UKRAINE

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L'UKRAINE, TERREAU POUR LA LEGALISATION DES TERRORISTES.

L’Ukraine est devenue un terreau pour la légalisation des terroristes

 Depuis 4 minutes  19 avril 2017

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 Amérique et Europe - Ukraine

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En raison de sa politique et des brèches dans sa législation migratoire, l’Ukraine est devenue un point de transit pour la légalisation des terroristess. Selon des sources au sein des services de l’ordre, d’ex-terroristes chercheraient à pénétrer en Ukraine afin de trouver un abri et se procurer de faux documents.

L’Ukraine est devenue un lieu de transit important et un terrain fertile pour la légalisation des militants de Daech, indique la chaîne de télévision ukrainienne Vesti, se référant à des sources au sein des services de l’ordre. Selon les journalistes, les terroristes sont séduits par des manquements dans la législation migratoire ukrainienne et l’absence de liste d’organisations terroristes et extrémistes, au moyen desquels ils pourraient être expulsés du pays.

Selon la source, les terroristes cherchent à pénétrer en Ukraine afin de se procurer de faux documents.

« Le statut de réfugié est une couverture parfaite pour résider en Ukraine ou atteindre l’Europe. Et puis, dans le flux de réfugiés réels, il y a des gens qui étaient membres de groupes terroristes. Ils pénètrent en Ukraine par petits groupes à travers la Turquie et la Russie. Leurs principales « portes » sont Odessa, Kiev et Kharkov, où ils sont accueillis par leurs camarades qui louent des appartements pour les loger jusqu’à ce qu’ils obtiennent des faux documents pour 5 000 ou 7 000 dollars », racontent les services de l’ordre.

En outre, l’Ukraine est devenue elle-même un pays où Daech recrute ses combattants par Internet. L’information a été confirmée par des imams.

L’analyste politique en matière d’affaires internationales Andreï Buzarov précise que les terroristes et les extrémistes islamistes tirent un profit de la législation ukrainienne.

« En ce qui concerne le fait que l’Ukraine soit devenue un point de transit, cela est expliqué par les conditions d’entrée libérales: tout le monde peut entrer. Et il n’existe pas de liste d’organisations terroristes qui sont sous contrôle spécial », conclue-t-il.

Ainsi, dans le palmarès des 10 pays les plus dangereux à visiter au monde, dressé début avril par le Forum économique mondial, le seul pays européen est l’Ukraine, qui pointe à la dernière place.

Le palmarès a été rédigé compte tenu de critères comme, entre autres, la criminalité, le terrorisme dans le pays, l’existence de conflits militaires, la capacité des forces de l’ordre à protéger les citoyens.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/363570


 

DEBUT DE L'EFFONDREMENT DE L'UKRAINE-CROUPION. COMBIEN DE TEMPS PEUT DURER L'AGONIE DU REGIME NAZI ?

Le Donbass se sépare d’une Ukraine à l’agonie


Saker US
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Par le Saker – Le 4 mars 2017 – Source The Saker

Des mouvements tectoniques continuent à se produire dans le paysage politique de l’Ukraine. La semaine dernière, à la suite de l’imposition d’un blocus total contre la Novorossia par les Ukronazis, la Russie a déclaré qu’elle reconnaîtra désormais les documents officiels émis par les autorités de la DNR et de la DLR. Cette semaine, les autorités novorossiennes ont nationalisé toutes les usines importantes du Donbass. En outre, les Novorossiens ont maintenant déclaré que puisque les autorités ukrainiennes ne veulent pas acheter leur charbon et leur anthracite, elles les exporteront désormais vers la Russie. Et juste pour s’assurer qu’ils contrôlent tous leurs arrières, les Novorossiens ont également déclaré qu’à partir de maintenant, seul le rouble russe circulera dans les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk.

Pour ne pas être défaits, les Ukronazis ont aussi franchi une étape hautement significative : le Premier ministre ukrainien a déclaré qu’il pense que les forces irrégulières qui font aujourd’hui obstacle au blocus devraient être considérées comme des gardes-frontières officiels (comme pour ceux qui seront bientôt « gardes-frontières », ils ont expliqué que leur poste principal serait nommé « Nachtigall » [rossignol en français, NdT] en l’honneur du bataillon Nachtigall de l’Abwehr nazie).

Résumons tout cela :

  1. Les Urkonazis ferment complètement la frontière non officielle avec la Novorossia.
  2. La Russie reconnaît les documents officiels novorossiens.
  3. La DNR et la LNR nationalisent toute l’industrie ukrainienne dans le Donbass.
  4. Les Ukronazis déclarent que la ligne de contact est maintenant considérée comme une frontière.
  5. Les Novorossiens déclarent que le rouble russe est la seule monnaie légale en Novorossia.
  6. Les Novorossiens exporteront maintenant l’ensemble de leur production de charbon/anthracite en Russie.
  7. Aucune usine en Novorossia ne paiera plus d’impôts à Kiev.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cela ressemble assurément à ce que la DNR et la LNR coupent leurs derniers liens avec l’Ukraine et que la junte de Kiev semble accepter ce plan.

En réalité, tout cela est beaucoup plus compliqué. Il y a une guerre secrète entre les oligarques ukrainiens Rinat Akhmetov, Igor Kolomoisky et le président Porochenko, et il y a également une guerre pas si secrète que ça entre l’opposition ukrainienne et Porochenko. Il y a aussi beaucoup de questions qui restent sans réponse, y compris comment et si les Novorossiens vendront leur production de charbon et d’anthracite à la Russie (qui n’en a pas vraiment besoin) ou à travers la Russie (éventuellement en dissimulant sa véritable origine). Cette situation pose aussi la question de savoir ce que les banques russes seront en mesure de faire, et voudront faire, pour aider les Novorossiens. Les sommes d’argent impliquées sont immenses et il y a beaucoup d’intérêts, qui souvent s’excluent mutuellement, en concurrence les uns avec les autres. Mais je ne m’intéresse pas à ce niveau en ce moment – ce qui est le plus important à mes yeux est le tableau d’ensemble, et celui-ci dit « Ukraine, au revoir ».

