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FRANCISCO ARIAS FERNANDEZ : ESCLAVAGE SEXUEL ET MIGRATION A L'ERE TRUMP

Esclavage sexuel et migration à l'ère Trump

Les pays d'Amérique centrale sont des espaces d'origine et de transit de femmes et de mineures emmenées par les réseaux de trafic sexuel vers des pays au plus grand développement économique dans la région d’Amérique du Nord

Auteur:  | internet@granma.cu

Les victimes sont principalement des femmes qui sont recrutées par tromperie par des réseaux de trafic sexuel.

UN rapport publié par les Nations Unies (ONU) le mercredi 31 juillet, à l'occasion de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains, note que plus de 80% des victimes de ce fléau en Amérique latine sont des femmes et des filles, et que la grande majorité d’entre elles tombent entre les mains de réseaux d'exploitation sexuelle.

À ce sujet, Simon Pedro Izcara Palacios, docteur en sociologie de l'Université Complutense de Madrid (Espagne) et professeur à l'Université autonome de Tamaulipas (Mexique), a publié, dans la version numérique de la revue Estudios Sociales, le résultat de travaux de recherche dans lequel il affirme que « l'Amérique centrale, le Mexique et les États-Unis constituent une région où le trafic sexuel s’est profondément enraciné ».

L'étude conclut qu'aux États-Unis, les victimes sont principalement des femmes qui sont recrutées par tromperie par des réseaux de trafic sexuel, par le biais des promesses d'emplois glamour ou bien rémunérés, et que « l'industrie du divertissement pour adultes se nourrit de femmes et de mineures mexicaines et d'Amérique centrale, ainsi que d'autochtones ».

Selon les recherches menées dans ce pays, ces femmes sont soumises à l'esclavage sexuel, à la prostitution involontaire, non forcée sans liberté de choisir leurs clients ou non forcée avec liberté, selon les catégories utilisées au niveau international.

Le chercheur précise que l'esclavage sexuel se caractérise par deux éléments : la soumission à un contrôle absolu par le recours excessif à la violence physique et/ou psychologique, et l'absence de gratifications économiques ou autres pour se livrer à la prostitution.

Il ajoute que la prostitution involontaire implique deux critères : la traite et/ou la prostitution de mineures par la tromperie ou la coercition, ou d'une manière non forcée, et la traite et/ou la prostitution d'adultes par la tromperie ou la contrainte.

CHASSEURS DE FEMMES

Au Mexique, précise-t-il les victimes enlevées par des groupes criminels sont les plus nombreuses, et qu'en Amérique centrale, ce sont surtout des mineures prostituées par des proches ou trompés par des proxénètes.

L'élément le plus distinctif de la traite au Mexique est l'esclavage sexuel, principalement en raison de l'implication des cartels de la drogue dans ce commerce. Ces organisations ne recrutent pas leurs victimes : elles les kidnappent et les forcent à se prostituer.

La méthode utilisée par les cartels pour soumettre les victimes est abjecte et brutale. Les femmes sont introduites dès le départ dans des scénarios de violence extrême, y compris la privation de nourriture, les passages à tabac constants et l’assassinat.

Les pays d'Amérique centrale sont des espaces d'origine et de transit de femmes et de mineures emmenées par les réseaux de trafic sexuel vers des pays au plus grand développement économique dans la région d’Amérique du Nord. Des fillettes d'à peine dix ans sont introduites dans la prostitution par leurs parents ou par des proxénètes et des trafiquants.

L'implication des parents dans des marchés illégaux, tels que le commerce du sexe ou le trafic de drogue, conduit souvent à la prostitution involontaire de mineures. Parfois, la mère prostitue ses filles pour soutenir une dépendance aux drogues.

Dans les familles impliquées dans les réseaux de trafic de drogue, les filles mineures sont souvent prostituées lorsque leurs parents sont emprisonnés, assassinés ou font faillite.

Les réseaux de trafic sexuel qui opèrent dans la région d’Amérique du Nord et recrutent des femmes en Amérique centrale ont les États-Unis pour principale destination. Le Mexique est un pays où sont prostituées aussi bien les femmes qui n’intéressent pas le marché étasunien que celles qui sont en transit vers le Nord.

