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APRES 36 ANS D'INCARCERATION, MUMIA OBTIENDRA-T-IL ENFIN UN NOUVEAU PROCES POUR DEFENDRE SON INNOCENCE ?

Comment va Mumia ?

Les informations sur l’état de santé de Mumia (ci-après) émanent des visites les plus récentes que lui ont rendues des membres de sa famille et des amis ... Mumia souffre encore de problèmes d'éruptions cutanées douloureuses. Les parties non touchées sont les pieds, les mains et le visage. Tout le reste est affecté et le démange, surtout la poitrine. S'il se gratte, il s'écorche et cela engendre régulièrement des insomnies. Malgré tout, il parait plus en forme qu'au début du mois. L’effet sans doute des piqures de stéroïdes qui ont réduit les démangeaisons mais ne les ont pas supprimées. Pour les atténuer, il doit s'enduire tout le corps d'une crème calmante trois fois par jour. Il bénéficie par ailleurs d’un nouveau traitement - un médicament validé récemment par l'agence nationale américaine de santé - qui, lui a-t-on dit, produira des résultats au bout de quatre mois. Ce traitement ne semble pas occasionner d’effets secondaires pour le moment. Il a repris aussi des séances de rayons ultra-violets trois fois par semaine ainsi que des bains thérapeutiques … Nul doute que la mobilisation internationale de ces deux derniers mois est à l’origine de cette amélioration en termes de soins de la part de l’administration pénitentiaire. Pour autant, l’hospitalisation à laquelle s’oppose toujours cette dernière, reste le plus sûr endroit pour le soigner et pour suivre l’évolution de son état de santé, notamment sa cirrhose du foie qui est sans doute à l’origine de sa maladie de peau. Restons vigilants et gardons l’espoir que les prochaines semaines seront moins douloureuses pour Mumia.

 

Après 36 ans d'incarcération, Mumia obtiendra-t-il enfin un nouveau procès pour défendre son innocence ?

Tel est l'enjeu de l'audience publique qui aura lieu le 27 mars prochain : voir nos précédentes infos sur notre site www.mumiabujamal.com

Comme lors de la précédente audience en janvier, une délégation du Collectif français LIBERONS MUMIA se rendra à Philadelphie (*).

D'ici là, le juge en charge de l'affaire recevra le 23 février les avocats de Mumia et les représentants du bureau du Procureur avec l'objectif d'obtenir les documents prouvant l'implication du magistrat Ronald Castille devant les juridictions ayant abouti à la condamnation à mort de Mumia. Cette audience privée est capitale car la Cour suprême des Etats-Unis interdit désormais la présence d'un même magistrat lors des procédures d'appel concernant une affaire où la peine de mort peut être prononcée. Dans l'hypothèse où les documents ne lui seraient pas remis, le juge a déjà fait savoir au Procureur qu'il convoquerait pour les interroger toutes les personnes - magistrats et agents de l'administration - présentes lors des audiences de recours.

(*) Les villes françaises et les organisations qui se sont engagées aux côtés de Mumia peuvent participer à cette délégation sous réserve de prendre en charge leurs frais de voyage et d'hébergement. Si vous êtes intéressés, prenez contact à cette adresse :jackyfree@orange.fr

 

La Fédération Internationale des Journalistes interpelle le Gouverneur de Pennsylvanie

Vous trouverez en pièce jointe la lettre adressée au Gouverneur de Pennsylvanie par La Fédération Internationale des Journalistes (regroupant tous les syndicats de journalistes du monde). C'est le syndicat français des journalistes CGT - dont Mumia est adhérent d'honneur - qui est à l'origine de cette initiative. C'est la première fois que cette Fédération Internationale - qui compte 160 syndicats dans 140 pays et rassemble 600.000 adhérents - intervient officiellement et publiquement en faveur de son confrère journaliste Mumia Abu-Jamal.

 

Retour sur les initiatives récentes de soutien à Mumia :

> Photos du rassemblement, auquel participait une délégation française, devant le tribunal de Philadelphie en janvier dernier: https://flic.kr/s/aHskrEr3kz

> Claude Guillaumaud-Pujol à Sète (Hérault), lors de la présentation de son livre "Mumia Abu-Jamal, combattant de la liberté": http://bit.ly/2C5XeEU

> Sous la signature de Jacky Hortaut, son représentant au Collectif Libérons Mumia, l'Espace Internationale de la CGT a diffusé à toutes ses organisations un article (page 5 de la pièce jointe) appelant à poursuivre la mobilisation pour la libération du journaliste afro-américain.

> Ecoutez Ramite Oréa et Claude Guillaumaud-Pujol sur Fréquence Paris Plurielle (Ile de France): http://bit.ly/2o9aaRX

  

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COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web:  www.mumiabujamal.com


 

APRES LA FUSILLADE MEURTRIERE DE PARKLAND, L'AGITE PRESIDENT US DONALD TRUMP PROPOSE D'ARMER LES PROFS !!

Après la fusillade de Parkland, Donald Trump propose d'armer les profs

Paris Match|

Kahina Sekkai, avec AFP

 

  • Donald Trump Maison Blanche 10

    920

    Melissa Blank, son fils Jonathan et Julia Cordover, tous deux lycéens de Parkland, à la Maison-Blanche, le 21 février 2018.

