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Dr. Volodymyr & Mr. Zelensky : LA FACE CACHEE DU PRESIDENT UKRAINIEN

Par Le 23/08/2022

Dr. Volodymyr & Mr. Zelensky : la face cachée du président ukrainien Par le journaliste suisse Guy Mettan

Mercredi 17 août 2022, par  auteurs à lire, popularité : 100%

 

 Ukraine |  2 |

 

 

 

Le personnage du clown Zelensky est parfaitement cerné par le journaliste suisse Guy Mettan. Ce dernier dresse un excellent portrait de la marionnette ukrainienne des Etats-Unis et de l’OTAN. « C’est peut-être un salopard, mais c’est notre salopard » avait dit Roosevelt à propos du dictateur péruvien de l’époque, Trujillo ; on pourrait l’appliquer à la situation ukrainienne. Un petit bémol dans ce portrait, l’auteur cite les partis interdits par Zelensky et il oublie le parti communiste ukrainien dont l’interdiction a été réalisée bien avant dans les faits par la violence depuis le coup d’Etat du Maïdan en 2014, avant de l’être par la loi plus récemment. On pardonnera à l’auteur son anticommunisme après avoir osé commettre un tel texte dans une ambiance de propagande de guerre éhontée.
PB

Le député suisse et ancien rédacteur-en-chef de la Tribune de Genève, Guy Mettan, dresse le portrait du saltimbanque qui joue le rôle de président de l’Ukraine. Il montre comment cet amuseur public s’est transformé en allié des bandéristes et installe pour eux une dictature.

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« Héros de la liberté », « Hero of Our Time », « Der Unbeugsame », « The Unlikely Ukrainian Hero Who Defied Putin and United the World », « Zelensky, l’Ukraine dans le sang » : les médias et les dirigeants occidentaux ne savent plus quels superlatifs utiliser pour chanter les louanges du président ukrainien, tant ils sont fascinés par la « stupéfiante résilience » du comédien miraculeusement transformé en « chef de guerre » et en « sauveur de la démocratie ».

Depuis trois mois, le chef d’État ukrainien fait la "une" des magazines, ouvre les téléjournaux, inaugure le Festival de Cannes, harangue les parlements, félicite et admoneste ses collègues à la tête d’États dix fois plus puissants que lui avec un bonheur et un sens tactique qu’aucun acteur de cinéma ni aucun dirigeant politique avant lui n’avait connus.

Comment ne pas tomber sous le charme de cet improbable Mr. Bean qui, après avoir conquis le public avec ses grimaces et ses extravagances (se promener nu dans un magasin et mimer un pianiste jouant avec son sexe par exemple), a su en une nuit troquer ses pitreries et ses jeux de mots graveleux contre un T-shirt gris-vert, une barbe d’une semaine et des mots pleins de gravité pour galvaniser ses troupes assaillies par le méchant ours russe ?

Depuis le 24 février, Volodymyr Zelensky a, sans conteste, administré la preuve qu’il était un artiste de la politique internationale aux talents exceptionnels. Ceux qui avaient suivi sa carrière de comique n’ont pas été surpris car ils connaissaient son sens inné de l’improvisation, ses facultés mimétiques, son audace de jeu. La façon dont il a mené campagne et terrassé en quelques semaines, entre le 31 décembre 2018 et le 21 avril 2019, des adversaires pourtant coriaces comme l’ancien président Porochenko, en mobilisant son équipe de production et ses généreux donateurs oligarques, avait déjà prouvé l’ampleur de ses talents. Mais il restait à transformer l’essai. Ce qui est désormais fait.

Talent pour le double jeu

Cependant, comme c’est souvent le cas, la façade ressemble rarement aux coulisses. La lumière des projecteurs cache plus qu’elle ne montre. Et là, force est de constater que le tableau est moins reluisant : tant ses réalisations de chef d’État que ses performances de défenseur de la démocratie laissent sérieusement à désirer.

Ce talent pour le double jeu, Zelensky va le montrer dès son élection. On rappelle qu’il a été élu avec le score canon de 73,2 % des voix en promettant de mettre fin à la corruption, de mener l’Ukraine sur le chemin du progrès et de la civilisation, et surtout de faire la paix avec les russophones du Donbass. Aussitôt élu, il va trahir toutes ses promesses avec un zèle si intempestif que sa cote de popularité tombera à 23 % en janvier 2022, au point de se faire distancer par ses deux principaux adversaires.

Dès mai 2019, pour satisfaire ses sponsors oligarques, le nouvel élu lance un programme massif de privatisation du sol portant sur 40 millions d’hectares de bonnes terres agricoles sous prétexte que le moratoire sur la vente des terres aurait fait perdre des milliards de dollars au PIB du pays. Dans la foulée des programmes de « décommunisation » et de « dérussification » entamés depuis le coup d’État pro-états-unien de février 2014, il lance une vaste opération de privatisation des biens d’État, d’austérité budgétaire, de dérégulation des lois sur le travail et de démantèlement des syndicats, ce qui fâche une majorité d’Ukrainiens qui n’avaient pas compris ce que leur candidat entendait par « progrès », « occidentalisation » et « normalisation » de l’économie ukrainienne. Dans un pays qui, en 2020, affichait un revenu par habitant de 3.726 dollars contre.10 126 dollars pour l’adversaire russe, alors qu’en 1991 le revenu moyen de l’Ukraine dépassait celui de la Russie, la comparaison n’est pas flatteuse. Et on comprend que les Ukrainiens n’aient pas applaudi cette énième réforme néolibérale.

Quant à la marche vers la civilisation, elle prendra la forme d’un autre décret qui, le 19 mai 2021, assure la domination de la langue ukrainienne et bannit le russe dans toutes les sphères de la vie publique, administrations, écoles et commerces, à la grande satisfaction des nationalistes et à la stupéfaction des russophones du sud-est du pays.

Un sponsor en fuite

En matière de corruption, le bilan n’est pas meilleur. En 2015, le Guardian estimait que l’Ukraine était le pays le plus corrompu d’Europe. En 2021, Transparency International, une ONG occidentale basée à Berlin, classait l’Ukraine au 122ème rang mondial de la corruption, tout près de la Russie honnie (136ème). Pas brillant pour un pays qui passe pour un parangon de vertu face aux barbares russes. La corruption est partout, dans les ministères, les administrations, les entreprises publiques, le parlement, la police, et même dans la Haute Cour de Justice Anti-Corruption selon le Kyiv Post ! Il n’est pas rare de voir des juges rouler en Porsche, observent les journaux.

Le principal sponsor de Zelensky, Ihor Kolomoïsky, résident à Genève où il possède des bureaux luxueux avec vue sur la rade, n’est pas le moindre de ces oligarques qui profitent de la corruption ambiante : le 5 mars 2021, Anthony Blinken, qui ne pouvait sans doute pas faire autrement, annonçait que le département d’État avait bloqué ses avoirs et l’avait banni des États-Unis en raison « d’une implication pour fait significatif de corruption ». Il est vrai qu’on accusait Kolomoïsky d’avoir détourné 5,5 milliards de dollars de la banque publique Privatbank. Simple coïncidence, le bon Ihor était aussi le principal actionnaire du holding pétrolier Burisma qui employait le fils de Joe Biden, Hunter, pour un modeste dédommagement de 50.000 dollars par mois, et qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête du procureur du Delaware. Sage précaution : Kolomoisky, devenu persona non grata en Israël et réfugié en Géorgie selon certains témoins, ne risque ainsi pas de venir témoigner à la barre.

C’est ce même Kolomoïsky, décidément incontournable dans cette Ukraine en route vers le progrès, qui a fait toute la carrière d’acteur de Zelensky et qu’on retrouve impliqué dans l’affaire des Pandora Papers révélée par la presse en octobre 2021. Ces papiers ont révélé que depuis 2012, la chaine de TV 1+1 appartenant au sulfureux oligarque avait versé pas moins de 40 millions de dollars à sa vedette Zelensky depuis 2012 et que ce dernier, peu avant d’être élu président et avec l’aide de sa garde rapprochée de Kryvyi Rih – les deux frères Shefir, dont l’un est l’auteur des scénarios de Zelenski et l’autre le chef du Service de sécurité d’État (SBU), et le producteur et propriétaire de leur société de production commune Kvartal 95 – avait prudemment transféré des sommes considérables sur des comptes offshore ouverts au nom de sa femme, tout en acquérant trois appartements non déclarés à Londres pour la somme de 7,5 millions de dollars.

Ce goût du « serviteur du peuple » (c’est le nom de sa série télévisée et de son parti politique) pour le confort non-prolétarien est confirmé par une photo brièvement apparue sur les réseaux sociaux et aussitôt effacée par les fact-checkers anti-complotistes, qui le montrait prenant ses aises dans un palace tropical à quelques dizaines de milliers de dollars la nuit alors qu’il était censé passer ses vacances d’hiver dans une modeste station de ski des Carpates.

Cet art de l’optimisation fiscale et cette fréquentation assidue d’oligarques pour le moins controversés ne plaident donc pas en faveur d’un engagement présidentiel inconditionnel contre la corruption. Pas plus que le fait d’avoir essayé de dégommer le président de la Cour constitutionnelle Oleksandr Tupytskyi, qui le gênait, et nommé Premier ministre, après le départ de son prédécesseur Oleksyi Hontcharouk pour cause de scandale, un inconnu du nom de Denys Chmynal mais qui avait le mérite de diriger l’une des usines de l’homme le plus riche du pays, Rinat Akhmetov, propriétaire de la fameuse usine Azovstal, ultime refuge des héroïques combattants de la liberté du bataillon Azov. Combattants qui arborent sur leur bras, dans leur cou, dans leur dos ou sur leur poitrine des tatouages glorifiant le Wolfsangel de la division SS Das Reich, des phrases d’Adolf Hitler ou des croix gammées, comme on a pu le voir sur les innombrables vidéos diffusées par les Russes après leur reddition.

Otage des bataillons Azov

Car le rapprochement du flamboyant Volodymyr avec les représentants les plus extrêmes de la droite nationaliste ukrainienne n’est pas la moindre des étrangetés du Dr. Zelensky. Cette complicité a aussitôt été niée avec la plus grande virulence par la presse occidentale, qui l’a jugée scandaleuse en raison des origines juives du président, subitement redécouvertes. Comment un président juif pourrait-il sympathiser avec des néo-nazis, par ailleurs présentés comme une infime minorité de marginaux ? Il ne faudrait tout de même pas donner du crédit à l’opération de « dénazification » menée par Vladimir Poutine…

Et pourtant les faits sont têtus et loin d’être anodins.

Il est certain qu’à titre personnel Zelensky n’a jamais été proche de l’idéologie néo-nazie ni même de l’extrême-droite nationaliste ukrainienne. Son ascendance juive, même si elle est relativement lointaine et n’a jamais été revendiquée avant février 2022, exclut bien évidemment tout antisémitisme de sa part. Ce rapprochement ne trahit donc pas une affinité mais relève de la banale raison d’État et d’un mélange bien compris de pragmatisme et d’instinct de survie physique et politique.

Il faut remonter à octobre 2019 pour comprendre la nature des relations entre Zelensky et l’extrême-droite. Et il faut comprendre que ces formations d’extrême-droite, même si elles ne pèsent que 2 % de l’électorat, représentent tout de même près d’un million de personnes très motivées et bien organisées et qui se répartissent dans de nombreux groupements et mouvements, dont le régiment Azov (cofondé et financé dès 2014 par Kolomoïsky, toujours lui !) n’est que le plus connu. Il faut lui ajouter les organisations Aïdar, Dnipro, Safari, Svoboda, Pravy Sektor, C14 et Corps national pour être complet.

C14, baptisé ainsi en raison du nombre de mots de la phrase du néonazi américain David Lane (« We must secure the existence of our people and a future for white children »), est l’un des moins connus à l’étranger mais les plus redoutés pour sa violence raciste en Ukraine. Tous ces groupements ont été plus ou moins fondus dans l’armée et la garde nationale ukrainiennes à l’initiative de leur animateur, l’ancien ministre de l’Intérieur Arsen Avakov, qui a régné sans partage sur l’appareil de sécurité ukrainien de 2014 à 2021. Ce sont eux que Zelensky appelle des « vétérans » depuis l’automne 2019.

Quelques mois après son élection, le jeune président se rend en effet dans le Donbass pour tenter de réaliser sa promesse électorale et faire appliquer les accords de Minsk signés par son prédécesseur. Les forces d’extrême-droite, qui pilonnent les villes des Donetsk et Lougansk depuis 2014 au prix de dix mille morts, l’accueillent avec la plus grande circonspection car ils se méfient de ce président « pacifiste ». Ils mènent une campagne sans pitié contre la paix sous le slogan « Pas de capitulation ». Sur une vidéo, on voit un Zelensky blême les implorer : « Je suis le président de ce pays. J’ai 41 ans. Je ne suis pas un loser. Je viens vers vous et vous dis : retirez les armes ». La vidéo est lâchée sur les réseaux sociaux et Zelensky devient aussitôt la cible d’une campagne haineuse. C’en sera fait de ses velléités de paix et d’application des accords de Minsk.

Peu après cet incident, un retrait mineur des forces extrémistes a lieu, puis les bombardements reprennent de plus belle.

Croisade nationaliste

Le problème est que non seulement Zelensky a cédé à leur chantage, mais qu’il les rejoint dans leur croisade nationaliste. Après son expédition ratée, en novembre 2019, il reçoit plusieurs leaders de l’extrême-droite, dont Yehven Taras, le chef du C14, tandis que son Premier ministre s’affiche aux côtés d’Andryi Medvedko, une figure néo-nazie soupçonnée de meurtre. Il soutient aussi le footballeur Zolzulya contre les fans espagnols qui l’accusent d’être un nazi à cause de son soutien proclamé à Stepan Bandera, le leader nationaliste qui a collaboré avec l’Allemagne nazie pendant la guerre (et avec la CIA après la guerre) et participé à l’Holocauste des Juifs.

La collaboration avec les radicaux nationalistes est bien installée. En novembre de l’an dernier, Zelensky nomme l’ultra-nationaliste de Pravy Sektor, Dmytro Yarosh, conseiller spécial du commandant en chef de l’armée ukrainienne et, depuis février 2022, chef de l’Armée des volontaires qui fait régner la terreur à l’arrière. Au même moment, il nomme Oleksander Poklad, surnommé « l’étrangleur » en raison de son goût pour la torture, chef du contre-espionnage du SBU. En décembre, deux mois avant la guerre, c’est au tour d’un autre chef de Pravy Sektor, le commandant Dmytro Kotsuybaylo, d’être récompensé par le titre de « Héros de l’Ukraine » tandis que, une semaine après le début des hostilités, Zelensky fait remplacer le gouverneur régional d’Odessa par Maksym Marchenko, commandant du bataillon ultranationaliste Aïdar, celui-là même auprès duquel Bernard-Henri Lévy se fera une gloire de défiler.

Désir d’amadouer l’extrême-droite en lui confiant des postes ? Ultra-patriotisme partagé ? Ou simple convergence d’intérêt entre une droite néolibérale atlantiste et pro-occidentale et une extrême droite nationaliste qui rêve de casser du Russe et de « mener les races blanches du monde dans une croisade finale contre les Untermenschen guidés par les Sémites », selon les mots de l’ancien député Andryi Biletsky, chef du Corps national ? On ne sait trop, aucun journaliste ne s’étant hasardé à poser la question à Zelensky.

Ce qui ne fait aucun doute en revanche, c’est la dérive de plus en plus autoritaire, voire criminelle, du régime ukrainien. À tel point que ses zélotes devraient y réfléchir à deux fois avant de proposer leur idole au prix Nobel de la Paix. Car, pendant que les médias regardent ailleurs, c’est une vraie campagne d’intimidation, de kidnappings et d’exécutions que subissent les élus locaux et nationaux soupçonnés d’être des agents russes ou de connivence avec l’ennemi parce qu’ils veulent éviter une escalade du conflit.

« Un traitre de moins en Ukraine ! On l’a retrouvé tué et il a été jugé par le tribunal du peuple ! » C’est ainsi que le conseiller du ministre de l’Intérieur, Anton Gerashenko, a annoncé sur son compte Telegram le meurtre de Volodymyr Strok, maire et ancien député de la petite ville de Kremnina. Soupçonné d’avoir collaboré avec les Russes, il a été enlevé puis torturé avant d’être exécuté. Le 7 mars, c’est au tour du maire de Gostomel d’être tué parce qu’il avait voulu négocier un corridor humanitaire avec les militaires russes. Le 24 mars, c’est le maire de Kupyansk qui demande à Zelensky de relâcher sa fille enlevée par les séides du SBU. Au même moment, un des négociateurs ukrainiens est retrouvé mort après avoir été accusé de trahison par les médias nationalistes. Pas moins de onze maires sont portés disparus à ce jour, y compris dans des régions jamais occupées par les Russes…

Partis d’opposition interdits

Mais la répression ne s’arrête pas là. Elle frappe les médias critiques, qui ont tous été fermés, et les partis d’opposition, qui ont tous été dissous.

En février 2021, Zelensky fait fermer trois chaînes d’opposition jugées pro-russes et censées appartenir à l’oligarque Viktor Medvedchuk, NewsOne, Zik et 112 Ukraine. Le département d’État salue cet attentat contre la liberté de la presse en déclarant que les États-Unis soutiennent les efforts ukrainiens pour contrer l’influence maligne de la Russie… En janvier 2022, un mois avant la guerre, c’est au tour de la chaine Nash d’être fermée. Après le début de la guerre, le régime fait la chasse aux journalistes, blogueurs et commentateurs de gauche. Début avril, deux chaînes de droite sont également touchées, Channel 5 et Pryamiy. Un décret présidentiel oblige toutes les chaines à diffuser un seul et unique son de cloche, pro-gouvernemental bien sûr. Récemment la chasse aux sorcières s’est même étendue au blogueur critique le plus populaire du pays, le Navalny ukrainien, Anatoliy Shariy, qui été arrêté le 4 mai dernier par les autorités espagnoles à la demande de la police politique ukrainienne. Des attaques contre la presse au moins équivalentes à celles de l’autocrate Poutine, mais dont on n’a jamais entendu parler dans les médias occidentaux…

La purge a été encore plus sévère pour les partis politiques. Elle a décimé les principaux opposants de Zelensky. Au printemps 2021, le domicile du principal d’entre eux, Medvedchuk, réputé proche de Poutine, est saccagé et son propriétaire placé en résidence surveillée. Le 12 avril dernier, le député oligarque a été interné de force dans un lieu tenu secret, visiblement drogué, privé de visites avant d’être exhibé à la TV et proposé en échange de la libération des défenseurs d’Azovstal, au mépris de toutes les conventions de Genève. Ses avocats, menacés, ont dû renoncer à le défendre au profit d’un proche des services.

En décembre dernier, c’est Petro Porochenko, qui remontait dans les sondages, qui a été accusé de trahison. Le 20 décembre 2021 à 15 h 07, on pouvait lire sur le site officiel du SBU qu’il était suspect d’avoir commis des crimes de trahison et de soutien à des activités terroristes. L’ancien président, qui était pourtant un antirusse forcené, se voyait reprocher « d’avoir rendu l’Ukraine énergétiquement dépendante de la Russie et des leaders des pseudo-Républiques sous contrôle russe ».

Le 3 mars dernier, ce sont les activistes de la Gauche Lizvizia qui subissent un raid du SBU et sont emprisonnés par douzaines. Puis le 19 mars, la répression frappe l’ensemble de la gauche ukrainienne. Par décret, onze partis de gauche sont interdits, soit le Parti pour la vie, l’Opposition de gauche, le Parti socialiste progressiste d’Ukraine, le Parti socialiste d’Ukraine, l’Union des forces de gauche, les Socialistes, le Parti Sharyi, Les Nôtres, le Bloc d’opposition, le Bloc Volodymyr Saldo.

D’autres activistes, blogueurs et défenseurs des droits de l’Homme sont arrêtés et torturés, le journaliste Yan Taksyur, l’activiste Elena Brezhnaya, le boxeur de MMA Maxim Ryndovskiy ou encore l’avocate Elena Viacheslavova, dont le père était mort carbonisé dans le pogrom du 2 mai 2014 à la Maison des syndicats d’Odessa.

Pour compléter cette liste, on mentionnera encore ces hommes et ces femmes déshabillés et fouettés en public par les nationalistes dans les rues de Kiev, ces prisonniers russes battus et dont on tirait dans les jambes avant de les exécuter, ce soldat à qui on avait percé un œil avant de le tuer, ces membres de la Légion géorgienne qui ont exécuté des prisonniers russes dans un village près de Kiev tandis que leur chef se vantait de ne jamais faire de prisonnier. Sur la chaine Ukraine 24, c’est le chef du service médical de l’armée qui indique avoir donné l’ordre « de castrer tous les hommes russes parce qu’ils sont des sous-hommes pires que des cafards ». Enfin, l’Ukraine recourt massivement à la technologie de reconnaissance faciale de la société Clearview afin d’identifier les morts russes et de diffuser leurs photos sur les réseaux sociaux russes en les tournant en ridicule…

Un acteur à oscariser

On pourrait multiplier les exemples, tant sont nombreuses les citations et les vidéos d’atrocités commises par les troupes du défenseur de la démocratie et des droits humains qui préside aux destinées de l’Ukraine. Mais ce serait fastidieux et contre-productif auprès d’une opinion publique convaincue que ces comportements barbares sont uniquement dus aux Russes.

C’est pourquoi aucune ONG ne s’en alarme, le Conseil de l’Europe reste coi, le Tribunal pénal international n’enquête pas, les organisations de défense de la liberté de la presse restent muettes. Ils n’ont pas bien écouté ce que le gentil Volodymyr leur avait déclaré lors d’une visite à Butcha début avril : « Si nous ne trouvons pas une porte de sortie civilisée, vous connaissez nos gens, ils trouveront une issue non-civilisée ».

Le problème de l’Ukraine est que son président, bon gré ou mal gré, a cédé son pouvoir aux extrémistes sur le plan intérieur et aux militaires de l’Otan sur le plan extérieur pour s’adonner au plaisir d’être adulé par les foules du monde entier. N’est-ce pas lui qui déclarait à un journaliste français, le 5 mars dernier, dix jours après l’invasion russe : « Aujourd’hui, ma vie est belle. Je crois que je suis désiré. Je sens que c’est le sens le plus important de ma vie : être désiré. Sentir que vous n’êtes pas banalement en train de respirer, marcher et manger quelque chose. Vous vivez ! ».

On vous l’a dit : Zelenski est un grand acteur. Comme son prédécesseur qui avait incarné le Dr. Jekill & Mr. Hide en 1932, il mérite de gagner l’Oscar du meilleur rôle masculin de la décennie. Mais quand il devra s’atteler à la tâche de reconstruire son pays dévasté par une guerre qu’il aurait pu éviter en 2019, le retour à la réalité risque d’être difficile.

par Guy Mettan, le 22 juin 2022
Député au Grand Conseil du canton de Genève (Démocrate-chrétien), ancien rédacteur-en-chef de la Tribune de Genève et fondateur du Club suisse de la presse.

Tiré du site La Tribune Diplomatique Internationale

Références :

- « The Comedian-Turned-President is Seriously in Over His Head », Olga Rudenko, New York Times, February 21, 2022 (Opinion Guest from Kyyiv Post).
- « How Zelensky made Peace With Neo-Nazis », and « Zelensky’s Hardline Internal Purge », Alex Rubinstein and Max Blumenthal, Consortium News, March 4 and April 20, 2022.
- « Olga Baysha Interview about Ukraine’s President », Natylie Baldwin, The Grayzone, April 28, 2022.
- « President of Ukraine Zelensky has visited disengaging area in Zolote today », @Liveupmap, 26 October 2019 (Watch on Twitter).
- « Qu’est-ce que le régiment Azov ? », Adrien Nonjon, The Conversation, 24 mai 2022.
- « Public Designation of Oligarch and Former Ukrainian Public Official Ihor Kolomoyskyy Due to Involvement in Significant Corruption », Press statement, Anthony J. Blinken, US Department of State, March 5, 2021.
- « Petro Poroshenko notified of suspicion of treason and aiding terrorism », Security Service of Ukraine, 20 December 2021.
- « Un maire ukrainien prorusse enlevé et abattu », Michel Pralong, Le Matin, 3 mars 2022

https://lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=5096

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LE GOUVERNEMENT DU NICARAGUA ENVOIE UN BATEAU DE NOURRITURE A LA POPULATION DE CUBA

Par Le 20/08/2022

19 Août 2022

Le gouvernement nicaraguayen envoie un bateau avec de la nourriture à la population de Cuba
AUG
18
2022

Source : 19Digital

Date : 18 août 2022

 
Aujourd'hui, jeudi 18 août, le bateau portant le nom de notre général des hommes et femmes libres, Augusto C. Sandino, est parti pour la sœur Cuba.

Depuis Puerto Arlen Siu, à El Rama, le bateau transporte, avec l'amour du peuple nicaraguayen, des aliments de solidarité pour les familles cubaines.

Il arrivera à Puerto Mariel, Cuba, si Dieu le veut, le 22 août prochain au matin.

Toujours frères et sœurs, toujours unis, toujours pleins de Martí, de Fidel, de Raúl, de Miguel, de nos généraux Sandino et Zeledón, et de tous les héros de notre grande patrie. 

Managua, 18 août 2022

 

source : https://misiones.cubaminrex.cu/es/articulo/gobierno-de-nicaragua-envia-un-barco-con-alimentos-nicaraguenses-al-pueblo-de-cuba

Tag(s) : #Nicaragua#Cuba

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UKRAINE : LA MEGA "CARTE ANSARALLAH"!!!

Par Le 15/08/2022

Comment la Résistance yéménite pourrait aider Poutine à gagner la guerre

Monday, 15 August 2022 1:45 PM  [ Last Update: Monday, 15 August 2022 1:45 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Missiles Fater-1 de la Résistance yéménite. (Photo d'archives)

Pourquoi les Etats Unis, pays à l'économie exangue seraient-ils prêts à payer les salaires des combattants d'Ansarallah? le site yéménite Al Khabar al Yemeni affirme dans son édition de ce 14 août que les Américains auraient fait savoir par Oman interposé qu'ils seraient prêts à mettre en personne la main à la poche si Ansarallah accepte de proroger la trêve. Une des réponse possible, la plus simple dirait on, c'est que les Etats Unis largement occupés à piller le pétrole et le gaz yéménite à Chamwa tout pres de Maarib et al Mahra à l'est du Yémen ainsi qu'à Hadramout, province géante limitrophe à l'Arabie saoudite ne veulent en ces temps de crise de l'énergie avoir à faire face aux missiles et drones de la Résistance yéménite pas plus qu'ils ne veulent voir encore Aramco et Jebel Ali des Emirats passer sous les flots balistiques. Or cette réponse qui occupe la une des analyses consacrées au Yémen parait bancale si on se réfère à cette information très fraîche comme quoi les Saoudiens et leurs mercenaires auraient tenté d'attaquer al Hudaydah.  Selon des sources yéménites,  Ansarallah, a repoussé une attaque des mercenaires affiliés à la coalition saoudienne contre leurs positions dans le nord de la région de Hays, située dans la province de Hudaydah : 

Les mercenaires affiliés à la coalition saoudienne avaient l'intention d'attaquer les positions de l'armée et d’Ansarallah, mais les forces yéménites les ont forcés à fuir et à battre en retraite. L'opération ratée des spires pro-Riyad a eu lieu alors qu'un prétendu cessez-le-feu est désormais en place dans ce pays. Des sources d'information ont rapporté le samedi matin 13 août que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a violé le cessez-le-feu au Yémen 126 fois au cours des dernières heures. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a violé le cessez-le-feu négocié par l'ONU en effectuant des vols de reconnaissance au-dessus des provinces de Maarib, Taëz, al-Jawf, Saada, Hudaydah, Dhaleh, Hajjah, a rapporté la chaîne d’information yéménite Al Masirah. « La trêve historique au Yémen, qui est en vigueur depuis avril, a été renouvelée pour deux mois supplémentaires jusqu'au 2 octobre », a annoncé mardi l'envoyé spécial de l'ONU pour le pays, Hans Grundberg.

Importante rencontre Bogdanov-Ansarallah

Le symbole d’une volonté russe de projection de puissance en océan Indien et en Afrique

En effet cette attaque cible l'un des ports les plus stratégiques du Yémen, pays de mille et un îles et ports et elle la cible  à un moment très particulier à savoir à l'heure de rapprochement Russie/Ansarallah. Il y a quelques jours une haute délégation d'Ansarallah a été reçue à Moscou par le numéro deux de la diplomatie russe suite à quoi le PM du gouvernement de Sanaa s'est mis à parler des "objectifs communs" Russie/Ansarallah axé autour d'un fervent anti américanisme. A ceci s'ajoute évidemment la guerre en Ukraine  où Ansarallah s'est rangée aux côtés de la Russie et même plus rapidement que n'importe quel allié de Moscou. Mais de l'Ukraine il y a aussi une autre leçon que la Russie tire et qui la pousse à voir sous un autre angle ses liens avec Ansarallah jusqu'ici assez froids dans la mesure où Moscou est un partenaire pétrolier de Riyad et d'Abou Dhabi et que parmi les Yéménites ce son,t plutôt sur les Sudistes yéménbites que la Russie a capitalisé. Quelle est cette leçon? être une puissance continentale comme la Chine a grandement fait du tort à la Russie ce qui a poussé Poutine a signer le 31 juillet une nouvelle stratégie maritime consistant à multiplier des bases ou des partenaires insulaires à travers le monde y compris et surtout en mer Rouge rien que pour sa proximité avec l'océan indien et la possibilité qu'elle offre à ce que la Russie trouve un front naval lointain contre l’Amérique. 

 En effet, la présence russe le long d’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde lui permet de s’afficher comme une marine mondiale, du même niveau que les autres puissances maritimes qui ont déjà des accès dans la région. D'aucuns diraient que Poutine possède une base au Port Soudan. Une fois active, cette base russe à Port Soudan servira au soutien des unités militaires russes déployées en océan Indien, sans exclure non plus un soutien aux services de sécurité privés russes qui pourraient voir un nouveau champ d’action en mer Rouge, notamment pour combattre la piraterie toujours présente dans la région. Cette présence russe permettra aussi de défendre les intérêts pétroliers de Moscou dans la région et d’observer de plus près le conflit au Yémen. Moscou pourrait ainsi tenter de s’imposer, à terme, comme médiateur de ce conflit et développer sa présence dans ce pays, véritable fenêtre d’observation sur le détroit de Bab el-Mandeb et le golfe d’Aden.

Premier contact géostratégique Russie-Ansarallah ?

Une telle base pourrait aussi permettre à la marine russe d’escorter les pétroliers iraniens autour de la Péninsule arabique, comme elle le fait depuis octobre dernier en Méditerranée, renforçant d’autant plus le rôle régional de Moscou. Enfin, en complément des infrastructures portuaires, la presse russe a évoqué l’installation de capacités de renseignement, potentiellement de systèmes de brouillage et de guerre électronique, sans compter les moyens de défense anti-aérienne déjà évoqués, laissant ainsi présager l’éventuelle création d’une bulle de déni d’accès russe en mer Rouge, ce qui serait problématique pour les fréquents transits de bâtiments militaires occidentaux dans cette région.

Cette implantation russe au Soudan constitue en outre une porte d’entrée de son influence en Afrique, Port Soudan pouvant servir de vitrine pour les actions de coopération militaire russo-africaines. Ainsi, et à condition que la Russie propose son aide au Soudan pour la création de moyens de défense côtiers, il n’est pas exclu que ce modèle fasse des émules dans la région. Les chantiers navals russes sont aptes à proposer des patrouilleurs et vedettes rapides aux clients régionaux pour des prix moins élevés que ses concurrents occidentaux, pouvant ainsi capter, sur les rivages est-africains, une clientèle bien réelle.

Emissaire de Poutine chez Ansarallah!

Emissaire de Poutine chez Ansarallah!

Cette nouvelle implantation navale est surtout un signe supplémentaire de l’intérêt renouvelé de la Russie pour l’Afrique. Moscou a en effet multiplié ses investissements en Afrique de l’Est (Mozambique, Zimbabwe et Soudan, notamment via les groupes Rosneft et Rosatom) et a organisé son premier sommet consacré à l’Afrique en octobre 2020. La Russie représente également près de la moitié du total des exportations d’armes vers l’Afrique, notamment vers l’Egypte et le Soudan. L’accélération de l’intervention russe en Centrafrique depuis l’automne 2020, témoigne également des projets russes dans la région. De fait, la Russie voit dans l’Afrique un partenaire clé dans sa vision d’un ordre mondial multipolaire, moins occidental, axé sur les puissances régionales émergentes et pour lequel elle peut « concurrencer une influence chinoise grandissante ». La création de cette base russe au Soudan, plus de 5 ans après celle de Tartous en Méditerranée, constitue donc une nouvelle étape dans les projets russes, préalable à une future présence de la marine russe dans d’autres zones plus proches du golfe Persique ou du canal du Mozambique, deux points de passage stratégiques pour le trafic maritime mondial.

Guerre anti-US: Ansarallah s'impatiente!

Guerre anti-US: Ansarallah s'impatiente!

Parade militaire sur parade militaire, Ansarallah met en garde les pilleurs du gaz et du pétrole yéménite

Si la construction d’une base russe à Port Soudan s’envisage sur le temps long, il est toutefois probable que la marine russe profite du dynamisme du rapprochement politique entre Moscou et Khartoum pour augmenter la fréquence de ses déploiements en océan Indien, tant le long des côtes africaines qu’au plus proche du golfe Persique, comme le montre d’ailleurs le dernier exercice sino-russo-iranien en mer d’Oman. La présence régulière, voire permanente à terme, de la marine russe en océan Indien compliquera un peu plus les plans des marines occidentales, déjà gênées par une présence chinoise persistante. Or il y a un "mais" à tout ce qui précède sur l'utilité d'une base russe au Port Soudan. Lequel? le Sudan est déjà tombé de l'Occident qui s'en prennent régulièrement à la junte putschistes et la font chanter comme ils l'entendent. La Russie peut-ellle faire confiance à Khartoum dans une telle condition? Non ....Mais elle le peut face à Ansarallah

http://french.presstv.ir/Detail/2022/08/15/687400/Yemen-attaque-saoudienne-repoussee

Dans UKRAINE

LA GRANDE - BRETAGNE COLLABORE-T-ELLE REELLEMENT AVEC L 'UKRAINE POUR DETRUIRE LE PONT DE CRIMEE ?

Par Le 15/08/2022

lundi 15 août 2022

La Grande-Bretagne collabore-t-elle réellement avec l'Ukraine pour détruire le pont de Crimée ?

 

Des bruits sont lancés depuis Kiev, selon lesquels la Grande-Bretagne consulterait Kiev en vue de la destruction du pont de Crimée. Ce pont est certes particulièrement symbolique de la défaite et du Maîdan en Ukraine, et des technologies politiques de "révolutions sur mesure" globalistes, puisqu'il marque la perte définitive du territoire. Mais les Britanniques ont-ils conscience que de ce fait, ils deviennent partie au conflit ?

Cela fait un mois que l'Ukraine, par différentes voix, lance le discours d'une attaque du pont de Crimée. Notamment, Arestovitch, le pantin conseiller de l'Office présidentiel ukrainien, déclarait que le pont serait attaqué, dès que la possibilité technique se présenterait. L'armée ukrainienne militairement recule malgré les armes des pays de l'OTAN et satellites américains, elle n'a pu faire reculer la Russie que lors des négociations / chantages. L'attaque du pont de Crimée, qui n'est pas un ouvrage militaire, mais civil, entrerait parfaitement dans la logique du combat mené par les Atlantistes. Il leur reste comme une (grosse) arrête en travers de la gorge. Le lancement du Maidan a lancé le départ du processus de décomposition de l'Ukraine (Crimée, Donbass etc.) et a signé la fin de son étaticité (tutelle directe atlantiste). Faute de pouvoir reprendre la Crimée, il serait symbolique de détruire le pont.

Le ministère ukrainien de la Défense en parlait à la mi-juillet. Vadim Skibitsky, représentant du renseignement militaire ukrainien, envisageait sérieusement la possibilité d'utiliser les fameux HIMARS américains pour cibler le pont de Crimée. La déclaration n'a pas été prise au sérieux en Russie, en raison du niveau particulièrement élevé de sécurisation du site. Mais les risques existent toujours.

Après qu'un participant à un show politique sur Rossiya 1, Igor Korotchenko, ait déclaré que des discussions ont eu lieu entre l'Ukraine et la Grande-Bretagne sur ce sujet lors du sommet de l'OTAN en juillet, le député ukrainien Alexeï Goncharenko a publié une photo sur son Telegram déclarant que des discussions sont en cours depuis le mois de juin avec la Grande-Bretagne.

 

Plus concrètement :

"Dans le même temps, Wallace a informé que Londres transférerait des M270 MLRS de fabrication américaine à l'Ukraine avec des missiles capables d'atteindre des cibles à une distance allant jusqu'à 80 km, et fournirait un nombre supplémentaire de MLRS, ainsi que des missiles guidés M31A1."

Si réellement cette attaque se produisait, la Grande-Bretagne deviendrait partie active au conflit et à un conflit qui serait largement renforcé, puisqu'il aurait touché le territoire russe de manière symbolique, ce qui obligerait la Russie à monter d'un cran. Les Britanniques, confirment-ils les déclarations des Ukrainiens ? Il serait intéressant de le savoir ...

 

 

 

Publié par à 12:27 

https://russiepolitics.blogspot.com/2022/08/la-grande-bretagne-collabore-t-elle.html?fbclid=IwAR0fj_FqsaB7uHMVOFbNweLzLVVKUGOBfOhvXGvJuVaC_hrKh4gU7EM6olE

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Dans UKRAINE

GUERRE EN UKRAINE : GAGNANTS E T PERDANTS SONT CONNUS

Par Le 05/08/2022

Guerre en Ukraine : gagnants et perdants sont connus

 

05 Août 2022

   

L’invasion de l’Ukraine dure depuis plus de cinq mois maintenant, et les hostilités pourraient se poursuivre pendant un certain temps. Sur le plan militaire, l’issue est encore incertaine, mais ce qui est déjà clair, c’est qui sont les grands gagnants et les grands perdants de ce conflit. Compte-rendu.

 

Les gagnants

Pour les fabricants d’armes, cette guerre est une aubaine. À la demande de l’OTAN, les pays européens vont augmenter leurs efforts d’armement de plusieurs centaines de milliards au cours des prochaines années. En Europe centrale, nous pouvons nous attendre à une nouvelle course aux armements, il suffit de penser à la menace d’armes nucléaires au Bélarus.

Dans la région arctique, la même chose risque de se produire avec l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Alliance atlantique. La pression en faveur d’une prétendue « OTAN mondiale » fait également peser le risque d’une nouvelle course dangereuse aux armements en Asie. Cette militarisation et les nouvelles menaces de guerre font que les entreprises de défense américaines voient leurs actions monter en flèche.

Idem pour les grandes entreprises de combustibles fossiles. La hausse spectaculaire des prix du gaz et du pétrole a augmenté leurs bénéfices de 350 %.

Le troisième grand gagnant est l’OTAN. Après la chute de l’Union soviétique, l’alliance n’avait plus aucune raison d’exister et sous Trump, elle a été déclarée en état de mort cérébrale. Aujourd’hui, l’alliance militaire est bien vivante.

En Europe, deux membres supplémentaires sont ajoutés et les troupes de combat opérationnelles passent de 40.000 à 300.000 hommes. En Asie, ainsi que sur d’autres continents, l’expansion est en préparation, soit par le biais de nouveaux partenariats (1), soit par l’augmentation de la présence militaire. (2)

Au cours du dernier quart de siècle, l’OTAN a mené des guerres contre la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie (3), faisant près d’un million de morts. Avec une alliance dynamisée et élargie, nous pouvons nous attendre à de nombreuses autres aventures militaires.

Le quatrième grand vainqueur ce sont les États-Unis. Il y a vingt-cinq ans, Zbigniew Brzezinski, conseiller principal de plusieurs présidents américains, écrivait que pour les États-Unis, le contrôle du continent eurasien était essentiel pour maintenir leur hégémonie. Une coopération étroite entre l’Europe, la Russie et la Chine devait être évitée à tout prix.

Selon lui, « les trois grands impératifs géostratégiques se résumeraient ainsi : éviter les collusions entre vassaux et les maintenir dans l’état de dépendance que justifie leur sécurité; cultiver la docilité des sujets protégés ; empêcher les barbares de former des alliances offensives ». (4)

Au cours de la dernière décennie, les relations économiques entre l’Europe, la Chine et la Russie se sont renforcées. La guerre renverse cette tendance. La dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe s’accélère, principalement au profit du gaz en provenance des États-Unis. Les sanctions coupent presque tous les autres liens économiques entre la Russie et l’Europe.

Mais cette guerre est aussi dirigée contre la Chine. Mike Pompeo, ancien directeur de la CIA et secrétaire d’État sous Trump, le dit sans ambages :« Nous devons empêcher la formation d’un colosse paneurasien incorporant la Russie, mais dirigé par la Chine. Pour ce faire, nous devons renforcer l’OTAN, et nous voyons que rien ne s’oppose à ce que la Finlande et la Suède rejoignent cette organisation ».

Le récent discours de Liz Truss, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, doit également être considéré dans ce contexte. Elle appelle à une « OTAN économique ». Un tel bloc économique couperait largement la Chine et la Russie des économies occidentales. Elle rendrait impossible l’intégration du continent eurasien et permettrait aux États-Unis de continuer à exercer leur hégémonie.

 

Les perdants

Avant tout, toute la population ukrainienne a été durement touchée par cette invasion : des milliers de civils morts et blessés, des dizaines de milliers de soldats morts et blessés, ainsi que des millions d’habitants déplacés. Une grande partie des infrastructures du pays ont été détruites, la récolte a été réduite de plus de moitié et le pays se dirige vers une faillite complète.

Sous la loi martiale, les droits démocratiques ont été lourdement dégradés. Onze partis politiques ont été suspendus et, selon l’ONU, les journalistes ont été « la cible d’attaques, de tortures, d’enlèvements, d’agressions et de meurtres ». Les travailleurs souffrent : les contrats zéro heure sont légalisés et 70 % de la main-d’œuvre est privée de la protection du lieu de travail.

La population russe elle aussi en a pris un coup. Des dizaines de milliers de soldats russes ont perdu la vie et beaucoup d’autres ont été blessés. La population russe souffre des sanctions occidentales et d’une répression accrue dans son pays.

Cette guerre a déjà coûté des dizaines de milliers de vies en Ukraine, mais elle pourrait également détruire des millions de vies loin du champ de bataille. La guerre est particulièrement préjudiciable au système alimentaire mondial, déjà affaibli par le covid-19, le changement climatique et les prix élevés de l’énergie.

Heureusement, un accord a été conclu pour relancer les exportations de céréales à partir des ports ukrainiens. Cela n’empêche pas les prix des denrées alimentaires d’augmenter fortement (5) dans l’intervalle et de devenir ainsi inabordables pour un nombre croissant de personnes. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), un total de 50 millions de personnes dans 45 pays sont au bord de la famine et, selon les Nations unies, le conflit pourrait gravement sous-alimenter 13 millions de personnes supplémentaires cette année.

Un autre grand perdant c’est l’Europe et sa population. Selon Willy Claes, ancien secrétaire général de l’OTAN, il s’agit essentiellement d’une guerre entre les États-Unis et la Russie, où l’Europe est mise hors-jeu. (6) Bien que la guerre se déroule sur le continent européen, ce n’est pas l’Union européenne mais l’OTAN, contrôlée par les États-Unis, qui donne le ton. Les Européens se contentent de regarder.

Mais c’est encore plus grave : avec les sanctions contre la Russie, l’Europe se tire tout simplement une balle dans le pied. Il existe une menace de pénurie de gaz importante avant l’hiver. Cela ne causera pas seulement beaucoup de misère, mais augmentera également les risques d’une récession économique.

La pénurie n’est pas le seul problème. Le prix du gaz a presque décuplé par rapport à l’année dernière. Outre la montée en flèche de l’inflation, cette situation appauvrit également de larges pans de la population. Et pendant ce temps, la Russie voit son trésor public se remplir et son rouble se renforcer grâce aux prix phénoménaux du gaz.

A cause de cette guerre, l’Europe a perdu beaucoup de son prestige auprès de nombreux pays non occidentaux. Ces pays ne peuvent pas comprendre comment l’Union peut renoncer presque complètement à sa souveraineté étrangère et danser sur les refrains et les menées guerrières des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

Un autre grand perdant est la stabilité du monde. Après la chute de l’Union soviétique, nous avons eu temporairement un monde unipolaire, complètement dominé par les États-Unis. Avec l’essor de la Chine et d’autres pays émergents, nous semblions nous diriger vers un monde multipolaire.

Il s’agissait d’une évolution positive, mais sous l’impulsion de cette guerre et des menées guerrières qui l’entourent, il semble maintenant que nous nous dirigions vers une division du monde en deux camps : un bloc dominé par l’Occident contre le reste du monde (7). Il est très douteux que cela réussisse, car seul un quart des pays du monde se sont montrés disposés à soutenir les sanctions contre la Russie (8). Mais dans tous les cas, il s’agit d’une évolution négative.

Une autre victime de ce conflit armé, c’est la planète. Dans les conflits armés, les dégâts écologiques sont toujours énormes. Ce n’est pas différent avec cette guerre. Les lourds bombardements auront un impact considérable sur l’environnement urbain et rural. En conséquence, l’Ukraine et la région environnante risquent d’avoir à supporter un héritage toxique pendant plusieurs générations. C’est ce que révèle une étude préliminaire réalisée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et des organisations partenaires.

Mais cette guerre met également en péril la lutte urgente contre le réchauffement climatique. Nous aurions pu utiliser ce conflit pour accélérer la grande transition énergétique. Ce n’est pas le cas, au contraire. De nouvelles centrales au gaz sont construites et des centrales au charbon sont même redémarrées (9). Malheureusement, au lieu de réduire les émissions de CO2, nous atteignons un nouveau record d’émissions de carbone.

La première victime de la guerre est la vérité. Jamais cela n’a été plus visible que dans ce conflit. Les grands médias ont interprété presque à l’unisson le point de vue de l’OTAN. On n’entend pratiquement pas de voix dissidentes dans le mouvement pacifiste ou le monde universitaire. Comme d’habitude, les exceptions confirment la règle.

Les nombreux rebondissements qu’ont connus les médias grand public ces derniers mois ont parfois été douloureux. Avant la guerre, l’Ukraine était décrite comme « le pays le plus corrompu » d’Europe. Aujourd’hui, le pays est le parangon des idéaux libéraux. Avant le conflit, on évoquait un problème avec les néo-nazis. Par la suite, ces groupes ont été dépeints comme des héros. Et ainsi de suite.

En temps de paix, les médias grand public sont parfois des gâte-sauces. En temps de guerre, ils font tout cramer. Cela montre une fois de plus pourquoi les médias alternatifs sont si importants. 

 

Un front large est requis

Plus la guerre se prolonge, plus les pertes sont importantes pour les Ukrainiens, les Russes, les populations affamées du Sud et les travailleurs de chez nous. Plus c’est dommageable pour la planète, la paix mondiale et un journalisme fiable.

Un large front entre le mouvement pour la paix, le mouvement pour le tiers-monde, le mouvement syndical et le mouvement environnemental est nécessaire de toute urgence pour arrêter cette folie guerrière.

 

Source orignale: De Wereld Morgen

Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action.

Photo: Max Pixel – CC

 

Notes:

1) C’est surtout le cas en Asie avec le « Quad » (partenariat entre l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis), l’AUKUS (pacte de sécurité entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis) et le « Five Eyes » (FVEY), (alliance des services de renseignement entre la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis).

2) Par exemple, il est question d’une nouvelle base militaire américaine en Zambie. En dehors des frontières européennes, l’OTAN a pour partenaires les pays suivants : Colombie, Australie, Irak, Japon, Corée du Sud, Nouvelle-Zélande, Mongolie et Pakistan.

3) En Syrie, l’OTAN a fourni un soutien logistique aux combattants musulmans extrémistes pour chasser le président Assad du pouvoir. Aujourd’hui, l’OTAN soutient la Turquie, qui occupe une partie de ce pays.

4) Brzezinski Z., Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde, Paris1997, p. 68.

5) Par rapport à l’année précédente, le prix des céréales a augmenté de 27,6 %. Le prix moyen des denrées alimentaires a augmenté de 23,1 %. Source FAO (ONU).

6) Willy Claes dans l’émission De Afspraak (télévision Flamande) du 24 mai dernier: “Pour parler un peu brutalement, il s’agit d’une confrontation entre la Russie et l’Amérique. Avec tout le respect et la sympathie dus aux Ukrainiens, et, entre parenthèses, pour l’Europe qui ne joue pas le jeu, hein …

7) Le G7 tente de développer un pendant à la Nouvelle route de la soie. Alors que Poutine parcourt l’Afrique, Macron se précipite également sur le continent pour sécuriser ou étendre la sphère d’influence occidentale. En Amérique latine, Biden tente de contrer l’influence de la Chine avec son initiative Build Back Better World (B3W). Et ainsi de suite.

8) Selon l’Economist Intelligence Unit, deux tiers de la population mondiale vivent dans des pays neutres ou favorables à la Russie, en lien avec la guerre en Ukraine.

9) L’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas remettent en service des centrales électriques au charbon mises hors service ou réduisent les restrictions de production.

https://www.investigaction.net/fr/guerre-en-ukraine-gagnants-et-perdants-sont-connus/

Dans UKRAINE

UKRAINE : LA DIVERSION TAÏWANAISE !

Par Le 04/08/2022

Défaite en Ukraine, l'Amérique largue l'Europe sous prétexte de Taïwan?

Thursday, 04 August 2022 4:18 PM  [ Last Update: Thursday, 04 August 2022 4:18 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Militaires chinois. (Archives)

L'Union européenne craint que tout conflit entre la Chine et Taïwan ne détourne l'attention de Washington de Kiev : il s’agit du pire scénario pour les membres européens de l’OTAN, rapporte Politico, citant un diplomate européen.

Actuellement, la confrontation verbale entre Washington et Pékin au sujet de la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, n'est pas une affaire de l'OTAN, mais elle peut facilement dégénérer.

Plusieurs sources au sein de l'UE se sont exprimées auprès du média politique sur la manière dont celle-ci perçoit les tensions au sujet de Taïwan. Jusqu'à présent, la plupart des États membres de l'UE étaient prudents quant à leurs déclarations publiques concernant Taïwan et la concurrence des États-Unis avec la Chine, le plus grand partenaire commercial de l'UE.

Cela contraste avec la rhétorique de la Grande-Bretagne, où les deux candidats à la direction des conservateurs cherchent à prendre la barre après le Premier ministre démissionnaire, Boris Johnson, qui a juré d’être « dur » avec Pékin.

Rishi Sunak, ancien ministre britannique des Finances, et Liz Truss, ministre des Affaires étrangères, se sont tous deux engagés à maintenir cette politique étrangère belliqueuse alors qu'ils se battent chacun pour les votes du parti.

Bloquer le détroit de Taïwan pendant la visite de Pelosi, comme l'Iran qui bloquerait au moindre agissement US le détroit d'Hormuz ?

Certains responsables de l'Union européenne ont mis en garde contre l'utilisation par la Chine de sa force militaire pour s'emparer de Taïwan. Jorge Toledo, nouvel ambassadeur de Bruxelles à Pékin, a averti en juillet que si la Chine envahissait l'île, l'UE ainsi que les États-Unis et leurs alliés prendraient des mesures similaires voire pires que celles en vigueur contre la Russie, en raison de son opération militaire en Ukraine.

Taïwan, ce territoire autonome était le dernier bastion des nationalistes chinois pendant la guerre civile des années 1940 contre les communistes. Les États-Unis ont reconnu le gouvernement de Taipei comme le représentant du peuple chinois pendant des décennies. Mais en 1979, Washington a officiellement adopté « la politique d'une seule Chine » à l’égard de Taïwan bien qu'il n'ait jamais rompu les liens commerciaux avec l’île ni le soutien militaire qu’il lui apporte.

L’escalade des tensions survient en pleine tournée asiatique de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, qui a mis fin aux spéculations sur sa visite à Taïwan où elle est arrivée le mardi 2 août et s’est entretenue avec des hautes autorités de l’île dont la présidente taïwanaise.

La Chine évitera-t-elle l'erreur russe ?

La visite a provoqué l’ire de Pékin : « Ceux qui jouent avec le feu ne feront que se brûler », a dit Xi Jinping, président chinois à son homologue américain, Joe Biden. Quoi qu’il en soit, le danger semble être plus grand que la Chine interfère dans la crise ukrainienne au profit de la Russie.

Selon le communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères, la réponse à la visite de Nancy Pelosi à Taïwan pourrait prendre la forme de « mesures nécessaires à la protection de la souveraineté et l’intégrité nationales de la Chine ». Le même communiqué ajoute que les États-Unis et Taipei seront responsables des conséquences de telles mesures.

Difficile d’y voir clair : la Chine a annoncé une série d’exercices militaires autour de Taïwan s’étalant du 4 au 7 août 2022. Si les manœuvres militaires chinoises ne se transforment pas en une opération spéciale le 4 août 2022, la réaction de la Chine pourrait se manifester en Ukraine, c’est-à-dire là où ça peut faire mal aux USA. Cela implique une plus grande coopération militaire de la Chine avec la Russie et pourrait aboutir à la création d’une alliance formelle.

Ce qu’on retient des démarches de Washington c’est qu’il est prêt à mener une guerre avec la Chine ; soit les Etats-Unis dispose d’armes secrètes capables de changer la donne en cas de confrontation globale, soit c’est l’État profond qui est devenu suicidaire.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/08/04/686770/Taiwan-l%E2%80%99UE-craint-une-montee-des-tensions

Dans UKRAINE

UKRAINE/TAÏWAN : LE COUP SIGNE IRAN !

Par Le 02/08/2022

Comment l'axe de la Résistance pourchasse les Américains sur les fronts de guerre anti Chine, anti Russie?

Tuesday, 02 August 2022 10:06 AM  [ Last Update: Tuesday, 02 August 2022 11:37 AM ]

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Les missiles hypersoniques chinois tirés contre le détroit de Taïwan (capture)

Sur fond d’une très probable infox comme quoi l’Amérique de Biden dont la force aérienne vivotant désormais très péniblement dans le ciel du Moyen-Orient neutralisée par une Armée de l’air intégrée composée de milliers de drones et de missiles made in Résistance, aurait assassiné à coup de drone quelque part à Kaboul le numéro deux d’al-Qaïda, agent notoire de la CIA sur le dos de qui le sénile chef du bureau ovale compte refaire une santé dans les sondages alors même que plus de 70 pc des Américains lui reprochent son triple échec à créer au Moyen-Orient une OTAN israélienne anti Iran, à faire gagner en Europe et plus précisément en Ukraine son OTAN anti russe et à aller au bout de sa menace à enflammer à Taïwan son OTAN asiatique contre la Chine, des agences d’information anti système font état d’une curieuse regain d’action côté contre Alliance OTAN qui compte dans ses rangs Iran, Russie et évidemment la Chine.

 

Vidéo: les avions de chasse US escortant Nancy Pélosi 

Quelque 72 heures après l’entretien Raïssi-Xi axé sur Taïwan et marqué par le soutien ferme de l’Iranien à la Chine Unie et alors même que la salve de 50 missiles hypersoniques PHL-480 tirés contre le détroit de Taïwan a fait marquer un premier recul coté l’US Air Force et l’US Navy avec en toile de fond un Pélosi renonçant à son voyage et un département d’Etat appelant Pékin à la désescalade, l’ambassadeur de Chine à Téhéran, Chang Hwa a lancé un tweet éclair comme quoi « l’armée populaire ne permettra à aucun prix l’indépendance de Taïwan ». Du coup ceux et celles des analystes, qui déjà surpris par le choix de Pékin de faire parler au seuil d’une confrontation militaire majeure contre l’Amérique son ambassadeur en poste à Téhéran, s’interrogeaient déjà sur les dessous du dialogue Xi-Raïssi, dialogue où ce denier avait apporté son soutien ferme à la Chine Unie et où les deux parties se sont trouvées intriguées côté actualité Ukraine/Russie par cette autre information selon laquelle quelques « 40 cargos iraniens » se sont rendus ces dernières semaines en Russie avec un pic situé entre 24 mai et 31 juillet où quelques 18 vols ont atterri chez Poutine.

La Russie a-t-elle commencé l'usage des drones iraniens?

