DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE D'UKRAINE SUR LES MENACES DE MORT À L'ENCONTRE DE SON SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE D'UKRAINE SUR LES MENACES DE MORT À L'ENCONTRE DE SON SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

 Solidarité Internationale PCF Russie et ex-URSSAnti-communisme Aucun commentaire

15 OCT. 2018

Petro Symonenko, secrétaire général du Parti communiste d'Ukraine


Dans un communiqué publié le 12 octobre, le Parti communiste d'Ukraine dénonce les menaces de mort proférées par un député néonazi du Parlement ukrainien à l'encontre de son secrétaire général, Petro Symonenko, et promet qu'il "continuera de défendre les droits et libertés des citoyens d'Ukraine" malgré les persécutions.

Déclaration complète ci-dessous - Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

Le Parti communiste d'Ukraine déclare que les appels au meurtre à l'encontre du dirigeant du Parti communiste d'Ukraine Petro Mykolayovytch Symonenko, par le député de la Rada d'Ukraine, Igor Vladimirovich Mosiychuk, constitue un crime, en vertu des articles 14, 15, 27, 129 du Code pénal de l'Ukraine, qui est passible de 5 ans de prison.

Le 10 octobre 2018, Igor Vladimirovitch Mosiychuk a publié sur compte Facebook un post dans lequel il menaçait le chef du Parti communiste, Petro Symonenko, du même sort qu'Oles Bouzina, qui a été assassiné, et a appelé les "patriotes inconnus" et "le camarade Mauser" à faire leur travail.

Rappelons que cet individu - Igor Mosiychuk - a été condamnée à plusieurs reprises, notamment pour la préparation d'un attentat terroriste à Kiev en 2011, et qu'il a été libérée en vertu d'une amnistie, à la suite du coup d'État armé de février 2014 et de la prise du pouvoir par un triumvirat d'oligarques, de néonazis et de criminels.

En tant que député de la Rada, membre du Parti radical, Igor Mosiychuk soutient activement la militarisation de l'Ukraine, la poursuite de la guerre dans le Donbass, l'élimination physique de ceux qui ne sont pas d'accord avec l'instauration d'une dictature de type fasciste en Ukraine et l'imposition de l'idéologie Nazie comme idéologie d'État. Il incite consciemment à la haine interethnique et religieuse, et, tout comme ses "frères", tel que l'ancien commandant adjoint du bataillon nazi "Azov", il est responsable de la destruction de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. (En juin 2015, le Congrès américain a classé le "bataillon Azov" comme organisation néonazie)

La vie politique de Mosiychuk est liée au néonazisme et aux crimes. Entré à l'UNA-UNSO en 1994 et devenu assistant parlementaire d'un député de l'UNSO, il a d'abord été reconnu coupable de fraude et condamné à un an d'emprisonnement. En 1998, Mosiychuk a rejoint le Parti social-nationaliste avec une idéologie néonazie. L'un des fondateurs de ce parti est le président actuel du Parlement ukrainien et un admirateur de la "démocratie directe" de type hitlérien, Andry Parouby. Cependant, considérant que la rhétorique des social-nationalistes n'était pas suffisamment radicale, Mosiychuk a alors rejoint l'organisation d'extrême droite des Patriotes d'Ukraine/ Assemblée sociale-nationale.

En 2006, Igor Mosiychuk était recherché par les forces de l'ordre pour vol aggravé et non-paiement de pension alimentaire. En 2011, il a été arrêté pour avoir préparé une attaque terroriste le jour de l'indépendance à Kiev et condamné à 6 ans de prison. Mais en 2014, comme cela a déjà été mentionné, le nouveau régime lui a accordé l'amnistie. À cette époque, des centaines de criminels ont été libérés et ont formé l'épine dorsale des bataillons punitifs néonazis et des armées privées des oligarques.