    Jonathan Ernst / Reuters

Une semaine après la fusillade dans un lycée de Parkland, en Floride, le président américain Donald Trump a reçu des témoins et des parents de victimes. Il a soumis l'idée d'armer les professeurs pour éviter un tel drame.

Des discours puissants et une proposition polémique. Mercredi, le président américain Donald Trump recevait à la Maison-Blanche des rescapés de la fusillade de Parkland, qui a fait 17 morts en Floride la semaine dernière, mais aussi des parents d'enfants tués dans d'autres tueries commises dans des écoles, comme Sandy Hook (26 morts dont 20 enfants, en décembre 2012). 

Muni d'une fiche de cinq éléments de langage, dont un pour lui rappeler de faire preuve d'empathie, le milliardaire a avancé la possibilité d'autoriser le port d'armes pour les enseignants. «Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable», a-t-il déclaré, précisant que «évidemment, cela s'appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme». S'il a précisé que ce n'était pour l'instant qu'une piste à étudier, il a critiqué le concept d'écoles sanctuaires, où aucune arme n'est tolérée. A ses yeux, ces établissements pourraient attirer les «maniaques», qui s'y attaqueraient en sachant qu'ils n'auraient face à eux aucune arme en réponse. L'idée a reçu un accueil mitigé dans la salle, partagée à moitié entre ceux qui y étaient en faveur et ceux qui y étaient opposés.

Trump en équilibriste, entre un mouvement populaire et la NRA

Après avoir demandé au ministère de la Justice des réglementations visant à interdire «tous les mécanismes qui transforment des armes légales en fusils automatiques», qui avait été utilisé à Las Vegas (58 morts en octobre dernier), le président américain a assuré qu'il serait également ferme sur les vérifications des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d'armes. Il a pourtant, un mois après son arrivée à la Maison-Blanche, signé le retrait d'une loi allant dans ce sens et promulguée par son prédécesseur Barack Obama. Donald Trump a également promis la «fermeté» sur le respect de l'âge légal pour acheter une arme : Nikolas Cruz, le tueur de Parkland, a 19 ans et a pu acheter une arme légalement -et ce alors qu'il ne peut pas encore acheter de l'alcool ou des cigarettes.

Donald Trump doit ainsi tenir un discours délicat, entre l'émotion provoquée par cette nouvelle tuerie à l'école et ses promesses faites à la NRA, le puissant lobby des armes, à qui il a assuré qu'il avait «un véritable ami à la Maison-Blanche» -qui a reçu 21 millions de dollars de dons de la NRA pour financer sa campagne. Mais il fait face à un mouvement émanant de la jeunesse, qui a déclaré la guerre aux armes. Le 24 mars prochain, une «Marche pour nos vies» sera organisée à travers le pays, où environ 300 millions d'armes circulent et où l'attachement au deuxième amendement est encore très fort. 

Mais certains lycéens actifs sont devenus les cibles de l'extrême droite américaine : l'assistant d'un élu de Floride a été renvoyé après avoir écrit à un journaliste du «Tampa Bay Times» qu'Emma Gonzalez et David Hogg, deux lycéens de Parkland qui militent pour une législation sur la possession d'armes, «n'étaient pas des élèves mais des acteurs qui sont envoyés sur différents terrains de crise quand il en arrive». Une théorie du complot sur les «acteurs de crise», présente sur Internet depuis des années et évoquée après chaque attentat ou tuerie de masse.

http://www.parismatch.com/Actu/International/Apres-la-fusillade-de-Parkland-Donald-Trump-propose-d-armer-les-profs-1465883


 

TABLETTES ANTIQUES A CHICAGO : LES HUIT MEMBRES DE LA COUR SUPREME DES USA ONT A L'UNANIMITE STATUE EN FAVEUR DE L'IRAN

Tablettes antiques à Chicago : la Cour suprême US a statué en faveur de l’Iran

Wed Feb 21, 2018 6:20PM

Fragments d’une tablette de Persépolis, faisant partie d’une collection prêtée par l’Iran à l’Université de Chicago. (Photo d’archives)

Fragments d’une tablette de Persépolis, faisant partie d’une collection prêtée par l’Iran à l’Université de Chicago. (Photo d’archives)

La Cour suprême des États-Unis a émis, ce mercredi, un décret pour annoncer l’impossibilité de la saisie des objets antiques iraniens, conservés au musée de Chicago, par les plaignants qui accusent l’Iran de soutien au terrorisme.

La Cour suprême des États-Unis empêche ainsi les survivants d’une attaque en 1997, qui demandaient la saisie de ces objets antiques iraniens pour exiger le paiement d’une indemnité de 71,5 millions de dollars, en accusant le pays d’avoir soutenu les auteurs de l’attaque.

Tous les huit membres de la Cour suprême ont statué ce mercredi unanimement contre les survivants américains d’un attentat à la bombe dans la ville de Qods en 1997. Ces objets ont été prêtés il y a plus de 80 ans par l’Iran à l’Institut oriental de l’Université de Chicago.