 Avia.pro, site Web proche de la Défense russe affirme que la nature des marchandises « iraniennes » exportées reste inconnue n’empêche qu’on ne pourrait ne pas penser et tout de suite, à  la révélation-choc du conseiller pour la sécurité de Biden, le gourou Sullivan et à ces « centaines d’UAV iraniens » que la Russie « se serait fait livrer » ou « compte se faire livrer » au nombre desquels figurent des prototypes que Daily Beast de ce mardi vient d’énumérer tout en spéculant sur l’éventuel usage qu’en ferait l’armée russe.

 

Vidéo: l'armée russe en route pour la Crimée

« Une étude des capacités militaires de l’Iran, effectuée en 2019 par l’Agence du renseignement de la défense des États-Unis (DIA) montre que les drones iraniens font partie des plus rapides au monde. Capables d’effectuer des missions de reconnaissance, de supervision et de combat, ils frappent les cibles soit en tirant des bombes soit en se jetant dessus avant de s’exploser. (…) Le rapport de Sullivan énumère également les types de drones que l’Iran pourrait fournir aux Russes, les Américains prétendant que l’Iran a déjà présenté au mois de juin, ses drones Shahed-191 et Shahed-129 à une délégation russe. A noter que ces deux derniers sont des drones kamikazes capables de mener des missions de renseignements, de supervision et de combat. (…) Pire encore, il se peut que Téhéran décide de ne pas envoyer ses nouveaux systèmes et d’exporter en revanche, davantage de drones kamikazes. Des drones qui, comme les Américains le disent, sont capables de transporter des armes - comme ceux dont disposent les Houthis au Yémen, et qui ont été utilisés pour viser des cibles militaires au Yémen, et attaquer les installations pétrolières saoudiennes. »

La Crimée ciblée; HIMARS pulvérisé

Mais si ces types de drones iraniens et leur utilisation présumée sur quoi la presse occidentale a produit ad nauseam toute une littérature, depuis le fameux point de presse de Sullivan n’était pas le tout du « Game changing » et que l’Américain en jetant cette pavée dronesque dans la mare ukrainienne avait surtout tenté de fausser la piste ? Avouons qu’autant de commentaires élogieux écrits autour de l’arsenal de l’ennemi juré de l’Occident impérial, Résistance, arsenal auquel les officines médiatiques US/OTAN attribuent les qualité d’"un ex deus machina", a quelque chose de suspect qui va au-delà d’un simple aveu d’impuissant genre celui de l’ex-chef du CentCom McKenzie. C’est d’autant plus suspect que les Russes font partie des meilleurs fabricants de drones et que des Orlan-10 n’ont rien à envier aux Shahed-129. Alors à quoi joue l’Amérique ? Il semblait que la panique US/OTAN et le mot OTAN est utilisé là dans son sens à la fois asiatique, européenne et moyen-orientale s’explique non pas par tout mais une partie de cet arsenal dronesque auquel Sullivan n’a pas fait allusion.

Du détroit de Taïwan au détroit d’Azov en passant par le détroit d’Hormuz soit ces contrées où le trio Chine-Russie-Iran s’oppose à l’empire agonisant, c’est l’eau, le trafic maritime qui offre la possibilité d’une « Game chaning » si l’une des partie en lice parvient à bloquer l’autre. C’est ainsi que deux porte-avions US se dirigent en ce moment même en direction du détroit de Taïwan que vient d’être ciblé par de redoutables missiles hypersoniques chinois ou que l’Amérique s’acharne à coup de HIMARS sur le pont Antonovsky reliant Kherssoun au sud de l’Ukraine où les Russes viennent d’installer d’ingénieux réflecteurs anti-radar propres à neutraliser les Harpoon… Au fait tout tourne autour d’une bataille navale latente que quiconque gagnera, sortira le vainqueur final.

Ukraine: une Guerre anti-Israël?!

Et qui le gagnera ? La partie possédant le plus grand nombre de porte-avions, de Harpoon et de HIMARS ? Ou celle qui aura davantage de Moskova ou de PHL-480 ? Aucune…Car il s’agit surtout de tenir le plus longtemps le coût en étant à même de porter des coups pertinents. A lire entre les lignes l’article de Daily Beast a la réponse : « … ce qui fait diablement peur dans tout cet arsenal d’UAV iranien ce sont des drones à même d’être lancés depuis les bateaux et navires de surface, ce qui augmente leur rayon d’attaque. Et si ce n’était pas que cela… Certains des modèles sont à même de frapper des cibles marines cinétique aussi grosse que des porte-avions oui des navires de guerre et de le faire avec une terrifiante précision… Le 29 juillet 2021 un navire anglo-israélien du nom de "Mercer Street" en fait inexpérience... Un de ces drones de type Shahed-136 a réussi à en percer le quai juste au dessus de la passerelle du commandement et à pénétrer le cabine du capitaine et à y liquider deux officiers. Imaginons qu’un essaim en soit activé en pleine mer Noire » ou … en mer de Chine … Ce sera du remake du golfe Persique... Aux dernières nouvelles les trois Alliés s'apprêtent à mener des exercices navales conjoints en ce mois d'août aux Caraïbes. Xi l'aurait évoqué au cours de son entretien avec Raïssi. 

 

Vidéo: images inouïes publiées pour la première fois d'une "clip à missiles iraniens" enfouis en sous-sol /twitter 

Mais cette espèce de synergie militaire irano russo-chinoise-pourrait ne pas se réduire aux UAV aéronavals qui savent à l’opposé de tous les UAV du monde opérer dans des conditions extrêmes de la mer avec un succès garanti et d’exporter l’asymétrie de la Résistance jusqu’en mer d’Azov et détroit de Taïwan.  

Le chantier de la construction de la base balistique flottante, "Shahid Soleimani"

L’état major iranien vient d’évoquer le dévoilement imminent d’un navire furtif, Shahid Soleimani, équipé entre autres missiles antinavire de 16 missiles intercepteurs surface air à lancement vertical d’une portée de 120 km, c’est un rempart balistique pour protéger les fameuses vedettes rapides iraniennes dont l’essaimage a été la clés de la mise à la porte des mers de la région de l’US Navy… Cette base balistique flottante conçue dans la pure tradition asymetrique, XI et Poutine ne lui diraient pas non, non plus.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/08/02/686644/La-nouvelle-arme-destructrice-de-Poutine

Dans UKRAINE

UKRAINE : UNE GUERRE ISRAEL/RESISTANCE ?!

Par Le 30/07/2022

Un front par procuration ouvert en pleine Europe qui décidera de l'avenir de la Méditerranée orientale !

Saturday, 30 July 2022 9:42 AM  [ Last Update: Saturday, 30 July 2022 11:07 AM ]

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Ukraine : la bataille drone israélien Harop et drone iranien Ra'ad-85! (Photo: Ra'ad-85) Vidéo: le drone Ra'ad-85

Près de dix jours après la visite du président russe à Téhéran pour un sommet placé sous le signe d’un parti pris net de l’Iran en faveur de la Russie dans la bataille qui est la sienne contre l’axe US-OTAN, parti pris marqué par les propos du Leader iranien où il s’est félicité de ce que Poutine ait pris les devants et passé à l’offensive avant que le camp occidental ne le fasse sous prétexte d’une restitution de la Crimée entre autres, l’un des commandants du CGRI les plus craints de l’entité sioniste, homme par qui risque de venir en pleine Méditerranée orientale d’ici l’échéance du premier septembre fixée par Nasrallah, l’une des batailles dronesque les plus mémorables de toute l’histoire, comme fut en son temps la bataille balistique « Épée de Qods » a parlé de l’Ukraine non pas seulement pour appuyer la stratégie préventive russe mais en établissant un curieux parallèle comme si la guerre anti US, anti OTAN de Moscou n’était pas si étrange à la cause anti sioniste de la Résistance.

Critiquant le discours golfien comme quoi une normalisation avec Israël ramènerait la paix au Moyen-Orient, le commandant en chef de l’aérospatial du CGRI, le général Hajizadeh a dénoncé l’entité israélienne pour « avoir été fabriquée de toute pièce », dans le strict objectif de« vampiriser les États de la région », avant de voir à travers le conflit anti Russie, un remake du schéma moyen-orientale car « entre la révolution « Orange » d’il y a quelques années en Ukraine et la guerre en cours, c’est la pensée et le modus operandi des courants sionistes, qui ont primé, pensée qui dans n’importe quel État où elle s’enracine « conduit systématiquement à la guerre » et ce, pour « le grand bénéfice des puissances».

Ukraine: première opération de drones iraniens?

Ukraine: première opération de drones iraniens?

Un drone inconnu a détruit le centre de contrôle des drones Bayraktar TB2 de fabrication turque en Ukraine.

À quoi rime cette inhabituelle allusion du père des drones iraniens à une guerre qui à mesure que le temps passe, prennent des couleurs anti sionistes, plaçant de facto l’entité dans une inhabituelle situation où son « géniteur russe » tend à l’enterrer? Avouons que l’affaire de l’Agence juive est une menace existentielle que Poutine fait encourir au régime aussi périlleux que l’idée d’un démembrement de la Fédération russe régulièrement évoquée au officines de pensée en Occident. L’axe de la Résistance, cherche-t-il à tirer profit d’un moment historique pour ouvrir un front par procuration en pleine Europe contre Israël ?

Après tout c’est l’aile du CGRI la plus impliquée ces dernières années dans des combats aériens contre « l’axe US-OTAN » couvrant une immense contrée entre le Yémen et l’Irak, en passant par Gaza, Syrie et Liban, qui s’y exprime et il le fait à la veille d’une escalade « gazière majeur » en Méditerranée orientale qui croise le face-à-face énergétique Russie/Occidental, un face-à-face qui pourrait tourner nettement en faveur de Moscou, si les gisements gaziers offshore palestiniens de la Méditerranée cessaient d’être détournée en faveur d’Israël, si l’axe US-OTAN reculait à Karish, bref si la Russie l’Iran et la Chine se mettaient à explorer les richesses offshore libano-syriennes pour le grand bénéfice des peuples de la région.

Ukraine: HIRMAS pulvérisé, NASAMS hackés

Ukraine: HIRMAS pulvérisé, NASAMS hackés

Ukraine: deux lanceurs mobiles HIMARS M142 et deux dépôts de munitions américains ont été détruits à la suite d’une frappe de haute précision de l’armée russe dans la région de Malotaranovka

C’est ainsi qu’une information comme celle communiquée par les agences russes ce vendredi 29 juillet comme quoi une frappe de précision à coup de « drone inconnu » aurait visé la station relais du C2 des Bayraktar TB2 ukrainiens quelque part à Kherson prend toute son importance.

Photo: la nacelle de guerre électronique embarquée su Kaman-12

Ceci pousse à penser que ces « centaines de drones iraniens » qui dixit Sullivan, Kirby, Austin, sont en route pour la Russie avec à l’appui formateurs et opérateurs, auraient fait déjà leur baptême de feu et passé l’acte, hypothèse que tend d’ailleurs à confirmer cet autre rapport qui fait état du retrait massif des batteries de roquettes HIMARS de la région de Donbass vers la Pologne, lesquelles batteries largement seraient non seulement ciblées directement par les missiles de précision russes mais encore « piratés » à l’aide « des plateformes de contre mesure inconnu » qu’on a toutes les chances de croire être ces drones multi rôles Kaman-12 dont la vitesse est de 200 km/h, avec une autonomie d'aller simple d'environ 2 000 km et une vitesse d'environ 200 kilomètres par heure et une durée de vol de 10 heures et qui a la capacité de décoller de pistes d'une longueur d'au moins 400 mètres, possédant un rayon d'action de mille km.

C’est un drone qui peut transporter des cargaisons de 100 kg et son poids maximum lors du décollage - du sol - est environ 450 kg ce qui fait que sa « nacelle » ou « pods » de guerre électronique sont d’une redoutable efficacité. Au fait il s’agit de dispositif qui rend Kaman-12 à même de contrer les drones kamikazes ou vagabondes, de faire dévier les missiles à fonction radar ou thermique en lançant des Flaire et puis brouiller les radars de la DCA. Rien donc d’extraordinaire de voir les HIMARS fuir après avoir pendant plusieurs semaines parasités l’actualité de guerre OTAN/Russie le front.

Israël: Coup de Tonnerre Iran-Russie!

Israël: Coup de Tonnerre Iran-Russie!

Tout au long de dix ans de campagne de "guerre dans la guerre "

Est-ce une première évolution majeure post entrée en scène ukrainien des drones iraniens qui se manifeste timidement ? Bien probable sinon comment comprendre cette hâte du secrétaire d’État Blinken à remuer le ciel et la terre cette nuit pour que le ministre russe des Affaires étrangères réponde à son coup de file, et qu’il daigne évoquer avec le Yankee « Ukraine et blé ». Au fait, l’échec quelque peu prématuré des HIMARS aurait non seulement poussé Blinken à avaler son chapeau et supplier le Russe de lui répondre mais aussi motivé des folies pas possibles côté armée ottonienne. Ainsi on apprend une terrifiante frappe aux HIMARS contre une prison bourrée de prisonniers de guerre ukrainiens à Donbass ou encore ce dépôt de munition que Kiev aurait fait sauter à Zaporojie où se trouve la plus grande centrale atomique du monde.

 

Attaque contre un entrepôt de munition à Zaporojie

Mais quoi qu’ils fassent les Amerloques, il semblerait que l’irréparable ait déjà été « commis » et que l’alliance « militaire » Russie-Résistance qu’Israël a tenté en une décennie de guerre en Syrie à miner, ait effectivement pris corps avec des répercussions énormes étendues de la mer Noire à la Méditerranée orientale. Le chroniqueur militaire sioniste Paul Idon vient de faire écho à cette crainte foncière dans un article écrit cette nuit à la hâte pour Forbes où il voit déjà les Russes en mesure de briser deux des principaux mythes militaires alimentés ces dernières années par le camp d’en face à leur encontre et ce, à l’aide des UAV de la Résistance.

Ukraine: Poutine frappe Israël !

Ukraine: Poutine frappe Israël !

« Les Russies n’oublieront jamais le clash Arménie/Azerbaïdjan d’octobre 2020. L'une des plus grandes leçons que les Russes ont tirées de la guerre du Haut-Karabakh était que l'utilisation massive de munitions qui traînent est la clé du succès militaire. Si l'Iran fournit "plusieurs centaines" de drones à la Russie, des munitions errantes font partie du lot », écrit Forbes y impliquant aussitôt le facteur « Israël ». 

« Au fait, au cours de cette guerre de l'automne 2020, l'Azerbaïdjan a utilisé des munitions de vagabondage Harop fabriquées par Israël pour détruire les systèmes de missile de défense aérienne arméniens S-300, le même type de systèmes mobiles à longue portée de l'ère soviétique que l'Ukraine utilise contre la Russie. La Russie espère-t-elle reproduire le succès de l'Azerbaïdjan en utilisant des drones de fabrication iranienne ? Téhéran a-t-il même des drones aussi sophistiqués que le Harop à proposer à Moscou ? (…) Certes les munitions de vagabondage iraniennes, telles que le Ra'ad-85, "ont moins de portée et de temps de vol que les Harop israéliens utilisés par l'Azerbaïdjan. Mais le problème est que les systèmes iraniens fonctionneraient dans un environnement de guerre électronique et auraient la capacité de frapper des cibles non seulement fixes mais aussi mobiles plus grandes qu’eux, ce qui menace la DCA ukrainienne.»

Et d’ajouter : « Et puis les drones iraniens s’essaiment et pas les Harop ! Même si ces derniers ont une portée de communication et de flânage plus étendue, deux fois supérieure à celle des systèmes iraniens « Ra'ad-85 » et « Ababil-3 », ils sont incapables de s’essaimer, et partant de saturer et submerger rapidement les défenses ennemies. »

Ukraine:

Ukraine:

Le pari de la Résistance dans le ciel est-européen... un 1er F-16 US abattu par un Kaman-22

Mais il y a pire encore que cette reconnaissance d’incapacité du complexe militaro-industriel US-Israël de faire appel à l’intelligence artificielle de surpasser une armée de l’air classique. Forbes écrit : « Certes les munitions iraniennes qui traînent, ont l'habitude d'être utilisées dans une formation de tactique d'essaimage mais le problème est que ceci n’est pas un écart majeur par rapport à la façon dont la Russie a utilisé sa puissance aérienne dans cette guerre jusqu'à présent. Un modus operandis qu’on n’avait pas connu à la Russie ! On ne sait qui a appris de qui, mais la Russie passe depuis février pour faire quelque chose de similaire avec son armée de l'air, utilisant sa capacité de puissance aérienne pour saturer les défenses ukrainiennes. Or lorsque les deux conceptions de puissance aérienne seront combinées, la Russie utilisera probablement des drones iraniens dans des attaques à saturation contre des cibles ukrainiennes, ce qui lui vaudrait une nette économie de dépenses aériens...»

 

À quoi rime cet aveu « historique » ? Côté otanienne, c’est la Résistance qui a fait irruption en pleine Europe pour faire échec à domicile au sionisme. Côté moyen-orientale, la Russie se superpose à la Résistance … pour le plus grand bonheur de celle-ci, alors même la méga confrontation de septembre s’approche…

http://french.presstv.ir/Detail/2022/07/30/686486/Israel-ne-peut-pas-contrer-les-drones-iraniens

Dans UKRAINE

DES MONSTRES OU DES TRAITRES ? L'ARMEE UKRAINIENNE TIRE A L'ARTILLERIE SUR SES PRISONNIERS A ELENOVKA

Par Le 29/07/2022

vendredi 29 juillet 2022

Des monstres ou des traîtres ? L'armée ukrainienne tire à l'artillerie sur ses prisonniers à Elenovka

 

Cette nuit, l'armée ukrainienne a utilisé le système américain HIMARS pour tirer très précisément sur les locaux de détention des militaires ukrainiens, prisonniers à Elenovka. Résultat - 40 morts et 75 blessés parmi les Ukrainiens. Ces hommes, sont-ils des monstres ou des traîtres, pour tirer ainsi sur leurs compatriotes ?

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, l'armée ukrainienne a utilisé le système américain de lance-roquettes HIMARS pour viser le lieu de détention des prisonniers ukrainiens à Elenovka, sur le territoire de DNR. Le résultat est sans appel : 40 morts et 75 blessés côtés prisonniers (faisant partie et de l'armée régulière ukrainienne, et des bataillons néonazis Azov); 8 blessés du côté des gardes russes. 

C'étaient bien des Ukrainiens qui étaient visés, les siens, ceux qui sont envoyés par Kiev au combat.

Ce n'est pas la première fois que les Ukrainiens tentent de toucher ce lieu de détention, mais grâce aux armes américaines, le résultat est édifiant. Voici la vidéo (+18 ans) - extrêmement violente, comme l'est la réalité bien loin des discours politiques aseptisés :

 

Selon le ministère de la Défense russe, le but de cette attaque est de faire peur aux combattants ukrainiens, qui se rendent de plus en plus, sachant qu'ils seront bien traités. L'on peut également ajouter, qu'une telle démarche permet de contrer les risques d'un tribunal : les morts ne parlent pas.

 

Ces hommes, sont-ils devenus des monstres, pour pouvoir tirer ainsi volontairement et tuer leurs compatriotes, ou bien l'armée ukrainienne est-elle dirigée de l'extérieur, par des gens qui se moquent totalement de la vie des Ukrainiens ? En tout cas, entre tuer des civils et se battre contre les siens, cette armée mène un étrange combat ...

 

 

 

Publié par à 13:52 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/des-monstres-ou-des-traitres-larmee.html#more

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Dans UKRAINE

UKRAINE : LA BIO - REVELATION, UN NOUVEAU COUP DE MASSUE DE LAVROV !

Par Le 26/07/2022

Après le sang juif de Hitler, voici un autre coup de massue de Lavrov

Sunday, 24 July 2022 6:20 PM  [ Last Update: Sunday, 24 July 2022 6:20 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Moscou met en garde contre l'existence des laboratoires biologiques américains à travers le monde. (Illustration)

En visite au Caire, le chef de la diplomatie russe a mis en garde contre l’existence des centaines de laboratoires biologiques américains à travers le monde.

S’exprimant dimanche 24 juillet au siège de la Ligue arabe au Caire, le ministre russe des Affaires étrangères a averti que l’Amérique possédait des centaines de laboratoires biologiques dans le monde et souligné qu’il s’agissait d’une question dangereuse.

Il n’y a pas si longtemps, Eligor Krylov, le commandant des forces de soutien aux attaques chimiques et biologiques affiliées aux forces armées russes, a annoncé que le département américain à la Défense menait 10 projets sur le sol ukrainien pour travailler sur la propagation de maladies dangereuses et infectieuses. Il a averti que l’apparition de ces maladies peut avoir des effets économiques mondiaux. Selon lui, un échantillon d’agents infectieux sera également envoyé sur le sol américain pour examen.

Lors de son discours, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou n’avait rien à cacher sur les opérations de la Russie en Ukraine, et que l’envoi d’armes à l’Ukraine par l’Occident confirme maintenant les préoccupations légitimes de Moscou par rapport à la Sécurité.

Il a souligné : « L’intégrité de l’Ukraine était garantie par les par l’accord de Minsk, mais le régime de Kiev n’a pas rempli ses obligations et a plutôt tenté de le détruire, et l’Union européenne n’est intervenue d’aucune manière pour empêcher cette action. »

Ukraine: le Zircon russe, activé

Ukraine : le Zircon russe, activé

Crimée : la Russie en état d’alerte face aux éventuelles attaques

Lavrov a ajouté : « L’Union européenne n’a même pas exprimé sa préoccupation concernant la violation de l’accord commise par le régime de Kiev, ainsi que la situation dans le Donbass. »

Il a noté : « Les garanties de sécurité que nous réclamions assuraient la sécurité de l’Europe, mais l’OTAN a répondu à cette demande de la Russie en envoyant des armes meurtrières à l’Ukraine. »

« Aucun pays ne peut garantir sa sécurité aux dépens de la sécurité des autres pays », a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères avant de déclarer : « La Russie était préoccupée par les plans expansionnistes de l’OTAN, et ce pacte militaire a ignoré les préoccupations de sécurité de la Russie concernant l’adhésion de l’Ukraine à l’alliance. »

Il a poursuivi : « Le régime de Kiev a délibérément interdit de parler russe dans l’est de l’Ukraine, les autorités ukrainiennes se sont délibérément engagées dans le racisme et l’inimitié avec la Russie. »

Plus loin dans ses propos, le chef de la diplomatie russe a indiqué : « La Russie n’a pas clos le dialogue avec l’Ukraine, et c’est l’Occident qui fait obstruction au processus de négociations entre la Russie et l’Ukraine. »

Sergueï Lavrov a dénoncé l’action de l’armée ukrainienne pendant la guerre et notamment l’utilisation des civils comme boucliers humains. Selon lui, l’Union européenne a complètement manqué à ses obligations et Kiev a non seulement violé l’accord de Minsk, mais a bombardé les zones où étaient présentes les forces de l’opposition.

Ukraine : Traitement de choc signé Poutine !

Ukraine : Traitement de choc signé Poutine !

Clause secrète

http://french.presstv.ir/Detail/2022/07/24/686198/Russie-Ukraine-laboratoire-biologique-US

Dans UKRAINE

BILLET D’ODESSA : NE PAS OUBLIER QUE L’ACCORD CEREALIER N’EST PAS UNE CAPITALISATION DE LA RUSSIE

Par Le 24/07/2022

dimanche 24 juillet 2022

Billet d'Odessa : ne pas oublier que l'accord céréalier n'est pas une capitulation de la Russie

 

La Russie et l'Ukraine ont signé séparément en Turquie, sous l'égide de l'ONU, un accord céréalier. Parce que l'Ukraine a peur d'une nouvelle grande famine, il faut exporter de toute urgence le blé très loin du pays. Parce que les pays de l'OTAN peuvent faire entrer des armes en Ukraine, mais pas sortir de blé pour sauver le monde d'une famine politico-médiatique, il faut le faire passer par la mer Noire. Manifestement, les commanditaires atlantistes de cet Accord avait en mémoire les premières concessions accordées par la Russie, également en Turquie, qui lui avaient coûtées très cher - sans contre-partie aucune. Cette fois-ci, en bombardant des cibles militaires dans le port d'Odessa, la Russie a fait clairement comprendre qu'elle n'a pas signé de capitulation. Et le message est passé.

Puisque le monde est au bord d'une étrange et soudaine famine, le blé ukrainien va pouvoir le sauver. Mais cette fois-ci, la Russie a tiré les leçons de ses dernières douloureuses expériences de négociations. Elle a obtenu que ce même accord, puisqu'il est question de lutte globale, je dis bien globale, contre une famine non moins globalisée, comprenne la levée des sanctions concernant les exportations russes agricoles et des engrais. Au moins, soyons logique, s'il y a risque de "famine", pourquoi sanctionner les produits russes ? Cela a été obtenu, voyons si ce sera appliqué.

Cet accord met principalement en place des mécanismes, eux en revanche plus glissants, devant permettre l'exportation maritime du blé ukrainien, le blé étant une céréale délicate, qui tombe facilement malade dans les transports terrestres.

Ainsi, trois ports sont concernés - Odessa, Tchernomorsk et Yujny, tous sur la Mer Noire - la mer d'Azov n'est donc pas concernée et reste la mer intérieure russe qu'elle est devenue.

L'ONU a décidé que le déminage prendrait trop de temps, il passe donc à la trappe. Autrement dit, il n'y a pas de démilitarisation de la zone "pour raison humanitaire", pas de sécurisation réelle des eaux, ce qui signifie bien que pour l'ONU le combat doit continuer dans cette région et il ne faut pas restreindre l'Ukraine. L'on voit ici apparaître le deuxième fond, militaire, de cet Accord.

Les bateaux ukrainiens chargés de blé passeront dans la mer Noire par un corridor délimité par accord commun et seront accompagnés par des marins ukrainiens. Zelensky a alors immédiatement crié à la victoire, l'Ukraine reprendrait ainsi le contrôle de la mer Noire. Au-delà de l'emballement médiatique, la réalité sera plus difficile pour lui, mais nous pouvons facilement croire qu'il mettra tout en oeuvre pour rentabiliser politiquement, ce qu'il n'a pu obtenir militairement. Pourtant, l'Accord prévoit qu'aucun accompagnement militaire n'est prévu, et que les avions, drones, navires ne doivent pas s'en rapprocher.

La dimension politique de cet Accord est encore plus flagrante avec la constitution d'un groupe de coordination composé d'un représentant de l'ONU (l'ONU n'étant pas un pays, qui sera nommé?), de la Turquie (qui du statut d'intermédiaire devient partie), de l'Ukraine et de la Russie.

Concrètement, ces représentants, sauf le Russe, contrôleront le chargement du blé dans les trois ports visés. Autrement dit, la Turquie et le fameux "représentant" de l'ONU, deux éléments de l'Atlantisme, prennent officiellement pied en Ukraine, à la ligne de conflit.

Immédiatement, les Etats-Unis et l'UE se sont félicitées de la conclusion de cet Accord. Il est évident qu'elles espéraient y voir une nouvelle faiblesse de la Russie. Pour leur enlever toute illusion, cet Accord céréalier n'est pas une capitulation de la Russie, l'armée russe a ciblé des cibles militaires dans le port d'Odessa.

 

 

Des navires militaires ont été visés et détruits. Les Accords ne prévoient en rien l'arrêt des combats. Et comme le confirme l'Ukraine, les infrastructures du port n'ont pas été touchées, l'export du blé pourra commencer.

 

Pour autant, immédiatement, l'hystérie s'empare des Atlantistes. Blinken déclare que les Accords sont en danger et que la Russie les viole:

"The United States strongly condemns Russia’s attack on the port of Odessa. Just 24 hours after finalizing a deal to allow the resumption of Ukrainian agricultural exports through the Black Sea, Russia breached its commitments by attacking the historic port from which grain and agricultural exports would again be transported under this arrangement,"

La France suit la voix de son maître et accuse également la Russie de violer ces Accords, rappelons-le, céréaliers :

 

 


Dans la foulée, Zelensky accuse la Russie de torpiller le "dialogue" et est docilement repris  par les médias :

 

En revanche, la réponse de Maria Zakharova remet les points sur les i : les missiles Kalibr ont été lancés contre des infrastructures militaires, se trouvant à Odessa, qui restent des cibles, où qu'elles se trouvent en Ukraine.

 

L'hystérie concernant l'export des céréales est retombée - rien ne l'empêche objectivement, si volonté réellement il y a. Mais nous pouvons être certains que ce n'est que le début du cinéma. Ces Accords ne présentent véritablement qu'un intérêt politico-militaire - ils permettent aux structures atlantistes de s'implanter officiellement dans l'Est, rendant plus difficile l'avancée de l'armée russe dans ces zones.

 

PS : L'on notera qu'après un pic début mars suivi d'une forte baisse, le cours du blé est en baisse constante depuis mi-mai ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par à 14:22 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/billet-dodessa-ne-pas-oublier-que.html#more

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Dans UKRAINE

LA SUISSE REJETTE LA DEMANDE DE L'OTAN CONCERNANT LES UKRAINIENS

Par Le 20/07/2022

La Suisse rejette la demande de l’OTAN concernant les Ukrainiens


Arrêt sur info — 19 juillet 2022

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Berne a refusé de traiter les civils ukrainiens, arguant du fait qu’ils sont  » indiscernables  » des soldats, rapportent les médias locaux.

Source: RT, 18 juillet 2022

Le gouvernement fédéral suisse a rejeté une demande de prise en charge des blessés ukrainiens, au motif que cela violerait le statut de neutralité de la nation alpine, a appris le journal Tages Anzeiger. La demande émanait d’un service de l’OTAN.

Le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe – une structure de l’OTAN qui coordonne actuellement les évacuations médicales internationales et le traitement des Ukrainiens blessés pendant le conflit en cours entre Moscou et Kiev – aurait contacté le Service médical coordonné (KSD) de l’armée suisse en mai. Le bloc militaire a demandé l’aide des médecins suisses pour soigner non seulement les soldats ukrainiens, mais aussi les civils qui ont besoin d’un traitement hospitalier, ont rapporté les médias lundi.

L’association nationale des prestataires de services de santé – la conférence des directeurs cantonaux de la santé (GDK) – s’est alors déclarée « fondamentalement ouverte » à l’idée d’admettre des Ukrainiens blessés dans les établissements de santé suisses. L’Office fédéral de la santé publique a également fait part de son approbation. À la mi-juin, l’idée a toutefois été rejetée par le Département des affaires étrangères, qui a déclaré qu’une telle admission serait impossible pour « des raisons juridiques et pratiques », rapporte le Tages Anzeiger.

Selon les Conventions de Genève ratifiées par Berne, un Etat neutre peut soigner des soldats participant à un conflit entre pays tiers, mais il doit ensuite s’assurer qu’ils « ne peuvent plus prendre part aux actes de guerre », rapportent les médias suisses. Dans le cas contraire, une telle nation perdrait son statut de neutralité, expliquent les médias.

Selon le journal suisse Blick, Berne pourrait éventuellement aller jusqu’à emprisonner les soldats ukrainiens qu’elle a soignés. Une autre option serait de demander à Moscou de permettre aux soldats guéris de retourner en Ukraine, ajoute le journal.

La prise en charge des civils s’est avérée tout aussi problématique pour les autorités suisses dans les circonstances actuelles, selon les médias du pays. Johannes Matyassy, directeur de la Direction consulaire du Département des affaires étrangères, a déclaré aux journalistes qu’ « il est presque impossible de faire la distinction entre civils et militaires » dans l’Ukraine d’aujourd’hui, car « de nombreux civils ukrainiens ont pris les armes. »

Selon le Département suisse des affaires étrangères, Berne « ne s’est pas contentée de dire non » mais a proposé de fournir une aide « sur le terrain ». La Suisse prévoit d’envoyer une aide humanitaire pour soutenir les hôpitaux civils en Ukraine, rapportent les médias suisses, ajoutant que l’ampleur exacte de cette aide est encore en discussion.

La Suisse – une nation qui s’enorgueillit de sa neutralité – s’est tout de même associée à certaines des sanctions occidentales contre la Russie en raison de son opération militaire en Ukraine. Berne a néanmoins empêché à plusieurs reprises d’autres pays occidentaux d’envoyer des armes et des munitions de fabrication suisse à Kiev. En avril, la Suisse a bloqué la livraison à l’Ukraine de munitions utilisées par les véhicules de combat d’infanterie allemands Marder, selon les médias locaux.

Début juin, elle a également rejeté une demande danoise de réexportation de véhicules blindés de fabrication suisse vers Kiev. Berne a également déclaré que des pays comme l’Allemagne ou l’Italie pouvaient envoyer à l’Ukraine des armes contenant des composants fabriqués en Suisse, mais uniquement si la proportion d’éléments fabriqués en Suisse est inférieure à 50 %.

Source: RT

Lire aussi:

La Suisse interdit à un membre de l’OTAN d’envoyer des armes en Ukraine

La Suisse bloque le projet allemand d’armement en Ukraine

Traduction Arrêt sur info

https://arretsurinfo.ch/la-suisse-rejette-la-demande-de-lotan-concernant-les-ukrainiens/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-suisse-rejette-la-demande-de-lotan-concernant-les-ukrainiens

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RUSSIESUISSEUKRAINE

OTAN

Dans UKRAINE

DANS UNE INTERVIEW A ALGERIE54 : ANNE LAURE BONNEL RACONTE DONBASS

Par Le 19/07/2022

Dans une interview à Algérie54: Anne Laure Bonnel raconte Donbass

Par Anne-Laure Bonnel et Mehdi Messaoudi

Mondialisation.ca, 18 juillet 2022

Algérie54

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Elle fait partie de cette catégorie de reporters qui ne lésinent pas sur les moyens pour rapporter en toute objectivité les faits loin du diktat des lobbys et cercles politico-idéologiques. Il s’agit de la reporter et réalisatrice française Anne Laure Bonnel, qui contre toute forme de pressions, réussira à nous offrir une image objective de la situation dans le Donbass, à l’origine du conflit ukrainien. Algérie54 l’a interviewée sur son travail documentaire effectué dans cette région et cette campagne d’hostilité , de dénigrement et de censure à son égard, menée par les partisans des médias de la Mainstream, soutenus par le silence et la complaisance de certaines ONG dites de défense de liberté d’expression dont RSF.

Algérie54:  Suite à votre passage sur CNews, vous avez mis la lumière sur l’information à sens unique ou à vrai dire l’information sélective. 

Votre témoignage sur les crimes contre l’humanité commis par les forces ukrainiennes dans le Donbass a révélé au grand monde l’information orientée des multinationales des médias en faveur d’un monde préétabli. Qu’en pensez-vous ?

Anne Laure Bonnel: Je pense que le traitement médiatique a manqué de mise en perspective dès 2014. Je m’explique à travers un bref rappel des faits : le mouvement du Maïdan, fin 2013/ début 2014  à Kiev a entraîné la destitution du gouvernement de Viktor Ianoukovitch qui était plutôt tourné vers la Russie et l’arrivée d’un gouvernement «pro-européen». Très vite, dans l’Est du pays, éclatent des manifestations pro-russes. En Crimée, un mouvement aboutit à un référendum le 16 mars 2014 qui entérine le rattachement de la Crimée à la Russie. Une insurrection éclate également dans la région du Donbass contre le gouvernement central. Sont proclamées deux républiques indépendantes : la république populaire de Donetsk et la république populaire de Lougansk. L’armée ukrainienne intervient alors dans l’Est du pays, entraînant une guerre civile. Plusieurs accords de paix sont signés à Minsk (5 septembre 2014 puis 12 février 2015), mais ne sont pas respectés. Le conflit a fait plus de 6.000 morts en onze mois.

Certains aspects du conflit sont traités avec un regard très pro-occidental. Nombre d’articles soulignent  – à juste titre – la volonté de propagande de la Russie sur ce sujet mais dans le même temps, ces mêmes médias  ne sont pas exempts d’une certaine partialité, que ce soit en étant essentiellement «embedded » côté ukrainien , ou en prenant moins de distance avec les sources ukrainiennes qu’avec les sources russes. Ou tout simplement en médiatisant plus ou moins certains sujets. Quelques exemples :

Soutien de Washington versus soutien de la Russie 2014

Quelques rares articles dans la presse française ont rapporté courant avril que des troupes américaines s’apprêtent à entrainer des soldats ukrainiens. On trouve un article dans le Figaro et un sur le site de RFI, ainsi qu’une dépêche AFP, peu reprise par les autres médias. 

Ainsi, 300 soldats américains vont entraîner 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne. Précisons qu’il ne s’agit donc pas de l’armée régulière ukrainienne, mais, selon l’article de RFI, de la garde «composée notamment de volontaires ayant fait partie des milices d’autodéfense lors de la révolution du Maïdan », placée sous l’autorité du ministère de l’intérieur. Dans cette garde, se trouvent donc des membres de brigades d’extrême droite comme le bataillon Azov, responsable de plusieurs exactions (on y revient dans une autre partie).  Alors que plusieurs articles dénonçaient l’intervention russe en Crimée et dans l’Est de l’Ukraine, l’aide militaire de Washington n’est pas discutée ni interrogée, ni par les pouvoirs publics, ni par les médias, qui y consacrent peu d’articles. 

Les Etats-Unis et la Russie ne sont probablement pas à mettre sur le même plan en terme de démocratie et de liberté de la presse notamment, mais on peut s’étonner tout de même que lorsque ces deux puissances soutiennent un camp ou l’autre au sein d’un même pays, la réaction  médiatique est loin d’être la même. 

Traitement des exactions : difficulté à évoquer les victimes pro-russes et la responsabilité des pro-Maïdan. Odessa :

Après plusieurs mois de médiatisation du mouvement Maïdan, on assiste à une forme de tournant, en mai 2014, avec l’incendie de la maison des syndicats, dans lequel une quarantaine de pro-russes sont morts.  Que s’est-il passé ? 

Au départ, un groupe de « pro-russe » affronte dans la rue un groupe de supporters de foot, « pro-Maidan ». Difficile, selon les articles, de dire qui a provoqué qui… Toujours est-il que les pro-russes ont dû se réfugier dans la maison des syndicats d’Odessa, mais très vite, celle-ci prend feu. Une quarantaine de « pro-russe » a  péri dans l’incendie.  Pour cet événement, dans les premières heures, on assiste à une information très partielle voir inverse de la réalité. Sur France 3, le Soir 3 du  2 mai évoque l’incendie, mais sans jamais dire qui sont les victimes. L’AFP dans ses premières dépêches, ne précise pas qu’il s’agit de « pro russes » qui sont morts dans l’incendie. Il faut attendre le lendemain pour avoir la première dépêche qui le précise…

Or, puisque jusque-là les victimes étaient les pro-Maïdan, les téléspectateurs  logiquement perçoivent l’information par ce prisme et pensent que ce sont des pro-Maïdan qui sont une fois de plus attaqués par des pro-russes, alors qu’ici c’est l’inverse. Tout se passe comme s’il était difficile pour certains médias de dire que cette fois-ci ce sont des « pro-Maïdan » qui sont les bourreaux. On trouve peu de choses dans les médias français, mais ce reportage sur Channel 3 montre des exactions commises à Marioupol par le bataillon Azov et l’armée ukrainienne. Plusieurs civils sont touchés. La presse française l’évoque très peu. A titre de comparaison, à l’inverse, dans un reportage du JDD auprès du bataillon Azov en octobre 2014 à Marioupol, il n’est pas fait mention de ces exactions. Les exemples sont nombreux. Certainement le manque de temps au cœur des rédactions explique cette absence de traitement médiatique par mes confrères.

Algérie54: Pouvez-vous nous parler de votre documentaire sur le Donbass réalisé en 2016, et votre témoignage en tant que reporter bien aguerrie maîtrisant son sujet loin du diktat idéologique et politique ?

Anne Laure Bonnel: Alors que le mouvement du Maïdan entraîne à Kiev fin 2013 l’arrivée d’un nouveau gouvernement « pro-européen »,une insurrection éclate dans la région du Donbass, à l’Est du pays. Face à ce gouvernement qui les inquiète, les villes de Donetsk et de Lougansk, frontalières de la Russie, s’autoproclament Républiques autonomes. Quelques mois plus tard, le gouvernement de Kiev répond par la force et bombarde les deux régions. Le conflit a fait plus de 10.000 morts militaires et civils compris en onze mois.
Que savons-nous de cette guerre ? Peu de choses. Une guerre pour l’Europe, contre des pro-russes. Partout dans les journaux, on nous présente un gouvernement ukrainien acculé par des offensives russes, menées par des rebelles sans visages. Mais ces rebelles de l’Est, qui sont-ils ?

Mon film Donbass est une errance sur ces territoires en guerre, au cœur des régions autonomes, à la recherche de ces visages qu’on ne nous montre pas, ceux d’une population civile recluse dans des caves depuis des mois. Ici rien d’autre que des ruines, des maisons aux flans éventrés et des immeubles aux vitres brisées, transpercés par les obus, des villes infestées de zones minées. Nous sillonnons ce paysage lugubre pendant des heures sans croiser âme qui vive. Parfois une silhouette se dessine sur le bord de la route, des âmes en errance. Les banques et les mines sont fermées et les magasins vidés, les plus jeunes ont fui ou sont au front, ne laissant derrière eux que les personnes âgées qui ne touchent plus ni salaires ni retraites. Dans certaines villes, il n’y a plus de gaz ni d’électricité. Des chiens errants devenus fous lors des bombardements hurlent à la mort et aboient sans interruption. Partout la peur est palpable ; dans le Donbass les gens chuchotent, les paranoïas se créent. Chaque jour compte son nouveau lot de disparitions.

Cette guerre qui pour nous n’était jusqu’alors qu’un spectacle télévisé, lointain, crypté de messages politiques, nous fouette en plein visage : notre arrivée se fait le deuxième jour de la reprise des bombardements de Janvier 2015. Alors que nous traversons la ville de Pervomaisk, nous sommes braqués à la tempe par des militaires. Notre ami et traducteur Andreï se fait enlever sous nos yeux. Son corps est retrouvé le lendemain, criblé de balles dans le dos, à quelques mètres de la ligne de front. Ce jour-là, deux autres personnes dont le commandant du bataillon armé de la région sont enlevées et tuées.

Et qui sont ces hommes qui font la guerre et pourquoi la font-ils ? Qui sont ceux qui la subissent ?
Ce film est une interpellation aux internautes à s’intéresser de plus près à ce conflit et à se rappeler que derrière la vision lointaine que nous avons de chaque guerre, se cache à peine sa face humaine, dans sa cruauté quotidienne. Et si nous la regardions en face, pourrions-nous rester là, sans nous révolter ?

Je conçois mon travail de réalisatrice comme une passerelle entre le public et une zone filmée. Je donne à voir l’envers des décors médiatiques. Et je suis fière de travailler ainsi. Libre.

Donbass est là pour rééquilibrer le débat. Pour donner la parole à ceux qui sont au cœur du conflit et que pourtant l’on ne voit et entend peu. Pour que puisse exister une autre manière de concevoir ce conflit, à l’abri des discours propagandistes et des positionnements non assumés. Le film n’est pas là pour déterminer qui du gouvernement ukrainien ou du gouvernement russe est le plus coupable. Donbass ne cherche pas à démontrer une théorie ou à défendre un camp plutôt que l’autre. Son objectif est de donner à voir le quotidien des populations civiles de l’Est plongées dans le tourment de la guerre. De comprendre quels peuvent être les ressentis de ces habitants. De raconter les à-côtés de ces combats.

Donbass n’est pas un reportage d’investigation. Donbass ne se prétend pas objectif, neutre ou encore exhaustif. Donbass est un film documentaire, et c’est pourquoi Donbass se veut subjectif. Subjectif non pas au sens d’une partialité politique mais au sens du point de vue d’un auteur, du regard singulier d’un artiste, qui fait le choix de creuser plus en profondeur telle question plutôt que telle autre, et d’expérimenter telle forme cinématographique plutôt que telle autre. Donbass est avant tout une balade poétique dans une région en ruine, où les images et les mots font figure, non pas de preuves, mais de témoins.

Algérie54: Votre sortie médiatique courageuse, vous a attiré certainement  beaucoup d’hostilités et même une campagne de dénigrement. Comment  avez-vous réagi à cette campagne et est-ce que vous avez bénéficié du soutien de certaines ONG comme RSF ?

Anne Laure Bonnel: Je n’ai reçu aucun soutien face aux pressions, dénigrements et attaques médiatiques infondées. Je patiente.

Hormis le précieux soutien de mes confrères canadiens, que je remercie, ceux de Sud Radio, Valeurs actuelles, le Figaro et les internautes, que je remercie chaleureusement, aucune réaction d’ONG ou de RSF ne s’est fait entendre. Ça viendra, je l’espère.

Algérie54:RT France a été interdite sur recommandation de la commission de l’Union Européenne. Quelle est votre opinion ?

Anne Laure Bonnel: Je prône la liberté d’expression et la transparence. Cela me désole. Nous n’avons rien à gagner en muselant les voix.

Entretien réalisé par Mehdi Messaoudi

La source originale de cet article est Algérie54

Copyright © Anne-Laure Bonnel et Mehdi MessaoudiAlgérie54, 2022

https://www.mondialisation.ca/dans-une-interview-a-algerie54-anne-laure-bonnel-raconte-donbass/5669924

Dans UKRAINE

LA RUSSIE AFFIRME AVOIR TROUVE ENCORE DEUX LABORATOIRES MILITAIRES SUR LES TERRITOIRES LIBERES DU DONBASS

Par Le 18/07/2022

lundi 18 juillet 2022

La Russie affirme avoir trouvé encore deux laboratoires militaires sur les territoires libérés du Donbass

 

L'avancée de l'armée russe permet de découvrir, ce qui se passait sur les territoires ukrainiens contrôlés par les forces américaines et de l'OTAN. Encore deux laboratoires militaires biologiques ont été découverts sur le territoire libéré de Lougansk, à Rubejnoe et Severodonetsk. Par ailleurs, des informations concernant l'état de santé des militaires ukrainiens montrent qu'ils ont manifestement servi de souris de laboratoire. - Voyons combien de temps ce texte restera publié, sans être retiré, comme le précédent sur ces programmes américains de financement des laboratoires biologiques militaires en Ukraine.

Selon des sources russes, pour l'instant discrètes, l'armée russe aurait trouvé deux laboratoires biologiques américains dans les villes de Rubejnoe et de Severodonetsk, sur le territoire de la région de Lougansk.

Le retrait de l'armée ukrainienne ayant été rapide, il n'a pas été possible ni d'emporter, ni de détruire le contenu de ces laboratoires, mais tout a été soigneusement miné. Les représentants des forces de l'ordre sont sur place, ainsi que les experts, afin de comprendre ce qui se tramait dans ces laboratoires.

Rappelons que, documents à l'appui, le ministère russe de la Défense a déclaré le 6 mars de cette année, que les USA ont dépensé plus de 200 millions de dollars pour des laboratoires militaires biologiques ukrainiens :

Comme il ressort du rapport, le Pentagone et le Department of Defense Threat Reduction Administration (DTRA), ainsi que Black & Veatch (Overland Park, Kansas) et CH2M Hill (Englewood, Colorado) ont participé au programme du côté américain, et l'Institut de recherche Kievsky Gromashevsky sur l'épidémiologie et les maladies infectieuses, l'Institut de médecine vétérinaire (Kiev), le Centre de santé publique du ministère de la Santé de l'Ukraine (Kiev), l'Institut Mechnikov de microbiologie et d'immunologie (Kharkiv), le Centre ukrainien de recherche contre la peste (Odessa), Institut de recherche d'épidémiologie et d'hygiène de Lvov.

Sur la trentaine de laboratoires ukrainiens, qui ont participé au programme militaire américain, 11 laboratoires du Département central sanitaire épidémiologique du ministère ukrainien de la Défense  participaient au monitoring de la situation biologique, de la sélection et du transfert des souches, etc. De plus, à l'occasion de ce monitoring un contrôle de l'accès aux agents pathogènes (PACS) a été instauré. Le ministère russe de la Défense précise encore :

 

Il est à noter que des souches et des biomatériaux ont été collectés et transférés à l'US Army Reed Research Institute. Il s'agit d'échantillons de souches hautement pathogènes d'agents pathogènes de maladies infectieuses (peste, charbon, choléra, tularémie, brucellose, virus Crimée-Congo, hantavirus, virus de l'encéphalite à tiques et leptospirose), ainsi que de 4 000 échantillons biomédicaux provenant des membre de l'armée ukrainienne.

Depuis, les médecins russes examinent les prisonniers militaires ukrainiens et ont fait d'étranges découvertes, confirmant que ces militaires ont fait l'objet d'expérimentations médicales pendant des années, car leur taux de maladie est largement au-dessus de la moyenne normale :

"un tiers des militaires examinés avaient (ou sont actuellement malades) de l'hépatite A, plus de quatre pour cent avaient une fièvre avec syndrome rénal, vingt autres pour cent souffraient d'une maladie au nom exotique de fièvre du Nil occidental."

Il est évident que les plateformes et les médias bloquent toute publication sur le sujet, qui est vraiment trop sensible ... et scandaleux. L'on comprend mieux le jusqu'au-boutisme atlantiste, qui ne peut se permettre de voir révéler ses secrets de familles peu ragoûtants. 

Publié par à 10:13 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/la-russie-affirme-avoir-trouve-encore.html
 

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Dans UKRAINE

LE FAKE DE VINNITSA OU POURQUOI TRAVESTIR MEDIATIQUEMENT DES MILITAIRES EN CIVILS ?

Par Le 15/07/2022

vendredi 15 juillet 2022

Le Fake de Vinnitsa ou pourquoi travestir médiatiquement des militaires ukrainiens en civils ?

 

Le 14 juillet au matin, l'armée russe a tiré sur Vinnitsa, une ville d'Ukraine centrale, située à 200 km au sud-ouest de Kiev. Alors qu'elle a détruit la Maison des Officiers, un centre d'hébergement temporaire et de formation d'officiers ukrainiens, les médias occidentaux, reprenant uniquement la version ukrainienne, déshabillent ces militaires pour en faire des civils. Autrement dit, comment les pouvoirs publics ukrainiens annonceront aux familles de cette vingtaine d'officiers ukrainiens décédés leur mort ? Quel respect pour ses propres hommes ... En revanche, les tirs de l'artillerie américano-ukrainienne quotidiens sur des cibles civiles dans les territoires repris et dans le Donbass, notamment hier sur la station de transport dans le centre de Donetsk, qui ont fait deux morts et 6 blessés, personne n'en parle. Eux ce sont des civils, mais ils ne sont pas du "bon" côté. 

Toute guerre, comme celle qui se déroule en Ukraine, quelle que soit l'appellation que l'on veuille formellement lui donner, entraîne le risque de décès des militaires, qui se battent pour leur pays. La mort d'un homme, en soi, est toujours une tragédie, mais comme l'on a pu l'entendre dans le film soviétique "Officiers" : "Il existe cette profession, défendre la Patrie.". En retour de quoi, nos militaires sont en droit d'attendre toute notre considération et tout notre soutien, puisqu'ils risquent leur vie pour préserver celle des civils.

Ce qui est anormal, est la mort volontaire, recherchée, de civils lors des conflits armés. Malheureusement, les civils sont toujours les victimes des conflits, directement ou indirectement, mais les armées ne doivent pas lutter contre eux, elles doivent se battre entre elles. Théoriquement.

Afin de provoquer le rejet de la Russie dans l'opinion publique internationale, tout tir de l'armée russe sur le territoire ukrainien est présenté comme un tir contre des cibles civiles, ce qui doit être choquant et juridiquement constituer un crime de guerre. Sans aucune surprise, c'est également le cas à Vinnitsa.

Immédiatement, les médias occidentaux ont repris la ligne ukrainienne : 20 morts, 90 blessés et une dizaine de disparus. Sous la bannière du Bien (l'OTAN) contre la Mal (la Russie), la bonne conscience otanesque mobilise ses petits soldats médiatiques et la représentation se met en place, rapidement - il est vrai, que les mécanismes sont bien huilés.

Personne ne se demande pourquoi les Ukrainiens placent tous leurs sites militaires au milieu des civils ... Avec cette fréquence, ce n'est plus une erreur, mais une stratégie.

Ainsi, peut-on lire dans le NYT : 

"Une volée de missiles de croisière russes a frappé jeudi un centre commercial, un studio de danse et une salle de mariage dans le centre de l'Ukraine, tuant au moins 23 personnes et déclenchant une recherche effrénée de dizaines d'autres perdus dans les décombres, lors d'une dernière frappe pour frapper un zone civile loin des lignes de front." 

Quelle honte, quelle horreur ! C'est en tout cas, la réaction recherchée, car nous sommes bien dans la manipulation de l'opinion publique et dans la création de cette opinion par le conditionnement émotif. Pour les besoins de la cause, les militaires ont été rhabillés en civils, leurs familles apprécieront ... Manifestement, leur mort est utile pour la guerre de communication, même s'il n'est pas certain que ce soit le combat qu'ils partaient mener ... 

Comme le précise le ministère russe de la Défense, la Maison des officiers, bâtiment servant de point d'accueil temporaire et de formation des officiers de l'armée ukrainienne, a été détruite à Vinnitsa, dans le centre de la ville et a fait une vingtaine de morts ... militaires. Photos à l'appui, où l'on voit des hommes en uniformes et la localisation exacte des tirs :

Le représentant de la Russie à l'ONU s'est également prononcé :

"La Russie ne frappe que des cibles militaires en Ukraine. L'attaque contre Vinnitsa a touché la Maison des officiers, que les forces armées ukrainiennes utilisaient pour s'entraîner", a déclaré Varganov. "Dans le même temps, le représentant de l'Ukraine a omis de mentionner la frappe il y a deux jours sur Novaya Kakhovka, également située sur le territoire de l'Ukraine, où leurs propres civils ont été tués."

En effet, les médias occidentaux ne parlent pas des tirs constants, répétés et volontaires de l'armée ukrainienne, utilisant les armes de l'OTAN, sur des cibles civils dans le Donbass et dans les territoires repris. Personne ne parle de cette armée qui se bat contre le peuple qu'elle doit normalement "libérer" de la Russie, si l'on en croit la rhétorique ukrainienne et otanesque officielle. Etrange manière de vouloir reconquérir les territoires en tirant sur ses populations ...

 

Quelques exemples ces derniers jours.

"Selon des informations actualisées, le bombardement de la ville de Stakhanov par l'armée ukrainienne a été effectué à l'aide du MLRS américain M142 HIMARS (au total, 6 missiles ont été tirés par l'ennemi). À la suite du bombardement, deux personnes ont été tuées et deux civils ont été blessés. Les vitres de 11 immeubles résidentiels, le jardin d'enfants de Skazka et l'école spécialisée n ° 10 de Stakhanovskaya ont été endommagés."

 

Hier, une station de transport a été touchée dans le centre de Donetsk, 2 morts et 6 blessés. Aucun mot dans les médias occidentaux. Que des civils. En image :

 

 

D'une manière générale, selon les données officielles locales, l'on compte au 15 juillet 2022 :

"Pendant les 149 jours de l'escalade, 249 civils ont été tués, dont 16 enfants.

 

Des données complètes sur les civils morts dans le territoire libéré pendant l'opération spéciale militaire (OSM) sont en cours d'établissement.

 

Sur le territoire à l'intérieur des frontières, avant le début de l'OSM, 1178 civils ont été blessés de gravité variable, dont 91 enfants.

 

Dans le territoire libéré lors de l'OSM, 1 493 civils ont été blessés, dont 83 enfants.

 

Total : 2670 civils, dont 174 enfants.

Dégâts matériels :

- 5495 immeubles résidentiels ;

- 1224 infrastructures civiles, dont. 72 établissements médicaux, 238 établissements d'enseignement, 449 établissements sociaux, 32 infrastructures critiques, 433 installations d'approvisionnement en électricité, eau et gaz. Les districts de Kuibyshevsky, Petrovsky, Kirovsky et Voroshilovsky de Donetsk, Makeevka et Gorlovka sont sous le tirs de l'armée ukrainienne.

- 668 véhicules."

Mais de tout cela, nous n'entendrons pas parler dans les médias occidentaux. Ces médias, qui début juin tentaient même d'accuser la Russie de bombarder elle-même Donetsk, avant de discrètement légèrement modifier leur texte (voir notre article ici).

Je me demande ce que doivent ressentir les militaires ukrainiens, les militaires de carrière, pas les nouvelles recrues fanatisées. Ce sont des professionnels. Ils sont envoyés pour, soi-disant, défendre la Patrie contre "l'envahisseur" russe. Et ils ont pour ordre de tirer sur des cibles civiles, de détruire les infrastructures civiles. Quand ils périssent, ils sont transformés en "civils" pour les besoins de la comm. Quand, abandonnés par leur hiérarchie, ils se rendent, ils sont considérés comme des traîtres. 

Que doivent ressentir ces hommes ? Comment est-il possible de déconsidérer à ce point ses propres hommes ? 