En 2015, Igor Mosiychuk a été privé de son immunité parlementaire et arrêté pour avoir accepté un pot-de-vin à une échelle particulièrement importante, pour avoir commis des actes de troubles à l'ordre public et pour avoir proféré des menaces de meurtre. Cependant, grâce à "des mécènes de haut rang et d'outre-mer", il a pu échappé à la sanction. Ces mécènes utilisent activement des néonazis et des criminels pour détruire l'Ukraine, en faire un territoire de discorde et un "tremplin" pour que l'OTAN et ses alliés puissent s'enfoncer profondément sur le continent eurasiatique et établir leur contrôle des ressources et des marchés mondiaux. Le Bureau du Procureur général de l'Ukraine, contrôlé par l'administration présidentielle et supervisé de l'extérieur, a retiré la demande d'arrestation et la Haute Cour administrative a déclaré illégale la privation de l'immunité parlementaire à Mosiychuk.

Igor Mosiychuk

On ne peut s'attendre à autre chose de la part de ce régime fantoche des oligarques et des criminels. Les assassins d'Oles Bouzina et d'autres dissidents sont libérés sous caution par des députés comme Mosiychuk et les membres de son parti lisent des conférences sur le "patriotisme" aux enfants dans les écoles, violent et tuent en toute impunité. Mosiychuk et d'autres personnes comme lui ont justifié et salué l'immolation par le feu de personnes vivantes à Odessa le 2 mai 2014. Ils agissent de la même manière que leurs idoles idéologiques du 118ème bataillon de police ukrainien (Schutzmannschaft), formé de membres de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, qui ont détruit le village de Khatyn et assassiné presque tous ses habitants dans un incendie. Comme les bourreaux nazis, les nationalistes et les traîtres à leur peuple de la police auxiliaire ukrainienne ont détruit le village de Kortelisy dans la Volhynie. Ces crimes, comme beaucoup d'autres commis par les complices d'Hitler, parmi les Bandera, les Melnyk et d'autres racailles nationalistes, ont été reconnus comme crimes contre l'humanité, condamnés par le Tribunal de Nuremberg et sont imprescriptibles.

Pour en revenir à la publication d'Igor Mosiychuk sur sa page Facebook appelant à la violence physique et à l'incitation au meurtre du dirigeant du Parti communiste d'Ukraine, Petro Symonenko, nous déclarons que dans un avenir proche, une plainte correspondante sera déposée contre le député Igor Mosiychuk et des informations concernant ces menaces de mort seront communiquées à la communauté internationale, aux organisations des droits de l'homme, aux dirigeants de l'Union européenne, et de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont l'un des membres de la délégation ukrainienne est membre du même parti que lui.

Dans le même temps, le Parti communiste a bien conscience qu'il est peu probable que ce crime d'Igor Mosiychuk, ainsi que d'autres crimes du régime au pouvoir et de ses voyous néonazis, fasse l'objet d'une enquête équitable.

Mais malgré les menaces et les persécutions, le Parti communiste continuera de défendre les droits et libertés des citoyens d'Ukraine, et luttera activement contre la fascisation de la vie politique et publique, contre la renaissance de l’hitlérisme, comme idéologie nationale de l'Ukraine, qui nous est activement imposée par le capital mondial.

 


Dans un communiqué publié le 15 octobre, le Bureau de presse du Parti Communiste de Grèce a exprimé sa solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine : 

Le Parti communiste de Grèce (KKE) dénonce fermement les déclarations faites par I. Mosiychuk, député du Parlement ukrainien, membre du Parti "radical", par lesquelles il appelle les "patriotes" à assassiner Petro Symonenko, 1er secrétaire du Comité Central du Parti communiste d'Ukraine.

Cet acte, qui met le dirigeant du PC d'Ukraine dans la ligne de mire, avec d'autres responsables du PC de l'Ukraine, est dangereux et démontre à maintes reprises la situation antidémocratique qui a été imposée ces dernières années à l'Ukraine, par le biais d'un coup d'État, qui a reçu le soutien des États-Unis, de l'UE et de l'OTAN. Il s'agit d'un processus dans lequel l'actuel ambassadeur des États-Unis à Athènes et ex-ambassadeur à Kiev, J. Pyatt, a joué un rôle éminent.

Le KKE exprime sa solidarité totale avec le Parti Communiste d'Ukraine, avec tous les communistes d'Ukraine, qui sont confrontés à la répression de l’État bourgeois d'Ukraine et de toutes ses ordures - les assassins nazis, qui ont versé le sang de leurs propres compatriotes.

http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/10/declaration-du-parti-communiste-d-ukraine-sur-les-menaces-de-mort-contre-son-secretaire-general.html


 

 

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