PROSTITUTION OU EXPULSION

L'étude affirme qu'aux États-Unis, l’« instrument qui contribue » au fait que les femmes migrantes prostituées n’abandonnent pas les marchands de sexe ou les exploiteurs qui les maintiennent dans une situation de liberté limitée est la Loi sur l'immigration. En effet, elles acceptent de travailler dans le commerce du sexe, parce que cette activité leur permet de rester sur le territoire étasunien, d'envoyer de l’argent à leurs familles et, pour y parvenir, « les employeurs étasuniens leur offrent une protection contre la menace d’expulsion en leur fournissant de faux papiers et en versant des pots-de-vin aux autorités.

« Peu nombreuses sont les femmes qui abandonnent leur souteneur parce que leur situation migratoire irrégulière les empêche de se déplacer librement dans un pays qui poursuit implacablement les sans-papiers. Ces femmes passent la plupart de leur temps enfermées et sortent très peu dans la rue, non pas parce que leurs patrons les en empêchent, mais parce qu'elles craignent d'être arrêtées par les services d’Immigration », indique la publication.

La majorité des femmes prostituées aux États-Unis étaient des mineures migrantes, ou des femmes victimes de la traite vers les États-Unis par tromperie, et avaient une norme ou un « seuil de productivité » d'au moins huit clients par jour, dont l'argent allait dans la poche du souteneur. Celles qui ne respectent pas le contrat établi sont pénalisées financièrement ou obligées d'augmenter le temps passé dans les lieux où elles travaillent (bars, casinos, hôtels ou hôtels de passe).

Il ressort de l’étude que le proxénète étasunien est un mafioso puissant et influent, car lorsque les femmes prostituées sont détenues par les autorités migratoire, « elles ne dénoncent pas leurs patrons ; elles leur demandent souvent de l'aide juridique pour qu’ils stoppent leur procédure d'expulsion et, si elles sont expulsées, il n'est pas rare qu’elles leur demandent une aide financière pour revenir ».

Le mercredi 31 juillet, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré dans un communiqué à l'occasion de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains que « les conflits armés, le déplacement interne, le changement climatique, les catastrophes naturelles et la pauvreté exacerbent les vulnérabilités et le désespoir qui permettent à la traite [de personnes] de prospérer ».

Quant à la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des personnes, Maria Grazia Giammarinaro, elle a appelé les pays d'accueil des migrants à modifier leur approche de la migration. « Les politiques migratoires restrictives et xénophobes et la criminalisation des migrants (...) sont incompatibles avec une action efficace contre la traite des êtres humains », a déclaré Giammarinaro dans un communiqué.

« Les hommes politiques qui encouragent la haine, construisent des murs, consentent à la détention de mineurs et empêchent les migrants vulnérables d'entrer sur leur territoire travaillent à l'encontre des intérêts de leur propre pays », a-t-elle dit.

EN CHIFFRES

-   66 % des victimes de la traite de personnes d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes sont des enfants, fillettes et des adolescents

-  13% des victimes de la traite des êtres humains en Europe centrale et occidentale viennent de pays d'Amérique du Sud.

-  58% des victimes sont issues de « l’environnement proche ».

-  59% sont victimes d’exploitation sexuelle, qui est le crime le plus fréquent.

-  72% des victimes de la traite sont des femmes et des fillettes.

-  21 % sont des hommes, dont

-  7 % sont des jeunes garçons.

-  50% des garçons sont soumis au travail forcé.

La mendicité, l'utilisation des garçons comme soldats et les mariages forcés pour les filles sont d'autres formes indignes d'exploitation.

Source : Rapport mondial sur la Traite des personnes présenté en janvier 2019

http://fr.granma.cu/mundo/2019-08-21/esclavage-sexuel-et-migration-a-lere-trump


 

MANLIO DINUCCI : LES USA RESSUSCITENT LES MISSILES DE COMISO

Les USA ressuscitent les missiles de Comiso

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 21 août 2019

ilmanifesto.it

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Analyses: 

Le Pentagone a annoncé avoir effectué le 18 août, dans le Pacifique, le test d’un missile de croisière (Cruise) avec base au sol. Lancé d’une plate-forme mobile sur l’île San Nicolas en Californie, il a frappé son objectif à plus de 500 km de distance. Les données recueillies dans le test -informe le Pentagone- serviront au “développement de futures capacités de missiles à moyenne portée”. S’étant retirés du Traité FNI de 1987 -qui avait éliminé tous les missiles nucléaires étasuniens et soviétiques à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) avec base au sol, y compris les Cruise basés à Comiso (Sicile)- les USA donnent le feu vert à une nouvelle et dangereuse course aux armements nucléaires.