Mais il est vrai que les décisions ne se prennent pas à Kiev et que les donneurs d'ordres se moquent totalement de l'Ukraine et des Ukrainiens. Ce qui compte, c'est d'écraser la Russie. Si les Etats-Unis sont prêts à sacrifier les pays européens, comme on le voit, quelle importance peut avoir l'Ukraine à leurs yeux ? 

PS : L'ambassade américaine à Kiev a demandé à tous les citoyens américains de quitter d'urgence le territoire de l'Ukraine. 

 

 

 

Publié par à 11:44 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/le-fake-de-vinnitsa-ou-pourquoi.html#more

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Dans UKRAINE

CE QUE LA GUERRE EN UKRAINE NOUS REVELE.

Par Le 15/07/2022

15 juillet 2022

Ce que la guerre en Ukraine nous révèle.

Djamel Labidi

Cette guerre en Ukraine révèle décidément bien des choses. On découvre que les principaux pays européens occidentaux, la France, l'Angleterre, l'Allemagne. n'ont pas réellement d'armées, une armée capable d'affronter une" vraie guerre", une "guerre de haute intensité" comme on dit maintenant.

Trois à quatre jours de munitions en réserve

 

Et surprise des surprises, ce sont les pays de l’Est de l’Europe, les ex "pays socialistes", Pologne, Roumanie, Slovaquie, Bulgarie etc. qui ont le plus d’armements, chars, canons, avions, hérités de l’Union soviétique. Et ce sont eux qui les fournissent à l’Ukraine. L’Ukraine a toujours été l’enfant chéri de l’URSS : celle-ci lui avait confié une grande partie (40%) de sa puissance militaire : missiles, charges nucléaires, marine de guerre, aviation et blindés. Au lendemain de son indépendance, l’Ukraine était ainsi la troisième puissance nucléaire mondiale, avant qu’elle ne renonce à l’arme nucléaire. En 2022, l’Ukraine restait encore bien armée. Elle était classée 22eme puissance militaire mondiale.

On pensait, au début du conflit, que la France hésitait à fournir en quantité et à un niveau significatif des armes à l’Ukraine pour ne pas paraitre cobelligérante. En réalité elle n’en avait pas. A-t-elle voulu cacher son dénuement ? En mars 2022, le président de la commission de défense et des affaires étrangères du sénat français, Christian Cambon révèle sur la radio française internationale ( RFI) que la France n’a en réserves que "3 à 4 jours de munitions en cas de conflit de longue durée". On découvre aussi que ses forces conventionnelles sont limitées : en tout et pour tout, 200 chars, 110 canons, les fameux "Caesar", 217 avions de combat (fr.m. wikipedia.org). Ceci est à rapprocher des 318 aéronefs dont 247 avions de combat, des 2596 chars et des 2000 canons que l’Ukraine pouvait aligner au 25 février au début du conflit ( fr.m.wikipedia.org, 2021 ).

Bref on découvre que la France est une puissance militaire par sa force de dissuasion nucléaire, mais qu’elle n’a pas réellement d’armée conventionnelle, capable d’affronter la situation d’une guerre de "haute intensité". En fait, elle n’avait que les moyens de sa politique militaire de ces dernières décennies : l’organisation d’expéditions contre des États africains vulnérables. Elles n’ont eu d’autres résultats que de raviver chez les Africains le souvenir douloureux des corps expéditionnaires.

De guerre lasse, la France, pressée par l’Ukraine, finira par livrer ce qu’elle a, soit 18 canons Caesar, soit près d’un cinquième de toutes ses capacités d’artillerie. Et il faudra, remarque un général en retraite français sur un plateau de télévision, plusieurs années à la France pour renouveler ce stock de canons.

En réalité, le problème est général pour les pays occidentaux. Leurs stocks sont limités. L’Angleterre malgré ses rodomontades, a des stocks d’armes qui ont vite fondu. C’est même le cas des États-Unis, pour notamment les armes antichars, qui se trouve confrontés à un problème de renouvellement des armes fournis à l’Ukraine et donc de production de ces armes, et donc de relance de son industrie de guerre dans certains secteurs.

Comment se fait-il que l’Ukraine, qui possédait au départ du conflit, plus d’armements que les principaux pays européens occidentaux, n’ait cessé de leur demander des armes. Une des raisons est probablement que l’Ukraine a vite épuisé, son héritage d’armement "soviétique". Par ces appels au secours incessants, les dirigeants ukrainiens n’ont-ils pas voulu masquer, aux yeux de leur opinion, leur gestion désastreuse de la guerre et la destruction si rapide d’un arsenal pourtant relativement impressionnant.

Mais il y a surtout, à ces besoins d’armes permanents, une raison profonde, une cause structurelle. Il est difficile à un pays ne disposant pas d’une industrie de guerre de mener longtemps une guerre de haute intensité contre un pays qui lui a une puissante industrie de guerre, c’est-à-dire une grande puissance comme l’est la Russie. La Russie a une puissante industrie de guerre qui lui permet de façon ininterrompue de produire, d’entretenir et de remplacer ses armements, tandis que l’Ukraine est exposée à des demandes d’armement intenses, sans fin et longues à satisfaire. Les Ukrainiens auront beau demander aux EU "la parité avec la Russie en termes de puissance de feu", là est la grande différence. Une telle exigence montre en plus leur absence totale de réalisme et leurs illusions ou alors c’est une manière de se dégager de leur responsabilité envers leur population face à leurs échecs et leur incapacité à trouver une voie de paix en dehors d’une guerre sans perspective.

Ces ukrainiennes de Paris

 

Sur les plateaux de télévision français, les franco-ukrainiennes de Paris se succèdent. À l’intensité de leur accent, on peut deviner les "anciennes" et les "nouvelles" arrivées. Chaque plateau veut avoir la sienne. Elles relient scrupuleusement dans les médias les analyses, les informations, les thèmes de propagande du pouvoir et de l’armée ukrainiens. Elles y croient dur comme fer. Leur éloignement de la cruauté de la guerre, la vision abstraite ou romantique qu’elles en ont, favorisent une ferveur nationaliste et un jusqu’au-boutisme guerrier qui sont d’autant plus exploités par la propagande qu’elles introduisent sur les plateaux une touche émotionnelle.

La nostalgie aidant, ces immigrées ukrainiennes ou ex immigrées présentent une vision subliminale de leur pays d’origine : "le plus grand pays d’Europe, un pays déjà développé, un peuple slave mais, lui, profondément européen, occidental, moderne au contraire du russe arriéré, brutal et soumis".

Mais la réalité est tout autre. L’Ukraine est le deuxième pays le plus pauvre d’Europe avec un PIB par habitant d’environ 3600 euros en 2021. En 30 ans d’indépendance elle a peu avancé contrairement à la Russie dont le PIB/ha lui est aujourd’hui trois fois supérieur. Du fait de la pauvreté, l’émigration a été intense. On peut même penser que l’énorme et étonnant exode du pays, dès la nouvelle de l’entrée de l’armée russe en Ukraine, a été saisi par beaucoup comme une opportunité d’émigration d’autant plus attractive qu’elle était entourée d’une grande qualité d’accueil des réfugiés dans les pays occidentaux.

C’est dans un tel contexte, celui de la pauvreté et d’une émigration intense, que s’est développé le phénomène de la corruption en Ukraine. Le président Zelensky a dû sa popularité, d’abord en tant qu’acteur puis en tant que président, au fait qu’il s’est saisi du thème central de la lutte contre la corruption. Il a cependant lui-même été éclaboussé par celle-ci lorsque les Pandora Papers ont révélé que lui et son entourage proche étaient les bénéficiaires d’un réseau de sociétés offshore, dont certaines possédaient des propriétés coûteuses à Londres.

Dans ce climat régnant en Ukraine, guerre, pauvreté, corruption, la tenue toute récente de Conférence de Lugano sur "la reconstruction de l’Ukraine" apparait comme surréaliste. Elle laisse le monde songeur. Où a-t-on vu reconstruire un pays avant la fin d’une guerre ? Ne craint-on pas que ces sommes fabuleuses déversées, à flots ininterrompus et apparemment sans contrôle, sur l’Ukraine par les pays occidentaux, et notamment les États Unis, se perdent dans le dédale des réseaux multiples de la corruption de ce pays ?

On aurait ainsi l’explication d’une telle aberration que cette conférence de Lugano : l’influence d’intérêts obscurs, ceux des profiteurs de guerre. On comprend alors que les forces de la corruption en Ukraine, en liaison avec des forces étrangères, pourraient avoir intérêt à ce que la guerre dure. Si le peuple ukrainien, occupé et sidéré par la guerre, ne parvient pas à se dresser contre la corruption, celle-ci deviendra le principal obstacle à la paix.

13 juillet 2022

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Dans UKRAINE

UKRAINE : LA COREE DU NORD RECONNAIT LES REGIONS SEPARATISTES COMME DES ETATS

Par Le 15/07/2022

Ukraine: Pyongyang reconnait les régions séparatistes comme des Etats

 Depuis 16 heures  14 juillet 2022

Drapeaux de la Corée du Nord

Drapeaux de la Corée du Nord

 Asie et Afrique - Deux Corées

 

Rédaction du site

La Corée du Nord a officiellement reconnu les deux régions séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine comme étant des pays indépendants, a rapporté ce jeudi matin 14 juillet un média d’Etat nord-coréen.

Cette reconnaissance intervient après l’envoi mercredi par le gouvernement de Pyongyang de courriers adressés aux auto-proclamées République populaire de Donetsk et République populaire de Lougansk, a précisé l’agence de presse officielle KCNA.

Dans ces missives, le régime nord-coréen dit avoir « décidé de reconnaitre l’indépendance » de ces deux régions et « a exprimé la volonté de développer les relations étatiques avec des pays dans l’idée d’indépendance, de paix et d’amitié », a poursuivi KCNA, citée par l’AFP.

La Corée du Nord est le troisième pays, avec la Russie et son alliée la Syrie, à reconnaitre ces deux territoires comme étant des Etats indépendants.

La Russie a justifié son offensive militaire contre l’Ukraine lancée le 24 février par la nécessité de défendre ces entités séparatistes.

Les deux territoires séparatistes avaient affirmé mercredi avoir été reconnus en tant qu’Etats par la Corée du Nord, qui n’avait pas fait d’annonce immédiatement.

Les représentations diplomatiques des séparatistes de Donetsk et de Lougansk à Moscou avaient chacune diffusé sur Telegram une photo de leurs représentants respectifs, recevant ce qui était présenté comme une lettre de reconnaissance des mains de l’ambassadeur nord-coréen Sin Hong Chol.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a dénoncé mercredi dans un communiqué la décision de la Corée du Nord de reconnaître ces territoires qualifiés par Kiev de « temporairement occupés par la Russie ».

« En conséquence (…), l’Ukraine annonce qu’elle coupe toutes les relations avec la République démocratique populaire de Corée », nom officiel du Nord de la péninsule, a précisé le ministère.

https://french.almanar.com.lb/2377652

     

Dans UKRAINE

KIEV BOMBARDE UN ENTREPOT D'ENGRAIS DE NOVAYA, DANS LA REGION DE KHERSON. "COMME L'EXPLOSION DU PORT DE BEYROUTH"

Par Le 13/07/2022

Kiev bombarde un entrepôt d’engrais de Novaya Kakhovka. « Comme l’explosion du port de Beyrouth » (Vidéos)

 Depuis 6 heures  13 juillet 2022

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 Amérique et Europe - Ukraine

 

 

Alors que les forces alliées ont annoncé avoir encerclé Seversk, l’armée ukrainienne a bombardé les zones résidentielles du Donbass, ainsi qu’à Novaya Kakhovka, dans la région de Kherson, faisant au moins douze morts et 200 blessés.

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Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2022, l’armée ukrainienne a bombardé la ville de Novaya Kakhovka dans la région de Kherson, avec des lance-roquettes américains Himars. Une partie des missiles a été abattue par la défense anti-aérienne, mais plusieurs ont réussi à passer.

Comme lors des bombardements des villes du Donbass, l’armée ukrainienne a visé des zones résidentielles, et des infrastructures civiles, dont un entrepôt contenant des engrais minéraux (en l’occurrence du salpêtre), dont l’explosion a provoqué d’importants dégâts et fait de nombreuses victimes. Pour l’instant le bilan est de sept morts et 187 personnes ont été blessées. Sept personnes sont aussi portées disparues, six enfants ont été retrouvés sous les décombres, et ces derniers sont encore en train d’être fouillés.

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L’explosion de l’entrepôt contenant du salpêtre (et non un stock de munitions comme l’a déclaré la partie ukrainienne) a endommagé un hôpital, plusieurs immeubles d’habitation (plus de 270 habitations ont été déclarées comme endommagées par les habitants), et une église. Ce qui s’est passé peut être comparé à l’explosion qui a eu lieu dans le port de Beyrouth en 2020, mais en bien moins puissant grâce au fait qu’il y avait beaucoup moins de salpêtre que dans le port libanais.

(Attaques à la roquette menées sur le district industriel de Kharkov. Source: Intel Slava Z)

(Frappe nocturne des Forces armées ukrainiennes sur Nova Kakhovka. L’incendie se poursuit dans l’entrepôt de salpêtre. Source: Intel Slava Z)

Il n’y avait aucune cible militaire dans la zone de Novaya Kakhovka qui a été visée par l’armée ukrainienne. D’ailleurs sur les images publiées juste après le bombardement on ne voit pas de soldats russes en uniforme, ou d’équipement militaire, comme c’est le cas lorsque l’armée russe bombarde en Ukraine des installations militaires situées dans des infrastructures civiles (comme à Krementchouk).

Un entrepôt contenant 35 tonnes d’aide humanitaire destinée à la population de la ville, ainsi que l’usine GTMK qui produit des équipements pour des centrales hydroélectriques un peu partout dans le monde ont aussi été totalement détruits. Par contre la centrale hydroélectrique de Novaya Kakhovka, qui se trouvait tout près de la zone visée, n’a heureusement pas été touchée et continue de fonctionner.

D’après le chef de l’administration militaro-civile de la région, Vladimir Leontiev, il est impossible de restaurer l’usine GTMK tant les destructions sont importantes.

« Très probablement pas », a répondu Leontiev à la question de savoir si l’usine sera réparée. « Absolument tout y est détruit. Tout, il n’y a plus d’usine, il sera probablement plus facile d’en construire une nouvelle. »

D’après les autorités locales, trois jours avant ce bombardement, un satellite américain Worldview-2 a filmé Novaya Kakhovka, comme avant les attaques contre Belgorod et d’autres villes russes. Entre cette transmission d’information et la livraison des armes qui ont servi à commettre ce bombardement de terreur, la complicité des États-Unis dans les crimes de guerre de l’armée ukrainienne est plus qu’avérée.

Ce bombardement a eu lieu juste après que les autorités ukrainiennes ont annoncé vouloir lancer une contre-offensive dans le sud du pays. Mais l’attaque tentée par les Forces Armées Ukrainiennes dans la région de Zaporojié s’est soldée par un échec cuisant, et les soldats ukrainiens se sont enfuis.

Dans le même temps, les crimes de guerre de l’armée ukrainienne dans le Donbass se poursuivent.

Ainsi, le 12 juillet 2022, l’armée ukrainienne a lourdement bombardé la ville de Gorlovka, en RPD (République populaire de Donetsk), faisant deux morts parmi les civils et six blessés. Une civile a été tuée et deux autres blessés dans le district de Petrovski, à Donetsk, qui a lui aussi subi d’importants bombardements de l’armée ukrainienne, et deux civiles ont été blessées à Yassinovataya.

La RPL n’a pas été épargnée, puisque l’armée ukrainienne a tiré des missiles américains Himars sur Stakhanov, faisant deux morts et deux blessés parmi les civils, et détruisant les fenêtres de 11 immeubles d’habitation, d’une maternelle et d’une école.

Suite à ces bombardements, l’armée russe a frappé de nombreuses infrastructures militaires et positions ukrainiennes à Kharkov, Avdeyevka, Maryinka, Nikolayev, Artiomovsk, Soledar, et Seversk.

Seversk qui serait désormais encerclée par les forces alliées d’après Rodion Mirochnik, l’ambassadeur de la RPL en Russie, qui a ajouté que des combattants de bataillons de défense territoriale et des conscrits ukrainiens se trouvent dans la ville.

Par Christelle Néant
Source : Donbass Insider

https://french.almanar.com.lb/2376959

    

Dans UKRAINE

REGION DE KHERSON : CE NOUVEAU CRIME DE GUERRE COMMIS PAR L'ARMEE UKRAINIENNE DONT VOUS N'ENTENDREZ PAS PARLER

Par Le 12/07/2022

mardi 12 juillet 2022

Région de Kherson : ce nouveau crime de guerre commis par l'armée ukrainienne, dont vous n'entendrez pas parler

 

Suite à un bombardement de l'armée ukrainienne, utilisant les armes américaines HIMARS, la région de Kherson, sous contrôle russe, a été fortement touchée cette nuit : au moins 7 morts et 40 blessés et des sites civils touchés, dont l'hôpital. Mais rien dans les médias. Pour les médias main stream, il ne s'est rien passé à Novaya Kakhovka. Juste un nouveau crime de guerre commis contre la population civile par l'armée ukrainienne, mais comme il n'est pas possible de l'attribuer à la Russie, on n'en parle pas. On ne parle pas de cette armée, qui se venge contre la population civile, ne lui pardonnant pas d'attendre avec impatience l'arrivée de la Russie, ne lui pardonnant pas de reprendre une vie normale ... en Russie.

Dans la nuit du 11 au 12 juillet, l'armée ukrainienne a tiré sur la ville de Novaya Kakhovka, dans la région de Kherson, qui est contrôlée par la Russie. Il n'y avait pas de cible militaire en vue, mais la station hydro-électrique. Le résultat est spectaculaire :

 

Heureusement la station n'a pas été endommagée, elle a résisté à l'explosion, mais plusieurs habitations ont été fortement touchées, ainsi que l'hôpital, l'infrastructure de la ville, des entrepôts avec du salpêtre, etc. Selon les informations officielles, l'on compte 7 morts et 40 blessés (qui ont eu besoin d'une assistance médicale).

 

Les dégâts sont très importants :

 

 

Les armes utilisées, selon le vice-directeur de l'Administration civilo-militaire, contre la ville et les habitants sont des armes américaines, les fameux HIMARS. Suite à cet acte, qui ne peut être qualifié autrement que de crime de guerre, le député de Crimée demande que les Etats-Unis et l'Ukraine soient officiellement reconnus comme "pays agresseurs" et que l'ONU condamne cet acte de terreur.

 

Pour l'instant, c'est le silence total. Pas un mot dans les médias occidentaux, qui continuent à s'exciter contre "les crimes commis par la Russie" en Ukraine, oubliant de préciser que les tirs visent des cibles militarisées par les Ukrainiens. Aucune réaction des organes comme l'ONU n'est à attendre. Le monde atlantiste se moque des civils touchés par l'armée ukrainienne qu'il arme, qu'il entraîne, qu'il finance, qu'il dirige. Ils ne vont certainement pas se condamner eux-mêmes.

 

 

 

Publié par à 11:32 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/region-de-kherson-ce-nouveau-crime-de.html

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Libellés : 

Dans UKRAINE

BILAN DES ARMEMENTS OCCIDENTAUX LIVRES A L'UKRAINE

Par Le 10/07/2022

Bilan des armements occidentaux livrés à l’Ukraine

Par Observateur Continental

Mondialisation.ca, 09 juillet 2022

Observateur continental

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Les pays occidentaux ont accordé à Kiev une aide militaire pour plus de 10 milliards de dollars depuis le 24 février 2022, date du début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine. Quelles armes et quels pays ont fourni ou promis de livrer à Kiev?

Les États-Unis sont en tête en termes d’aide à l’Ukraine: selon la Maison Blanche, depuis le 24 février, Washington a alloué à Kiev 6,1 milliards de dollars d’aide (en treize tranches).

Parmi les armements livrés: des lance-roquettes multiples (LRM) à roues HIMARS (5), des obusiers M777 (108), des véhicules polyvalents Humvee (100), des véhicules blindés de transport de troupes M113 (200), des missiles sol-air portables Stinger (800), des lance-grenades (100), des missiles antichars Javelin (2.000), des hélicoptères Mi-17 (3), des drones, notamment des drones kamikazes Switchblade (821). Fin juin, les États-Unis ont annoncé la livraison à l’Ukraine du système antiaérien moderne de courte et moyenne portée NASAMS.

De plus, le 9 mai, le président américain Joe Biden a signé une loi sur la livraison à l’Ukraine d’armes dans le cadre d’un prêt-bail. Ainsi, pendant les années fiscales 2022 et 2023 (commencent le 1er octobre aux États-Unis), Washington pourra « mettre temporairement à disposition du gouvernement ukrainien ou des gouvernements d’Europe de l’Est du matériel militaire ».

Le Royaume-Uni a livré des véhicules blindés Mastiff (120), des missiles guidés air-sol Brimstone-1 (200), des systèmes antichars NLAW (3.965), des munitions pour les obusiers M777 (20.000). En avril, le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé la livraison d’armes pour 130 millions de dollars, notamment des missiles antiaériens Starstreak et 800 NLAW supplémentaires. Et en juin, le secrétaire à la Défense Ben Wallace a confirmé la fourniture à Kiev de lance-roquettes multiples M270 MLRS. Au total, Londres a accordé à l’Ukraine une aide de 2,8 milliards de dollars.

L’Allemagne a livré en Ukraine des véhicules de combat d’infanterie (14), des systèmes antiaériens Strela (2.700), des lance-roquettes antichars Panzerfaust 3 (900), des missiles antiaériens Stinger (500), des mines antichars (15.000), des munitions d’armes d’infanterie (16 millions), des mitrailleuses MG3 (100), des grenades à main (100.000), des casques (23.000) et 178 différents véhicules. En juin, le gouvernement allemand a publié le plan de fournitures à venir qui inclut notamment 30 canons antiaériens automoteurs Gepard, le système antiaérien Iris-T, 3 lance-roquettes multiples Mars, 22 camions et 80 pickups. En tout, Berlin a accordé à Kiev une aide à hauteur de 1,39 milliard d’euros.

L’Espagne a fourni des véhicules blindés Uro Vamtac (20), des lance-roquettes antichars (1.370), des cartouches de fusil et de mitrailleuse (700.000), des mitrailleuses légères, des médicaments, des casques et des médicaments.

La France a commencé livrer en mars à l’Ukraine des canons automoteurs Caesar (19 promis) et des missiles antichars Milan (près de 40). Fin juin, le ministre français des Armées Sébastian Lecornu a annoncé une aide supplémentaire. Les nouvelles livraisons comprendront un certain nombre de véhicules blindés VAB, des canons Caesar et des missiles antinavires Exocet.

En Italie, le ministre de la Défense Lorenzo Guerini a déclaré que Rome avait envoyé à Kiev des armes antichars, des systèmes antiaériens de très courte portée, des mortiers, des munitions, des systèmes de transmissions, des moyens de protection individuelle.

La Grèce a envoyé à Kiev des LRM RM-70 tchèques (122), des lance-roquettes antichars RPG-18 (815), des BMP-1 soviétiques (122), des missiles américains FIM-92 Stinger (60), des projectiles de 73 mm (15.000), des fusils automatiques AK-47 (20.000), des cartouches de 7,62 mm (3,2 millions), des obus d’artillerie de 155 mm (17.000), des grenades antichars (1.100).

La Belgique, depuis le 24 février, a accordé à l’Ukraine une aide militaire à hauteur de 76 millions d’euros, notamment: des armes antichars (200), des fusils d’assaut FNC (5.000), du carburant (3.800 tonnes). De plus, le gouvernement belge a décidé de livrer des missiles antichars et des obusiers M109.

La Pologne a transmis à l’Ukraine des mortiers LMP-2017 de 60 mm (100) et 1.500 munitions, des obusiers automoteurs AHS Krab (18), des chars T-72 (240), des drones (8), un certain nombre de munitions cumulatives de 152 mm ainsi que des casques. En outre, Varsovie se dit prête à livrer à l’Ukraine des missiles antichars FGM-148 Javelin et des fusils automatiques FB MSBS Grot. En tout, la Pologne a accordé à l’Ukraine une aide de 1,7 milliard d’euros.

Le Canada a fourni à Kiev des obusiers M777 (4), des lance-roquettes antichars M72 (4.500) et Carl Gustaf M2 (100), des véhicules blindés Roshel Senator (8), des grenades à main (7.500). Ottawa a également promis d’envoyer à l’Ukraine des véhicules blindés LAV III Kodiak. De plus, le Canada a alloué à Kiev 790.000 dollars pour acheter des images satellites de haute précision en promettant six caméras de drone.

La République tchèque a livré à l’Ukraine des obusiers DANA (20), des LRM RM-70 (20), des véhicules blindés BVP-1 (5), des lance-roquettes (160), des hélicoptères Mi-24 (160), des chars T-70 (40). Trois jours après le début de l’opération spéciale, le ministère tchèque de la Défense a envoyé à l’Ukraine une aide militaire (des fusils automatiques, des pistolets, des mitrailleuses, des fusils de sniper et des munitions) pour environ 8,6 millions de dollars.

L’Estonie a livré des obusiers de 122 mm D-30, des missiles antichars Javelin, des véhicules blindés Mamba Mk2 EE (7), un hôpital de campagne Role 2 et autre aide pour un total de 230 millions d’euros.

La Norvège a fourni des obusiers M109 (22), des lance-roquettes antichars M72 (4.000), des missiles antiaériens Mistral (100).

La Lettonie a transmis à l’Ukraine des missiles sol-air Stinger et des hélicoptères. De plus, le 28 février, le parlement letton a autorisé aux citoyens du pays de combattre en tant que volontaires du côté de l’Ukraine après leur enregistrement au bureau des réservistes des forces armées lettones.

Le Danemark a livré des mortiers M10, des véhicules blindés M113 (50), des missiles antinavires Harpoon, des lance-roquettes antichars M72 (2.700), des missiles sol-air Stinger (300), des drones automatisés Skywatch (25), des gilets pare-balles TYR (2.000), des trousses de secours IFAK (700). En avril, la première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé un nouveau volet d’aide militaire à hauteur de 90 millions de dollars. Le Danemark a promis d’envoyer à l’armée ukrainienne près de 50 véhicules blindés modernisés M113 G3 DK, des projectiles de 120 mm pour mortiers et des armes antichars, rapporte Danmarks Radio. La revue Olfi a indiqué que Copenhague avait l’intention de livrer à Kiev 25 véhicules blindés Piranha III, des mortiers M10 avec plusieurs milliers de projectiles. En mai, le Danemark a annoncé la livraison de missiles antinavires Harpoon avec des munitions.

L’Australie a fourni à l’Ukraine des obusiers M777 (6), des véhicules blindés Bushmaster (20) et M113 (14).

La Suède a envoyé à l’armée ukrainienne des lance-roquettes antichars AT4 (10.000), des casques (5.000), des rations de combat (135.000) et des gilets pare-balles (5.000). En juin, la chef de la diplomatie suédoise Ann Linde a annoncé que le royaume avait préparé un quatrième volet d’aide pour l’Ukraine. Il inclura des missiles antinavires, des armes antichars, des fusils de 12,7 mm ainsi que des munitions, pour 95 millions d’euros au total. Il s’est avéré plus tard que la Suède comptait envoyer à l’Ukraine une aide militaire supplémentaire pour 49 millions de dollars, notamment des armes antichars, des moyens d’appui et des équipements de déminage, rapporte Associated Press.

Le Portugal a livré des obusiers de 155 mm M114 (5), des véhicules blindés M113 (15), des fusils automatiques G3, des grenades et des munitions.

Les Pays-Bas ont envoyé à l’armée ukrainienne des véhicules blindés (supposément YPR-765), des missiles sol-air Stinger (200), des casques (3.000) et des gilets pare-éclats (2.000), des fusils de sniper (100) avec 30.000 de munitions et des lance-roquettes (400) pour 102 millions d’euros au total.

La Slovaquie a fourni des systèmes antiaériens S-300. En avril, la revue slovaque Pravda a annoncé que la Slovaquie s’apprêtait à livrer à l’Ukraine une vingtaine de canons d’artillerie DANA (version Zuzana), et en juin Bratislava a transmis à Kiev quatre hélicoptères Mi-17 et un Mi-2 ainsi que des munitions de LRM, rapporte Deutsche Welle.

La Slovénie a transmis des chars T-72 (l’agence allemande DPA parlait de 54 blindés), des AK-47 et des casques.

La Finlande a livré des fusils automatiques (2.500) avec 150.000 cartouches, des fusils antichars (1.500) et des rations de combat. Il a été rapporté en février que le gouvernement finlandais avait approuvé la livraison en Ukraine de 2.000 gilets pare-balles, 2.000 casques composites, 100 brancards et des équipements pour deux postes d’aide médicale urgente.

La Turquie a mis en place avec l’Ukraine la production conjointe de drones de combat Bayraktar TB2.

Le Luxembourg a fourni des moyens antichars (100), des véhicules Jeep Wrangler, des tentes militaires (15). Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 15% du budget militaire luxembourgeois ont été alloués pour soutenir l’armée ukrainienne.

La Croatie a déclaré en février qu’elle enverrait à Kiev des armes d’infanterie et des équipements de protection pour 16,5 millions d’euros.

La Macédoine du Nord a également apporté son aide à l’Ukraine, sans préciser de quelle aide il s’agit. L’Autriche, la Bulgarie, la Roumanie et l’Irlande ont livré à l’armée ukrainienne du carburant, des gilets pare-balles, des casques et des médicaments, alors que la Hongrie et Malte se sont contentées d’envoyer seulement des médicaments. 

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Observateur ContinentalObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/bilan-des-armements-occidentaux-livres-a-lukraine/5669659

Dans UKRAINE

CONFLIT EN UKRAINE : POURQUOI LES ETATS-UNIS ONT TANT BESOIN DE DESTABILISER LE CONTINENT EUROPEEN ?

Par Le 09/07/2022

samedi 9 juillet 2022

Conflit en Ukraine : Pourquoi les Etats-Unis ont tant besoin de déstabiliser le Continent européen ?

 

D'inquiétantes rumeurs se propagent dans les médias anglo-saxons : les Etats-Unis fourniraient des munitions HIMARS d'une portée de 300 km, ce qui ouvrirait la porte au déplacement du conflit profondément sur le sol russe, donc d'un conflit ouvert avec la Russie. Les pays européens, déjà largement économiquement déstabilisés par les sanctions anti-russes qu'ils adoptent à la pelle et l'afflux d'Ukrainiens, de moins en moins bien perçus en dehors de la couche bisounours de la société, devraient surtout se demander pourquoi les Etats-Unis ont tant besoin de mettre à genoux le Continent européen. Puisque ce conflit en Ukraine est largement utilisé par les Américains comme un élément de gouvernance.

Biden a annoncé une nouvelle aide militaire de 400 millions de dollars pour l'Ukraine et surtout l'envoi de système de lance-missiles HIMARS, encore plus performants.

"La dernière aide, approuvée par le président Joe Biden vendredi après-midi, est le 15e paquet d'armes et d'équipements militaires transférés à l'Ukraine à partir des stocks du ministère de la Défense depuis août dernier. En plus du HIMARS, les États-Unis enverront également 1 000 cartouches d'artillerie de 155 millimètres qui ont une capacité de précision accrue qui aidera également l'Ukraine à atteindre des cibles spécifiques. Le package comprendra également trois véhicules tactiques, des systèmes radar de contre-batterie, des pièces de rechange et d'autres équipements. Dans l'ensemble, les États-Unis ont envoyé environ 7,3 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine depuis le début de la guerre fin février."

Ce qui est particulièrement inquiétant, est la capacité de ces nouvelles munitions HIMARS. Bien plus que les 70 km de portée, qui ont été largement utilisées ces derniers jours contre les civils du Donbass et que la Russie met périodiquement hors d'état de nuire, ces nouvelles armes ont une capacité allant jusqu'à 300 km, comme le relèvent de nombreuses sources citant les confidences d'un officiel du Pentagone au Financial Times.

Ainsi, l'Ukraine serait à même de toucher profondément le territoire russe et non plus seulement les régions limitrophes. Les Etats-Unis comprennent parfaitement, que si tel est le cas, une réponse de la Russie sera inévitable. L'Europe ne peut pas ne pas comprendre que dans ce cas, elle se trouve en première ligne. Les Etats-Unis, de leur côté, se couvrent formellement sous les promesses, que ces armes ne seront pas utilisées contre la Russie sur son territoire. Il est vrai que les promesses n'engagent que ceux, qui y croient ...

 

Pendant ce temps-là, les sanctions anti-russes adoptées par les pays européens impactent sérieusement l'économie européenne. Depuis que la Russie a rapatrié les bénéfices de la vente du gaz en Europe, c'est-à-dire depuis que les pays européens, achetant le gaz russe, sont obligés de le payer en Russie, l'euro s'effondre face au dollar et le rouble remonte. Le gaz russe ne finance plus ainsi l'économie européenne, depuis que les Européens ont décidé d'entrer dans une guerre économique contre la Russie pour la faire s'effondrer. Le déficit commercial français est record avec 114 milliards d'euros sur un an. De plus en plus de dirigeants européens appellent les gens à réduire leur consommation d'énergie. Les trois fournisseurs d'énergie en France se joignent à cet appel, la réduction de l'approvisionnement russe ne peut être compensée et les prix flambent :

"Les livraisons de gaz russe par pipeline ont fortement baissé pour certains pays, dont la France (...). 

Bien qu'en augmentation, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) sont aujourd'hui encore trop limitées pour compenser ces baisses" et "les capacités de production électrique pilotable en Europe sont également en tension à la suite de choix nationaux ou pour des programmes de maintenance"

L'on se demande et comment les particuliers vont payer leurs facteurs cet hiver et comment l'économie nationale va pouvoir fonctionner à ce rythme-là ... Mais les Etats-Unis, eux, renforcent ainsi leur position sur le marché énergétique européen, ce qu'ils n'arrivaient pas à réaliser avant que l'UE ne force les Etats au suicide énergétique.

 

Et pour arranger le paysage, l'afflux "ukrainien" dans les pays européens soulève de nombreuses questions. D'où sortent ces drapeaux ukrainiens à tous les coins de rue ? Est-ce pour rappeler que la France est occupée ? Des allocations de plus en plus importantes sont attribuées à l'accueil de ces "réfugiés". Le Conseil de l'Europe approuve 465 millions de prêts, alors que la situation sociale des nationaux est de plus en plus difficile, après déjà deux années de guerre globale covidienne :

"Les nouveaux prêts répondent aux besoins les plus pressants de nos États membres, l'accent étant clairement mis sur l'aide à la gestion de la crise des réfugiés provoquée par la guerre en Ukraine", a expliqué, dans un communiqué, le gouverneur de la CEB Carlo Monticelli.

Ces prêts sont accordés principalement à l'Allemagne, à hauteur de 200 millions d'euros, mais aussi à la Lituanie, à l'Irlande et à l'Espagne.

Les populations ressentent mal cet emballement et des manifestations se développent, comme en Pologne :

 

 

Beaucoup de réactions non affichées, suite à des conversations privées, dans lesquelles l'on entend avec une ironie appuyée parler des Ukrainiens dans des voitures de luxe sur les côtes françaises ou espagnoles, appelés les "grands résistants". 

 

L'intérêt des Etat-Unis est ici évident, il ressort de la gouvernance : l'Union européenne conduit les pays européens dans une impasse et leur fait payer l'essentiel du prix de la politique atlantiste. Si le conflit se développe militairement, suite à l'utilisation des armes américaines à longue portée, les pays européens seront sommés de défendre l'atlantisme contre la Russie ; la crise politico-économique en Europe se double d'une crise profonde de confiance dans les institutions nationales, qui se tirent une balle dans le pied, et renforce donc le poids réel des organes globaux de gouvernance, qui sont atlantistes. Si l'intérêt américain est évident, quel est l'intérêt des pays européens ? La position européenne semble absolument irrationnelle, mais peut-on toujours trouver du rationnel dans les choix politiques qui sont faits, surtout lorsqu'ils ressortent autant du fanatisme, que de la soumission la plus totale ? Comme l'écrivait Camus dans Le mythe de Sisyphe :

"ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel (du monde) et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme"

 

 

 

 

 

Publié par à 11:36 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/07/conflit-en-ukraine-pourquoi-les-etats.html

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Libellés : 

Dans UKRAINE

UKRAINE : UN 3e NAVIRE RUSSE COULE EN MER NOIRE ?

Par Le 07/07/2022

Le tir de HIMARS riposté dans le ciel?

Thursday, 07 July 2022 2:49 PM  [ Last Update: Thursday, 07 July 2022 4:08 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Un missile a touché un navire inconnu dans la partie ouest de la mer Noire. (Illustration)

Un autre navire russe frappé en mer Noire ? Probable, mais cette fois-ci les Russes semblent infliger une riposte immédiate.

Selon le site Web Avia.pro citant les témoins oculaires de la région d’Odessa un missile de croisière a frappé jeudi 7 juillet un navire inconnu dans la partie occidentale de la mer Noire en dehors des eaux territoriales de l’Ukraine provoquant plusieurs explosions et à bord du navire.

À en juger par les images vidéo présentées par les habitants de la région, un grave incendie s’est déclaré à bord du navire attaqué.

Depuis le début du nouvel ordre mondial, les navires ukrainiens n’ont pas quitté les ports, ce qui soulève un certain nombre de questions et de graves inquiétudes, notamment dans le contexte où l’OTAN a fourni des missiles antinavires Harpoon à l’armée ukrainienne.

Ukraine: Moscou ratatine....

Ukraine : Moscou ratatine....

Une guerre balistique qui exposerait Moscou aux tirs de missiles ? Non... mais aux tirs de drones, oui... la Russie fera-t-elle appel aux drones iraniens ?

Il est à noter que quelques heures avant l’attaque, un avion de patrouille militaire anti-sous-marine américaine P-8A survolait la partie ouest de la mer Noire.

S’il est vrai qu’Avia-pro refuse d’identifier ce navire, mais il y a de fortes chances que cela soit un navire russe, un troisième a avoir été ciblé par Harpoon en mer Noire. Mais cette fois-ci l’attaque n’est pas restée sans réponse et la réponse est d’ordre aérien.

Ukraine: fin de partie pour l'OTAN!

Ukraine : fin de partie pour l’OTAN !

Le cuisant échec des Switchblade US en Ukraine.

Les développements surviennent alors que selon Avia-pro l’avion militaire anti-sous-marin américain Boeing P-8A Poseidon a tourné en rond depuis plusieurs heures dans la zone de Snake Islande.

Le site Web a rapporté que l’avion opérait non seulement dans l’espace aérien de la Roumanie voisine de l’Ukraine, mais également dans celui de la partie ouest de la mer Noire, à environ 45 à 50 kilomètres de Snake Islande.

Selon l’itinéraire de vol de l’avion de patrouille, ce dernier était dans les airs depuis très longtemps alors que l’équipage à bord éteignait périodiquement le transpondeur, ne voulant évidemment pas être détecté.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/07/07/685212/Mer-noire---un-navire-inconnu-touch%C3%A9-par-un-missle--

Dans UKRAINE

UN TRIBUNAL UKRAINIEN CONFIRME L'INTERDICTION DU PARTI COMMUNISTE ET ORDONNE LA SAISIE DE SES BIENS

Par Le 07/07/2022

6 Juillet 2022

Mercredi 6 juillet 2022
Un tribunal ukrainien confirme l'interdiction du Parti communiste et ordonne la saisie de ses biens.


Dans ce qui semble être une nouvelle escalade du terrorisme anticommuniste en Ukraine, la huitième cour d'appel administrative a terminé hier, 5 juillet, l'examen de l'affaire administrative n° 826/9751/14 sur l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine.
"La cour a satisfait les demandes du ministère de la Justice de l'Ukraine : les activités du Parti communiste d'Ukraine ont été interdites ; les biens, fonds et autres actifs du parti, de ses organisations régionales, de ville, de district, de ses centres primaires et autres entités structurelles ont été transférés à la propriété de l'État", peut-on lire dans un communiqué publié par Ukrinform. 


La dernière décision de la Cour d'appel confirme en fait une décision qui a été prise en 2015, lorsque le tribunal administratif de district de Kiev a validé intégralement la demande du ministère de la Justice, interdisant les activités du parti en Ukraine, dans le cadre de la "décommunisation" qui a suivi le coup d'État de 2014. 

En 2019, la Commission électorale centrale d'Ukraine avait interdit la candidature de Petro Symonenko à l'élection présidentielle ukrainienne.

Rappelons que le 1er juillet, le procès de Mikhaïl et Aleksander Kononovitch a débuté au tribunal de district Solomensky de Kiev par téléconférence. Les deux frères, membres de l'Union de la jeunesse communiste léniniste d'Ukraine, ont été arrêtés le 7 mars sous le prétexte d'accusations fausses et sans fondement.

source : https://www.idcommunism.com/2022/07/ukraine-court-confirms-ban-on-communist-party-orders-its-property-seizure.html

Tag(s) : #Ukraine#KPU#Communiste

Dans UKRAINE

UKRAINE : LE RENSEIGNEMENT AMERICAIN S'INTERROGE SUR L'AMPLEUR DE LA VICTOIRE RUSSE ET DONC LA FRONTIERE

Par Le 07/07/2022

jeudi 7 juillet 2022

Ukraine : Le renseignement américain s'interroge sur l'ampleur de la victoire russe et donc la frontière

 

La région de Lougansk est libérée, celle de Donetsk le sera et cela ne soulève plus aucun doute, la question qui se pose est désormais de savoir ce qui ensuite se passera. En fait, où sera la frontière étatique de la Russie. Le NYT ce matin publie les trois scénarios fournis par Avril Haines, la directrice du renseignement national américain, qui de toute manière n'envisage pas sérieusement la possibilité de Kiev de reprendre les territoires perdus, mais espère un enlisement du conflit, qui épuiserait la Russie.

La victoire militaire russe n'est pas en question, celle qui se pose est de savoir où seront les frontières russes. Le NYT ce matin a publié un article analysant la proposition des trois scénarios établis par le Renseignement national sur le développement possible du conflit en Ukraine.

"Dans le premier cas, les progrès continus de la Russie dans l'Est de l'Ukraine briseraient la volonté des Ukrainiens de se battre et permettraient à l'armée russe de prendre encore plus de contrôle sur le pays. Ce résultat est le nouvel objectif de Vladimir Poutine, après avoir été vaincu lors de sa première tentative de renverser le gouvernement ukrainien. Dans le deuxième scénario – le plus probable, a déclaré Haines (lors d'une apparition publique à Washington la semaine dernière) – la Russie dominerait l'Est, mais ne serait pas en mesure d'aller beaucoup plus loin. Les deux pays tomberaient dans une impasse que Haines a décrite comme «une lutte acharnée». Dans le troisième scénario, l'Ukraine stopperait l'avancée de la Russie à l'Est et réussirait également à lancer des contre-attaques. L'Ukraine a déjà regagné du terrain, notamment dans le sud du pays, et certains experts militaires s'attendent à une offensive plus large prochainement."

Si l'on décrypte ces propositions, qui n'ont rien de très original, l'on note que les Atlantistes, ne pouvant sérieusement penser faire reculer la Russie, envisagent un enlisement du conflit, une sorte de guerre de tranchées. D'ailleurs, l'article fait plusieurs fois référence à la Première Guerre mondiale. 

Il est vrai que l'article rappelle également que Poutine n'est pas favorable à une mobilisation générale, qui serait selon eux le seul moyen pour reprendre toute l'Ukraine. En effet, déclarer la mobilisation générale serait une erreur stratégique. D'une part, parce que la structure de l'armée russe a été radicalement modifiée ("modernisée") et elle n'est plus adaptée actuellement à la gestion d'une armée de masse, ce qui avait alors été salué par l'Occident comme une grande modernisation  - et l'on comprend maintenant pourquoi. D'autre part, les pays impliqués dans le conflit, à savoir les Etats-Unis et leurs satellites, n'ont pas déclaré la mobilisation générale et la Russie se trouverait alors dans une situation de dangereux déséquilibre à terme si, seule, elle le faisait.

L'Occident pense pouvoir arriver à un pat en fournissant l'Ukraine en armes, soulignant que les ressources russes ne sont pas indéfinies. Rappelons que les ressources occidentales ne le sont pas non plus et le coût sera plus difficile à faire supporter au quotidien aux populations occidentales que russes, parce que si ces dernières se battent pour leurs frères, les Occidentaux ne savent pas très bien pourquoi ils doivent se priver, eux qui ont été ramolis à l'abondance pendant tant d'années.

La question, qui in fine reste en suspend, est celle de la frontière de la Russie. Comme cela est rappelé dans l'article, la stratégie russe a évolué et désormais, la Russie intègre pas à pas les territoires qu'elle reprend, avec l'accord de la population locale. Même les médias français, contre leur volonté, ont bien été obligés de montrer la joie des populations locales à l'arrivée de l'armée russe.

 

Pour l'instant, personne ne sait où va s'arrêter l'avancée de l'armée russe, d'autant plus que la clé du conflit n'est pas en Ukraine. A la différence de la Seconde Guerre mondiale, il ne suffit pas de prendre Kiev et de faire tomber Zelensky pour gagner le conflit, car l'Ukraine n'est pas la source de décision, elle est le terrain d'action, et Zelensky est resté cet acteur qu'il était, simplement le texte a changé. Mais stratégiquement, la Russie aura du mal à s'arrêter en cours de route avec le Donbass et quelques bouts de régions limitrophes, car elle aura une frontière étatique en état de guerre permanente. C'est le système, qui a transformé l'Ukraine en ce qu'elle est aujourd'hui, qui est le véritable ennemi. 

 

Le combat, qui se déroule, est à double dimension : l'un militaire, avec l'impératif de contrôle du territoire; l'autre géopolitique, avec l'impératif de renversement de l'idéologie globaliste, qui détruit les pays dans l'intérêt de la puissance atlantiste. Si la Russie avance assez bien sur le premier plan, quand les politiques ne la font pas reculer, elle a plus de difficultés avec le second, car la présence toujours incontournable des élites globalistes dans le pays transforme souvent le processus de déglobalisation en parodie, quand il ne s'agit pas d'un vulgaire sabotage.

 

La nécessité vitale pour le pays de mener en parallèle ces deux combats, sans provoquer ni une implosion de la société, ni une crise, explique très certainement à la fois le silence sur le but et les moyens d'atteindre ce but, et la précaution qui est prise dans l'avancée.

 

 

 

Publié par à 10:49 

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COMMENT PARIS AIDE L'ARMEE UKRAINIENNE AVEC SES ARMES?

Par Le 06/07/2022

Comment Paris aide l’armée ukrainienne avec ses armes?

Par Pierre Duval

Mondialisation.ca, 05 juillet 2022

Observateur continental

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Analyses: 

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La France est devenue l’un des sponsors les plus actifs de l’armée ukrainienne dans le conflit actuel. Si dans l’absolu son aide, à première vue, ne semble pas très importante, d’un point de vue qualitatif, les Français occupent des positions de leader.

Cela est principalement dû à la livraison d’obusiers Caesar automoteurs de 155 mm à l’Ukraine qui ont une portée de tir allant jusqu’à 41 km. Cette capacité de tir rend ces canons comparables en portée, aux canons automoteurs russes beaucoup plus lourds de 203 mm 2S7M Malka.

Lutter contre ces systèmes de batterie est une tâche difficile. Les obusiers français, qui se trouvent entre les mains de l’armée ukrainienne, sont devenus une acquisition très précieuse qui est utilisée pour détruire des cibles particulièrement importantes à l’arrière du front. Des rapports ont, d’ailleurs, été effectués sur l’utilisation de ces systèmes pour bombarder les zones résidentielles de Donetsk.

En plus des canons automoteurs Caesar, les Français ont exporté vers l’Ukraine leur derniers missiles antichars MMR ATGM et les anciens systèmes antichar Milan ont, également, été transférés. De manière générale, début juin, le volume de l’aide militaire française s’élevait à environ 100 millions d’euros.

Paris ne compte pas s’arrêter là. Dans les prochains jours, les véhicules blindés de transport de troupes à roues VAB retirés du stockage seront en Ukraine. Un convoi avec une quinzaine de ces véhicules de combat blindés a été vu en Slovaquie sur des camions de l’armée américaine. Ces blindés font partie de la nouvelle livraison de matériels déjà annoncée par l’Elysée tout comme l’envoi de missiles antinavires français Exocet.

Une telle activité pose des questions. La coopération militaro-technique franco-ukrainienne dure depuis plus d’un an, et jusqu’au 24 février 2022, elle se développait déjà assez activement. Elle ne peut pas être qualifiée de très importante au regard des standards du commerce mondial des armes.

Depuis 2015, la France a délivré au moins 76 licences d’exportation de matériel de guerre à la Russie pour un montant de 152 millions d’euros. Ces exportations d’armement vers la Russie ont, cependant, considérablement baissé au fil des ans. De 80 millions d’euros en 2014, le montant des livraisons d’équipements est passé à 5,5 millions en 2018 et à seulement 300 000 euros en 2020, d’après le rapport du ministère des Armées remis chaque année aux parlementaires. Les ventes d’armes à l’Ukraine ont, à l’inverse, grimpé en flèche, passant de zéro en 2015 à 97 millions d’euros en 2020, précise Le Monde.

Le principal moteur du rapprochement avec la France dans le domaine de la défense a été l’ancien ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov, qui est devenu le principal lobbyiste et directeur des entreprises de défense françaises en Ukraine. Avec sa participation directe en 2018, le premier contrat majeur a été signé pour la livraison de 55 hélicoptères fabriqués par Airbus Helicopters, dont 21 hélicoptères H225 (tous d’occasion), 24 H125 de nouvelle production et de 10 nouveaux H145 pour un total de 551 millions d’euros. Fin 2021, l’Ukraine a reçu 18 hélicoptères, dont deux H125, six H145 et 10 H225.

Mais la coopération ne s’est pas arrêtée aux hélicoptères. Avec le lobbying actif d’ Arsen Avakov, un accord a été conclu en 2020 pour l’envoi de 20 bateaux OCEA FPB 98 MKI d’une valeur de 136,5 millions d’euros pour être employés au service des gardes-frontières d’Ukraine. La société française OCEA, qui fabrique ces navires a indiqué en 2019 pour un premier lancement qu’elle a remporté la consultation internationale lancée par le ministère ukrainien de l’Intérieur .

Malgré le limogeage d’Arsen Avakov en juillet dernier, les contrats conclus avec lui ont continué d’être exécutés, même si les Français ont commencé à perdre progressivement des positions qui ont été occupées par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Dans le même temps, Paris ne perdait pas l’espoir de se redresser grâce à des contrats aussi onéreux que la fourniture d’un satellite de télédétection terrestre et d’un lot d’avions de chasse Rafale. Mais, la base commerciale de la coopération entre les deux pays a été noircie d’une croix dès le début du conflit en Ukraine.

Malgré la très forte gesticulation d’Emmanuel Macron en faveur de l’Ukraine, le transfert d’armes vers Kiev a fini par déjà poser des questions en France même. Par exemple, les promesses du président français de livrer les obusiers Caesar ont obligé d’en ponctionner à l’armée française où il n’y en a que 75. Cela a aussi impacté le contrat d’exportation en cours avec le Maroc concernant 36 obusiers. Des questions similaires sont soulevées pour la livraison d’ATGM MMR.

Leur nombre exact est inconnu. Mais, l’armée française a acheté 1900 missiles pour ce complexe, dont 200 à 300 unités ont été utilisées lors d’exercices, de tests et pendant des opérations de combat en Afrique. Le transfert de quelques dizaines de ces missiles affecte la capacité de combat de la France elle-même et sa réputation comme fournisseur d’armes fiables.

Un signe de l’épuisement des capacités de Paris a été le transfert de véhicules blindés de transport de troupes VAB déclassés. Cet engin n’appartient en aucun cas aux types d’armes modernes. Ils sont peu susceptibles d’être demandés sur le marché étranger. Probablement, nous devrions continuer à nous attendre à la livraison de tels systèmes, sans exclure le célèbre fusil automatique français FAMAS qui est maintenant remplacé par le NK416F allemand.

Ainsi, la France est un important fournisseur de l’Ukraine en ce qui concerne les systèmes d’armes qui sont les plus demandés (artillerie longue portée, véhicules blindés). Cependant, la petite taille et les capacités relativement modestes de livraison d’armes déclassées ne devraient pas amener la France au premier rang des donateurs de l’Otan.

Pierre Duval

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Pierre DuvalObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/comment-paris-aide-larmee-ukrainienne-avec-ses-armes/5669539

Dans UKRAINE

LE NEONAZISME ASSUME DE L'AMBASSADEUR D'UKRAINE EN ALLEMAGNE ANDREY MELNIK

Par Le 06/07/2022

mercredi 6 juillet 2022

Le néonazisme assumé de l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne Andrey Melnyk

 

Puisque l'on vous dit qu'il n'y a pas de néonazis aux commandes en Ukraine, que c'est de la "propagande russe" ! Si vous avez un doute, jetez un oeil sur les dernières déclarations de l'amabassadeur ukrainien en Allemagne, Andrey Melnyk, dans l'émission Jung & Naiv : quand il ne peut plus nier les crimes de masse commis par les collaborateurs nazis de Bandera pendant la Seconde Guerre mondiale, il déclare ne pas s'en dissocier. En effet, quel est le rapport avec le néonazisme ? ... Direct ? Ah? Vous croyez ? Mais non, c'est l'Ukraine ...

L'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne, Andrey Melnyk, est une figure haute en relief du paysage médiatique, faute de l'être diplomatiquement. Il a pris l'habitude d'insulter les dirigeants allemands pour ne pas suffisamment aider militairement l'Ukraine et ces mêmes dirigeants avalent les couleuvres, les unes après les autres. Même après s'être fait traiter de "saucisse de foie offensée", le Chancelier allemand Olaf Scholz n'a pas réagi, a pardonné, aucune conséquence, l'ambassadeur ukrainien n'a pas même été convoqué. Rien. C'est la nouvelle normalité.

Allant toujours plus loin, il a, semble-t-il, commis le pas de travers de trop, lors de son interview dans l'émission Jung & Naiv, une chaîne youtube "politique tendance" à la mode. Ses déclarations ont quand même choqué. Melnyk est certes connu pour être un admirateur de Bandera, le héros national de l'Ukraine "démocratique pro-occidentale post-Maïdan". Ce qui ne choque pas outre mesure en Occident, le niveau de l'enseignement de l'histoire étant suffisamment faible, pour que dans l'opinion publique, Bandera ne dise rien d'autre, que ce que les médias en disent et les médias répètent le discours ukrainien post-MaIdan, selon lequel Bandera est un grand libérateur national.

Bandera était un collaborateur nazi, qui commandait les unités ukrainiennes intégrées dans l'armée nazies, qui ont fait plus de 200 000 morts parmi les populations russes, juives et polonaises en Ukraine (pour plus de détails, voir notre publication ici). Dans son interview, il fait l'éloge de Bandera comme combattant de la liberté et nie l'existence de preuves de ces crimes. Puis, ne pouvant plus nier la réalité :

Lorsque le journaliste Tilo Jung a confronté Melnyk aux crimes commis par Bandera, l’ambassadeur ukrainien les a défendus ainsi: «Je ne te dirai pas aujourd’hui que je m’en dissocie. Et c’est tout».

Jung avait précédemment cité un tract que l’OUN a distribué alors que la Wehrmacht nazie entrait dans Lviv: «Peuple, tu dois savoir ceci: les Moscovites, les Polonais, les Hongrois et les Juifs, ce sont tes ennemis. Détruis-les, tu dois le savoir. Ta direction, ton chef, Stepan Bandera».

Rappelons, que Melnyk était l'invité d'honneur au Bundestag le 27 février, quand Scholtz a annoncé le réarmement massif de l'Allemagne - comme au bon vieux temps. 

La Pologne et Israël ont réagi particulièrement négativement à ces déclarations, qui sont passées quasiment inaperçues dans les médias français, aucune indignation à la mesure de ce qui a été dit et quasiment aucune information sur ce qui a été dit. Finalement, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a du, du bout des lèvres, se distancier des propos tenus, qui ne "refléteraient pas la position officielle" du MAE. Ce n'est pas le moment de se fâcher avec la Pologne ...

Comme le souligne le député russe, Oleg Morozov, le problème pour Kiev aujourd'hui n'est pas que Melnyk ait cette position, cela fait longtemps qu'il tient cette ligne et elle est parfaitement connue de tous, mais qu'il l'exprime aussi directement dans les médias. Des bruits courent dans les médias sur son prochain départ d'Allemagne, mais avec une position de choix au MAE.

Puisque l'on vous a dit qu'il n'y a pas de néonazis en Ukraine !

