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LES USA FONT FACE A UNE DETTE COLOSSALE DES ENTREPRISES SANS PRECEDENT QUI MENACE L'ECONOMIE MONDIALE

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Les USA font face à une dette des entreprises sans précédent menaçant l’économie mondiale

© Sputnik . Natalia Seliverstova

ECONOMIE

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Des experts du Fonds monétaire international et du gestionnaire d’actifs BlackRock mettent en garde contre les risques liés à la montée en flèche de la dette privée des entreprises américaines, qui s’élève actuellement à 10.000 milliards de dollars, soit 47% du PIB des États-Unis.

Depuis la crise financière de 2008, les entreprises américaines ont accumulé une dette privée sans précédent en profitant de taux d’intérêt extrêmement bas. Selon les données du Washington Post, cette dette mirobolante avoisine les 10.000 milliards de dollars, soit 47% du PIB américain.

Ces derniers mois, des experts avertissent du fait que cette flambée de la dette des entreprises pourrait aggraver un futur ralentissement économique.

Le FMI tire la sonnette d'alarme

La sonnette d’alarme est également tirée par des experts du Fonds monétaire international (FMI) et de BlackRock, gestionnaire d'actifs d'un milliard de dollars.

Market Insider signale, en se basant sur un rapport du FMI publié en octobre, que l’assouplissement de la politique monétaire par les banques centrales du monde entier au cours de la dernière décennie a encouragé les entreprises à «prendre des risques financiers».

Le rapport indique que cette dynamique a rendu certaines économies plus vulnérables au ralentissement économique.

«L'endettement des entreprises peut également amplifier les chocs, car leur désendettement pourrait entraîner une baisse des investissements et une hausse du chômage, alors que les défaillances des entreprises pourraient entraîner des pertes et limiter la capacité des banques à prêter», écrit le FMI.

Les obligations notées BBB font 50% du marché

BlackRock signale pour sa part dans un rapport publié également en octobre que les obligations notées BBB, l’avant-dernière note dans la catégorie investissement, représentent désormais plus de 50% du marché, contre 17% en 2001.

 

Des dollars

CC0 / PASJA1000

La dette publique américaine franchit la barre des 23.000 milliards de dollars, une première

«Nous pensons que la forte augmentation de la proportion de parts notées BBB a rendu le secteur des titres de dette de bonne qualité plus risqué que ces dernières années», a écrit BlackRock, ajoutant que ces titres notés BBB sont généralement les plus vulnérables de tous en période de récession.

 

Force est cependant de constater que les États-Unis ne sont pas les seuls concernés par le problème de la dette des entreprises. Bloomberg précise que le montant total des dettes des compagnies de par le monde est d’environ 250.000 milliards de dollars.

Cette somme est trois fois supérieure à la production mondiale et constitue 32.500 dollars par personne ou 130.000 dollars par ménage de quatre personnes.

https://fr.sputniknews.com/economie/201912031042526443-les-usa-font-face-a-une-dette-des-entreprises-sans-precedent-menacant-leconomie-mondiale/


 

LES FUTURES GUERRES LANCÉES PAR LES USA ATTEINDRONT LES BASES MILITAIRES US Y COMPRIS CELLES SITUÉES SUR LE SOL AMÉRICAIN

Foreign Policy : les futures guerres lancées par Washington s’étendront jusqu’aux USA

Wed Nov 27, 2019 6:9PM

Le 9M729 est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie. ©Reuters

Le 9M729 est l'un des plus récents missiles de croisière de la Russie. ©Reuters

Les progrès réalisés en matière des équipements militaires ont fait accéder la Chine et la Russie à de nouvelles technologies susceptibles de détruire les bases militaires et les réseaux logistiques de l’Amérique, même ceux se trouvant sur le sol américain.  

Au cours de la majeure partie de son histoire, les États-Unis ont eu le luxe de mener leurs guerres dans des zones sûres ; c’est-à-dire dans des contrées lointaines, vient d’écrire Foreign Policy qui explique que depuis plus de deux siècles, aucune bataille internationale majeure n’a eu lieu sur le territoire américain et pas plus dans son voisinage et que même le bombardement du Pearl Harbor par le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale s’est fait loin du sol des États-Unis. Le journal ajoute qu’au cours des dernières décennies, même les bases américaines installées dans d’autres États n’ont été que très peu confrontées à des menaces.

« Cette grande immunité a permis un mode particulier de guerre pour l’Amérique impliquant des assauts massifs lancés depuis des sanctuaires presque inatteignables. Lors des récentes guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Serbie par exemple, l’armée américaine a utilisé des bases sécurisées et des réseaux logistiques s’étendant du centre des États-Unis aux frontières de l’ennemi. Dans ces vastes espaces sécurisés, les militaires ont pu mener leurs batailles de manière stratégique et organiser des frappes aériennes et aux missiles avec une grande efficacité. En conséquence, les résultats des guerres immédiates ou leurs conséquences n’ont jamais été mis en doute ».

Toutefois, précise l’auteur de l’article de Foreign Policy : « Dans les guerres futures, les nouvelles technologies pourraient permettre à de grandes puissances rivales, telles que la Chine et la Russie, de mener des attaques précises et dévastatrices sur les bases militaires et les réseaux logistiques américains, y compris ceux situés aux États-Unis. Ceci est rendu possible grâce aux progrès réalisés dans les domaines de l’aérospatiale, de la robotique, de l’apprentissage automatique, de l’impression 3D et des nanomatériaux créant de nouvelles classes de missiles et des drones mortels qui peuvent être lancés de manière discrète, parcourir de grandes distances et supporter des forces massives, le tout pour une fraction du coût des technologies traditionnelles ».

