UKRAINE

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COMMENT L'UKRAINE A-T-ELLE AIDE "ISRAËL" DANS SES FRAPPES EN SYRIE?

Comment l’Ukraine a-t-elle aidé ‘Israël’ dans ses frappes en Syrie?

 Depuis 2 heures  5 février 2019

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 Moyent-Orient - Syrie

 

Les systèmes de guerre électronique de l’Ukraine ont aidé l’armée israélienne à repérer les positions de la défense aérienne syrienne autour de Damas, a rapporté lundi le portail web Avia.pro.

Selon le site, le succès des récentes attaques israéliennes en Syrie était dû au fait que l’Ukraine avait mis à la disposition de Tel-Aviv un système de reconnaissance électronique.

Des spécialistes chinois l’ont mis en évidence, notant que c’était grâce au système de mesures de soutien électronique « Kolchuga » que l’armée de l’air israélienne avait obtenu des données précises sur l’emplacement de tous les systèmes de défense aérienne syriens.

Le système ukrainien Kolchuga aurait donc aidé l’armée de l’air israélienne à identifier plusieurs systèmes de défense aérienne syriens, notamment le système Tor, le ZRPK, le Pantsir-S, le C-75 et le radar JY-28.

« Étant donné une plus grande précision des frappes militaires israéliennes, il est logique de supposer que cela n’a été réalisé que par des moyens modernes de reconnaissance électronique, comme le système Kolchuga qui a récemment rejoint l’arsenal des armes israéliennes », a affirmé un expert.

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Le spécialiste a également noté qu’avant le transfert du système de reconnaissance électronique Kolchuga, l’armée israélienne réalisait ses frappes contre la Syrie avec une extrême prudence ; ce qui selon lui pourrait également indiquer que grâce à « l’aide » de l’Ukraine, les positions de la défense aérienne et les systèmes radars de la Syrie ont été identifiés.

Le 31 décembre 2018, le site en ligne Defense Blog avait révélé qu’Israël a reçu des Kolchuga, publiant à l’appui la facture.

 

Sources : Al-Masdar News, traduit par Press TV; Defense blog.

KARINE BECHET-GOLOVKO: L'UKRAINE PREPARE SA FARCE ELECTORALE, PUISQU'IL FAUT BIEN UNE TETE PARLANTE

vendredi 4 janvier 2019

L'Ukraine prépare sa farce électorale, puisqu'il faut bien une tête parlante

Zelensky, le nouveau masque de l'Ukraine ?

 

Les élections se préparent en Ukraine, manifestement non pas dans l'intérêt du pays, mais contre la Russie, ce qui ne contribue pas à augmenter la confiance, déjà largement défaillante, des Ukrainiens dans les candidats qui se présentent. Environ 25% des électeurs seront gênés dans l'exercice de leur droit. Autant n'ont pas envie, a priori, d'y aller, aucun candidat ne représentant leurs intérêts. Alors un clown a été sorti du chapeau de la magie de la technologie politique, sourire à la Macron, version ukrainienne avec encore moins d'expérience. La farce se déroule à merveille : et les votants et les élus sont sous contrôle. Pendant ce temps-là, l'illusion de la légitimité électorale trésaille sur ses piliers ...

Au mois de mars, les élections présidentielles auront lieu en Ukraine, puisque le bloc US/UE ne peut se permettre une gouvernance ouverte et directe. Surtout vu les résultats obtenus dans la politique intérieure, ils n'ont pas trop intérêt à s'afficher, l'époque des ministres étrangers est révolue, elle a déjà apporté les décisions politiques nécessaires. Mais s'il faut bien organiser des élections, les apparences doivent être sauves, il est impératif de maîtriser deux variables : ceux qui votent et ceux qui se présentent. 

 

Un électorat découpé sur mesure

 

Les listes électorales ukrainiennes ont été établies en fonction du recensement de la population effectué ... en 2001 - selon la presse ukrainienne. Ce qui, toujours selon la presse ukrainienne, permet de faire voter les morts ... Particulièrement utile pour corriger les chiffres. Il est ainsi décompté un peu plus de 35 millions d'âmes vives et trépassées ayant droit de vote.

 

Or, si certaines sont bien vivantes, elles ne sont plus en Ukraine. Tel est le cas de la Crimée et de Sébastopol. Mais l'Ukraine ne les reconnaît pas non plus comme étant en Russie. Elles sont donc soumises à un statut spécial, doivent s'enregistrer en Ukraine pour voter en dehors de leur lieu de résidence. Cela constitue environ 2 millions de votants. Mais pourront-ils seulement passer la frontière si jamais ils avaient envie de voter ?

 

D'autres sont dans la zone de conflit du Donbass, résident dans les républiques indépendantistes de Donetsk et Lugansk. Dans ces cas, il est impensable d'organiser des points de vote sur ces territoires, au minimum car les populations se faisant quotidiennement attaquer par l'armée ukrainienne et les bataillons punitifs qu'elle emploie, n'auront certainement pas l'idée saugrenue de soutenir les "bons candidats". Cela concerne environ 5 millions de votants.

 

Encore "pire" est la situation des Ukrainiens vivant en Russie. L'on en compte environ 2 millions  selon les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur russe. Eux sont tout bonnement interdits de vote, la commission électorale ukrainienne, en violation de la Constitution, a décidé de fermer les 5 bureaux de vote. Car ils sont en Russie et seraient donc soumis, comme leurs frères du Donbass, à la "propagande" russe, voteraient "avec un fusil sur la tempe". 