 

Publié par à 11:38 

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PRO-UKRAINIEN MAIS ANTI-NAZI

Par Le 05/07/2022

5 juillet 2022

Pro-ukrainien mais anti-nazi

BATIUSHKA

Le 17 juin 2022 – Source The Saker Blog

J’ai remarqué que certains critiques de l’opération spéciale en Ukraine semblent la soutenir uniquement parce qu’ils sont racistes et anti-Ukrainiens. Qu’il soit bien clair que ce n’est pas le cas de l’écrasante majorité de ses partisans. Et ce n’est certainement pas le cas de la grande majorité des forces russes impliquées dans l’opération. Par exemple, si vous regardez des vidéos de troupes ukrainiennes capturées ou actives, elles s’expriment pratiquement toutes uniquement en russe. Certes, l’ancien Premier ministre, Dmitri Medvedev, a fait des remarques ambiguës sur certains Ukrainiens, mais il ne faisait pas référence à tous les Ukrainiens, comme nous l’expliquons ci-dessous.

Le fait est que les Russes et les Ukrainiens ne font qu’un sur le plan ethnique, ils sont frères et sœurs, tous Slaves orientaux et aussi pratiquement tous chrétiens orthodoxes par culture. C’est notamment pour cette raison que les forces russes font tout leur possible pour ne pas blesser les civils ou endommager les infrastructures civiles. C’est pourquoi, lorsque les troupes de Kiev sont tuées au combat, les Russes les qualifient non pas d’« Ukrainiens », mais de « nationalistes », qui sont ceux auxquels Dmitri Medvedev faisait référence lorsqu’il a déclaré que les nationalistes étaient « des bâtards et des ordures ». Les Ukrainiens ne sont pas l’ennemi, l’ennemi est le régime fantoche de Kiev, ses tireurs de ficelles de l’OTAN et ses partisans nationalistes/nazis au cerveau lavé.

Le président Poutine a expliqué dès le début et très clairement que le régime fantoche de Kiev créé par les États-Unis, avec ses partisans nazis/OTAN/sionistes, est anti-russe. Il ne représente pas la masse du peuple ukrainien, dont beaucoup ont de la famille proche en Russie, ou vivent maintenant en Russie, ou sont mariés à des Russes, ou ne parlent que le russe et pas l’ukrainien, ou sont russes par culture. Le régime de Kiev ne représente que l’élite corrompue qui choisit ses politiciens et le lavage de cerveau qui les a soutenus. Nous, par contre, nous sommes pro-ukrainiens, précisément parce que nous sommes anti-nazis/anti-OTAN/anti-sionistes. Nous sommes pro-ukrainiens, nous affirmons la vie, nous ne la nions pas. Nous soutenons les familles ukrainiennes, pas la LGBT imposée par les nazis. De même, nous sommes pro-étasuniens, mais anti-élites étasuniennes. Nous voulons que le peuple et l’âme des EU soient libérés de leur élite qui leur lave le cerveau.

De même, les soldats russes de la Première Guerre mondiale n’étaient pas anti-allemands, mais anti-Kaiser, et ceux de la Seconde Guerre mondiale n’étaient pas anti-allemands, mais anti-Nazis. Les récits de la Première Guerre mondiale racontent que les soldats russes qui avaient blessé des troupes allemandes en état de légitime défense rampaient hors de leurs tranchées au péril de leur vie pour ramasser les blessés et les ramener pour qu’ils soient soignés. De nombreux témoins oculaires de la Seconde Guerre mondiale racontaient que les soldats allemands capturés recevaient des croûtes de pain de la part des Russes, qui étaient eux-mêmes pratiquement affamés. Du côté occidental, nous pouvons trouver une description similaire dans le célèbre roman d’Erich Maria Remarque, Im Westen Nichts Neues, (A l’Ouest rien de nouveau"), ou dans les poèmes du soldat anglais Siegfried Sassoon.

Nous sommes très loin des moqueries racistes à l’égard des autres races, par exemple celles des soldats étasuniens blancs qui traitaient leurs ennemis de « sauvages », de « peaux rouges » (le mot « peau rouge » dénote la superficialité essentielle de l’obsession nazie pour la couleur de la peau en tant que trait caractéristique), de « nègres », de « chinetoques », de « dagos », de « nips », de « gooks » ou les qualifiaient de sous-hommes (une traduction de l’« Untermensch » nazi) ou de singes. Qui peut oublier qu’il y a seulement quelques années, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a traité les Français de « singes mangeurs de fromage », a fait verser du champagne français dans les égouts de New York et a lancé une campagne « Cancel France ». Tout cela ne fait que démontrer l’ignorance totale et l’arrogance primitive des utilisateurs de ces mots.

« Annuler tous ceux qui ne sont pas d’accord avec nous » ou, pour reprendre les termes du remarquablement limité Bush Junior : « Vous êtes soit avec nous, soit contre nous ». Cela nous rappelle que certains des premiers WASPS à arriver en Amérique du Nord étaient des personnes tellement intolérantes qu’elles ne pouvaient plus vivre en Angleterre côte à côte avec d’autres personnes ayant des opinions différentes. Ils ont donc choisi d’émigrer. Plus tard, ils ont prouvé leur intolérance en se livrant à des chasses aux sorcières et en brûlant à mort des femmes innocentes. Et la plupart d’entre eux ont pris part au génocide des populations autochtones dont ils avaient volé les terres et utilisé des esclaves noirs. Et c’est cette intolérance que leurs descendants affichent encore aujourd’hui sur leurs Facebook, Twitter et Instagram. Nous annulons et excluons votre compte parce que vous refusez d’être d’accord avec nous et notre « intelligence » (= stupidité) « supérieure » (= nazie).

Le problème n’a jamais été les Ukrainiens. Le problème a toujours été la maladie spirituelle du nazisme. Et c’est bien cela, une maladie spirituelle. Lorsque l’âme de l’Ukraine aura été libérée de cette maladie, en d’autres termes, lorsqu’elle aura été dénazifiée, une nouvelle Ukraine verra le jour. Elle pourrait bien prendre la forme d’un protectorat centré sur Kiev et parler un mélange d’ukrainien, de russe et de surzhyk (russe ukrainien). Elle aura des frontières sûres et ses habitants seront des Ukrainiens patriotes, non pas d’une manière raciste qui dénigre les autres, mais d’une manière positive qui respecte les autres. Une fois libérée des oligarques parasites et de la corruption, la Nouvelle Ukraine, naturellement riche, pourrait avoir un avenir brillant et prendre une part positive dans le Concert des Nations.

Une fois qu’il aura été compris qu’il n’y a pas de problème avec l’Ukraine ou les Ukrainiens, mais seulement avec le nazisme, d’autres Opérations Spéciales pourront avoir lieu dans d’autres parties du monde. La Chine pourrait bientôt lancer une opération à Taïwan pour libérer les Chinois de souche du nazisme de son élite nommée par les États-Unis. Quant à la Russie, elle n’a pas encore terminé son travail en Ukraine, où la tâche est constamment prolongée parce que l’Occident nazi continue d’envoyer des missiles à longue portée et de l’artillerie à Kiev. Tant que ces armes seront utilisées, tirant sur Donetsk ou n’importe où ailleurs dans le territoire libéré, la guerre sera prolongée et continuera. La Russie devra peut-être physiquement libérer l’ensemble du pays, en mobilisant davantage de forces que le petit corps expéditionnaire qu’elle a envoyé à l’origine.

Et si l’agression occidentale se poursuit, elle devra peut-être lancer d’autres opérations en Moldavie et dans les pays baltes afin de libérer ces peuples du nazisme de l’OTAN, de leurs élites corrompues nommées par les États-Unis et de l’exploitation de l’UE. Elle devra peut-être les reconstruire, afin que leurs peuples, réfugiés économiques de la corruption vivant actuellement en Europe occidentale, puissent rentrer chez eux avec gratitude. En outre, en ce qui concerne l’Europe occidentale en général, elle aussi se trouvera sûrement un jour libérée, d’une manière ou d’une autre, de la tyrannie et des menaces transatlantiques, en sécurité sous le parapluie sécuritaire et nucléaire russe. Quelqu’un doit défendre l’Europe occidentale contre les menaces qui, pour l’instant, proviennent toujours de l’extérieur de l’Afro-Eurasie, qui représente 86% du monde. Seule la Russie peut le faire. Les troupes russes ont autrefois libéré Berlin et Paris. Cela devra-t-il se reproduire et peut-être s’étendre cette fois à Rome, Madrid et Londres ?

L’opération spéciale n’a jamais concerné uniquement l’Ukraine. Elle a toujours été un conflit par procuration sur le territoire revendiqué par le régime de Kiev. En réalité, il s’agit d’une opération visant à vaincre le nazisme mondial – appelé par euphémisme « globalisme ». Cela signifie vaincre le nazisme militairement, en détruisant les forces du régime de Kiev créées par l’Occident et toutes les armes supplémentaires de l’OTAN envoyées bêtement en Ukraine ; territorialement, en libérant des terres et des peuples du joug nazi ; économiquement, en créant une alliance d’amis parmi les énormes populations du nouveau G8, de la Russie, de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie, de l’Iran, de la Turquie et du Mexique, soit près de 50 % de la population mondiale. Cette alliance est appelée à remplacer le vieux G7, fatigué, étroit et manipulé par les États-Unis, qui représente à peine 10 % de la population mondiale. Et même le nouveau G8 peut encore être doublé pour devenir un G16 et inclure d’autres grands pays vitaux, comme le Pakistan, le Nigeria, le Bangladesh, l’Éthiopie, les Philippines, l’Égypte, le Vietnam et la République démocratique du Congo. Cela inclurait 60 % de la population mondiale.

La grande tâche qui nous attend est de rééquilibrer le monde pour tenir compte de ses véritables populations. Pour illustrer la nécessité d’un rééquilibrage, il y a plus d’un siècle, le premier ministre russe, le comte Piotr Stolypine, parlant du « grand programme asiatique » du tsar Nicolas et de son sabotage partiel par les puissances occidentales par l’intermédiaire de leur marionnette japonaise, déclara ce qui suit : « Notre aigle est un héritage de la Nouvelle Rome... un aigle à deux têtes. Bien sûr, notre aigle est fort et puissant, mais si vous coupez une des têtes de notre aigle, celle qui est tournée vers l’est, vous ne le transformerez pas en un aigle à une tête tourné vers l’ouest : Il ne fera que se vider de son sang ». Or, l’OTAN/Nazisme a fait exactement le contraire, en essayant de refaire la Russie à son image provinciale et donc de la saigner à mort en lui coupant une de ses têtes.

Cela ne se produira pas, quelles que soient les illusions entretenues par l’Occident sous le régime perfide d’Eltsine, dans les lointaines et désastreuses années 1990. Nous avons avancé d’une génération, nous sommes maintenant bien entrés dans le XXIe siècle. La Russie est désormais une superpuissance eurasienne restaurée, son aigle bicéphale regardant vers l’Est et l’Ouest, et le cœur de l’Eurasie, avec 70 % de la population mondiale et tant d’anciennes civilisations vivantes, est le présent et l’avenir du monde entier. La tâche de la Russie est de ramener la partie non russe de l’Europe, dans la partie occidentale de la péninsule européenne, dans l’orbite eurasienne, en libérant cette péninsule occidentale de son statut de vassal colonial des États-Unis, en la dénazifiant et en la démilitarisant également.

Pendant huit longues années, les pays occidentaux, dominés par l’idéologie nazie du « L’Occident est le meilleur », ainsi que les séparatistes de Kiev soutenus par les États-Unis, ont terrorisé et assassiné des milliers d’Ukrainiens dans la guerre du Donbass. Ils ont nargué la plus grande nation du monde, l’ours russe. Pendant 23 ans avant cela, ils ont humilié l’ours russe. Pensaient-ils vraiment qu’ils pourraient continuer à faire cela à la superpuissance bicontinentale restaurée, avec sa profonde tradition culturelle et ses vastes ressources naturelles, sans lesquelles l’Europe ne peut pas vivre ? Il est tellement triste de voir comment les dirigeants occidentaux irresponsables saisissent si peu les conséquences de leurs actions. N’ont-ils jamais entendu le mot « boomerang » ?

Les armées russes, hautement professionnelles, équipées du meilleur matériel mondial et brillamment formées, ont déjà libéré et sauvé l’Europe de formes de nazisme à deux reprises dans le passé, en 1814 et en 1945. C’est la troisième fois que l’Occident pique l’ours. Dès que possible, vous, les politiciens occidentaux, feriez mieux de cesser d’envoyer des armes létales de l’OTAN aux nazis en Ukraine, de demander la paix et d’accorder tout ce que la Fédération de Russie et la population non nazie d’Ukraine souhaitent. Nous sommes pro-ukrainiens, mais nous sommes anti-nazis. Vous êtes prévenus.

Batiushka

Publié le 4 juillet 2022 par hervek

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

»» https://lesakerfrancophone.fr/pro-ukrainien-mais-anti-nazi

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Dans UKRAINE

LE RETOUR DES ASSASSINS DE LA MEMOIRE

Par Le 30/06/2022

Le retour des assassins de la mémoire

 

30 Juin 2022

  

« La première victime de la guerre, c’est la vérité. » La fameuse citation attribuée à Clemenceau ou à Kipling trouve à nouveau à s’illustrer après l’intervention russe en Ukraine. Il est difficile de savoir comment est organisé la propagande russe, puisque tous les canaux d’informations en provenance de Russie sont interdits, et répercuter ce qui vient de ce pays expose à une censure très rapide. On peut en revanche apprécier le délire russophobe qui a saisi les élites occidentales.

L’auteur de ces lignes a une certaine expérience des luttes idéologiques de la guerre froide et des souvenirs cuisants qui avaient suivi l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS en décembre 1979. Au regard de ces excès, il est aujourd’hui contraint de constater que, comme l’antisionisme est souvent le masque de l’antisémitisme, l’antisoviétisme était le masque de la russophobie. On ne reviendra pas ici en détail sur le triste brouet que sont les narratifs à base de petits bouts de réel, de partialité militante présente partout, d’ignorance crasse de l’histoire et de la géographie et de soumission servile aux récits concoctés aux États-Unis et par les officines de communication qui entourent Wolodymir Zelensky. Si ce n’est la prétendue « débandade de l’armée russe », particulièrement savoureuse à la lumière des volte-face de ceux qui en furent les relais enthousiastes.

Il y a pourtant un point étrange qui mérite développement : celui du déni de l’importance du courant ultranationaliste, voire néonazi existant en Ukraine, et son poids sur la vie politique du pays. Parce que l’on assiste à la négation d’une évidence pourtant reconnue il y a encore quelques mois par ceux qui aujourd’hui nous assurent que tout va bien et qu’il n’y a là que du folklore. Ce qui est invraisemblable, c’est que cette propagande débouche sur un véritable négationnisme qui porte, excusez du peu, sur les génocides de la Seconde Guerre mondiale ! Le paroxysme a été atteint en début de mois lors des commémorations du débarquement allié en Normandie, lorsque la presse a publié en première page une photo de la cérémonie officielle où l’on voyait le drapeau ukrainien déployé au milieu des drapeaux alliés sur la plage, salué dans le ciel par la patrouille de France. Pardon ?

Le 6 juin 1944, il y avait effectivement des Ukrainiens au combat sur la côte normande, mais ils étaient dans l’armée nazie et s’opposaient à l’avancée des libérateurs. Car il s’agit bien de négationnisme, puisqu’en ce même mois de juin 1944, ceux qui sont aujourd’hui honorés en Ukraine et présentés comme des héros officiels, y étaient aux côtés des nazis pour procéder aux massacres des juifs et des Polonais. Si l’on comprend bien, le négationnisme c’est comme le cholestérol ou les chasseurs, il y en a un bon et un mauvais. Et la fin justifiant les moyens, le négationnisme au soutien de l’Ukraine, serait un bon négationnisme ?

Dès le début de l’intervention russe, Vladimir Poutine avait mis en avant l’existence de groupes néonazis actifs dans l’appareil d’État ukrainien et parties prenantes des répressions subies par les populations russophones du Donbass depuis 2014. Il en faisait une des raisons de l’intervention militaire. La presse occidentale en général et française en particulier qui s’étaient désintéressées pendant huit ans de la guerre civile en Ukraine, ont minoré l’existence de ces courants, en les présentant comme un folklore marginal.

Une réalité problématique

Comment se pose pourtant le problème ? Un certain nombre de signes pour le moins préoccupants ont été relevés par toute une série d’ONG anglo-saxonnes de défense des droits de l’homme, par la presse israélienne, par des membres du congrès américain, des sénateurs et des hommes politiques français. Il s’agissait de l’existence de groupes violents numériquement importants, se livrant à des démonstrations de force à base de défilés de milices et de retraites aux flambeaux en brandissant des insignes directement nazis. Beaucoup plus grave, ces groupes se livraient régulièrement à des violences allant jusqu’au meurtre contre les représentants des populations russophones, victimes d’une discrimination incontestable depuis le coup d’État de 2014. Human Rights Watch et Amnesty International ont régulièrement dénoncé ces actions et pointé la responsabilité personnelle d’un certain nombre de dirigeants de ces groupes qu’on retrouve aujourd’hui au plus haut niveau de l’appareil d’État.

Comme par exemple Maksym Marchenko le gouverneur d’Odessa avec lequel BHL s’est affiché sans complexe. C’est un ancien dirigeant du bataillon Aidar présenté de la façon suivante par un rapport de l’OFPRA portant sur « les exactions attribuées aux groupes paramilitaires ultranationalistes ukrainiens depuis 2014 dans la zone de conflit du Donbass et les autres régions d’Ukraine à l’encontre des personnes soupçonnées de soutien aux républiques séparatistes de Donetsk de Louhansk ». La lecture du rapport est édifiante.

Les exemples de ce type sont très nombreux, qui tous dressent le portrait d’ultranationalistes à sympathies néonazies, dirigeants de groupes connus pour leur violence. On pourrait citer aussi le créateur du bataillon Azov Andriy Biletsky nommé par Zelensky conseiller du chef d’état-major de l’armée ukrainienne ou encore la nomination au poste de directeur de la police ukrainienne de Vadym Troian, « promotion qui laisse entrevoir une porosité inquiétante entre la police et les milieux paramilitaires, entretenue par Arsen Avakov, le ministre de l’Intérieur lui-même », comme le soulignait la presse suisse.

Une simple recherche sur Internet permet de se faire une idée de cette réalité et de l’inquiétude qu’elle suscite dans les organisations de défense des droits de l’homme. Bien sûr, histoire de présenter l’Ukraine sous un jour favorable, on nous a expliqué qu’à partir de 2015, les milices ont été intégrées aux forces régulières et largement purgées des néonazis et suprémacistes en vertu des Accords de Minsk. Sauf que cette invocation de l’application des accords de Minsk est une plaisanterie, puisque précisément l’Ukraine, quoique signataire, n’a jamais voulu les appliquer sous la pression des groupes néonazis. Rappelons que ces accords prévoyaient une modification préalable de la constitution pour permettre une fédéralisation du pays. Tous ceux qui ont osé l’évoquer furent immédiatement menacés de mort. Il est d’ailleurs intéressant d’entendre l’ancien président Porochenko mis en place par le coup d’État de 2014 venant benoîtement confirmer que cela n’avait jamais été dans leurs intentions. Il s’agissait pour eux de gagner du temps pour arrimer militairement l’Ukraine à l’OTAN. Quant à la purge, l’examen des corps des membres d’Azov qui sortaient d’Azovstal après leur capitulation démontre que cette purge ne prévoyait pas de retirer les tatouages nazis et en particulier celui qui fait fureur : le brassard à croix gammée sur le bras… Très à la mode en Ukraine comme viennent de le révéler des photos de policiers prises par l’agence Reuters à Kiev.

Honorer les complices du nazisme

Mais en fait, le problème est bien la pénétration de l’idéologie et des hommes dans l’appareil d’État ukrainien. Dont l’expression se retrouve dans la référence permanente par celui-ci à ceux qui durant la Deuxième Guerre mondiale ont fait alliance avec les nazis, participé à toutes les abominations, et en particulier la Shoah par balles et le massacre des Polonais en Volynie. Là aussi, on invite à une petite promenade sur Internet qui permet de voir à qui on affaire et de mesurer l’ampleur de l’ignominie.

Depuis quelques années, l’Ukraine passe son temps à honorer des gens qui se sont livrés à une collaboration militaire active avec les nazis. Collaboration ayant fait de la participation aux massacres de juifs, de Polonais et de partisans soviétiques une priorité. Ces gens-là se sont trouvés au premier rang lors de l’invasion nazie mais également lors de la retraite en participant en Ukraine et en Biélorussie à la mise en place de ce que les Allemands appelaient « les terres mortes ». De multiples avenues, boulevards et rues portent le nom des génocidaires, et en particulier celui de Stepan Bandera.

On leur a érigé des statues et d’immenses portraits sont placardés sur les façades d’immeubles. Pires ces gens-là et quelques autres ont été nommés « Héros de l’Ukraine » par les autorités de l’État, et celui-ci organise annuellement des commémorations officielles à leur sujet. Au cours desquelles on voit défiler des groupes arborant sans complexe toute une panoplie de symboles ouvertement nazis. Jusqu’aux livres scolaires expurgées de toute référence négative au rôle des génocidaires pour les présenter comme de bons patriotes.

Pour savoir ce qui s’est réellement passé pendant la Deuxième Guerre mondiale, j’invite bien sûr à consulter les pages Wikipédia (en anglais) relatives aux exploits de Bandera et de Roman Choukhevytch, et à relire les ouvrages de Raul Hilberg (Exécuteurs, victimes, témoins : la catastrophe juive 1933-1945), de Timothy Snyder (Terres de sang), Marie Moutier‑Bitan (Les champs de la Shoah) où sont décrits la contribution à l’horreur de ceux présentés aujourd’hui comme des héros. Hilberg raconte que la multiplication des bataillons de supplétifs ukrainiens inquiétait Hitler lui-même comme : « risquant d’étayer d’éventuelles velléités d’indépendance de leur pays. Mais rien ne put briser l’élan ». Ajoutons que les collaborateurs ukrainiens ajoutèrent à leur sinistre palmarès le massacre de 80 000 Polonais de Volynie, par peur que la Pologne ne réclame ce territoire après la guerre.

Assassiner la mémoire

On dit souvent à propos d’un passé qui ne passe pas qu’il s’agit de l’Histoire, que celle-ci est tragique et qu’il faut savoir tourner les pages. Le problème est que la page n’est pas tournée ! Rappelons qu’il y avait des Ukrainiens en grand nombre dans l’Armée rouge, et dans les rangs des partisans et qu’ils ont payé un lourd tribut à l’écrasement du nazisme. On peut même dire que le peuple ukrainien fut majoritairement du bon côté. Le problème est justement qu’aujourd’hui, les monuments aux morts qui rappellent leurs sacrifices sont détruits, saccagés, interdits par ceux qui se présentent comme les héritiers les collaborateurs du nazisme.

Et lorsque l’on interroge Zelensky sur ces honneurs officiels qui leur sont rendus, il répond qu’il trouve cela « cool » ! Trouve-t-il aussi formidable que l’avenue qui mène au site commémoratif de Babi-Yar, plus grand massacre ukrainien de la Shoah par balles auxquels ses partisans participèrent, porte le nom de Bandera ? Il y a eu un pouvoir collaborationniste en France, des supplétifs qui se sont mis au service des exactions allemandes, eh bien il n’existe pas en France, d’avenue Pétain, de collège Pierre Laval ou de place Joseph Darnand. Et leurs portraits ne décorent pas la façade des immeubles. Pas plus que la rue qui conduit à la stèle commémorative de la rafle du Vel’ d’Hiv’ ne porte le nom de René Bousquet.

Il n’y a pas de milice d’extrême droite brandissant des oriflammes néonazies, incorporée telle quelle sous son nom comme régiment dans l’armée française. Lorsqu’Éric Zemmour s’est avisé de prétendre (à tort) que Pétain avait sauvé des juifs, il s’est immédiatement retrouvé en correctionnelle. Et ceux qui font silence sur les dérives ukrainiennes ont été les premiers à appeler au barrage contre le fascisme imaginaire de Marine Le Pen, en votant pour Macron.

Mais finalement, ce qui est difficilement supportable dans l’affrontement des propagandes autour de ce conflit, c’est l’aptitude au déni de nos propres élites médiatiques. Y compris en invoquant l’argument inepte de la judéité de Zelensky, rendant impossible ces dérives. Il est difficile de penser qu’elles méconnaissent cette réalité problématique que nous venons de décrire. Simplement, elles la nient aujourd’hui parce qu’elle ne colle pas avec la rhétorique du « bon » et du « méchant » dont elles pensent qu’elle leur est utile.

Pierre Vidal-Naquet dans un ouvrage indispensable avait qualifié les négationnistes « d’assassins de la mémoire ». Aujourd’hui, les tenants de cette propagande négationniste méritent ce qualificatif.

 

Source: Vu du Droit

https://www.investigaction.net/fr/le-retour-des-assassins-de-la-memoire/

Dans UKRAINE

UKRAINE : DES ARMES A GOGO POUR NOURRIR DES NOUVEAUX CONFLITS DANS LE MONDE

Par Le 29/06/2022

Ukraine : des armes à gogo pour nourrir de nouveaux conflits dans le monde

Auteur(s)

Teresita Dussart, pour FranceSoir

Publié le 22 juin 2022 - 11:15

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Stock d'armes à feu souterrain en Ukraine

Des armes de l'armée ukrainienne sont visibles dans un abri souterrain de l'aciérie Azovstal à Marioupol, dans le cadre de l'action militaire russe en Ukraine, le 13 juin 2022.

 Yuri KADOBNOV / AFP

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CHRONIQUE — S’il est un conflit militaire dans le monde, ou un groupe de crime organisé, qui pourrait d'un seul coup faire trembler les institutions, chercher le trafiquant d’armes ukrainien derrière ces faits s’impose. Cette nation, qui n’a su produire aucun service, aucune industrie de pointe — autre que l’armement, justement — pour assurer sa prospérité, s’est fait une spécialité du trafic d’armes depuis le XIXe siècle.

Ces ventes sont soit le fait de l’État national, soit de groupes relevant du crime organisé. Du fait de la promiscuité organique entre oligarques et gouvernants, dans la pratique, cela ne fait guère de différence. À titre d’exemple, les armes vendues dans le cadre des conflits de la République Démocratique du Congo et de l’Angola en 2009 (États alors frappés d’embargo par l’ONU) se réalisaient au travers de la flotte « Ukrainian Cargo Airways », propriété du ministère de Défense.

Le service des exportations militaires ukrainien, Ukrspecexport, renseigne assez ouvertement sur un certain nombre de contrats violant la convention onusienne sur le double usage (dual use) de biens utilisés à des fins militaires, voire d’armes revendues à des États sous embargo. Une autre illustration de la collusion entre trafic d’armes et politique d’État, est que le maire d’une des villes les plus importantes d’Ukraine, Odessa, n’est autre que Guennadi Trukhanov, l’associé d’un des trafiquants du monde avec le plus de sang sur les mains : Leonid Minin. C'est ce dernier dont on s'est inspiré pour construire le personnage principal du film Lord of War. Aujourd'hui, grâce à la guerre avec la Russie, Trukhanov s’est refait une virginité en tant que « résistant ». Les victimes de Minim au Liberia n’ont pas eu cette chance.

Lire aussi : Ukraine : sortir de la guerre élaborée depuis 2014, ou l’opportunisme de Joe Biden

Cette confusion entre trafic illicite et gouvernement ukrainien suit la même courbe que celle des éléments de la pègre et nationalistes ukrainiens. Viktor Murenko, un des grands noms du trafic d’armes mondial, détenu en Espagne en 2020, dans le cadre de l’opération Yakir (ancre en Ukrainien), vient d’interposer un recours auprès de l’Audience Nationale espagnole pour « aller combattre en Ukraine ». Murenko disposait de douze navires de marines marchandes, au travers desquels il transportait, outre des électrodomestiques, des tanks, des armes de tous calibres, des précurseurs d’explosifs, fertilisant pour armes chimiques, mais surtout des missiles, entre autres à destination de la région transsahélienne, et du Kenya. Il a contribué à armer de nombreux groupes djihadistes, entre lesquels certains se réclament d’attentats commis sur sol européen. Si Murenko allait se battre en Ukraine, il deviendrait, en quelque sorte, l'un « des nôtres ».

Le paradoxe de l’affaire Murenko, c'est que son petit commerce s’est donné à connaître en 2011, à la suite de l’assaut du Faina, l’un de ses navires, par des pirates somaliens. Ceux-ci, habitués à se retrouver avec des embarcations de pêcheurs, se sont retrouvés avec un butin de 33 chars de combat soviétique T-72, 150 lance-grenades, 42 missiles antiaérien ZPU-4, 44 BM-21 (lanceur multiple de roquette), le tout chargé à Odessa, la ville de Murenko. Ces armes étaient destinées à Mombassa. Les armes ont finalement été rendues à Murenko, après paiement d’une rançon, et ont continué leur chemin vers un destin incertain, vraisemblablement le Soudan.

Les grands trafiquants d’armes ukrainiens, ceux qui atteignent une telle importance que non seulement ils profitent des conflits belliqueux, mais encore ils les créent, ont un faible pour l’Espagne. À Marbella (province de Malaga) ou à Valence (province d’Almeria), on les y retrouve dans des villas de luxe extrême. Une richesse que l'on observe aussi au travers de leurs investissements dans des clubs de golf ou des ressorts de tourisme. Il est actuellement possible de réserver sur Booking, une chambre dans un de ces hôtels appartenant à la mouvance de ces quelques spécimens qui continuent de voler sous les radars de la police et ont parachevé leur cycle de blanchiment, grâce à la compromission avec la corruption locale. Ils ne sont pas tous ukrainiens. Quand il s’agit d’argent, les relations avec la Russie ne posent pas de conflits majeurs. Se trouvent aussi des Ouzbeks, Géorgiens et autres nationalités de l’ex-Communauté des États indépendants (CEI), bien que le vrai business soit dans les mains d’Ukrainiens, souvent originaires d’Odessa. Des Russes en tant que tel, il y en a moins, car la Fédération est beaucoup moins laxiste et centralise ce qui a trait à la politique étrangère, donc les armes. De ce fait, le crime organisé russe se reporte sur d’autres activités.  

Un autre grand trafiquant d’armes ukrainiens, arrêté en Espagne en 2019, est Vadym Alperin, né à Odessa, lui aussi. Il jouit de la double nationalité israélienne. Il ne plaisait pas à Volodymyr Zelensky, lequel l’avait baptisé comme le « parrain des contrebandiers » à un moment où le président avait commencé à centraliser et moderniser la contrebande, sous l’effet de la massivité du stock reçu d’Occident. Si l’Occident voulait fomenter de nouveaux conflits dans le monde, il a trouvé la manière.  

Alperin est tombé par ricochets, des suites du dossier Yacir, celui-là même qui avait fait tomber Murenko et le letton Aleksandr Dircenko. Bien que letton, toute la tripulation du Mekong Spirit était ukrainienne. En 2018, le Mekong Spirit a levé l’ancre une dernière fois du port de Santander (Pays basque espagnol), pour être ensuite intercepté en Grèce. La police y a découvert 33 chars de combats modèle T-32 et T’34, entre autres armes offensives. Toute la cargaison était destinée au Soudan. L’entreprise avait toutefois des ramifications avec l’armateur Tomex Team, une entité appartenant à Vadim Alperin. Conrad Dadak, autre Ukrainien et grand seigneur de la guerre, a également été arrêté à Ibiza en 2016. Laissé en liberté conditionnelle, après un an et demi de prison, il a disparu. Dadak s’était spécialisé dans la vente d'AK-47 à des pays africains.

Entre 2016 et 2020, l’Ukraine est devenu un fournisseur substantiel d’Arabie Saoudite, dans sa guerre génocidaire contre le Yémen. Comment un État se disant menacé par la Russie a-t-il pu considérer qu’il disposait d’un excédent d’armes pour pouvoir en fournir à une puissance militaire ? De fait, durant cette période, l’Ukraine exporte aussi ses armes vers la Russie (20 % de ses exportations officielles). Certes, ces ventes se produisent dans le cadre d’un accord entériné avant 2014, mais qu’aucune doléance, telle que l’annexion de la Crimée par exemple, n’aura fait tomber en caducité. Lorsqu’il s’agit de vendre des armes, rien n’arrête l’Ukraine. Actuellement, des informations difficiles de corroborer circulent sur les réseaux sociaux, montrant des ventes d’armes atomisées de bataillons ukrainiens à des régiments russes. Ils vendraient des armes même à leurs ennemis.

Voir aussi : Zelensky poursuit sa plaidoirie en faveur de l'internationalisation du conflit

Pour le reste du monde, entre 2014 et 2021, des armes continuent régulièrement d’être exportées, notamment au travers de la frontière polonaise, sous les yeux de l’OSCE et alors que ce pays est colonisé par les agences d’intelligence militaire et sous la loupe satellitaire permanente de l’Otan. Cela ne semble poser aucun prurit moral à personne. Surtout pas à la France, qui aurait été le premier fournisseur en armes de l’Ukraine de 2014 à 2020, selon les propres déclarations de Gabriel Attal survenues le 13 avril 2022. La France pourrait d’ailleurs être accusée d’avoir violé plusieurs conventions de droit public international sur le double usage en matière d’armement offensif.

L’Ukraine ne cesse de réclamer et mendier de l’armement. Mais ce pays est une puissance militaire. C'est même une des rares choses qu’il produit. Ce pays dispose d’une capacité de production qui lui garantit le niveau d’autarcie nécessaire pour inspirer une certaine respectabilité en matière de défense, au travers de son industrie Ukroboronprom, laquelle occupe le poste 77 entre les 100 industries les plus importantes du monde. Ukroboronprom a vendu pour 1 320 milliards de dollars en 2020. Elle produit des chars, des blindés, des munitions et explosifs et dispose de 34 filiales. En fait, sa capacité industrielle de défense est supérieure à celle de certains États qui figurent entre les donateurs en capacité militaires, tels que l’Espagne. Ce qui est souvent qualifié d’armes soviétiques, sort en réalité de l’arsenal moderne de Ukroboronprom.

La menace pour le monde est le saut en qualité qu’est en train d'offrir l’Ukraine grâce à l’arsenal occidental. Une partie de ces missiles de courtes portées, tels que les stringers et les javelines, est revendue au travers du dark net. Mais le plus grave reste le commerce vers d’autres États faillis, tel que l’Ukraine elle-même. De cette absence de traçabilité, le Secrétaire Général d’Interpol, Jurgen Stock, s’est ouvert dans le cadre d’une conférence de presse, le 1er juin, auprès de l’Association de la presse anglo-américaine :

« Je n’ai pas de doute sur le fait que la vente d’armes illégales va augmenter […] Non seulement dans la région voisine de la zone de conflit mais, nous le savons par expérience, ces armes peuvent être trafiquées vers d’autres continents. Nous avons vu cela dans la région des Balkans. Nous avons vu cela sur de nombreux théâtres en Afrique, et bien sûr de nombreuses organisations criminelles essayent d’exploiter la situation chaotique, la disponibilité d’armes, y compris d’armement militaires ».

L’allemand a raison d’opérer cette précision. L’accès de trafiquants d’armes ukrainiens, tels que Viktor Melnyk dans la zone de la Triple Frontière (Paraguay, Argentine, Brésil), a permis à des groupes mafieux brésiliens de s’équiper en armement militaire pour opérer des coups de plus en plus violents, dépassant de très loin l’usage d’armes automatiques, propre au crime organisé. Leur arsenal se militarise. La même chose s’observe dans les cartels mexicains. Toute cette évolution a commencé à se faire sentir dès 2015-2016.

La tradition du trafic d’armes ukrainien remonte au XIXe siècle, avec Basil Zaharoff, lequel a inspiré le personnage de Basil Bazaroff, dans l’opus « l’Oreille Cassée » de Tintin. Bazaroff est le portrait craché de Zaharoff. Les armes de ce dernier ont tué des millions de personnes. Elles ont, entre autres, rendu possible le génocide connu comme la Guerre du Chaco entre le Paraguay et l’Argentine. Zaharoff aura parsemé son siècle de conflits pour rendre possible son négoce, ce qui ne l’empêchera pas de mourir dans son lit, multimillionnaire et détenteur de la Légion d’honneur.

https://www.francesoir.fr/politique-monde/ukraine-des-armes-gogo-pour-nourrir-de-nouveaux-conflits-dans-le-monde

Dans UKRAINE

UKRAINE : LA RUSSIE RECONNAIT DES FRAPPES CONTRE KIEV : LA CIBLE EST UNE USINE D'ARMEMENTS ET NON UN QUARTIER RESIDENTIEL.

Par Le 26/06/2022

La Russie reconnait des frappes contre Kiev : la cible est une usine d’armements et non un quartier résidentiel. (Vidéos)

 Depuis 2 heures  26 juin 2022

bombardements_kiev_usine

 Amérique et Europe - Spécial notre site - Ukraine

 

Rédaction du site

La Russie a affirmé avoir frappé dimanche 26 juin une usine de production de missiles à Kiev, qualifiant de « fake » les affirmations selon lesquelles elle avait touché une zone résidentielle de la capitale ukrainienne.

C’est l’usine d’armement Artyom (Artem) qui, « en tant qu’infrastructure militaire, était la cible », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, affirmant que les dégâts causés à un immeuble résidentiel voisin étaient dus à un missile ukrainien de défense antiaérienne. (Vidéos ci-dessous)
Selon un site militaire spécialisé ukrainien, cité par l’AFP, l’usine d’armement en question qui a été fondée à la fin du 19e siècle, produit notamment des roquettes air-air et anti-char et des missiles de gros calibre.

 

Un seul tué

Alors que l’AFP rendait compte du bombardement d’un quartier proche d’une usine d’armement, le maire de Kiev n’a rendu compte que d’un seul tué et 3 blessés.

« Il y a eu quatre missiles à partir de 06H30 » (03H30 GMT), a indiqué à l’AFP Edouard Chkouta, qui habite ce quartier aisé du nord-ouest de la capitale ukrainienne.
Un immeuble d’habitations « a été touché directement dans les derniers étages et j’ai vu de mes propres yeux des blessés sortir », raconte-t-il.

Selon l’AFP, c’est la troisième fois depuis le début de la guerre en Ukraine que ce quartier est visé par des missiles. Il avait déjà été touché mi-mars, puis le 28 avril.

« Un missile a été abattu par la défense anti-aérienne dans la région de Kiev, les débris sont tombés sur un village », a déclaré de son côté le gouverneur de la région de Kiev, Oleksiï Kouleba.

Le maire de la capitale ukrainienne, Vitaly Klitschko, avait indiqué dans un message sur son compte Telegram « qu’une personne a été retrouvée morte et quatre autres ont dû être hospitalisées après les frappes russes dimanche à l’aube sur un quartier proche du centre de Kiev », rapporte l’AFP. Il n’a pas donné immédiatement d’informations sur la personne décédée.

Equipements militaires russes acheminés par train sur les fronts en Ukraine

Equipements militaires russes acheminés par train sur les fronts en Ukraine

Frappes sur les zones de l’arrière

L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) observe « des séries anormales de frappes russes sur des zones de l’arrière ».

Il cite le commandement de l’armée de l’Air ukrainienne selon lequel quelque 50 frappes ont été enregistrées samedi près de Kiev, Khmelnytskyï, Lviv (ouest), Chernihiv (nord), Mykolaïv (sud), Kharkiv (nord-est) et dans la région de Dniepropetrovsk (centre).

Conquête de la totalité de Severodonetsk

Depuis le samedi 25 juin, en conquérant La zone industrielle de l’usine Azot, dernier bastion des forces ukrainiennes qui ont demandé à leurs soldats de se retirer, les forces russes se sont emparées totalement de la ville stratégique de Severodontesk.

70 soldats ukrainiens qui se trouvaient sur le territoire du complexe industriel d’Azot à Severodonetsk ont déposé les armes et se sont rendus, a assuré l’ambassadeur de la République populaire de Lougansk en Russie, Rodion Miroshnik.

Selon lui « un grand nombre de militants ont été tués là-bas, lors des affrontements armés. Certains ont tenté de traverser la rivière Seversky Donets, certains ont réussi à s’échapper. Le nombre de prisonniers n’est pas important, entre 50 et 70 soldats, et ceux qui étaient reconnu par la population locale. D’autres ont essayé de se disperser parmi les civils ».

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Bastion des forces ukrainiennes conquis par les forces russes à Lyssytchansk

Elles ont en même temps pénétré dans la ville voisine de Lyssytchansk, étape importante vers le contrôle du Donbass.
«Certaines entreprises de la ville ont déjà été prises. Des combats de rue s’y déroulent actuellement », selon le lieutenant-colonel Andreï Marotchko, des forces de la République populaire de Lougansk.

Les forces russes ont indiqué que la ville de Gorskoye a été débarrassée des militaires ukrainiens.
Les forces de Moscou ont aussi progressé à l’est de la ville de Bakhmout et poursuivi leurs offensives vers le sud-est d’Izioum, en direction de Sloviansk, selon l’ISW.

Bilan du ministère russe

Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé trois centres d’entraînement militaires dans le nord et l’ouest avec des « armes de haute précision des forces aérospatiales russes et des missiles (de croisière) Kalibr ».
Parmi les cibles figure un centre d’entraînement militaire ukrainien dans le district de Starytchi, dans la région de Lviv, à une trentaine de kilomètres de la frontière polonaise. Ces régions ne sont le théâtre d’aucun combat au sol.
Toujours selon le ministère russe, deux chasseurs ukrainiens Su-25 et MiG-29 ont été abattus, 8 drones ukrainiens ont été détruits, et plus de 720 extrémistes ont été éliminés.

Missile depuis la Biélorussie. La Pologne dans le collimateur

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Le Samedi 25 juin, l’armée ukrainienne a annoncé que « des missiles ont été tirés depuis le territoire de la Biélorussie vers la région frontalière de Tchernihiv en Ukraine, au nord-est de Kiev ».

Plus tard, le ministère ukrainien de la Défense a accusé Moscou de vouloir « entraîner » Minsk dans la guerre en Ukraine.

Cette frappe russe est intervenue au moment où une rencontre était prévue ce jour-là entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko à Saint-Pétersbourg, en Russie, avant une prochaine visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Biélorussie jeudi et vendredi prochains.

Lors de cette rencontre, M. Loukachenko avait déclaré que « la Pologne rêve déjà de prendre le contrôle de l’ouest de l’Ukraine », ajoutant : « Nous devrons réagir, car nous ne pouvons pas du tout permettre aux Polonais de nous encercler, c’est une option dangereuse ».
Loukachenko a souligné que les forces armées doivent être maintenues en état d’alerte tant à l’ouest qu’au sud, soulignant : « Nous avons déployé 10 unités le long de la frontière derrière les gardes-frontières afin de ne pas infiltrer la Biélorussie ».

Le président de la Biélorussie avait déclaré, il y a environ un mois, que « la situation militaire et politique est tendue près des frontières de la patrie ».

 

Sources: AFP, RT

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2363330

     

Dans UKRAINE

UKRAINE : 15 OBUSIERS M 777 DETRUITS EN UNE SEULE JOURNEE PAR L'ARMEE RUSSE

Par Le 22/06/2022

15 obusiers M777 détruits en une seule journée (Ministère russe de la Défense)

 Depuis 4 heures  21 juin 2022

obusiers_m777

 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

 

Rédaction du site

Le ministère russe de la Défense a déclaré que l’obusier  M777 de 155 mm, qui a été livré à l’Ukraine par les États-Unis et les pays européens, est devenu une « bonne cible » pour ses forces.

« Au cours de la seule journée écoulée, 15 de ces armes ont été détruites, la plupart dans une gare, sans pouvoir tirer un seul coup », a déclaré mardi le porte-parole du ministère, Igor Konashenkov, lors d’un point de presse quotidien.

Selon Konashenkov, « des missiles de haute précision lancés depuis les airs ont détruit quatre dépôts de munitions dans la République de Lougansk et le système de missiles anti-aériens Buk-M1 dans la République populaire de Donetsk », soulignant qu’ils « ont causé des pertes aux effectifs et au équipements des forces armées ukrainiennes et des factions ultra-nationalistes. »

Il y a deux jours, la Défense russe a annoncé qu’une frappe avec des missiles Kalibr à longue portée de haute précision avait détruit 10 obusiers M777 de 155 mm et jusqu’à 20 véhicules blindés de combat fournis par l’Occident au régime de Kiev.

Les États-Unis ont annoncé la livraison de 90 obusiers M777 à l’Ukraine à la mi-mai, dans le cadre d’une série de programmes de soutien militaire américain aux forces ukrainiennes. Tandis que l’Australie en envoie six et le Canada en fournit quatre. Ils ont une portée maximale de 15 miles et nécessitent un équipage de huit à 10 personnes. L’obusier automoteur ukrainien 23S-Akatsiya de 152 mm a une portée de seulement 10,5 milles.

Le Pentagone a également annoncé la formation de plusieurs centaines de soldats ukrainiens dans les pays voisins de l’Ukraine pour utiliser efficacement ces canons, tandis que Kiev et ses alliés parient fortement que la présence de ces canons sur les fronts de bataille en Ukraine auraient un impact face à l’armée russe.

Les obusiers M777 tirent généralement des obus Excalibur à guidage de précision qui utilisent le système de positionnement global (GPS) pour se diriger vers les cibles et on s’attend à ce que l’Ukraine ait reçu ces obus. Le Canada aurait fourni des obus Excalibur, selon un rapport de l’AFP du 25 avril.

Le centre de soutien à l’acquisition de l’armée américaine (ASC) affirme que l’Excalibur « fournit un appui-feu amélioré au commandant de la force de manœuvre, augmente la létalité et réduit les dommages collatéraux ».

« Le projectile Excalibur utilise un récepteur GPS interne résistant au brouillage pour mettre à jour le système de navigation inertielle, fournissant un guidage précis en vol et améliorant considérablement la précision à moins de deux mètres de distance, quelle que soit la portée », indique le site Web d’ASC.

(Destruction d’un obusier M777 dans des tirs d’artiellerie russe)

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2359447

     

Dans UKRAINE

QUAND DECOMMUNISATION VA DE PAIR AVEC NAZIFICATION

Par Le 19/06/2022

Cher(e)s Ami(e)s

 

L'Ukraine vient officiellement d'interdire le Parti communiste ukrainien 

déjà empêché de présenter un candidat à la dernière élection présidentielle.

 

Il s'agit d'une nouvelle étape dans le processus dit de "décommunisation",

qui s'est intensifié depuis 2015 à l'initiative du régime oligarchique de Kiev.

Celui-ci prétend réviser l'Histoire de ce pays dans un sens réactionnaire.

 

Voir l'article que l'hebdomadaire Liberté Hebdo a consacré à ce sujet

Le lien : https://libertehebdo.fr/international/europe/article/de-la-decommunisation-en-ukraine

 

Dans le même temps, "l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont les milices participèrent à l’extermination des Juifs, et sa branche militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), responsable entre autres du massacre de cent mille Polonais... bénéficient désormais d’un hommage national, le 14 octobre. Et chaque 1er janvier, à Kiev, une marche aux flambeaux honore la mémoire de Stepan Bandera, dirigeant de ces deux organisations et collaborateur du IIIe Reich. Ce sympathique tableau serait incomplet sans mentionner l’intégration à l’armée, en mai 2014, du bataillon Azov, une milice néonazie qui emprunte son emblème à la division SS Das Reich", rappelle Pierre Rimbert

dans Le Monde Diplomatique de mars 2022.

 

Nous vous invitons à protester par courrier électronique

contre ces pratiques liberticides et la réhabilitation des criminels nazis ukrainiens

auprès de l'ambassade d'Ukraine en France :

 

M. Vadym Omelchenko

Ambassadeur d'Ukraine

Paris

emb_fr@mfa.gov.ua 

 

 

Cordialement

Les Amis d'Edward Gierek

Dans UKRAINE

UKRAINE : LES OFFICIERS US CAPTURES !

Par Le 16/06/2022

Le plus grand grand champ gazier russe frappé

Thursday, 16 June 2022 5:11 PM  [ Last Update: Thursday, 16 June 2022 5:11 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Des officiers américains capturés en Ukraine pour la première fois. ©Avia.Pro

Alors que deux volontiers américains combattant aux côtés des forces ukrainiennes au nord de Kharkiv sont portés disparus depuis près d’une semaine, un énorme incendie s’est déclaré aux premières heures du jeudi 16 juin à Urengoy, le plus grand gisement de gaz de Russie, situé dans la région de Yamalo-Nenets.

« Une dépressurisation s’est produite 16 juin 2022 sur le champ d’Urengoy avec un incendie dans la deuxième ligne du collecteur de gaz situé entre les unités intégrées de traitement de gaz UKPG-7 et UKPG-8V. Il n’y a pas eu de victimes », ont déclaré les responsables du champ gazier.

Macron tire sur la Russie !

Macron tire sur la Russie !

Donetsk sous le feu des canons automoteurs français Caesar.

Suite à l’incendie, les responsables du champ gazier ont pris des mesures pour suspendre l’exploitation de l’installation de production et vers 2h50, heure de Moscou, l’incendie a été maîtrisé et l’installation de production a été réactivée.

Suite à l’incendie, les responsables du champ gazier ont pris des mesures pour suspendre le fonctionnement des installations de production et vers 2h50 (heure locale) l’incendie a été maîtrisé et les installations de production ont été remises en service.

Ukraine: la solution

Ukraine : la solution

Selon le rapport, l’incident n’a pas nui au secteur de la production de gaz russe.

Le champ gazier d’Urengoy dans la région de Yamalo-Nenets est le deuxième plus grand champ de gaz naturel au monde derrière le champ South Pars situé dans le golfe Persique.

En août de l’année dernière, l’approvisionnement en gaz via le gazoduc Yamal-Europe a été réduit en raison d’un incendie massif au complexe Gazprom à Novi Orangway entraînant selon Interfax une augmentation des prix de 6 % sur le marché européen.

L’incendié s’est déclaré alors que selon l’agence de presse Avia.pro deux Américains Alexander Dryuke, 39 ans, et l’ancien marine américain Andy Hyun, 27 ans auraient été capturés dans la région de Kharkov en tant que des mercenaires arrivés sur le territoire de l’Ukraine pour participer aux hostilités contre la Russie.

Ukraine: le trio européen joue avec le feu

Ukraine : le trio européen joue avec le feu

Le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président du Conseil italien, Mario Draghi, sont arrivés, jeudi, en Ukraine, une première pour les trois dirigeants européens depuis le début de l’opération militaire russe.

Des informations à ce sujet ont été confirmées par The Telegraph, ainsi que par d’autres mercenaires du groupe, où les prisonniers étaient probablement inclus.

« Nous remplissions notre mission, mais tout a complètement mal tourné. On nous a dit que la ville était libérée, mais il s’est avéré que les unités la prenaient déjà d’assaut. - ont dit les mercenaires.

Jusqu’à présent, l’emplacement précis des mercenaires étrangers reste inconnu, cependant, le chef de la RPD, Denis Pushilin, a déclaré qu’il n’avait pour le moment aucune information selon laquelle l’armée américaine aurait été faite prisonnière par des unités de la République populaire de Donetsk.

Selon un rapport de CNN, deux volontaires américaines combattant aux côtés des forces ukrainiennes dans le nord de Kharkiv étaient portées disparues depuis plus d’une semaine.

Ukraine: stratagème naval signé Résistance!

Ukraine : stratagème naval signé Résistance !

Comment la Russie pourrait faire couler de gros navires aux moindres frais

Un homme qui agit en tant que sergent de l’équipe et qui a souhaité rester anonyme pour des raisons de sécurité, a fourni à CNN des photos des passeports des deux hommes et de leur autorisation d’entrée en Ukraine ajoutant que leur unité combattait sous le commandement de la 92e brigade mécanisée ukrainienne le 9 juin, près de la ville d’Izbytske.

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré hier mercredi qu’il était au courant de rapports non confirmés faisant état de deux citoyens américains capturés en Ukraine.

La Maison-Blanche a déclaré mercredi qu’elle ne pouvait pas confirmer les informations, cependant, le coordinateur du Conseil de sécurité nationale pour les communications stratégiques, John Kirby, a déclaré que “si c’est vrai, nous ferons tout notre possible pour les ramener chez eux en toute sécurité”.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/16/684020/Le-gisements-russe-en-feu--USA-impliqu%C3%A9s-

Dans UKRAINE

DJERRAD AMAR : L’ECHEC REDOUTE DES ATLANTISTES ET LA « PORTE DE SORTIE » PAR LA « MEDIATION » D’UN KISSINGER CENTENAIRE POUR EVITER LA DEBACLE

Par Le 16/06/2022

L’échec redouté des atlantistes et la «porte de sortie» par la «médiation» d’un Kissinger centenaire pour éviter la débâcle?

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Par DJERRAD Amar

L’agressivité est un exutoire de la peur.

Les USA se testent, en permanence, par des guerres, contre les pays faibles, afin de se soulager de la frayeur de perdre leur leadership ou de subir, sur leur sol, une guerre d’anéantissement, d’un pays aussi fort, qu’il lui prévoit !

Leur comportement continuellement irrationnel par leurs actions illégales, provocantes et paranoïaques, ne peut conduire qu’à l’impasse ! Toute réplique ne peut être que légale et légitime !

Le jour où un pays comme la Russie se sentant en danger les a mis en sérieuse difficulté, ils ont mobilisé tous les moyens lourds (y compris la propagande de guerre) pour la persuader à renoncer, voire à abdiquer tout en s’évertuant à mettre la justice et l’humanité de leur côté !

La Russie irréductible quand il s’agit d’un problème existentiel n’a fait que répondre légitimement à un besoin naturel de sécurité suite à une injustice ; forcée de le régler sur le terrain de combat contre un quasi ennemi qui l’a décidé par ‘‘guerre proxy’’ !

« La propagande (dit-on) est le contraire de l'artillerie : plus elle est lourde, moins elle porte

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Le temps de l’échec redouté

C'est l’heure de la panique dans le système frelaté politique, militaire et informationnel occidental ! Toutes leurs sournoiseries et leurs boniments, cachés sous un sophisme futile, sont mis au grand jour ! Stratèges dans le mensonge hier pour expliquer l'échec de "Poutine", subitement ils deviennent stratèges pour "expliquer" leur échec par d’autres mensonges amalgamés à des vérités relativisées, en y ajoutant « selon les Russes ». Toutes les vérités cachées, pendant des mois sortent en désordre, avec parcimonie et ce, grâce aux images incontestables et humiliantes des redditions, des destructions d’arsenaux militaires et des villes sous contrôle russe ! Pour supporter leur honte et leur mauvaise foi, ils y ajoutent quelques "infos" absurdes comme preuves de l’échec des Russes pour faire diversion tels « Poutine limoge des généraux qui ont échoué » et tutti quanti si bien que "Libération" a titré cette idiotie qui a fait la risée des d’internautes « Derrière la chute de Marioupol, la défaite russe » ; comme si en Ukraine on joue à « qui perd gagne » avec la Russie. Ou bien ce journal de caniveau du détestable Times britannique qui se permet d’outrager l’intelligence de ses lecteurs par un article qu’il a intitulé « Le bataillon Azov a enlevé un symbole néonazi de ses insignes, qui aidait jusque-là à nourrir la propagande russe » comme si le changement de logo efface les crimes et l’idéologie de ces bataillons !  Pour ne pas se déjuger des mensonges passés démentis par la réalité incontestable, ils posent maintenant des questionnements sur la "qualité des nationalistes ukrainiens" : « sont-ils tous néonazis ? » ou d’en minimiser l’importance après des critiques et des révélations etc. etc ... Dans quelques semaines nous les verrons faire une sorte de "mea culpa" avec de fausses justifications pour espérer regagner la confiance de leurs lecteurs et téléspectateurs ... pour mieux les tromper plus tard pour d'autres évènements ! Pour cette espèce, le mensonge est salutaire quand il rassure et s’accommode avec leur incompétence, leur cupidité et leur arrogance ; surtout quand la mort ne les vise pas (ou leurs proches) ou que le terrain d’essai des combats se déroule via un proxy ! «la guerre, ce sont des hommes qui ne se connaissant pas et qui se massacrent au profit d’hommes qui se connaissent et ne se massacrent pas.» (Paul Valéry)

Les atlantistes constatent qu’ils sont bien en voie de perdre la guerre avec la Russie (voir aussi l’article de Moon of Alabama). Une guerre multiforme ; militaire, économique, politique, tactique et stratégique ! A ce jour, rien des multiples actions coercitives, même les plus crasses et inhumaines, n’a eu d’effets significatifs susceptibles « d’anéantir » la Russie et ce malgré une coalition active, de plus de 30 pays ! Cette Russie est même sur le point de gagner un rôle cardinal dans le nouvel ordre mondial multipolaire, dédollarisé, qui s’esquisse de jour en jour ! Jens Stoltenberg le SG de l’OTAN a évoqué récemment en Finlande, devant le président finlandais ces « concessions » pour avoir la paix. Selon lui, «… La question est de savoir quel prix (les Ukrainiens) sont prêts à payer ... Combien de territoire, combien d'indépendance, combien de souveraineté sont-ils prêts à sacrifier?». Même L’influent média internationale « Open Democracy » parle même de « fatigue ukrainienne »

En effet, quand des soldats et des officiers ukrainiens désertent ou se rendent par centaines, que des milliers périssent sur le champ de bataille à la merci de l’artillerie russe, que les munitions manquent, ou que l’écrasante majorité de l’armement fourni par l’Otan est détruit ou confisqué ou se retrouve en vente sur le marché noir etc. il y a motif acceptable pour abandonner la partie, sauver ce qui reste dont la face, par orgueil ! Même le Washington Post, par un revirement étonnant, reconnait les conditions catastrophiques des forces ukrainiennes. La bataille engagée pour le Donbass semble sceller le sort de la guerre en faveur de la Russie et mettre un terme à toute forfanterie et verbiage politico-médiatique occidental !