Les membres de la Cour suprême se sont référés au Foreign Sovereign Immunities Act, une loi fédérale qui protège généralement les biens des pays étrangers aux États-Unis, mais qui prévoit des exceptions pour les pays accusés de soutenir le terrorisme.

La Cour d’appel fédérale de Chicago avait déjà statué contre les plaignants. La Cour suprême a donc confirmé cette décision ce mercredi.

Il s’agit de 30 000 tablettes d’argile et de fragments contenant des écrits anciens connus sous le nom de collection Persépolis. Des archéologues ont découvert ces objets lors de fouilles à Persépolis dans les années 1930. La collection a été prêtée à l’Institut oriental de l’université de Chicago en 1937 pour la réalisation de recherches, la traduction et le catalogage.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/21/553156/La-Cour-suprme-US-a-statu-en-faveur-de-lIran


 

LES APPETITS MILITAIRES US SANS LIMITES SONT-ILS JUSTIFIES ?

Les soldats américains

Les appétits militaires US «sans bornes», sont-ils justifiés?

© Sputnik. Vladimir Pirogov

ANALYSE

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Maria Tonkova

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Le projet de budget américain pour 2019 prévoit des dépenses militaires encore plus élevées en comparaison avec cette année. Néanmoins, si les États-Unis continuent à distribuer l’argent de la même façon qu’aujourd’hui, il n’y aura plus de fonds pour développer les forces armées de manière qualitative, estiment des experts.

Début février, le projet de budget américain pour l'année 2019 a été soumis au Congrès. Ce document prévoit une augmentation encore plus significative des dépenses militaires qui ont doublé depuis 2003. En 2018, les États-Unis entendent dépenser environ 880 milliards de dollars pour les besoins militaires, une augmentation de 60 milliards en comparaison avec l'année dernière. Pourtant, la distribution de ce budget suscite des inquiétudes de nombreux observateurs.

Les domaines désavantagés

Les États-Unis revendiquent de nouvelles priorités dans leurs documents stratégiques adoptés depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir (les stratégies de sécurité nationale, de défense et de politique nucléaire). Ceci fait que des domaines comme la recherche et le développement de nouveaux types d'armes pourraient manquer de financement dans les années à venir.

D'après les données du CSBA (Center for Strategic and Budgetary Assessments), l'augmentation des effectifs et des coûts d'entretien des forces existantes sont des objectifs qui utilisent la majorité des fonds (86%). Si la tendance actuelle continue, vers 2024, ses deux types de dépenses consommeront le budget militaire entier.

 

Le 2 février, le Pentagone publie sa première «Revue de la posture nucléaire» des Etats-Unis depuis huit ans

© SPUTNIK. DAVID B. GLEASON

«Revue de la posture nucléaire» US: un retour à la logique de la guerre froide?

Alexeï Arbatov, membre de l'Académie des sciences de Russie, a expliqué à Sputnik que la structure des dépenses militaires américaines serait presque la même dans les années à venir, l'entretien des forces conventionnelles étant la priorité des États-Unis.

 

«Il s'agît principalement de forces conventionnelles. Les Américains avaient toujours des besoins sans bornes. Ce sont des armements très chers», a indiqué M.Arbatov.

Parmi les trois secteurs dans lesquels les États-Unis investiront le plus, l'expert russe a placé la flotte, les forces aériennes et terrestres, tandis que les nouvelles priorités mises en avance dans les documents stratégiques, telles que la cybersécurité et l'espace, ne sont pas si onéreux.

«Les priorités n'impliquent pas nécessairement de grandes dépenses. Désormais, ils accordent une priorité aux cybersystèmes [… ] tant offensifs que défensifs. Cela ne constitue pas de dépenses pharaoniques. La même chose pour l'espace. C'est plus coûteux que la cyberguerre, beaucoup plus coûteux, mais moins cher que les forces conventionnelles», a précisé Alexeï Arbatov.

Un budget déséquilibré

 

Le premier Zumwalt destroyer

© AP PHOTO/ ROBERT F. BUKATY

Les dépenses «pharaoniques» du super-destroyer sont au-dessus des moyens des USA

Evgueny Buzhinskiy, vice-président du Conseil russe des affaires étrangères, qui a participé à une conférence consacrée à l'analyse des nouveaux documents stratégiques américains, a expliqué que les États-Unis affectent plus de fonds à l'entretien des forces existences qu'au développement de nouvelles armes.

 

«Si nous évaluons le budget, le nôtre est plus équilibré. 50% pour le développement et 50% pour l'entretien. Le développement inclut l'achat de nouvelle technique, la recherche, le réarmement […] Les Américains ont une proportion de 20/80», a ajouté M.Buzhinskiy.

L'accroissement du budget militaire suscite de vives discussions aux États-Unis. De nombreux membres du Congrès américain estiment que l'augmentation de ces dépenses n'est pas justifiée.

«La dernière chose que nous devons faire, c'est approuver une autre augmentation des dépenses militaires sans déterminer comment le département de la Défense dépense nos impôts», a écrit le 8 février Ro Khannan élu démocrate, sur sa page Twitter.

