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LES USA RECONNAISSENT QUE LEUR CHAR ABRAMS EST OBSOLETE

Abrams

Le Pentagone reconnaît que le char Abrams est obsolète

© AFP 2017 Vano Shlamov

LU DANS LA PRESSE

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Rossiïskaïa gazeta

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Les chars américains Abrams ne sont plus les meilleurs véhicules de leur classe et leur développement technologique a atteint ses limites.Le Pentagone a déjà reconnu que le char russe T-90 n'avait rien à envier à son concurrent américain en termes de capacité opérationnelle.

« Je ne dirais pas que nous disposons d'un char de classe internationale comme ce fut le cas pendant de nombreuses années. Je resterai optimiste et dirai que nous conservons la parité avec de nombreux autres pays », a déclaré le général John Murray, chef adjoint de l'état-major de l'armée de terre américaine.

Il a également noté qu'Israël, le Royaume-Uni et la Russie possédaient des blindés similaires. « Je pense que le T-90 est probablement très proche de l'Abrams. Certains parlent du char Armata mais à ce que je sache il n'est pas encore en service », a indiqué le représentant du Pentagone.

Il a ensuite fait part aux sénateurs américains de la nécessité de créer un nouveau char.

 

Le Pentagone

© PHOTO. DAVID B. GLEASON

Lutte anti-Daech: le Pentagone n'a pas voulu inventer la poudre

Le char russe T-90 Vladimir, développé à la même période que l'Abrams, est entré dans le top-5 des meilleurs chars du monde selon le magazine américain The National Interest. Son principal avantage concurrentiel est la portée de tir de son canon de 125 mm D-81TM. De plus, indique la revue, le T-90 est doté de roquettes affichant des caractéristiques offensives accrues: il est question des missiles antichars à guidage laser du système Reflex-M capables de percer un blindage de 700 mm d'épaisseur dans un rayon de 5km.

 

Le T-90 russe est devenu un véritable héros dans le domaine de l'armement mondial quand il a résisté à trois tirs de missiles antichar américains TOW en Syrie sans perdre ses capacités opérationnelles. De l'autre côté, le conflit armé en Irak et au Yémen a montré que les différentes versions du char Abrams étaient faciles à éliminer avec des missiles guidés antichar d'origine soviétique.

https://fr.sputniknews.com/presse/201703231030588186-pentagone-abrams-obsolete/


 

IMMANUEL WALLERSTEIN : LA FAUSSETE DE LA FAUSSE CONSCIENCE

La fausseté de la fausse conscience


Immanuel Wallerstein
Immanuel Wallerstein

Par Immanuel Wallerstein – Le 15 mars 2017 – Source iwallerstein.com

Commentaire No 445

Les gens ne se comportent pas toujours comme nous pensons qu’ils devraient le faire. Nous percevons souvent que les autres se comportent d’une manière contraire à leur propre intérêt. Cela semble fou ou idiot. Nous accusons ces personnes de « fausse conscience ».

Le terme lui-même a été inventé par Friedrich Engels à la fin du XIXe siècle pour expliquer pourquoi les ouvriers (ou du moins certains ouvriers) ne soutenaient pas les partis ouvriers dans les urnes ou ne soutenaient pas les grèves appelées par un syndicat. La réponse, pour Engels, était que pour une raison quelconque, ces ouvriers avaient une perception erronée de leurs propres intérêts, qu’ils souffraient de « fausse conscience ».

Le remède était double : ceux dotés du niveau approuvé de « conscience de classe » devraient chercher à éduquer ceux dont la « conscience de classe » était insuffisante. En même temps, ils devaient poursuivre autant que possible les actions politiques dictées par des individus et des organisations affirmant une conscience de classe.

Ce type de remède avait deux avantages : d’abord il légitimait toutes les actions des organisations dotées d’une « conscience de classe ». Ensuite, il leur permettait d’être condescendants avec ceux qui étaient accusés de « fausse conscience ».

Le concept de « fausse conscience » (bien qu’il ne soit plus utilisé aujourd’hui) et le remède qu’il suggère a son parallèle dans l’analyse, largement partagée actuellement, faite par des professionnels cultivés à propos du comportement de personnes moins instruites. Beaucoup d’ouvriers ont soutenu ce qu’on appelle des organisations d’extrême-droite (comme l’ont fait des groupes similaires dans d’autres pays en soutenant des personnalités semblables à Trump). Beaucoup d’opposants cultivés à Trump perçoivent ce soutien de gens pauvres comme un échec irrationnel à se rendre compte que soutenir Trump n’est pas dans leur intérêt.

Le remède est également parallèle : ils cherchent à éduquer les partisans malavisés de Trump. Ils continuent aussi à essayer d’imposer leur propre solution aux problèmes politiques contemporains, ignorant le faible niveau de soutien dont ils jouissent dans les couches inférieures de la population. Leur mépris à peine voilé pour les couches pauvres et dans l’erreur les conforte dans leurs propres actions. Eux au moins ne sont pas faussement conscients.

Ils comprennent ce qu’est le véritable programme de Trump, et comprennent qu’il n’est dans l’intérêt de personne à part celui d’une petite minorité de la population, le 1%. Paul Krugman exprime régulièrement ce point de vue dans sa chronique du New York Times. C’est ce que Hillary Clinton voulait dire quand elle a fait la déclaration maladroite sur la moitié des partisans de Trump provenant d’un « panier de déplorables ».

Présumer que les autres n’agissent pas dans leur propre intérêt n’aide jamais personne à analyser le monde réel. Il est beaucoup plus utile de discerner comment ces autres envisagent pour eux-mêmes ce qu’est leur intérêt. Pourquoi les ouvriers votent-ils pour des partis de droite (et même d’extrême-droite) ? Pourquoi ceux dont le niveau de vie a baissé ou qui vivent dans des zones rurales avec peu de soutien des infrastructures soutiennent-ils un homme et un programme basé sur une diminution des impôts pour les riches et une réduction des filets de sécurité pour eux ?