On peut juger de la gravité de ces développements aux efforts carrément herculéens accomplis par les médias grand public occidentaux pour ne pas en faire mention. Même le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson, qui était à Kiev hier, s’est concentré exclusivement sur le concours Eurovision à venir, et pas sur les importants développements qui se déroulent dans le sud-est.

Dans le contexte ukrainien, l’expression « ne jamais dire jamais » est probablement encore plus importante que d’habitude, mais je dirai que si ce que je pense qu’il se passe se produit, c’est-à-dire si le Donbass coupe actuellement de facto ses derniers liens avec l’Ukraine et s’intègre politiquement et économiquement à la Russie, et si la junte de Kiev semble avoir été incapable d’empêcher les volontaires nazis de déclencher la crise avec leur blocus, alors cela signifie potentiellement des choses très importantes :

  1. Les Ukronazis ont renoncé à l’idée de reconquérir la Novorossia.
  2. L’effondrement de l’Ukraine-croupion a commencé.

Le blocus du Donbass a été décidé par un groupe relativement restreint de dirigeants nationalistes qui n’ont jamais demandé ni reçu d’autorisation pour leurs actions de la part de la junte de Kiev. En plus, la junte n’a jamais officiellement approuvé ou soutenu ce mouvement. Mais, et c’est le plus étrange, la junte n’a jamais envoyé aucune sorte de force officielle de police/militaire/de sécurité pour reprendre le contrôle de la situation. Il y avait un groupe d’hommes, armés de bâtons et de battes de baseball, qui ont essayé de faire sortir les cinglés ukronazis de la piste, mais ils ont été rapidement vaincus. Gardez à l’esprit qu’il y a des dizaines de milliers de soldats et de policiers déployés dans le voisinage immédiat de ces unités de volontaires, mais personne, absolument personne n’a fait un geste pour rétablir l’ordre public.

Évidemment, l’idée même d’« ordre public » est largement dépourvue de sens dans un pays occupé par un régime lui-même totalement illégal. En plus, l’« ordre public » n’a aucun sens dans un pays où la force – habituellement sous la forme d’une bande de voyous armés de kalachnikovs – fait loi. Oubliez l’« Europe centrale », pensez « Somalie » et vous serez beaucoup plus près de la vérité.

L’Ukraine est un État failli, politiquement et économiquement. Et, en tant qu’État défaillant, l’Ukraine a un tas de bandes armées et même des forces armées officielles, mais rien qui ressemblerait à l’armée moderne et civilisée dont on a besoin pour l’emporter sur les Novorossiens qui, loin d’être défaillants, constituent un jeune État qui n’a fait que compléter la modernisation de son armée. La différence entre les forces armées ukrainiennes et novorossiennes n’est pas seulement le résultat de l’aide russe, bien qu’elle ait clairement joué un rôle important, mais le fait qu’avoir une force combattante capable a été pour les Novorossiens une question de survie depuis le premier jour, alors que pour la junte cela n’a jamais été une priorité simplement parce qu’il n’y a jamais eu de menace militaire pour son pouvoir. Les comptables à la petite semaine me diront que les forces ukrainiennes sont à peu près deux ou trois fois plus nombreuses, ce qui est tout à fait vrai. C’est également non pertinent. Ce qui compte est de savoir si elles peuvent monter des opérations interarmes modernes et que c’est quelque chose dont l’armée ukrainienne ne semble pas capable.

Ce que nous voyons aujourd’hui, ce n’est pas seulement une armée ukrainienne qui semble avoir renoncé à l’idée de reconquérir la Novorossia, c’est aussi une armée qui semble renoncer à l’idée de maintenir l’unité du pays. En ce moment, cela ne touche que le Donbass, mais très bientôt d’autres régions pourraient le suivre, en particulier le sud (Odessa, Nikolaev, Marioupol) qui, en soi, pourrait être riche et prospère et qui n’a aucunement besoin de dirigeants néo-nazis. Il y a même quelques mouvements séparatistes en Ukraine occidentale qui veulent se débarrasser de tout le « poids » pseudo-ukrainien et construire un État ukrainien « pur » au seul endroit où un tel État a de véritables racines historiques : à la frontière avec la Pologne.

Tout cela pose la question de l’avenir de Porochenko et, ici, votre supposition est aussi bonne que la mienne. La seule chose qui l’a maintenu au pouvoir aussi longtemps est le soutien des États-Unis et de l’Union européenne, mais avec les crises (au pluriel) entourant l’administration Trump et l’incertitude politique en Europe, ce n’est qu’ainsi que Porochenko peut utiliser ses mentors occidentaux comme base de son pouvoir. Tôt ou tard, quelqu’un quelque part en Ukraine (je parie pour Odessa) comprendra que la forme locale du pouvoir est beaucoup plus importante pour lui/elle que ce que les politiciens occidentaux ont à dire. De nouveau, la Somalie est l’exemple à garder à l’esprit : pendant un temps, les puissances occidentales ont aussi eu beaucoup d’influence là-bas, mais seulement jusqu’à ce que le pouvoir soit contesté avec succès, ensuite tout le monde a proclamé la victoire et s’est enfui.

Inutile de le dire, les Accords de Minsk sont plus loin que jamais de leur mise en œuvre. Pour les Anglosionistes, c’est suffisant pour justifier de continuer à accuser la Russie de tout cela. Cela continuera jusqu’à ce que l’Ukraine finisse par imploser jusqu’au point où la véritable négociation portera sur « Qui va payer les dégâts ? ». À ce moment-là, la Russie déclarera probablement qu’elle est prioritairement responsable pour le Donbass, laissant le reste des dégâts aux Européens qui, contrairement aux Américains, n’auront d’autre choix que de payer. Mais c’est encore loin dans le futur. En ce moment, la question est de savoir combien de temps peut durer l’agonie du régime nazi ukrainien.

Alexander Zakharchenko a prédit hier que l’État ukrainien s’effondrerait dans ces 60 prochains jours. Peut-être. Mon sentiment personnel est que cela pourrait prendre un peu plus de temps, en particulier si on considère la dynamique d’un si grand pays. Nous ne devrions jamais non plus écarter une éventuelle attaque ukronazie de grande envergure contre la Novorossia, en raison seulement de l’expression d’une haine aveugle et imbécile. Si cela devait arriver, le but des Novorossiens sera de libérer les parties des régions de Lugansk et de Donetsk encore sous occupation nazie. Cela pourrait être difficile – les Ukrainiens ont fortifié leurs défenses pendant de nombreux mois – mais je m’attends à ce qu’ils réussissent finalement. À ce moment-là, l’Occident accusera de nouveau la Russie (quoi de nouveau ?).