Le journaliste étaie son raisonnement de la sorte :

« Les nouveaux missiles hypersoniques, par exemple, associent la vitesse et la portée des missiles balistiques à la maniabilité et à la précision des missiles de croisière. Les véhicules aériens sans pilote (drones) et les planeurs sous-marins ont atteint une portée transocéanique. Les algorithmes peuvent coordonner des essaims de plus de 1000 drones. Les imprimantes 3D au carbone peuvent produire 1 000 corps de drones par jour pour moins de 10 dollars par copie et les nanomatériaux peuvent équiper les drones d’ogives deux fois plus puissantes que les explosifs classiques.

La diffusion de ces technologies rendra le mode de guerre actuel des États-Unis obsolète. Armées de vastes arsenaux de missiles à longue portée et de drones armés, la Chine et la Russie sont de plus en plus capables d’ignorer le sanctuaire militaire américain. Au cours des époques technologiques précédentes, une frappe des bases américaines nécessitait des raids audacieux, généralement trop petits et sporadiques pour contrecarrer la puissance de combat américaine ou alors des tirs de missiles nucléaires susceptibles de déclencher des représailles massives. Maintenant, la Chine et la Russie peuvent envoyer des hordes de missiles conventionnels et de drones pour saccager les réseaux américains, détruisant les plates-formes d’armes américaines, coupant les liaisons de communication américaines et éliminant les dépôts de carburant et de munitions essentiels ».

Et selon Foreign Policy, les Américains ne pourront pas faire face à de telles attaques : « L’armée américaine aurait du mal à réagir rapidement à de telles attaques, car elle n’y est pas préparée. La plupart des bases n’ont que peu, voire pas du tout, de systèmes de défense antimissile et d’abris renforcés. Les avions de combat et les navires de guerre sont souvent garés à découvert, côte à côte. Les communications entre les centres de commandement et les soldats sur le terrain reposent largement sur les satellites qui suivent des orbites prévisibles... La force logistique américaine comprend principalement des navires à vapeur non armés dont la plupart doivent être mis hors service d’ici 15 ans. Les navires de guerre et les sous-marins américains ne peuvent pas être rechargés en mer. Ils doivent donc faire la navette entre le théâtre de guerre et une poignée de navires, passant sur les des ports se trouvant sur le sol américain et ceux se trouvant sur les territoires des alliés américains ». 

Par ailleurs, l’armée américaine dépend de plus en plus des systèmes militaires qui ont besoin de bases militaires sécurisées et de réseaux logistiques pour contrer les capacités anti-accès de la Chine et de la Russie (A2/AD), ce qui aggrave encore davantage la situation pour les États-Unis. Par exemple, les États-Unis utilisent le B-21 qui n’est pas encore opérationnel et ce, alors même que la Russie et la Chine sont déjà capables de détruire ce système aérien.

Guerre anti-Iran: ce qui attend les USA!

Guerre anti-Iran: ce qui attend les USA!

6 400 milliards de dollars et plus de 800 000 morts, voici le coût de la soi-disant lutte anti-terroriste des États-Unis.

http://french.presstv.com/Detail/2019/11/27/612280/LAmrique-devra-bientt-se-battre-sur-son-propre-sol


 

NEW YORK : VIVE EMOTION APRES LE MEURTRE D'UNE JEUNE AVOCATE MUSULMANE ENGAGÉE DANS LA DEFENSE DES FEMMES ET DES ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES

New York : le meurtre d’une jeune avocate musulmane engagée suscite une immense émotion

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Un mois aura été nécessaire à un médecin légiste new-yorkais pour éclaircir les circonstances de la mort de Ola Salem et mettre un terme à l’insupportable attente de ses proches, totalement anéantis par sa disparition brutale. La très dynamique et attachante avocate de 25 ans, engagée dans la défense des femmes et des enfants victimes de violences conjugales et de maltraitances, a bel et bien été assassinée, le 24 octobre dernier.

Le corps sans vie de cette jeune américaine d’origine égyptienne, née dans le quartier résidentiel de Coney Island, à Brooklyn, a été retrouvé, entièrement vêtu et dissimulé sous des feuilles,  dans une partie boisée du parc Bloomingdale situé sur la côté sud de Staten Island.

Connue et appréciée à la fois pour sa piété, son franc-parler, son sens de l’humour et son extraordinaire pugnacité, la poussant à braver toutes les difficultés, les dangers et parfois même l’autorité, cette ardente défenseuse des droits des femmes musulmanes, qui ne tolérait pas de les voir méprisés, piétinés, ou pire encore, violés, serait morte par asphyxie due à une torsion du cou.

A ce stade de l’enquête, aucune piste n’est écartée par la police. Cruelle ironie du sort, celle de la violence conjugale ayant tourné au drame est actuellement étudiée.

 

The death of Ola Salem has shocked her friends and family, while highlighting the prevalence of domestic violence in the United States. https://buff.ly/2CVeVFy 

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« Elle était très profonde, avait une vraie conscience politique, mais elle était aussi d’une nature joyeuse. Je peux fermer les yeux et l’entendre rire encore », a déclaré avec une profonde tristesse une amie proche Dania Darwish, la présidente du Aisyah Women’s Centre, le premier foyer d’accueil privé créé à New York pour les femmes musulmanes en détresse. Des femmes forcées de fuir, seules ou avec leurs enfants, le domicile conjugal afin d’échapper à des conjoints mués en tyrans domestiques.