Si on lit les déclarations qu’ils publient sur internet ou en réaction aux questions des journalistes, la réponse semble claire quoique complexe. Ils savent qu’ils ont eu de mauvais résultats en termes de revenu et de prestations sociales dans les régimes dirigés par des présidents plus traditionnellement membres de l’establishment ces vingt dernières années. Ils affirment qu’ils ne voient pas de raison de supposer que la poursuite des politiques précédentes améliorera leur situation. Ils pensent qu’il n’est pas déraisonnable de supposer qu’ils pourraient être mieux lotis avec un candidat qui promet de gouverner d’une manière totalement différente. Est-ce si invraisemblable ?

Ils pensent que les maigres promesses de redistribution des gouvernements précédents ne les ont pas aidés. Lorsqu’ils entendent les mêmes se vanter (et largement exagérer) des progrès sociaux accomplis en aidant les « minorités » à être mieux intégrées dans les programmes gouvernementaux ou les droits sociaux, il est facile de comprendre qu’ils associent redistribution et minorités, et par conséquent concluent que d’autres progressent à leurs dépens. De mon point de vue et de celui de la plupart des opposants à Trump, c’est une conclusion très erronée. Mais est-ce mieux de croire qu’un gouvernement Hillary Clinton les aiderait davantage ?

Surtout, Trump les a écoutés ou du moins a prétendu les écouter. Clinton les a méprisés. Je ne discute pas ici du type de programme social que la Gauche devrait proposer aujourd’hui, ou aurait dû proposer lors des dernières élections, je suggère simplement que parler de fausse conscience est une manière de se cacher à nous-mêmes le fait que chacun poursuit son propre intérêt, y compris les « déplorables ». Nous n’avons pas le droit d’être condescendants. Nous devons comprendre. Comprendre les motifs des autres ne signifie pas légitimer leurs motifs ou même négocier avec eux. Cela signifie que nous devrions poursuivre une transformation sociale de manière réaliste sans blâmer les autres de ne pas nous soutenir en affirmant qu’ils font des erreurs de jugement.

Immanuel Wallerstein

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Michèle pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-faussete-de-la-fausse-conscience


 

 

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JAMES HOWARD KUNSTLER : LA PAUSE QUI RAFRAICHIT

La pause qui rafraîchit


Par James Howard Kunstler – Le 13 mars 2017 – Source kunstler.com

Eccles Building ─ Réserve fédérale

Reprenons notre souffle, alors que d’importantes questions d’argent vont bouillonner en milieu de semaine, pour considérer la tendance des humeurs de notre temps ici-bas ─ pendant qu’un blizzard hurle du dehors par ma fenêtre et que les fonctionnaires de la réserve fédérale marchent nerveusement dans les sombres allées de l’Eccles Building.

Il est clair maintenant que nous avons quatre côtés du ring dans la politique américaine actuelle : le Parti démocrate totalement perdu et délirant ; les Républicains incapables ; l’État profond intemporel avec ses soldats de la bureaucratie et ses garçons de courses ; et Trump, le Golem-Roi de la Grandeur qui Revient. C’est quoi le problème, pourriez-vous demander.


Les Démocrates sont réduits à une bande de néo-maoïstes sadiques cherchant à éradiquer tout ce qui ressemble à la libre expression à travers le pays au nom de la justice sociale. La coercition a été leur méthode principale, surtout dans le domaine des idées où la « diversité » signifie marcher sur le cou de votre adversaire jusqu’à ce qu’il feigne d’être d’accord avec la novlangue des études supérieures et que le mot « inclusion » ne signifie bienvenue que si vous êtes juste comme nous. Je dis maoïstes parce que, tout comme la « garde rouge » de Mao, qui molestait les étudiants en 1966, leur mission est de « corriger » la pensée de ceux qui oseraient s’opposer au leadership établi. Sauf que dans ce cas, ce leadership établi a réussi à perdre une élection qui devait être dans la poche. Le parti se trouve incroyablement affaibli et soudainement sans but, comme une termitière construite sans reine, les ouvriers et les soldats fuyant le centre de pouvoir dans une hystérie autour de leur perte identitaire.

Ils se sont regroupés brièvement après la débâcle électorale pour affronter un adversaire imaginaire, la Russie, le fantôme de l’ours, qui aurait grimpé sur leur termitière et aurait tué la reine, mais étrangement, aucune empreinte réelle du passage du fantôme n’a été trouvée. Et depuis que ce fait a été clairement révélé par l’ancien chef de la NSA, James Clapper, dans l’émission de NBC, Meet the Press, l’hallucination sur la Russie a disparu de la première page des médias −  bien que, dans un dernier soupir intéressant de rectitude politique, une histoire ait fait la première page, détaillant le trafic haineux de l’Université de Georgetown dans la traite des esclaves il y a deux siècles. Cela devrait suffire pour fermer cet horrible cloaque une fois pour toutes !

Le Parti républicain, pour éviter de suivre les Whigs dans les poubelles de l’Histoire, a fait une mauvaise affaire avec cette nouvelle figure de proue qui est susceptible de rendre l’image du parti pire que ce qu’il n’aurait jamais pu accomplir seul. Ce golden boy a mis en demeure les caciques du parti de passer à l’action ou de se taire à jamais au capitole, le lieu que le sénateur Rand Paul a cherché partout la semaine dernière, où ils sont chargés de réformer le racket qui sert de système de soins de santé du pays. Ils cherchent maintenant comment ils vont cuire ce ragoût toxique avec de nouveaux cadeaux pour leurs clients du cartel hospitalier, des compagnies d’assurance et du Big Pharma. Le public qui a voté, détecte déjà l’odeur du poisson pourri lors de ces premières dégustations de plat. Il y a de bonnes chances que la recette finisse par être jetée dans la poubelle du Capitole, et cela en soi pourrait mettre fin à la fête, car il est peu question du fait que le système actuel connu sous le nom d’ObamaCare ou de la Loi sur les soins abordables est une tumeur mortelle dans les reins de la nation. Si les efforts pour résoudre ce problème échouent, les républicains auront complété leur transformation du Parti du Non en Parti du Dégage.