Le lancement du premier missile de la catégorie auparavant interdite par le Trait FNI a été effectué à peine 16 jours après le retrait définitif des États-Unis du Traité, annoncé par le secrétaire d’état Mike Pompeo le 2 août. Ceci confirme que, tandis que le Traité FNI était encore en vigueur, les États-Unis réalisaient un premier missile de la catégorie interdite par le Traité. 

En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans apporter aucune preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) de la catégorie interdite par le Traité et, en 2015, elle annonçait que “face à la violation du Traité FNI de la part de la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base au sol”. Le plan a été confirmé par l’administration Trump : en 2018 le Congrès a autorisé le financement d’un “programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé du sol depuis une plate-forme mobile sur route”. 

 Les images du test diffusées par le Pentagone montrent que le missile sort d’un lanceur vertical, du type de ceux utilisés par le système étasunien Aegis de “défense de missiles”, déjà installés dans le site de missiles OTAN de Deveselu en Roumanie  (et l’an prochain en Pologne) et sur quatre navires de la US Navy qui, déployés dans la base espagnole de Rota, croisent en Méditerranée, Mer Noire et Mer Baltique. C’est l’industrie guerrière même qui a réalisé le système Aegis, Lockheed Martin, qui documente que le système “est projeté pour installer n’importe quel missile dans n’importe quelle rampe de lancement”, donc adapté à “n’importe quelle mission de guerre”, y compris “l’attaque contre des objectifs terrestres”.

Ne pouvant pas vérifier quels missiles sont installés dans les rampes verticales à proximité de son territoire, la Russie tient pour sûr qu’il y ait aussi des missiles nucléaires et opère en conséquence.

Une fois réalisés de nouveaux missiles nucléaires (aussi bien de croisière que balistiques) de la catégorie interdite par le Traité FNI, les USA demanderont aux alliés européens de les “héberger”, et ainsi d’être en première ligne dans la confrontation nucléaire avec la Russie.

Quelle sera la réponse du prochain gouvernement italien ? 

Manlio Dinucci

 

 

Édition de mercredi 21 août 2019 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/cruise-sparato-per-prova-nel-pacifico-torneranno-anche-a-comiso/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019


 

ETATS-UNIS : LA GOUVERNANCE FASCISTE DU MONSTRUEUX TRUMP VA AUTORISER LA DETENTION ILLIMITÉE D'ENFANTS MIGRANTS

Les Etats-Unis vont autoriser la détention illimitée d'enfants migrants

Le gouvernement Trump met fin à une décision judiciaire de 1997, dites "Flores", imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir les enfants en détention plus de 20 jours.

Des enfants migrants se rassemblent après qu\'un volontaire ait ouvert une boîte contenant des animaux en peluche qui avaient été donnés près de la frontière mexicaine à Matamoros, le 29 juin 2019. 

Des enfants migrants se rassemblent après qu'un volontaire ait ouvert une boîte contenant des animaux en peluche qui avaient été donnés près de la frontière mexicaine à Matamoros, le 29 juin 2019.  (SERGIO FLORES / AFP)

C'est un pas de plus franchi par Donald Trump dans sa politique répressive envers les migrants. Son gouvernement a annoncé mercredi 21 août qu'il allait supprimer les strictes limites régissant le temps passé par les enfants migrants en centre de rétention, dans le cadre de sa politique de fermeté face à l'immigration clandestine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu'il mettait fin à une décision judiciaire de 1997, dites "Flores", imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir les enfants en détention plus de 20 jours. Une nouvelle règle, qui doit être mise en oeuvre sous 60 jours, ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centre de rétention.

"Cette règle permet au gouvernement fédéral d'appliquer les lois sur l'immigration adoptées par le Congrès", a déclaré Kevin K. McAleenan, secrétaire intérimaire de la Sécurité intérieure, rapporte le New York Times(article en anglais). Il s'agit selon lui d'une "règle cruciale" pour permettre au gouvernement de maintenir "l'intégrité du système d'immigration"

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/les-etats-unis-vont-autoriser-la-detention-illimitee-d-enfants-migrants_3585149.html


 

LE DANEMARK REFUSE DE VENDRE LE GROENLAND AU MILLIARDAIRE TRUMP. L’IMPRÉVISIBLE PRESIDENT US ANNULE SON VOYAGE

RACHAT DU GROENLAND

21 août 2019 07:06; Act: 21.08.2019 09:28Print

Trump annule sa visite au Danemark

La rencontre entre Donald Trump et Mette Frederiksen est annulée en raison du manque d'intérêt du Danemark pour le rachat du Groenland par les États-Unis.