Aujourd'hui, Washington dépense à des fins militaires plus que la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France, l'Inde, l'Arabie saoudite et le Japon réunis.

https://fr.sputniknews.com/analyse/201802191035202663-budget-militaire-us/


 

COMME C'ETAIT PREVISIBLE, LE CAMELEON ERDOGAN VIRE SA CUTI. LES USA ET LA TURQUIE VONT TRAVAILLER ENSEMBLE POUR SURMONTER LEUR "CRISE"

Syrie: Washington et Ankara vont travailler « ensemble » pour surmonter leur crise

 Depuis 1 heure  16 février 2018

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 Monde islamique - Turquie

 

Les Etats-Unis et la Turquie ont convenu vendredi de travailler « ensemble » en Syrie pour surmonter la grave crise les opposant depuis l’offensive turque contre une milice kurde alliée de Washington, en cherchant « en priorité » une solution pour la ville stratégique de Minbej.

La création d’un « mécanisme », sorte de « groupe de travail » entre les deux pays à couteaux tirés et pourtant alliés au sein de l’Otan, a été annoncée au terme de la visite du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson à Ankara.

L’Américain a enchaîné deux réunions marathon, jeudi soir avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et vendredi matin avec le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.
« Nous n’allons plus agir chacun de son côté » sur le terrain syrien, a promis Rex Tillerson lors d’une conférence de presse avec son homologue turc, assurant que les deux pays voulaient « aller de l’avant ensemble ».
« Nous deux pays partagent les mêmes objectifs en Syrie », à savoir la défaite du groupe jihadiste Etat islamique (EI)et la recherche d’une solution politique au conflit, a-t-il encore dit.

Le conflit syrien cristallise les différends qui s’accumulaient depuis plusieurs mois entre les deux alliés.
La Turquie a lancé le 20 janvier une offensive militaire dans l’enclave d’Afrine, dans le nord de la Syrie, visant les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde considérée par Ankara comme « terroriste » mais qui est un allié-clé de Washington dans la lutte contre l’EI.

Surtout, les Turcs menaçaient d’avancer vers Minbej, à une centaine de kilomètres plus à l’est, où sont également installés des militaires américains aux côtés des YPG. Le président Erdogan avait même laissé planer sa volonté d’y infliger une « claque ottomane » aux Américains.
« La question de Minbej sera traitée en priorité par notre groupe de travail », dont la première réunion est prévue d’ici mi-mars, a dit Rex Tillerson. Le secrétaire d’Etat a réitéré à la fois ses appels à la « retenue » à Afrine, notamment pour épargner les civils, et son engagement à prendre en compte les « inquiétudes légitimes » de la Turquie pour sa propre sécurité. Il a insisté pour que cette « ville stratégique et très importante » reste « sous contrôle » de la coalition internationale antijihadistes pour éviter un retour de l’EI.

  ‘Beaucoup de travail à accomplir’

Ankara a toutefois clairement exprimé ses attentes.
Le chef de la diplomatie turque a ainsi jugé que le sort de Minbej était un préalable.
« Nous pourrons effectuer des pas avec les Etats-Unis en toute confiance lorsque les YPG se seront retirées » de cette ville, « il est nécessaire que les YPG sortent de là », a-t-il insisté.

Selon des sources proches du dossier, les discussions portent sur un possible départ de cette milice kurde plus à l’est, au-delà du fleuve Euphrate, afin que les Turcs puissent se rendre à Minbej aux côtés des Américains.

Mais « il reste beaucoup de travail à accomplir », a estimé le ministre américain, refusant d’entrer dans les détails, tout en reconnaissant que les Etats-Unis n’avaient pas toujours tenu leurs engagements à l’égard de la Turquie dans le passé.

Dans un communiqué conjoint, Ankara et Washington s’engagent aussi à s' »opposer vigoureusement à toute tentative de créer des faits accomplis et des changements démographiques en Syrie », dans une apparente allusion à l’expansion des milices kurdes dans le nord de ce pays frontalier de la Turquie. Il s’agit là aussi d’un message d’apaisement des Américains, conscients des craintes des Turcs de voir des embryons d’Etats kurdes s’enraciner à leurs portes et attiser le séparatisme sur leur propre territoire.

Avant même l’opération turque en Syrie, les désaccords entre Ankara et Washington étaient nombreux, notamment depuis le putsch raté de 2016 en Turquie.

Ils ne semblent pas avoir été réglés malgré plus de 5H30 de réunions.
Le secrétaire d’Etat américain a redit sa « préoccupation » face à l’état d’urgence et aux détentions qui perdurent en Turquie, notamment celles de ressortissants américains ou d’employés locaux des missions diplomatiques des Etats-Unis.
Et il a seulement promis une nouvelle fois d’étudier les « preuves » éventuelles qu’Ankara peut fournir pour obtenir l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par les autorités turques comme le cerveau de la tentative de coup d’Etat et installé aux Etats-Unis.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/783660


 

UNE NOUVELLE TRAGEDIE SANGLANTE DANS UNE ECOLE US A FAIT 17 MORTS ET DES BLESSES DONT CERTAINS DANS UN ETAT CRITIQUE

Ce que l’on sait de la nouvelle tragédie sanglante dans une école américaine

Ce que l’on sait de la nouvelle tragédie sanglante dans une école américaine

© AP Photo/ AP Photo/Joel Auerbach

LU DANS LA PRESSE

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Izvestia

Dossier:

Traduction de la presse russe (février 2018) (34)

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Mercredi 14 février, un ancien élève a ouvert le feu dans une école de Parkland en Floride. La police de l’État a rapporté 17 morts et près de 14 blessés, dont certain dans un état critique.