 

Autrement dit, environ 9 millions de personnes, sur officiellement 35 millions d'âmes vives et trépassées votantes, seront d'une manière ou d'une autre empêchées de voter. Soit environ 25%. L'on peut déjà, a priori, mettre en doute l'intérêt d'un tel scrutin. 

 

Et c'est bien la question que se posent les Ukrainiens, dont déjà, selon les ressources ukrainiennes, au minimum un quart n'envisage pas de se déplacer. La raison de leur désintérêt pour ce scrutin est le manque de confiance en la capacité des candidats à représenter leurs intérêts.

 

Il faut donc non seulement travailler l'électorat, pour que ceux qui se déplacent votent "comme il faut", mais il faut rester dans l'illusion du choix, sans qu'il n'existe réellement. 

 

Un panel de candidats sur mesure

 

Si cette farce de l'élection existe dans tous les systèmes électoraux, dits démocratiques, un minimum de consensus est nécessaire pour que les gens acceptent de croire en l'importance du vote. Les candidats doivent officiellement représenter des positionnements politiques différenciés, dans les limites imposées par l'idéologie gouvernante, et proposer des mesures, qu'ils n'appliqueront pas, pour résoudre tous les problèmes du pays. Les gens ont envie d'y croire, encore une fois, ils votent et le jeu continue.

 

Avec la chute de la confiance dans les hommes politiques, une nouvelle alternative a été introduite, non plus entre différents politiques ayant des programmes différenciés, mais entre politique et non-politique - peu importe alors le programme, comme si le seul fait de l'incompétence politique devenait un avantage de gouvernance.

 

Ce palliatif fut tout d'abord expérimenté en France où il a très bien fonctionné - d'un certain point de vue - avec Macron, qui a remporté l'élection. Mais la difficulté intervient après, une fois que la grande fête de l'enterrement des politiques a été consommée et qu'il faut bien faire quelque chose. La fable marche le temps de l'élection, ensuite les problèmes émergent. Mais l'Ukraine ayant détruit ses institutions étatiques lors du Maïdan et étant passée sous protectorat US/UE, la situation serait plus manoeuvrable qu'en France, où envers et malgré tout la conscience nationale n'a pu être totalement détruite.

 

Ainsi, Poroshenko qui a raté sa Loi martiale est renvoyée au bas de la liste des prétendants, derrière l'indéboulonnable Timoshenko (13,4% d'intention de vote), le show-man Zelensky (10,8%), le politicien d'opposition modérée Yuri Boïko (8,5%), l'ancien ministre de la Défense Anatoly Gritsenko, qui serait financé par le clan de l'ancien président orange Yushenko (8,1%). Enfin, apparaît notre fringant Poroshenko (7,7%), qui arrive quand même à dépasser le radical Liachko (6%) et quelques inconnus.

 

Poroshenko hors-jeu, l'alternative semble se jouer entre Timoshenko, figure politique qui a de réelles ambitions, et un show-man, Zelensky, qui appelle à le rejoindre tous ceux qui n'ont aucune expérience politique. Pour lancer sa campagne, il utilise la technologie politique, comme le fit Macron à sa manière. Zelensky présente l'avantage de n'avoir aucune expérience politique. Ce qui n'est pas un avantage pour la population, car il faut remettre le pays sur pied et que la politique est un métier. Mais c'est un avantage incontestable pour ceux qui dirigent réellement le pays, car en dehors de quelques sorties populistes, il ne gênera en rien le cours politique qui a été choisi pour l'Ukraine.

 

Or, comme nous l'avons vu en France, il est assez facile de manipuler l'opinion publique pour amener suffisamment de personnes à voter pour le "bon candidat". Si besoin est, les âmes trépassées rempliront les urnes, faute de se présenter dans les bureaux de vote, l'on ne doute pas du soin particulier qui sera ici apporté à la mémoire des aïeux ...

 

Finalement, un masque souriant élu par des âmes mortes pour illustrer un pays à l'agonie, c'est tout à fait dans l'air du temps. Pourquoi pas ...

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https://russiepolitics.blogspot.com/2019/01/lukraine-prepare-sa-farce-electorale.html?fbclid=IwAR1UITnA1l0Vc1IoXS66yJawQIN8hFXo90Jv0DlHU5qgL0MqzSF4zkh4AzM


 

KARINE BECHET - GOLOVKO: POROSHENKO POURSUIT LA DERUSSIFICATION DE L'UKRAINE, QUITTE A VIDER LE PAYS DE LUI-MEME

mercredi 19 décembre 2018

Poroshenko poursuit la dérussification de l'Ukraine, quitte à vider le pays de lui-même



A quelques mois des élections présidentielles, dans lesquelles Poroshenko est donné perdant quelle que soit la configuration, et en pleine loi martiale, l'Ukraine sombre avec son Président en plein chaos. La guerre est déclarée, la déclaration vaut la guerre, la communication cache la profondeur de la déstructuration de la société. Finalement, c'est bien contre son peuple, et contre lui-même, que Poroshenko se lance, fossoyeur désenchanté d'un pays en perdition. 
 