Rappelons que c'est la énième fois depuis au moins 10 ans que les Russes ‘quémandent’ (pourrions-nous dire) des discussions, des négociations, etc . pour s'entendre sur une solution équitable en matière de sécurité ! Mais à qui s'adressent-ils ? A des impérialistes bouffis d’orgueil, sûrs de leurs forces, de leurs stratégies, de leur avantage et de leur réussite !  On voit les conséquences et les résultats après seulement trois mois !

Une « sortie » par Kissinger pour éviter la déroute ?

C’est dans ce contexte délétère de guerre, de panique, d’hystérie collective et du délitement de l’armée ukrainienne pilotée par les USA, que l’on observe, ces derniers temps, chez les atlantistes un changement de rhétorique visible dans leurs informations, les images diffusées, leurs éditoriaux, leurs débats, leurs commissions, leurs déclarations et au regard de l’agitation dans tous les sens de leurs instruments politiques, diplomatiques, médiatiques et propagandistes ! Curieusement ce sont les américains qui avouent inconsciemment être les commanditaires en demandant aux russes un cessez-le-feu au lieu des ukrainiens !  La seule option qui se suggère est d’accepter ce qui a été perdu avant que ce qui ressemble aujourd’hui à une impasse ne se transforme en déroute. Il s’agit bien d’un rétropédalage face à une réalité qui risque d’anéantir les derniers atouts à faire valoir - dont des négociations à minima.

Les mentors Américains ont bien saisi le grave danger qui guette le grand capital américain ; d’où cette « sortie » par Kissinger dont-on a fait croire, par feinte et dissimulation, qu’elle a « suscité une fureur » ! Kissinger « lucide » dit-on ? Nous pensons qu’il a toujours été lucide, mais pour les intérêts américains exclusivement, mêmes illégitimes, au détriment des intérêts de tout autre pays souverain y compris européen ! Un rétropédalage sans perdre la face ? Sans aucun doute ! On y voit donc dans cette ‘immixtion’ de Kissinger (vu son âge avancé) un bon signe d’un échec salutaire pour le reste du monde ! En effet, comme on dit « il arrive que le diable porte pierre »

Kissinger a déclaré qu’il ne fallait pas laisser la guerre s’éterniser en engageant des négociations qui doivent convenir la Russie. « Les négociations doivent commencer dans les deux prochains mois, avant de créer des bouleversements et des tensions qui ne seront pas faciles à surmonter » et de suggérer que l'Ukraine devait envisager des concessions territoriales à la Russie. Il poursuit « L’Ukraine aurait dû être un pont entre l’Europe et la Russie, mais maintenant, alors que les relations sont remodelées, nous pouvons entrer dans un espace où la ligne de démarcation est redessinée et la Russie est entièrement isolée. Nous sommes maintenant confrontés à une situation où la Russie pourrait se couper complètement de l’Europe et chercher une alliance permanente ailleurs. Cela peut conduire à des distances diplomatiques semblables à celles de la Guerre froide, qui nous feront reculer de plusieurs décennies. Nous devons lutter pour une paix à long terme ». Quand on lie ce discours avec la politique monétariste qui a appauvri une partie du peuple américain, le déficit budgétaire de plus de 3000 milliards de dollars, l’abus sans retenue de la planche à billet génératrice d’inflation, on comprend l’appel d’urgence de Kissinger et ses mentors à stopper la guerre en Ukraine avec la Russie ; qu’ils doivent percevoir comme ‘‘carburant’’ susceptible de précipiter la grave crise économique et financière qui pointe à l’horizon !

Kissinger est un pur produit de l’impérialisme américain qu’il a soutenu, perfectionné et étendu. Il a donc grandement participé en acteur à ce qui se déroule d’affreux et de criminel dans le monde. Son intervention à Davos est une continuité de son engagement à défendre par tous les moyens les intérêts illégitimes de son pays, depuis des décennies ! C’est un des idéologues du Capital financier anglo-américain. Il n’intervient que pour avertir des graves risques qui guettent ce Capital en provoquant ainsi, avec la stratégie adoptée, la redoutable Russie. Surtout qu’il fallait l’éloigner de la Chine, devenue première puissance économique au lieu de la rapprocher. Sa sortie médiatique est bien d’empêcher un délitement de la puissance de son pays par l’effondrement prévisible de son système économique et financier prédateur qui se décline au fur et à mesure que les provocations, les sanctions et les contraintes sur la Russie s’intensifient et que, à l’opposée, les ripostes se constatent plus néfastes pour les atlantistes que pour la Russie !

Si Kissinger semble raisonnable dans cette intervention qui va apparemment dans le sens des souhaits russes, c’est qu’il a vu que son pays risque une déculotté mémorable et à échéance, une déchéance irréversible de leader mondial ! Comme les Américains n’ont de principes et de morale que ceux de l’argent et leurs intérêts exclusifs illicites, la solution la moins pénible est celle de négocier pour au moins maintenir leur position de leadership mondial. Même dans ce cas, ils resteront malhonnêtes, fourbes, perfides et tricheurs, car ils ne respectent jamais leurs engagements, même écrits ! A la moindre occasion ils ne s’embarrasseront d’aucun scrupule pour renier tout ! La preuve est donnée il y a quelques jours à propos de cette loi visant à empêcher la présence russe en Afrique par des sanctions à l’encontre des gouvernements et acteurs africains qui seraient favorables à cette présence.

Pourquoi Kissinger âgé de près d’un siècle ? Il nous semble un intermédiaire, envoyé pas sa doxa pour faire le médiateur afin d'éviter à l’Amérique une débâcle annoncée créée par leur politique hégémonique cupide et folle !

Faire croire au monde que le plus grand défenseur des intérêts américains, de surcroit détester par le reste du Monde pour ses forfaits, propose une solution qui arrange les Russes vise, à notre sens, à stopper net un autre échec, mais des plus humiliant pouvant anéantir un siècle de domination impérialiste assistés par leurs vassaux européens, eux-mêmes colonialistes et néocolonialistes, avec leurs politiciens, leurs presses et leurs ‘‘experts’’ et ce, de la bouche même de Klaus Schwab, le Fondateur du Forum Économique Mondial qui, selon un tweet et en caméra cachée avoue « Nous les avons tous dans nos sacs, les politiciens, les médias et surtout les experts et les scientifiques. »

La « philosophie » de la vie est simple pour les Américains ; elle est toujours « impérialo-civilisatrice » pour accaparer les richesses des autres ! L'idée d'une « mission civilisatrice » est une exécrable tromperie ! « … une théorie imaginée en France et dans d’autres pays européens qui se considéraient seuls pays civilisés ou de civilisations supérieures et qui se donnaient pour devoir … de ‘civiliser’ les populations non européennes … selon une dichotomie remontant aux anciens Grecs et Romains dont ces pays européens se posaient comme les héritiers. » (Selon Wikipédia). Nous sommes bien au XXI siècle dans le même paradigme! 

Ce que Kissinger dénonce c’est le « mauvais choix », car « ils se sont trompés » (selon l’interprétation d’un analyste) ; entendre dans la politique et la stratégique. Il fallait donc autre chose de plus élaboré pour défaire la Russie ! En somme l’objectif reste le même celui « d’affaiblir », au moins, la Russie et de l’empêcher de s’allier à la puissante Chine ! Il n’est donc pas du tout question d’équité, de sécurité pour la Russie (ou pour la Chine), de paix ou de concurrence loyale ! Il propose donc, à notre sens, la ruse de négocier pour limiter les dégâts et d’ajourner, en quelque sorte, l’objectif fondamental qui est de ne jamais voir la Russie et la Chine puissantes économiquement et militairement au risque de voir s’accélérer le déclin impérial des atlantistes en particulier américain ! La zone Indo-Pacifique (voire Océanique) apparait bien plus stratégique pour les américains que l’Europe qui n’est qu’un faire-valoir totalement acquis ! Kissinger n’intervient pas pour rendre à la raison les atlantistes quand ils provoquent ou agressent, mais quand il pressent leur échec !

Quand on observe qu’à cette guerre en Ukraine vient se greffer le problème de Taïwan, politiquement pro américain, mais surtout un territoire chinois inaliénable quitte, pour la Chine, à déclencher une guerre, on comprend la hantise de Kissinger d’arrêter l’escalade en négociant avec la Russie « dans les deux prochains mois, avant de créer des bouleversements et des tensions qui ne seront pas faciles à surmonter » tout en proposant de concéder des territoires ukrainiens russophones déjà annexés par la Russie. « Pour avoir la paix », il leur demande d’accorder à la Russie ce qu’ils lui ont refusé dans la paix et qu’elle a obtenu par la force ! Ce sont des territoires, non négociables, revenus à la Russie, définitivement perdu pour l’Ukraine en désintégration.

Contrairement aux «experts» de  salons et des plateaux télé, Henry Kissinger, à Davos, exprime l’inquiétude qui gagne les atlantistes en particulier les grands financiers, la réalité inquiétante des combats en ukrainien, la puissance technologique militaire de la Russie et sa puissance économique par les matières premières inévitables, ainsi que sa conviction sur la détermination de Poutine à mettre en échec la politique mondialiste et hégémonique de son pays qui risque de perdre l’essentiel s’ils ne négocient pas avec la Russie avec des « concessions ». Leurs propagandes agressives et leur voix d’ogre, face à la puissance russe, n’était donc qu’une disproportion par rapport à leurs aptitudes réelles ! « Tel un épouvantail, il ne fait peur que de loin. » dit un proverbe égyptien.

La devise amorale des atlantistes se résume donc ainsi : Je mens, je provoque pour dominer si nécessaire par la force armée, je vole les richesses et si ça se gâte, je négocie pour gagner du temps et accumuler afin de pouvoir recommencer plus tard ! Cela est clairement exprimé par Mike Pompéo, ex Secrétaire d’État américain :« J’ai été directeur de la CIA et nous avons menti, triché, volé. C’était comme si nous avions eu des stages entiers de formation pour apprendre à le faire »

De par son histoire continue, riche et le plus souvent héroïque, les Russes sont connus pour leur résilience, leurs engagements anticolonialistes ; imbattables sur ces terrains y compris militaire ! Il suffit simplement de se demander pourquoi toute l'Europe réunie avec les USA n'ont pas osé déclarer honnêtement et ouvertement la guerre à la Russie, mais en manipulant et armant sournoisement l'Ukraine et des mercenaires ; en annonçant avec dédain des sanctions économiques qui se sont dangereusement retournées contre eux ! L’entêtement à vouloir faire du mal, en niant les principes, n’est autre qu’une réaction de faiblesse qui peut tromper la vigilance et voiler les conséquences !

Nier tous les principes sur lesquels se construit l’équilibre et l’harmonie entre les groupes humains ou les individus uniquement pour punir un adversaire, réclamant un droit, qui lui pourtant les respecte, et la chose la plus crasse, la plus diabolique qui peut mener à la chute !

Diableries et aberrations du ‘‘pas d’énergie Russe’’ !

Les atlantistes ont toujours caché leurs diableries, en temps de paix, dans la bonne morale, le bien et la vérité ! Mais leur hypocrisie et leurs mensonges sont mis à découvert dans l’adversité. « Dans les plus calmes fleuves, les diables pullulent » dit un proverbe russe ! Leurs diables sont bien sortis pour se retrouver face à une redoutable force tranquille qu’ils croyaient impuissante et corrompue !

Les États-Unis obligeant l'Europe à acheter du gaz de schiste cher pour minimiser sa relation avec la Russie, les dirigeants européens annoncent la fable de se défaire totalement pétrole et gaz russe, suivant le programme « REPowerEU ». En fait, ce n’est qu’un fourvoiement qui traduit une incompétence puisque sa réalisation exige d’énormes investissements, des années pour sa mise en œuvre et une refonte de la politique extérieure et ce, pour un résultat insignifiant sur la Russie qui a des demandeurs plus sûrs et crédibles de matières premières et qui s'autosuffit. L'aberration est qu’ils menacent la Russie - de façon effrontée et répétitive - qu'ils n'achèteraient plus son pétrole et son gaz, mais... une fois qu'ils auront trouvé un substitut ou un autre fournisseur ! Comme si la Russie, qu'ils doivent croire plus abrutit qu'eux, ne sait pas leur dire qu’elle peut les 'aider' en arrêtant immédiatement les livraisons ! Respectueuse des contrats, elle a dû leur laisser le soin de décider eux-mêmes du sort de leur économie ! Ils cherchent en quelque sorte, éperdument, dans un trou - en prévoyant de dépenser des fortunes non disponibles - ce qui est à portée de leur main à bas prix ! Il faut être aliéné pour le faire ! L’UE est en effet gouvernée, selon un commentateur, par des « imbéciles téméraires ». 

Alors que la situation se dégrade chez eux, leurs politiciens hurlent sur le risque de famine – dont la Russie serait la cause - qui guette ... l'Afrique (qui n’a rien dit) et non leurs pays. Quelle trouvaille ! Ils savent parfaitement que les populations africaines, entre autres, soutiennent l’action russe. A propos du blé, L’UE, par la voix d’Ursula von der Leyen, explique que la faible livraison de blé (russe et ukrainien) est causée par la Russie qui « a transformé délibérément en boomerang les sanctions européennes », alors que les russes imputent le problème aux conséquences des sanctions qui interdisent aux navires russes d'utiliser les infrastructures côtières occidentales et au minage, par l’Ukraine, des zones maritimes. Les plus grands transporteurs y ont adhéré craignant les sanctions américaines.   

Si la guerre froide s’est terminée par l’effondrement de URSS, la 2ème guerre froide se terminera sans doute - au vu de l’évolution des choses sur le terrain des combats et les nouvelles alliances hors Europe - par l’effondrement de l’OTAN et de l’UE, par des changements importants dans le système d’échange dans le monde, dans le système des relations internationales et dans le système de gouvernance mondiale ! Et au président vénézuélien d’asséner « L’ère de la domination militaire des États-Unis dans le monde est terminée … Nous vivons une époque de transition géopolitique qui définira le destin du XXIe siècle ».

___

Addendum

Josep Borrell, vise président de Commission européenne et Haut représentant pour les affaires étrangères et la sécurité évoque les « canaux de communication (qui) n'ont jamais été fermés… Il faut continuer de parler avec la Russie », alors qu’il n’a cessé de prôner un règlement du conflit avec la Russie par « des moyens militaires » ! 

Pour avoir une idée sur ce menteur, hypocrite et méprisant personnage, voici qu’il dit pour accuser Poutine en recourant de façon crasse à la navrante stratégie de « l'inversion accusatoire ». Une manipulation consistant à accuser la Russie de crimes que ses alliés coupables (USA, GB, France en particulier) ont commis ou commettent encore pour dominer des pays dans le monde :

« Ce que fait Vladimir Poutine n’est pas seulement une grave violation du droit international, c’est une violation des principes fondamentaux de la coexistence humaine. Avec son choix de ramener la guerre en Europe, nous assistons au retour de la ‘‘loi de la jungle’’ … Sa cible n’est pas seulement l’Ukraine, mais la sécurité de l’Europe et l’ensemble de l’ordre international fondé sur des règles, basé sur le système des Nations unies et le droit international. Son agression prend des vies innocentes et foule aux pieds le désir des gens de vivre en paix... forçant les gens à fuir. Nous voyons une catastrophe humanitaire … Pendant des mois, nous avons déployé des efforts sans précédent pour parvenir à une solution diplomatique … »

Josep Borrell n’a rien dit et ne dit rien ; n’a rien vu et ne voit rien de ce qu’ont fait ses maitres maléfiques en Afghanistan, Irak, Libye, Serbie, Liban, Tchad, Yémen, Mali, Guinée, Cote d’Ivoire, Rwanda, etc... sans parler de l’Indonésie, du Vietnam, Cambodge, Corée, Iran, Algérie, Guatemala, Cuba, Laos, Brésil, Panama, Congo, République Dominicaine, Chili, Nicaragua, Philippines etc…

A.D

Dans UKRAINE

UN TRIBUNAL INTERMEDIAIRE EN PREPARATION A MARIUPOL CONTRE LES CRIMINELS DE GUERRE UKRAINIENS

Par Le 13/06/2022

lundi 13 juin 2022

Un Tribunal intermédiaire en préparation à Mariupol contre les criminels de guerre ukrainiens

 

Comme l'a annoncé le dirigeant de DNR, Denys Pouchiline, et comme les victimes civiles de Mariupol l'attendent, un Tribunal intermédiaire sera constitué à Mariupol d'ici la fin de l'été pour juger des crimes de guerre, commis par les combattants ukrainiens et les groupes néonazis dans la ville, notamment contre les civils.

Contrairement à ce que semblent penser les pays Occidentaux et quelques "bonnes consciences" bisounoursisées, le fait d'être militaire ne donne pas le droit de commettre des crimes de guerre, n'enlève pas la responsabilité pour les crimes commis. Lors de la Seconde Guerre mondiale, des tribunaux militaires en URSS ont jugé des crimes commis, avant que le Tribunal de Nuremberg ne soit constitué, une fois la guerre terminée.

Plus de 5 000 prisonniers militaires ukrainiens sont détenus à DNR, dont 2 439 sortis d'Azovstal, où rappelons-le, ils ont pris des civils en otages et les ont transformés en bouclier humain, en violation des Conventions de Genève (voir notre texte ici). Ainsi, après le Tribunal de Donetsk, qui vient de condamner à mort trois mercenaires étrangers, d'autres Tribunaux intermédiaires vont être appelés à juger des crimes commis par les militaires ukrainiens, par les mercenaires et par les groupes néonazis ukrainiens. Comme l'a déclaré Pouchiline, le prochain tribunal doit se tenir à Mariupol :

"Un tribunal est prévu pour les néo-nazis, citoyens ukrainiens, contre le bataillon Azov. <...> Nous allons certainement le dépenser jusqu'à la fin de l'été, ce n'est pas la peine de s'attarder ici, [pour cela] il y a une demande de la société"

Les crimes commis à Mariupol ne s'arrêtent pas à la prise d'otages dans Azovstal, il y a aussi ceux commis par les groupes néonazi Azov dans la prison secrète de l'aéroport, dite la Bibliothèque, dont les victimes demandent justice. Soulignons que dans cette prison, les tortures étaient pratiquées contre les détenus, qui étaient non seulement des militaires, mais aussi des civils.

La guerre n'est pas une zone de non-droit et elle ne doit pas l'être sous peine de transformer l'homme en animal sauvage, sans conscience et sans limites. 

PS: Pouchiline a déclaré, qu'il n'y avait aucun fondement pour gracier les trois mercenaires, condamnés à la peine de mort par le Tribunal suprême de Donetsk.

Publié par à 11:09 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/06/un-tribunal-intermediaire-en.html#more

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Dans UKRAINE

ZELENSKY ET LA DESTRUCTION DE L’ECONOMIE UKRAINIENNE

Par Le 08/06/2022

Zelensky et la destruction de l’économie ukrainienne

Par Philippe Rosenthal

Mondialisation.ca, 07 juin 2022

Observateur continental

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Analyses: 

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Les autorités de Kiev n’hésitent plus à dire qu’une catastrophe économique attend l’Ukraine cet été. La crise entre la Russie et l’Ukraine  provoque une saignée économique et sociale du pays face à laquelle le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, n’est pas préparé. 

Le ministre ukrainien des Finances, Serguiï Martchenko, a accordé un entretien à The Economist dans lequel il a admis que si les hostilités durent plus de trois ou quatre mois (elles durent déjà plus de trois mois), Kiev devra réduire radicalement les dépenses budgétaires (salaires, retraites, prestations sociales) et augmenter les impôts.

L’économiste ukrainien Oleksiï Kouchtch estime que de telles mesures achèveront l’économie ukrainienne déjà faible. Selon lui, l’Etat, désormais, ne doit pas réduire, mais au contraire augmenter les dépenses, y compris dans le domaine social et réduire les impôts, créant des incitations pour les entreprises. En effet, c’est le seul moyen d’empêcher une chute du PIB et de relancer l’économie.

Pendant ce temps, les autorités ukrainiennes ont déjà débuté à mettre en œuvre le «programme Martchenko» pour réduire les dépenses budgétaires. Au mois de mai, elles ont commencé à supprimer les avantages fiscaux qui existaient auparavant pour les entreprises ukrainiennes. Les employés de l’Etat ne perçoivent plus d’indemnités pouvant aller jusqu’à 40% des salaires.

Bien que Volodymyr Zelensky et Oleksiï Arestovitch, conseiller du chef de cabinet du président ukrainien, parlent de «succès» tous les jours, il reste peu de choses de l’économie ukrainienne. «42 % de l’économie ukrainienne ne fonctionne pas aujourd’hui. Selon l’Organisation internationale du travail, l’Ukraine a perdu environ 5 millions d’emplois, soit environ un tiers de tous les emplois du pays», a déclaré le chef du Club de discussion économique Oleg Pendzine.

Un mois d’hostilités coûte à l’Ukraine 10 milliards de dollars. Et, la moitié de ces dépenses concerne exclusivement les dépenses militaires. L’Ukraine n’a pas cet argent. En avril 2022, le budget de l’Ukraine a reçu moins de 2 milliards de dollars en taxes et redevances. Le déficit réel du budget ukrainien est bien supérieur aux 5 milliards par mois évoqués par Volodymyr Zelensky.

Les trous budgétaires sont pour l’instant colmatés par «l’aide occidentale». Cependant, l’équipe de Volodymyr Zelensky n’arrive pas à tromper les gens. L’aide occidentale se concrétise sur le terrain pour la population ukrainienne à des petites quantités d’aide humanitaire. Les milliards que les Etats-Unis, le Canada et l’Europe fournissent à l’Ukraine pour l’achat d’armes obsolètes et les salaires des militaires sont des prêts qui devront être remboursés avec intérêts.

Les valeurs matérielles, possédées par l’Ukraine aujourd’hui, ne pourraient pas suffire à rembourser des emprunts totalisant plusieurs dizaines de milliards de dollars. Pour sortir de cette situation, il est censé de le faire à l’aide d’un régime spécial. Kiev, à en juger par les informations dans les médias et les réseaux sociaux, envisage la possibilité de nationaliser la propriété des oligarques et des hommes d’affaires.

La propriété et les comptes des milliardaires ukrainiens, après la procédure de nationalisation, seront transformés en un fonds de garantie pour les prêts militaires. Si l’Ukraine, en tant que sujet de droit international, est préservée, alors «l’argent de guerre» emprunté par Kiev deviendra un fardeau pour les générations futures. Par exemple, dans le cadre du soi-disant prêt-bail, les Etats-Unis prévoient de fournir à l’Ukraine environ 40 milliards de dollars. Mais cette somme retournera à l’expéditeur sans servir à l’Ukraine. L’Ukraine reçevera, en réalité, seulement 15% de l’aide.

Selon l’Institut de recherche économique et des consultations politiques (IER), l’économie ukrainienne a diminué de plus de la moitié. Kiev disposera, par conséquent, de fonds pour entretenir uniquement l’appareil militaire.

Philippe Rosenthal

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Philippe RosenthalObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/zelensky-et-la-destruction-de-leconomie-ukrainienne/5668760

Dans UKRAINE

UNE DEFAITE UKRAINIENNE PREVISIBLE

Par Le 07/06/2022

Une défaite ukrainienne prévisible

Par Sylvain Ferreira
Arrêt sur info — 05 juin 2022

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Depuis maintenant plus de trois mois, les combats font rage sur le plan militaire en Ukraine. Mais un autre combat se déroule sur les réseaux d’information occidentaux pour tenter de nous convaincre de l’imminence d’une défaite russe sur le terrain face à la courageuse armée ukrainienne armée, équipée et entraînée par l’OTAN. C’est d’ailleurs une caractéristique de cette guerre. Elle est conduite du côté russe sur des bases militaires et commandée par des professionnels. Du côté ukrainien, et pour le malheur des soldats, ce sont des communicants qui prennent les décisions avec pour seul objectif de vendre un récit aux opinions occidentales. Le problème c’est que quoiqu’en dise BHL vantant sur BFM « le moral d’acier » des troupes de Kiev, l’artillerie ça tue les soldats et ça fait gagner la guerre.

Nous avons donc été confrontés depuis le 24 février à des rodomontades ineptes. Malheureusement relayées par des journalistes incompétents et dévoyés, des experts militaires stipendiés, et des dirigeants politiques abrutis.

Nous avons essayé de notre côté de garder notre sang-froid et de fournir quelques explications à partir de l’analyse du réel.

Nous avons bien fait car aujourd’hui, le ton change peu à peu, puisque l’analyse de la situation sur le terrain fait apparaître que la bataille décisive pour le Donbass va probablement sceller le sort de la guerre en faveur de la Russie et des Républiques populaires du Donbass. 

Régis de Castelnau

La situation sur le terrain

Sylvain FERREIRA

Publié initialement le 4 juin 2022 sur Vu du Droit

Contrairement aux affirmations péremptoires sinon fantaisistes de certains « sociétaires » des plateaux de télévision, les Russes et leurs alliés sont en train de gagner cette guerre, en portant des coups répétés et précis contre le dispositif défensif ukrainien dans le Donbass. Contrairement aux attentes de certains observateurs, l’approche opérationnelle russe ne consiste pas à percer le dispositif ukrainien pour ensuite se lancer dans une exploitation dans la profondeur, mais à une destruction systématique du corps de bataille ennemi par les feux. Certains observateurs évoquent l’emploi de 500 à 600.000 obus/roquettes par jour sur l’ensemble du front et principalement dans le Donbass ! Le paysage commence d’ailleurs à changer et certaines localités ressemblent de plus en plus à des villages détruits comme on les avait connus dans les deux conflits mondiaux.

« Certaines unités entament ce qui s’assimile à une grève de la guerre qui n’est pas sans rappeler les mouvements d’insubordination d’une partie de l’armée française au printemps 1917. »

Depuis quelques semaines, ce phénomène s’observe également en rase campagne. À ce pilonnage méthodique, il faut ajouter l’action quotidienne de l’aviation d’appui au sol et des missiles pour frapper les principaux points de résistance et les centres névralgiques ukrainiens (QG, dépôts, casernes, ateliers de maintenance, etc.) dans la profondeur. On réalise alors l’ineptie de certains commentateurs qui nous annonçaient mi-mars que les Russes auraient bientôt épuisé leurs stocks de missiles et de munitions. Depuis la mi-avril, les pertes occasionnées par un tel déluge de feu et d’acier sont estimées à 5 à 600 tués par jour. Ce qui explique la mise en oeuvre de la quatrième vague de mobilisation de ce qui reste de forces vives à l’Ukraine pour tenir le front. Le 1er juin, le président Zelensky a lui-même reconnu la perte de 60 à 100 soldats tués et 500 blessés par jour ! [1]

Il est probable que côté russe les pertes soient moins importantes étant donné la destruction préalable des défenses ukrainiennes avant chaque assaut. Certaines sources officieuses évoquent un peu plus de 3.000 morts au 31 mai pour les seules forces russes [2]. Ce qui porterait par extrapolation les pertes totales à 9 à 10.000. Par contre, il n’existe aucune information sur les pertes subies par les troupes des deux républiques populaires qui doivent être plus importantes puisqu’elles attaquent la zone la mieux fortifiée des défenses ukrainiennes depuis le début de l’offensive.

Sur le front, les troupes manifestent de plus en plus leur mécontentement vis-à-vis du commandement central et du pouvoir en général. Leurs protestations sont filmées et publiées sur les réseaux ! Certaines unités entament ce qui s’assimile à une grève de la guerre qui n’est pas sans rappeler les mouvements d’insubordination d’une partie de l’armée française au printemps 1917. Elles veulent bien se battre mais pas dans de telles conditions. Par ailleurs, loin des déclarations péremptoires et des communiqués euphoriques émis par des pseudo-spécialistes mais aussi, et c’est bien plus grave, par les différents gouvernements de l’OTAN, l’aide militaire matérielle envoyée à l’armée ukrainienne est loin d’être à la hauteur des besoins des défenseurs de Severodonetsk ou de Kharkiv.

Ces réalités, d’abord balayées du revers de la main par les supporters inconditionnels de Kiev, sont maintenant irréfutables puisqu’elles émanent des soldats ukrainiens eux-mêmes, qui postent leurs protestations sous forme de vidéos sur l’application Telegram. Au point que même des journalistes occidentaux évoquent enfin sérieusement le sujet [3]. Face à ce phénomène, le régime de Kiev avait saisi le Parlement ukrainien d’une loi
(n° 7531) pour autoriser les officiers à abattre les éventuels fuyards/déserteurs ou ceux qui refuseraient de monter au front [4]. Devant le scandale provoqué par ce projet, il a finalement été retiré.

Sur le plan strictement militaire, l’armée ukrainienne a inutilement érodé ses forces en lançant des contre-attaques locales au nord de Kharkov et de Kherson pour gagner quelques points dans la bataille de la communication et revendiquer une victoire contre les Russes. Ces actions n’ont abouti qu’à qu’à de nouvelles pertes en hommes et en matériel, ce qui a facilité dans les deux cas les contre-attaques de l’armée russe qui, depuis le début de la semaine, réoccupe de la quasi-totalité du territoire abandonné aux Ukrainiens. Par ailleurs, en s’entêtant à vouloir transformer Severodonetsk en « nouveau Marioupol », les troupes de Kiev n’ont pas d’autre choix que de la défendre à tout prix. Pour cela, faute de réserves stratégiques, ils vont devoir redéployer une demi-douzaine de brigades postées jusqu’ici sur le flanc sud du saillant du Donbass et solidement installées derrière de puissantes fortifications. Simplement, cette manoeuvre sur une distance de 50 à 70 km en fonction des brigades va devoir s’opérer sans couverture aérienne ce qui va limiter les déplacements à la nuit, plus courte en cette période.

« Zelensky évoque comme préalable le retour au statu quo ante, ce qui est totalement fantaisiste. »

Cette protection toute relative ne dissimulera pas la manoeuvre aux moyens d’observations russes mais permettra peut-être à une partie des unités d’atteindre ses nouvelles positions. Toutefois, elles n’échapperont pas à une attrition certaine avant d’affronter les unités russes. Cela leur laissera peu de chance de succès pour stopper l’attaque ennemie contre Lysychansk, Kramatovsk et/ou Slovyansk et offrira probablement aux Russes et à leurs alliés la possibilité de passer enfin à la manoeuvre dans les grands espaces vides qui s’étendent ensuite vers l’ouest jusqu’à Dniepopetrovsk. Le déploiement à partir des immenses dépôts russes de 800 chars T-62MV-1 modernisés et mis à la disposition des forces des deux républiques populaires semble confirmer cette hypothèse [5].

Y a-t-il un pilote dans l’avion à Kiev ?

Face à cette situation au bord du gouffre pour le pouvoir ukrainien, il est difficile aujourd’hui de comprendre quelle est la stratégie mise en oeuvre pour tenter, sinon de gagner la guerre, d’au moins contraindre les Russes à stopper leur offensive. D’un côté, le président Zelensky évoque de nouveau la nécessité de reprendre les négociations avec Moscou pour trouver une issue au conflit [6]. Cependant, Zelensky évoque comme préalable le retour au statu quo ante, ce qui est totalement fantaisiste. Henry Kissinger est allé dans le même sens lors du forum de Davos, mais en soulignant que l’Ukraine devrait céder une partie de son territoire pour espérer la paix avec la Russie[7].

Parallèlement sur le terrain, l’état-major ukrainien conseillé et épaulé par l’OTAN poursuit une stratégie là encore difficile à comprendre, puisqu’elle mène à très court terme à la création d’un nouvel encerclement autour de Lysyschansk/Severodonetsk qui risque très rapidement d’aboutir à la neutralisation d’environ 10.000 soldats ukrainiens. Les conseillers britanniques de l’état-major ukrainien avaient pourtant suggéré un repli rapide de ces forces depuis le secteur au nord de Popasna pour éviter leur destruction. Dans le même temps, les rares éléments de manoeuvre tactiques sont jetés dans des contre-attaques locales au cours desquelles les Ukrainiens subissent pertes qui semblent considérables. Et dont les vidéos rendent tristement compte.

« Il faut espérer pour le peuple ukrainien que son gouvernement saura prendre les bonnes décisions le moment venu, mais le temps presse et l’opacité qui règne aujourd’hui à Kiev n’est pas de bon augure. »

Ce manque de clarté est à nos yeux synonyme de l’anarchie qui règne au sein de la direction politique et militaire ukrainienne. Cette absence de stratégie unique et centralisée n’augure rien de bon pour le sort des armes face à la puissance de l’offensive russe et on peut présager que d’ici une dizaine de jours, la bataille du Donbass se terminera par une victoire de Moscou indiscutable. Vladimir Poutine aura alors atteint un des objectifs annoncés dès le départ, celui des républiques séparatistes reconnues par la Douma russe. Lesquelles après leur reconnaissance avaient appelé la Russie à intervenir lui fournissant le motif de droit international que celle-ci revendique aujourd’hui pour assurer la régularité de son intervention.

Après le Donbass ?

Une fois la bataille du Donbass terminée, le gouvernement ukrainien parviendra-t-il à afficher une position commune et indépendante des vues de ses soutiens otaniens pour négocier sérieusement avec Moscou et reconnaître la perte du Donbass et de la Crimée, ou, au contraire, s’entêtera-t-il à poursuivre cette guerre perdue d’avance au risque de perdre également Odessa et Kharkiv ? Il faut espérer pour le peuple ukrainien que son gouvernement saura prendre les bonnes décisions le moment venu, mais le temps presse et l’opacité qui règne aujourd’hui à Kiev n’est pas de bon augure.

Le prix payé par les populations d’Ukraine risque de s’alourdir encore.

 

NOTES

[1]https://news.ru/europe/zelenskij-zayavil-o-ezhednevnoj-potere-ukrainoj-do-100-soldat/

[2]https://istories.media/reportages/2022/05/16/voina-v-tsifrakh/

[3]https://www.rfi.fr/fr/europe/20220531-guerre-ukraine-donbass-col%C3%A8re-soldats-ukrainiens-du-front-sievierodonestk

[4]https://ukranews.com/en/news/858894-allow-killing-military-for-failure-to-comply-with-order-or-desertion-servant-of-the-people-bill

[5]https://www.forbes.com/sites/davidaxe/2022/05/25/the-russian-army-is-running-out-of-tanks-for-the-war-in-ukraine-these-60-year-old-t-62s-are-proof/?sh=5231337152ec

[6]https://www.voanews.com/a/zelenskyy-says-only-path-for-talks-is-directly-with-putin/6588408.html

[7]https://www.nytimes.com/2022/05/25/world/europe/henry-kissinger-ukraine-russia-davos.html

 

Sylvain FERREIRA

Source: Vu du Droit

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HISTOIRERUSSIEUKRAINE

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UN PREMIER MERCENAIRE FRANÇAIS MORT EN UKRAINE IDENTIFIE

Par Le 05/06/2022

Le premier mercenaire français tué en Ukraine identifié

 Depuis 13 heures  5 juin 2022

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 Amérique et Europe - Ukraine

 

Rédaction du site

Un mercenaire français est mort dans la région de Kharkov en Ukraine, rapporte Europe 1: «Premier décès d’un combattant français en Ukraine».
Selon les informations obtenues par Europe 1, c’est le premier combattant français à trouver la mort depuis le début de la guerre face à la Russie dans la région de Kharkov.
Ayant rejoint la Légion internationale de défense ukrainienne et participant aux combats contre l’armée russe, il a été «mortellement blessé par des tirs d’artillerie», précise le média français.

Le Français, victime d’un tir d’artillerie russe, aurait succombé à ses blessures dans un secteur non spécifié du front de l’est.

Selon le quotidien français Libération, il s’agirait d’un certain Wilfried Blériot, 32 ans, et sa mort a été annoncée dès le vendredi par les réseaux d’extrême-droite radicale française.
Le compte de l’unité «Misanthropic division» fondée par des vétérans de Maïdan et du Donbass a rendu hommage à Wilfried Blériot, normand, «fier membre de la WSMDivision, légionnaire français, homme qui a combattu contre le bolchévisme et les antifascistes toute sa vie», rapporte le journal.

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La « Misanthropic division », est une milice d’extrême droite radicale « dont des membres ont déjà été condamnés dans des faits en lien avec le terrorisme », rapportait Slate en 2020.

«Selon plusieurs sources, près de 150 Français participeraient aux combats aux côtés des Ukrainiens», précise Europe1.

D’après le site Observateur continental, le 2 juin, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a déclaré que les forces armées russes avaient tué des centaines de mercenaires étrangers avec des armes de précision à longue portée peu après leur arrivée en Ukraine.
Dans le même temps, la plupart des mercenaires, selon lui, ont été neutralisés dans la zone de combat en raison de leur faible niveau d’entraînement et de leur manque d’expérience réelle du combat.

Le samedi 4 juin, les forces armées ukrainiennes ont diffusé les noms de quatre volontaires européens tués au combat cette semaine dans l’est du pays et qui faisaient partie de la Légion internationale de défense de l’Ukraine.

Outre le Français, les volontaires tués sont néerlandais, australien, et allemand.

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Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2345972

    

Dans UKRAINE

INTERPOL : "LES ARMES MILITAIRES ET LOURDES D'UKRAINE SERONT DISPONIBLES SUR LE MARCHE CRIMINEL"

Par Le 05/06/2022

Interpol: «Les armes militaires et lourdes d’Ukraine seront disponibles sur le marché criminel»

Par Pierre Duval

Mondialisation.ca, 04 juin 2022

Observateur continental;

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Le conflit en Ukraine alimente le marché noir des armes de guerre. Des responsables d’Interpol ont mis en garde les autorités internationales de cette évolution. Les Etats-Unis, ayant décidé d’envoyer en masse des armes de guerre avec d’autres pays occidentaux à Kiev, l’Ukraine est devenue une plaque tournante du business des armes grâce aux réseaux criminels. Ces armes de guerre sont déjà en train d’alimenter diverses organisations criminelles à travers l’Europe et le monde.

Certaines de ces armes se retrouvent entre les mains d’autres armées et milices que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’armer sans oublier les bandes se trouvant en France ou dans d’autres pays de l’UE alors que la France est déjà dans une situation très délicate en raison de la crise actuelle et de la partition du pays dans lequel une guerre civile couve.

Les armes de guerre destinées à l’Ukraine alimentent les pays européens. Interpol redoute cette évolution et s’inquiète de voir les armes envoyées en Ukraine pour participer à l’effort de guerre terminer à termes entre les mains de criminels. «La grande disponibilité d’armes pendant le conflit actuel entraînera la prolifération d’armes illicites dans la phase post-conflit», a déclaré, selon TF1, Jürgen Stock, le secrétaire général d’Interpol devant l’Association de la presse anglo-américaine à Paris, rajoutant: «Les criminels sont déjà en train, en ce moment même, de se concentrer sur cela».

Le média français rapporte qu’il voit dans l’Union européenne «une destination probable pour ces armes, car les prix de ces armes à feu sur le marché noir sont nettement plus élevés en Europe, notamment dans les pays scandinaves». «Même les armes qui sont utilisées par les militaires, les armes lourdes, seront disponibles sur le marché criminel», «les criminels dont je parle opèrent au niveau mondial, donc ces armes seront échangées à travers les continents», a averti Jürgen Stock .

Nous avons sous-estimé le danger. La chef d’Interpol, Catherine De Bolle, est allée encore plus loin quelques jours avant en avertissant que les pays européens risquent de connaître «des niveaux de violence dans les rues européennes comme nous n’en avons jamais vus auparavant». Dans un entretien à Die Welt, Catherine De Bolle a déclaré vouloir empêcher que des armes en provenance d’Ukraine ne soient distribuées à travers l’Europe par des gangs criminels après la guerre [en Ukraine] car pendant longtemps, les autorités ont sous-estimé le pouvoir du crime organisé. Elle annonce que «nous avons sous-estimé le danger» en précisant que son organisation a intercepté des communications en France, notamment: «L’enquête a commencé en France et aux Pays-Bas. Nous avons aidé à accéder aux communications. Cela nous a donné un aperçu complètement nouveau de la façon dont le crime organisé met en danger la sécurité en Europe, l’Etat de droit et la démocratie».

Jurgen Stock, a insisté sur la nécessité de créer des bases de données, retraçant le sort de chaque fusil ou missile envoyé en Ukraine.  La situation actuelle va renforcer la position des groupes criminels organisés qui se mondialisent de plus en plus. De son côté Catherine De Bolle a tenu à spécifier: «Un jour la guerre finira et nous voulons empêcher la situation qui s’est développée, il y a 30 ans pendant la guerre des Balkans». Selon elle, «les armes de cette guerre sont encore utilisées par des criminels».

CNN faisait savoir en avril dernier que les Etats-Unis ne savent pas vraiment ce que deviennent les armes envoyées en Ukraine. Le média américain précise que «c’est un risque conscient que l’administration Biden est prête à prendre». Un haut responsable de la défense [des Etats-Unis] a déclaré qu’il s’agissait «certainement de l’approvisionnement récent le plus important d’un pays partenaire dans un conflit», mais «le risque, selon les responsables américains actuels et les analystes de la défense, est qu’à long terme, certaines de ces armes se retrouvent entre les mains d’autres armées et milices que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’armer».

CNN avertissait déjà qu’ avec la guerre en Afghanistan «inévitablement, certaines armes se sont retrouvées sur le marché noir, notamment les missiles anti-aériens Stinger, du même type que les Etats-Unis fournissent actuellement à l’Ukraine». Les Etats-Unis se sont précipités pour récupérer les Stinger après la guerre soviétique en Afghanistan, mais ils n’ont pas réussi à tous les trouver. Lorsque les Etats-Unis ont, eux-mêmes, envahi l’Afghanistan en 2001, certains responsables ont craint qu’ils ne soient utilisés par les talibans contre les Etats-Unis.

Le problème n’est pas propre à l’Afghanistan. Des armes vendues à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis (EAU) se sont retrouvées entre les mains de combattants liés à Al-Qaïda et à l’Iran. Le risque qu’un scénario similaire se produise en Ukraine existe également, a reconnu le responsable de la défense. «Déjà en 2020, l’inspecteur général du ministère de la Défense des Etats-Unis a publié un rapport faisant part de ses inquiétudes quant à la surveillance de l’utilisation finale des armes envoyées en Ukraine», rapporte CNN. Mais, étant donné les besoins à court terme presque insatiables des forces ukrainiennes en plus d’armes et de munitions, le risque à long terme que des armes se retrouvent sur le marché noir ou entre de mauvaises mains a été jugé acceptable, a déclaré le responsable.

Ces armes peuvent ainsi être utilisées, par exemple, par ceux en France qui se préparent à la guerre civile. Henri Guaino, suite aux événements du Stade de France avertissait: «La guerre civile peut nous arriver».

Pierre Duval

La source originale de cet article est Observateur continental;

Copyright © Pierre DuvalObservateur continental;, 2022

https://www.mondialisation.ca/interpol-les-armes-militaires-et-lourdes-dukraine-seront-disponibles-sur-le-marche-criminel/5668700

Dans UKRAINE

CHRISTOPHE TRONTIN : LETTRE A UN AMI UKRAINIEN

Par Le 05/06/2022

2 juin 2022

Tu le sais toi-même : vous n’êtes pour les Américains que l’arme qu’ils déchargent contre la Russie

Lettre à un ami ukrainien

Christophe TRONTIN

Mon cher Oleksandr,
Lorsqu’un ami est frappé par le malheur, le premier réflexe est la compassion. Mais ensuite doit venir la réflexion, puis les mesures propres à résoudre et à réparer. L’ami vrai est celui qui dit la vérité, même et surtout si elle n’est pas agréable à entendre.

Cette guerre est pleine de paradoxes. Le pays qui vous frappe aujourd’hui est justement celui qui vous est le plus proche historiquement et géographiquement, le seul où l’on vous comprend et vous aime par tous ces millions de liens familiaux, professionnels, linguistiques, culturels. Ironie de l’histoire, c’est ce dernier pays d’Europe à commémorer comme il se doit la Seconde guerre mondiale et le seul conscient réellement de l’horreur absolue qu’est la guerre, qui a déclenché l’irréparable. Ce pays qui vous frappe est celui qui souhaitait le plus ardemment éviter cette guerre, celui qui l’a sentie mûrir au fil des années et a déployé toutes les ressources de sa diplomatie pour infléchir le cours de l’histoire et éloigner l’inévitable.

Bien sûr aujourd’hui il t’est plus doux de te mirer dans les trésors de commisération qu’on vous adresse depuis le chaud cocon européen, d’écouter les larmoyants trémolos de ces frères démocrates et leurs promesses d’aide administrative, d’espérer les armes qu’ils se promettent de vous livrer (à crédit ?) jusqu’au premier coup de canon russe dans leur direction. Tu sais, sans l’admettre, que vous ne représentez pour eux qu’une « immigration de qualité » dont ils espèrent « tirer profit ». C’est humain, vous vous accrochez aux déclarations de moins en moins tonitruantes de vos maîtres à penser d’Outre-Atlantique, ces pacifistes capables d’oblitérer sans ciller des pays entiers mais considérant comme la pire épreuve de leur histoire l’effondrement de deux immeubles. Tu le sais au fond de toi-même : vous n’êtes pour eux que l’arme qu’ils déchargent contre la Russie. « Guerre à la Russie jusqu’au dernier Ukrainien »... est-ce là votre ambition ? Votre intérêt ? Votre destin ?

Mon cher Oleksandr, tu le sais mieux que moi : ton pays paie aujourd’hui le prix dramatique de ses erreurs. Hélas, elles ont été nombreuses et ce prix sera élevé, car l’histoire est sans pitié. N’espérez rien de la chorale des Européens et Etasuniens qui interprète votre héroïque agonie comme une Chanson de Roland moderne. Votre descente dans l’enfer d’aujourd’hui a été longue. Et il n’a pas manqué en chemin de signaux avant-coureurs ni de sonnettes d’alarme.

Indépendants, vous n’avez pas su cueillir les fruits de votre indépendance. Pourtant des fées s’étaient penchées sur votre berceau : en 1991, vous étiez l’un des pays nouvellement indépendants les plus prometteurs. Le riche héritage industriel et minier de votre passé soviétique, une géographie idéalement propice à l’agriculture, des ressources touristiques inégalées dans l’ex-URSS vous assuraient un PIB par habitant supérieur à la moyenne de la CEI (1). Sans compter une population éduquée, des infrastructures routières, ferroviaires et gazières les plus développées et la proximité des marchés est-européens. Ce n’est pas tout : des accords avantageux avec votre grand voisin vous assuraient une rente confortable sur le transit du gaz vers l’Europe et des tarifs imbattables sur le gaz, l’électricité et les matières premières russes qui auraient pu et dû conduire à un décollage économique spectaculaire (2). Cette situation de potentialité prometteuse s’est prolongée, avec des hauts et des bas, jusqu’en 2004 environ.

Naïfs, vous avez alors cédé au chant des sirènes de l’UE et des USA. Vous vous êtes laissés séduire par leurs promesses creuses d’amitié éternelle et d’intégration future, vous vous êtes laissés contaminer par leur russophobie congénitale. A partir du premier Maïdan, vous avez commencé à vous construire non pas en tant que nation, mais comme théâtre d’affrontement entre prorusses et antirusses.

Sous prétexte de vous arracher d’un passé soviétique auquel vous aviez pourtant ajouté bien peu de réalisations récentes (3), vous avez ressuscité de plus que douteuses figures de la collaboration avec les nazis et des pogroms de la Seconde guerre mondiale. Témoin ces avenues Stepan Bandera, ces stades Choukhévitch, ces milices « SS Galicie » et surtout ce cri de guerre « Gloire à l’Ukraine ! Gloire à ses héros ! » que l’on a entendu résonner aux plus hauts niveaux de l’Etat. Évidemment, ça n’a pas été unanime. Bien sûr, il s’est trouvé des gens pour protester, pour refuser de renoncer à ces acquis et à ce voisinage si fructueux en échange du plat de hamburgers sauce bruxelloise que l’on vous faisait miroiter.

Tandis que les hautes sphères de l’Etat se perdaient dans une corruption absolue (4), que les oligarques se livraient au trafic d’armes et de matières premières, que Hunter Biden détournait, avec le soutien de son vice-président de père, des millions de dollars (5), ton beau pays s’enfonçait dans sa lutte fratricide. Le second Maïdan, moins idéaliste que le premier, signait dans le sang le début d’une guerre civile dont nos médias n’ont jamais rendu compte. Il y eut les brûlés vifs d’Odessa (6), puis le blocus du Donbass, et l’on comprend que la Crimée, russe de cœur et plus privée d’investissements encore que le reste du pays, ait voté son indépendance puis son rattachement à la Russie. Ce premier choc a-t-il provoqué une salutaire prise de conscience, un changement de cap ?

Evidemment non.

Encouragé par les « sanctions » unanimes du camp occidental qui s’appliquent à la Russie quoiqu’elle dise ou fasse, votre establishment s’est alors lancé dans une surenchère mortifère au Donbass, coupant tous les approvisionnements aux républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (routes, eau, électricité, pensions) et pilonnant sporadiquement les villes et villages par-dessus la frontière intérieure qui se matérialisait. Les accords de Minsk 1 puis 2, qui dessinaient un possible modus vivendi entre l’Ukraine et ses provinces russophones, n’ont jamais été respectés par Kiev, la propagande maccartyste de l’Occident se chargeant d’en rendre responsable la Russie (7), tandis que la déclaration de guerre intérieure du président Porochenko, « nos enfants iront à l’école, les leurs se terreront dans les caves » (8) prenait un tour sinistrement pratique.

Mais c’est à Volodymyr Zelenski, ce « héros » chanté par Emmanuel Macron, que revient la plus lourde responsabilité. Russophone, élu sur une plateforme d’anticorruption et de retour à la paix, il s’est rapidement révélé le jouet de forces qui le dépassaient. D’une part celles qui, depuis Washington, l’encourageaient à poursuivre une meurtrière politique de siège du Donbass opportunément couverte par l’omerta médiatique en Occident, d’autre part celles des milices néo-nazies qui terrorisaient en toute impunité les populations russophones et se pavanaient, étendards à croix gammée au vent, sur les avenues de ton malheureux pays.

Au fil des ans, ces forces ont méthodiquement écarté toute issue pacifique. Vladimir Poutine a développé un effort diplomatique intense mais infructueux, impuissant qu’il était à imprimer sa vérité dans l’espace médiatique dominé par les narratifs occidentaux. Ses « lignes rouges » (garantie de neutralité de l’Ukraine, de non-implantation de bases de l’Otan aux frontières de la Russie, etc) soigneusement calibrées, éminemment raisonnables et surtout conformes à l’intérêt général qui est de prévenir une guerre mondiale, ont été rejetées avec mépris par un Occident campé sur d’abstraits « principes universels », habitué qu’il est à les imposer par le fer et par le feu aux récalcitrants. Tandis que les livraisons d’armes made in USA et made in UK vers l’Ukraine s’accéléraient, Zelenski-le-héros se payait le luxe de jeter de l’huile sur le feu, menaçant de revenir sur l’engagement de non-prolifération de son pays (9). Dès lors le drame était noué : le pistolet sur la tempe, il ne restait à la Russie qu’à capituler ou frapper vite et fort, par surprise. Nous voici au 24 février.

Tout cela, tu le sais parfaitement, et mieux que moi. Mais, endormi par le chant des sirènes occidentales, tu préfèrerais l’oublier. Quel chemin pour sortir de l’impasse ?

Ce chemin, hélas, c’est la partition. Huit ans de guerre civile et de déclarations criminelles aux plus hauts sommets de l’Etat rendent illusoire la réconciliation entre Ukrainiens. Seule l’amputation de ces territoires, « gangrénés » selon la terminologie des autorités de Kiev (10), permettra à l’Ukraine de se constituer en nation et, il faut l’espérer, de renouer avec la prospérité.

Les exigences de la Russie concernant l’Ukraine n’étaient pas délirantes. Neutralité, fédéralisation, dénazification, absence de bases et de missiles otaniens/étasuniens en Ukraine. Après tout, les mêmes règles s’appliquent tacitement au Mexique, au Canada et à tous les Etats insulaires proches des côtes étasuniennes : ils ne font pas partie d’un bloc militaire dominé par la Russie, ils n’abritent pas d’arsenal ni de bases militaires russes, aucune milice armée d’obédience néo-nazie (ou communiste) n’y est tolérée. Depuis que le conflit s’est radicalisé, la solution préventive d’une fédéralisation doit forcément être remplacée par celle, curative, de la partition. Ce n’est qu’au prix d’une autodétermination, région par région, de l’Ukraine entre sa composante nationaliste et sa composante russophile, que les plaies pourront guérir et le pays aller de l’avant. La difficulté pratique, même si elle n’est pas théoriquement insurmontable, étant d’organiser un contrôle international qui rendra sa conduite transparente et ses résultats indiscutables pour toutes les parties. Cette solution pragmatique, si elle pouvait s’imposer à la place d’un conflit économico-militaire mondial, aurait pour mérite subsidiaire de mettre fin à une guerre civile qui, selon Vladimir Poutine, tournait au génocide.

Nationaliste ou russophile, à toi, mon cher Oleksandr, de choisir ton avenir que j’espère dans un cas comme dans l’autre prospère et serein.

Christophe TRONTIN

Notes.

1 Ces notes renferment des informations connues de tous les Ukrainiens, elles sont destinées à éclairer les lecteurs français à qui ces données ont généralement été tues. Environ 7000$/hab. Celui de la Russie avoisinait les 8000$/hab (source Wikipedia). Le PIB par habitant (en PPP) n’a crû que de 37% en Ukraine, contre 265% en Russie entre 1991 et 2018.

2 Pour prendre l’exemple emblématique du gaz, la Russie a commencé par garantir à l’Ukraine un tarif égal à 50$ par milliard de m3 pendant les années 1992-2005 ; ensuite une politique d’alignement progressif sur les tarifs mondiaux a été suivie entre 2005 et 2015 ; depuis 2015 l’Ukraine, refusant d’acheter du gaz au « pays agresseur » se fournit en gaz (principalement russe) auprès de fournisseurs européens au tarif le plus élevé d’Europe.

3 Difficile de parler en part de PIB, mais l’essentiel de l’appareil productif de l’Ukraine actuelle hors agriculture et agro-alimentaire (nucléaire, aéronautique, sidérurgie, chimie, mines, transports) repose sur des équipements, souvent obsolètes, hérités de la période soviétique.

4 Avis de spécialiste : Alexei Navalny, pourfendeur à juste titre de la corruption en Russie, constate qu’elle est « bien pire encore » en Ukraine (Навальный об украинских выборах, 6 avril 2019).

5 En 2016, le vice-président américain Joe Biden menaçait le président ukrainien Porochenko de le priver d’un crédit d’un milliard de dollars s’il refusait de limoger un procureur s’intéressant d’un peu trop près aux affaires de la holding gazière Burisma, dans laquelle pantouflait son fils Hunter Biden.

6 Le 2 mai 2014, un incendie criminel a provoqué la mort de 42 manifestants prorusses enfermés dans un bâtiment. L’enquête n’a jamais désigné de coupables.

7 La Russie n’étant, au même titre que la France et l’Allemagne, que le garant d’accords passés entre Kiev, Lougansk et Donetsk.

8 Discours d’Odessa du 27 octobre 2014.

9 Déclaration du 22 février. Avec son complexe nucléaire et ses capacités en matières de missiles, l’Ukraine est bien plus avancée que des pays tels que l’Iran et pourrait rapidement développer une « bombe sale », estiment les autorités russes (commentaire de M. Choïgou, ministre de la Défense, lors de la partie télévisée de la conférence du Conseil de sécurité russe du 21 février 2022).

