivées sur place. Rien que le mois dernier, les policiers ont bloqué les canaux de trafic d'êtres humains partant de Zaporojie, d'Odessa et de Kiev vers l'étranger.

 

Svetlana, originaire de la région de Kiev, frémit encore quand elle raconte ce qu'elle a vécu. Son père est décédé en 2017, et l'étudiante a dû trouver un travail de serveuse dans un restaurant de cuisine turque à Kiev. Un certain Elmir lui a proposé un travail dans un établissement prestigieux aux Émirats arabes unis.

«J'ai senti le goût de l'argent. J'ai senti que je pouvais aider ma mère. Je pensais qu'Elmir était un bon ami. Je pensais pouvoir lui faire confiance», raconte-t-elle.

Svetlana était censée partir à Dubaï pour divertir et motiver les clients à commander davantage de nourriture et de boisson. Mais la réalité était toute autre. Dans la capitale émiratie, la jeune femme a appris qu'elle devait fournir des services sexuels.

«J'ai été directement amenée dans l'appartement du patron du bordel, Kemal. J'ai été immédiatement prévenue que toute tentative de refuser le travail était vaine. Ils me faisaient du chantage et me menaçaient. Ils connaissaient l'adresse de ma mère. Ils menaçaient de s'en prendre à elle si je résistais», raconte l'Ukrainienne.

La jeune femme a «travaillé» pendant un mois et demi, pratiquement sans répit. Elle se faisait injecter des médicaments pour moins dormir et servir un plus grand nombre de clients.

 

Nadia Murad

© AFP 2018 FREDERICK FLORIN

L’ancienne esclave sexuelle de Daech Nadia Murad s’est mariée

L'étudiante a réussi à rentrer à Kiev grâce à un client compatissant. Il a suggéré à la jeune femme de voler son passeport aux patrons, lui a acheté des billets jusqu'à Kiev et l'a aidée à se rendre à l'aéroport. Dans la capitale ukrainienne, Svetlana a appris qu'Elmir avait obtenu 1.000 dollars pour sa «vente», puis un pourcentage des revenus aux Émirats arabes unis. A présent, Svetlana bénéficie d'un soutien psychologique et son souteneur a été arrêté. Il risque jusqu'à 12 ans de prison.

 

Le trafic d'êtres humains ne cesse de s'intensifier en Ukraine. Au premier semestre 2018, les policiers ont recensé 186 cas, dont 108 d'exploitation sexuelle. 156 personnes ont été reconnues victimes de ces crimes: 91 femmes, 49 hommes, 9 mineurs et 7 enfants en bas âge.

Les observateurs sont convaincus que les statistiques policières ne sont que la pointe de l'iceberg. L'activiste sociale Ianina Sokolova, ancienne ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco, affirme que 160.000 citoyens ukrainiens ont été victimes d'exploitation sexuelle hors du pays.

Les recruteurs opèrent également via les sites de rencontre et les réseaux sociaux. Les victimes sont accrochées par un conte de fées sur l'amour romantique et une vie prospère. Les liens sont d'abord établis par correspondance, puis la jeune femme part à l'étranger et se retrouve dans un piège. Un autre moyen consiste à kidnapper des jeunes femmes dans la rue.

https://fr.sputniknews.com/presse/201809051037968007-esclavage-sexuel-ukrainiennes/