Indépendamment de combien de temps durera cette agonie, il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’elle a commencé et qu’elle est irréversible. Il est en effet tout à fait remarquable que cela ait pris tant de temps pour arriver à cette dernière phase. Il y a de nombreux mois déjà, nous avions beaucoup de petits indices et de signes que les choses ne se passaient pas bien, mais avec la séparation de-facto du Donbass et son intégration progressive dans l’économie russe, nous assistons à une phase qualitativement nouvelle dans le processus de désintégration de l’Ukraine.

P.-S. : Alexander Zakharchenko a annoncé aujourd’hui un blocus total de l’Ukraine par le Donbass. Le résultat pratique sera que la Novorossia cessera totalement de payer des impôts à l’Ukraine occupée par les nazis.

The Saker

L’article original est paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Michèle pour le Saker francophone

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http://lesakerfrancophone.fr/le-donbass-se-separe-dune-ukraine-a-lagonie


 

DONBASS : STOP AU GENOCIDE. LA PROTESTATION S'INTERNATIONALISE

«Stop au génocide des habitants du Donbass»: la protestation s’internationalise

«Stop au génocide des habitants du Donbass»: la protestation s’internationalise

© Flickr/ U.S. Army Europe

INTERNATIONAL

URL courte

291556490

Une action «Stop au génocide des habitants du Donbass» a eu lieu à Rostov-sur-le-Don, en Russie, devant le bâtiment du Consulat d’Ukraine. Cette campagne porte un caractère international, se déroulant dans plusieurs pays dont la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, etc.

De nombreux Russes sont sortis sur les pavés de la ville de Rostov-sur-le-Don pour protester contre le génocide des habitants du Donbass par le gouvernement de Kiev.

« Cette action se passe en même temps dans plusieurs pays. Hier, des manifestations se sont tenues en Belgique et en Allemagne. Des rassemblements ont eu lieu devant des bureaux de représentation de l'Ukraine, des sièges de l'OSCE et de l'Onu ainsi que des administrations des présidents de pays où les démonstrations se tiennent », a déclaré Mme Korsakova, la coordinatrice de l'action à Rostov-sur-le-Don.

Selon Mme Korsokova, des manifestations sont également prévues à Moscou, Venise, Rome, Milan, Bratislava, Prague, Budapest, Vienne, Dublin, Sofia et La Haye. 

​L'action « Stop au génocide des habitants du Donbass », organisée par l'association du même nom, a lieu avec le soutien de l'Anti-nazi Ligue.

Charbon

© SPUTNIK. ALEXANDER KRYAZHEV

Le G7 appelle l’Ukraine à lever le blocus du Donbass

 

Les participants de la manifestation réclament de la part des membres de l'Onu et des dirigeants des puissances mondiales de reconnaître les événements qui ont lieu au sud-est de l'Ukraine depuis février 2014 comme un génocide. Ils demandent également la reconnaissance des bataillons de volontaires ainsi que des régiments territoriaux de l'armée ukrainienne en tant que terroristes.

https://fr.sputniknews.com/international/201703051030337617-genocide-donbass-ukraine-blocus/


 

LA DICTATURE DE L’UE LACHE LE MILLIARDAIRE POROCHENKO ET SON REGIME FASCISTE DE KIEV

Pourquoi l'Europe a lâché l'Ukraine?

Sat Dec 17, 2016 9:20AM

L'Ukraine, abandonnée dans ses négociations de libre échange avec l'Europe©L'Express

L'Ukraine, abandonnée dans ses négociations de libre échange avec l'Europe©L'Express

L’Ukraine ne recevra aucune aide militaire ni financement supplémentaire de la part de l’Union européenne, et ses citoyens n’auront le droit de résider et de travailler dans l’UE. Cette décision a été prise lors du sommet de l’UE consacré à la question ukrainienne. Kiev devrait également oublier son statut de candidat à l’adhésion à l’UE.

Le Président pro occidental ukrainien, Petro Porochenko (Archives)

L’UE n’a pas besoin de Kiev

Toutes les décisions étaient déjà prises avant ce sommet. L’UE n’a rien changé, mais a simplement formulé en texte clair ce qui ne fera pas partie de l’accord sur l’association. En d’autres termes, si Kiev veut détruire les restes de son économie pour le bien de l’Europe, elle peut le faire. Cependant, aucune préférence supplémentaire ne devrait être attendue du côté européen.

L’effet de Trump

La bureaucratie bruxelloise faisant partie du marais mondialiste ne peut pas déclarer ouvertement qu’elle n’a pas besoin de l’Ukraine. En même temps, la victoire de Trump et le reformatage du système mondial ne peuvent signifier qu’une chose: les États-Unis quitteront l’Ukraine, laissant les pays du monde russe eux-mêmes traiter cette situation. Cela conduira inévitablement au renversement du régime de Kiev et à la normalisation de la situation. L’Ukraine, dans sa configuration actuelle, est en train de vivre ses derniers mois.

L’effondrement de Poroshenko

Le projet d’intégration européenne de l’Ukraine était le slogan principal de Maïdan de Poroshenko et le but principal de son administration. Le fait que l’Europe a montré la porte à Kiev dit qu’il n’est pas nécessaire pour la population de souffrir plus avec les autorités actuelles, qui ont finalement détruit l’économie et la sphère sociale du pays. L’Ukraine est un des pays les plus pauvres du continent. Même aujourd’hui, les élites tentent de persuader Washington à nommer un nouveau président de l’Ukraine, mais le vieux gouvernement américain ne peut pas le faire, et le nouveau – ne le veut pas.

source: http://katehon.com

http://presstv.com/DetailFr/2016/12/17/498265/LUkraine-pousse-vers-la-porte


 

LES BOMBARDEMENTS DE L’AVIATION FASCISTE TUENT BEAUCOUP DE CIVILS

Le nombre de victimes civiles dans l'Est de l'Ukraine avait atteint son plus haut niveau en un an

Wed Aug 3, 2016 5:18P

Malgré les accords de paix, la violence persiste dans l’Est de l’Ukraine. ( Photo d'archives)

Malgré les accords de paix, la violence persiste dans l’Est de l’Ukraine. ( Photo d'archives)

Le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l'Homme (HCDH) a affirmé que le nombre de victimes civiles dans l'Est de l'Ukraine avait atteint son plus haut niveau en un an.