10 L’expression, employée par l’écrivain lauréat du prix Chevtchenko Vassil Chkliar dès 2011, est régulièrement reprise depuis par des députés et des ministres ukrainiens.

 

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Dans UKRAINE

LES ACCUSATIONS DE VIOL CONTRE LES TROUPES RUSSES EN UKRAINE ETAIENT FAUSSES

Par Le 04/06/2022

Les accusations de viol contre les troupes russes en Ukraine étaient fausses

Par Moon of Alabama
Arrêt sur info — 01 juin 2022

Facebook

 

Lyudmyla Denisova, prise en flagrant délit de mensonge

Par Moon of Alabama – Le 31 mai 2022

Un premier signal, encore très faible, indique que le régime de Zelenski à Kiev est en train de s’effondrer.

Il y a six semaines, de nombreuses accusations de viols commis par des soldats russes en Ukraine ont soudainement vu le jour.

Le Time titrait :

Les Ukrainiennes qui ont été violées par les troupes russes refusent de garder le silence.

La médiatrice ukrainienne pour les droits de l’homme, Lyudmyla Denisova, a déclaré que 25 adolescentes avaient été enfermées dans une cave à Bucha et violées collectivement ; neuf d’entre elles sont maintenant enceintes. Des femmes âgées ont raconté devant les caméras avoir été violées par des soldats russes. Des corps d’enfants ont été retrouvés nus, les mains attachées dans le dos, les organes génitaux mutilés. Ces victimes étaient aussi bien des filles que des garçons, et des hommes et des garçons ukrainiens ont été agressés sexuellement lors d’autres incidents. Un groupe de prisonnières de guerre ukrainiennes ont eu la tête rasée en captivité en Russie, où elles ont également été déshabillées et forcées de s’accroupir.

Des militants anti-russes enthousiastes ont répandu ces douteuses accusations :

Julia Ioffe @juliaioffe – 23:21 UTC – 20 Avr. 2022

« 25 adolescentes ont été violées collectivement ; 9 sont maintenant enceintes. Des femmes âgées ont parlé d’avoir été violées par des soldats russes. Les corps d’enfants ont été retrouvés nus, les mains attachées derrière le dos, les organes génitaux mutilés. » Une lecture déchirante, par @Amie_FR. Lien vers l’article du Time

En citant le tweet de Julia Joffe, j’ai immédiatement rejeté ces affirmations :

Moon of Alabama @MoonofA – 8:44 UTC – Apr 21, 2022

De telles accusations de viols massifs par l’ennemi du jour sont faites dans chaque guerre (Libye, Syrie). Elles se révèlent rarement vraies.

https://en.wikipedia.org/wiki/2011_Libyan_rape_allegations

Il s’avère que mon intuition était juste :

Christopher Miller @ChristopherJM – 15:17 UTC – 31 mai 2022

Le parlement ukrainien vient de renvoyer la médiatrice des droits de l’homme Lyudmila Denisova. Les députés ont affirmé que son travail axé sur le viol d’Ukrainiens par les troupes russes, qui « n’a pas pu être confirmé par des preuves […], n’a fait que nuire à l’Ukraine et détourner l’attention des médias mondiaux des besoins réels de l’Ukraine. »

238 députés ont voté en sa défaveur. D’autres plaintes portaient sur le fait que Mme Denisova n’avait pas réussi à organiser des couloirs humanitaires et des échanges de prisonniers de guerre, et qu’elle avait passé du temps dans la « chaude Europe occidentale » pendant l’invasion « mais pas en Russie ou au Belarus, où son statut et ses pouvoirs pourraient aider les prisonniers. »

Des ukrainiens dénoncent les viols comme crimes de guerre pour s’assurer que le monde en tienne la Russie responsable

Lyudmila Denisova avait fait de nombreuses déclarations sensationnelles contre les soldats russes :

La commissaire ukrainienne aux droits de l’homme a déclaré mardi que les enquêteurs avaient entendu plus de 400 allégations de violences sexuelles, y compris des viols, sur des Ukrainiens par des soldats russes en l’espace de deux semaines. …

« Il y a deux caractéristiques », a déclaré Mme Denisova.

Premièrement, a-t-elle dit, les allégations concernent généralement de jeunes soldats âgés de 20 à 25 ans. « C’est-à-dire ceux qui viennent de grandir sous le règne de Poutine, sous sa propagande », a-t-elle ajouté.

Deuxièmement, les soldats sont généralement accusés de commettre des viols en public ou sous le regard d’autres personnes, a-t-elle ajouté. Elle a donné l’exemple d’une femme de 25 ans qui a déclaré avoir été obligée d’assister au viol de sa sœur de 16 ans et les a suppliés de la violer à sa place.

« Nous avons besoin d’aide pour les deux », a déclaré Mme Denisova. Elle a poursuivi en décrivant les viols présumés de deux enfants de 11 ans, une fille et un garçon, et d’un adolescent de 14 ans.

Elle a indiqué qu’elle avait reçu un rapport selon lequel la fillette de 11 ans avait été violée après être sortie en cachette pour cueillir des fleurs à Gostomel, une ville située au nord-ouest de Kiev qui a fait l’objet de nombreuses attaques. Elle a déclaré que la jeune fille « ne se souvient que du début, puis ne se souvient plus de rien, seulement du moment où elle a été renversée au sol. »

À l’époque, les accusations de viol faisaient partie de la campagne de propagande ukrainienne :

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a déclaré vendredi que des soldats russes avaient commis des viols dans des villes ukrainiennes.

Kuleba n’a fourni aucune preuve de ses dires. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier cette affirmation de manière indépendante.

« Quand les bombes tombent sur vos villes, quand les soldats violent les femmes dans les villes occupées, et nous avons de nombreux cas, malheureusement, de soldats russes violant les femmes dans les villes ukrainiennes, il est difficile, bien sûr, de parler de l’efficacité du droit international », a déclaré Kuleba lors d’un événement à Chatham House à Londres.

Cependant, un groupe d’ONG enthousiastes en Ukraine, espérant de l’argent frais « occidental » pour de nouveaux projets de « consultation sur les viols et de récupération », a essayé de trouver de vrais cas de viols. Ces ONG ont été déçues de constater qu’il n’y avait aucune preuve qu’un quelconque viol ait eu lieu (traduction automatique) :

Le 25 mai, un certain nombre de médias et d’ONG ont publié un appel ouvert à Lyudmila Denisova demandant une meilleure communication sur les crimes sexuels pendant la guerre.

Les signataires insistent pour que Lyudmila Denisova ne divulgue que les informations pour lesquelles il existe des preuves suffisantes, évite le sensationnalisme et les détails excessifs dans ses reportages, utilise une terminologie correcte et veille à la confidentialité et à la sécurité des victimes.

« Les crimes sexuels pendant la guerre sont des tragédies familiales, un sujet traumatique difficile, pas un sujet de publication dans l’esprit de la ‘chronique scandaleuse’. Nous devons garder à l’esprit le but recherché : attirer l’attention sur les faits de crimes », peut-on lire dans l’appel.

Les autres raisons invoquées pour le renvoi de Mme Denisova sont ses longs séjours en Europe occidentale pendant la guerre et le fait qu’elle ait négligé les négociations avec la Russie concernant les échanges de prisonniers et d’autres questions humanitaires :

[Le vice-président du comité permanent de la Verkhovna Rada, Pavlo] Frolov, a également noté que depuis le début de la guerre et les grandes souffrances des Ukrainiens, Mme Denisova n’a pratiquement pas exercé son autorité pour organiser des couloirs humanitaires, protéger et échanger des prisonniers, s’opposer à la déportation de personnes et d’enfants des territoires occupés, ainsi que d’autres activités liées aux droits de l’homme.

La concentration incompréhensible du travail médiatique de la médiatrice sur de nombreux détails de « crimes sexuels contre nature » et de « viols d’enfants » dans les territoires occupés, qui n’ont pas pu être confirmés par des preuves, n’a fait que nuire à l’Ukraine et détourner les médias mondiaux des besoins réels de l’Ukraine.

Après le 24 février, l’actuelle commissaire aux droits de l’homme de la Verkhovna Rada a séjourné à l’étranger, mais pas en Russie ou en Biélorussie, où son statut et ses pouvoirs pouvaient aider les prisonniers, les déportés et les victimes de l’occupation de Kherson, et à Davos, Vienne, Varsovie et d’autres endroits chaleureux d’Europe occidentale.

Denisova était devenue trop gênante. Son licenciement semble faire partie d’un remake de la campagne de propagande de l’Ukraine. Voici une autre donnée du London Times qui va dans ce sens :

Le bataillon Azov abandonne le symbole néo-nazi exploité par les propagandistes russes (ce n’est pas une satire)

Le bataillon Azov a supprimé de son insigne un symbole néo-nazi qui contribuait à perpétuer la propagande russe disant que l’Ukraine serait en proie au nationalisme d’extrême droite.

Lors de l’inauguration d’une nouvelle unité de forces spéciales à Kharkiv, les patches remis aux soldats ne comportaient pas le wolfsangel, un symbole allemand médiéval adopté par les nazis et utilisé par le bataillon depuis 2014.

Cela rappelle Al-Qaïda en Syrie, qui a été rebaptisé Jabhat al-Nusra avant de s’appeler Jabhat Fatah al-Cham et de finir par s’appeler Hayat Tahrir al-Cham. Les noms et les symboles ont changé. Mais la direction, l’idéologie et le comportement du groupe sont toujours restés les mêmes.

Le changement d’image des groupes radicaux pour les rendre plus acceptables dans les médias « occidentaux » se produit constamment. Voici deux autres titres de Moon of Alabama sur des changements de nom de produits similaires :

Changement de politique : Les « terroristes »sont désormais des « insurgés » – 23 juillet 2012.

Yémen : Les Saoudiens vont armer les « comités populaires »(alias Al-Qaïda) – 23 avril 2015

Pour résumer :

Les accusations de viols contre les soldats russes en Ukraine ont été inventées et fausses.

La propagandiste ukrainienne qui en est responsable vient d’être licenciée.

L’Ukraine et ses troupes de choc nazis du bataillon Azov corrigent leur apparence pour devenir plus acceptables pour le public « occidental ».

Rien de ce qui précède ne changera le fait que l’Ukraine et l’« Occident » sont en train de perdre leur guerre contre la Russie.

Moon of Alabama

*Comme le fait judicieusement remarquer Cailtlin Johnstone dans son dernier article portant sur le même sujet : « Cette info montre que même le gouvernement ukrainien est plus sceptique à l’égard des affirmations du gouvernement ukrainien que la presse occidentale grand public. »

Traduit par  Saker Francophone

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Note d’Arrêt sur info

(Kiev a été forcée de démettre Lyudmila Denisova sous le feu des critiques prouvant qu’il s’agissait de pure propagande, relayée également par les partisans du régime Zelensky -et des nombreuses ukrainiennes invitées sur les plateaux TV en Occident.) 

La Commissaire aux droits de l’homme ukrainienne démise de ses fonctions

Les députés ukrainiens ont décidé ce mardi de démettre la Commissaire aux droits de l’homme du pays, Lyudmila Denisova, de ses fonctions.

31 mai 2022

Elle  a été accusé de ne pas avoir rempli ses devoirs et notamment d’avoir diffusé des informations non vérifiées sur des atrocités prétendument commises par les troupes russes en Ukraine. De telles actions n’ont fait que ternir l’image de l’Ukraine, ont affirmé les députés.

La Commissaire a été accusée de ne pas avoir rempli ses devoirs. Elle « a à peine exercé ses pouvoirs pour organiser des couloirs humanitaires » ou échanges de prisonniers, a écrit un député ukrainien du parti présidentiel, Pavlo Frolov, dans un message Facebook avant le vote de mardi. Lyudmila Denisova se concentrerait uniquement sur de supposés crimes sexuels et des « viols de mineurs dans les territoires occupés, qu’elle n’a pas pu étayer par des preuves » et ceci « était nuisible à l’image de l’Ukraine ».

Auparavant, un groupe de journalistes, de militants des droits de l’homme et de psychologues ont critiqué Denisova pour ce qu’ils ont qualifié de manquement à l’éthique et l’ont accusée d’avoir présenté les rapports sur les crimes sexuels présumés commis par les troupes russes sous forme des « actualités scandaleuses ».

Source: https://www.ukrinform.fr/

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HISTOIREPROPAGANDERUSSIEUKRAINE

LYUDMYLA DENISOVA

https://arretsurinfo.ch/les-accusations-de-viol-contre-les-troupes-russes-en-ukraine-etaient-fausses/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-accusations-de-viol-contre-les-troupes-russes-en-ukraine-etaient-fausses

 

Dans UKRAINE

UKRAINE : L'ARABIE SAOUDITE CHANGE DE CAP

Par Le 03/06/2022

Les ministres russe et saoudien des Affaires étrangères font l'éloge de l'OPEP+

Thursday, 02 June 2022 6:13 PM  [ Last Update: Thursday, 02 June 2022 6:14 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

L'Arabie saoudite prête à pomper plus de pétrole sur le marché. ©Bloomberg

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rencontré mardi à Riyad son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, et les deux hommes ont salué le niveau de coopération au sein de l'OPEP+, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. Les commentaires ont été publiés alors que les médias occidentaux rapportaient que certains membres de l'OPEP+, une alliance de membres de l'OPEP et de leurs alliés, envisageaient de retirer la Russie du groupe.

L'OPEP + devrait s'en tenir à un accord de production de pétrole conclu l'année dernière lors de sa réunion du 2 juin et relever les objectifs de production de juillet de 432 000 barils par jour, ont déclaré six sources de l'OPEP + à Reuters la semaine dernière, repoussant les appels occidentaux à une augmentation plus rapide pour faire baisser les prix.

La guerre OPEP/USA!

La guerre OPEP/USA!

Les Américains continuent de piller du pétrole syrien.

La rencontre de Lavrov avec son homologue saoudien est intervenue peu de temps après que l'Union européenne a convenu de réduire considérablement les importations de brut russe dans le cadre de ses dernières sanctions liées à l’opération militaire russe en Ukraine.

Dans ce contexte, l'Arabie saoudite a indiqué aux alliés occidentaux qu'elle était prête à augmenter sa production de pétrole si la production de la Russie tombait considérablement sous le poids des sanctions, selon cinq personnes proches des discussions.

MBS trahit déjà Poutine!

MBS trahit déjà Poutine!

Accords Opep + : l

Bloomberg a rapporté pour sa part que « le prix du pétrole est tombé en dessous de 113 dollars le baril après que l'Arabie saoudite s’est déclarée prête à injecter du pétrole sur le marché en cas de réduction de la production pétrolière russe en raison des sanctions imposées par la guerre en Ukraine ».

Il convient de noter que l'Arabie saoudite se montrait initialement neutre dans la guerre contre l'Ukraine, mais la résistance que Riyad a montré à la demande du gouvernement Biden d'augmenter la production de pétrole était en fait en faveur de la Russie, parce qu'elle a aidé Moscou à utiliser son levier énergétique contre les gouvernements occidentaux et a accru son pouvoir de marchandage. Mais quelques mois après le début de la guerre en Ukraine, il y a eu des signes dans les relations saoudo-américaines selon lesquels on peut dire que les deux parties ont repris la coopération régionale, ce qui pourrait éventuellement conduire à une coopération bilatérale dans la guerre en Ukraine.

MBS s'allie à Poutine?

MBS s'allie à Poutine?

En effet, les relations entre Riyad et Washington se sont quelque peu affaiblies. Celles avec Moscou se chauffent.

Ces évolutions semblent avoir été le résultat de la récente visite secrète du directeur de la CIA, William Burns, à Riyad. En fait, le gouvernement Biden a fait des concessions à l'Arabie saoudite pour que cette dernière ne reste plus neutre envers le conflit en Ukraine et soutienne l'imposition de sanctions occidentales globales à la Russie en augmentant le plafond de production de pétrole. Et l'Arabie saoudite a donné son feu vert.

La rivalité interne entre l'OPEP et les non-OPEP reprendra si l'Arabie saoudite succombe aux pressions du gouvernement Biden pour augmenter le plafond de production et dépasser les quotas. Et à mesure que la production augmente, les prix du pétrole tomberont, d’autant plus qu’après la guerre en Ukraine, les espoirs de croissance économique mondiale dans la période post-coronavirus se sont affaiblis et les statistiques publiées montrent un ralentissement de la croissance économique des gouvernements, ce qui réduit également le besoin de consommation de pétrole.

Ukraine : la volte-face du tandem MBS/MBZ

Ukraine : la volte-face du tandem MBS/MBZ

En fait, les prix du pétrole ont grimpé en flèche après la formation de l'OPEP + avec la participation de producteurs de l'OPEP et non-OPEP, menés par l'Arabie saoudite et la Russie en tant que deux principaux producteurs de pétrole et maintenant, le gouvernement Biden vise la survie de l'OPEP + en demandant à l'Arabie saoudite d'augmenter son plafond de production de pétrole.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/06/02/683208/Ukraine-Riyad-change-de-cap

 

Dans UKRAINE

L'ETRANGE DILUTION EUROPEENNE DE L'UKRAINE ... DANS LA POLOGNE

Par Le 02/06/2022

mercredi 1 juin 2022

L'étrange dilution européenne de l'Ukraine ... dans la Pologne

 

Pourquoi s'ennuyer à faire formellement entrer l'Ukraine, comme pays, dans l'Union européenne, quand on peut tranquillement laisser la Pologne s'emparer du territoire ? C'est exactement ce dont parle Patrushev, le Secrétaire du Conseil de sécurité russe au sujet des dernières démarches "d'intégration" / dilution de l'Ukraine dans la Pologne.

Lors de la visite du Président polonais Duda à Kiev (voir notre texte ici), celui-ci avait plaidé en faveur d'un protectorat atlantiste de l'Ukraine. Pourtant, il semblerait que les plans soient beaucoup plus concrets. Comme cela a été répété, notamment par la France, l'intégration rapide de l'Ukraine dans l'UE est techniquement difficile, pour la simple et bonne raison qu'il n'existe pas de procédure juridique le permettant.

Et comme il n'existe pas non plus de volonté politique uniforme allant en ce sens au sein des pays membres de l'UE, une telle procédure ne sera pas "créée" pour les besoins supérieurs de la cause.

Or, dans tous les cas, l'Ukraine doit entrer dans l'UE. L'avancée de la Russie, qui reprend et sécurise les territoires frontaliers fait peur ; même si elle a reculé devant Kiev une fois, cela ne veut pas dire que le "clan des négociateurs" aura toujours le dessus, pour permettre à l'Occident de gagner politiquement ce qu'il perd sur le terrain.

Le moyen le plus simple, qui avait d'ailleurs dès fin avril été annoncé par le Renseignement extérieur russe (SVR), puis dénoncé par l'ancien Président ukrainien Yanukovitch, est aujourd'hui réaffirmé par Patruchev, le Secrétaire du Conseil de sécurité russe, anciennement Directeur du FSB : la Pologne commence à grignoter le territoire ukrainien, pour reprendre le contrôle sur ce qu'elle considère son "territoire historique", à savoir la Galice.

Il y a effectivement de grandes chances, que ce plan soit en cours de réalisation, surtout avec la promesse faite par Zelensky d'attribuer un statut juridique spécial aux citoyens polonais, leur permettant d'élire et d'être élu, d'entrer dans la fonction publique ou d'avoir accès aux secrets d'Etat. Il est vrai que quand il n'y a plus d'Etat, il n'y a plus de secrets.

Cette "intégration douce" de l'Ukraine dans la zone européenne, en réalité sa digestion par la Pologne, présente pour l'Occident plusieurs avantages. Avant toute chose, cela paie la Pologne de ses bons et loyaux services, elle qui est prête à faire imploser le Continent européen pour venger ses petits complexes. Ensuite, cela règle la question formelle et procédurale de l'entrée de l'Ukraine dans l'UE, évite les négociations avec les Etats membres, qui se retrouvent confrontés à un mécanisme, sur lequel ils n'ont aucune prise. Enfin, cela évite la question des frontières du territoire ukrainien en cas d'intégration formelle, frontières qui pour l'instant ne sont plus existantes sur l'ensemble du territoire.

Dans tous les cas, l'Ukraine n'est plus un Etat, si jamais elle l'a été un tant soit peu jusqu'en 2004, elle n'est plus qu'un territoire, que son dirigeant est prêt à sacrifier avec la population, dans cette guerre civilisationnelle.

Publié par à 10:28 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/06/letrange-dilution-europeenne-de.html#more

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Dans UKRAINE

DIVERGENCES AU SEIN DE L'UE SUR L'ENVOI D'ARMEMENTS A L'UKRAINE

Par Le 01/06/2022

Divergences au sein de l’UE sur l’envoi d’armements à l’Ukraine

 Depuis 3 heures  1 juin 2022

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 Amérique et Europe - Spécial notre site - Ukraine

 

 

Rédaction du site

Les tractations entre les Etats européens pour livrer des armes à l’Ukraine sont sources de divergences profondes. A l’instar de celles sur les sanctions à infliger à la Russie.
Les accords peinent à voir le jour aussi bien pour les armements de fabrication soviétique que pour les armes européennes.

Fait saillant dans les négociations pour les livraisons d’équipements militaires de fabrication soviétique : c’est l’Allemagne qui devrait donner en échange, aux pays qui les livrent, des équipements plus modernes de son industrie militaire.

Le mardi 31 mai, un accord similaire a été conclu entre elle et la Grèce. Il a été annoncé par le chancelier allemand Olaf Scholz, au terme du sommet de l’Union européenne au cours duquel il a rencontré le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
Cet accord devrait mettre un terme à l’hésitation du gouvernement grec dont le représentant avait annoncé le mois d’avril dernier, que son pays n’a pas de plan pour dépêcher de nouvelles cargaisons d’armements à l’Ukraine. Il avait envoyé en février des mitrailleuses kalachnikovs et des munitions antichars.

Mais l’Allemagne fait l’objet de critique de la part de la Pologne, qui par la voix de son président Andrei Duda l’accuse de ne pas respecter les engagements de livrer des équipements modernes en échange de ceux soviétiques envoyés en Ukraine. Varsovie a déjà envoyé 240 unités de chars T-72M1, selon la BBC. En plus d’environ deux douzaines de canons d’artillerie automoteurs Gvozdika.
Les Allemands avaient conclu avec la république tchèque un accord semblable en fonction duquel Berlin devrait donner 14 chars Leopard à Prague en échange des chars T-72 M1 livrés à Kiev. Mais la date de livraison des Leopar n’a pas encore été fixée.

Sur les raisons pour lesquelles les armements de l’époque soviétique sont plus convoités que les autres, le BBC explique qu’ils ne nécessitent pas une longue formation du personnel et des équipages car ils sont très familiers aux militaires ukrainiens.
Il s’agit surtout de chars, véhicules blindés, petits et grands systèmes de missiles anti-aériens.

C’est la Grande-Bretagne qui recherche les armes soviétiques dans le monde entier, et plus précisément dans les armées de 23 pays, par l’intermédiaire de fonctionnaires du ministère de la défense et de ses attachés militaires, indique le Wall Street Journal.

Des armes européennes saisies par les forces russes à Liman

Des armes européennes saisies par les forces russes à Liman

Concernant les armements européens, la BBC précise que leurs livraisons à l’Ukraine ont commencé avant l’opération russe. «Mais avant et au tout début de la guerre, l’Occident a envoyé principalement des armes d’infanterie – des systèmes de missiles antichars et antiaériens portables – ainsi que diverses cargaisons militaires – principalement des munitions, des munitions, des kits médicaux, des équipements de vision nocturne ».

Citant des experts, le média britannique rapporte que l’Ukraine a désormais besoin de roquettes et de canons, de munitions de haute précision, de véhicules blindés et de systèmes antiaériens, de drones et de missiles antinavires.
Certaines livraisons ont déjà commencé, d’autres n’ont pas encore fait l’objet d’un accord.

Des armes européennes saisies par les forces russes à Liman

Des armes européennes saisies par les forces russes à Liman

Entres autres, Kiev n’a pas réussi à convaincre les pays occidentaux de lui fournir des avions de combat. Elle n’a reçu que des hélicoptères Mi-17, alors qu’elle s’attendait à recevoir des chasseurs MiG-29 de la Pologne.

En outre, certains pays refusent encore d’envoyer des armes à Kiev. Comme la Suisse qui a rejeté une demande danoise de fournir 20 véhicules de transport de troupes de fabrication suisse de type Piranha 3 aux Ukrainiens, assurant vouloir s’en tenir à sa politique de neutralité de ne pas envoyer d’équipements militaires dans les zones de conflit.
En avril, le gouvernement helvétique s’est opposé à une demande polonaie pour la réexportation de munitions de fabrication suisse utilisées par les chars antiaériens envoyés par l’Allemagne en Ukraine.

La télévision suisse SRF a signalé que la neutralité suisse est confrontée à son plus grand test depuis des décennies alors que le débat intérieur s’intensifie sur la façon d’interpréter la politique qui a empêché la Suisse de vivre les guerres mondiales du 20e siècle.

(Ci-dessous la liste des pays qui ont fourni des armes à l’Ukraine. Source: Intel Slava Z)

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Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/2343189

      

Dans UKRAINE

OSKAR LAFONTAINE, EX-DIRIGEANT DU SPD ALLEMAND, DESIGNE LES CAUSES PROFONDES DU CONFLIT UKRAINIEN

Par Le 01/06/2022

1er juin 2022

Oskar Lafontaine, ex-dirigeant du SPD allemand, désigne les causes profondes du conflit ukrainien

Oskar LAFONTAINE

Oskar Lafontaine, un ancien chef des sociaux-démocrates au pouvoir, a imputé le conflit en Ukraine au refus de l’OTAN d’écouter Moscou… Dans une interview accordée au journal de gauche Junge Welt, Oskar Lafontaine a affirmé que « depuis longtemps, nous sommes dans une situation où la Russie et la Chine sont militairement encerclées par les États-Unis ».

L’ancien dirigeant du SPD a déclaré que Moscou avait clairement fait savoir à l’OTAN pendant 20 ans que l’Ukraine ne devait pas faire partie de l’alliance militaire – un scénario, qui, selon Lafontaine, signifierait le déploiement de missiles américains à la frontière entre l’Ukraine et la Russie.

Publié sur RT le 22 mai 2022

Ancien dirigeant du parti social-démocrate au pouvoir, Oskar Lafontaine, attribue le conflit en Ukraine au refus de l’OTAN d’écouter Moscou.

Un vétéran de la politique allemande a déclaré que le refus de l’Occident d’écouter les préoccupations de Moscou est l’une des principales causes du conflit actuel en Ukraine. Oskar Lafontaine, qui a été président des sociaux-démocrates de 1995 à 1999, a accusé l’Occident d’ignorer les intérêts de la Russie en matière de sécurité depuis des années.

L’ancien dirigeant du SPD a déclaré que Moscou avait clairement fait savoir à l’OTAN pendant 20 ans que l’Ukraine ne devait pas faire partie de l’alliance militaire – un scénario, qui, selon lui, signifierait le déploiement de missiles américains à la frontière Ukraine-Russie.

« Ces intérêts sécuritaires ont été systématiquement ignorés », a déclaré l’homme politique. Et cela a été « l’une des principales raisons du déclenchement de la guerre en Ukraine ».

Parlant des aspirations de l’Ukraine à l’OTAN, l’ancien président du SPD a rejeté l’argument selon lequel chaque pays est libre de décider quelle alliance rejoindre.
« Tout le monde sait que les États-Unis n’accepteraient jamais l’adhésion de Cuba à une alliance militaire avec la Russie, ni le déploiement de missiles russes à la frontière américaine avec le Mexique ou le Canada », a fait valoir M. Lafontaine.
Selon l’homme politique allemand, la principale préoccupation de la Russie en Ukraine n’est pas l’adhésion à l’OTAN en soi, mais la perspective de voir des missiles apparaître à la frontière avec un délai d’alerte minimal.

Oskar Lafontaine a décomposé la crise ukrainienne en trois phases clés : premièrement, l’expansion incessante de l’OTAN vers l’est, malgré les avertissements de l’intérieur des États-Unis selon lesquels cette stratégie risquait de provoquer un conflit avec la Russie ; deuxièmement, la « décision du président Poutine d’envahir l’Ukraine » ; et troisièmement, la « guerre d’usure » de Joe Biden.

L’homme politique a déclaré que le programme d’aide des EU de 40 milliards de dollars à l’Ukraine, composé principalement d’armes, est une nouvelle « preuve que ce pays ne veut pas la paix. »

« Il veut affaiblir son rival russe et le dit très ouvertement », a-t-il ajouté.

Oskar Lafontaine a toutefois précisé qu’il condamne cette guerre, « tout comme je condamne sans réserve toutes les autres guerres qui violent le droit international. »
L’homme politique a fait valoir que l’envoi d’armes supplémentaires à l’Ukraine prolongera la guerre, ce qui signifie « qu’encore plus de gens mourront. » Il a accusé les politiciens occidentaux de ne penser qu’en termes de « victoire » et de « défaite », en ignorant l’aspect « le plus important », qui est de sauver des vies.
Selon M. Lafontaine, « ceux qui ne veulent pas que d’autres personnes meurent doivent être contre toute prolongation de la guerre, et par conséquent aussi contre toute livraison d’armes. »

Il a critiqué l’argument selon lequel, en apportant un soutien militaire à Kiev, l’Occident aide l’Ukraine à se défendre, se demandant pourquoi personne n’a appelé à soutenir « les pays attaqués par les États-Unis avec des livraisons d’armes allemandes » dans le passé.

À propos des sanctions contre la Russie, Oskar Lafontaine a affirmé qu’elles « font de plus en plus mal aux gens chez nous – surtout aux personnes à faible revenu, qui ne peuvent plus payer leurs factures d’énergie. »

Nous nous tirons une balle dans le pied. Les États-Unis se moquent probablement de nous, car ils sont à peine touchés par les sanctions, ils peuvent vendre leur gaz naturel liquéfié en Europe en plus grandes quantités et leur industrie de la défense obtient beaucoup de contrats.

L’ancien président du SPD estime que les dirigeants allemands actuels ne sont pas en mesure de travailler dans l’intérêt du pays, n’étant rien de plus qu’un « vassal loyal des États-Unis ».

Oskar Lafontaine note que le parti des Verts, qui fait partie de la coalition au pouvoir, s’est fermement ancré dans le rôle de « bras étendu des États-Unis au Bundestag » depuis la guerre de Yougoslavie. Le parti « soutient toutes les décisions étasuniennes en matière de guerre », a-t-il déclaré, ajoutant que les Verts ne prêtent attention aux violations des droits de l’homme que lorsqu’elles se produisent en Russie ou en Chine.

La position actuelle du parti illustre une transformation radicale de la force politique pacifiste qu’il était autrefois. Le parti social-démocrate, dont est membre l’actuel chancelier Olaf Scholz, a lui aussi changé radicalement, selon son ancien président, s’éloignant de ses principes de paix, de désarmement et d’améliorations sociales.
M. Lafontaine a réservé une critique particulière à la presse allemande, qui « est aveugle aux crimes de guerre des États-Unis » tout en offrant une plate-forme aux bellicistes.

Le vétéran de la politique allemande a déclaré que beaucoup d’Allemands craignaient que la « guerre ne s’étende », appelant le public à descendre dans la rue, conformément à la tradition du « mouvement pour la paix des années 1980 ».

https://www.rt.com/news/555905-spd-ex-chair-nato-ignored-russian-interests/

»» https://www.rt.com/news/555905-spd-ex-chair-nato-ignored-russian-interests/

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Dans UKRAINE

UNE VICTOIRE TOTALE EN UKRAINE? LE NEW YORK TIMES CHANGE SON FUSIL D’EPAULE

Par Le 01/06/2022

Une victoire totale en Ukraine? Le New York Times change son fusil d’épaule

 

01 Juin 2022

  

Un tournant dans la guerre en Ukraine? Les positions du New York Times donnent bien souvent le la pour l’establishment US. Or, après avoir appelé à armer les Ukrainiens jusqu’aux dents pour mettre la Russie à genoux, voilà que le quotidien commence à pointer les limites de l’engagement de Washington et à évoquer des négociations avec Moscou. Le changement de ton est notable et se reflète déjà, sans surprise, dans le reste des médias occidentaux. John V. Walsh analyse les raisons de changement. (IGA)

 

Le 11 mai, le New York Times a publié un article montrant que tout n’allait pas pour le mieux pour les États-Unis en Ukraine. En complément, un article d’opinion laissait entendre qu’un changement de direction pourrait être nécessaire.

Puis, le 19 mai, le comité de rédaction, véritable magistère du Times, est passé de la simple allusion à un véritable appel à changer de cap, déclarant que la « victoire totale » sur la Russie n’est pas possible et que l’Ukraine devra négocier une paix qui reflète une « évaluation réaliste » et les « limites » de l’engagement US. 

Pour l’élite, le Times est l’un des principaux instruments de formatage de l’opinion publique. Ses déclarations ne doivent donc pas être prises à la légère.

Les limites des États-Unis

L’éditorial contient les passages clés suivants :

« En mars, ce comité [de rédaction] a fait valoir que le message des États-Unis et de leurs alliés aux Ukrainiens et aux Russes devait être le suivant : Peu importe le temps que cela prendra, l’Ukraine sera libre… »

« Cet objectif ne peut pas changer, mais en fin de compte, il n’est toujours pas dans l’intérêt de l’Amérique de plonger dans une guerre totale avec la Russie, même si une paix négociée peut obliger l’Ukraine à prendre des décisions difficiles. »

Et, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, il poursuit :

« Une victoire militaire décisive de l’Ukraine sur la Russie, dans laquelle l’Ukraine récupère tous les territoires que la Russie a saisis depuis 2014, n’est pas un objectif réaliste. … La Russie reste trop forte… »

Pour être certain que le président Joe Biden et les Ukrainiens comprennent ce qu’ils doivent faire, il ajoute :

« … M. Biden devrait également faire comprendre au président Volodymyr Zelensky et à son peuple qu’il y a une limite à ce que les États-Unis et l’OTAN sont prêts à faire pour affronter la Russie, mais aussi qu’il y a des limites aux armes, à l’argent et au soutien politique qu’ils peuvent rassembler. Il est impératif que les décisions du gouvernement ukrainien soient fondées sur une évaluation réaliste de ses moyens et du niveau de destruction que l’Ukraine peut encore supporter. »

En lisant ces mots, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a certainement dû commencer à transpirer.  La voix de ses maîtres lui disait que lui et l’Ukraine allaient devoir faire des sacrifices pour que les États-Unis puissent sauver la face.  Alors qu’il envisage ses options, ses pensées doivent certainement le ramener à février 2014, et au coup d’État de Maidan. Soutenu par les États-Unis, ce putsch a conduit le président Viktor Ianoukovitch à sortir précipitamment de son bureau, de son pays et pratiquement de cette Terre.

Trop dangereux

Aux yeux des éditorialistes du Times, la guerre est devenue une guerre par procuration des États-Unis contre la Russie dans laquelle les Ukrainiens sont utilisés comme chair à canon. Et cette guerre échappe à tout contrôle :

« Le moment actuel est désordonné dans ce conflit, ce qui peut expliquer la réticence du président Biden et de son cabinet à fixer des objectifs clairs.

« Les États-Unis et l’OTAN sont déjà profondément impliqués, militairement et économiquement. Des attentes irréalistes pourraient les entraîner encore plus loin dans une guerre coûteuse et prolongée… ».

Les récentes déclarations belliqueuses de Washington – l’affirmation du président Biden selon laquelle M. Poutine « ne peut pas rester au pouvoir », le commentaire du secrétaire à la Défense Lloyd Austin selon lequel la Russie doit être « affaiblie » et la promesse de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, selon laquelle les États-Unis soutiendraient l’Ukraine « jusqu’à ce que la victoire soit remportée » – peuvent être des proclamations de soutien enthousiastes, mais ne facilitent pas les négociations. »

Alors que le Times écarte ces « proclamations enthousiastes », il apparaît très clairement que pour les néoconservateurs en charge de la politique étrangère américaine, l’objectif a toujours été une guerre par procuration pour faire tomber la Russie. Ce n’est pas devenu une guerre par procuration ; cela a toujours été une guerre par procuration.

Les néoconservateurs fonctionnent selon la doctrine Wolfowitz. Elle a été énoncée en 1992, peu après la fin de la guerre froide 1.0, par le néoconservateur Paul Wolfowitz, alors sous-secrétaire à la Défense :

« Nous nous efforçons d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous un contrôle consolidé, suffisantes pour générer une puissance mondiale.

« Nous devons maintenir le mécanisme permettant de dissuader les concurrents potentiels de ne fût-ce qu’aspirer à une plus grande puissance régionale ou mondiale. »

En clair, si la Russie est « trop forte » pour être vaincue en Ukraine, elle est trop forte pour être abattue en tant que superpuissance.

Qu’est-ce qui a changé ?

Après sept ans de massacre dans le Donbass et trois mois de guerre dans le sud de l’Ukraine, le comité de rédaction du Times a-t-il soudainement eu un élan de compassion pour toutes les victimes de la guerre et de la destruction en l’Ukraine? A-t-il changé d’avis ?  Compte tenu du bilan du Times au fil des décennies, il semblerait que d’autres facteurs soient à l’œuvre.

Tout d’abord, la Russie a géré la situation de manière inattendue, malgré les prédictions désastreuses de l’Occident.

La popularité du président russe Vladimir Poutine dépasse les 80 %.

Sur 195 nations, 165 – dont l’Inde et la Chine qui représentent 35 % de la population mondiale – ont refusé de se joindre aux sanctions contre la Russie, laissant les États-Unis, et non la Russie, relativement isolés dans le monde.

Le rouble, dont M. Biden a dit qu’il serait « troublé », a non seulement retrouvé ses niveaux d’avant février, mais a même atteint récemment son pic de change d’il y a deux ans, avec 60 roubles pour un dollar. En mars, il s’échangeait contre 150 dollars.

La Russie s’attend à une récolte exceptionnelle et le monde entier est avide de son blé, de ses engrais, de son pétrole et de son gaz, qui fournissent tous des revenus substantiels.

L’UE a largement succombé à la demande de la Russie d’être payée en roubles pour son gaz.  La secrétaire américaine au Trésor, Mme Yellin, a averti les Européens suicidaires qu’un embargo sur le pétrole russe nuira davantage aux économies occidentales.

Les forces russes progressent lentement mais sûrement dans le sud et l’est de l’Ukraine après leur victoire à Marioupol qui constitue à la fois la plus grande bataille de la guerre jusqu’à présent et une défaite démoralisante pour l’Ukraine.

Aux États-Unis, l’inflation, qui était déjà élevée avant la crise ukrainienne, a été poussée encore plus haut et a atteint plus de 8 %, la Réserve fédérale s’efforçant maintenant de la contrôler en augmentant les taux d’intérêt.  En partie à cause de cela, le marché boursier s’est rapproché du bord du précipice.  À mesure que la guerre progresse, nombreux sont ceux qui, à l’instar de Ben Bernanke, ancien président de la Fed, prédisent une période de chômage élevé, d’inflation élevée et de faible croissance – la redoutable stagflation.

Au niveau national, le soutien à la guerre montre des signes de détérioration. Il est frappant de constater que 57 républicains de la Chambre des représentants et 11 républicains du Sénat ont voté contre le dernier paquet d’armement destiné à l’Ukraine, paquet assorti d’une quantité considérable de viande de porc et de primes cachées pour les profiteurs de guerre.  (Il est frappant de constater qu’aucun démocrate, pas un seul, pas même le plus « progressiste », n’a voté contre l’idée de jeter de l’huile sur le feu de la guerre qui fait rage en Ukraine.  Mais c’est une autre histoire).

Et si l’opinion publique américaine reste favorable à l’implication des États-Unis en Ukraine, il y a des signes de dérapage.  Par exemple, Pew rapporte que le nombre de ceux qui pensent que les États-Unis n’en font pas assez a diminué entre mars et mai.  Alors que la stagflation s’installe avec l’augmentation des prix de l’essence et des denrées alimentaires et que des voix comme celles de Tucker Carlson et Rand Paul soulignent le lien entre l’inflation et la guerre, il est certain que le mécontentement va s’accroître.

Enfin, alors que la guerre devient moins populaire et qu’elle fait des ravages, un désastre électoral se profile en 2022 et 2024 pour Biden et le Parti démocrate, dont le Times se fait le porte-parole.

Une note de panique

Il y a une note de panique dans cet appel à trouver une solution négociée maintenant. Les États-Unis et la Russie sont les principales puissances nucléaires du monde et disposent de milliers de missiles nucléaires en état d’alerte.  Dans les moments de haute tension, les possibilités d’un Armageddon nucléaire accidentel ne sont que trop réelles.

La capacité de Biden à rester maître des événements est remise en question. Beaucoup de personnes de son âge peuvent gérer une telle situation, mais beaucoup ne le peuvent pas et il semble faire partie de cette deuxième catégorie.

Les néoconservateurs contrôlent désormais la politique étrangère du gouvernement Biden, du parti démocrate et de la majeure partie du parti républicain. Mais les néoconservateurs en poste vont-ils abandonner et s’engager dans une direction raisonnable et pacifique, comme le demande l’éditorial du Times ?

C’est un fantasme de premier ordre.  Comme d’autres commentateurs l’ont fait remarquer, les faucons tels que le secrétaire d’État Antony Blinken, la sous-secrétaire aux affaires politiques Victoria Nuland et le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan ne connaissent pas la marche arrière ; ils font toujours coup double. Ils ne servent pas les intérêts de l’humanité ni ceux du peuple américain.  Ils sont en réalité des traîtres aux États-Unis. Ils doivent être démasqués, discrédités et écartés.  Notre survie en dépend.

 

John V. Walsh, jusqu’à récemment professeur de physiologie et de neurosciences à la faculté de médecine de l’université du Massachusetts Chan, a écrit sur les questions de paix et de soins de santé pour The San Francisco Chronicle, EastBayTimes/San Jose Mercury News, Asia Times, LA Progressive, Antiwar.com, CounterPunch et d’autres.

 

Source originale: AntiWar

Traduit de l’anglais par GL pour Investig’Action

https://www.investigaction.net/fr/une-victoire-totale-en-ukraine-le-new-york-times-change-son-fusil-depaule/

Dans UKRAINE

UKRAINE : LA FACE CACHEE DES CHOSES (DEUXIEME PARTIE)

Par Le 01/06/2022

Ukraine: La face cachée des choses (Deuxième partie)

 

01 Juin 2022

  

Le traitement de l’information de la guerre entre la Russie et l’Ukraine risque, par son immédiateté, de nous faire perdre de vue l’énormité de son importance, de sa signification politique et de ses conséquences prévisibles. A ce propos, il ne nous semble pas exagéré de dire que le moment historique que nous vivons est comparable à, par exemple, celui de la chute du mur de Berlin ou 11 septembre.

Dans ce scénario, la diplomatie américaine s’est déployée en trois temps (en attendant un quatrième) : le retrait des forces américaines d’Afghanistan, la trame organisée pour entraîner l’intervention armée russe en Ukraine (voir la première partie de cet article) et le basculement d’alliances au Moyen Orient dont les Accords d’Abraham annoncent la tendance.([1])

Des objectifs bien précis

–  Reprendre le contrôle hégémonique d’une Europe durablement affaiblie et ce, sur le plan de l’énergie, la défense, la finance internationale; dans ce cadre faire de l’Allemagne et du germanisme anti slave, la nouvelle référence militaire européenne.

– Affaiblir la Russie à l’extrême, organiser un « Afghanistan-bis » sur des terres ukrainiennes et, comme voie de conséquence, installer un « Eltsine-bis » au Kremlin

– Renforcer très lourdement le négoce militaire et son association avec les médias (le nouveau complexe militaro-médiatique). ([2])

– Tout ceci, en préalable de la cible chinoise (le quatrième temps).

Si les grandes lignes de cette stratégie étaient dûment programmées, il nous semble que ses mentors ne s’attendaient pas à une riposte russe si brutale; en tout cas, pas  de  cette dimension. Cette riposte a changé la donne et précipité le timing des plans américains. Le soutien à l’Ukraine, à son intégrité territoriale, à sa politique d’alliances, est devenu un sujet mineur. Le volet politico-diplomatique de la guerre elle-même est devenu obsolète. Lorsque Biden traite Poutine de « criminel de guerre » ou de « voyou » ce n’est pas une saute d’humeur ; c’est une fin de non-recevoir à toute négociation, à toute discussion. Que la Russie saigne, c’est la (seule) priorité.

Dans un entretien, passé inaperçu, à la NPR, le principal réseau de radiodiffusion public des États-Unis le 16 Mars, le secrétaire d’état Antony Blinken précisait les objectifs de sa diplomatie. Pour lui, cette guerre était l’occasion de changements, de grands changements. « L’un de ces changements est que les Européens s’intéressent de très près, et non seulement s’intéressent, mais commencent à agir sur la sécurité énergétique et cessent de se nourrir du pétrole et du gaz russes. Ce serait un changement majeur ».([3])

Ursula von der Leyen, Charles Michel, Emmanuel Macron, semblent avoir bien entendu l’injonction en signant sans tarder un accord avec les États-Unis, lors du sommet européen  des  24 et 25 mars, pour la livraison de 15 milliards de mètres cube de gaz naturel liquéfié (GNL) avec  la perspective d’arriver à 50 milliards pour la fin de la décennie. A noter que la satisfaction  vis-à-vis de  cet accord n’est pas venue des marchands du GNL mais des acheteurs : « J’aimerais dire au peuple américain la reconnaissance de l’Europe pour leur soutien indéfectible », a salué Ursula von der Leyen, qui a dit voir en cet accord « une garantie de la sécurité et de l’indépendance énergétique de l’UE ».([4]) De son côté, dans l’élan de cet accord, l’Allemagne a débloqué 1,5 milliards d’euros pour acheter du GNL ; notamment aux Etats-Unis.

L’acquiescence de l’UE envers les directives de la Maison Blanche ne se limitent pas aux directives sur le gaz. Elle anticipe même les propositions punitives de Washington et, pour y parvenir, n’hésite pas à violer ses propres directives. Ainsi, l’UE sanctionnait la banque centrale russe gelant ses dépôts avant même les États-Unis et décidait l’envoi des armes à l’Ukraine en totale contradiction avec les propres dispositions du Conseil européen qui régissent le contrôle des exportations militaires; règles dans lesquelles il est bien précisé que « Les États membres refusent l’autorisation d’exportation de technologie ou d’équipements militaires susceptibles de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays de destination finale.»([5])

Concernant Moscou, Blinken assure que le changement est déjà en marche : « L’une des choses que nous faisons est de priver la Russie de la technologie dont elle a besoin pour moderniser son pays, pour moderniser les industries clés – défense et aérospatiale, son secteur de haute technologie, l’exploration énergétique. Toutes ces choses vont connaître des effets profonds et pas seulement immédiats.  Ils vont augmenter et s’accroître au fil du temps […] Tout ce qui est fait est, en fait, irréversible ». Cette guerre multi-sectorielle a donc vocation à durer. Pour qu’il ne reste pas de doutes, le secrétaire d’État estimait nécessaire d’avouer que « …le simple fait d’arrêter l’invasion de l’Ukraine pourrait ne pas suffire pour annuler les sanctions contre la Russie ».

Au bonheur des armuriers

Nous disions ci-dessus que la réaction russe avait surpris les Occidentaux, par sa nature et son envergure, le  quotidien Le Figaro rapportait que, soucieux de son budget, Boris Johnson avait prévu, peu avant le déclenchement du conflit, de tailler dans les effectifs et matériels destinés à la défense.([6]) En France, le président de la Cour de comptes Pierre Moscovici prévoyait « réduire la voilure » du budget des armées dans son rapport sur « La loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et les capacités des armées ». « Il va devoir revoir sa copie car la guerre en Ukraine a balayé certaines convictions des rapporteurs » ; estimait le journal français La Tribune. ([7]) Aux USA même, au début de l’année, une publication spécialisée dans le domaine de la défense commentait : « Le secteur est confronté à une période de stagnation ou de diminution des budgets du Pentagone, alors même que le ministère de la Défense s’efforce de faire face à des conditions difficiles dues à la montée de la Chine ».([8])

Le cas le plus marquant fut, pourtant, celui de l’Allemagne. Le 12 février le ministre  des Finances, Christian Lidner du Parti libéral démocrate, bien connu  pour son attachement à la rigueur budgétaire, s’était adressé au Bundestag  insistant sur  l’urgence de réduire les dépenses militaires en dépit des pressions de l’OTAN pour qu’elles atteignent, au minimum, le 2 % du PIB du pays.  Cela dit, le climat martial autour du dossier ukrainien, poussé par les écolos, était déjà bien animé, pendant que le premier ministre Olaf Scholz semblait résister à ces pressions.  C’est alors que le magazine Der Spiegel, incité par l’intervention russe, titrait en une dans son édition du 26.02 : « Ayez honte Monsieur Scholz », l’accusant d’être trop mou et « d’empêcher l’Union européenne d’agir contre le régime de Poutine ».([9]) Le lendemain, Scholz décidait, devant le parlement, d’attribuer un montant de 100 000 milliards d’euros au budget de la défense. Pour le journal français Les Echos « La révolution copernicienne de l’Allemagne ne fait que commencer ».([10])

Et elle prend de l’envol si l’on en juge par les décisions qui suivirent. Le 27 mars, la présidente de la commission de la défense au Bundestag, Andrea Schwarz, annonçait que son pays se proposait d’acheter le système de missiles israéliens « Arrow », plus connu sous le nom de « Dome de fer » lorsqu’il sert à se protéger des missiles venant du Hezbollah ou du Hamas. « Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d’un bouclier antimissiles à l’échelle de l’Allemagne« , expliqua-t-elle dans le  Bild. Et d’ajouter, « Nous pouvons tendre le Dôme de fer au-dessus des pays voisins. Nous jouerions ainsi un rôle clé pour la sécurité de l’Europe ». Selon le journal, le système coûterait 2 milliards d’euros et pourrait être opérationnel dès 2025 depuis trois sites en Allemagne. ([11]) Jean Monnet en rêvait, l’alliance de gaullistes et de communistes l’avait empêché en 1954, le réarmement allemand est à l’ordre du jour. Et ce n’est que le commencement. Des F-35 furtifs sont déjà commandés en masse aux USA ; des drones armés à Israël et des projets, si chers à Emmanuel Macron, de chars et avions de chasse mutualisés sont plus que jamais d’actualité.

L’autre guerre

Une autre guerre non moins importante se joue dans la communication où excelle l’ancien comédien Zelinsky élu sur un programme de pacification et devenu faucon parmi les faucons du projet d’éterniser la guerre et, si possible, de l’étendre. Maître dans l’art de l’ambiguïté, un jour il propose, demande, des négociations et lorsqu’elles sont entamés, il exige la fermeture du ciel ukrainien par l’OTAN. Il suggère des concessions, y compris territoriales pour tout de suite accuser la Russie de génocide et son président d’être un criminel de guerre et ce en parfaite concertation avec Biden et les grandes corporations médiatiques mondiales. Sa campagne de communication est particulièrement efficace « Ils sont vraiment excellents en stratcom – médias, info ops, et aussi psy-ops, a déclaré un haut responsable de l’OTAN au   Washington Post.  « J’espère que les pays occidentaux prendront exemple sur eux ». ([12]) La production, notamment vers l’extérieur, est assuré par l’agence Internews  financée conjointement par le gouvernement américain et diverses ONG’s dont la fondation Gates, The Open Society de George Soros et The National Endowment for Democracy.

Nous sommes ainsi face à un climat « d’union sacrée » autour de Zelensky et son équipe. Impensable de toucher un mot à propos de ses nombreux faits de corruption aggravée révélées par les Pandora papers. Si vous osez le faire, vous devenez ipso-facto un « agent de Poutine ». Encore mieux : surtout ne pas parler de « nazification » puisque, c’est le « vox médiatique » qui sanctionne : Zelensky est lui-même juif. Comme si le fait d’être juif vaccinait contre des compromissions. Cette campagne est si efficace que l’idée s’est installée que des formations comme Pravy Sektor, Patriotes d’Ukraine et Azov seraient très marginales car leur dimension serait fort modeste. Concernant Azov, le plus engagé parmi ces groupes sur le plan militaire, les ‘spécialistes’ des moyens de communication avancent le fait qu’ils « ne seraient que 4 000 dans une population militaire de 200 000 membres » ; insignifiants, donc. Or ce chiffre semble tiré de Wikipédia de manière un peu  désinvolte, nos commentateurs oubliant que nous sommes déjà en 2020. En effet, ce site précise que « Le bataillon d’Azov était composé d’environ 800 volontaires fin 2014, mais vit ses effectifs rapidement augmenter portant le nombre de combattants potentiels à plus de 4 000 à la fin de 2016 ».([13]) Si en 2 ans, (2014-16) Azov grandit de 500 % on peut estimer que « The International Institute for Strategic Studies », organisme américain spécialisé dans la chose militaire, n’exagère pas lorsqu’il estime que les forces paramilitaires ukrainiennes (dont Azov est, de loin, la plus importante) représentent 102 000 membres pour un effectif total  de l’armée nationale ukrainienne de 145 000 membres.([14])

D’autres commentateurs insistent sur leur prétendue insignifiance en raison du fait qu’ils n’ont pas d’élus au parlement. Or le problème n’est pas qu’ils soient ou non au parlement mais qu’ils sont parfaitement bien installés et dans les forces armées et dans le ministère de l’intérieur. Et là, c’est-à-dire au cœur de la guerre, ils sont en position d’orienter la ligne politique générale et ce, en parfaite concertation avec le Pentagone, l’OTAN (et la caution de l’UE) avec même des projections internationales. Dans une enquête très fouillée, le magazine américain TIME, très peu suspect de « complotisme gauchiste », rapporte les déclarations d’Ali Soufan, un ancien cadre de très haut niveau du FBI, expert en questions de terrorisme, à propos du mouvement Azov. Selon Soufan, « Azov occupe une place centrale dans un réseau de groupes extrémistes qui s’étend de la Californie à la Nouvelle-Zélande en passant par l’Europe ». Et faisant référence aux talents de recrutement de l’organisation, l’expert soutient que « plus de 17 000 combattants étrangers sont venus en Ukraine au cours des six dernières années en provenance de 50 pays. ». Intriguée, la rédaction du magazine est allée sur place à Kiev pour interroger Olena Semenyaka, la responsable de questions internationales du mouvement, à propos des objectifs de son organisation. Cette dernière a répondu : « la mission d’Azov était de former une coalition à travers le monde occidental, dans le but ultime de prendre le pouvoir dans toute l’Europe. » ([15]) TIME précise qu’en octobre 2019, 40 membres du Congrès avaient signé une lettre appelant, sans succès, le Département d’État américain à désigner Azov comme une organisation terroriste étrangère. 

Plus récemment, le quotidien israélien Jerusalem Post, publiait un rapport de l’Institut d’études européennes, russes et eurasiennes (IERES) de l’Université George Washington qui révélait que « le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont contribué à la formation de membres des organisations d’extrême droite au sein des académies militaires ukrainiennes ». Le rapport soulignait la tolérance dont ces groupes bénéficiaient des directions de ces académies. Situation qui avait provoqué la colère des Amis du Centre Simon Wiesenthal (FSWC) du Canada qui faisait état de leur mécontentement dans un communiqué. « .. Il est inacceptable que nos forces armées encouragent les groupes néonazis en Ukraine par le biais de la formation de nos forces armées. »([16])

Cette présence militaire, ce prosélytisme sans limites ni frontières du néofascisme kiévien ne se limite pas aux casernes. Dès le lendemain du coup d’état de 2014 parrainé par Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier (actuel président de l’Allemagne) et Victoria Nuland, le poste du ministre de l’intérieur, le plus sensible et stratégique du nouveau gouvernement « démocratique et européiste » fut attribué à Arsen Avakov, le créateur d’Azov. Question d’urgence ? Pas d’autre choix pour le moment ? Désignation passagère ? Pas du tout ! Avakov resta ministre 8 ans jusqu’au mois de juillet 2021 dûment confirmé d’ailleurs, malgré de vives oppositions y compris du grand rabbin de Kiev, par monsieur Zelensky. Trop visible pour rester à côté du Monsieur propre Zelenzky, il dut quitter ce poste si visible pour devenir conseiller spécial du ministère de la défense.