La tragédie s'est produite à l'école Marjory Stoneman Douglas à environ 15 heures, heure locale, mercredi 14 février, écrit jeudi 15 février le quotidien Izvestia.

 

Florida School Shooting

© AP PHOTO/ AP PHOTO/WILFREDO LEE

Ce que l’on sait au lendemain de la 18e fusillade de l’année dans une école US

Avant cela, l'alarme incendie avait été déclenchée dans le bâtiment de l'école: selon la chaîne CBS, c'est le tireur, Nicolas de Jesus Cruz, ancien élève de l'établissement, qui l'aurait déclenchée intentionnellement. Il avait également apporté avec lui des grenades fumigènes pour provoquer un mouvement de panique et des bousculades.

 

Selon l'un des élèves, une formation anti-incendie avait été organisée à l'école la veille et c'est pourquoi quand l'alarme s'est déclenchée, tout le monde s'est dirigé vers la sortie — et c'est sur ce chemin que les tirs ont retenti.

La fusillade a fait 17 morts, a écrit sur Twitter Scott Israel, sheriff du comté Broward où se situe l'établissement scolaire. D'après lui, 12 élèves ont été tués dans l'enceinte de l'école, trois près de l'école et deux sont décédés à l'hôpital.

 

Fusillade dans une école secondaire en Floride

© AP PHOTO/ AP PHOTO/WILFREDO LEE

Fusillade de Floride: le SWAT prend d’assaut une salle de classe (vidéo)

Le président américain Donald Trump a présenté ses condoléances aux proches et aux parents des victimes. «Aucun enfant ni enseignant ne doit se sentir en danger dans une école américaine», a-t-il ajouté.

 

Le tireur est Nicolas de Jesus Cruz, 19 ans. Peu de temps avant les faits, il avait été exclu de l'école pour violation de la discipline. Le Miami Herald rapporte que le jeune homme a utilisé un fusil semi-automatique AR-15 et avait plusieurs chargeurs sur lui.

Après avoir commis son acte, il a tenté de quitter le territoire de l'établissement mais les policiers l'ont repéré et interpellé. La police a déjà analysé les réseaux sociaux du tireur et y a trouvé un contenu «alarmant»: Cruz publiait régulièrement des photos d'armes blanches et d'armes à feu et posait avec celles-ci.

 

Vladimir Poutine

© SPUTNIK. ALEXEY DRUZHININ

Tragédie de Floride: Poutine envoie ses sincères condoléances à Trump

Selon CNN, Nicolas de Jesus Cruz a acheté son arme en 2017 et a passé toutes les vérifications officielles nécessaires.

 

Actuellement, la police procède à des fouilles au domicile de Cruz, ainsi que dans un camping local. Le FBI a créé un site spécial pour télécharger toutes les photos et vidéos qui pourraient être liées à la fusillade. Le sheriff demande aux habitants de fournir toutes les informations à leur disposition.

Jeudi 15 février, Nicolas de Jesus Cruz devra comparaître devant le tribunal du comté de Broward en Floride.

https://fr.sputniknews.com/presse/201802151035160073-usa-floride-fusillade/


 

LES USA SOMMENT "ISRAËL" DE CESSER SES RAIDS AERIENS CONTRE LA SYRIE

Washington demande à Israël d’arrêter les agressions aériennes contre la Syrie

Wed Feb 14, 2018 6:15PM

Un F-16 de l’aviation israélienne a été abattu par la DCA syrienne, le 10 février 2018. ©AFP

Un F-16 de l’aviation israélienne a été abattu par la DCA syrienne, le 10 février 2018. ©AFP

Après le crash d’un avion de combat du type F-16 de l’aviation israélienne, abattu par la DCA syrienne, le Pentagone a demandé à l’armée israélienne de cesser ses agressions militaires contre la Syrie.

Selon le quotidien Rai al-Youm, Le département américain de la Défense, a demandé à Israël d’arrêter pour le moment ses agressions aériennes contre la Syrie de peur que l’armée israélienne ne perde sa réputation de « supériorité militaire » dans la région.

Une autre source d’inquiétude pour le Pentagone : les F-16 de fabrication américaine pourraient perdre leur place sur le marché mondial et les pays qui envisageaient l’achat de ce type d’avion de combat pourraient avoir des doutes si d’autres appareils de ce type venaient à être abattus par la DCA de la Syrie.

En outre, le Pentagone craint qu’un autre F-16 israélien s’écrase sur le territoire syrien, ce qui permettrait aux conseillers militaires russes présent sur place d’avoir accès aux débris de l’avion américain.