L’ONU soutient que malgré les accords de paix, la violence persiste dans l’Est de l’Ukraine, et qu’elles font encore beaucoup de victimes.

Zeid Ra'ad Al Hussein a rapporté que 73 civils ont été tués ou blessés en juillet.

Les bombardements sont responsables de plus de la moitié des victimes enregistrées, et le reste est dû à des mines piégées et engins explosifs improvisés.

Depuis le début des affrontements entre forces gouvernementales ukrainiennes et séparatistes pro-russes, en 2014, plus de 9.500 personnes ont été tuées et plusieurs régions sont maintenant en ruines.

http://presstv.com/DetailFr/2016/08/03/478333/La-violence-dans-lEst-de-lUkraine      


 

 

LES MEDIAS OCCIDENTAUX « IGNORENT » L’EXISTENCE DE DETENUS POLITIQUES

  Des prisonniers politiques en Ukraine? L’Occident ferme les yeux
 

Les médias occidentaux préfèrent ignorer l'existence de prisonniers politiques en Ukraine, alors que leur nombre est estimé à 4.000.

Les médias occidentaux passent sous silence le respect des droits de l'Homme en Ukraine alors qu'il y a déjà 4.000 prisonniers politiques qui sont poursuivis au pénal, annonce un rapport de l'Union des émigrés et des prisonniers politiques de l'Ukraine, préparé pour la revue Global Research.

Selon les auteurs du rapport, il suffit de distribuer un journal d'opposition ou, à plus forte raison, d'avoir le passeport russe pour devenir un prisonnier politique en Ukraine.

"Sur le territoire bordant les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, il y a tout un réseau de prisons secrètes où sont détenues les personnes aux prétendues "opinions pro-russes", indique la présidente de l'Union, Larissa Shesler.

Le rapport rappelle également qu'en juin, une délégation du sous-comité de l'Onu pour la prévention des tortures a suspendu sa visite en Ukraine suite au refus du Service ukrainien de sécurité (SBU)  de l'autoriser à visiter certaines régions du pays.
  

 

Source: Sputnik

14-07-2016 - 16:21 Dernière mise à jour 14-07-2016 - 16:21 | 55 vus

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?fromval=1&cid=19&frid=19&eid=314642


 

MAÏDAN : LES DERIVES FASCISTES D’UNE « REVOLUTION » ANTI-RUSSE

Maïdan : les dérives fascistes d’une « révolution » anti-russe

 
manifestants-svoboda
 

« Les Etats-Unis et l’Union européenne ont cherché à opérer en Ukraine une nouvelle ‘‘révolution de couleur’’ ».

Sergueï Lavrov,

Moscou, 24 04 2014

 

Le spectaculaire recul européen du président ukrainien Viktor Ianoukovitch a été, pour Washington, le prétexte de son renversement en vue du contrôle d’un État stratégique de l’Eurasie post-communiste. Cette action concrétise son vieux rêve obsessionnel de la Guerre froide : le reflux de la puissance russe dans son espace historique.

Contrairement à la propagande médiatique visant à formater l’opinion publique internationale, Ianoukovitch n’a jamais remis en cause le rapprochement poursuivi sous sa présidence de l’Ukraine avec l’UE. Il a plutôt cherché à rééquilibrer sa position entre l’Europe et la Russie, jusque-là tournée vers le « rêve européen ». Dans ce but, il a voulu renégocié – de façon maladroite – l’Accord d’association et de libre-échange programmé le 23 11 2013 entre l’UE et l’Ukraine, car guère adapté à la situation désastreuse de son économie, tout en occultant ses liens étroits avec la Russie – qui contrôlait alors le tiers de son capital. Suite à une prise de conscience tardive et aux alléchantes propositions russes du 17 12 2013 – prêt de 15 milliards de dollars et réduction d’un tiers du prix du gaz – ce brusque revirement a achevé de décrédibiliser le « corrompu » Ianoukovitch, dont Poutine a d’ailleurs regretté la faiblesse. Poussé par ses extrêmes, le mouvement social s’est très vite politisé et a pris une tournure violente. Ainsi est née la « révolution » du Maïdan.

Nous allons nous interroger sur la nature de cette « révolution » sanctionnée par l’éviction de V. Ianoukovitch, au lendemain de l’accord (pourtant) consensuel du 21 février 2014 entre les acteurs en conflit et dont le respect aurait pu, en définitive, éviter la sanglante guerre civile dans le Sud-est.

Un putsch nationaliste, instrumentalisé par l’Occident

C’est sur la base de la violation de l’accord du 21 février, à la suite d’une douteuse « situation insurrectionnelle » – selon le terme de Jacques Sapir – organisée par des forces obscures sous bienveillance occidentale, que sera construit le samedi 22 février 2014 le coup d’Etat contre Ianoukovitch. A ce jour, l’ONU – à l’instar du Conseil de l’Europe – dénonce le retard anormal de la justice sur les dérives meurtrières à Kiev et Odessa de ce putsch nationaliste, précipité par les forces fascisantes – voire « carrément nazies », selon J.M. Chauvier. Pour V. Poutine, les auteurs et le scénario de ce putsch sont parfaitement connus aujourd’hui : on sait « combien ils ont été payés, comment ils ont été préparés, sur quels territoires, dans quels pays, (et) qui étaient leurs instructeurs ». Ce putsch sera, après une courte transition politique, la condition permissive du couronnement présidentiel de P. Porochenko le 25 mai 2014, candidat pro-européen le plus apte à défendre les intérêts de l’administration américaine, du grand capital et des oligarques rentiers de l’Ouest ukrainien contre le « danger communiste ». Le rêve européen, sous verrou américain.