Avant d’y trouver elle-même refuge, après un mariage tumultueux et une séparation avec son mari des plus houleuses, Ola Salem s’y était investie pleinement et activement dès son ouverture, en tant que bénévole, prodiguant des mots de réconfort ainsi que de précieux conseils juridiques à ses coreligionnaires en plein désarroi.

Aussi, l’annonce de sa mort a-t-elle suscité une immense vague d’émotion. Les messages de condoléances accompagnés de prière en sa mémoire ont afflué sur les pages Facebook des membres de sa famille. Tous ont loué ses grandes qualités humaines et professionnelles, son sens de l’engagement et de l’abnégation, sa combativité, son implication dans des oeuvres de bienfaisance et des campagnes de sensibilisation au cancer du sein, tout en rappelant qu’elle ne laissait jamais rien percevoir de ses propres fragilités, peurs et souffrances.

Accablées de chagrin, les femmes musulmanes abritées au sein de Aisyah Women’s Centre ont souhaité lui rendre hommage en créant une page GoFundMe portant son nom. L’argent récolté tombera dans l’escarcelle d’un foyer où la défunte Ola Salem aura vécu ses derniers instants, avant que son destin ne soit foudroyé, un jour funeste d’octobre.

«  Elle était un symbole d’espoir et de positivité pour beaucoup d’entre nous. Nous pouvons encore entendre ses éclats de rire à travers nos murs et sentir sa présence si lumineuse et bienveillante autour de nous », ont-elles écrit sous une plume bouleversée.

https://oumma.com/new-york-le-meurtre-dune-jeune-avocate-musulmane-engagee-suscite-une-immense-emotion/?utm_medium=oumma&utm_source=pushnotification&utm_campaign=pushnotification


 

LA GOUVERNANCE FASCISTE US NE CONSIDERE PLUS LES COLONIES ISRAÉLIENNES EN CISJORDANIE COMME ETANT CONTRAIRES AU DROIT INTERNATIONAL

Washington ne considère plus les colonies israéliennes contraires au droit international

 Depuis 7 heures  19 novembre 2019

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 Amérique et Europe - USA

 

Les Etats-Unis ne considèrent plus les colonies israéliennes en Cisjordanie comme étant contraires au droit international, a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine, alors que ces occupations de territoires palestiniens sont jugées illégales par l’ONU et une grande partie de la communauté internationale.

« Après avoir examiné soigneusement tous les arguments de ce débat juridique », l’administration de Donald Trump conclut que « l’établissement de colonies israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international », a dit Mike Pompeo devant la presse.

Cette décision pourrait être interprétée comme un coup de pouce au Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu, qui a proposé d’annexer une partie des colonies de Cisjordanie occupée, au moment où les partis israéliens mènent de difficiles tractations pour former un nouveau gouvernement.

Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par les Israéliens depuis 1967 sont jugées illégales par l’ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

La politique américaine s’appuyait jusqu’ici, au moins théoriquement, sur un avis juridique du département d’Etat remontant à 1978, selon lequel « l’établissement de colonies de population dans ces territoires » n’était « pas conforme au droit international ».

Mike Pompeo a donc décidé que cet avis était caduc.

« La vérité, c’est qu’il n’y aura jamais de solution judiciaire au conflit, et que les débats sur qui a raison et qui a tort au regard du droit international n’apporteront pas la paix », a-t-il estimé, prétendant qu’il ne s’agissait ni d’une ingérence dans la politique israélienne, ni d’un feu vert à la colonisation.

Trump isole les États-Unis

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En réaction, le sénateur et candidat aux présidentielles américaines, Bernie Sanders, a estimé que Trump a tort et joue avec sa base extrémiste.

‘Les colonies israéliennes en territoire occupé sont illégales. Cela ressort clairement du droit international et des multiples résolutions des Nations Unies. Encore une fois, M. Trump isole les États-Unis et sape la diplomatie en s’appuyant sur sa base extrémiste.

Sans surprise, l’Autorité palestinienne a dénoncé la déclaration américaine. « [Washington n’est] pas qualifié ou autorisé à annuler des dispositions de droit international et n’a pas le droit de légaliser des colonies israéliennes», a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

« Nous avons déjà entamé les pourparlers à l’ONU afin de présenter un projet de résolution au Conseil de Sécurité. Nous nous attendons à un veto de Washington, mais nous allons néanmoins aller de l’avant », a déclaré mardi le négociateur en chef des Palestiniens, Saëb Erekat.

« Les Etats-Unis imposeront alors leur veto au droit international », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. « Ils veulent nous voir sur nos genoux…Mais nous allons nous tenir debout ».

L’annonce de la Maison Blanche « confirme l’évaluation que se fait la Palestine de l’administration Trump, qui est une menace pour la paix internationale car elle est complice des crimes d’Israël », a commenté Hanane Achraoui, cadre de l’Organisation de libération de la Palestine.

L’ambassadeur des Etats-Unis à AlQuds occupée David Friedman est allé jusqu’à estimer qu’Israël avait « le droit » d’annexer « une partie » de la Cisjordanie occupée.