Alors que depuis le putsch du Maïdan, l'Ukraine se trouve en pleine crise, démographique, économique, sociale et politique, le Président Poroshenko continue à renforcer la négation de la société par elle-même, en détruisant un à un ses repères. Or, sans repère, aucune société ne peut ni se construire, ni évoluer. Comme l'écrivait Sartre dans la pièce Les séquestrés d'Altona, il y a deux manières de détruire un peuple, l'une d'entre elle est de l'amener à se renier. C'est ce que fait Poroshenko.

 

Son combat contre l'Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou en est un aspect (voir notre texte ici). Il s'agit de l'Eglise historique en Ukraine et qui reste de très loin la plus influente. Elle a refusé de demander son indépendance, encore moins de passer sous contrôle du Patriarcat de Constantinople, ce qui est finalement le résultat de tout le remue-ménage de Poroshenko. 

 

Les prêtes sont poursuivis, les bâtiments cherchent à être récupérés et rattachés à la nouvelle Eglise. Pour cela, les organes officiels d'Etat ne sont pas suffisants, il faut frapper fort, il faut une Terreur. Les groupuscules extrémistes font l'affaire et déclarent la "chasse aux popes moscovites". Poroshenko lance des messages contradictoires, à la fois accusant l'Eglise canonique orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou d'être un agent de la Russie tout autant que ses fidèles, et condamnant mollement l'ouverture de la chasse. Quand les services spéciaux ukrainiens l'ont déjà commencée. La religion orthodoxe est un élément du Monde russe. 

 

Par ailleurs, Poroshenko s'attaque aux fonctionnaires et politiques ayant un lien avec la Russie, qu'il s'agisse du passeport ou de proches et concrètement demande au SBU (KGB ukrainien) de contrôler tout ce petit monde. Là, la situation devient ubuesque. Sans compter qu'une grande majorité de la population a des proches en Russie, les deux pays ne faisant qu'un pendant des siècles jusqu'en 1991, cette proximité concerne évidemment aussi les fonctionnaires et politiques. A commencer par Poroshenko lui-même, qui a son business en Russie, la femme de son fils est Russe tout comme le père de sa femme ...

 

Mais ce n'est pas le seul et la presse ukrainienne a cherché un peu plus précisément. Il se trouve que beaucoup de membres des services spéciaux ukrainiens ont des proches de nationalité russe ou vivant en Russie, ce qui a été révélé avec le scandale du premier vice-directeur du service de renseignements  extérieur ukrainien, Sergueï Semotchko, dont la femme et pas moins de 8 proches ont deux passeports, russe et ukrainien. Lui-même possède également la nationalité russe. Cet individu est mouillé dans une affaire conduisant à limiter l'importation de médicaments, et vu son patrimoine, il semble avoir des affaires aussi louches que fructueuses. Mais le nouveau pouvoir maïdanien ne pouvant être banalement corrompu, dans la fable de Poroshenko, ce sont ses liens avec la Russie qui le poussent à agir contre l'intérêt de l'Ukraine et pas simplement l'appât du gain - trop primaire. Il faut donc noyer le poisson pour cacher l'impasse de ce pouvoir, quitte à provoquer une vague incontrôlable.

 

Ainsi, par exemple, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavel Klimkine, est lui né en Russie dans la ville de Koursk et a terminé à Moscou l'Institut de Physique et de technologie. De plus, le père de sa femme est un haut gradé russe, habitant en Crimée et ayant été décoré pour son action en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie. C'est également le cas du commandant des Forces Unifiées combattant dans le Donbass, Sergueï Naev, dont le petit frère vit en Crimée, comme ce fut le cas de son père jusqu'à son décès en 2013. Il y en a encore beaucoup d'autres, la liste est très longue, sans même compter ceux qui font des affaires en Russie.

 

Tout simplement parce qu'objectivement, les deux pays sont historiquement liés, tout comme les peuples. Vouloir sortir la Russie d'Ukraine, c'est conduire le pays à se vider de lui-même.

 

Pour maintenir la pression et empêcher toute discussion, et réflexion sérieuse, Poroshenko réchauffe le conflit dans le Donbass et dans la Mer d'Azov. Des attaques seraient prévues, mais il serait surprenant que l'Ukraine prenne réellement le risque d'un conflit avec la Russie, elle serait pays agresseur et le problème serait réglé pour le coup assez rapidement sur le plan militaire, comme le souligne le ministre russe des Affaires étrangères, S. Lavrov:

«Selon les informations dont nous disposons et que nous somme enclins à croire, Porochenko envisage d'organiser une provocation à la frontière avec la Russie, à la frontière avec la Crimée pour la dernière dizaine de décembre. Il se verra opposer une riposte vaste comme la mer, je vous l'assure», a ajouté le ministre, notant que la Russie ne permettrait pas à Piotr Porochenko de violer les droits que les habitants de Crimée avaient défendus conformément au droit international.

Poroshenko, incapable de gouverner, car de toute manière ne maîtrisant pas les rênes de la gouvernance, ne présente d'utilité qu'en montrant être prêt à aller jusqu'au bout dans les intérêts atlantistes, quitte à détruire son pays et son peuple. C'est le seul intérêt qu'il puisse présenter pour les Etats-Unis, c'est le prix qu'il est prêt à faire payer pour rester au pouvoir. La question restera de savoir ce dont le clan atlantiste a besoin sur le sol ukrainien, ce qui pour l'instant déterminera à court terme l'avenir du pays.