A terme, cette inflexion pro-européenne de l’Ukraine sera le catalyseur de son rapprochement avec l’OTAN, véritable relais de la diplomatie américaine, comme l’avait anticipé Zbigniew Brzezinski : « L’élargissement de l’Europe et de l’OTAN serviront les objectifs aussi bien à court terme qu’à plus long terme de la politique américaine ». Dans cette optique, sous pression américaine, Porochenko construira sa popularité – et sa stratégie – contre la « menace russe ». Le 14 septembre 2015, il confirme que la « menace numéro un est la Russie » et, par ce biais, justifie son appel à l’OTAN. Structurellement imprégnée depuis la Guerre froide, par la doctrine Brzezinski prônant le reflux de la puissance russe, l’administration américaine peut avancer ses pions – et ses bases – sur l’Echiquier eurasien.

L’objectif de Washington en Ukraine est d’empêcher le retour de l’influence russe en Europe et, surtout, de s’opposer à ses velléités de domination – qui, de facto, remettraient en cause son leadership hérité de la lutte anti-communiste. Ce principe de veille stratégique sur le continent européen a été souligné par H. Kissinger comme un élément clé de la politique américaine : « Depuis que l’Amérique s’est engagée dans la Première Guerre mondiale, en 1917, sa politique repose sur l’idée qu’il est de son intérêt géopolitique d’empêcher toute puissance potentiellement hostile de dominer l’Europe ». Cette préoccupation stratégique, au cœur de l’analyse de Brzezinski, justifie le maintien d’une atmosphère de Guerre froide réactivant – via une stratégie de désinformation – le mythe de « l’ennemi russe » en Ukraine. Elle explique le soutien américain à l’extension vers l’Est de l’espace néo-libéral européen et son intégration au bloc otanien, contre les intérêts russes.

Au final, cette configuration explique la détermination du commandant des forces alliées en Europe, Philip Breedlove, exprimée devant le Congrès américain en février 2016, à « contenir » la Russie et si besoin, à la « vaincre ». Inquiétant.

Une « révolution » fascisante, détournée contre Moscou

L’élimination politique d’un dirigeant pro-russe démocratiquement élu mais gênant, dans la mesure où il rejetait d’une part, la logique ultralibérale de l’Accord d’association et d’autre part, l’emprise excessive de l’austérité européenne sous contrôle du FMI, a été l’objectif fédérateur de la coalition anti-Ianoukovitch. A la base très hétérogène et formée d’opposants nationalistes – issus, en partie, de courants néo-nazis –, cette étrange coalition « révolutionnaire » a été in fine, soutenue puis aiguillée par les puissances occidentales sous impulsion américaine. « Washington a activement soutenu le Maïdan » a déploré Vladimir Poutine, le 16 octobre 2014 – hypothèse confirmée par l’aveu du 31 01 2015 de Barak Obama sur la chaine CNN. Progressivement, poussée par une force irrésistible, cette curieuse « révolution » national-libérale de l’Euromaïdan s’est radicalisée, avec une chasse aux « ennemis » – russes et communistes – et des dérives politiques débouchant, à partir du 15 avril 2014, sur une terrible répression dans l’Est – avec, le 2 mai 2014, le honteux massacre d’Odessa. Une conséquence ultime de cette évolution a été l’émergence de lois de « décommunisation », conduisant à l’interdiction du Parti communiste ukrainien le 24 juillet 2015 et, par ricochet, à la sacralisation des vieux héros nationalistes collaborationnistes liés à la Waffen SS. Troublante révision de l’histoire ukrainienne, favorisant la renaissance d’idéologies nazies portées par de redoutables groupes para-militaires. Choquant.

Tendanciellement, la « révolution » kiévienne s’inscrit dans le prolongement des « révolutions colorées » de nature néo-libérale, ciblant l’espace post-soviétique dans les années 2000 et visant à installer des dirigeants pro-occidentaux proches de Washington, donc facilement manipulables. La généralisation inconsciente de ce type de stratégie « révolutionnaire » au Moyen-Orient a été dénoncée le 20 décembre 2015 par Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétariat général de l’ONU : « (…) les Etats-Unis doivent cesser les opérations secrètes de la CIA visant à renverser ou à déstabiliser les gouvernements dans différents points du globe. » Le déroulement du scénario ukrainien donne l’impression d’une mécanique politique parfaitement huilée, sous l’œil avisé de l’ambassade américaine – superviseur de la progression « révolutionnaire ».

Le rôle des organisations gouvernementales et non gouvernementales étrangères, ainsi que l’ingérence surprenante des dirigeants occidentaux (J. Kerry et C. Ashton) ont été, une fois de plus, décisifs – avec les obscurs snipers du Maïdan – dans la construction du « point critique » provoquant la déstabilisation du pouvoir et la réussite finale de cette mise en scène révolutionnaire. Il ne fait plus aucun doute aujourd’hui que ces snipers sont liés à l’opposition radicale anti-Ianoukovitch et ont été intégrés – avec les milices brunes – dans la stratégie de déstabilisation du régime pro-russe. Avec, aussi, une pression « démocratique » anti-russe impulsée par le duo NEID-USAID (1) – vecteur de toutes les « révolutions » post-soviétiques – via un soutien dollarisé à l’opposition ukrainienne et à la propagande occidentale, pour renforcer la « société civile ». En forte hausse, ce soutien est désormais intégré dans le budget américain en vue de financer la stratégie de « dissuasion » de la Russie sur l’espace eurasien – dépenses quadruplées dans le projet budgétaire de 2017 –, dans le cadre d’un nouveau type de guerre hybride.

Au final, par le soft power, il s’agit d’éradiquer les valeurs soviétiques et la menace communiste symbolisée par le « dictateur » Poutine resté, selon l’étrange croyance occidentale, un « homo-soviéticus » aspirant à restaurer l’Empire. Délirant.

L’avancée de l’OTAN, en zone post-soviétique

Dans ce cadre de montée des tensions américano-russes, le retour de la Crimée dans le giron russe peut s’expliquer comme une tentative de Moscou de garder un avant-poste stratégique face à l’avancée provocante de l’OTAN dans l’espace post-soviétique, sa proche périphérie définie comme son glacis sécuritaire. Autrement dit, la Crimée peut être considérée comme un « coup stratégique » réalisé par V. Poutine sur l’Echiquier eurasien pour y préserver ses positions et défendre ses intérêts nationaux, menacés par l’inflexion anti-russe de la diplomatie européenne. Ce coup gagnant a été rendu possible par l’extrême maladresse occidentale à l’origine du putsch nationaliste, offrant l’opportunité au président russe – via le référendum du 16 mars 2014 – de reprendre la Crimée et, par ce biais, effacer « l’erreur historique » de Khrouchtchev en 1954.