Les évidences, les démonstrations de la très large mainmise de l’extrême droite néonazie sur les forces militaires et paramilitaires du pays et sur une très large partie de l’opinion publique ukrainienne, notamment sur sa jeunesse sont incontestables Pourtant, dans un exercice pervers de manipulation de l’opinion, le système fait tout pour l’ignorer, pour le cacher. Ainsi, finalement ce n’est pas Poutine qui ‘dénazifie’ l’Ukraine mais bien l’UE, la Maison Blanche, les médias…

En attendant le vrai morceau

Dans cette guerre qui se joue (pour le moment) à trois : USA-Russie-UE (la Chine est, cette fois, en stay behind), on peut estimer que les gagnants seront les deux géants, les USA et la Chine avec comme perdants leurs partenaires mineurs, l’Europe et la Russie. Cela dit, les recompositions en cours avec l’entrain militaire de la Russie, sa disposition à « passer à l’acte » comme nouvelle donne, ajoutées à la fixation sur la Chine, ne peuvent que conforter plus que jamais le négoce militaire. Présentant le nouveau budget de la défense pour 2023 (Budget que l’administration Biden estime à 773 milliards de dollars soit le niveau le plus élevé de l’histoire américaine), la revue Foreign Policy, titrait ce 28 mars, « L’invasion de l’Ukraine par la Russie a obligé le Pentagone à revoir son approche centrée sur la Chine. »([17])

De con côté, avec ce franc parler si américain, le Pentagone publiait une fiche informative de la NGS (National Defense Strategie) soulignant la permanence de la menace chinoise d’où le fait que ces efforts visent à « agir de toute urgence pour soutenir et renforcer la dissuasion, la République Populaire de Chine (RPC) étant notre concurrent stratégique le plus important et le défi majeur pour le département« .  La fiche présente ainsi les priorités du Pentagone « La défense de la patrie, face à la menace multi-domaine croissante que représente la RPC.[…] Dissuader toute agression, en donnant la priorité au défi posé par la RPC dans la région indopacifique, puis au défi posé par la Russie en Europe.»([18])

Cette agressivité langagière (et budgétaire) n’empêchait pas messieurs Blinken et Sullivan d’entreprendre moult tentatives pour essayer d’aligner la Chine contre la Russie dans le cadre des sanctions en cours. Ce fut une secrétaire d’un programme de TV chinois qui, en manière de réponse, résuma le mieux la démarche étasunienne : « Pourrais-tu m’aider à combattre ton ami pour que je puisse m’occuper de toi plus tard ? »[19]

 

Post scriptum 09.04.2022

Je viens de lire un long article du Wall Street Journal (ici en annexe) informant d’une proposition faite par l’allemand Scholz à Zelensky, « une dernière tentative », le 19 février, quelques jours avant l’entrée de troupes russes en Ukraine. L’Allemand aurait déclaré à Zelensky que l’Ukraine devrait renoncer à ses aspirations envers l’OTAN et déclarer sa neutralité dans le contexte d’une convention sur la sécurité européenne garantie conjointement par les Etats-Unis et la Russie. Demande que Zelensky aurait refusée arguant que l’on « ne peut pas faire confiance à Poutine et que la plupart des Ukrainiens souhaitent adhérer à l’OTAN ».([20])

Cette révélation me semble précieuse pour évaluer la personnalité du président ukrainien, sa capacité à décider seul (contrairement à l’idée qu’il serait soumis à des influences…) et sa responsabilité dans le drame que vit son pays.

 

Source: Le Drapeau Rouge

Voir la première partie de l’article.

Photo: Manhhai (CC 2.0)

https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-deuxieme-partie/

Dans UKRAINE

QUE CACHE LA PROPAGANDE SUR L'APPEL A LA RUSSIE A LEVER SON EMBARGO SUR LES PORTS UKRAINIENS POUR PERMETTRE L'EVACUATION DU BLE ET EVITER LA FAMINE

Par Le 01/06/2022

Ce que cache la campagne de propagande autour de l’appel à la Russie à « lever son embargo sur les ports ukrainiens pour permettre l’évacuation du blé et éviter la famine »

jeudi 26 mai 2022
par  Alger republicain

 

C’est un gros mensonge qui est orchestré à l’échelle mondiale depuis quelques jours. Ceux qui l’ont monté veulent camoufler les pratiques spéculatives des grandes firmes capitalistes qui tiennent le commerce des produits alimentaires de base.

Après les interventions du Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, c’est au tour du SG de l’ONU, le Portugais António Guterres et des médias français de reprendre en boucle en ce mois de mai, une demande adressée à la Russie afin d’autoriser les ports ukrainiens à livrer du blé et éviter la famine qui guette le monde. Toutes ces interventions font l’impasse sur la spéculation qui caractérisent les marchés du blé et des céréales. Le silence des pays capitalistes est assourdissant quand il s’agit des profits voire des surprofits que réalisent leurs firmes.

Nulle part, il n’est question des conséquences des sanctions infligées à la Russie, notamment sur la navigation de ses navires marchands et sur les circuits de paiement internationaux. Et pourtant, ce pays dispose de stocks de céréales plus importants que l’Ukraine ; il est même le principal fournisseur des pays pauvres ou en difficulté, de l’Egypte, en passant par l’Erythrée, le Bénin, le Liban, le Niger, le Yémen ou la Somalie.

Les défenseurs des pseudo « valeurs » morales ou politiques de l’Europe s’accommodent bien de la poursuite de leur approvisionnement en gaz et pétrole russes pour faire tourner l’industrie européenne, faire rouler les voitures, voler les avions ou chauffer les populations, mais frappent la Russie par des sanctions qui privent les peuples de l’énergie-blé si vital pour les hommes et les femmes des pays pauvres.

Cette « Europe des libertés et des valeurs » s’oppose à la levée des sanctions, évite d’évoquer que le régime ukrainien a miné les voies maritimes pour empêcher tout trafic maritime russe en Mer noire.

Dernier scandale qui montre le niveau de complicité et l’implication de cette « Europe des valeurs » mais aussi des Etats-Unis, « rempart ultime de la défense de la démocratie dans le monde », dans l’entreprise d’affamer les peuples qu’ils dominent honteusement.

L’Europe évite de dénoncer les pratiques spéculatives de ses sociétés exportatrices de blé. Le blé qui est échangé aujourd’hui sur les marchés mondiaux est un blé produit entre septembre 2020 et juillet 2021, c’est-à-dire un blé qui n’avait pas été touché par la hausse des cours de l’énergie, des machines ou des engrais intervenue bien après. C’est un blé produit en Europe à un prix coûtant variant entre 160 et 190 dollars la tonne et qui est vendu à près de 440 dollars la tonne aujourd’hui. Ce blé, faut-il le rappeler, ne valait sur les marchés mondiaux en août 2021 aux pays importateurs que 250-270 dollars la tonne. En d’autres termes, le blé qui est vendu aujourd’hui – et qui a été produit il y a presque un an- intègre sans raison toutes les hausses intervenues après le 24 février 2022.

Dernier fait qui rappelle que le capitalisme n’a que faire de la lutte contre la faim dans le monde. Le Président américain Joe Biden a rappelé, à ceux qui l’invitait à convertir en terres à blé, celles que son pays consacre au maïs ou au soja dans le but de produire des biocarburants, que la sécurité énergétique est une priorité absolue pour les Etats-Unis : celle-ci passe bien entendu devant la sécurité alimentaire mondiale.

Voilà la belle affaire que le capitalisme européen ou américain appelle la « transparence » des marchés. Voilà ce que masque l’initiative FARM (Food and agriculture mission) que Macron vend au G7 et à la FAO !

Sid’Ali

http://www.alger-republicain.com/Ce-que-cache-la-campagne-de.html

Dans UKRAINE

UKRAINE : LA RUSSIE FAIT UN CYBER TABAC !

Par Le 31/05/2022

Des dizaines de drones USA/OTAN détruits

Tuesday, 31 May 2022 6:25 PM  [ Last Update: Tuesday, 31 May 2022 6:25 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les systèmes de guerre électronique russes . (Illustration )

Les forces russes affirment avoir bloqué un drone de l’OTAN au-dessus de la mer Noire, a rapporté mardi l’agence de presse russe RIA Novosti.

L’agence de presse rapporte que le système de guerre électronique russe a bloqué un drone de l’OTAN alors que le drone tentait d’effectuer une mission de reconnaissance au-dessus de la mer Noire et s’approchait des côtes de la Crimée.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’OTAN a mené des opérations de reconnaissance près des frontières aériennes de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine, recueillant d’importantes données de renseignement sur le conflit.

Alors que l’opération militaire spéciale de la Russie dans la région du Donbass entre dans son 97e jour, le ministère russe de la Défense a publié de nouvelles statistiques sur les pertes de l’armée ukrainienne lors de l’opération nocturne tenue lundi.


La France cherche noise à la Russie

« Lors de la perquisition de l’aciérie Azofstal à Marioupol, l’armée russe a découvert au total 152 corps des combattants ukrainiens dans un camion frigorifique dont la réfrigération ne fonctionnait plus », a déclaré mardi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov.

« Les forces de missiles et d’artillerie russes ont bombardé 38 postes de commandement et 417 centres de rassemblement de personnel et d’équipements militaires en Ukraine », a ajouté Konashenkov.

Le ministère russe de la Défense a également publié des images de frappes aériennes et de tirs d’artillerie visant des bases et des positions militaires ukrainiennes, ainsi que des dépôts de munitions et de carburant.

Plus tôt, le ministre ukrainien de la Défense, Alexei Ruznikov, a évoqué le début de la livraison de missiles antinavires et d’artillerie automotrice à l’Ukraine par des alliés occidentaux, et a déclaré que l’équipement serait utilisé pour contrer les forces russes.

Selon l’agence de presse Sputnik, l’opération l’armée de l’air russe a tué environ 290 ultranationalistes ukrainiens en République de Donetsk et a abattu un avion de combat Sukhoi-25 dans la province de Nikolaihof.

Le responsable militaire russe a déclaré que l’armée russe avait jusqu’à présent détruit plus de 3 000 chars et environ 1100 drones ukrainiens depuis le début des opérations militaires en Ukraine.

Dans l’ensemble, depuis le début des opérations militaires spéciales de la Russie en Ukraine l’armée russe a détruit 184 avions de combat, 128 hélicoptères, 1070 drones, 325 systèmes de missiles antiaériens, 3342 chars et véhicules blindés, 454 lance-roquettes multiples, 1738 canons et mortiers ainsi que 3311 unités d’un véhicule militaire spécial.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/31/683096/Ukraine---la-Russie-fait-un-cyber-tabac--

Dans UKRAINE

GUERRE EN UKRAINE : NOUS COURONS A LA CATASTROPHE ALIMENTAIRE MONDIALE

Par Le 31/05/2022

Guerre en Ukraine : nous courons à la catastrophe alimentaire mondiale

 

31 Mai 2022

  

L’invasion de l’Ukraine est une horreur qui a déjà coûté la vie à des milliers de personnes. Toutefois, ce conflit peut également miner la vie de millions de personnes à des milliers de kilomètres des champs de bataille. En effet, cette guerre est particulièrement dommageable pour le système alimentaire mondial, déjà fragilisé par le Covid-19, le changement climatique et l’explosion des prix de l’énergie. Si elle se prolonge, nous nous dirigeons vers une véritable catastrophe alimentaire.

Gravité de la situation

Le 18 mai, le secrétaire général des Nations unies António Guterres a tiré la sonnette d’alarme. À ses yeux, « le spectre d’une pénurie alimentaire mondiale » plane, et il craint « que cette situation dangereuse ne se transforme en catastrophe ». « Des dizaines de millions de personnes risquent de souffrir d’insécurité alimentaire, suivie de malnutrition et de famine massive, au cours d’une crise qui pourrait durer des années. »

Six jours avant l’invasion, David Beasley, le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), avait déjà averti de l’imminence d’une catastrophe alimentaire : « Si nous ne prenons pas immédiatement la situation en main, nous assisterons à des famines, à la déstabilisation de pays et à des migrations massives au cours des neuf prochains mois. Si nous n’agissons pas, nous en paierons le prix fort ».
À l’époque, il parlait de 45 millions de personnes au bord de la famine, auxquelles pourraient encore s’ajouter de dizaines de millions à cause de la guerre. Tout comme en 2011, cette situation provoquera des troubles politiques dans de nombreux pays. « Si nous ne nourrissons pas les gens, nous nourrirons les conflits », a déclaré M. Guterres.

Pandémie et climat

Avant l’invasion, la situation alimentaire dans le monde était déjà précaire, en grande partie en raison du changement climatique. Le nombre croissant de phénomènes météorologiques extrêmes est préjudiciable à l’agriculture et à la production alimentaire. Au cours de la dernière décennie, 1,7 milliard de personnes ont été victimes d’événements météorologiques extrêmes et de catastrophes liées au climat.

En voici quelques exemples. En raison des inondations de l’année dernière, la récolte de blé d’hiver en Chine pourrait s’avérer la pire de tous les temps. La récente canicule en Inde aura également des conséquences très néfastes pour la récolte de blé là-bas. À cause d’une sécheresse dans la région céréalière des États-Unis, 40 % du blé récolté est en mauvais ou très mauvais état (contre seuls 15 à 20 % en temps normal). En Europe, la production de blé souffrira sans doute de façon préoccupante en raison du faible niveau des précipitations.
Le Covid-19 a été et est toujours un fauteur de troubles majeur. La pandémie a provoqué un choc économique. Elle a réduit le pouvoir d’achat de la population dans de nombreux pays et perturbé les chaînes d’approvisionnement. Comme le Sri Lanka aujourd’hui, beaucoup de pays du Sud sont au bord de la faillite et leur accès aux marchés financiers est limité.

Davantage de conséquences entrent en jeu. Le rebond de l’économie après la pandémie a fait exploser les prix de l’énergie et des transports. Les factures d’énergie augmentent également en raison de la hausse des taxes sur les émissions de CO2. Ces augmentations de prix provoquent des hausses de prix considérables des denrées alimentaires.

Tous ces facteurs compromettent la sécurité alimentaire d’une grande partie de la population mondiale. C’est particulièrement le cas dans le Sud, mais chez nous aussi, en Belgique un nombre sans précédent de personnes font appel aux banques alimentaires. Avant la pandémie, 135 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire grave dans le monde. En deux ans, ce nombre a doublé, atteignant désormais 276 millions.

La guerre et les sanctions

La Russie et l’Ukraine jouent un rôle de premier plan dans la production alimentaire mondiale. Ensemble, elles représentent plus d’un tiers des exportations mondiales de céréales et un peu plus de la moitié des exportations d’huile de tournesol. La Russie est également le plus grand producteur d’engrais au monde.

Près de 50 pays dépendent de la Russie et de l’Ukraine pour au moins 30 % de leurs importations de blé. Dans 26 pays, ce taux est même supérieur à 50 %. Ensemble, ces deux pays fournissent 12 % des calories commercialisées dans le monde, et un total d’environ 800 millions de personnes en dépendent pour leur alimentation.

La guerre et les sanctions contre la Russie ont un effet néfaste tant sur la production que sur l’exportation de denrées alimentaires dans les deux pays. C’est surtout le cas en Ukraine.

La violence militaire, le manque d’engrais et de pesticides, ainsi que la hausse des prix du diesel entraîneront sans doute l’impossibilité de semer dans 30 à 50 % des champs de blé de printemps d’Ukraine.

Ce sont surtout les exportations qui se retrouvent pratiquement au point mort. Jusqu’à récemment, 98 % des céréales ukrainiennes étaient transportées via la mer Noire. Cependant, ces exportations sont complètement à l’arrêt, car l’Ukraine a posé des mines marines et la Russie a bloqué tous les ports ukrainiens. En raison d’un certain nombre de problèmes(1), le transport routier ou ferroviaire ne constituent pas une véritable alternative.

Des convois maritimes escortés seraient une possibilité, mais la marine ukrainienne n’est pas assez importante, et il faudrait pour cela recourir au soutien des pays de l’OTAN. Compte tenu de l’importance de la flotte russe, ce serait une entreprise très risquée, qui pourrait, en outre, entraîner une dangereuse escalade du conflit.

Quoi qu’il en soit, à moins que les exportations via la mer Noire ne reprennent, des millions de tonnes de céréales moisiront dans les silos ukrainiens.
Du côté de la Russie, les problèmes sont différents. En raison des sanctions, les fermiers ou les entreprises agricoles russes risquent de connaître une pénurie de semences et de pesticides (2). Et cela aura un impact important sur la prochaine récolte.

Un marché mondial perturbé

Il est peu probable que les producteurs agricoles d’autres contrées du monde soient capables de compenser la baisse des exportations de céréales de l’Ukraine et de la Russie. Pour les agriculteurs, les engrais et l’énergie constituent les principaux postes de dépenses dans la culture des céréales. Ces deux marchés ont été perturbés par les sanctions et la ruée vers le gaz naturel.

Si les agriculteurs réduisent leurs dépenses en engrais, le rendement de leurs cultures en pâtira. En outre, au lieu de planter des céréales ou du maïs, ils envisageront de se tourner vers des cultures aux coûts de production moindres(3).
Le marché est encore plus perturbé du fait qu’au cours des derniers mois, pas moins de 35 pays ont imposé de sévères restrictions sur les exportations alimentaires, par crainte de ne pouvoir assurer leur propre sécurité alimentaire. Dans de nombreux cas, il s’agit même d’une interdiction totale.
Une telle perturbation entraîne une forte hausse des prix des denrées alimentaires. En raison de la guerre, les prix de l’alimentation ont atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Aujourd’hui, les prix des denrées alimentaires sont en moyenne 34 % plus élevés qu’il y a un an. Pour les céréales, cette augmentation s’élève même à 81 %.

Cela devient de plus en plus inabordable pour de nombreuses populations, notamment dans les pays du Sud. Là-bas, les familles consacrent jusqu’à un quart de leurs revenus à l’alimentation. En Afrique subsaharienne, ce chiffre s’élève même à 40 %. De surcroît, les céréales y représentent une part plus importante du budget que dans les régions plus riches.

Par ailleurs, un autre effet pervers se présente pour ces pays. L’inflation entraîne une hausse des taux d’intérêt. Cela rend le dollar et l’euro plus attractifs et fait donc grimper leurs taux de change. Or pour les pays du Sud, cette situation provoque une hausse de prix des importations alimentaires (souvent en dollars), et rend aussi le remboursement de la dette extérieure plus coûteux.

Que faire ?

Plus la guerre se prolongera, plus la pénurie alimentaire sera importante, plus les prix seront élevés et plus la crise alimentaire sera grave. L’option stratégique des États-Unis de se battre « jusqu’au dernier Ukrainien » n’aura pas comme unique conséquence d’augmenter le nombre de victimes sur le champ de bataille. Dans des pays lointains, cela affamera et tuera des centaines de milliers, voire des millions de personnes.

Que faut-il faire pour éviter cette catastrophe ?
Tout d’abord, il faut lever le blocus de la mer Noire au plus vite. Cela n’est possible que dans le cadre de négociations de paix et d’un cessez-le-feu, et présuppose une désescalade des tensions belliqueuses, plutôt que les appels bellicistes auxquels nous assistons actuellement. Selon les diplomates occidentaux, on ne peut vraiment pas envisager l’ouverture des ports ukrainiens dans les six premiers mois.

Il faut en outre lever toutes les sanctions économiques contre la Russie qui touchent la production alimentaire.

Troisièmement, le protectionnisme alimentaire doit cesser. Selon les termes d’António Guterres : « il ne faut imposer aucune restriction à l’exportation et les excédents doivent être mis à la disposition des plus démunis ».
Enfin, il faut apporter d’urgence une aide financière aux pays du Sud, tant pour assurer leur sécurité alimentaire que pour éviter une crise de la dette imminente. En octobre, le Programme alimentaire mondial a calculé que la solution au problème de la faim dans le monde nécessite 6,6 milliards de dollars par an. (4)
Ce montant n’est même pas si élevé que ça. Pour cette seule guerre, Joe Biden a engagé un montant de 24 milliards de dollars en armement et soutien militaire. Dans les années à venir, le budget militaire des pays européens sera également augmenté de plusieurs dizaines de milliards. Pour faire la guerre, il y a apparemment toujours de l’argent, tandis que pour lutter contre la faim… Cela révèle l’absurdité du monde dans lequel nous vivons.

Notes :

1) Il y a de sérieux goulets d’étranglement aux frontières, parce que les voisins européens de l’Ukraine utilisent des rails de largeur différente. Le transport routier est entravé par la pénurie de camions, de chauffeurs, de carburant et de douaniers.

2) La Russie se procure les semences et les pesticides principalement en Union européenne. Les sanctions ont compliqué le financement bancaire et moins d’entreprises européennes sont disposées à fournir ces marchandises. En outre, la plupart des grandes entreprises occidentales de semences et de produits chimiques se sont retirées ou sont en train de se retirer de la Russie.

3) En mars, par exemple, une enquête du ministère étasunien de l’agriculture a révélé que les agriculteurs du pays prévoyaient de passer du maïs au soja cette saison.

4) Ce montant est calculé pour sauver 45 millions de personnes de la famine. Avec la guerre actuelle, ce budget va évidemment augmenter, mais jamais il ne dépassera le double de ce montant. 

https://www.investigaction.net/fr/guerre-en-ukraine-nous-courons-a-la-catastrophe-alimentaire-mondiale/

Dans UKRAINE

CES ECOLES EVENTREES DE DONETSK, QUI N'INTERESSENT PAS LES MEDIAS ATLANTISTES

Par Le 31/05/2022

mardi 31 mai 2022

Ces écoles éventrées de Donetsk, qui n'intéressent pas les médias atlantistes

 

Au moins 6 morts et 15 blessés dans le centre de Donetsk après une attaque hier de l'artillerie lourde ukrainienne. Que des civils. Deux écoles touchées. Aucune, absolument aucune, réaction internationale pour ce qui est un crime de guerre. Mais l'Ukraine est soutenue, pour son malheur, par l'Occident, elle est donc du côté du "Bien". Etrange "bien" que celui qui autorise de viser des civils, de tirer sur des écoles. En toute impunité. Une telle désertion morale ne peut conduire qu'à la catastrophe de tout un peuple.

Les forces armées ukrainiennes ont attaqué hier matin le centre de Donetsk à l'artillerie lourde. 6 missiles à sous-munitions ont été tirés, certains parlent d'armes américaines, faisant au moins 6 morts et 15 blessés, dont un adolescent né en 2009.

Dans le centre de la ville, les deux écoles N°22 et N°5 ont été touchées, faisant le plus de victimes. Un homme est par ailleurs décédé suite à des tirs sur la rue Dinamitchkaya et un autre au carrefour de la rue Général Antonov et 50 ans de l'URSS.

Tous des civils. Ici, à Donetsk, les écoles ne sont pas transformées en site militaire, comme l'a fait l'armée ukrainienne notamment à Mariupole. Ici, des enfants y apprennent et des enseignants y travaillent. Tirer sur des écoles est un crime de guerre, un crime grave, car ce sont des sites particulièrement protégés par les conventions de Genève.

Pourtant, nous n'avons entendu aucune condamnation internationale et l'information est passée très discrètement et sans aucune indignation dans les médias français, insistant que c'est "selon Moscou". Et personne ne cherche à savoir ce qu'il s'est passé, aucun journaliste main stream ne se déplace rapidement pour prendre une interview des victimes, pour diffuser des photos des blessés. De ce jeune adolescent, mort. Silence. Ce qui n'est pas montré, ce qui n'est pas dit, n'existe pas et si cela n'existe pas, nous pouvons continuer comme si de rien n'était. 

En revanche, vous pouvez voir les photos de Svetlana Kissileva sur son Telegram canal ici et ici, qui ne seront jamais montrées en Occident, par peur de réveiller un peuple confortablement endormi dans son hypocrisie criminelle. Certaines sont trop violentes pour être publiées ouvertement ici, mais je vous conseille réellement d'aller les regarder et de réfléchir à la douleur humaine, qui s'en dégage. Voici un aperçu :

 

 

 

Publié par à 09:50 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/ces-ecoles-eventrees-de-donetsk-qui.html#more

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Libellés : 

Dans UKRAINE

LES SATELLITES D’ELON MUSK POUR LA GUERRE EN UKRAINE

Par Le 30/05/2022

Les satellites d’Elon Musk pour la guerre en Ukraine

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 29 mai 2022

Grandagolo

Région : 

Thème: 

Analyses: 

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Elon Musk, l’homme le plus riche du monde dont le patrimoine a quasiment décuplé dans les deux années de pandémie, a offert 44 milliards de dollars pour acheter Twitter qui, d’après lui, deviendrait “la plateforme pour la liberté de parole dans le monde entier”. Elon Musk est le propriétaire de SpaceX, société aérospatiale dont le siège est en Californie.

SpaceX construit des fusées et satellites pour réaliser Starlink, système Internet à large spectre qui, une fois terminé, couvrira le monde entier. SpaceX qui jusqu’à présent a mis en orbite 2.500 satellites avec des fusées qui en transportent 50 à la foi, a en programme de mettre 42.000 satellites Starlink en orbite basse, occupant 80% de cet espace.

Starlink, présenté comme système satellitaire commercial, a des applications militaires fondamentales. Les satellites en orbite basse transmettent en effet les signaux à une vitesse beaucoup plus grande que ceux mis en orbite géosynchrone autour de l’Équateur. L’armée et l’aéronautique étasuniennes financent et testent Starlink pour en utiliser les capacités militaires. Par exemple, en mars dernier, l’US Air Force a communiqué que les chasseurs F-35A à double capacité conventionnelle et nucléaire avaient effectué la transmission de données en employant les satellites Starlink à des vitesses 30 fois plus rapides que les connections traditionnelles.

Les satellites Starlink de SpaceX se trouvent utilisés par l’armée ukrainienne pour guider drones, projectiles d’artillerie et missiles contre les positions russes. Le confirme le général Dickinson, chef du Commandement Spatial USA, lequel a déclaré au Sénat que “la société Starlink d’Elon Musk démontre en Ukraine ce que peuvent faire les mega-constellations de satellites”. SpaceX d’Elon Musk fait partie du groupe des dix plus grands opérateurs satellitaires commerciaux qui collaborent avec le Commandement spatial USA dans la base spatiale militaire de Vanderberg en Californie.

Manlio Dinucci

Bref résumé du 49ème épisode de l’émission Grandangolo de vendredi 28 mai 2022 à 20h30 :

https://www.byoblu.com/2022/05/27/grandangolo-pangea-la-rassegna-stampa-internazionale-di-byoblu-49-puntata/ 

Reçu de l’auteur et traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

En cours de traduction :

La guerre. C’est notre vie qui est en jeu, de Manlio Dinucci 

édité par Byoblu mai 2022 

https://store.byoblu.com/prodotto/la-guerra-e-in-gioco-la-nostra-vita/

La source originale de cet article est Grandagolo

Copyright © Manlio DinucciGrandagolo, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-satellites-delon-musk-pour-la-guerre-en-ukraine/5668494

Dans UKRAINE

UKRAINE : LA RUSSIE GAGNE!

Par Le 29/05/2022

Comment Poutine a vaincu l’Occident ?

Sunday, 29 May 2022 5:54 PM  [ Last Update: Sunday, 29 May 2022 5:58 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les présidents de la Russie et de l'Ukraine. ©Tasnim

En pleine guerre Ukraine-Russie, cette dernière semble avoir introduit de nouvelles armes sur le champ de bataille.

Le véhicule de combat BMP-T surnommé Terminator ou destroyer est l’une des nouvelles armes spéciales de l’armée russe qui a été introduite ces dernières années, mais n’a pas atteint la production de masse en raison de problèmes économiques et d’un budget militaire réduit.

Ce véhicule de combat comprend une tourelle montée sur le châssis du char T-72 et dispose de deux canons de 30 mm 2A42, de quatre, quatre missiles antichars Ataka d’une portée de 4 km, d’un lance-grenades AD-17 et d’une mitrailleuse PKTM de 7,62 mm.

Il peut être utilisé efficacement dans les batailles urbaines et les affrontements avec les forces anti-blindées très actives dans la guerre d’Ukraine. Ce véhicule militaire a également été utilisé par le passé dans la guerre civile syrienne et la lutte contre Daech sur le sol irakien.

Ukraine: Poutine sort le Su-57!

Ukraine : Poutine sort le Su-57 !

La Russie ne dispose que de 10 véhicules blindés BMP-T organisés en détachement. Récemment, la présence de BMP-T avec des chars T-72 a été signalée dans les batailles qui ont eu lieu dans les zones boisées autour de Sorodontsk.

La défaite militaire occidentale en Ukraine où Poutine est sortie nettement renforcer à la fois en termes économiques qu’en termes d’influence a poussé l’occident à se focaliser sur le champ de bataille médiatique :

L’ambassade de Russie aux États-Unis a déclaré que les accusations des médias américains selon lesquelles la Russie aurait incité au génocide en Ukraine font partie d’une campagne visant à diaboliser les forces armées russes.

Le déclenchement d’une guerre médiatique et de propagande à grande échelle entre la Russie et l’Ukraine parallèlement au conflit militaire est l’un des facteurs qui a rendu difficile le jugement du camp qui gagnera la guerre.

Odessa: 1er clash naval Russie/OTAN?

Odessa : 1er clash naval Russie/OTAN ?

L’OTAN envoie à Odessa des navires de guerre sous le prétexte de protéger les céréaliers ukrainiens, mais en réalité pour menacer la marine russe déployée dans la région.

Dans la plupart des cas, les États-Unis et leurs alliés ont le dessus dans les affaires médiatiques, c’est pourquoi la propagande occidentale a utilisé les médias comme un outil pour atteindre ses objectifs ambitieux et négatifs.

La Russie aurait perdu le champ de bataille de la guerre douce, mais sur le terrain la situation peut être différente.

La Russie se considère vouée à la victoire dans cette guerre, mais il est important de noter que les critères de victoire dans les guerres actuelles ne signifient pas nécessairement l’occupation complète du territoire d’un pays, comme dans les guerres anciennes.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/29/682968/Ukraine---la-Russie-a-gagn%C3%A9e---

Dans UKRAINE

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RUSSE DE TCHETCHENIE ANNONCE QUE L’ARMEE RUSSE CONTROLE LE DERNIER BASTION DES FORCES UKRAINIENNES A LOUGANSK

Par Le 29/05/2022

Kadyrov: les forces russes contrôlent le dernier bastion des forces ukrainiennes à Lougansk (Vidéo + images)

 Depuis 12 heures  29 mai 2022

Ramzan Kadyrov

Ramzan Kadyrov

 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

Rédaction du site

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Le président de la République russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a annoncé le samedi 28 mai que les forces russes avaient entièrement pris le contrôle de la ville de Severodonetsk, dernier bastion des forces ukrainiennes à Lougansk.

Le site de l’opération militaire russe en Ukraine  a publié sur Telegram des images de la ville de Severodontesk après son contrôle par les forces russes.

whatsapp-image-2022-05-29-at-8-58-58-am

Le même site a publié une vidéo des combats menés par les forces tchétchènes dans le Donbass.

Plus tôt, M.Kadyrov a déclaré que les combattants tchétchènes avaient complètement pris le contrôle de la ligne de contact séparant les factions ukrainiennes ultra-nationalistes dans la ville de Severodonetsk en République populaire de Lougansk.

Les analystes militaires occidentaux voient dans la bataille de Severodonetsk et de Lysychansk un tournant potentiel dans la guerre, l’élan passant à la Russie après la reddition de la garnison ukrainienne de Marioupol la semaine dernière.

Il y a quelques jours, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé que l’armée et les forces russes de Donetsk et de Lougansk étendaient leur contrôle sur les territoires du Donbass, soulignant que « la libération de Lougansk sera procahainement achevée ».

https://french.almanar.com.lb/2339812

    

Dans UKRAINE

LE PARTI COMMUNISTE PORTUGAIS DENONCE LES PROPOS ANTI-DEMOCRATIQUES D’ASSOCIATIONS UKRAINIENNES

Par Le 29/05/2022

29 Mai 2022

Samedi, 28 mai 2022
Le Parti communiste portugais dénonce les propos anti-démocratiques d'associations ukrainiennes


Dans ce qui semble être une intervention flagrante dans les affaires intérieures du Portugal, le président d'une association de réfugiés ukrainiens (Refugiados Ucranianos) a procédé à des remarques inacceptables contre le Parti communiste portugais (PCP).

S'exprimant lors d'un événement à Lisbonne au début du mois, Maksym Tarkivskyy a pris pour cible le PCP en raison de sa position dans la guerre Russie-Ukraine, déclarant qu'il ne peut pas comprendre comment "un pays démocratique continue à avoir un parti communiste" !
 
Faisant apparemment écho à la politique farouchement anticommuniste du gouvernement ukrainien, qui interdit toute activité du Parti communiste d'Ukraine depuis 2015, Tarkivskyy a exprimé les vœux pieux de ses compatriotes nationalistes et anticommunistes.

Dans une déclaration (ici en portugais), le Parti communiste portugais condamne les propos de Tarkivskyy comme des "déclarations de haine fasciste" qui révèlent "la nature antidémocratique du gouvernement de Kiev et constituent un affront intolérable au régime démocratique du Portugal".

Le PCP souligne que les déclarations du dirigeant de l'association spécifique de réfugiés ukrainiens ne doivent pas être confondues avec l'ensemble de la communauté des immigrés et des réfugiés ukrainiens avec lesquels le PCP est solidaire.

Le Parti communiste souligne également que de telles déclarations sont révélatrices du manque total de respect pour la démocratie et la liberté établi depuis longtemps en Ukraine et appelle les forces démocratiques et souveraines du Portugal à les condamner. 

source : https://www.idcommunism.com/2022/05/portuguese-communist-party-slams-anti-democratic-remarks-by-ukrainian-associations.html

Tag(s) : #Portugal#Communiste#Ukraine

Dans UKRAINE

MARIOUPOLE : LA MARINE DE L'OTAN EN DEBANDADE. LA FRANCE CHERCHE DES NOISES A LA RUSSIE

Par Le 25/05/2022

La France cherche noise à la Russie

Wednesday, 25 May 2022 6:16 PM  [ Last Update: Wednesday, 25 May 2022 6:16 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Marioupole : marine de l’OTAN en débandade. ©ISW

L’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger a suggéré lors du Forum économique mondial de Davos que l’Ukraine devrait reprendre les pourparlers avec Moscou ajoutant que l’Occident ne devrait pas contribuer à la défaite de la Russie.

Pour sa part, le président ukrainien a souligné qu’il ne serait possible de reprendre les pourparlers qu’après le retrait des troupes russes de tous les territoires occupés d’Ukraine.

Mikhail Podolyak ; le conseiller présidentiel ukrainien a rejeté les conseils d’Henry Kissinger, ancien secrétaire d’État américain sur la nécessité d’accorder des concessions à Moscou et de s’asseoir à la table des négociations.

Il a également fustigé hier mardi Henry Kissinger pour ses déclarations concernant les moyens de régler le conflit en Ukraine. 

Odessa: 1er clash naval Russie/OTAN?

Odessa : 1er clash naval Russie/OTAN ?

L’OTAN envoie à Odessa des navires de guerre sous le prétexte de protéger les céréaliers ukrainiens, mais en réalité pour menacer la marine russe déployée dans la région.

Mercredi, le ministère lituanien de la Défense a annoncé qu’il transférerait 20 véhicules blindés de transport de troupes M113 à l’Ukraine afin de résister et de lutter contre les forces russes. En plus de 20 véhicules blindés de transport de troupes, la Lituanie a également décidé de fournir des camions militaires et 10 véhicules de déminage à l’Ukraine pour soutenir davantage sa défense contre la Russie.

La Lituanie aurait fourni environ 100 millions d’euros d’aide militaire à Kiev depuis l’opération militaire de la Russie en Ukraine.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov, a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse que les forces armées russes avaient utilisé des missiles aériens et navals à longue portée de haute précision pour viser dans une usine ukrainienne de la région de Zaparozhye, qui fabriquait des moteurs de drone pour l’armée de l’air ukrainienne.

Un porte-parole du ministère russe de la Défense a noté que les forces de missiles et d’artillerie russes ont ciblé environ 500 autres cibles militaires en Ukraine depuis la nuit derrière.

Ukraine: CESAR français contre Poutine

Ukraine : CESAR français contre Poutine

Pour la première fois en Ukraine, des obusiers français « CAESAR » ont été vus en plein fonctionnement.

 À la suite de ces attaques, deux stocks de missiles et d’armes d’artillerie et 46 zones du déploiement de forces et d’équipements militaires de l’armée ukrainienne ont été détruits.

Selon lui, les forces armées russes ont jusqu’à présent détruit 1006 drones de l’armée ukrainiens.

C’est dans ce contexte que deux avions de chasse français ont mené une action de provocation contre deux avions militaires russes.

Selon le site Avio.pro il y a quelques heures deux avions de combat français Mirage 2000-5 F de l’armée de l’air française se sont dangereusement approchés de quelques centaines de mètres d’avions russes et les ont escortés pendant longtemps sur un trajet d’environ 100 kilomètres

Dans le contexte de relations clairement refroidies entre la Russie et l’OTAN, de telles actions des pilotes français sont clairement provocatrices, bien que les pilotes des chasseurs français Mirage 2000-5 F n’aient pas exprimé d’agression contre les avions russes.

L’OTAN n’a pas commenté les raisons d’un comportement aussi étrange par rapport aux deux avions russes, qui se trouvaient dans un espace aérien neutre au-dessus de la mer Baltique.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/25/682738/Marioupole---marine-de-l%E2%80%99OTAN-en-d%C3%A9bandade

Dans UKRAINE

UKRAINE : NE VOUS FIEZ PAS AUX « EXPERTS » DE L’INDUSTRIE DE LA DEFENSE

Par Le 25/05/2022

Ukraine : Ne vous fiez pas aux « experts » de l’industrie de la défense

 

24 Mai 2022

 / 

  

Les chaînes d’information câblées font appel à d’anciens responsables militaires bellicistes pour analyser la guerre en Ukraine. Pourtant, elles omettent de mentionner les liens de ces experts avec les entreprises de défense – et leur intérêt financier à pousser à l’intervention militaire américaine.

 

La semaine dernière, CNN a fait appel à l’ancien secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, pour sa récente quatrième apparition afin de parler, une fois de plus, de l’invasion meurtrière de l’Ukraine par le président russe Vladimir Poutine.

« Je pense que nous devons comprendre qu’il n’y a qu’une seule chose que Poutine comprend, et c’est la force », a déclaré Panetta sur Newsroom.

L’ancien directeur de la CIA a ajouté : « Je pense que les États-Unis doivent fournir toutes les armes nécessaires aux Ukrainiens, afin qu’ils puissent riposter, et riposter immédiatement. »

À aucun moment, Panetta ou CNN n’ont mentionné qu’il était conseiller principal chez Beacon Global Strategies, une société de conseil en matière de défense qui aurait représenté le fabricant d’armes Raytheon. Le cabinet ne divulgue pas ses clients, mais Raytheon et l’industrie de la défense ont généralement tout à gagner du conflit en Ukraine.

Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large : depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les chaînes d’information câblées font régulièrement appel à des responsables de la défense devenus consultants pour analyser la crise et aider le public américain à y voir plus clair. Souvent, ces analystes ont utilisé leur temps de parole à la télévision pour appeler à une plus grande implication des États-Unis et à des actions plus audacieuses qui pourraient faire monter en flèche les tensions entre deux superpuissances dotées de l’arme nucléaire.

Les chaînes ont toujours omis de divulguer le travail de ces analystes, les décrivant uniquement sous l’angle de leur ancien rôle de haut rang dans l’armée ou au gouvernement – laissant les téléspectateurs dans l’ignorance des liens financiers des analystes avec les entreprises de défense qui ont tout à gagner d’un conflit accru ou prolongé.

Lors de sa couverture de l’Ukraine, MSNBC a invité l’ancien secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson, mais n’a même pas précisé qu’il siège au conseil d’administration de Lockheed Martin, le plus grand entrepreneur de défense au monde.

Interrogé à ce sujet, Johnson a déclaré au Lever : « Je n’ai aucun commentaire à faire. »

Le manque de transparence des entreprises de médias à l’égard de ces consultants est profondément troublant, a déclaré Craig Holman, lobbyiste chargé des affaires gouvernementales pour Public Citizen.

« Ce type de pantouflage devrait être interdit aux responsables militaires qui servent à titre privé en représentant des entrepreneurs militaires », a déclaré Holman au Lever. « Si ce n’est pas interdit, cela devrait être révélé à tout le monde, de sorte que lorsqu’ils passent à la télévision pour essayer d’influer sur la politique de Biden concernant la guerre qu’ils ont en tête, ce soit clairement dit. »

Le phénomène n’est pas nouveau. Dans une analyse de trois semaines de couverture médiatique après le retrait des troupes américaines d’Afghanistan l’année dernière, Fairness & Accuracy In Reporting (FAIR) a constaté que vingt des vingt-deux invités américains des émissions dominicales des chaînes avaient des liens avec le complexe militaro-industriel. À cette époque également, les chaînes de télévision négligeaient régulièrement de divulguer les liens de leurs invités avec l’industrie de la défense. Mais les enjeux sont aujourd’hui bien plus élevés : un conflit militaire entre les États-Unis et la Russie pourrait provoquer une catastrophe mondiale, ce qui explique pourquoi l’administration Biden a été réticente à prendre des mesures majeures qui pourraient être perçues comme une escalade.

Mais la crise ukrainienne et la possibilité d’un conflit plus important ont été une mine d’or pour les entreprises de défense, faisant monter les actions en flèche et entraînant une forte augmentation des dépenses de défense.

« Les personnes qui ont le plus intérêt à influencer l’orientation des reportages sont les fabricants d’armes », a déclaré Jim Naureckas, rédacteur en chef de FAIR, au Lever. « Ils ont l’intérêt financier le plus direct dans la façon dont nous couvrons les questions de guerre et de paix. Malheureusement, ils sont intéressés par plus de guerres et moins de paix. »

La crise ukrainienne et la possibilité d’un conflit plus important ont été une mine d’or pour les entreprises de défense.

Depuis le début de la crise ukrainienne, les actions de défense américaines de sociétés de premier plan telles que Raytheon, Northrop Grumman et Lockheed Martin ont bondi et devraient continuer à augmenter dans les mois à venir. Et dans le sillage de l’invasion russe, le président Biden a signé un programme de dépenses qui consacre un montant record de 782 milliards de dollars à la défense, soit près de 30 milliards de plus que sa demande initiale.

Selon le Hill, « l’aide supplémentaire à l’Ukraine vient s’ajouter à plus d’un milliard de dollars que les États-Unis ont déjà dépensé l’année dernière pour armer les soldats ukrainiens avec des armes modernes, notamment des missiles antichars Javelin, fabriqués par Lockheed Martin et Raytheon Technologies, et des missiles antiaériens Stinger de Raytheon. »

Tirer profit de l’expérience militaire

Avec l’invasion de la Russie qui domine l’actualité, les chaînes ont eu des tonnes de créneaux à remplir. Ces places ont été attribuées en grande partie à d’anciens militaires de haut rang, qui trouvent souvent des carrières lucratives dans l’industrie de l’influence en travaillant pour le compte d’entreprises de défense – et qui ont tendance à débiter une rhétorique belliciste qui correspond à la façon dont les médias couvrent généralement les conflits. La plupart du temps, cependant, les réseaux ne révèlent pas la manière dont cette grandiloquence martiale peut aider les employeurs du secteur privé de ces anciens fonctionnaires.

Par exemple, Jeremy Bash, qui a été chef d’état-major au Pentagone et à la CIA sous le président Barack Obama, a été un invité récurrent de MSNBC et NBC lors de leur couverture de la crise en Ukraine.

Bash, qui a été nommé analyste de la sécurité nationale pour NBC et MSNBC en 2017, est également fondateur et directeur général de Beacon Global Strategies, qui se décrit comme « un cabinet de conseil stratégique spécialisé dans la politique internationale, la défense, la cybernétique, le renseignement et la sécurité intérieure. » Bien que Beacon Global Strategies ne dévoile pas ses clients, le cabinet a travaillé pour le géant de la défense Raytheon, selon le New York Times.

Quelques jours après que Poutine a lancé l’invasion de l’Ukraine, Bash a participé à l’émission Meet the Press de la chaîne NBC, désireux de s’exprimer sur toute l’affaire, la présentant comme « une occasion pour les États-Unis et l’Occident de porter un coup fatal aux ambitions de la Russie sur la scène mondiale ».

« Je pense qu’avaler l’Ukraine, un pays de la taille du Texas, avec 40 millions d’habitants, est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Et si les États-Unis peuvent former et équiper les Ukrainiens et, je pense, s’engager dans une deuxième « Guerre selon Charlie Wilson » (référence à la guerre d’Afghanistan de 1979 au programme afghan de la CIA), en gros la suite du film et du livre, qui consiste à armer et à former une force déterminée qui va abattre les avions russes dans le ciel, ouvrir ces chars avec des ouvre-boîtes comme les Javelins, et tuer des Russes, ce que fait notre équipement, je pense que c’est une formidable opportunité de frapper très fort Poutine. »

Les missiles antichars Javelin sont fabriqués conjointement par Lockheed Martin et Raytheon. À aucun moment, une personne impliquée dans l’émission n’a mentionné que le cabinet de conseil de Bash a travaillé pour Raytheon.

L’amiral James Stavridis, membre du conseil consultatif de Beacon Global Strategies, a également récemment fait de fréquentes apparitions sur MSNBC. Stavridis est également vice-président des affaires mondiales et directeur général du géant du capital-investissement Carlyle Group, qui investit depuis longtemps sur les marchés de la défense et de la sécurité nationale.

Stavridis a défendu une position belliqueuse dans l’émission The Beat With Ari Melber de MSNBC peu après le début de l’invasion russe. « Dans l’OTAN, où j’étais commandant suprême des alliés, vous inondez la zone de l’Europe de l’Est », a déclaré Stavridis. « Vous faites venir des troupes, des chars, des systèmes de missiles, des navires de guerre, tout ce qui précède, afin d’envoyer un signal à Vladimir Poutine. »

Lors de l’émission Meet The Press quelques semaines plus tard, Stavridis a recommandé aux États-Unis d’envoyer davantage de missiles anti-aériens en Ukraine pour permettre au pays de créer sa propre zone d’exclusion aérienne : « Ce que nous devons faire, c’est donner aux Ukrainiens la capacité de créer une zone d’exclusion aérienne, a-t-il déclaré. Plus de Stingers, plus de missiles qui peuvent aller plus haut que les Stingers. »

Les missiles Stinger sont fabriqués par Raytheon, le client déclaré de Beacon Global Strategies. Une fois encore, MSNBC n’a pas divulgué d’informations sur la société de Stavridis ou son travail pour Raytheon.

Stavridis a également appelé les États-Unis à approuver un transfert d’armes proposé par la Pologne, qui a offert d’envoyer des avions de combat MiG-29 de l’ère soviétique à l’Ukraine – via une base aérienne américaine en Allemagne, dans l’espoir que les États-Unis fournissent ensuite à la Pologne des avions de remplacement. « Mettez ces MiG-29 entre leurs mains », a déclaré Stavridis.

L’administration Biden a rejeté ce plan au motif qu’il pourrait aggraver considérablement les tensions entre les États-Unis et la Russie. Un porte-parole du Pentagone a déclaré : « Nous ne pensons pas que la proposition de la Pologne soit tenable. »

Beacon Global Strategies n’a pas répondu à une demande de commentaire.

« J’aimerais voir l’OTAN s’y installer »

Bash et Stavridis ne sont pas les seuls hauts responsables de la sécurité nationale transformés en experts travaillant comme consultants qui ont récemment battu les tambours de la guerre.

Le général américain à la retraite Barry McCaffrey, par exemple, est un pilier de MSNBC. Lors d’une apparition dans l’émission The Beat with Ari Melber, il a salué la décision rapide de l’OTAN et de l’Union européenne d’envoyer plus de sept mille soldats et véhicules blindés américains de Fort Stewart, en Géorgie, en Allemagne.

McCaffrey – qui a pris la décision controversée, pendant la guerre du Golfe, de faire tirer sa division d’infanterie sur des soldats, des civils et des enfants irakiens alors qu’un cessez-le-feu était déjà en cours – dirige une société de conseil appelée BR McCaffrey Associates LLC. Selon le site Web de l’entreprise, le cabinet de McCaffrey promet d’aider les clients à « établir des liens entre le gouvernement et les clients du secteur privé ; concevoir des stratégies de relations publiques, de médias, de publicité et de législation ; et fournir une analyse spécifique au client des questions politiques et économiques américaines et internationales. »

Dans les années qui ont suivi le 11 Septembre, McCaffrey a fait pression pour une guerre sans fin en Irak, y compris sur NBC, sans divulguer ses intérêts financiers : le cabinet de conseil de McCaffrey travaillait en coulisse pour aider au moins une entreprise de défense à obtenir un contrat pour fournir des véhicules blindés à l’Irak.

L’ancien directeur de la CIA et général de l’armée à la retraite, David Petraeus, a quant à lui fait plusieurs apparitions sur CNN récemment, au cours desquelles il a évoqué la nécessité d’envoyer des MiG « dans le ciel ukrainien ». Petraeus est associé du géant du capital-investissement KKR, une société qui a une activité importante dans le domaine de la défense. Il siège également au conseil d’administration d’Optiv, qui fournit des technologies et des services de cybersécurité au gouvernement américain, notamment au ministère de la Défense.

Le général d’armée à la retraite Wesley Clark a également fait une poignée d’apparitions sur CNN, exprimant son opinion que « cette bataille est loin d’être terminée, à condition que nous puissions continuer à fournir des armes aux Ukrainiens. »

Clark a longtemps mené une carrière lucrative en travaillant avec des entreprises de défense. Il dirige une société de conseil stratégique, Wesley K. Clark & Associates, qui dit « utiliser son expertise, ses relations et sa vaste réputation et expérience internationales dans les domaines de l’énergie, des énergies alternatives, de la sécurité des entreprises et de la sécurité nationale, de la logistique, de l’aérospatiale et de la défense, et de la banque d’investissement. »

Il incombe également aux journalistes qui dirigent ces émissions d’information par câble d’aider le public à comprendre que ces « experts militaires » ont intérêt à pousser à la guerre.

La semaine dernière, sur CNN, Clark a été interrogé sur l’idée d’envoyer une force opérationnelle de l’OTAN pour patrouiller dans les eaux au large de la ville ukrainienne d’Odessa.

« J’aimerais beaucoup voir l’OTAN intervenir avec une force opérationnelle, a-t-il déclaré. Je ne pense pas que cela se produira à court terme en raison de la réticence de l’OTAN à entrer en conflit direct avec les forces russes. […] Mais je pense que c’est important. »

« Vous ne pouvez pas dévoiler le jeu »

Michèle Flournoy, ancienne sous-secrétaire américaine à la Défense sous Obama, est apparue sur CNN au moins deux fois ces dernières semaines pour plaider en faveur d’un soutien militaire direct accru à l’Ukraine. Flournoy est aujourd’hui cofondatrice et associée directrice de WestExec Advisors, qui compte parmi ses clients des entreprises du secteur aérospatial et de la défense comme Boeing. Elle siège également au conseil d’administration de l’entreprise de défense Booz Allen Hamilton.

Flournoy n’a rien révélé de tout cela lorsqu’elle s’est rendue à l’émission State of the Union, début mars, pour plaider en faveur d’une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine. « Nous devons fournir aux Ukrainiens autant de munitions que possible, comme des missiles antichars Javelin, des missiles antiaériens Stinger », a-t-elle déclaré. « Et je pense que nous devrions également essayer de leur fournir davantage d’avions qu’ils savent piloter, des MiG d’Europe de l’Est, qui pourraient leur permettre d’être beaucoup plus efficaces dans la protection aérienne. »

Sur le plateau d’Amanpour quelques jours plus tard, Flournoy est revenue sur l’idée de fournir davantage d’armes à l’Ukraine. « Je pense que nous devons tout faire pour aider les Ukrainiens autant que possible, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas près de se terminer. »

L’apparition de Flournoy dans l’émission d’Amanpour a été l’un des rares cas où CNN a effectivement révélé son travail chez WestExec Advisors – mais la chaîne n’a pas mentionné les clients de l’industrie de la défense de cette société. Naureckas, de FAIR, ne se contente pas de reprocher aux personnalités favorables à la guerre de ne pas divulguer leurs liens avec l’industrie de la défense. Il dit que c’est aussi aux journalistes qui dirigent ces émissions d’information par câble d’aider le public à comprendre que ces « experts militaires » ont un intérêt à pousser à la guerre.

« Toutes les personnes impliquées sont conscientes de la manière dont ça se passe », a déclaré Naureckas. « Les journalistes le savent aussi, mais vous ne pouvez pas l’admettre car cela dévoilerait l’arnaque si vous disiez : « Voici quelqu’un financé par l’industrie de l’armement pour vous parler de cette crise. » L’instinct du journaliste devrait être d’expliquer l’intention des personnes qu’il cite, mais parce que cela fait tellement partie intégrante de ce qui se fait dans le système journalistique, vous ne pouvez pas dévoiler le jeu. »

CNN et NBC n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Vous pouvez vous abonner au projet de journalisme d’investigation de David Sirota, The Lever, ici.

A propos de l’auteur

Aditi Ramaswami est membre de la rédaction du Daily Poster.

Andrew Perez est écrivain et chercheur, il vit dans le Maine.

Source : Jacobin Mag, Aditi Ramaswami et Andrew Perez – 12-04-2022
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

https://www.investigaction.net/fr/ukraine-ne-vous-fiez-pas-aux-experts-de-lindustrie-de-la-defense/

 

Dans UKRAINE

RUSSOPHOBIE ORDINAIRE : L’EX-PRESIDENT MOLDAVE DODON INTERPELLE, MAIS ETANT « PRO-RUSSE » CELA NE PROVOQUE AUCUNE REACTION INTERNATIONALE

Par Le 25/05/2022

mercredi 25 mai 2022

Russophobie ordinaire : L'ex-Président moldave Dodon interpellé, mais étant "pro-russe" cela ne provoque aucune réaction internationale

 

Nous vivons une époque somme toute ennuyeuse, à force d'être prévisible ... Dès qu'une personnalité étiquetée "pro-russe", c'est-à-dire ne pratiquant pas la russophobie ordinaire, est soumise à des mesures de rétorsion, la bonne conscience internationale ne s'émeut pas - il est "pro-russe", à la guerre comme à la guerre ... L'Occident globalisé est bien en guerre contre le "Monde russe". L'ancien président moldave Igor Dodon a été interpellé hier notamment pour haute trahison, mais cela ne provoque aucune réaction internationale. Les systèmes démocratiques sont morts, car plus personne ne s'intéresse à la démocratie dans "le monde libre", tout ce petit monde est bien trop occupé avec la russophobie.

Hier, une perquisition a été organisée au domicile de l'ancien Président moldave, Igor Dodon, dans le cadre de l'ouverture d'une enquête pour corruption le 18 mai. Sur une vidéo datant de 2019, l'on voit Dodon recevoir un paquet des mains du leader du parti Démocratique Vladimir Plakhotniouk. Cette vidéo a été publiée en 2020 par l'ancien député Yuri Renitsé, qui affirme que le paquet en question contenait de l'argent.

C'est justement sur ce fondement, que deux ans plus tard, une vendetta est lancée contre Dodon. Il est accusé sur quatre fondements : corruption passive, enrichissement illégal, réception d'un financement politique d'une source criminelle et ... haute trahison. Le lien entre le paquet et la haute trahison est particulièrement ... évident ...

Après la perquisition, Dodon a été interpellé pour 72h. N'oublions pas que cela se passe sur fond de renforcement du conflit ukrainien vers la Transnistrie, que cela se passe sur fond de manifestations de l'opposition contre la nouvelle Présidente, elle parfaitement globaliste.

Au moment de son interpellation, Dodon a écrit sur son Telegram:

"Ce n'est pas la première fois que je suis la cible d'une justice mise en scène et politiquement contrôlée. Au cours des dernières années, j'ai été la cible de nombreuses attaques et j'ai connu diverses campagnes de diffamation et des accusations non fondées. Cependant, jamais auparavant, ce n'est allé aussi loin qu'aujourd'hui."

Si le Kremlin souligne qu'il s'agit d'une affaire intérieure à la Moldavie, il déclare être inquiet de voir continuer ces attaques contre les personnes considérées "pro-russes" :

"nous sommes, bien sûr, alarmés qu'une fois de plus une telle pratique soit appliquée à l'égard d'un partisan du développement de relations amicales et mutuellement bénéfiques avec la Russie." 

La russophobie est bien la maladie de l'époque, la peste morale, qui a détruit toute vie politique. Au nom de la russophobie, tous les excès sont permis, toutes les institutions lentement, patiemment construites au fil des siècles et de l'histoire, s'écroulent. Il ne reste que la barbarie d'un processus anti-civilisationnel, la vengeance, la séparation du monde entre les "siens" et l' "Autre", cet ennemi qu'il est non seulement possible, mais légitime de détruire, dès lors qu'il est soupçonné d'appartenir au "Monde russe".