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Donald Trump ne rencontrera pas la Première ministre Mette Frederiksen en septembre. (photo: AFP/Nicholas Kamm)

 

Sur ce sujet

 

Donald Trump a annoncé mardi repousser sa rencontre prévue avec la Première ministre danoise car elle ne souhaite pas vendre le Groenland aux États-Unis, nouvel épisode d'une saga diplomatique à rebondissements concernant ce territoire danois riche en ressources naturelles.

La visite au Danemark du président américain prévue début septembre a tout simplement «été annulée à ce stade», a précisé à l'AFP un porte-parole de la Maison Blanche, quelques instants après une série de tweets de son locataire.

Un autre moment

«Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n'aurait aucun intérêt à discuter de l'achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment», a lancé Donald Trump.

«La Première ministre a été en mesure de faire l'économie d'argent et d'efforts pour les États-Unis et le Danemark en étant si directe. Je la remercie pour cela et ai hâte de reprogrammer à un moment dans le futur» cette rencontre, a poursuivi le milliardaire républicain.

 

Donald J. Trump@realDonaldTrump

 · 

 

Denmark is a very special country with incredible people, but based on Prime Minister Mette Frederiksen’s comments, that she would have no interest in discussing the purchase of Greenland, I will be postponing our meeting scheduled in two weeks for another time....

Donald J. Trump@realDonaldTrump

....The Prime Minister was able to save a great deal of expense and effort for both the United States and Denmark by being so direct. I thank her for that and look forward to rescheduling sometime in the future!

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Cette annonce intervient dans une séquence diplomatique importante pour le dirigeant américain qui doit bientôt s'envoler pour la France, où il assistera au sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août. Aux côtés des autres leaders des grandes puissances mondiales, il pourrait encore jouer les trouble-fêtes, tant les sujets de discorde se multiplient entre les États-Unis et ses alliés traditionnels. En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les États-Unis d'acheter le Groenland, immense territoire autonome rattaché au Danemark qui compte quelque 56 000 habitants. Si cette idée avait d'abord fait sourire certains, ce dernier rebondissement montre, une nouvelle fois, la capacité du 45e président américain à casser les codes de la diplomatie traditionnelle.

«Grosse transaction»

Le week-end dernier l'ancien homme d'affaires new-yorkais avait confirmé de vive voix s'intéresser au Groenland en qualifiant devant la presse cette éventuelle transaction de «grosse transaction immobilière», qui serait «stratégiquement intéressante».

Début septembre, Donald Trump ne se rendra donc pas au Danemark où il avait accepté une invitation de la reine Margrethe II. Il avait pourtant assuré dimanche que cette visite n'était «pas du tout» liée à son ambition territoriale.

De leur côté, les autorités locales n'ont pas apprécié cette convoitise de l'ex magnat de l'immobilier. «Le Groenland est riche en ressources précieuses (...). Nous sommes prêts à faire des affaires, pas à vendre» le territoire, avait réagi vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.

(L'essentiel/afp)

http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/trump-annule-sa-visite-au-danemark-12668879


 

ESCALADE DES TENSIONS MILITAIRES : LES USA TESTENT UN MISSILE INTERMÉDIAIRE. PÉKIN ET MOSCOU DÉNONCENT. RELANCE DE LA COURSE AUX ARMEMENTS

Essai d'un missile américain: Moscou et Pékin crient à l'escalade militaire

Les grands traités nucléaires États-Unis - Russie

Les grands traités nucléaires États-Unis - Russie - © Selim CHTAYTI
AFP

  •    

La Russie et la Chine ont condamné mardi le premier essai par les Etats-Unis d'un missile de portée intermédiaire depuis la Guerre froide, dénonçant le risque d'une "escalade des tensions militaires" et d'une relance de la course aux armements.

Ce test américain marque la mort du traité de désarmement INF qui abolit l'usage - par la Russie et les Etats-Unis seuls - des missiles terrestres d'une portée de 500 à 5.500 kilomètres, officiellement suspendu par les deux puissances rivales il y a moins d'un mois.