Pour Poutine, il ne fait aucun doute que l’OTAN sous verrou américain reste fidèle à son vieil objectif de la Guerre froide de renforcer sa supériorité militaire pour infléchir l’équilibre stratégique en Eurasie. Dans le but de justifier cet objectif et « donner sens » à son existence, l’OTAN s’est construit en Ukraine un « ennemi » a affirmé, le 14 avril 2016, le chef de la diplomatie russe, S. Lavrov. Pour certains Etats de l’ancien bloc soviétique, l’OTAN serait devenue, selon H.C. d’Encausse, « (…) une alliance destinée à les protéger de la Russie, suspectée d’ambitions néo-impériales ». Cela explique, sans doute, l’extension considérable des installations de l’Alliance dans la périphérie européenne de la Russie qui serait, selon Washington, justifiée par son « ingérence » en Ukraine. Pourtant, l’avertissement du Kremlin, lancé le 23 septembre 2015 par son porte-parole Dmitri Peskov est clair : « Toute avancée de l’Alliance vers nos frontières nous contraindra à adopter des contre-mesures pour assurer notre sécurité nationale ». La Russie, sur la défensive.

Le 20 mai 2015, cette forme de paranoïa anti-russe, médiatiquement entretenue par la désinformation – information partielle ou mensongère –, a été illustrée par le discours alarmiste du chef du Conseil de sécurité nationale et de défense ukrainien, Alexandre Tourtchinov : « La menace pour le monde qui émane aujourd’hui de la Russie demande une réaction adéquate et des actions fortes ». Cette demande semble avoir été entendue puisque, le 23 juin 2015, le ministre de la défense américain, A. Carter, a confirmé l’installation « temporaire » d’armes lourdes en Europe centrale et orientale, en réponse aux « provocations russes » – en violation de l’Acte fondateur OTAN-Russie, signé le 27 mai 1997. Début février 2016, Carter a annoncé la multiplication par 4 de l’aide américaine à ses alliés européens en 2017, suite à « l’agression russe en Europe de l’Est ». Pour H. Kissinger, l’OTAN garde sa fonction historique anti-russe, centrée sur la protection de l’Europe : une « police d’assurance contre un nouvel impérialisme russe ». Aujourd’hui, les dépenses militaires de l’OTAN (800 milliards de dollars) sont 11 fois plus élevées que celles de la Russie (70 milliards de dollars) et, pour cette raison, créent une dangereuse asymétrie. Cette pression psychologique surréaliste contre la Russie a, de facto, réactivé son instinct de survie structuré sous le soviétisme contre l’axe OTAN-USA.

Au final, en dépit de la récession économique – sanctionnée par le recul de 3,8% du PIB en 2015 –, Poutine a confirmé pour 2016 la poursuite de l’effort militaire « défensif » de la Russie, via une hausse de son budget. Les vieux réflexes, de retour.

Kiev, pivot de l’Echiquier

La crise kiévienne reflète une sorte de partie d’échecs entre américains et russes, à travers l’opposition néo-idéologique entre axes euro-atlantique et eurasien, dont l’Ukraine serait une pièce décisive – le « pivot ». En faisant de l’Ukraine une « bombe géopolitique » (2) à retardement, cette configuration stratégique a justifié le renforcement est-européen de l’OTAN pour « résister à la pression de la Russie » selon l’aveu, début mars 2016, du secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg.

Le 17 mars 2016, A. Carter définira la Russie comme la première « menace globale » pour les Etats-Unis.

 Jean Geronimo,

Grenoble le 27 avril 2016

 

(1) La déstabilisation politique des régimes pro-russes s’appuie sur des relais d’apparence démocratiques comme les structures américaines gouvernementales (USAID) ou non gouvernementales (NED). National Endowment for Democracy (NED) est une fondation privée, à gros budget, largement financée par le Congrès des Etats-Unis et irriguant une multitude d’ONG pour promouvoir la démocratie dans le monde. United States Agency for International Development (USAID) reçoit sa direction politique du Département d’État et vise à promouvoir le cadre démocratique et équilibré du développement dans le monde. Elle intervient pour promouvoir les objectifs – et les valeurs – de la politique étrangère américaine. Une forme de « quatrième pouvoir », catalyseur des « révolutions colorées ».

(2) Geronimo Jean (2015) : « Ukraine : une bombe géopolitique au cœur de la Guerre tiède », Préface J. Sapir, éd. Sigest.

UKRAINE : NOUVELLE MASCARADE DES MEDIAS FRANCAIS

UKRAINE : NOUVELLE MASCARADE DES MEDIAS FRANCAIS
 
régiment Azov

Ukraine : la nouvelle mascarade des médias français

© AP Photo/ Sergei Chuzavkov
 
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Philippe Migault
 
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"Les masques de la révolution", documentaire diffusé le 1er février dernier par Canal+, traite d’un aspect fréquemment méconnu du coup d’Etat ukrainien de 2014: le rôle crucial des milices néo-nazies. Mais c’est surtout le scandale qu’il provoque qui est riche d’enseignements.

Le film de Paul Moreira en lui-même est bien entendu enrichissant. Interviews et images à l'appui, il démontre que les membres des mouvements Svoboda, Pravy Sektor et du régiment "Azov", qui ont constitué le fer de lance de l'insurrection de Maïdan, bien loin d'être de sympathiques combattants de la liberté pro-européens luttant pour la démocratie, sont des nazis purs et durs. Des individus responsables d'un crime de guerre: le massacre de 42 manifestants pro-russes brûlés vifs à Odessa le 2 mai 2014.