 

Publié par à  

https://russiepolitics.blogspot.com/2018/12/poroshenko-poursuit-la-derussification.html?fbclid=IwAR0AkxsBkaT7_d_KY8yCdVfdr9LYqrcu8zp77IebjG-9MQDpOTH0JVYbj4o


 

SELON DES MILITAIRES UKRAINIENS, KIEV NE DISPOSE PAS ASSEZ D'UNITES APTES AU COMBAT POUR UNE GUERRE CONTRE LA RUSSIE

soldat ukrainien

Kiev est-il prêt à une guerre contre la Russie? Des militaires ukrainiens répondent

© AP Photo / Evgeniy Maloletka

INTERNATIONAL

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Kiev ne dispose pas assez d’unités aptes au combat pour une guerre contre la Russie, qui serait catastrophique pour l’Ukraine, estiment des militaires ukrainiens interrogés par le portail Strana.ua.

 

Char ukrainien dans le Donbass. Photo d'archive

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Guerre en Ukraine: un règlement «utopique», sommet après sommet

L'Ukraine n'est pas prête à un conflit ouvert avec la Russie, indique le site d'actualité ukrainien Strana se référant à une source militaire.

 

«Nous ne sommes pas prêts à combattre à la frontière [avec la Russie, ndlr] des régions de Kharkov, Tchernigov et Soumy. L'Ukraine ne dispose tout simplement pas assez d'unités aptes au combat pour mener des batailles à grande échelle contre la Russie», a déclaré la source.

Quant aux rumeurs d'une aggravation de la situation dans l'est de l'Ukraine à l'automne prochain, selon un officier d'une brigade de l'armée ukrainienne interrogé par Strana.ua, ce n'est qu'une partie des préparatifs du Président Porochenko à la présidentielle qui aura lieu en 2019.

«Porochenko et des généraux proches de lui ont constamment cette idée d'une attaque rapide sur un secteur du front pour y remporter une victoire, bien que localement. Pour annoncer solennellement le "début de la libération du Donbass" avant les élections», a-t-il expliqué.

 

Anders Fogh Rasmussen

© AP PHOTO / VIRGINIA MAYO

Et si une guerre éclatait entre Moscou et Kiev? Rasmussen raconte qui la gagnerait

Selon lui, c'est possible du point de vue technique et militaire. Toutefois, tous les militaires raisonnables comprennent que cette opération mènera à une catastrophe, si la Russie y répond, a conclu l'interlocuteur du portail.

https://fr.sputniknews.com/international/201806121036769384-kiev-guerre-russie/


 

Auparavant, l'ex-secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen avait déclaré que si la Russie le voulait, elle aurait pu occuper tout le territoire ukrainien en quelques jours.

DANGER DE GUERRE: LES USA ET LEUR LAQUAIS, LE ROYAUME-UNI ENGAGENT ENCORE PLUS DE FORCES ARMEES EN UKRAINE

Danger de guerre: les USA et le Royaume-Uni engagent encore plus de forces militaires en Ukraine

Par Arkady Savitsky 
Arrêt sur info — 26 novembre 2018

 

Deux nouvelles conflictuelles sont parues en même temps : selon RT, « Moscou ouvre le feu pour arrêter des navires de guerre ukrainiens ayant violé ses eaux territoriales ». De l’autre côté, pour Le Figaro, c’est la Russie qui est responsable de s’être « emparée de trois navires ukrainiens ». La tension est au maximum.

 

 

Par Arkady Savitsky
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre UK Commits Extra Military Forces to Ukraine: Irresponsible Policy, Dangerous Repercussions

Traduction: Entelekheia

 

 

La Cour constitutionnelle ukrainienne a récemment donné son feu vert à un projet de loi visant à y inscrire l’objectif final de l’Ukraine, l’obtention de son adhésion à l’OTAN et à l’UE. La décision a été annoncée le lendemain d’une déclaration conjointe des ministères de la défense du Royaume-Uni et de l’Ukraine qui soulignaient la nécessité d’étendre leur coopération militaire avec le pays. Les chefs de la défense ont convenu que l’opération Orbital, le programme d’entraînement de l’Armée de terre ukrainienne lancé en 2015, a été une réussite qui doit se poursuivre au moins jusqu’en 2020. Des instructeurs de l’armée britannique, dont la plupart dotés d’une grande expérience des opérations de combat en Irak et en Afghanistan, ont formé plus de 9 500 militaires ukrainiens. Un nombre non spécifié de soldats britanniques seraient envoyés pour former les forces spéciales et les marines ukrainiens, en plus des 100 soldats actuellement déployés dans le pays.

Un navire hydrographique polyvalent sera déployé en mer Noire l’année prochaine pour démontrer le soutien de la Grande-Bretagne à l’Ukraine et garantir la « liberté de navigation » dans ses eaux. Le HMS Echo n’est pas un navire de guerre, mais il bat pavillon de la marine britannique. En septembre dernier, la Grande-Bretagne avait déclaré son intention d’accroître la présence des navires de guerre dans la mer Noire, avec des escales de plus en plus fréquentes à Odessa.