L'essai, réussi, a été effectué dimanche depuis l'île de San Nicolas, au large de la Californie (ouest), à 14H30 (21H30 GMT), selon le Pentagone, qui a précisé qu'il s'agit d'une "variante d'un missile de croisière d'attaque sol-sol Tomahawk".

Des images publiées par l'armée américaine montrent le missile tiré à proximité du rivage, depuis un système de lancement vertical Mark-41.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a regretté mardi une "escalade des tensions militaires" tout en assurant que Moscou "ne cédera pas à la provocation".

La Chine a de son côté déploré "une escalade des confrontations militaires" qui "aura de graves conséquences négatives pour la sécurité régionale et internationale". Elle a accusé Washington de chercher "la supériorité militaire unilatérale".

Après six mois d'un dialogue de sourds, la Russie et les Etats-Unis avaient pris acte début août de la fin du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF), dont la signature à la fin de la Guerre froide en 1987 avait mis un terme à la crise des euromissiles, déclenchée par le déploiement en Europe des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires.

"Ecouter" la Russie

Le traité avait été dénoncé par le président américain Donald Trump le 1er février, puis par Moscou le lendemain, les deux pays s'accusant mutuellement de le violer.

Les Américains mettent notamment en cause le missile russe 9M729 d'une portée selon eux de 1.500 km, ce que Moscou dément, insistant sur le fait que son nouveau missile a une portée maximale de "480 kilomètres". La Russie dénonce de son côté le système de défense antimissile américain Aegis Ashore déployé en Pologne et en Roumanie.

Les Etats-Unis déploient depuis longtemps des missiles de croisière de moyenne portée embarqués, et ils sont généralement tirés depuis des systèmes Mark-41. Ce qui est nouveau avec le test de dimanche, c'est que le système de lancement était installé au sol. Le missile est conventionnel, mais tout missile peut, par la suite, être équipé de tête nucléaire.

Selon M. Riabkov, le "délai extrêmement serré" qu'il a fallu aux Etats-Unis pour procéder avec succès à ce test d'un nouveau missile après la fin du traité INF démontre que Washington s'était préparé de longue date à la mort de l'accord.

D'après le diplomate, l'usage du Tomahawk et du Mark-41 signifie que "ces systèmes seront utilisés pour le lancement non seulement de missiles intercepteurs, mais aussi de missiles de croisière", qui disposent d'une longue portée.

En visite en France lundi, le président russe Vladimir Poutine a accusé les Américains de ne pas "écouter" Moscou. "Les Européens ont intérêt à ce qu'on nous écoute et à réagir", a-t-il lancé.

"Éviter le chaos"

Début août, M. Poutine avait déjà appelé Washington à un "dialogue sérieux" sur le désarmement pour "éviter le chaos". Il avait alors proposé un moratoire sur le déploiement des armes nucléaires prohibées par le traité INF.

M. Poutine a donné fin février l'ordre de mettre au point de nouveaux types de missiles terrestres dans les deux ans, notamment en adaptant des engins de portée intermédiaire déjà existants mais déployés en mer ou dans les airs uniquement.

Il avait également menacé de déployer de nouvelles armes "invincibles" mises au point par son pays pour viser les "centres de décision" dans les pays occidentaux.

Il ne reste désormais en vigueur qu'un seul accord nucléaire bilatéral entre Moscou et Washington: le traité START, qui maintient les arsenaux nucléaires des deux pays bien en-deçà du niveau de la Guerre froide. Il doit arriver à échéance en 2021.

 

Missile américain de moyenne portée, tiré depuis une base californienne, ce 18 août


"DEAL DU SIÈCLE" : TRUMP ENVISAGE DE DÉVOILER SON "PLAN DE PAIX" APRES LES ELECTIONS ISRAÉLIENNES

Trump devrait dévoiler le volet politique du «deal du siècle» après les élections israéliennes

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Par AlAhed avec sites web

Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il attendrait probablement que les élections israéliennes du 17 septembre aient eu lieu avant de dévoiler son «plan de paix» pour la région conçu par le conseiller principal de la Maison Blanche, Jared Kushner.

Kushner a présenté, en juin lors d'une conférence à Bahreïn, le volet économique du «deal du siècle», faisant notamment miroiter 50 milliards de dollars d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens occupés et les pays arabes voisins sur dix ans.

Mais l'aspect politique, au cœur du conflit, n'a pas encore été dévoilé.