 

Les déclarations sont sans ambigüités: hostiles à la démocratie, au libéralisme, russophobes, antisémites, ces hommes, qui adorent s'immortaliser en photo faisant le salut nazi, arborent de surcroît des emblèmes ne prêtant guère à confusion. Rune Wolfsangel, précédemment insigne de la division SS "Das Reich", et Schwarze Sonne (Soleil Noir), emblème ésotérique nazi constitué de croix gammées entremêlées, sont les deux principaux symboles "héraldiques" de l'écusson du régiment Azov. Ces skinheads, aujourd'hui armés jusqu'aux dents et combattant les séparatistes du Donbass, pratiquent vis-à-vis de ceux qui font mine de s'opposer à eux une politique de terreur que ce soit à Kiev ou en province, le tout en toute impunité, les autorités ukrainiennes leur laissant la bride sur le cou, comme le démontre clairement Paul Moreira.

 

Tous ces faits, cependant, sont connus depuis longtemps. Ils ont été dénoncés très tôt par les observateurs attentifs des évènements. De nombreux documents ont été mis en ligne par les internautes, démontrant les allégations que Paul Moreira n'a fait que reprendre à son compte. Non seulement ce documentaire n'a rien d'un scoop, mais il a de nombreux trains de retard.

Dès lors pourquoi déclenche-t-il une telle levée de boucliers dans les médias français? A l'aune de ce que l'on savait déjà, l'indignation notamment de Benoît Vitkine, du Monde, qui s'est rendu à de multiples reprises en Ukraine, surprend nécessairement. D'autant qu'au-delà des internautes, bien informés depuis longtemps, certains reportages avaient clairement démontré cette présence en force des néo-nazis à Kiev et en Ukraine. Alban Mikoczy, ancien correspondant de France 2 à Moscou, qu'on ne saurait soupçonner de poutinisme ou de russophilie militante compte tenu du ton habituel de ses interventions, avait fait dès l'hiver 2014 un reportage on ne peut plus éloquent dans les couloirs de l'hôtel de ville de Kiev.

 

Piotr Porochenko
© Sputnik. Nikolay Lazarenko
 
 
 
Croix gammées et sigles SS sur les murs, gros bras encagoulés terrifiant les employés de la mairie, toutes les preuves de la mise en coupe réglée d'une partie de l'administration locale par les nazis étaient là. La télévision allemande avait très tôt, dès le printemps 2014, tiré le signal d'alarme en dénonçant le rôle central joué par les miliciens nazis dans les évènements d'Ukraine. Pourtant en France, rien, ou presque n'a filtré. Et ceux qui ont osé rapporter ces faits avant Paul Moreira se sont fait traiter d'agents stipendiés du Kremlin par toute la meute du politiquement correct, des atlantistes patentés et des experts du quai d'Orsay. "Le parti Svoboda est un parti plus à droite que les autres, [mais il n'est pas] d'extrême droite", a même osé déclarer Laurent Fabius, spécialiste il est vrai des erreurs d'appréciation les plus grossières en Ukraine ou ailleurs.

 

 

L'indignation vis-à-vis du documentaire de Paul Moreira ne vient donc pas seulement de son contenu. Elle est suscitée par la rupture d'un tabou, celui du consensus des grands médias français pour affirmer que dans l'affaire ukrainienne les méchants sont du côté russe, ou séparatiste, et les gentils côté ukrainien.

 

Les propos de Benoît Vitkine, visiblement soucieux de relativiser à l'extrême les faits rapportés par Paul Moreira en attestent. Lorsqu'il déclare que "le documentaire élude aussi toute analyse nuancée du nationalisme ukrainien et de ses ressorts, amalgamant nationalisme, extrême droite et néonazisme", on se prend à sursauter. Le Monde fait-il un si subtil distinguo et se montre-t-il si nuancé lorsqu'il évoque les militants d'extrême-droite française? Lorsque Benoît Vitkine affirme qu'"au sein même des groupes que Moreira étudie, les néonazis constituent une minorité", ne se demande-t-il pas pourquoi ces militants acceptent d'arborer des signes de la SS s'ils ne sont pas un tantinet fascisants? Aurait-il la même retenue vis-à-vis de manifestants français qui arboreraient une croix celtique?

 

Le Maïdan
© Photo. Corentin Fohlen/Rossiya Segodnya
 
 
 
Circonstance aggravante, le tabou a par ailleurs été brisé par Canal+, la chaîne de la gauche branchée, du "journalisme" engagé à la Yann Barthès, bref par un média censé être à la pointe du progressisme et du politiquement correct. On mettra sans doute ça sur le dos de Vincent Bolloré, il a le dos large.

 

"L'expérimenté documentariste s'est attaqué à un sujet réel. Il a choisi de "regarder par lui-même", nous dit-il. Mais n'a vu que ce qu'il voulait voir, remplaçant les masques par des œillères", assène Benoît Vitkine. Il eût été appréciable que Le Monde porta le même jugement lorsque "l'expérimenté documentariste" Paul Moreira et Canal+ traînaient l'armée française dans la boue en 2004, l'accusant de crimes de guerre en Côte d'Ivoire. Mais s'en prendre à l'armée française, c'est tellement l'esprit Canal…

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

 

 

MASSACRE D'ODESSA : LE FILM FRANCAIS DIFFUSE MALGRE KIEV LA FASCISTE

Massacre d'Odessa: le documentaire français diffusé malgré les pressions de Kiev

Massacre d'Odessa: le documentaire français diffusé malgré les pressions de Kiev

Vadim Ghirda
 
France
 
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Malgré la demande de l'ambassade d'Ukraine en France de ne pas diffuser ce film, la chaîne Canal+ a montré aux Européens une autre vision des évènements tragiques de 2013-2014 en Ukraine.

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Etes-vous satisfaits des informations fournies par les médias quant aux évènements de 2013-2014 en Ukraine ?
 

Que s'est-il vraiment passé à Odessa le 2 mai 2014? On en a parlé, mais peu, et vaguement. Plus de 40 "personnes" brûlées en plein centre-ville… Une milice paramilitaire à tendance néo-nazie…

Controversé avant même d'être diffusé, le documentaire du réalisateur français Paul Moreira "Ukraine: les masques de la révolution" a été diffusé hier sur Canal+, suscitant une vague de commentaires.

"Quoi de neuf en Ukraine maintenant que la Place Maïdan a retrouvé son calme?", s'interroge Paul Moreira, réalisateur du film.

Selon lui, l'une des principales conclusions est que les événements ont débouché sur la participation massive d'anciens leaders des milices paramilitaires ukrainiens dans le processus politique.