L’État profond semble désireux de rompre ses liens avec les deux partis en putréfaction et tente de remplacer le colosse grincheux par un gouvernement ad hoc si nécessaire. Les chaînes de commandement militaire et des services de renseignement restent intactes, ainsi que leurs « actifs », et l’on peut facilement imaginer des réunions anxieuses sur des scenarios en cours dans les salles du Pentagone et à Langley. Et qu’est-ce qui se passerait si… ? « Et si nous ‘fumions’ juste cet enfoiré ? ». Un vieux guerrier de l’Agence l’a fait remarquer à l’improviste, et tous ses collègues se sont arrêtés dans leurs cogitations pour peser l’idée. Certains ont hoché la tête en faisant la moue, et d’autres ont seulement toussoté. Un jeune combattant dans le fond a mentionné « un petit quelque chose » sur lequel ils ont travaillé qui implique une laque et une neurotoxine dérivée d’une vipère du Gabon…

Et puis il y a notre Président lui-même : Donald J. Trump, dans la solitude impressionnante de son dôme Twitteresque. Une étrange destinée l’a amené jusqu’à sa place dans l’Histoire jusqu’ici, et beaucoup d’entre nous qui étudient l’actualité depuis de nombreux mois en arrivent au constat suivant : le dégoût sans limite des trois autres coins de la puissance américaine ; la chute sans fin de la classe moyenne au purgatoire de la dépossession, de l’oisiveté, des opiacés et des tatouages ; l’accélération de l’inutilité de cette économie de la consommation en déclin ; la matrice des rackets qui draine systématiquement les actifs financiers de tout le monde tout en y ajoutant l’humiliation d’un service de mauvaise qualité ; les guerres inutiles et coûteuses dans des lieux lointains et leur conversion en merdes permanentes ; la défiguration honteuse d’un paysage national autrefois grandiose en une étendue sauvage de centres commerciaux  mourants et de rampes d’autoroute.

Donc, sur la scène se tient Le Donald, un géant parmi les minets hystériques de notre temps, avec sa promesse de relever cette terre souffrante. Je suppose qu’il nous veut du bien à sa façon torturée. Il y a aussi beaucoup d’autres personnages de l’Histoire qui se sont retrouvés au sommet : Idi Amin, Oncle Joseph Staline, Vlad l’Empaleur 1, Le Roi Léopold de Belgique, Adolf Vous-savez-qui, Pol Pot. La liste de ces « bienfaiteurs » est très longue.

James Howard Kunstler

Traduit par Hervé, vérifié par Julie, relu par Michèle pour le Saker Francophone

Notes

 

 

  1. un autre surnom de Vlad III, Drăculea, signifiant « fils du diable » ou « fils du dragon » ↩

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http://lesakerfrancophone.fr/la-pause-qui-rafraichit

 

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE : 800 PROCHES DES VICTIMES ESTENT CONTRE L'ARABIE SAOUDITE

Attentats du 11 septembre: 800 proches des victimes intentent un procès contre Riyad

L’adoption d'une loi autorisant les Américains à poursuivre un État étranger pour son implication dans le terrorisme a permis à plus de 800 blessés et proches des victimes de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 à New York d’intenter un procès en dommages-intérêts contre l’Arabie saoudite, communique BuzzFeed.

Attentats du 11 septembre: 800 proches des victimes intentent un procès contre Riyad.

Selon BuzzFeed, les plaignants affirment que Riyad n'ignorait pas qu'au moins trois terroristes de citoyenneté saoudienne étaient en lien avec «Al-Qaïda».

En outre, ils accusent le gouvernement de l'Arabie saoudite d'avoir accordé un soutien aux terroristes.

«L'Arabie saoudite a fait montre de duplicité. Elle a donné aux États-Unis et à d'autres pays occidentaux l'apparence d'un État combattant Al-Qaïda et le terrorisme, tandis que dans le même temps des acteurs du gouvernement saoudien avaient accordé un soutien matériel substantiel et des ressources à Al-Qaïda», stipule la plainte contre le gouvernement saoudien.

Le 1er octobre 2016, l'Américaine Stephanie Ross DeSimone, qui avait perdu son mari dans l'attaque du 11 septembre 2001, est devenue la première personne à intenter des poursuites judiciaires contre l'Arabie saoudite depuis l'adoption de la loi autorisant les familles des victimes des attentats de New York à engager des poursuites contre le royaume.

Le royaume wahhabite est depuis longtemps soupçonné d'avoir apporté un soutien aux pirates de l'air ayant perpétré les attentats contre les tours jumelles du World Trade Center et le Pentagone, qui ont fait près de 3 000 morts. Riyad rejette ces suspicions. De fait, 15 des 19 pirates de l'air étaient saoudiens.

Source: agences et rédaction

21-03-2017 | 10:18

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22433&cid=347#.WNFab_nhA2w


 

LA GOUVERNANCE US, UNE AFFAIRE DE FAMILLE : TRUMP INSTALLE SA FILLE A LA MAISON - BLANCHE

Ivanka Trump aura accès à des informations classées à la Maison-Blanche

 Depuis 4 heures  21 mars 2017

ivanka

 Amérique et Europe - USA

Ivanka Trump s’est vue attribuer un bureau à la Maison-Blanche même si elle n’est pas officiellement employée par le gouvernement, relate le site d’informations Politico, citant un responsable haut placé de l’administration américaine.

Depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier dernier, sa fille Ivanka, 35 ans, a été vue à plusieurs reprises dans la célèbre aile ouest de la Maison-Blanche. Vendredi 17 mars, la fille de M. Trump et de sa première épouse a ainsi participé à une table ronde avec le chef d’État américain et la chancelière allemande Angela Merkel.

Selon l’avocate d’Ivanka Trump Jamie Gorelick, citée également par Politico, la fille du président aura accès à des informations confidentielles et respectera les mêmes règles qui s’appliquent aux conseillers salariés de la Maison-Blanche. Elle ne sera toutefois pas rémunérée et ne pourra pas prétendre à un titre officiel.

L’époux d’Ivanka Trump, le promoteur immobilier Jared Kushner, est l’un des proches conseillers de Donald Trump et a prêté serment à ce titre lors de sa prise de fonction. Le rôle très influent joué par le jeune couple provoque de nombreuses interrogations sur de possibles conflits d’intérêt et alimente un débat sur l’absence de frontières entre les affaires de la famille Trump et les fonctions politiques de ses membres.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/312904


 

LE PARASITE MILLIARDAIRE US DAVID ROCKEFELLER CASSE SA PIPE A L'AGE DE 101 ANS

David Rockefeller

Le milliardaire US David Rockefeller décède à l'âge de 101 ans

© AP Photo/ Michael C. York

INTERNATIONAL

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Le milliardaire américain David Rockefeller est décédé à l'âge de 101 ans.

Le milliardaire américain David Rockefeller, le doyen de la famille Rockefeller, est décédé lundi à l'âge de 101 ans dans sa maison à Pocantico Hills (Etat de New York), ont annoncé les médias.

​Le porte-parole de la famille, Fraser Seitel, a confirmé cette information.

David Rockefeller était le dernier petit-fils de l'industriel John Rockefeller, fondateur de la dynastie et premier milliardaire de l'époque contemporaine. Sa famille a été à la tête d'un empire durant près de deux siècles en créant le Standard Oil qui deviendra Esso, puis ExxonMobil.

Diplômé en économie de l'Université Harvard (Boston) où il a été condisciple du président américain John Kennedy, et de l'Université de Chicago (doctorat en 1940), David Rockefeller a été cadre dirigeant à la Chase Manhattan Bank de 1946 à 1981.

David Rockefeller a servi dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, il a été envoyé en Algérie et en France pour le compte des renseignements militaires (il parlait bien français).

En 1954, avec le prince Bernhard des Pays-Bas, il a fondé le groupe de Bilderberg, un rassemblement annuel et informel d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.

En 1964, il a eu une rencontre avec le dirigeant soviétique de l'époque Nikita Khroutchev. Le milliardaire a qualifié cet entretien d'intéressant. Selon lui, la discussion a porté sur l'élargissement des échanges commerciaux entre l'URSS et les Etats-Unis, en prévision de l'examen par le Congrès américain de l'amendement Jackson-Vanick qui devait limiter les relations commerciales avec l'Union soviétique. Le Congrès a fini par adopter l'amendement en question.

En 1973, David Rockefeller a fondé la Commission Trilatérale, une organisation privée partisane de la doctrine mondialiste qui regroupe 300 à 400 personnalités parmi les plus remarquées et influentes — hommes d'affaires, hommes politiques, décideurs — de l'Europe occidentale, de l'Amérique du Nord et de l'Asie-Pacifique.

Il s'est rendu deux fois en URSS. En 1989, il a été reçu par le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev à Moscou où il était arrivé au sein d'une délégation représentative américaine. 

https://fr.sputniknews.com/international/201703201030536982-david-rockefeller-mort/


 

BOYCOTT US D'UNE SESSION ONUSIENNE

Les États-Unis boycottent une session à l’ONU

Mon Mar 20, 2017 7:0PM

Rex Tillerson requière la modification de la politique onusienne en faveur d'Israel. ©The Hill

Rex Tillerson requière la modification de la politique onusienne en faveur d'Israel. ©The Hill

Le gouvernement américain boycotte une session du Conseil des droits de l’Homme en signe de protestation contre ce qu’il décrit comme le parti pris de ce Conseil.

Washington sera absent aux débats du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU consacrés à l’enquête sur la situation des territoires occupés, annonce un communiqué du département d'État chargé des affaires étrangères.

La raison de l’absentéisme des Américains est la suivante : ils pensent que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en mettant à l’ordre du jour le dossier de l’enquête sur la situation des droits de l’Homme en Palestine et dans d’autres parties des territoires occupés montre tout simplement son approche anti-israélienne, ce qui constituerait une menace pour la crédibilité de cette instance.

Le gouvernement américain a longuement exercé une pression sur le Conseil de sécurité pour avoir émis des décrets à l’encontre d’Israël et exigeant de ce régime des comptes sur la situation désastreuse des Palestiniens en Palestine occupée et en Cisjordanie.

Dans des messages séparément envoyés à des ONG non gouvernementales, Rex Tillerson, a menacé de quitter le Conseil de sécurité si ce dernier n’effectuait pas de modifications observables au profit d’Israël.

http://presstv.com/DetailFr/2017/03/20/515072/USA-boycotte-la-session-onusienne


 

LES PORTE-AVIONS US SONT-ILS AUSSI INVULNERABLES QU'ON LE DIT ?

USS John C. Stennis

Les porte-avions américains sont-ils aussi invulnérables qu'on le croit?

© Wikipedia

DÉFENSE

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Selon certains experts, l'époque des porte-avions est en train de toucher à sa fin, les armes modernes rendant caduque leur invulnérabilité.

La participation de porte-avions à un conflit potentiel dans la mer pourrait se solder par des pertes sérieuses pour la Marine américaine, la Russie et la Chine disposant depuis longtemps d'armes capables de lutter avec succès contre les navires super-lourds de l'adversaire, écrit l'observateur de la revue The National Interest, Robert Farley.