Et Mike Pompeo avait refusé en avril de dire si Washington s’opposerait à une éventuelle annexion des colonies de Cisjordanie par l’entité sioniste.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement Jérusalem AlQuds occupée comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’entité sioniste.

 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1558449


 

LE CRIMINEL DE GUERRE AMÉRICAIN DONALD TRUMP GRACIE DEUX OFFICIERS US ACCUSES DE CRIMES DE GUERRE

Trump gracie deux officiers de l'armée américaine accusés de crimes de guerre

Le président américain a également réhabilité un commandant des Navy Seals, les forces spéciales de la marine américaine, qui avait été rétrogradé pour des actes commis en Irak.

Par Le Figaro avec Reuters

Donald Trump en octobre dernier à la Maison Blanche. Photo AFP.

Le président Donald Trump a gracié vendredi deux officiers de l'armée américaine qui étaient accusés de crimes de guerre en Afghanistan et réhabilité un commandant des forces spéciales de la marine américaine (Navy Seal) qui avait été rétrogradé pour les actes qu'il avait commis en Irak. Certaines critiques estiment que cette décision pourrait affaiblir la justice militaire et laisser entendre que les atrocités commises sur le champ de bataille seraient tolérées.

À lire aussi : Un soldat d’élite américain jugé pour des crimes de guerre en Irak

La Maison blanche a indiqué que Donald Trump avait gracié le premier lieutenant Clint Lorance et le major Mathew Golsteyn et ordonné qu'Edward Gallagher retrouve le grade qu'il occupait avant sa condamnation l'an dernier. «Pendant plus de 200 ans, les présidents ont fait usage de leur autorité pour accorder une seconde chance aux individus méritants, notamment à ceux qui portent l'uniforme en servant notre pays. Ces actions s'inscrivent dans la lignée de notre longue histoire», dit le communiqué de la Maison Blanche.

Accusation de meurtre en Afghanistan

En 2013, les procureurs accusaient Clint Lorance d'avoir illégalement donné l'ordre de tuer deux hommes à moto lors d'une patrouille dans la province de Kandahar en Afghanistan. Il a été reconnu coupable de deux chefs d'accusation de meurtre. L'an dernier, Mathew Golsteyn, un béret vert de l'armée américaine, a été accusé du meurtre d'un Afghan lors de son déploiement dans le pays en 2010.

Edward Gallagher, ancien chef de commando des Navy Seals, était lui accusé d'avoir commis plusieurs crimes de guerre lors de son déploiement en Irak en 2017. Il était notamment accusé d'avoir poignardé au cou un prisonnier membre de l'organisation Etat islamique (EI). Il a été acquitté en juillet pour le meurtre du prisonnier mais a toutefois été reconnu coupable d'avoir posé pour une photographie à côté du corps.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/trump-gracie-deux-officiers-de-l-armee-americaine-accuses-de-crimes-de-guerre-20191116


 

VERS LA DESTITUTION DE TRUMP? LE REVIREMENT DU DIPLOMATE GORDON SONDLAND FRAGILISE TRUMP

États-UnisDestitution : le revirement du diplomate Gordon Sondland fragilise Donald Trump

2 MIN

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Dans une déposition écrite rendue publique mardi 5 novembre, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne est revenu sur son témoignage initial devant le Congrès, en admettant avoir conditionné une aide militaire destinée à l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête sur le rival politique de Donald Trump. Pour la presse américaine, ce rétropédalage met à mal le président américain.

 

C’est un nouveau témoignage explosif qui vient renforcer les soupçons des démocrates à l’égard de Donald Trump dans l’affaire ukrainienne, rapporte Politico. Dans une déclaration rendue publique mardi 5 novembre, Gordon Sondland, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne, a reconnu avoir dit à un haut responsable ukrainien que l’aide militaire américaine à l’Ukraine suspendue par Donald Trump ne serait pas débloquée tant que Kiev n’aurait pas annoncé publiquement l’ouverture d’une enquête anticorruption.

“Je me souviens maintenant avoir parlé, en aparté, avec Andreï​ Yermak pour lui dire que la reprise de l’aide américaine serait gelée jusqu’à ce que l’Ukraine fournisse une déclaration publique contre la corruption dont nous parlions depuis de nombreuses semaines”, a-t-il précisé.

À lire aussi:Controverse. La procédure d’impeachment va-t-elle déboucher sur une guerre civile aux États-Unis ?

En admettant l’existence d’un “quid pro quo”, en d’autres termes une entente, le diplomate apporte “une modification significative” à son témoignage initial devant le Congrès mi-octobre, note le Washington Post. Gordon Sondland avait alors déclaré, sous serment, n’avoir en aucun cas “participé” à des actions visant à “geler de l’aide afin de faire pression” sur le gouvernement ukrainien, estimant même qu’une telle attitude serait “inappropriée” voire “illégale”.

“Une preuve précieuse qui vient compléter l’hypothèse d’un abus de pouvoir”

Cette nouvelle déclaration “fournit aux démocrates une preuve précieuse d’un témoin clé qui vient donc compléter l’hypothèse d’un cas d’abus de pouvoir présidentiel”relève le New York Times. La déclaration du diplomate est d’autant plus forte que, “contrairement à d’autres responsables qui ont apporté un témoignage préjudiciable à M. Trump, M. Sondland est un soutien politique du président qui a eu des contacts directs avec lui”, souligne le quotidien.