Dans un contexte de tensions croissantes dans la mer d’Azov, la présence navale de l’OTAN y est perçue comme une provocation par la Russie. Un conflit semble imminent et l’Occident a pris le parti de l’Ukraine, bien que Kiev l’ait provoqué. La vice-présidente de l’UE, Federica Mogherini, estime que de nombreux navires battant pavillon de l’Union européenne ayant été menacés, Bruxelles doit prendre les « mesures ciblées appropriées » pour envoyer un signal à Moscou.

L’extension de la présence militaire britannique va à l’encontre de la lettre et de l’esprit des accords de Minsk, qui stipulent que le conflit en Ukraine doit être traité par des voies diplomatiques et politiques.

L’armée américaine dispose déjà d’un centre d’opérations maritimes situé dans les installations navales ukrainiennes d’Ochakov, conçu pour fournir un soutien maritime flexible dans toute la gamme des opérations militaires possibles. Des centaines d’instructeurs militaires américains et canadiens forment du personnel ukrainien dans le champ de tir de Yavoriv. Les États-Unis vont transférer deux frégates de type Oliver Hazard Perry en Ukraine. Cette mesure assurera une présence navale constante de l’OTAN dans la mer Noire en contournant les restrictions imposées par la Convention de Montreux, car les navires auront à bord des marins américains qui effectueront des « missions d’entraînement » et resteront sous commandement américain, malgré les déclarations contraires des sources officielles. Au total, dix navires de cette classe sont disponibles à l’exportation. En septembre, les garde-côtes américains ont transféré deux navires patrouilleurs Island-class armés de mitrailleuses de calibre 50 et de canons de 25 mm sur le pont. Ces transferts invitent Kiev à défier militairement Moscou.

Personne à Washington ou à Londres ne se demande pourquoi un pays industrialisé et un important exportateur d’armes comme l’Ukraine, avec des ressources abondantes et des terres fertiles, doit dépendre de l’aide étrangère et est incapable de se défendre seul. Des armes sont fournies et une formation militaire est dispensée dans ce pays où la corruption est endémique dans tous les secteurs de la société, comme l’établit même un récent rapport du département d’État américain. [Plusieurs rapports du Departement d’Etat US font état de la corruption de l’Ukraine, en fait, NdT]. Les protestations populaires sont monnaie courante. Le conflit dans le Donbass est utilisé pour détourner l’attention des problèmes intérieurs. La frustration engendrée par la réticence de Kiev à introduire des réformes indispensables et à réduire l’influence politique des oligarques s’accroît rapidement. Le peuple ukrainien a besoin de réformes politiques et économiques, et non d’une présence militaire étrangère accrue sur son sol.

La seule raison pour laquelle l’Occident maintient l’Ukraine à flot est son obséquiosité et sa volonté de se transformer en tremplin pour menacer la Russie. Malgré les multiples problèmes de l’Ukraine, le pays a récemment été récompensé par un statut officiel au sein de l’OTAN. Le sommet de 2018 de l’Alliance de l’Atlantique Nord a confirmé son soutien à l’adhésion à part entière de l’Ukraine, quitte à ridiculiser les soi-disant « normes de l’OTAN ».

Le gouvernement britannique traverse une période difficile. Il vient d’aboutir à un projet d’accord mal ficelé sur les relations post-Brexit avec l’UE. L’accord n’a qu’une faible chance de passer le vote du Parlement. Personne ne sait exactement comment tout cela finira si les députés disent non. Il se peut qu’il n’y ait pas de Brexit du tout, en fin de compte. Le chancelier Philip Hammond estime que « si l’accord n’est pas approuvé par le Parlement, nous aurons une situation politiquement chaotique…. Dans le chaos qui s’ensuivrait, il n’y aurait peut-être pas de Brexit. »Ou il peut y avoir des négociations sans fin, des conférences de réconciliation, des retards et des reports. Ce sera difficile pour le gouvernement de se maintenir. Il y a des partisans d’une motion de censure au Parlement. Personne ne sait comment les choses vont tourner.

Rien ne soude mieux une nation divisée qu’une menace extérieure, par exemple celle de la Russie. La date limite du Brexit est le 29 mars, après quoi, pendant une période de transition de 21 mois, la Grande-Bretagne sera toujours membre de l’UE. Les événements en Ukraine sont nécessaires pour faire croire que le Royaume-Uni donne un coup de main à une nation pauvre attaquée, et ainsi, améliorer l’image du gouvernement et son taux d’approbation. Les membres du Cabinet ne disent pas à leur peuple qu’en apportant une aide militaire à Kiev, leur pays devient complice d’un conflit qui n’a rien à voir avec sa sécurité ou ses intérêts nationaux. Mais l’aide militaire britannique pousse le gouvernement ukrainien à envisager une solution militaire.

La Russie ne restera pas passive. Si les accords de Minsk sont annulés, elle aura toutes les raisons de reconnaître les républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk comme des États indépendants éligibles à des accords de coopération militaire, y compris le stationnement de bases militaires russes sur leur sol, si leurs gouvernements le demandent. Aucun droit international ne serait violé.

Le gouvernement ukrainien exacerbe les tensions parce que le président Petro Porochenko se présente à une réélection en mars 2019, sur la base d’un programme de sécurité nationale, ce qui le pousse à adopter une ligne plus dure sur le sujet de la mer d’Azov. Ceux qui se précipitent pour lui fournir une assistance militaire deviennent complices de son aventurisme, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Le Royaume-Uni aura la responsabilité d’inciter Kiev à adopter une approche conflictuelle et à transformer la mer d’Azov en une poudrière qui peut exploser à tout moment.