Selon lui, la Russie et la Chine pourraient recourir à des torpilles classiques destinées à lutter contre les navires de surface.

« Personne ne sait combien de frappes peut endurer un porte-avions avant de couler, mais il faut reconnaître que l'explosion d'une seule torpille est capable de compliquer la participation aux combats du navire », indique l'observateur.

Les missiles de croisière à haute précision russes et chinois sont particulièrement dangereux pour les porte-avions américains, privant ces derniers de possibilité d'esquiver la frappe.

Le missile de croisière Kalibr

© PHOTO. MINISTRY OF DEFENCE OF THE RUSSIAN FEDERATION

Les missiles de croisière Kalibr, un grand avantage pour la Marine russe

 

Les missiles balistiques sol-mer représentent le plus grand danger pour les porte-avions, les systèmes mobiles de DCA qui équipent ces derniers n'étant pas capables de détruire des cibles à trajectoire balistique, estime l'auteur de l'article.

Enfin, l'expert évoque le coût extraordinairement élevé des porte-avions et la peur de les perdre.

« La Russie et la Chine n'ont pas besoin de détruire les porte-avions pour vouer toute cette classe de navires à la disparition. Il suffit de développer des armes capables de rendre toute utilisation de navires super-lourds ʺrisquéeʺ et ʺmal fondéeʺ », conclut l'auteur de l'article.

https://fr.sputniknews.com/defense/201703191030519987-porte-avions-missiles-vulnerabilite/


 

TRUMP - NETANYAHOU : UN NOUVEAU PAS VERS LA GUERRE

 

Trump - Netanyahou:

Un nouveau pas vers la guerre

A l'invitation du Président des États Unis, le premier Ministre israélien Netanyahou a été reçu à Washington le 15 février. C'est la deuxième rencontre, après celle de la première Ministre britannique, de Trump avec le représentant d'un État étranger aux USA. C'est dire son 'importance.

 

La politique des USA avec à sa tête Trump est tout sauf incohérente. Elle procède d'une logique marquée par la volonté d'adapter la stratégie des USA aux changements profonds et rapides des rapports de forces et des contradictions qui en résultent au sein de l'impérialisme.

 

Ces changements ont pour dynamique la montée en puissance d’États impérialistes nouveaux qui jusqu'alors étaient en situation de faiblesse ou de domination. Aujourd'hui, la Chine, la Russie, l'Inde ainsi que des puissances régionales entendent participer activement à un nouveau partage du Monde et ils se trouvent confrontés aux puissances impérialistes anciennes qui entendent maintenir leur domination et s'organisent dans ce sens. Cette dynamique des affrontements au sein de l'impérialisme mondial est porteuse de guerre. Ces guerres de plus en plus nombreuses entraînent une décomposition et une recomposition d’États et leurs mises sous tutelle par les forces dominantes du moment. Elles entraînent des souffrances terribles pour les populations. Les dépenses militaires explosent et rendent le Monde encore moins sûr, c'est le constat que fait le journal “Le Monde” dans son édition du 21 février. De ce point de vue la légende d'un retrait relatif américain de l'OTAN est une sinistre plaisanterie. A la dernière assemblée sur la sécurité en Europe, son secrétaire général a noté avec satisfaction l'accord de nombreux États européens pour porter à 2% de leur PIB leur effort militaire et la poursuite et l'accélération de l'intégration des forces de l'OTAN, de même que son organisation et son renforcement en Europe du sud pour parer aux menaces venues de l'Orient. Trump n'a pas parlé en vain!

 

Tout cela ne nous éloigne pas de la rencontre de Washington, au contraire. Si Trump a pu dire sans détour que la solution à deux États en Palestine était une page à tourner, il l'a fait en cohérence avec la démarche d'ensemble de la politique américaine. En effet, affirmer qu'une solution à un État est la seule possible signifie clairement qu'il donne le feu vert à Israël pour devenir sous la forme d'un État juif le centre d'une alliance anti-iranienne avec une partie des pays arabes et en particulier avec le Qatar et l'Arabie Saoudite. L'objectif est clair: limiter ou empêcher l'Iran de jouer avec la Russie le rôle majeur qu'ils sont en train d'acquérir dans la région. Dans ces conditions et profitant de la faiblesse des politiques arabes dans le soutien au peuple palestinien, les USA, s'appuyant sur un l’état militarisé et colonial qu'est Israël, entendent régler d'abord les rapports de force au sein du monde arabe en faveur d'un bloc allié des USA, laissant au second plan la question de la Palestine. Dans cette doctrine nouvelle, l'idée d'un État palestinien cohabitant avec Israël qui est le fondement des résolutions de l'ONU depuis 1947 est jetée aux orties. L'avenir des palestiniens serait ainsi soit de vivre dans des “réserves” contrôlées par Israël où ils constitueraient une main d’œuvre captive, soit de se fondre dans une fédération avec la Jordanie dont on connaît les excellentes relations avec les USA et Israël!

 

Il est clair que cette orientation est porteuse de nouveaux affrontements au Proche- et Moyen-Orient. Ce que préparent les USA, c'est un nouveau tremplin pour la guerre et un embrasement généralisé dont ils espèrent sortir vainqueur.

 

Au regard des enjeux, la réaction française a été bien timide. Si la France rappelle son attachement au concept de deux États souverains, elle ne met pas ses actes en accord avec ses principes. Son soutien à Israël est sans faille, et l’état français combat avec acharnement les campagnes de boycott contre cet Etat. A aucun moment elle ne bouge pour prendre l'initiative de sanctions contre la colonisation des terres palestiniennes. De fait, la France reste un soutien à Israël.