Les Palestiniens boycottent le plan américain, accusant l'administration Trump de parti pris en faveur d'«Israël».

Jared Kushner s'est entretenu début août au Caire avec le président Abdel Fattah al-Sissi de «la paix au Proche-Orient».

Le responsable américain a effectué une tournée dans plusieurs Etats de la région, pour promouvoir ce plan de Washington très controversé, critiqué par la Jordanie.

Il a également rencontré à Amman le roi Abdallah II de Jordanie et s'est entretenu en «Israël» avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou.

https://french.alahednews.com.lb/32380/347


 

LES 12 SIGNES QUI INDIQUENT QUE LA RECESSION ECONOMIQUE EST IMMINENTE AUX USA

Une ambulance. Image d'illustration

Les 12 signes indiquant que la récession économique est imminente aux États-Unis

© AFP 2019 KAREN BLEIER

LU DANS LA PRESSE

URL courte

Vestifinance.ru

Dossier:

Traduction de la presse russe (août 2019) (29)

2130

La longue guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine - les deux plus grandes économies du monde - et la détérioration des prévisions de croissance économique mondiale inquiètent les investisseurs qui pensent que l'ère du leadership américain touche à sa fin.

La guerre commerciale américano-chinoise a entraîné une nouvelle récession économique aux États-Unis, estiment les économistes interrogés par l'agence de presse Reuters. Ils prédisent également que la Réserve fédérale (Fed) réduira de nouveau son taux directeur en septembre, puis l'an prochain, écrit le site d'information Vestifinance.

Les économistes de Morgan Stanley pensent que la guerre commerciale a sapé la confiance des investisseurs, c'est pourquoi ils ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale.

D'après les prévisions de Morgan Stanley, si les USA augmentaient les taxes sur tous les produits importés de Chine jusqu'à 25% d'ici 4 à 6 mois et que la Chine prenait des contremesures, l'économie américaine entrerait en récession.

Les analystes pointent 12 signes d'une récession imminente de l'économie américaine.

  • Le rendement des obligations

A l'issue de la journée de mercredi les indices boursiers américains avaient perdu 3% en moyenne. Après une courte pause, les marchés mondiaux ont de nouveau plongé. La situation fait vraiment penser à l'effondrement de l'an dernier.

L'exode des investisseurs vers les actifs sûrs a inversé la courbe du rendement des obligations américaines. Autrement dit, les taux à court terme sont supérieurs aux taux à long terme. Depuis plus de 50 ans, cet indicateur présage une récession prochaine.

  • Le chômage

Le taux de chômage et le nombre de demandes primaires de chômage augmentaient juste avant ou dans les premiers jours des deux dernières récessions, avant que recommence une croissance soudaine. Actuellement, le taux de chômage aux États-Unis est à son minimum depuis 50 ans.

 

Or

© SPUTNIK . PAVEL LISSITSYNE

La flambée de l’or est-elle capable de changer son image dans l’esprit des Français?

Néanmoins, les économistes avertissent de la nécessité de suivre attentivement le taux de chômage aux États-Unis pour capter en temps utile les signaux de détérioration de la situation au vu de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui a sapé les pronostics de croissance économique et la situation sur les marchés financiers. Ce qui a entraîné à son tour une détérioration de la situation sur le marché du travail.

 

  • L'écart de production

L'écart de production est la différence entre le volume de la production réelle et potentielle. Cet indicateur est utilisé pour évaluer l'état de l'économie.

S'il est positif, comme aujourd'hui, cela montre que l'économie fonctionne au-delà de son potentiel.

En règle générale, l'économie fonctionne bien en-dessous du potentiel à la fin d'une récession et augmente significativement au-dessus du potentiel vers la fin d'une période de croissance.

Cependant, cet indicateur peut rester positif pendant de nombreuses années avant le début d'une récession.

  • La confiance des consommateurs

La demande de consommation est une locomotive importante de l'économie américaine. Historiquement, la confiance des consommateurs diminue en période de déclin économique. A l'heure actuelle, la confiance des consommateurs est au plus haut niveau.

  • La bourse

La chute des marchés boursiers pourrait être un signal de l'approche ou du début d'une récession. Une telle baisse avait été observée à la veille des récessions de 2001 et de 2008. La récente baisse des actions américaines a suscité des craintes d'une récession imminente parmi les investisseurs.