Arkady Savitsky

 

 

Traduction et note d’introduction Entelekheia

Article original: Strategic Culture Foundation

Source: Entelekheia

https://arretsurinfo.ch/danger-de-guerre-les-usa-et-le-royaume-uni-engagent-encore-plus-de-forces-militaires-en-ukraine/


 

LES NAVIRES DE GUERRE UKRAINIENS SE DIRIGEANT VERS LE DETROIT DE KERTCH REBROUSSENT CHEMIN

Des navires ukrainiens qui ont violé l’espace maritime russe près de la Crimée

FSB: les navires ukrainiens qui se dirigeaient vers le détroit de Kertch font demi-tour

© Photo. Le département des frontières du FSB en République de Crimée

INTERNATIONAL

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Les trois navires militaires ukrainiens, qui ont quitté plus tôt Berdiansk pour se diriger vers le détroit de Kertch, ont fait demi-tour et retournent à Berdiansk, a indiqué dans un communiqué le Service fédéral russe de sécurité.

Les trois bâtiments de guerre de la Marine ukrainienne qui sont illégalement entrés ce dimanche dans l'espace maritime russe et qui se sont dirigés vers le détroit de Kertch, ont fait demi-tour et se déplacent vers la ville ukrainienne de Berdiansk, a annoncé dans un communiqué le Service fédéral russe de sécurité (FSB).

«Trois navires de la Marine ukrainienne qui ont quitté Berdiansk en direction du détroit de Kertch ont changé de direction et retournent à Berdiansk», indique le document.

 

Su-25 russes

© PHOTO. MINISTRY OF DEFENCE OF THE RUSSIAN FEDERATION

Provocation ukrainienne dans le détroit de Kertch: des Su-25 russes patrouillent les lieux

Le service de presse du Service fédéral russe de sécurité de Crimée a annoncé dimanche matin le franchissement illégal de la frontière russe par trois navires de la Marine ukrainienne. Les bâtiments ont fait des manœuvres dangereuses et ne se sont pas soumis aux exigences légales des autorités russes, selon le FSB. À des fins de sécurité pour les bateaux civils, la Russie a bloqué dans la journée le détroit de Kertch.

 

Le Service fédéral russe de sécurité a ensuite déclaré qu'il existait des preuves irréfutables de la préparation et de la provocation mise en œuvre par Kiev et par la Marine ukrainienne dans les eaux de la mer Noire et qu'elles seront bientôt publiées.

https://fr.sputniknews.com/international/201811251039049982-detroit-kertch-navires-ukrainiens-demi-tour/


 

L'ARMEE UKRAINIENNE VIENT D'ENTAMER UN PILONNAGE MASSIF A L'ARTILLERIE LOURDE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE AUTOPROCLAMEE DE DONETSK

Urgent

L'armée ukrainienne entame un pilonnage nourri de la République autoproclamée de Donetsk

© Sputnik .

INTERNATIONAL

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Comme l’annonce un correspondant de Sputnik sur place, il y a environ une demi-heure, l’armée ukrainienne a entamé un pilonnage de quartiers résidentiels de la République populaire autoproclamée de Donetsk.

L’armée ukrainienne mène un pilonnage massif des quartiers résidentiels de la République populaire autoproclamée de Donetsk (RPL), informe un correspondant de Sputnik.

Selon ses informations, les tirs ont commencé il y a à peu près une demi-heure et sont réalisés à l’aide de différents armements, dont de l’artillerie lourde.

Détails à suivre…

https://fr.sputniknews.com/international/201811251039049396-ukraine-pilonnage-donetsk/


 

KARINE BECHET-GOLOVKO: QUAND LES ETATS-UNIS DECOUVRENT LES CAMPS D'ENTRAINEMENT MILITAIRES POUR LES ENFANTS EN UKRAINE

mercredi 14 novembre 2018

Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine

 

 

L'Associated Press vient de sortir un reportage sur un camp d'entraînement militaire pour enfants en Ukraine. Sans vraiment le condamner, car, en substance, "les nationalistes ont joué un grand rôle lors du Maïdan contre la Russie". Mais quand même, la chape de silence a été levée, les gens peuvent se faire une opinion sur ce que la Russie dénonce depuis 2014, accusée par l'Occident de mensonge et de propagande anti-ukrainienne. Or, voici la dérive nationaliste guerrière de l'Ukraine en image. Comme les médias français sont restés très discrets sur le sujet, aidons-les.


 

Voici le reportage diffusé par l'Associated Press:

 

 

Les journalistes américains ont eu accès à un camp tenu par des nationalistes, qui assure une formation militaire aux enfants. 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le plan idéologique, alors que les pays de l'Union européenne et cette partie bobo de l'Amérique soutiennent justement ce régime ukrainien post-Maïdan, les groupes extrémistes sur lesquels repose le pouvoir sont totalement à contre-courant : anti-gender, anti-LGBT, etc. Le plus jeune a 8 ans, mais en général, ce sont des adolescents. L'instructeur leur apprend à tirer à balle réelle, à ne pas penser qu'il y a un être humain en face, comme ça, ils pourront tuer (sic). Tuer qui? Les Russes. Extrait:

Their instructor offers advice: Don’t think of your target as a human being.