Certains analystes ont accusé l’Iran d’être impliqué dans le crash de ce F-16 israélien, qu’il aurait abattu à l’aide d’un missile à moyenne portée de fabrication russe. Cela pourrait être une autre source d’inquiétude pour les États-Unis et Israël, qui craignent que Téhéran ait accès à la haute technologie requise pour détruire leurs avions de combat.

Pour le moment, les experts militaires israéliens et américains sont en train d’étudier les débris du missile qui a abattu le F-16 israélien.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/14/552391/Isral-la-rputation-des-F16-en-danger


 

UN PORTE-AVIONS POUBELLE US DERNIER CRI INCAPABLE D'EXECUTER DES FONCTIONS DE BASE

USS Gerald R. Ford

Un porte-avions US dernier cri incapable d’exécuter des fonctions de base?

© REUTERS/ U.S. Navy/ Gitte Schirrmacher

INTERNATIONAL

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37762

Les experts ont demandé au Pentagone de reporter les essais des porte-avions de nouvelle génération de classe Gerald R. Ford à 2024, l’année du lancement du deuxième bâtiment de cette classe, l’USS John F. Kennedy, selon le site Task and Puprose.

Selon le site Task and Puprose, l'évaluation de l'USS Gerald R. Ford (CVN-78) réalisée par le Bureau du Directeur des essais opérationnels et de l'évaluation du département américain de la Défense publiée le mois dernier, ainsi que ses autres analyses techniques de 2017, ont révélé une fiabilité médiocre de nombreux systèmes essentiels du navire, y compris les nouvelles catapultes, les dispositifs d'arrêt, les ascenseurs pour les armes et le radar.

 

Zumwalt

© AP PHOTO/ ROBERT F. BUKATY

Pourquoi le projet de super-destroyer pour la marine américaine est un échec

Ces systèmes ne sont pas hautement technologiques et dans leur état de fonctionnement actuel, le bâtiment est incapable d'exécuter des fonctions de base pendant les opérations de routine.

 

«[Les insuffisances] pourraient affecter la capacité du porte-avions à effectuer des sorties, rendre le navire plus vulnérable aux attaques ou entraîner des limitations au cours des opérations de routine. La fiabilité médiocre ou inconnue de ces sous-systèmes critiques est le risque le plus important pour le CVN 78», indique le rapport des experts.

Le porte-avions USS Gerald R. Ford a coûté aux États-Unis la somme record de 12,9 milliards de dollars. Mis en chantier en 2009, il a été livré à la marine en 2017.

https://fr.sputniknews.com/international/201802141035145441-porte-avions-fiabilite-problemes/


 


 

UN AMBASSADEUR US AFFIRME QUE DES MILLIARDS ONT ETE DEPENSES POUR PROVOQUER UN CHANGEMENT DE REGIME EN SYRIE

Un ambassadeur US confirme que des milliards ont été dépensés pour provoquer un changement de régime en Syrie

Par Ben Norton 
Arrêt sur info — 12 février 2018

 

Image: Off Guardian


Par Ben Norton | The real news

Publié le Février 2018 sous le titre US Ambassador Confirms Billions Spent On Regime Change in Syria, Debunking ‘Obama Did Nothing’Myth

Les États-Unis ont déboursé au moins 12 milliards de $ en dépenses militaires et civiles pour intervenir en Syrie, sur les quatre ans qui vont de 2014 à 2017, selon l’ancien ambassadeur US dans ce pays.

Ces 12 milliards s’ajoutent aux milliards déjà dépensés pour amener un changement de régime en Syrie pendant les trois années précédentes, après l’éclatement de la guerre en 2011.

Ces chiffres impressionnants jettent un jour nouveau sur les sommes exorbitantes que les USA ont dépensé pour tenter de renverser le gouvernement de Damas. Ils contredisent aussi formellement les affirmations des soutiens de l’opposition syrienne, qui prétendaient que le président Obama « n’avait rien fait » en Syrie ou qu’il n’avait pas tenté d’y provoquer un changement de régime avec assez de ferveur.

L’ex-ambassadeur en Syrie Robert S. Ford a divulgué cette information dans un témoignageécrit qu’il a préparé en vue d’une audition par le Comité pour les Affaires Étrangères de la Chambre, le 6 février.

« Le coût des opérations militaires US en Syrie, de l’année fiscale 2014 à l’année fiscale 2017 a été de 3 à 4 milliards » a dit Ford. « En plus du coût de ces opérations militaires, les demandes budgétaires pour l’année fiscale 2017 réclamaient 430 millions de $ pour mettre sur pied des forces de sécurité locales, et celles pour l’année fiscale 2018 ont été de 500 millions de $ ».

L’ancien ambassadeur n’a pas précisé quelle partie de ces dépenses a servi à combattre ISIS. Il a néanmoins dit clairement qu’une partie était destinée à l’opposition syrienne.

Ford a aussi rapporté que les USA ont dépensé 7,7 milliards de $ en efforts d’aide humanitaire en Syrie pendant au moins quatre années. Ce chiffre, cependant, ne peut être exclu du coût total de la mission US de changement de régime, parce que la dépense US en aide humanitaire a été souvent explicitement politisée.