"Les milices sont devenus une force médiatique et politique", estime-t-il.

 

Le documentaire pose au spectateur d'autres questions dérangeantes: "Le Secteur Droit s'est octroyé le droit d'affamer la Crimée. Imposer un blocus a un territoire est un acte grave qui peut déclencher une violente riposte militaire. Pourquoi l'Etat ukrainien laisse-t-il faire une milice incontrôlée?  Comment ont-ils acquis une telle importance?".

 

Des questions qui dérangent. Qui dérangent, en premier, ceux qui ne veulent pas connaître les résultats de l'enquête allant à l'encontre de la narration communément admise.

Bien avant sa diffusion, le film a été accusé par l'ambassade d'Ukraine de reprendre "les pires traditions de la désinformation". Il donnerait également une idée "déformée et erronée" de la situation en Ukraine, d'après Kiev.

"On voit bien qu’il est hors de question d'avoir un autre avis. J’ai vu ce matin que l’Ambassade d’Ukraine a écrit au Président du Canal+ et demande que le reportage ne soit pas diffusé. On croit rêver! On a l’impression que ces gens se croient en Ukraine. En plus, il ne s’agit pas d’un journaliste qui polémique, il représente plutôt une bonne image d’un journaliste d’investigation. Son travail est critiquable, mais juste sur certains points. Il faut partir de la base qu’il y est allé sans avoir de préjugé", estime Olivier Berruyer, célèbre blogueur français.

Les téléspectateurs français ont également tiré leurs conclusions après la diffusion du documentaire "Ukraine: les masques de la révolution" hier soir sur la chaîne Canal+. Le commentaire le plus populaire sur la toile est devenu "Merci pour la vérité!"

 


 

 

 

 

DANS LE DONBASS, C'EST DE LA SURVIE

Délégation française dans le Donbass

Jacques Clostermann: dans le Donbass, c'est de la survie

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International
 
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Situation dans le Donbass (226)
 
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Jacques Clostermann, président du mouvement Mon Pays la France et fils du grand résistant Pierre Clostermann, effectue un déplacement de trois jours dans le Donbass au sein d'une délégation de défenseurs français des droits de l'Homme. Il a accordé une interview à l'agence Sputnik.

 

"Notre première mission aujourd'hui consiste à écouter, à regarder et à rapporter auprès de nos amis français ce qui se passe dans le Donbass", a déclaré Jacques Clostermann, soulignant que "personne en France ne parle du Donbass".

 

"Nous avons été frappés par deux choses. La première c'est l'intensité des destructions d'œuvres publiques, des ponts, des routes qui étaient évidemment des ouvrages à caractère stratégique. Mais nous avons également été frappés de voir combien d'ouvrages qui n'avaient aucun intérêt militaire ont été détruits avec acharnement. Je parle d'un couvent, d'une église, d'un cimetière, je parle d'habitations de pauvres gens, d'immeubles dont l'un a été bombardé 42 fois", a indiqué M. Clostermann, ancien pilote de chasse, comme son père.

 

Selon lui, la seule chose que souhaitent les habitants du Donbass, c'est qu'on les laisse tranquilles. "Les gens disent: laissez-nous tranquilles, nous étions bien ici, nous avons envie de continuer à parler russe (…) parce que nous nous sentons Russes depuis des générations", a affirmé le président de Mon Pays la France.

D'après lui, le cessez-le-feu n'est toujours pas respecté dans la région. "Ce matin, nous étions près de la ligne de front. Nous avons entendu des tirs. Mais il s'avère que les tirs se produisent le plus souvent la nuit. Or, nous avons appris que les missions de l'OSCE s'effectuaient le jour. Donc, les gens qui sont là pour inspecter, pour regarder ce qui se passe ici sur le plan militaire, ils ne sont pas là lorsque les tirs ont lieu", a constaté l'interlocuteur de l'agence.

 

Il s'est dit terrifié par certains faits rapportés. "J’ai du mal à le dire, mais un char d'assaut qui arrive dans la ville et qui se met à tirer partout, des hommes de troupes qui souvent sont sous l'effet de l'alcool…", a indiqué Jacques Clostermann. Selon lui, les récits des habitants du Donbass font penser que l'armée ukrainienne "n'est pas vraiment sous le contrôle effectif d'un encadrement militaire".

 

Après avoir constaté que les dirigeants du Donbass respectaient absolument les accords de Minsk-2, l'ancien pilote de chasse français a indiqué que les gens, dont les militaires, qu'il avait rencontrés lors de ce voyage avaient la "ferme intention d'appliquer ces accords".

Evoquant la vie dans le Donbass ravagé par la guerre, Jacques Clostermann a dit que des "gens vivaient des choses très graves dans des conditions très difficiles".

"Les gens habitent dans des caves, avec des enfants. Nous avons vu des villes où il n'y a plus de chauffage. Ils vivent dans des conditions extrêmement précaires, mais ils ont beaucoup de courage", a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.

"Ils nous ont dit que, heureusement, grâce à l'aide humanitaire apportée par la Russie, ils pouvaient continuer à vivre. Ce que nous avons vu, ce n'est pas de la vie, c'est de la survie", a déclaré le président de Mon Pays la France.

 

Interrogé sur la couverture de la guerre dans les médias français, Jacques Clostermann a fait remarquer qu'en France, "très peu de gens ont entendu parler réellement de ce qui se passait dans le Donbass". Il a dans le même temps souligné qu'il saisirait désormais toutes les occasions qui lui seraient offertes pour parler de ce qu'il a vue dans cette région.

 

"Je suis très étonné de voir Bernard-Henri Lévy ou Bernard Kouchner à Maïdan, aux côtés des bataillons Azov ou des gens qui se réclament ouvertement du nazisme. Et je ne les vois pas ici, dans le Donbass, où la situation est très grave (…) En revanche, quand je vois que ces groupes néo-nazis sont reçus à Nantes et qu'ils font des conférences de presse, je suis étonné", a indiqué l'interlocuteur de Sputnik.

Il a en outre déclaré avoir entendu dire que des militaires turcs et des djihadistes de Daech viendraient se battre contre les militaires de la Républiques populaire de Donetsk. 

http://fr.sputniknews.com/international/20160113/1020909466/situation-dans-le-donbass-selon-un-responsable-francais.html