Gordon Sondland est l’un des “mégadonateurs” qui a soutenu la campagne de Donald Trump en 2016, rappelle The Hill. Les républicains s’étaient largement appuyés sur les déclarations initiales de ce conservateur pour tenter de prouver l’absence d’abus de pouvoir. “Cette modification de dernière minute vient saper l’argument principal utilisé par Trump et ses alliés républicains, qui n’ont cessé d’affirmer pendant l’enquête en destitution que le président n’avait jamais menacé de bloquer l’aide militaire en échange de faveurs politiques”, souligne le site d’information américain.

“Cracher le morceau ou aller en prison pour parjure”

Les récits d’autres hauts responsables déjà recueillis par la Chambre des représentants semblent avoir poussé, lundi 4 novembre, Gordon Sondland à compléter ses déclarations.

Face notamment au témoignage accablant du diplomate Bill Taylor le 22 octobre dernier, accréditant l’idée d’un quid pro quo, “Sondland a dû faire un choix”, note Kevin Drum, journaliste et blogueur pour Mother Jones“Cracher le morceau ou risquer d’aller en prison pour parjure.”

Noémie Taylor-Rosner

https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/1947898/article/1947949


 

LES USA POURRAIENT PERDRE UNE GUERRE DES GRANDES PUISSANCES ET ETRE DÉTRUITS PAR LA CHINE EN 30 MINUTES

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre des grandes puissances ?

Sat Nov 2, 2019 5:51PM

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre avec d'autres grandes puissances telles que la Chine et la Russie ? Getty images/Archives

Comment les États-Unis pourraient perdre une guerre avec d'autres grandes puissances telles que la Chine et la Russie ? Getty images/Archives

Dans un article ayant pour titre « Comment les États-Unis vont-ils perdre la prochaine lutte pour le pouvoir ? » le centre de réflexion Rand Corporation indique qu’avec les stratégies suggérées par le Pentagone, les États-Unis ne sont pas prêts à rivaliser dans la « bataille du pouvoir » et qu’ils seront forcément des perdants.

« Le département de la défense se concentre sur les menaces que la Russie et en particulier la Chine font peser sur les intérêts, les alliés et les partenaires américains comme Taïwan », note le rapport qui ajoute que pour le moment, les forces américaines semblent mal positionnées pour relever ces défis.

En effet, la Russie et la Chine ont toutes deux développé de formidables réseaux de missiles, de radars, de systèmes de guerre électronique, pour se développer et même bloquer la capacité des forces américaines à opérer dans le Pacifique occidental et en Europe orientale pour défendre leurs alliés et partenaires. La Chine en particulier développe des capacités de plus en plus impressionnantes pour projeter son armée le plus loin possible, notamment par le biais des systèmes tels que les porte-avions, l’aviation à longue portée et les sous-marins à propulsion nucléaire. Ensemble, ces forces ont fait basculer l’équilibre militaire dans des pays tels que Taïwan et les États baltes, passant d’une domination indiscutable des États-Unis à une situation beaucoup plus compétitive.

La question est « que faire à ce sujet », s’interroge la Rand Corporation. Si rien n’est fait, la Chine ou la Russie peuvent chercher à exploiter ces avantages pour contraindre ou même conquérir des alliés américains ou Taïwan. En réponse, certaines voix influentes au sein du gouvernement américain suggèrent des « stratégies d’escalade horizontale » ou d’imposition de coûts. Il s’agit des approches qui élargiraient, selon le think tank, le champ de bataille pour infliger encore plus de coûts, au-delà de ceux du front de la guerre.

La raison objective de ces arguments est que les avantages locaux de la Chine dans le Pacifique occidental ou de la Russie sur la frontière de l’Europe de l’Est sont trop importants pour être inversés en faveur des États-Unis. Mais Washington peut utiliser, selon le think tank, sa portée mondiale pour infliger des coûts importants à la Chine ou à la Russie. Par exemple, dans l’éventualité où la Chine attaquerait Taïwan, les États-Unis pourraient imposer un embargo commercial ou s’attaquer à la base chinoise de Djibouti ou encore à des installations dans des endroits tels le Pakistan, le Cambodge ou le Sri Lanka.

Et si la Russie s’emparait des États baltes, les États-Unis pourraient attaquer les forces russes en Crimée ou en Syrie. La théorie est que menacer de détruire ou d’emporter des objets plus loin pourrait amener l’adversaire à s’abstenir d’attaquer ou à abandonner sa cible initiale.

Mettant en cause l’efficacité de la stratégie américaine face à ses deux grands rivaux, les commentateurs de la Rand Corporation indiquent : « En effet, s’appuyer trop lourdement sur de telles approches jouerait directement dans le sens des avantages chinois et russes ».

« Ce n’est pas parce que l’escalade horizontale et l’imposition des coûts ne peuvent pas être efficaces dans l’abstrait, c’est plutôt parce qu’élargir une guerre aux dépens de la lutte locale va généralement dans le sens des intérêts de la Chine et de la Russie, et non les États-Unis et de leurs alliés », poursuit le texte.

Toujours selon les analystes du Centre de réflexion, c’est parce que les États-Unis tentent de défendre leurs alliés et leurs partenaires dans les cours de ces autres grandes puissances. Ce faisant, les intérêts des États-Unis sont importants, mais restent toutefois partiels. Les intérêts de la Chine et de la Russie seront probablement beaucoup plus profonds. La Chine se soucie peut-être davantage de Taïwan qu’elle considère comme une province renégate. Ou pour la Russie, les États baltes sont directement les voisins de Saint-Pétersbourg. Alors que pour les États-Unis les intérêts directs ne sont pas en jeu.