Le Département d’État US, l’USAID et d’autres agences gouvernementales ont refusé de fournir de l’aide humanitaire aux régions occupées par les forces gouvernementales et ont en revanche expressément utilisé leurs fonds pour arroser les infrastructures politiques, civiles et sanitaires des territoires tenus par les rebelles, y compris les régions gouvernées par la branche syrienne d’Al Qaeda, Jabhat Al-Nusra. Le Guardian a dévoilé comment des aides similaires ont été utilisées par le gouvernement britannique pour financer les activités d’Al-Nusra et d’autres milices extrémistes salafo-djihadistes.

Ford a reconnu, dans son témoignage, que l’aide humanitaire US à la Syrie avait été lourdement politisée, expliquant :

 « Les USA ont aussi déployé une petite équipe civile en Syrie, chargée de la reconstruction initiale et de construire une nouvelle gouvernance locale ou d’améliorer la gouvernance existante. Si ceci ressemble à de l’édification d’une nation, ce n’est qu’à une plus petite échelle. L’USAID et d’autres agences civiles ont fourni 875 millions $ d’aide non létale et de stabilisation aux régions de Syrie contrôlées par l’opposition depuis l’année fiscale 2012. Rien que l’année dernière, les USA ont fourni environ 200 millions de $ »

Ce financement humanitaire politisé a fait partie d’un effort concerté pour saboter le contrôle du gouvernement syrien sur le territoire du pays, en créant des administrations politiques indépendantes, des organisations civiles, des institutions sanitaires et des infrastructures qui échappent à son contrôle, établissant ainsi, de facto, des gouvernements autonomes capables de subsister grâce aux fonds US.

En fait, dans cette audition devant le Comité des Affaires Étrangères de la Chambre, Ford est allé jusqu’à condamner le programme d’aide humanitaire des Nations Unies, en prétendant que l’ONU « au fond, subventionnait Assad » en aidant les populations civiles des régions tenues par le gouvernement (c’est-à-dire la vaste majorité du pays).

« Si vous additionnez tous ces chiffres, les dépenses militaires et civiles des USA en Syrie au cours des quatre dernières années s’élèvent à au moins 12 milliards de $ » dit Ford dans son témoignage écrit pour le Congrès. « C’est beaucoup d’argent. Et on ne voit pas bien quand ces débours s’arrêteront. »

Des milliards dépensés pour les opérations de la CIA en Syrie

Joshua Landis, expert universitaire de pointe sur la Syrie, suppose que le chiffre de 12 milliards de $ ne comprend probablement pas les dépenses de la CIA.

Le New York Times a noté que le programme de la CIA en Syrie était « un des efforts les plus coûteux de l’Agence pour armer et entraîner des rebelles depuis son programme d’armement des moudjahidines en Afghanistan dans les années 1980 » qui a donné naissance à Al Qaeda et aux talibans

La CIA semble avoir dépensé des milliards de dollars pour obtenir un changement de régime en Syrie, bien que les estimations quant )à la somme exacte varient.

En juin 2015, The Washington Post a rapporté que les opérations secrètes de la CIA en Syrie avaient « un budget approchant 1 milliard de $ par an ». L’article continuait : « À 1 milliard de $, les opérations liées à la Syrie comptent pour à peu près 1 dollar sur 15 dans le budget total de la CIA, à en juger par les niveaux de dépenses révélés dans les documents que le Washington Post a obtenus de l’ancien agent de renseignement US Edward Snowden ».

Des fonctionnaires US ont dit au Post que ces efforts de la CIA « faisaient partie d’un effort plus vaste, de l’ordre de multi-milliards de $, incluant l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, en vue de soutenir l’opposition syrienne ».

Un rapport de 2016 du New York Times a révélé de même que l’Arabie Saoudite a aidé à financer les opérations US en Syrie et que « les estimations chiffrent le coût total de ses efforts d’armement et d’entraînement à plusieurs milliards de dollars ». Un financement considérable a aussi été fourni par le Qatar, la Jordanie et la Turquie.

En août 2017 cependant, le Times avait sensiblement minimisé le prix de l’opération, le réduisant à « plus d’un milliard de $ pour la durée du programme » tout en reconnaissant cependant que c’était « un des programmes d’actions secrètes les plus chers de l’histoire de la CIA ».

Le mythe « Obama n’a rien fait en Syrie ».

Les révélations de Robert Ford constituent le dernier aveu en date d’un fonctionnaire gouvernemental admettant que le prix des opérations US dans la guerre de Syrie a dépassé un montant à onze chiffres, qui s’étend donc à des dizaines de milliards de $.

Cet aveu s’oppose aussi fortement aux prétentions des défenseurs des rebelles et soi-disant experts qui n’ont cessé de ressasser que l’administration du président Obama n’a jamais eu sérieusement l’intention de renverser le gouvernement du dirigeant syrien Bachar Al-Assad.

L’organisme de surveillance des médias Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) a démontré à maintes reprises que les affirmations selon lesquelles « Obama n’a rien fait » en Syrie étaient des mensonges répandus avec persistance par certains des journalistes les plus éminents du monde.