C'est pourquoi l'interpellation d'un ancien Président pour haute trahison, en se cachant derrière de la corruption, ne soulève aucune réaction non plus dans les médias français, dès lors qu'il est "pro-russe" :

 

 

 

Publié par à 10:48 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/russophobie-ordinaire-lex-president.html#more

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Dans UKRAINE

UKRAINE : KHERSON FERA PARTIE DE LA RUSSIE

Par Le 24/05/2022

Kherson fera partie de la Russie

 Depuis 5 heures  24 mai 2022

Kherson red highlighted in map of the Ukraine

Kherson red highlighted in map of the Ukraine

 Amérique et Europe - Article traduit - Ukraine

 

Rédaction du site

Le chef adjoint de l’administration militaire et civile de la région de Kherson, Kirill Strimosov, a annoncé le mardi 24 mai, que la région de Kherson ne prévoit pas de devenir une république indépendante distincte mais de rejoindre la Russie.

« Notre tâche principale est de faire partie de la Russie », a déclaré Strimosov à l’agence russe Sputnik, ajoutant : « Nous l’exigerons, c’est ce que tout le peuple veut. C’est fondamental et ce sera un garant de la sécurité de la région et de ses habitants.  »
Il a aussi souligné la nécessité de « la présence d’une base militaire russe dans la région de Kherson ».
Selon lui la langue russe, sera enseignée avec l’ukrainien et deviendra une langue officielle dans la région, et dans l’enseignement scolaire et universitaire.

Il y a quelques jours, M. Strimosov avait déclaré que « d’ici la fin de l’année, nous serons prêts, non seulement au niveau de l’opinion publique, mais aussi au niveau législatif, pour une transition en douceur. »

Cette position a été également exprimé par le chef de l’administration militaire et civile de la région de Kherson, Vladimir Saldo, qui a dit que « la région deviendra un sujet de la Fédération de Russie à l’avenir ».
Il a ajouté : « Nous considérons la Russie comme notre pays, nous sommes maintenant une région contrôlée par les forces armées, mais à l’avenir, elle deviendra un territoire de l’union ».

Le ministère russe de la Défense a annoncé son contrôle sur l’ensemble de la province de Kherson, le 15 mars, après que ses forces ont pris le contrôle du centre-ville et de ses installations vitales au début du mois. D’une superficie de 28 461 km2, cette province située au sud de l’Ukraine se trouve à cheval entre la mer Azov et la mer Noire.

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/2335929

  

Dans UKRAINE

UKRAINE : LE PARTI COMMUNISTE DE NOUVEAU INTERDIT

Par Le 24/05/2022

23 Mai 2022

[UKRAINE] Un nouveau coup dur pour le parti communiste
23 mai, 2022
La Tribune du Peuple
Évaluez ce document

Caracas 23/05/2022 (Par Leonid Andreev*) - Le Parti communiste d'Ukraine a été à nouveau interdit. La propagande nationaliste prétend que cette fois c'est pour de bon. Mais les communistes ukrainiens sont catégoriquement en désaccord. Et le penchant pour les mensonges hypocrites, la déformation des faits et la production de faux sans excuses est devenu la marque de fabrique des propagandistes officieux de Kiev ces derniers mois. Passons donc aux faits bruts.

En avril 2015, la Verkhovna Rada d'Ukraine a adopté une "loi de décommunisation" anticonstitutionnelle. Il a interdit la propagande des symboles communistes et a également déclaré l'interdiction des activités du parti communiste en Ukraine. Mais la question de l'interdiction du parti communiste ne pouvait être tranchée que par un tribunal.

Le tribunal administratif du district de Kiev, par son jugement du 16 décembre 2015 dans l'affaire n° 826/15408/15, a mis fin aux activités du PCU. Mais cette décision a fait l'objet d'un appel de la part des communistes ukrainiens et n'est entrée en vigueur qu'au printemps 2022. Bien que le Parti communiste d'Ukraine ait été suspendu du processus électoral, il a continué d'exister pendant toute cette période, menant avec succès ses activités de parti et ses activités publiques, organisant des événements de masse et percevant même des cotisations. Plusieurs compositions de la Cour d'appel ont reporté encore et encore, année après année, l'examen de l'appel du PCU contre la décision de suspension du parti, parce qu'elles ont compris qu'il n'y avait pas de motifs pour une telle décision, mais ne se sont pas opposées aux instructions du ministère de la Justice, du SSU et du bureau du président de l'Ukraine.

Mais le 16 mai de cette année, la sixième cour d'appel administrative de Kiev, au milieu d'une marée montante d'hystérie anti-russe et anticommuniste, a fini d'examiner l'appel dans cette affaire et l'a rejeté. Cela signifie que la décision de décembre 2015 du tribunal d'interdire le Parti communiste d'Ukraine est entrée en vigueur.

*Originalement publié dans Gazeta Pravda n° 53 (31256) 20-23 mai 2022 https://gazeta-pravda.ru/issue/53-31256-2023-maya-2022-goda/eshchye-odin-udar-po-kompartii/

 

source : https://prensapcv.wordpress.com/2022/05/23/ucrania-otro-golpe-al-partido-comunista/

Tag(s) : #Ukraine#Communiste

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UKRAINE : LE PLAIDOYER DE DUDA EN FAVEUR DE L'IMPERIALISME ATLANTISTE

Par Le 23/05/2022

lundi 23 mai 2022

Ukraine : le plaidoyer de Duda en faveur de l'impérialisme atlantiste

 

Le Président polonais était en visite hier 22 mai à Kiev, pour soutenir ... l'impérialisme globaliste en Ukraine, pour rappeler que c'est la seule voie ouverte désormais à ce pays rendu, que la population n'a plus le choix. Puisque l'Ukraine est utilisée comme terrain de guerre contre la Russie, elle ne peut plus revenir en arrière. Et d'ailleurs, la Pologne a obtenu des avantages coloniaux en Ukraine. En fait, Duda a fait un très étrange discours ...

Le discours de Duda en Ukraine est présenté très positivement par les médias, les uns soulignant son appel à l'entrée immédiate de l'Ukraine dans l'UE, les autres insistant sur le fait que les relations avec la Russie ne peuvent plus, désormais, être normalisées.

En se cachant confortablement derrière "l'impérialisme russe", le Président polonais a martelé, grandiloquent et surjouant, comme dans  un mauvais feuilleton de série B :

Je vous remercie de défendre l’Europe devant l’invasion des barbares et le nouvel impérialisme russe 

Non, les barbares ne sont pas les gentils gars d'Azov et l'impérialisme n'est pas américain. La Pologne joue son rôle, ce pour quoi elle a été financée et dont les complexes ont été entretenus depuis des années. Et évidemment, son Président nous ressort le droit des peuples souverains :

"Seule l’Ukraine a le droit de décider de son futur"

En effet, qu'il aurait été bien de laisser l'Ukraine et les Ukrainiens décider de leur avenir, nous n'en serions certainement pas là. Nous n'en serions pas là si la première Révolution Orange de 2004 n'avait pas été organisée contre la volonté populaire et mise en oeuvre par l'OSCE, si le Maïdan de 2014 n'avait pas été financé, organisé et commandité par les Etats-Unis et leurs pays satellites, notamment européens, pour détruire cette Ukraine qui avait relevé la tête malgré 2004, si les programmes de l'OTAN ne s'étaient pas multipliés dans le pays, si des ministres étrangers n'avaient pas été mis au Gouvernement après le Maïdan, etc. Bref, l'Ukraine n'en serait pas là si réellement elle avait eu le droit de décider de son futur, si les puissances atlantistes n'en avait pas décidé pour elle - dans leur intérêt.

C'est un discours totalement surréaliste qui nous a été servi par Duda à Kiev.

Il faut dire que la Pologne a son intérêt en Ukraine, où dans la chaîne de soumission globaliste, elle tient cette fois-ci une place juste au-dessus de l'Ukraine. Ainsi, lors de la visite de Duda, l'on apprend que Zelensky a donné son accord pour de nouveaux rapports régionaux, excluant la frontière entre les deux pays, les ressortissants polonais allant bénéficier d'un statut spécial en Ukraine.

L'Ukraine continue ainsi sur la voie du Protectorat, mais baisse de plus en plus le niveau du "protecteur", un peu comme une prostituée en fin de carrière.

 

Publié par à 09:57 

http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/ukraine-le-plaidoyer-de-duda-en-faveur.html#more

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UKRAINE : LA RUSSIE SORT LE SU-57 !

Par Le 21/05/2022

Ukraine: Poutine sort le Su-57!

Saturday, 21 May 2022 5:57 PM  [ Last Update: Saturday, 21 May 2022 5:58 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le Su-57 de l'armée de l'air russe. ©EurAsian Times

Le Sukhoi Su-57 Felon, le plus récent avion de chasse de l'armée de l'air russe, a été utilisé pour attaquer des cibles en Ukraine, affirment les médias d'État russes dans un rapport. 

Selon un initié anonyme interrogé par l'agence de presse d'État TASS, l'avion aurait été impliqué dans la guerre pendant la majeure partie de sa durée.  

« L'utilisation de l'avion Su-57 en Ukraine a commencé deux à trois semaines après le début de l'opération spéciale. Les avions travaillent en dehors de la zone d'activité des défenses aériennes ennemies. Ils [les avions] utilisent des missiles », a déclaré la source TASS. 

TASS dit que les affirmations n'ont pas été vérifiées de manière indépendante. Il n'y a eu aucune déclaration officielle de l'armée ou des autorités russes à ce sujet.  

Ukraine: la Russie sort l’arme laser

Ukraine: la Russie sort l’arme laser

La Russie utilise des armes laser dans une opération spéciale en Ukraine, selon le vice-Premier ministre russe, Youri Borissov.

Le Sukhoi Su-57 est le premier avion de chasse russe doté de caractéristiques furtives et le seul avion de chasse de cinquième génération. Destiné à rivaliser avec l'américain Lockheed Martin F-22 Raptor et le chinois Chengdu J-20, il a effectué son vol inaugural en 2010.  

Selon le ministère de la Défense, trois Su-57 de série sont opérationnels avec l'armée de l'air russe en mai 2022, en plus de plusieurs prototypes dont le statut n'est pas clair. Le premier Su-57 de série s'est écrasé lors d'essais en 2019 avant d'être livré aux forces armées. 

Il y a eu de nombreux rapports sur l'utilisation du Su-57 en Ukraine, la plupart d'entre eux étant basés sur des observations présumées de témoins et des images non vérifiées. Jusqu'à présent, la plupart des images qui prétendaient montrer le Su-57 en action n'ont pas été vérifiées et les observations du Su-57 n'ont pas pu être prouvées pour montrer le Su-57 en particulier.   

USA/Russie: guerre nucléaire, inévitable !

USA/Russie: guerre nucléaire, inévitable !

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/21/682504/Ukraine--Poutine-sort-le-Su-57-

 

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UKRAINE : LA RUSSIE DIT AVOIR PRESQUE ACHEVE LA CONQUETE DE LA REGION DE LOUGANSK

Par Le 20/05/2022

Ukraine: Moscou dit avoir presque achevé la conquête de la région de Lougansk

Ukraine: Moscou dit avoir presque achevé la conquête de la région de Louganskfolder_openRussie access_timedepuis 9 heures

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Par AFP

Le ministre russe de la Défense a assuré vendredi que la conquête de la région ukrainienne de Lougansk (est) était presque achevée, et que 1.908 militaires ukrainiens retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol s'étaient rendus.

«Les unités des forces armées russes, avec les divisions de la milice populaire des républiques populaires de Lougansk et Donetsk continuent d'accroître le contrôle sur les territoires du Donbass. La libération de la république populaire de Lougansk est presque achevée», a-t-il déclaré, cité par les agences russes.

La Russie cherche notamment à conquérir totalement le Donbass, région russophone partiellement contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

Aide de Washington

Le Congrès américain a débloqué jeudi une enveloppe gigantesque de 40 milliards de dollars pour soutenir l'effort de guerre de l'Ukraine face à la Russie. Et les ministres des Finances du G7 ont commencé à faire le compte des milliards que chaque pays pourrait verser à Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que l'aide massive annoncée par Washington à Kiev constitue un investissement pour la sécurité de l'Occident.

Le soldat russe jugé pour crime de guerre «pas coupable», dit son avocat

Le soldat russe jugé à Kiev pour «crime de guerre» en Ukraine «n'est pas coupable», a affirmé son avocat au troisième jour de ce premier procès du genre depuis le début de l’opération russe dont le verdict sera annoncé lundi.

«Compte tenu de toutes les preuves et témoignages, je crois que M. Shishimarin n'est pas coupable du crime dont il est accusé», a dit Viktor Ovsiannykov, demandant aux juges «d'acquitter (son) client», qui s'est lui dit «(être) sincèrement désolé» d'avoir tué un homme de 62 ans dans le nord-est de l'Ukraine. Le verdict du procès est attendu lundi.

https://french.alahednews.com.lb/44200/340

russie ukraine

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UKRAINE : LA RUSSIE SORT L'ARME LASER

Par Le 19/05/2022

La Russie utilise des armes laser en Ukraine

Wednesday, 18 May 2022 6:04 PM  [ Last Update: Wednesday, 18 May 2022 6:04 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le système laser Zadira capable de frapper des cibles à une distance de 5 km. (Archives)

Clin d'œil aux Américains et aux sionistes : la Russie se sert pour la première fois d’armes laser en Ukraine ! 

Peut-on débloquer la situation en Ukraine ?

La Russie utilise des armes laser dans son opération spéciale en Ukraine, en particulier le système laser Zadira capable de frapper des cibles à une distance de 5 km, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre Youri Borissov, a rapporté l’agence de presse TASS.

« Les systèmes d'armes laser ont commencé à arriver pour l’armée. Les premiers types sont déjà utilisés dans l’opération militaire spéciale de la Russie », a déclaré le vice-Premier ministre russe, ajoutant que le système était surnommé Zadira.

La version optimisée de Zadira est plus puissante que le système Peresvet, qui est capable d’aveugler les satellites de reconnaissance à une distance de 1 500 km, a-t-il expliqué.

Le Zadira se concentre sur la destruction physique d'un objet à une distance allant jusqu'à 5 km et il brûle littéralement une cible par son impact thermique. Ce système est capable « d’abattre facilement divers types de drones, en évitant de dépenser des missiles coûteux de type Pantsyr et Tor », a expliqué le vice-Premier ministre.

S-300 syrien: un mot au président Poutine!

S-300 syrien: un mot au président Poutine!

Méga énigme : quand Israël tue les Russes, les S-300 syriens épargnent les F-16

Deux mois après le début de la guerre en Ukraine, le conflit semble se transformer en une guerre d’usure avec l’instabilité des lignes de contact sur le terrain et l’arrivée d’armements plus avancés dans les deux camps.

Les Etats-Unis et les pays européens expédient leurs armes en Ukraine pour permettre au gouvernement de Kiev de mieux résister aux frappes russes et pour encourager les Ukrainiens à résister plus longtemps.

Par ailleurs, la situation géographique du Donbass qui se trouve juste à côté de la frontière russe et sa situation topologique rend très difficile la reprise de cette région par l’armée ukrainienne au moins dans un proche avenir.

USA/Russie: guerre nucléaire, inévitable !

USA/Russie: guerre nucléaire, inévitable !

Si la Russie arrivait à couper l’accès des forces ukrainiennes au littoral de la mer Noire, Moscou pourrait le considérer comme une grande victoire militaire sur le terrain. Mais les épisodes de Marioupol et de Kherson montrent que la progression de l’armée russe sera longue et difficile, tandis que les convois d’armes américaines et européennes continuent à être expédiés pour l’armée ukrainienne depuis la frontière occidentale du pays.

Dans ce contexte, la guerre en Ukraine peut se transformer en une guerre d’usure longue et difficile. Dans les circonstances actuelles, le cessez-le-feu ne sera pas dans l’intérêt de la Russie mais profitera plutôt à l’Ukraine en lui donnant assez de temps pour renforcer son armée.

Ukraine : la saignée anti Lockheed martin ?

Ukraine : la saignée anti Lockheed martin ?

Munitions, armes et équipements lourds soviétiques, américains et européens affluent toujours en Ukraine, en provenance des pays de l’OTAN, alors que la Russie déclare tous les jours avoir détruit leurs entrepôts une fois arrivés sur le sol ukrainien.

En tout état de cause, ce qui est certain c’est que la Russie continuera son opération militaire spéciale jusqu’à ce qu’elle renforce de manière définitive ses positions au Donbass. Moscou examinera aussi le terrain en ce qui concerne la tenue éventuelle d’un referendum pour annexer des régions comme Kherson et Maroupol. Les analystes croient que les Russes s’en serviront comme des leviers de pression lors d’éventuels pourparlers afin d’obtenir des garanties au sujet de l’autonomie des zones orientales de l’Ukraine ou le refus définitif de Kiev d’adhérer à l’OTAN.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/18/682330/Ukraine:-la-Russie-se-sert-d%E2%80%99arme-laser

Dans UKRAINE

L'INTERDICTION DU PARTI COMMUNISTE D'UKRAINE EN VIGUEUR

Par Le 18/05/2022

17 Mai 2022

Interdiction du Parti communiste d'Ukraine en vigueur
Olha-Sovhyria
Kiev, 17 mai (Prensa Latina) La décision d'un tribunal ukrainien d'interdire le Parti communiste du pays est entrée en vigueur, a rapporté aujourd'hui le portail Internet Gordon, citant la députée ukrainienne Verkhovna Rada (parlement) Olga Sovguiria.

17 mai 2022
CDT11:49 (GMT) -0400
"Plus de six ans après l'adoption de la loi dite de décommunisation, le parti communiste a finalement été interdit en Ukraine", a déclaré le représentant du pouvoir législatif auprès de la Cour constitutionnelle.

Il a rappelé que cet organe juridique du district de Kiev a décrété le 16 décembre 2015 que cette formation politique devait cesser d'opérer dans le pays, une décision suspendue face à un appel déposé pour sa défense.

En ce moment, la Cour a rejeté l'examen de cette requête et a averti de la cessation de son application, de sorte que la proscription de la force communiste commence à être en pratique.

"Pendant tout ce temps, le Parti communiste d'Ukraine a continué à exister et a même reçu des cotisations, bien qu'il ait été exclu du processus électoral", a rappelé M. Sovguiria.

Le 9 avril 2015, la Verkhovna Rada a adopté la loi sur la décommunisation et, le 23 juillet 2015, le ministre ukrainien de la Justice, Pavel Petrenko, a pris un arrêté suspendant l'activité du parti, ainsi que son nom et ses symboles, sous prétexte qu'ils ne répondaient pas aux normes de la nouvelle législation.

À la fin du mois dernier, un projet de loi a été introduit au Parlement ukrainien interdisant aux membres des partis dits "anti-ukrainiens", tels qu'ils sont décrits par les autorités de Kiev, de se présenter aux élections législatives ou présidentielles.

La liste des partis interdits comprend le Parti communiste d'Ukraine, la Plate-forme d'opposition - Pour la vie, le Parti Shari et d'autres associations politiques, selon l'agence de presse TASS.

rgh/mml

 

source : https://www.prensa-latina.cu/2022/05/17/en-vigor-prohibicion-del-partido-comunista-de-ucrania

Tag(s) : #Ukraine#Communiste

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FAKE NEWS : NON, LES SOLDATS UKRAINIENS NE SONT PAS "EVACUES" d'AZOVSTAL, ILS SE SONT RENDUS A LA RUSSIE

Par Le 17/05/2022

mardi 17 mai 2022

Fake News : non, les soldats ukrainiens ne sont pas "évacués" d'Azovstal, ils se sont rendus à la Russie

 

Les médias français, soumis à l'ordre lancé par les forces politico-médiatiques globalistes, ont dépassé toutes les limites de leur objectivité habituelle titrant tous comme un seul homme, que "l'évacuation des soldats ukrainiens d'Azovstal continue". Non, les soldats ukrainiens ne sont pas "évacués" (par l'armée russe en passant), ils se sont rendus à l'armée russe : les blessés sont soignés, les autres sont incarcérés à DNR. Volontairement réécrire la réalité afin d'induire le public en erreur, cela s'appelle justement produire des Fakes News. Nos médias se sont collectivement discrédités.

Hier matin, une dizaine de soldats ukrainiens sont sortis d'Azovstal avec un drapeau blanc, pour négocier leur reddition avec l'armée russe. Un accord a été trouvé, un cessez-le-feu a été décrété sur le site et un corridor ouvert, sous haute surveillance des forces armées russes. 

Finalement, près de 300 combattants ukrainiens se sont rendus toute la journée et ont été conduits dans des bus Z :

 

Les blessés, environ une cinquantaine, ont immédiatement été transportés à l'hôpital de Novoazovsk pour être soignés, les autres, plus de 200, ont été conduits à Elenovka pour y être détenus. Tous ont donc été transférés sur le territoire tenu par la Russie.

 

Même Zelensky a reconnu sur son Telegram, à sa manière, qu'une partie des combattants ukrainiens d'Azovstal s'étaient rendus :

 

 

Pour autant, la classe politico-médiatique française continue à vivre dans son tout petit monde, avec sa vision reconstituée de la réalité, qu'elle tente à n'importe quel prix d'imposer. Ainsi, depuis hier nous apprenons de leur part que les soldats ukrainiens sont "évacués". 

 

Evacués ? Par qui ? Par l'armée russe ? Vers DNR ? Etrange "évacuation" je trouve !

 

En fait, les médias français ne précisent pas par qui, justement ces soldats ukrainiens sont censés être évacués, et préfère servir sur les ondes une fantasmagorie incroyable :

 

 

L'impression trompeuse est volontairement donnée par les médias français que ces hommes ont été évacués par l'Ukraine, pour sauver leur vie. Et non pas qu'ils se sont rendus avec un drapeau blanc, qu'ils ont cessé le combat et qu'ils se sont constitués prisonniers et ont été transférés par l'armée russe sur le territoire de DNR.

 

Tromper volontairement l'opinion est justement une actions constitutive d'un fake. Ce qui, en passant, est condamné par les législations nationales. Nous comprenons tous que nos élites polico-médiatiques sont parties en guerre contre la Russie, qu'à cette guerre, manifestement, tous les coups sont permis, et plus ils sont bas, mieux c'est, mais au moins nos amis journalistes pourraient tenter de le faire intelligemment et non pas aussi grossièrement.

 

Car faire passer une banale reddition d'une partie des forces armées ukrainiennes à Azovstal pour une grande opération de sauvetage de combattants "ayant rempli leur mission", c'est dépasser toutes les limites de l'absurde. En toute circonstance, il est bon de garder au minimum le respect de soi.

 

 

 

 

 

 

Publié par à 10:52 

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Dans UKRAINE

UNE CRISE FABRIQUEE EN UKRAINE FRAPPE LES PEUPLES DU MONDE ENTIER

Par Le 16/05/2022

15 Mai 2022

Une crise fabriquée en Ukraine frappe les peuples du monde entier
samedi 14 mai 2022

Déclarations
Alors que le conflit en Ukraine entre dans son troisième mois, la probabilité d'une paix négociée avec succès - une nécessité immédiate - s'éloigne de plus en plus. Cette guerre par procuration menée par les États-Unis est conçue pour utiliser le peuple ukrainien afin d'handicaper mortellement la Russie. Ceux qui profitent de la guerre en bénéficient, tandis que les plus vulnérables souffrent : Les civils ukrainiens, mais plus largement les travailleurs à l'échelle internationale et en particulier dans le Sud.

On s'attendait à ce que la dissolution de l'Union soviétique en 1991 mette fin à la première guerre froide et à la menace d'un anéantissement nucléaire mondial. Au lieu de cela, la dernière superpuissance mondiale a poursuivi sa quête impérialiste d'une "domination globale du spectre" pour empêcher l'émergence de "tout futur concurrent mondial potentiel".

Sur le plan intérieur, au lieu des "dividendes de la paix" de 1991, le consensus bipartisan des démocrates et des républicains a consisté en une politique d'expansion militaire implacable. L'armée américaine consomme aujourd'hui plus de la moitié du budget fédéral discrétionnaire, qui est 12 fois supérieur aux dépenses de défense de la Russie. La guerre d'Ukraine a été utilisée pour justifier les 29 milliards de dollars de crédits de guerre supplémentaires les plus récents du Congrès, par rapport à ce que le Pentagone lui-même avait demandé, dont 800 milliards de dollars iront directement à l'Ukraine sous forme d'armes militaires de haute technologie.

Pendant ce temps, la guerre en Ukraine fournit une couverture commode à l'administration actuelle pour renier les programmes sociaux promis, tels que les protections COVID, l'allègement complet de la dette des prêts étudiants, les collèges communautaires gratuits, ou l'option publique pour Medicare, et les sept jours de congés maladie payés promis aux travailleurs. La guerre a été utilisée pour encourager la production de combustibles fossiles et le blocage de la fracturation sur les terres fédérales a été abandonné.

Un conflit fabriqué par les États-Unis
L'intervention militaire de la Russie en Ukraine aurait pu être évitée si les États-Unis ne l'avaient pas provoquée sans relâche. Les États-Unis ont fourni des armes et une formation militaire à l'armée ukrainienne infiltrée par les fascistes qui a ciblé les Russes ethniques en Ukraine depuis le coup d'État orchestré par les États-Unis en 2014. Quelque 14 000 personnes étaient mortes dans le conflit avant que la Russie n'intervienne directement.

La Russie a appelé à plusieurs reprises à respecter le cessez-le-feu décrit dans les accords de Minsk. L'accord de Minsk II de 2015 prévoyait l'autonomie de la région séparatiste de Donbas, dans l'est de l'Ukraine, où la majorité est russophone, ainsi que la libération des prisonniers de guerre et le retrait des armes lourdes.

Au lieu de cela, l'armée ukrainienne a intensifié ses attaques contre ses propres citoyens, bien que l'accord de paix ait été signé par des représentants de l'Ukraine, de la Russie, des provinces séparatistes et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour l'Europe occidentale. Puis, fin février, un assaut complet planifié par l'armée ukrainienne sur la région séparatiste a immédiatement précipité l'invasion russe (citation nécessaire pour étayer cette affirmation).

Le conflit n'aurait pu se poursuivre sans les armes et les renseignements fournis ouvertement par les États-Unis. Lors d'une audition devant la commission des services armés du Sénat, le général Mark Milley, président des chefs d'état-major interarmées, a indiqué que les États-Unis et l'OTAN avaient fourni 60 000 armes antichars et 25 000 armes antiaériennes à l'armée ukrainienne. Ces dernières semaines, l'administration Biden a ordonné une nouvelle "aide létale" de 1,6 milliard de dollars à l'Ukraine, ce qui a encore aggravé le conflit.

L'OTAN - la machine de guerre mondiale dominée par les États-Unis
Contrairement à ce qu'elle prétend, l'OTAN n'est pas une organisation défensive. Dès le départ, son objectif a été d'agir comme un instrument de domination du monde par les États-Unis et de prévenir tout défi à l'hégémonie américaine. C'est pourquoi elle n'a pas été dissoute en 1991 après la dissolution du Pacte de Varsovie du camp socialiste. Au contraire, malgré les promesses faites par de hauts responsables américains à Mikhaïl Gorbatchev que l'OTAN ne s'étendrait "pas d'un pouce vers l'est", elle a été étendue à quinze nouveaux pays. Cette expansion incessante de l'OTAN vers l'est au cours des dernières décennies a constitué une menace existentielle pour une Russie dotée de l'arme nucléaire et a été la principale cause du conflit militaire actuel en Ukraine. Aujourd'hui, sous l'impulsion de la guerre en Ukraine, l'OTAN pourrait être en mesure d'ajouter à sa liste de membres la Suède et la Finlande en Europe occidentale et l'Ukraine et la Géorgie en Europe orientale.

L'OTAN n'est pas une véritable alliance. C'est en fait une armée impérialiste intégrée sous le commandement direct des États-Unis. Les États qui la composent sont tenus de consacrer une part importante de leur budget national à l'entretien de cette machine de guerre et d'offrir leurs jeunes comme soldats.

Cela ne sert pas non plus les intérêts de l'Europe, où des armes nucléaires américaines sont stationnées - en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie - ce qui en fait des cibles immédiates si la guerre froide devient chaude ; il en va de même pour la Pologne et la Roumanie, qui accueillent maintenant les installations américaines de "défense antimissile" de l'OTAN visant la Russie.
 

Séparer la Russie de l'Europe en armant l'Ukraine
Non seulement le conflit ukrainien a été utilisé pour obliger les membres de l'OTAN à acheter davantage d'armes aux entrepreneurs militaires américains, mais l'objectif plus large des États-Unis de séparer économiquement la Russie de l'Europe est en train de se réaliser. Une Europe intégrée avec un commerce pacifique entre la Russie et ses voisins est exclue. Au lieu de cela, l'Allemagne, par exemple, est contrainte, contre son intérêt économique, d'acheter du gaz naturel liquéfié américain plutôt que de s'approvisionner en Russie via le gazoduc Nord Stream II à une fraction du coût.

L'éventuelle intégration pacifique de la Russie au reste de l'Europe est désormais repoussée dans un avenir prévisible. Une telle intégration potentielle aurait pu servir à long terme de contrepoids à l'hégémonie américaine. Ainsi, la séparation de la Russie de l'Europe a été un objectif géopolitique stratégique primordial pour les États-Unis. Et oubliez les promesses de rétablir l'engagement avec Cuba, de rejoindre l'accord sur le nucléaire iranien ou de négocier avec la Corée du Nord pour une zone dénucléarisée.

L'armement de l'Ukraine en tant que membre de l'OTAN est la clé pour, selon les termes de la Rand Corporation, un organisme semi-gouvernemental, "déséquilibrer la Russie et l'étendre à l'excès". Très tôt, les planificateurs stratégiques américains, tels que le conseiller à la sécurité nationale du président Carter, Zbigniew Brzezinski, ont mis en place les éléments qui allaient finalement précipiter la réponse militaire de la Russie le 24 février.

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le gouvernement américain a cherché à piéger la Russie dans le conflit ukrainien et a tout intérêt à le prolonger. L'Ukraine a les mains liées, car elle ne peut pas négocier un règlement sans la permission des États-Unis, ce qui est peu probable.

Conséquences mondiales
Les conséquences du conflit et des sanctions associées prises par les États-Unis et leurs alliés à l'encontre de la Russie ont été dévastatrices, entraînant des pénuries de nourriture et de carburant dans le monde entier et une inflation du coût de la vie qui affecte le plus ceux qui peuvent le moins se le permettre.

Le chaos climatique, la pandémie en cours et l'inflation sont tous exacerbés par le conflit. Au lieu d'une solidarité et d'une coopération internationales pour combattre ces menaces, c'est le contraire qui se produit avec une fragmentation mondiale. Les États-Unis menacent de sanctionner des pays comme la Chine et l'Inde, qui abritent 35 % de la population mondiale, s'ils ne coupent pas leurs liens économiques avec la Russie. Le Pakistan a récemment fait l'objet d'un coup d'État soutenu par les États-Unis, en partie pour avoir continué à entretenir des relations amicales avec la Russie.

Appel à la paix
Avec la poussée impérialiste américaine visant à prolonger la guerre par procuration pour affaiblir la Russie, les voix en faveur de la paix sont malheureusement peu nombreuses. Les libéraux américains qui soutiennent le parti démocrate sont réticents à prendre une position de principe en faveur de la paix. Au contraire, ils appellent pleinement au renversement de Poutine et à punir les Russes pour leurs transgressions.

Bien que les libéraux aient été prompts à invoquer le spectre du fascisme lorsqu'il pouvait être associé au président Trump, ils montrent peu d'inquiétude à l'idée de s'aligner sur de véritables éléments fascistes avoués en Ukraine. Pourtant, la résurgence d'une droite radicale est directement liée à la capitulation des libéraux face à un programme néolibéral raté (ainsi qu'à l'adoption d'une vision néoconservatrice des relations étrangères), qui a aliéné et victimisé de nombreux travailleurs qui soutenaient auparavant les alternatives libérales et sociales-démocrates.

Les Républicains, en vue des prochaines élections de mi-mandat au Congrès, ont adopté la tactique de plaider pour un chauvinisme encore plus aventureux. Pendant ce temps, de nombreux points de vue alternatifs au récit impérialiste ont été dé-platformés des médias sociaux, laissant le public américain avec un régime constant de russophobie.

Même la gauche n'est pas entièrement unifiée sur une plateforme de paix. Certains considèrent le conflit comme une simple rivalité inter-impérialiste entre les États-Unis capitalistes et la Russie capitaliste, principalement pour des ressources naturelles dans lesquelles la classe ouvrière n'a aucun intérêt. Bien qu'il y ait des éléments de vérité dans un tel point de vue, il ignore des questions plus vastes et bien plus importantes, en particulier l'impact destructeur du succès de l'OTAN en Ukraine sur la vie des travailleurs du monde entier.

Sur la base de cette évaluation de la situation actuelle en Ukraine, le Conseil de paix américain réitère sa déclaration du 24 mars appelant à une désescalade rapide de la violence et à la négociation d'une résolution pacifique. Les analystes de tout le spectre politique s'accordent à dire que le monde n'a jamais été aussi proche de l'holocauste nucléaire.

Nous demandons à l'administration Biden de cesser de jeter de l'huile sur le feu et de prolonger la guerre en envoyant des milliards de dollars d'armes en Ukraine. Il est temps que ces fonds soient dépensés pour des besoins humains critiques au lieu de mener des guerres impérialistes contre d'autres nations.

Conseil de la paix des États-Unis
10 mai 2022

Conseil de la paix des États-Unis

source : http://www.wpc-in.org/statements/manufactured-crisis-ukraine-victimizing-worlds-peoples

Tag(s) : #USA#Ukraine#Paix

Dans UKRAINE

BILLET DU JOUR : CES ATROCITES COMMISES PAR L'ARMEE UKRAINIENNE QUE L'ONU NE CONDAMNERA PAS

Par Le 13/05/2022

vendredi 13 mai 2022

Billet du jour : Ces atrocités commises par l'armée ukrainienne que l'ONU ne condamnera pas

 

Alors que le Comité des droits de l'homme de l'ONU lance la préparation d'une condamnation internationale de la Russie pour "les crimes" qu'elle aurait commis en Ukraine, les atrocités commises par l'Ukraine contre les soldats prisonniers, contre les civils pris en otage, contre les villes bombardées sans discernement sont simplement écartées d'un revers de phrase, même si elles sont prouvées autrement que par des "photos dans les médias". A la guerre comme à la guerre ! Qu'attendre d'autre de toutes ces instances qui entretiennent la guerre en Ukraine, sinon sa légitimation ?

Si l'ONU n'est plus depuis longtemps un organe international, c'est qu'il est devenu un organe de gouvernance atlantiste et le comportement partisan de ses instances diverses et variées dans ce conflit le montre bien. Le Conseil des droits de l'homme, dont la Russie est sortie (justement en raison de sa trop grande politisation) s'est réuni pour lancer une fatwa contre la Russie. Ainsi peut-on lire sur le site de l'ONU en première phrase :

"Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'est réuni en session extraordinaire jeudi à Genève, en raison de l'inquiétude croissante suscitée par les atrocités commises contre des civils à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février."

C'est bien une enquête à charge qui est lancée, elle doit conduire à l'accusation du "monstre", comme le disait par ailleurs le Premier ministre polonais appelant dans les médias anglo-saxons à la destruction du "monde russe", ce "cancer", du monde contemporain :

"“Russkiy Mir” is a cancer which is consuming not only the majority of Russian society, but also poses a deadly threat to the whole of Europe. Therefore it is not enough to support Ukraine in its military struggle with Russia. We must root out this monstrous new ideology entirely."

Le ton est bien donné : il faut constituer une apparence de respectabilité, afin de détruire un pays et une civilisation, qui dérange l'ordre global atlantiste. Ainsi, les "rapporteurs" de l'ONU de s'indigner contre les soi-disant massacres, viols collectifs et autres atrocités commises par la Russie. L'on se demande à quel moment les soldats russes seront accusés de manger des enfants au petit-déjeuner. Une enquête doit être ouverte, elle doit établir ce que les gouvernants ont déjà décidé et un tribunal international pourra alors être créé sur-mesure. L'on se demande en fait sur quels fondements tous ces "enquêteurs" étrangers étaient déjà sur place en Ukraine et ce qu'ils ont fait s'il n'y avait pas d'enquête ...

Et l'absurde ne s'arrête pas là : alors que les populations civiles viennent se réfugier en Russie ou dans les territoires libérés par elle du joug des groupes néonazis, l'ONU ose demander l'accès à ces personnes qu'elles qualifie de "détenues", donc d'otages :

"La résolution adoptée jeudi demande également à Moscou de faire sorte que les organisations internationales, dont celles de l’ONU, puissent « accéder immédiatement et sans entrave aux personnes qui ont été transférées de régions ukrainiennes touchées par le conflit et sont détenues » en Russie ou dans des territoires contrôlés par ses forces."

Ainsi, les rôles sont renversés : ce n'est pas l'Ukraine qui prend les civils en otage dans l'usine d'Azovstal en les empêchant de partir, ce n'est pas l'Ukraine qui met les civils en danger en installant des armes et des soldats dans les maternités et les hôpitaux, ce n'est pas l'Ukraine qui met les civils en danger en transformant les écoles en camps retranchés. Non, pour les atlantistes, c'est la Russie.

Et toute accusation portée et documentée contre l'Ukraine est simplement écartée, comme en ce qui concerne les destructions de sites civils ou les bombardements massifs :

"Les forces russes sont probablement responsables de la plupart des pertes civiles, mais aussi les troupes ukrainiennes - quoique dans une bien moindre mesure - , a déclaré la cheffe des droits de l’homme de l'ONU, dans un message vidéo."

J'aimerais savoir comment elle a pris "la mesure" ... Hier, 6 missiles ont élé lancés sur la ville de Kherson par l'armée ukrainienne, abattus par le système de défense aérienne, tout cela par ce que les habitants ne veulent à aucun prix revenir en Ukraine et que la région se prépare à demander son intégration dans la Fédération de Russie. Etrange comportement, comportement inacceptable pour des personnes "détenues" par la Russie - cela mérite bien quelques obus ...

De la même manière, même si le site de l'ONU le tait et que les médias atlantistes n'en parlent pas non plus, l'ONU reconnaît avoir obtenu des preuves tangibles des tortures infligées par l'armée ukrainienne aux militaires russes prisonniers, et la presse russe cite les paroles de Matilda Bogner, qui réalise pour l'ONU cet étrange monitoring des "agressions russes" :

"Nous avons reçu des informations fiables sur la torture, les mauvais traitements et la mise au secret par les Forces armées ukrainiennes de prisonniers de guerre appartenant aux forces armées russes et aux groupes qui leur sont associés"

Mais dans ce cas, pas besoin d'en appeler aux crimes de guerre, même s'il s'agit d'une violation de la Convention de Genève et constitue bien un crime de guerre, il faut simplement une enquête interne et éviter que cela ne se reproduire.

Promis, juré, craché! Et d'ailleurs, hier l'Administration présidentielle ukrainienne a adressé un ultimatum au Kremlin : soit il laisse partir d'Azovstal tous les "blessés", soit l'Ukraine fusille tous les prisonniers de guerre russes. L'on ose demander quels sont ces "blessés" pour en arriver à de telles extrémités ...

Selon que vous serez Russe ou Ukrainien, et cetera et cetera. Comment peut-on attendre un comportement objectif, ce qui est pourtant attendu d'instances prétendant représenter la communauté internationale (qui va au-delà des Etats-Unis et de leurs pays satellites) et organiser une enquête, quand les pays qui tiennent ces instances sont les mêmes qui fournissent l'Ukraine en arme et financent cette guerre ?

 

 

Publié par à 09:56 

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UKRAINE : LES AUTORITES DE KHERSON DEMANDENT QUE LA REGION SOIT RATACHEE A LA RUSSIE

Par Le 12/05/2022

Ukraine : les autorités de Kherson demandent que la région soit rattachée à la Russie

 Depuis 14 heures  12 mai 2022

kherson

 Amérique et Europe - Ukraine

 

Rédaction du site

Les autorités de la région de Kherson dans le sud de l’Ukraine s’apprêtent à demander l’intégration à la Russie, selon un responsable local. Pour Moscou, une telle demande doit venir des habitants et avoir une «justification juridique claire».

Cité par l’agence de presse russe Ria Novosti le 11 mai, Kirill Stremooussov, le chef adjoint de l’administration militaire et civile de la région de Kherson dans le sud de l’Ukraine — conquise par l’armée russe — a expliqué que les autorités locales allaient demander leur intégration à la Fédération de Russie.

«La ville de Kherson, c’est la Russie, aucune République populaire de Kherson ne sera créée sur le territoire de la région de Kherson, il n’y aura pas de référendums. Ce sera un décret unique sur la base de la requête adressée par les autorités de la région de Kherson au président de la Fédération de Russie, et il y aura cette demande d’en faire une région à part entière de la Fédération de Russie», a-t-il dit à des journalistes.

La ville de Kherson a été prise par l’armée russe en février dans les premiers jours de l’opération militaire lancée par Moscou en Ukraine.

Cette région représente un intérêt stratégique majeur pour l’approvisionnement en eau de la Crimée via le canal de Crimée du Nord.

Depuis 2014, Kiev avait réduit le débit du canal alors qu’il assurait 85% des besoins en eau de la péninsule, ce qui avait plombé l’agriculture locale. Il a été rouvert dès le 25 février par l’armée russe.

La région est aussi un pont terrestre entre la Crimée et les Républiques autoproclamées du Donbass.

Moscou estime qu’il revient aux habitants de choisir

Kirill Stremooussov a aussi expliqué qu’il n’était selon lui pas nécessaire d’organiser un référendum puisque celui qui a permis le rattachement de la Crimée voisine à la Russie n’a jamais été reconnu par la communauté internationale.

«Il n’y aura pas de référendum car cela n’a absolument pas d’importance, étant donné que le référendum qui était absolument légitime en République de Crimée n’est toujours pas reconnu par la communauté internationale, qui a tout fait pour ne pas percevoir la Russie comme un acteur à part entière de la communauté internationale», a-t-il justifié.

Une position que ne partage toutefois pas le porte-parole du Kremlin, qui a réagi à ces annonces en déclarant que la volonté des populations locales de rejoindre la Russie devait être vérifiée.

«Bien sûr, le sort d’une telle demande doit être décidé par les habitants de la région de Kherson, et c’est à eux de déterminer leur propre destin», a en effet déclaré Dmitri Peskov en conférence de presse ce 11 mai.

«Et, sans doute, ce point doit être clairement et soigneusement vérifié et évalué par les avocats et les juristes car, certainement, de telles décisions fatidiques doivent avoir un fondement, une justification juridique absolument claire, elles doivent être absolument légitimes, comme ç’a été le cas avec la Crimée», a-t-il ajouté.

 

Source: Avec RT

https://french.almanar.com.lb/2324962

   

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MER NOIRE : L'UKRAINE ET L'OTAN ONT PERDU LA BATAILLE DE L'ILE AUX SERPENTS CONTRE LA RUSSIE

Par Le 11/05/2022

mercredi 11 mai 2022

Mer Noire : l'Ukraine et l'OTAN ont perdu la bataille de l'île aux Serpents contre la Russie

 

L'île aux Serpents, ou île de Zmeiny, est un caillou de quelques kilomètres carré situé en mer Noire, non loin de la Roumanie, où se trouvaient les gardes-frontières ukrainiens au début du conflit, qui furent délogés par l'armée russe sans aucune difficulté. Depuis tenue par la Russie, cette île stratégique, qui devait être reprise par les Ukrainiens pour le 9 mai sur ordre des Britanniques, a conduit à une défaite significative de l'OTAN dans cette bataille - l'armée ukrainienne et la technologie otanienne y ont été écrasés par l'armée russe.

L'île aux Serpents est considérée comme stratégique en raison de sa situation : proche de la Roumanie, à portée de tir de l'Ukraine, si elle a été prise sans combats particuliers au début du conflit, malgré Zelensky qui décorait post-mortem des soldats ukrainiens s'étant simplement rendus, l'OTAN voulait reprendre ce bout de terre.

Les Britanniques ont donc donné l'ordre à Zelensky de lancer cette opération, qui a transmis l'ordre malgré l'opposition de son état-major, qui n'y voyait pas de perspectives - et qui avait raison. Mais les autorités locales, sur des questions aussi importantes, n'ont pas leur mot à dire face aux autorités de tutelle, personne ne leur a demandé leur avis, les armes fournies doivent être utilisées comme les commanditaires le veulent.

Et les médias occidentaux sont eux aussi partis à l'attaque, des navires russes auraient été coulés, les drones turcs, pardon urkainiens attaquent l'armée russe et mènent la terreur, CNews nous fournit une belle page de propagande, à la suite de laquelle on attend la victoire triomphante de l'Ukraine :

Nous avons également eu droit à la Russie harcelée, qui semble devoir tomber rapidement :

Et pour finir cet article, la déclaration des Ukrainiens prévoyant que la Russie allait fêter le 9 mai avec cette île au fond de la mer ... Or, depuis, rien, pas une information mise en avant. Et pour cause, l'armée ukrainienne et l'armement de l'OTAN sont au fond de la mer Noire, ils ont perdu la bataille de l'île aux Serpents.

 

Selon le rapport du ministère russe de la Défense, l'Ukraine a perdu environ 50 hommes, 30 drones de combats, 3 bombardiers SU-24, 1 chasseur SU-27, 10 hélicoptères dont des MI-8 et MI-24 (en plus des 6, qui ont été détruits directement à Odessa), 3 navires d'assaut amphibie avec les groupes d'assaut. 

 

Bref, c'est une catastrophe pour l'Ukraine ... et une gifle pour l'OTAN. Cette "aventure", pour reprendre le terme justement employé par le ministère russe de la Défense au sujet de cette bataille, est très significative : significative de l'absence totale de respect de la vie humaine des soldats ukrainiens pour ces curateurs de l'OTAN, significative de la dimension "show" de cette guerre pour les donneurs d'ordre et de fonds, qui suivent leur calendrier politique. Ils sont manifestement prêts à utiliser l'Ukraine jusqu'à sa dernière goutte de sang, et c'est bien avec le sang de ses compatriotes que Zelensky paie les armes et les fonds qui lui sont attribués.

 

 

 

 

 

 

Publié par à 10:27 

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UKRAINE : LA GUERRE DU CIEL COMMENCE !

Par Le 10/05/2022

Les USA ont équipé les avions ukrainiens de dispositifs de guerre électronique

Tuesday, 10 May 2022 6:31 PM  [ Last Update: Tuesday, 10 May 2022 6:31 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les Marines américains lancent un RQ-20 Puma lors d’un événement de formation en Californie. L’avion sans pilote alimenté par batterie est conçu pour les missions de surveillance et de collecte de renseignements. ©MEF

Les médias américains ont rapporté que le Pentagone a envoyé un certain nombre d’armes avancées fabriquées par des entreprises américaines en Ukraine.

Selon le site Web c4isrnet, les États-Unis envoient du matériel de brouillage électronique sur les lignes de front en Ukraine.

Le Pentagone a annoncé, le 6 mai, qu’il enverrait 150 millions de dollars de matériels militaires à l’Ukraine, y compris du matériel de brouillage, ainsi que 25 000 obus d’artillerie, des systèmes radars, ainsi que d’autres équipements de terrain et pièces de rechange.

L’administration Biden se tourne vers les entreprises de défense pour envoyer des armes et d’autres matériels qu’elle fournit à l’Ukraine à partir des stocks américains.

Guerre en Ukraine : les États-Unis vident leur stock d’armes pour aider l’Ukraine, l’armée redoute une pénurie

Le journal Washington Post a rapporté que le Pentagone était censé envoyer à Kiev des drones, des missiles à guidage laser, des caméras, des systèmes de guerre électronique et d’autres équipements.

Les armes et les équipements, qui seront achetés à des entreprises américaines, représentent une catégorie d’assistance militaire de vastes quantités d’armements que les États-Unis ont déjà fournis à l’Ukraine à partir des stocks existants du Pentagone.

« Ce cycle comprend 22,6 millions de dollars de roquettes de 70 mm et de drones Switchblade supplémentaires. Le Pentagone aurait l’intention d’acheter des drones de surveillance Puma pour 19,7 millions de dollars », a rapporté le journal.

Les Switchblades, également appelés « drones kamikazes », nécessitent peu de formation pour fonctionner, selon les responsables de la défense, et se sont déjà avérés efficaces contre l’armée russe. Les drones de surveillance Puma devraient étendre les capacités de collecte de renseignements de l’Ukraine.


Après Bayraktar c’est Javelin qui fait flop

Alors que les systèmes antichars Javelin fabriqués aux États-Unis ont été appréciés pour leur efficacité par les responsables de Washington et ont été considérés par les médias occidentaux comme un symbole de la résistance de l’Ukraine dans le conflit avec la Russie, un commandant de l’infanterie de la marine ukrainienne, qui a fini par être capturé lors des combats pour Marioupol, a révélé à RT que le matériel n’était pas vraiment à la hauteur des affirmations.

Les Javelin ne se sont pas avérés utiles, en particulier dans la guerre urbaine, a déclaré le colonel Vladimir Baranyuk, commandant de la 36e brigade d’infanterie navale ukrainienne.

« Nous ne pouvions même pas en lancer un. Je pense que ce missile est complètement inutile dans un environnement urbain », a-t-il expliqué.

Selon l’officier supérieur de l’armée ukrainienne, les armes antichars envoyées par les Britanniques avaient aussi leurs défauts.

L’armée ukrainienne se rend à Marioupol

Les missiles Javelin tirés à l’épaule sont équipés d’un guidage infrarouge et adopteraient une trajectoire « d’attaque par le haut » pour frapper le toit d’un char, qui est sa partie la plus vulnérable.

Plus de 5 000 Javelin ont été fournis à Kiev par Washington. Londres, pour sa part, a déjà équipé l’armée ukrainienne de plus de 4 000 autres missiles antichars.

Le conflit militaire russo-ukrainien s’est déroulé dans le cadre d’un plan américano-britannique visant à affaiblir simultanément la Russie et l’Europe pour établir un nouvel ordre mondial, auquel le Guide suprême de la Révolution islamique a également fait référence, soulignant la complexité et la profondeur du conflit existant.

Plus de deux mois se sont écoulés depuis le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine. Une opération à laquelle beaucoup ne s’attendaient pas, car ils considéraient la présence des troupes russes derrière les portes de l’Ukraine comme une simple démonstration de forces.

La Russie est en pole position, les USA à la traîne, et l’Europe en paie la facture

Étant donné que l’initiative de la gestion de la tension n’était pas entre les mains de la Russie, les opérations spéciales en Ukraine sont devenues inévitables et La Russie a été forcée de choisir entre le mal et le pire, la première option étant l’action préventive, car sinon elle aurait dû accepter la pire option, à savoir la perte de sa dissuasion sécuritaire.

Avant le conflit, il y avait trois scénarios pour la réponse militaire de la Russie à l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est, en particulier en Ukraine :

1. équiper des militants indépendantistes dans l’est de l’Ukraine dans le but d’affaiblir le gouvernement central dans une guerre d’usure.

2. Une offensive limitée à l’est et au sud du pays visant à avoir l’accès terrestre à la péninsule de Crimée et à priver le gouvernement central du potentiel géoéconomique de la côte de la mer Noire.

3. Une invasion à grande échelle de l’Ukraine pour renverser le gouvernement pro-occidental pour des réformes sociopolitiques, et par la suite l’annexion permanente de tout ou partie du pays à la Russie si les conditions le permettent.

Selon les experts, la troisième option était moins probable que les autres en raison de ses conséquences profondes, mais elle s’est concrétisée avec l’invasion de l’Ukraine par deux cent mille soldats russes le 24 février sur trois fronts.

Les Russes ont maintenant entamé la deuxième phase de leur opération, qui vise à libérer toute la région du Donbass et à la relier par voie terrestre à la péninsule de Crimée.

L’Ukraine a déjà subi entre 500 et 1 000 milliards de dollars de dommages à ses infrastructures vitales. Si la guerre continue, les deux parties souffriront davantage.

Il convient de noter que seuls les États-Unis et la Grande-Bretagne sont intéressés à prolonger le conflit en raison de l’affaiblissement de la puissance militaire, économique et politique de la Russie.

L’Europe semble également encline à l’option américano-britannique, même en supposant que la défaite de la Russie dans cette guerre est une menace pour la stabilité de l’UE ignorant qu’une crise énergétique en Europe fragilise la valeur d’euro face à l’hégémonie du dollar ce que les États-Unis sont déterminés à maintenir sa supériorité.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/10/681863/Ukraine---Guerre-du-ciel-commence----

Dans UKRAINE

FEDERATION SYNDICALE MONDIALE : LA GUERRE EN UKRAINE MONTRE LE VRAI VISAGE DES ETATS-UNIS, DE L'OTAN ET DE L'UNION EUROPEENNE

Par Le 10/05/2022

9 Mai 2022

 

18e Congrès syndical mondial à Rome : 105 millions de membres dans 133 pays pour la FSM

lundi 9 mai 2022

Le 18e Congrès Syndical Mondial s’est tenu à Rome en Italie du 6 au 8 mai 2022. Son mot d’ordre était le suivant : « Uni.e.s, nous continuons ! Pour la satisfaction de nos besoins contemporains, contre la barbarie impérialiste-capitaliste ! ». 419 délégués, en provenance de 93 pays et des 5 continents, ont pris part à ce 18e congrès ; 234 avec participation physique et 185 virtuellement. Le 6 mai lors de l’ouverture des travaux, Georges Mavrikos, secrétaire général de la Fédération syndicale mondiale (FSM) a rendu compte des actions menées ces dernières années. Voici quelques extraits de son discours.

« Nous saluons les 105 millions de membres de la FSM qui vivent et luttent dans 133 pays sur les cinq continents. Nous saluons tous ceux qui sont en grève et en mobilisations ces jours-ci, nous saluons tous les représentants qui du fait de la pandémie participent virtuellement, nous saluons et remercions vous tous et toutes qui, malgré les nombreuses difficultés, vous êtes ici et participez aux travaux du 18e Congrès Syndical Mondial.

Nous appelons tous les syndicats et tous les syndicalistes à ne pas s’assoupir. Les dangers d’une explosion générale et d’un conflit militaire mondial sont réels.

Des gouvernements comme celui de la Grande-Bretagne, des États-Unis et de l’Australie jettent constamment de l’huile sur le feu. Avec la propagande mondiale des médias appartenant aux capitalistes, ils déforment la réalité, propageant que l’OTAN envoie des armes pour la démocratie » (…)

Solidarité avec la Palestine et Cuba
« Nous avons organisé quatre campagnes internationales de soutien matériel au peuple palestinien. Nous avons organisé une grève mondiale contre les navires marchands israéliens dans tous les ports du monde. Nous avons organisé des campings d’enfants pour les jeunes Palestiniens ; de campagnes pour la libération des prisonniers dans les prisons israéliennes ; d’interventions auprès des organisations internationales pour le droit du peuple palestinien à avoir son propre État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, dans les frontières de 1967.
Nous avons organisé des initiatives similaires d’internationalisme et de solidarité en faveur de Cuba et du peuple cubain ; en outre, avec de nombreux autres mouvements, nous avons réussi à libérer les 5 Cubains qui étaient détenus dans les prisons des États-Unis. Dans tous les forums internationaux, nous avons repoussé les calomnies lancées par les dirigeants syndicaux jaunes ainsi que la mafia anti-cubaine vivant à Miami. Et ainsi nous continuerons jusqu’à ce que le blocus soit levé et que la terre de Guantanamo soit restituée à Cuba. Nous avons eu la même attitude pour le Venezuela, pour la Bolivie, contre le putsch au Brésil et partout. La position internationaliste de la Fédération Syndicale Mondiale est devenue connue dans tous les coins du globe. »

Guerre en Ukraine : « coopération des néolibéraux, des néonazis et des sociaux-démocrates »
« L’invasion de l’Ukraine par la Russie fait remonter à la surface des questions toujours pertinentes et toujours utiles aux travailleurs et aux peuples. Nous vous rappelons que la guerre de l’OTAN contre l’Irak était pour la “démocratie”, le bombardement de l’OTAN sur la Yougoslavie pendant 79 jours était pour la “liberté”. Ils nous disent qu’en Afghanistan, en Syrie, en Libye, partout où les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN ont attaqué, c’était parce que l’OTAN a une histoire d’amour avec la démocratie !! Et dans ces mensonges tous les grands médias sont mobilisés pour tromper les peuples.
Les guerres, comme celle d’aujourd’hui, sont menées pour les ressources naturelles, les routes énergétiques, les ports et les mers. De plus, nous assistons maintenant en Ukraine à un autre événement grave : la coopération étroite des néolibéraux, des néonazis et des sociaux-démocrates. Les masques des hypocrites sont tombés en Ukraine. »