L’escalade horizontale est donc un mauvais choix pour les États-Unis dans ces circonstances, car ni la Chine ni la Russie n’ont rien à voir avec la présence à l’étranger des États-Unis et, par conséquent, aucune des deux ne s’intéressera à rien de plus, au-delà de ses frontières, que de gagner la bataille sur Taïwan ou les pays baltes. Certes, la Russie a des intérêts en Syrie et la Chine à Djibouti, mais l’importance de ces derniers pour chacun d’eux est minime par rapport aux États baltes ou au statut politique de Taïwan, prévient encore le centre de réflexion.

Selon le rapport, certains stratégistes au sein du Pentagone vont encore plus loin et souhaitent une confrontation directe avec la Chine et la Russie dans des régions telles que l’Extrême-Orient ou la Chine occidentale ; ce qui ne fonctionnerait pas non plus pour les États-Unis, car il existe un risque que la guerre limitée devienne une guerre généralisée.

Le rapport recommande enfin : « la stratégie de défense nationale US doit chercher, en coordination avec les alliés et les partenaires, à développer des capacités et des stratégies militaires empêchant la Chine et la Russie de dominer leurs territoires avoisinants ».

La Chine détruira les USA en 30'

La Chine détruira les USA en 30'

Le nouveau missile chinois à arme nucléaire atteint les USA en 30 minutes.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/11/02/610206/Chine-Russie


 

EN MISSION SUR LE PORTE-AVIONS GEORGE H.W. BUSH, TROIS MARINES SE SUICIDENT

Trois marines se suicident sur l’USS George H. W. Bush

 Depuis 2 heures  25 septembre 2019

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 Amérique et Europe - USA

 

La marine des États-Unis a annoncé que trois militaires du pays en mission sur le porte-avions USS George H. W. Bush s’étaient donné la mort.

Avec le suicide de trois autres soldats américains de l’USS George H. W. Bush ces derniers jours, l’US Navy s’inquiète désormais de voir le nombre des suicides augmenter. L’armée américaine a eu même recours à la publication de livrets de conseils pour empêcher que de tels actes ne se reproduisent.

Selon le site de l’Institut naval des États-Unis (USNI), le capitaine Sean Bailey, commandant de l’USS George H. W. Bush a confirmé dans un message posté sur son compte Facebook la mort des trois marins sans donner plus de précision sur leurs identités et les raisons de leur geste.

Un porte-parole de la marine américaine a également refusé de commenter cette affaire.

La marine américaine connaît actuellement un taux de suicide élevé. La cinquième flotte de l’US Navy a annoncé le 5 septembre que 46 membres de la marine avaient été tués en 2019. Des statistiques similaires ont été publiées l’année dernière.

Une nouvelle enquête a également fait état de l’augmentation croissante du nombre des suicides au sein de l’armée américaine ces dernières années.

Selon les chiffres publiés par la marine américaine, le taux de suicide était de 20,1 sur 100 000 militaires. Parmi les « Marines » des États-Unis, ce nombre était de 30,7 pour 100 000 hommes.

https://french.almanar.com.lb/1506067


 

JOYEUX 100ème ANNIVERSAIRE DU PARTI COMMUNISTE DES ETATS-UNIS !

Joyeux 100ème anniversaire du Parti Communiste des Etats-Unis !
9/2/19 14:47 PM
NEW YORK - Le 1er septembre 2019 marque le centenaire de la naissance du Parti communiste des États-Unis. Pour commémorer ce moment marquant de l'histoire des États-Unis, le CPUSA accueillera des événements régionaux à Chicago et à New York le 14 septembre et à Los Angeles le 21 septembre. Des événements sont également prévus à Baltimore, Cleveland et plusieurs autres villes.

Des militants politiques, des historiens, des dirigeants syndicaux et communautaires bien connus, dont le conférencier invité Bill Fletcher, assisteront aux divers événements.

Fondée en septembre 1919, l'UCUSA a été pendant de nombreuses années la plus grande et la plus influente organisation marxiste des États-Unis.

Les événements du 14 septembre donneront le coup d'envoi d'une année de célébrations qui durera jusqu'en septembre 2020.

Selon Joe Sims, coprésident national du CPUSA, " les communistes ont une fière histoire. Notre engagement en faveur de la démocratie, de la justice pour les personnes de couleur et des droits des travailleurs, par exemple, a remodelé et redéfini les contours de la politique américaine tout au long de notre histoire séculaire. Nous sommes fiers de cette histoire."

"Nous sommes un parti ouvrier, excité à l'idée de nous lancer dans les 100 prochaines années de lutte ", a ajouté Rossana Cambron, également coprésidente du CPUSA.

Dans une lettre, Angela Davis, militante de renom, a déclaré : " Je suis fière d'avoir passé bon nombre de mes années de formation au sein de cette organisation[le CPUSA] et d'avoir bénéficié de sa présence pionnière et de son leadership dans les campagnes antiracistes et populaires ".