Les comités de rédaction des journaux dominants et les politiques de haut rang aux USA et en Europe ont contribué à populariser ce mythe. Les critiques libéraux et conservateurs d’Obama l’ont, les uns comme les autres, éreinté pour soi-disant avoir haussé les épaules et être « resté assis sur son cul sans rien faire ».

Le mensonge prétendant que les USA « ne sont pas intervenus en Syrie » a été répété à satiété par des menteurs de tous acabits allant de John MacCain aux reporters du New York Times et beaucoup d’autres.

Audition par le Congrès sur le changement de régime en Syrie

Robert S. Ford est attaché supérieur au Middle East Institute (« Institut du Moyen Orient »), un think tank très influent de Washington D.C. largement financé par les gouvernements des Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite.

Le MEI sert largement de véhicule à l’influence des Émirats aux USA. Des emails divulgués montrent que le think tank a été utilisé pour donner une apparence d’indépendance aux voyages de diplomates US à l’étranger financés par les EAU.

Le témoignage dans lequel l’ex-ambassadeur Robert Ford a révélé les informations ci-dessus a été préparé pour l’audition du Comité des Affaires Étrangères de la Chambre : « Syrie. Quelle voie à suivre ? », où se sont également exprimés certains des collègues extrêmement bellicistes de Ford au MEI.

L’attaché supérieur au MEI Charles Lister, qui fait du lobbying depuis des années pour que les États-Unis renversent violemment le gouvernement syrien tout en blanchissant les rebelles salafo-djihadistes de Syrie, a lui aussi préparé un témoignage écrit, dans lequel il se lamente sur l’insuccès du programme de changement de régime et propose de nouvelles manières de renverser Assad.

La congressiste Ileana Ros-Lehtinen, une néoconservatrice pure et dure qui sert de présidente au Sous-Comité pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord de la Chambre, a ouvert l’audition en déclarant que « beaucoup de gens avaient repris courage grâce au récent discours du secrétaire Tillerson », dans lequel il en appelait à une « Syrie sous direction post-Assad ».

Dans ce discours de février, Tillerson a confirmé que les troupes US resteront indéfiniment en Syrie, même après qu’ISIS aura été défait. Il a aussi réaffirmé l’engagement de l’administration Trump envers un changement de régime et a appelé la communauté internationale à saboter économiquement Damas en refusant de financer ses efforts de reconstruction.

Ford et Lister se sont joints à Ros-Lehtinen pour louer Tillerson d’avoir dressé une ébauche ces buts, mais ont déploré que des actions spécifiques n’aient pas été proposées par l’administration pour les mener à bien.

Comment les USA entendent-ils exactement provoquer un changement de régime à Damas au point où nous en sommes est assez peu clair. Dans ce témoignage préparé, Ford a concédé que « les gouvernements syrien et iranien, et la Russie, veulent tous nous voir  hors de Syrie ».

Ben Norton 

Article original: The Real News

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades 

https://arretsurinfo.ch/un-ambassadeur-us-confirme-que-des-milliards-ont-ete-depenses-pour-provoquer-un-changement-de-regime-en-syrie/


 

VISION DE LA "GRANDE AMERIQUE" SELON TRUMP : "NOUS RESTERONS TOUJOURS NUMERO UN DANS LE DOMAINE DU NUCLEAIRE"

Donald Trump

Donald Trump: «nous resterons toujours numéro un» dans le domaine nucléaire

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Le Président Trump affirme vouloir réduire l’arsenal nucléaire des États-Unis, mais… à condition qu’il reste le meilleur au monde et que d’autres pays le fassent les premiers.

Les États-Unis dépasseront toujours les autres pays en matière de potentiel nucléaire, a déclaré lundi le Président Donald Trump présentant un projet de réforme de l’infrastructure américaine aux membres du cabinet et gouverneurs du pays.

«J’espère que nous pourrons réduire [les armes nucléaires, ndlr] ces prochaines années, mais cela dépend de ce que les autres gens feront. Nous resterons toujours numéro un dans ce domaine… nous dépasserons largement les autres», a indiqué M.Trump.

 

Donald Trump

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Trump dévoile ses appétits militaires pour 2019

Selon le Président, les États-Unis doivent moderniser leurs forces nucléaires et créer des armes atomiques sophistiquées, parce que «d’autres pays» mènent la même politique.

 

«S’il s’arrêtent, nous nous arrêterons aussi, mais ils ne s’arrêtent pas et nous devons donc dépasser tout le monde dans le domaine du potentiel nucléaire. J’espère qu’ils s’arrêteront et s’ils le font, nous le ferons deux minutes plus tard. A vrai dire, je voudrais me débarrasser de nombreuses [ogives nucléaires, ndlr] et s’ils le font, nous suivrons leur exemple», a noté M.Trump sans préciser de quels pays il parlait.

D’après le projet de budget américain pour 2019, Donald Trump veut dépenser 716 milliards de dollars pour la défense dont 24 milliards de dollars pour la modernisation du programme nucléaire des États-Unis conformément à la récente Revue de posture nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201802121035119880-trump-potentiel-militaire-numero-un/