So when these boys and girls shoot, they will shoot to kill. 

The camp has two purposes: to train children to defend their country from Russians and their sympathizers — and to spread nationalist ideology. “We never aim guns at people,” instructor Yuri “Chornota” Cherkashin tells them. “But we don’t count separatists, little green men, occupiers from Moscow, as people. So we can and should aim at them.”

 

Apprendre à tuer, certes, "ce n'est pas bien", mais comme ces mouvements ont joué un rôle important dans la chute de l'Ukraine et continuent à maintenir la terreur lorsque cela est nécessaire, aucun jugement n'est porté:

 

 

 

La fin justifie les moyens. 

 

Pour se rappeler ce qu'est ce groupe nationaliste Azov, qui est le plus connu dans ce domaine de "l'éducation" - voir notre texte ici. Les atrocités commises par ce groupe ont notamment été relevées par l'ONU (voir notre texte ici).

 

Ceci est son insigne, assumant parfaitement et ouvertement son culte du nazisme:

 

 

Et ce camp, présenté par l'AP, est loin d'être le seul. Le camp des azovtsev , créé en 2015, prévoit même une réduction pour les enfants des membres de l'ATO, ça devient une affaire de famille. Il est possible de s'inscrire sur le net à toute une série de camps, répartis dans toute l'Ukraine libre et pro-européenne, qui forment aux techniques de combat, il y en a même une liste ici : le camp militaire extrême "carabine" (9 à 13 ans), le camp "zachitnik" (défenseur) (10 à 17 ans), le camp militaire casaque (8 à 18 ans), le camp "razvedchik" (renseignement) (9 à 18 ans), etc. Vous y trouvez également différentes formules - en immersion totale, ou pour la journée.

 

Bref, c'est tout un système de déformation de la jeunesse qui est mis en place par l'Etat ukrainien avec l'aide des groupes nationalistes. Chacun y trouve son intérêt : l'Etat a de plus en plus de mal à mobiliser - dans le sens premier du terme - les jeunes hommes en âge de partir vers le Donbass, il est donc fondamental de les préparer psychologiquement en avance par une sorte de lavage de cerveau ; quant aux groupes nationalistes, ils sont ainsi financés par l'Etat, voient un moyen lucratif de remplir leurs rangs, ce qui leur permet de devenir une force politique potentielle avec laquelle il faut compter.

 

 

 

Humainement, ça fait mal au coeur de voir ces petits patapoufs pris dans les griffes de la folie d'adultes qui les mettent en danger au lieu de les protéger, de voir ces enfants auxquels on vole leur enfance et leur innocence, qui percent encore avec l'inquiétude dans le regard d'une petite fille. Ce sont les visages des victimes de l'Ukraine post-Maîdan, de l'hypocrisie de l'Europe, du cynisme de ces dirigeants qui ont pris ces petites bouilles en otage.

 

 

Les journalistes français étant particulièrement silencieux sur ce scandale, certainement peut-on les aider à devoir ouvrir les yeux?

Publié par à  

https://russiepolitics.blogspot.com/2018/11/quand-les-etats-unis-decouvrent-les.html?fbclid=IwAR1Bs18xZdYbYdPSl_XpbNYMo50uK4TABknxfmcbC5BRgxJf1X-x124QVXY


 

DES MILLIERS D'UKRAINIENNES ESCLAVES SEXUELLES. TURQUIE, "ISRAËL", POLOGNE ET EAU SONT LES PRINCIPAUX IMPORTATEURS

Esclaves modernes

Des milliers d'Ukrainiennes dans l'enfer de l'esclavage sexuel

CC0 / PublicDomainPictures

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Izvestia

Dossier:

Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)

3315107

La Turquie, Israël, la Pologne et les Émirats arabes unis sont les principaux importateurs d'esclaves sexuelles ukrainiennes, écrit mercredi 5 septembre le quotidien Izvestia.

 

Mossoul (juillet 2017)

© SPUTNIK . SARA NUREDDIN

Un Yézidi raconte comment il a réussi à libérer sa femme de l’esclavage sexuel

La pauvreté, la guerre dans le Donbass et l'ignorance juridique ont fait de l'Ukraine l'un des principaux fournisseurs de prostituées au monde, explique le journal Izvestia. Certaines jeunes femmes se font amadouer par la promesse d'un «travail» spécifique et apprennent qu'elles doivent accorder des services sexuels une fois qu'elles sont arrivées sur place. Rien que le mois dernier, les policiers ont bloqué les canaux de trafic d'êtres humains partant de Zaporojie, d'Odessa et de Kiev vers l'étranger.

 

Svetlana, originaire de la région de Kiev, frémit encore quand elle raconte ce qu'elle a vécu. Son père est décédé en 2017, et l'étudiante a dû trouver un travail de serveuse dans un restaurant de cuisine turque à Kiev. Un certain Elmir lui a proposé un travail dans un établissement prestigieux aux Émirats arabes unis.

«J'ai senti le goût de l'argent. J'ai senti que je pouvais aider ma mère. Je pensais qu'Elmir était un bon ami. Je pensais pouvoir lui faire confiance», raconte-t-elle.