  • Le baromètre Boom-Bust

Le baromètre Boom-Bust élaboré par Edward Yardeni mesure les prix spot sur les marchandises industrielles comme le cuivre, l'acier et le plomb, et les divise par les demandes primaires d'allocations chômage. A la veille des deux dernières récessions, cet indicateur avait diminué. Il baisse progressivement depuis avril.

  • Le marché du logement

En général, le nombre de demandes de permis de construire baissent à l'approche de récessions. Aux États-Unis, le nombre de constructions de nouveaux logements a diminué pour le deuxième mois consécutif en juin, et le nombre de permis de construire délivrés a atteint son minimum depuis deux ans.

Cela montre que le marché du logement continue d'éprouver des difficultés malgré les taux d'intérêt bas pour l'immobilier.

  • La production industrielle

Étant donné que le secteur industriel ne joue plus, pour l'économie américaine, un rôle aussi important que par le passé, l'indice industriel établi par les économistes de l'Institute for Supply Management, qui était utilisé en tant qu'indice de croissance du PIB américain, n'a plus la même signification qu'avant.

Néanmoins, il convient tout de même d'y prêter attention, notamment quand on sait qu'il est resté inférieur à 50 pendant une période relativement longue.

 

Bolsa de Shanghái

© REUTERS / ALY SONG

Une bombe de 246.000 milliards de dollars posée sous l'économie mondiale

 Comme l'indique l'ISM, l'indice d'activité des entreprises nationales a baissé jusqu'à 51,2 en juillet, son minimum depuis août 2016.

 

Par ailleurs, l'indicateur de l'activité industrielle a diminué jusqu'à son minimum depuis trois ans en juillet également.

Les économistes pensent que cela résulte de l'adoption de taxes sur les importations chinoises, et constitue une réaction aux contremesures chinoises.

  • Les revenus

Les revenus des compagnies du S&P 500 avaient diminué à la veille des récessions précédentes. Selon les estimations, les revenus des compagnies du S&P 500 baissent actuellement, mais les compagnies s'attendent à une croissance au cours de l'année.

  • L'écart du taux actuariel

La différence entre le rendement des obligations à haut rendement et gouvernementales avait augmenté à la veille de la récession de 2007-2009.

  • Le transport naval de fret

L'indice Cass Freight Index de l'état du secteur du transport naval, déterminé par la compagnie Cass Information Systems Inc, a affiché une baisse de 5,3% en juin par rapport à l'année précédente. L'indice diminue pour le septième mois consécutif.

Que cela résulte de la guerre commerciale ou non, cet indice pointe des problèmes dans l'économie.

  • L'indice des tourments

L'indice des tourments est un chiffre qui combine les taux de chômage et d'inflation.

En général, il augmente pendant la récession, et parfois à son approche. En 2019, cet indice a diminué aux États-Unis.

https://fr.sputniknews.com/presse/201908151041932740-les-12-signes-indiquant-que-la-recession-economique-est-imminente-aux-etats-unis/


 

SELON LE MILLIARDAIRE US TRUMP, SA PRÉSIDENCE LUI A FAIT PERDRE PRES DE CINQ MILLIARDS DE DOLLARS, FRAIS D'AVOCATS INCLUS

Donald Trump

Selon Trump, sa présidence lui a fait perdre près de cinq milliards de dollars

© AP Photo / Alex Brandon

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Donald Trump s'est confié sur le coût de sa présidence lors d'un meeting mardi 13 août à Monaca. Il a déclaré qu’il avait perdu environ cinq milliards de dollars, frais d'avocats inclus.

À l’occasion d'un meeting mardi 13 août à Monaca, Donald Trump a déclaré avoir perduentre trois et cinq milliards de dollars au cours de sa présidence, relate NBC.

«Probablement, cela [la présidence, ndlr] m’a coûté entre trois et cinq milliards de dollars…mais je m’en fiche. Vous savez, si vous êtes riche, cela n’a pas d’importance. Je veux juste rendre la vie des gens bien meilleure», a déclaré le Président américain, cité par la chaîne de télévision.

Selon Trump, une grande partie de cette somme a été dépensée en frais d’avocats. «Comme on me poursuit pour tout et n'importe quoi», a-t-il souligné.

NBC indique qu’«il est presque impossible de vérifier» les mots de Trump, car il n’avait pas rendu public sa déclaration de revenus. Par ailleurs, il a été déjà pris en flagrant délit d’exagération sur la taille de sa fortune.