Voici quelques exemples des nombreuses contributions " pionnières " du CPUSA aux droits des travailleurs, à l'égalité, à la démocratie, à la solidarité internationale et à la paix :

- Les communistes ont aidé à fonder et à diriger bon nombre des syndicats les plus militants de l'histoire des États-Unis, en particulier au Congrès des organisations industrielles (CIO) dans les années 1930 et 1940 ;

- Les communistes se sont battus pour les droits du travail et les droits civils dans des campagnes historiques contre les machinations contre Sacco et Vanzetti et les accusés de Scottsboro. Le Parti communiste a aidé à fonder l'organisation internationale de défense du travail qui a mené ces luttes ;

- Les communistes ont défendu l'égalité des Afro-Américains en travaillant avec des groupes de défense des droits civiques comme la NAACP, le National Negro Congress et le Southern Negro Youth Congress dans les années 1930 et 1940, puis le Civil Rights Congress et le Council on African Affairs dans les années 1950 ;

- Les communistes se sont vaillamment sacrifiés dans la lutte contre le fascisme avant et pendant la Seconde Guerre mondiale ; on estime que 3 000 communistes ont combattu pour la démocratie et contre les fascistes franquistes en Espagne, tandis que 15 000 autres communistes ont servi avec honneur pendant la Seconde Guerre mondiale ;

- Les communistes ont défendu la Déclaration des droits auprès de l'ACLU, dont notre présidente nationale Elizabeth Gurley Flynn était membre fondatrice. Ensemble, nous avons lutté contre la répression politique. Durant les jours sombres du maccarthysme des années 1950, Flynn a malheureusement été retiré du conseil d'administration de l'ACLU. Malgré tout, le PC a contribué à garantir la liberté d'expression de tous les Américains pendant cette période, ce qui s'est traduit par de nombreuses décisions historiques de la Cour suprême qui ont renversé la répression de la guerre froide.

- Les communistes ont aidé à diriger le mouvement étudiant pour la liberté d'expression et le mouvement contre la guerre du Vietnam dans les années 1960 et au début des années 1970 ;

- Les communistes ont mené la campagne pour libérer Angela Davis, le révérend Benjamin Chavis Jr. et tous les prisonniers politiques, par le biais de l'Alliance nationale contre le racisme et la répression politique (NAARPR) dans les années 1970 ;

- Travaillant avec d'autres pour lancer des coalitions locales et nationales appelant à des sanctions globales et à la liberté pour Nelson Mandela, les communistes ont contribué à déclencher le mouvement de désinvestissement anti-apartheid aux États-Unis contre le gouvernement raciste de l'Afrique du Sud. Les communistes ont également aidé à fonder le Mouvement national anti-impérialiste en solidarité avec la libération de l'Afrique du Sud (NAIMSAL) à la fin des années 1970 et au début des années 1980 ;

- Les communistes aident également à diriger le mouvement pacifiste américain pendant les premières années des guerres en Afghanistan et en Irak, par l'intermédiaire de l'organisation United for Peace and Justice et de la National Youth and Student Peace Coalition dans les années 2000.

Ce n'est qu'un instantané rapide.

source :  http://www.solidnet.org/article/CPUSA-Happy-100th-birthday-Communist-Party-USA/


 

FRANCISCO ARIAS FERNANDEZ : ESCLAVAGE SEXUEL ET MIGRATION A L'ERE TRUMP

Esclavage sexuel et migration à l'ère Trump

Les pays d'Amérique centrale sont des espaces d'origine et de transit de femmes et de mineures emmenées par les réseaux de trafic sexuel vers des pays au plus grand développement économique dans la région d’Amérique du Nord

Auteur:  | internet@granma.cu

Les victimes sont principalement des femmes qui sont recrutées par tromperie par des réseaux de trafic sexuel.

UN rapport publié par les Nations Unies (ONU) le mercredi 31 juillet, à l'occasion de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains, note que plus de 80% des victimes de ce fléau en Amérique latine sont des femmes et des filles, et que la grande majorité d’entre elles tombent entre les mains de réseaux d'exploitation sexuelle.

À ce sujet, Simon Pedro Izcara Palacios, docteur en sociologie de l'Université Complutense de Madrid (Espagne) et professeur à l'Université autonome de Tamaulipas (Mexique), a publié, dans la version numérique de la revue Estudios Sociales, le résultat de travaux de recherche dans lequel il affirme que « l'Amérique centrale, le Mexique et les États-Unis constituent une région où le trafic sexuel s’est profondément enraciné ».

L'étude conclut qu'aux États-Unis, les victimes sont principalement des femmes qui sont recrutées par tromperie par des réseaux de trafic sexuel, par le biais des promesses d'emplois glamour ou bien rémunérés, et que « l'industrie du divertissement pour adultes se nourrit de femmes et de mineures mexicaines et d'Amérique centrale, ainsi que d'autochtones ».

Selon les recherches menées dans ce pays, ces femmes sont soumises à l'esclavage sexuel, à la prostitution involontaire, non forcée sans liberté de choisir leurs clients ou non forcée avec liberté, selon les catégories utilisées au niveau international.

Le chercheur précise que l'esclavage sexuel se caractérise par deux éléments : la soumission à un contrôle absolu par le recours excessif à la violence physique et/ou psychologique, et l'absence de gratifications économiques ou autres pour se livrer à la prostitution.

Il ajoute que la prostitution involontaire implique deux critères : la traite et/ou la prostitution de mineures par la tromperie ou la coercition, ou d'une manière non forcée, et la traite et/ou la prostitution d'adultes par la tromperie ou la contrainte.

CHASSEURS DE FEMMES

Au Mexique, précise-t-il les victimes enlevées par des groupes criminels sont les plus nombreuses, et qu'en Amérique centrale, ce sont surtout des mineures prostituées par des proches ou trompés par des proxénètes.