 

Face aux menaces portées par la politique des USA, il faut faire monter l'exigence de sanctions économiques et politiques contre Israël, développer l'action pour une rupture des relations diplomatiques avec cet État raciste et colonial. Il faut réaffirmer et concrétiser le soutien à la lutte du peuple palestinien pour sa liberté dans un État reconnu et viable.

http://www.sitecommunistes.org/ch496trumpnetanyahou.htm


 

LES USA VEULENT UNE ACTION ARMEE CONTRE LA RPDC POUR Y INSTALLER DES FANTOCHES A LEURS BOTTES

Washington envisage une action militaire contre la Corée du Nord pour forcer un changement de régime

 


Par Stephen Gowans – Le 7 mars 2017 – Source gowans.wordpress.com

La Maison Blanche envisage une « éventuelle action militaire pour forcer au changement de régime » en Corée du Nord, une autre dans la longue suite de menaces que Washington a émises contre Pyongyang, en plus d’une agression ininterrompue dirigée contre le pays par les États-Unis dès sa naissance en 1948.

En plus de l’intervention militaire directe entre 1950 et 1953 contre la République populaire démocratique de Corée (le nom officiel du pays), l’agression américaine a consisté en de multiples menaces d’annihilation nucléaire accompagné du déploiement d’armes nucléaires tactiques en Corée du Sud jusqu’en 1991. Un redéploiement est aujourd’hui à l’étude à Washington.

La plus grande partie des menaces nucléaires étasuniennes contre Pyongyang ont été proférées avant que la Corée du Nord ne s’engage dans son propre programme d’armement nucléaire et constituent une des principales raisons pourquoi elle l’a fait. Le fait que le pays soit déclaré membre fondateur de l’Axe du Mal par l’administration Bush, en même temps que l’Irak et l’Iran, a donné un élan supplémentaire.

L’agression américaine contre la Libye de Kadhafi, après l’abandon par le dirigeant nationaliste arabe et africain du programme d’armement nucléaire de son pays, dans un vain effort pour parvenir à une entente avec l’Occident, n’a fait que renforcer la position de Pyongyang dans sa décision d’acquérir une dissuasion nucléaire solide et impérative. Commettre la maladresse de Kadhafi serait un suicide.

La Corée du Nord a en outre été menacée par des exercice militaires américains annuels, impliquant des centaines de milliers de soldats, effectués le long de ses frontières. Tandis que les dirigeants étasuniens décrivent le rassemblement, deux fois par an, d’importantes forces militaires à portée de la RPDC comme normale et défensive, il n’est jamais clair pour l’armée nord-coréenne si les manœuvres dirigées par les États-Unis sont des exercices défensifs ou les préparatifs d’une invasion. Par conséquent, les exercices sont objectivement comminatoires.

Des responsables américains ont décrit les exercices militaires russes le long de la frontière occidentale de la Russie comme des « provocations » et un signe de l’« agression » russe. Un officiel américain a dit: « Les Russes ont fait une quantité d’exercices rapides contre les frontières, avec beaucoup de troupes. De notre point de vue, nous pourrions prétendre que c’est un comportement extraordinairement provocateur. » Et pourtant, lorsque des troupes américaines et sud-coréennes font la même chose, tout près des frontières de la Corée du Nord, leurs actions sont jugées routinières et défensives. (Des menaces routinières, faut-il le souligner, ne deviennent pas des non-menaces simplement parce qu’elles sont habituelles.)

En plus de l’agression militaire, les États-Unis ont ajouté une agression économique qui dure depuis des décennies dans leur tentative de provoquer un changement de régime en Corée du Nord. Pendant près de soixante-dix ans, Washington a mené une guerre économique contre la RPDC, conçue pour faire ce que les sièges économiques sont censés faire : rendre la vie des gens ordinaires suffisamment difficile et misérable pour qu’ils se révoltent contre leur propre gouvernement.

Tandis que les États-Unis se pavanent dans le monde entier comme les champions auto-proclamés de la démocratie, tout en comptant des rois, des émirs, des sultans et des dictateurs militaires parmi leurs plus proches alliés, ils ont imposé des sanctions à la Corée du Nord pour la raison la plus profondément antidémocratique. Un rapport du Service de recherche du Congrès américain de 2016, North Korea : Economic Sanctions [Corée du Nord : sanctions économiques], énumère une liste détaillée des pénalités économiques imposées à la Corée du Nord pour avoir la témérité de pratiquer une économie « marxiste-léniniste » contraire aux prescriptions approuvées par Wall Street et Washington. Par conséquent, les États-Unis mènent une guerre économique contre des gens dans d’autres pays parce qu’ils n’aiment pas les décisions que ceux-ci prennent sur la manière d’organiser leurs propres vies économiques (et plus précisément parce que ces décisions ne correspondent pas aux intérêts lucratifs de l’Amérique des grandes entreprises, le seul secteur des États-Unis dont les voix comptent dans la politique américaine.) Qu’est-ce qui pourrait être plus hostile à la démocratie – et plus impérialiste – que cela ?

La décision des États-Unis d’envisager une action militaire contre la Corée du Nord pour forcer à un changement de régime peut être considérée comme une réponse aux « menaces » de Pyongyang, mais la RPDC, indépendamment de ses fanfaronnades, n’a jamais représenté une menace à la sécurité physique des États-Unis. Elle est beaucoup trop petite (sa population n’est que de 25 millions) et trop faible militairement (ses dépenses militaires annuelles atteignent moins de 10 milliards de dollars, submergés par les mises de fonds himalayennes de ses adversaires, des $36 milliards de la Corée du Sud aux $41 milliards du Japon et aux $603 milliards des États-Unis), pour représenter une menace importante, ou même une menace dérisoire. En plus, elle est totalement dépourvue de moyens pour déplacer une armée sur le sol américain, puisqu’elle manque de bombardiers à longue portée et d’une marine compétente.