En avril, le président du comité des impôts de la Chambre des représentants des États-Unis Richard Neal a demandé la divulgation de la déclaration de revenus du Président américain de 2013 à 2018. Mais, sa demande a été rejetée.

D’après la défense de Trump, dans la juridiction du comité, il y a des impôts fédéraux, mais aucune donnée sur les impôts du Président.

 

Donald Trump

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Pourquoi les tentatives de Donald Trump d’affaiblir le dollar sont vouées à l’échec

En outre, les comités du renseignement et des services financiers de la Chambre des représentants des États-Unis ont demandé des informations sur les finances de Trump et sur l’activité commerciale de certaines banques, telles que Citigroup, Bank of America, JPMorgan Chase et Deutsche Bank, avec la Russie.

 

Avant son élection en 2016, Donald Trump avait déjà refusé de présenter au public ses déclarations de revenus, malgré les nombreuses demandes de ses opposants, le soupçonnant de fraudes fiscales.

Certains experts estiment que la divulgation de la déclaration de ses revenus pourrait nuire à la réputation du Président, car elle révélerait ses échecs commerciaux.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041930593-selon-trump-sa-presidence-lui-a-fait-perdre-pres-de-cinq-milliards-de-dollars/


 

LES USA DEMANDENT LA SAISIE DU PÉTROLIER IRANIEN IMMOBILISE A GIBRALTAR

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Les États-Unis demandent la saisie du pétrolier iranien immobilisé à Gibraltar

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Les Etats-Unis ont demandé aux autorités de Gibraltar de saisir le pétrolier iranien qu'elles retiennent depuis un mois alors qu'elles s'apprêtaient à le laisser partir, a annoncé jeudi le ministère public à Gibraltar.

Le ministère américain de la Justice a demandé à saisir le pétrolier iranien Grace 1, arraisonné au large de Gibraltar début juillet. L'annonce a été faite par l'avocat Joseph Triay, représentant le ministère public devant la Cour suprême du territoire britannique qui devait décider de prolonger ou pas l'immobilisation du pétrolier Grace 1.

«Le ministère américain de la Justice a demandé la saisie du pétrolier iranien Grace 1 à Gibraltar, quelques heures avant que le gouvernement de Gibraltar soit sur le point de le libérer», indique le journal Gibraltar Chronicle.

La Cour a reporté la séance à 14H00 GMT.

Arraisonnement d'un pétrolier iranien au large de Gibraltar

Le 4 juillet, le navire Grace 1 a été saisi par la Grande-Bretagne. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar a affirmé que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banyas.

En réaction, Téhéran a convoqué l'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer «l'interception illégale d'un pétrolier iranien», selon un porte-parole des Affaires étrangères iraniennes. Il a également démenti les accusations à son encontre et a dénoncé un acte de «piraterie» de la part de Londres.

D'une capacité de 300.000 tonnes, le Grace 1 bat pavillon panaméen et est exploité par la compagnie IShips Management Pte Ltd, établie à Singapour, d’après les banques de données du transport maritime.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041930740-les-etats-unis-demandent-la-saisie-du-petrolier-iranien-immobilise-a-gibraltar/


 

SUICIDE DANS SA CELLULE DU MILLIARDAIRE AMÉRICAIN JEFFREY EPSTEIN INCULPE POUR EXPLOITATION SEXUELLE SUR MINEURS. UN PARASITE DE MOINS. BON DÉBARRAS !

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Le milliardaire Epstein, accusé de trafic sexuel, se serait suicidé dans sa cellule

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Le financier américain Jeffrey Epstein, inculpé pour exploitation sexuelle sur mineurs, a été retrouvé mort dans sa cellule, annoncent les médias.

Le milliardaire de Walls Street, Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel aux États-Unis, se serait donné la mort dans sa cellule, annoncent les médias.

M.Epstein avait été arrêté par le FBI le 6 juillet.

En 2008, Epstein a déjà été condamné pour avoir eu recours aux services de prostituées mineures. L’homme, qui a plaidé coupable, encourait la prison à vie, mais n’a écopé que de 13 mois de prison à des conditions très favorables à l’issue d’une négociation de peine. Il était inscrit depuis sur la liste américaine des délinquants sexuels et était impliqué dans plusieurs procès.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/201908101041909683-le-milliardaire-epstein-accuse-de-trafic-sexuel-se-serait-donne-la-mort-dans-sa-cellule/