L'élément le plus distinctif de la traite au Mexique est l'esclavage sexuel, principalement en raison de l'implication des cartels de la drogue dans ce commerce. Ces organisations ne recrutent pas leurs victimes : elles les kidnappent et les forcent à se prostituer.

La méthode utilisée par les cartels pour soumettre les victimes est abjecte et brutale. Les femmes sont introduites dès le départ dans des scénarios de violence extrême, y compris la privation de nourriture, les passages à tabac constants et l’assassinat.

Les pays d'Amérique centrale sont des espaces d'origine et de transit de femmes et de mineures emmenées par les réseaux de trafic sexuel vers des pays au plus grand développement économique dans la région d’Amérique du Nord. Des fillettes d'à peine dix ans sont introduites dans la prostitution par leurs parents ou par des proxénètes et des trafiquants.

L'implication des parents dans des marchés illégaux, tels que le commerce du sexe ou le trafic de drogue, conduit souvent à la prostitution involontaire de mineures. Parfois, la mère prostitue ses filles pour soutenir une dépendance aux drogues.

Dans les familles impliquées dans les réseaux de trafic de drogue, les filles mineures sont souvent prostituées lorsque leurs parents sont emprisonnés, assassinés ou font faillite.

Les réseaux de trafic sexuel qui opèrent dans la région d’Amérique du Nord et recrutent des femmes en Amérique centrale ont les États-Unis pour principale destination. Le Mexique est un pays où sont prostituées aussi bien les femmes qui n’intéressent pas le marché étasunien que celles qui sont en transit vers le Nord.

PROSTITUTION OU EXPULSION

L'étude affirme qu'aux États-Unis, l’« instrument qui contribue » au fait que les femmes migrantes prostituées n’abandonnent pas les marchands de sexe ou les exploiteurs qui les maintiennent dans une situation de liberté limitée est la Loi sur l'immigration. En effet, elles acceptent de travailler dans le commerce du sexe, parce que cette activité leur permet de rester sur le territoire étasunien, d'envoyer de l’argent à leurs familles et, pour y parvenir, « les employeurs étasuniens leur offrent une protection contre la menace d’expulsion en leur fournissant de faux papiers et en versant des pots-de-vin aux autorités.

« Peu nombreuses sont les femmes qui abandonnent leur souteneur parce que leur situation migratoire irrégulière les empêche de se déplacer librement dans un pays qui poursuit implacablement les sans-papiers. Ces femmes passent la plupart de leur temps enfermées et sortent très peu dans la rue, non pas parce que leurs patrons les en empêchent, mais parce qu'elles craignent d'être arrêtées par les services d’Immigration », indique la publication.

La majorité des femmes prostituées aux États-Unis étaient des mineures migrantes, ou des femmes victimes de la traite vers les États-Unis par tromperie, et avaient une norme ou un « seuil de productivité » d'au moins huit clients par jour, dont l'argent allait dans la poche du souteneur. Celles qui ne respectent pas le contrat établi sont pénalisées financièrement ou obligées d'augmenter le temps passé dans les lieux où elles travaillent (bars, casinos, hôtels ou hôtels de passe).

Il ressort de l’étude que le proxénète étasunien est un mafioso puissant et influent, car lorsque les femmes prostituées sont détenues par les autorités migratoire, « elles ne dénoncent pas leurs patrons ; elles leur demandent souvent de l'aide juridique pour qu’ils stoppent leur procédure d'expulsion et, si elles sont expulsées, il n'est pas rare qu’elles leur demandent une aide financière pour revenir ».

Le mercredi 31 juillet, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré dans un communiqué à l'occasion de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains que « les conflits armés, le déplacement interne, le changement climatique, les catastrophes naturelles et la pauvreté exacerbent les vulnérabilités et le désespoir qui permettent à la traite [de personnes] de prospérer ».

Quant à la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des personnes, Maria Grazia Giammarinaro, elle a appelé les pays d'accueil des migrants à modifier leur approche de la migration. « Les politiques migratoires restrictives et xénophobes et la criminalisation des migrants (...) sont incompatibles avec une action efficace contre la traite des êtres humains », a déclaré Giammarinaro dans un communiqué.

« Les hommes politiques qui encouragent la haine, construisent des murs, consentent à la détention de mineurs et empêchent les migrants vulnérables d'entrer sur leur territoire travaillent à l'encontre des intérêts de leur propre pays », a-t-elle dit.

EN CHIFFRES

-   66 % des victimes de la traite de personnes d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes sont des enfants, fillettes et des adolescents

-  13% des victimes de la traite des êtres humains en Europe centrale et occidentale viennent de pays d'Amérique du Sud.

-  58% des victimes sont issues de « l’environnement proche ».

-  59% sont victimes d’exploitation sexuelle, qui est le crime le plus fréquent.

-  72% des victimes de la traite sont des femmes et des fillettes.

-  21 % sont des hommes, dont

-  7 % sont des jeunes garçons.

-  50% des garçons sont soumis au travail forcé.

La mendicité, l'utilisation des garçons comme soldats et les mariages forcés pour les filles sont d'autres formes indignes d'exploitation.

Source : Rapport mondial sur la Traite des personnes présenté en janvier 2019

http://fr.granma.cu/mundo/2019-08-21/esclavage-sexuel-et-migration-a-lere-trump