Certes, Pyongyang a peut-être développé des ICBM capables d’atteindre les États-Unis, et elle peut avoir acquis le savoir-faire pour miniaturiser les ogives nucléaires qui peuvent être transportées au dessus d’eux, mais l’idée que Pyongyang lancerait une attaque offensive contre les États-Unis est risible. Le faire équivaudrait à une mêlée entre un porc-épic et un lion des montagnes. Comme les porcs-épics n’ont aucun espoir de vaincre les lions des montagnes, et qu’ils seraient massacrés dans leur tentative, ils évitent les confrontations avec les lions. Ils ont toutefois des piquants pour se défendre – l’équivalent des programmes nord-coréens d’armement nucléaire et de missiles balistiques – pour dissuader les lions des montagnes et d’autres prédateurs de les approcher de trop près.

La Corée du Nord est souvent critiquée pour être un pays garnison, fermé au monde extérieur. Pourtant on peut comprendre son insularité comme un impératif pour survivre en tant qu’État indépendant souverain dans un monde où les États-Unis insistent pour exercer un « leadership » mondial (c’est-à-dire en déniant à d’autres pays le droit à leur souveraineté) et en utilisant leur suprématie militaire pour contraindre le monde à marcher derrière leur domination sur l’économie mondiale.

Washington a mené une cyber-guerre contre la Corée du Nord, dont on pense qu’elle pourrait être responsable d’une série d’échecs de lancements de missiles qui ont récemment plombé le programme missile de la RPDC et, en plus, permet d’expliquer pourquoi le gouvernement du pays se méfie de l’ouverture. Vous ne facilitez pas le sabotage de votre propre pays en l’ouvrant à un gouvernement hostile qui s’est engagé à vous destituer. Et s’il devait encore y avoir des illusions sur ce que sont les intentions de Washington, considérez les paroles de John R. Bolton. En 2003, Bolton était le secrétaire d’État adjoint américain pour le contrôle des armements. Interrogé par le journaliste du New York TimesChristopher Marquis sur la politique de Washington à l’égard de la Corée du Nord, Bolton « se dirigea vers une étagère, en sortit un ouvrage et le jeta sur la table. Il était intitulé The End of North Korea (La fin de la Corée du Nord). ‘Ça, c’est notre politique’, dit-il ». Les programmes d’armement nucléaire et de missiles de la Corée du Nord n’ont absolument rien à voir avec la volonté de Washington de mettre fin à la Corée du Nord, puisque cela a été la politique des États-Unis depuis 1948, l’année de la fondation de la RPDC, longtemps avant que Pyongyang se mette à développer des armes nucléaires et les moyens de les lancer. Au contraire, les raisons de l’hostilité de Washington résident dans l’économie et le refus de Pyongyang de se soumettre à la domination américaine.

Le mois prochain, la Corée du Sud augmentera significativement les récompenses qu’elle paie aux transfuges du Nord qui trahissent et diffusent des secrets d’État ou remettent de l’équipement militaire. Des responsables nord-coréens de haut rang recevront $860 000 pour déserter et vendre leurs compatriotes tandis que la même somme sera offerte aux pilotes pour piloter leurs avions de combat en Corée du Sud. Les marins qui livreront leurs navires de guerre à Séoul recevront aussi $860 000. En même temps, des paiements allant de $43 000 à $260 000 seront remis aux soldats de l’armée nord-coréenne qui désertent s’ils amènent avec eux des armes moins importantes comme des chars blindés ou des mitrailleuses.

La Corée du Sud, contrairement au Nord très menacé, est un appendice néo-colonial des États-Unis qui héberge des dizaines de milliers de soldats américains sur son sol, apparemment pour la protéger contre la RPDC, même si la Corée du Nord est plus faible militairement que son homologue sur la péninsule, dispose d’un équipement et de systèmes d’armes moins avancés et si ses dépenses militaires ne correspondent qu’à un quart de celles de Séoul. La Corée du Sud renonce à son contrôle souverain sur sa propre armée, le cédant de jure au commandement américain dans les périodes d’urgence et sinon de facto à son contrôleCela reflète l’histoire du pays. Il a commencé comme un régime de collaborateurs avec les Japonais, des collaborateurs qui ont fait passer leur collaboration aux nouveaux seigneurs américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pendant ce temps, au nord, ce sont les guérilleros qui ont combattu la colonisation japonaise et ont donné leurs vies pour l’affranchissement de la Corée du contrôle étranger qui ont fondé le gouvernement à Pyongyang. Alors, comme aujourd’hui, une moitié de la péninsule de Corée manifestait une farouche indépendance, tandis que l’élite de l’autre moitié se soumettait à un colosse impérialiste (contrairement à un mouvement populaire de guérilla dans le Sud qui a cherché, sans succès, à secouer le joug de l’oppression des gouvernements collaborationnistes et de leur suzerain étasunien).

L’hostilité de la Corée du Sud à l’égard de son voisin du Nord favorable à l’indépendance, parallèlement aux sept décennies ou presque d’agression ouverte des États-Unis contre la RPDC, est directement responsable de la fermeture et du caractère de pays garnison autoritaire de l’État nord-coréen. L’orientation anti-démocratie libérale du pays n’est pas l’expression d’une préférence idéologique pour un État policier plutôt que de droit, mais une adaptation à une réalité géopolitique. La nature de l’État nord-coréen, sa stratégie militaire et ses programmes d’armement nucléaire et de missiles sont des conséquences de son engagement idéologique pour l’indépendance, jointes à ses difficultés à tracer une voie indépendante au milieu de voisins hostiles et beaucoup plus forts dont le patron étasunien insiste sur la soumission nord-coréenne.

Lorsque le jeune État bolchevique était entouré d’ennemis plus forts que les Bolcheviques sous de nombreux aspects, Lénine a soutenu que laisser la liberté de s’organiser aux ennemis de la révolution serait auto-destructeur. « Nous ne souhaitons pas nous éliminer nous-mêmes en nous suicidant et par conséquent nous ne le ferons pas », a déclaré le dirigeant bolchevique. En se ralliant volontairement à une démocratie libérale sans restriction – une société ouverte – la Corée du Nord mettrait également en péril le projet nationaliste ce qui se traduirait par une faillite qu’elle s’infligerait à elle-même.