Svetlana était censée partir à Dubaï pour divertir et motiver les clients à commander davantage de nourriture et de boisson. Mais la réalité était toute autre. Dans la capitale émiratie, la jeune femme a appris qu'elle devait fournir des services sexuels.

«J'ai été directement amenée dans l'appartement du patron du bordel, Kemal. J'ai été immédiatement prévenue que toute tentative de refuser le travail était vaine. Ils me faisaient du chantage et me menaçaient. Ils connaissaient l'adresse de ma mère. Ils menaçaient de s'en prendre à elle si je résistais», raconte l'Ukrainienne.

La jeune femme a «travaillé» pendant un mois et demi, pratiquement sans répit. Elle se faisait injecter des médicaments pour moins dormir et servir un plus grand nombre de clients.

 

Nadia Murad

© AFP 2018 FREDERICK FLORIN

L’ancienne esclave sexuelle de Daech Nadia Murad s’est mariée

L'étudiante a réussi à rentrer à Kiev grâce à un client compatissant. Il a suggéré à la jeune femme de voler son passeport aux patrons, lui a acheté des billets jusqu'à Kiev et l'a aidée à se rendre à l'aéroport. Dans la capitale ukrainienne, Svetlana a appris qu'Elmir avait obtenu 1.000 dollars pour sa «vente», puis un pourcentage des revenus aux Émirats arabes unis. A présent, Svetlana bénéficie d'un soutien psychologique et son souteneur a été arrêté. Il risque jusqu'à 12 ans de prison.

 

Le trafic d'êtres humains ne cesse de s'intensifier en Ukraine. Au premier semestre 2018, les policiers ont recensé 186 cas, dont 108 d'exploitation sexuelle. 156 personnes ont été reconnues victimes de ces crimes: 91 femmes, 49 hommes, 9 mineurs et 7 enfants en bas âge.

Les observateurs sont convaincus que les statistiques policières ne sont que la pointe de l'iceberg. L'activiste sociale Ianina Sokolova, ancienne ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco, affirme que 160.000 citoyens ukrainiens ont été victimes d'exploitation sexuelle hors du pays.

Les recruteurs opèrent également via les sites de rencontre et les réseaux sociaux. Les victimes sont accrochées par un conte de fées sur l'amour romantique et une vie prospère. Les liens sont d'abord établis par correspondance, puis la jeune femme part à l'étranger et se retrouve dans un piège. Un autre moyen consiste à kidnapper des jeunes femmes dans la rue.

https://fr.sputniknews.com/presse/201809051037968007-esclavage-sexuel-ukrainiennes/


 

DONBASS: QUAND LA CROIX-ROUGE TRANSMET LES DONNEES PERSONNELLES A L'UKRAINE

vendredi 9 novembre 2018

Donbass: Quand la Croix-Rouge transmet les données personnelles à l'Ukraine

 

 

 

Un nouveau scandale vient entacher l'action du "Monde libre" : la Croix-Rouge transmet des informations confidentielles à l'Ukraine concernant les habitants du Donbass. La Russie a révélé le scandale. Maintenant, au moins, l'on comprend mieux les dessous de l'aide humanitaire apportée...


 

Ce scandale a été confirmé par le directeur lui-même du bureau de la Croix-Rouge à Sébastopol, incriminé. Pour les russophones, voir ici:

 

 

A Sébastopol, la Croix-Rouge gère l'aide humanitaire pour les résidents des jeunes républiques de Donetsk et Lugansk. Les gens s'adressent pour recevoir un peu d'huile, des céréales, du thé, de la farine ... Pour cela, ils doivent remplir un formulaire, y indiquer leurs données de passeport, leur adresse, leur numéro de téléphone et pourquoi ils sont dans la région. Ainsi, la Croix-Rouge sait pertinemment qui est un civil et qui est un combattant.

 

La Croix-Rouge a, de cette manière, constitué une base de données personnelles de plus de 27 000 personnes se trouvant dans le Donbass. Un trésor pour l'Ukraine. A portée de main.

 

Or, le directeur de ce bureau de la Croix-Rouge, Nikolaï Stefliouk, a transmis des données personnelles aux autorités ukrainiennes, "qui le lui ont demandé", officiellement pour vérifier si l'aide était bien arrivée à destination ... L'essentiel est d'y croire. Ou d'en avoir envie. Et Nikolaï Stefliouk en a une énorme envie. Il trouve ça tout à fait normal. Le fonctionnement est administratif: des déclarations, des envois, des vérifications, des comptes. Et puis des blessés, des menaces, des morts, mais ça n'entre pas dans sa comptabilité.

 

Alerté, l'Office russe de protection des données personnelles s'est emparé de l'affaire et a confirmé la violation par ce bureau de la Croix-Rouge de ses obligations de confidentialité et de la législation russe. Des sanctions ont été promises.

 

Imaginez les risques encourus par les combattants ou même les simples habitants, dont un bon nombre sont recherchés et fichés par les autorités ukrainiennes pour terrorisme ou aide au terrorisme du seul fait d'habiter le Donbass. Le fonctionnement administratif est une ressource ... remarquable. Je n'ai fait que transmettre des données, je n'ai tué personne. La dilution de la chaîne des actions entraîne une dilution de la responsabilité. 

 

27 000 victimes potentielles. Qui n'entrent pas dans la comptabilité de la Croix-Rouge.

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