La RPDC est aussi critiquée pour être une cause perdue économiquement, bien que ses souffrances économiques soient presque invariablement exagérées. Néanmoins, près de soixante-dix ans de guerre économique et les contraintes de maintenir une armée assez forte pour dissuader l’agression de voisins hostiles et de leur patron impérialiste ont nécessairement des conséquences néfastes. Essayer de faire tomber la RPDC en lui imposant des sanctions commerciales, travailler à couper Pyongyang du système financier mondial et pousser le pays à une position où il a été contraint de faire de lourdes dépenses de défense pour survivre (on estime que Pyongyang alloue 15% à 24% de son PIB à sa défense, comparés aux 2.6% de la Corée du Sud et aux 3.3% des États-Unis), puis attribuer ses difficultés économiques au fait qu’elle n’est pas une « économie de marché »,comme Washington l’a fait, est extrêmement malhonnête.

Peut-être est-ce une façon de mesurer le bellicisme des États-Unis que leurs menaces de guerre soient traitées comme assez routinières pour pouvoir être mentionnées négligemment dans la presse sans soulever beaucoup d’attention ou susciter des protestations. Selon un calcul, les États-Unis ont été en guerrependant 224 des 241 années de leur existence. Dans le contexte de leur culte permanent et dévot à Mars [le dieu de la guerre, NdT], l’examen par Washington des mérites de l’engagement dans une nouvelle guerre fait de cette dernière éruption de belligérance un spectacle familier. Cela pourrait expliquer la tranquillité avec laquelle la possibilité d’une intervention militaire contre la Corée du Nord a été accueillie. Ce qui contribue à la tranquillité est la réalité que la guerre avec la RPDC ne requerrait pas la participation de l’immense majorité des citoyens américains, mis a part leurs applaudissements aux tribunes. Cela, joint à la totale diabolisation de la Corée du Nord, rend une intervention militaire (si elle devait se faire) facile à accepter pour le public américain, ou du moins à la repousser aux marges de leur conscience.

La révélation que la Maison Blanche envisage une action militaire contre sa victime de longue date a été discrètement insérée dans un article du Wall Street Journal, et on a pensé qu’elle portait si peu à conséquence qu’elle ne méritait même pas de figurer en première page. Au lieu de quoi, le gros titre de l’article mentionnait que la Corée du Nord avait lancé « quatre missiles balistiques dans les eaux au large de la côte, dit la Corée du Sud », conformément à la représentation de la RPDC comme signe de menace. Par conséquent, l’annonce qu’une frappe militaire américaine est envisagée contre la Corée du Nord pourrait être considérée comme une réponse légitime à une prétendue provocation de celle-ci, plutôt que de présenter plus raisonnablement l’essai de lancement de missiles balistiques comme une réaction légitime à près de soixante-dix ans de belligérance étasunienne.

Certains progressistes, préoccupés par le rythme croissant des bruits de sabre américains contre Pyongyang, adjurent Washington de négocier un traité de paix avec la RPDC en échange, pour la Corée du Nord, de refaire la folie de Kadhafi et de démanteler ses programmes d’armement nucléaire et de missiles balistiques. L’idée que les États-Unis rendront la pareille n’est jamais prise en compte et elle est vue comme chimérique. L’arrangement préféré est celui d’un apartheid des armes nucléaires où les États-Unis et leurs subalternes conservent leurs armes nucléaires comme une nécessité « évidente » d’autodéfense et un rempart contre le « chantage nucléaire », tandis qu’on attend du reste du monde qu’il se soumette volontairement au chantage nucléaire des États-Unis et des membres établis du club de l’armement nucléaire.

Presque tout aussi chimérique, cependant, est l’idée que la RPDC renoncera à ses armes nucléaires et aux moyens de les lancer. Les États-Unis ont involontairement créé des conditions qui rendent un programme nord-coréen d’armement nucléaire presque inévitable, et tout à fait adéquat du point de vue de Pyongyang. Pour une dissuasion nucléaire, non seulement il oblige Washington à une extrême circonspection dans le déploiement de ses moyens militaires contre la RPDC, il permet aussi à Pyongyang de réduire ses dépenses en dissuasion conventionnelle, libérant des ressources pour son économie civile. Les armes nucléaires sont rentables. Cette réflexion est implicite dans la « politique nord-coréenne du Byungjin », « le ‘programme à deux voies’ visant à construire l’économie et l’armement nucléaire, défini dans la résolution adoptée par la 7e congrès du Parti des travailleurs de Corée en mai dernier, comme son‘orientation stratégique permanente’ ».

James Clapper, l’ancien chef du renseignement américain a dit au groupe de réflexion dirigé par Wall Street, The Council on Foreign Relations, d’oublier de négocier un accord nucléaire avec Pyongyang. « Je pense que l’idée d’obtenir des Coréens du Nord qu’ils se dénucléarisent est une cause perdue, a dit Clapper en octobre dernier. Ils ne vont pas le faire. C’est leur ticket de survie. Et j’ai eu un avant-goût de cela, lorsque j’étais là-bas, sur à quoi le monde ressemble de l’endroit où ils se trouvent. Et ils sont assiégés… Donc l’idée de renoncer à leur capacité nucléaire, quelle qu’elle soit, est une ineptie pour eux. »

« Donc un genre de négociations comme avec l’Iran, qui fixerait un plafond ou une suspension n’est pas envisageable – votre expérience diplomatique en déduit que c’est peu susceptible d’arriver », lui a-t-on demandé.

Clapper a répondu : « Je ne le pense pas. »

Stephen Gowans

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par M pour le Saker francophone

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