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APRES LE RETRAIT DE L'ACCORD SUR LE NUCLEAIRE IRANIEN, TRUMP SORT DU TRAITE SUR LE FNI

Donald Trump

Après l’accord sur le nucléaire iranien, Trump sort d’un accord nucléaire vieux de 30 ans

© AP Photo / Carolyn Kaster

INTERNATIONAL

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Elliot Lelievre

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Les Etats-Unis ne veulent plus limiter leurs capacités nucléaires. Donald Trump a annoncé le 20 octobre dernier son intention de sortir du traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire en dénonçant les violations russes. Mais Moscou accuse Washington d’avoir été le premier à enfreindre le texte. Qui a raison et qui a tort ?

Donald Trump l'a annoncé le 20 octobre dernier: après être sorti de l'accord sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis veulent «mettre fin» au traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui limite depuis 1987 le déploiement d'armes nucléaires en Europe.

 

Federica Mogherini

© REUTERS / VINCENT KESSLER

Les entreprises européennes sont écartelées entre les marchés iranien et américain

Le traité FNI, en vigueur depuis 1988, a été ratifié par les Etats-Unis et la Russie et a pour but d'interdire le déploiement de vecteurs nucléaires ayant un rayon d'action compris entre 500 et 5 500 km. Pour justifier sa décision de mettre un terme à un des principaux accords limitant la prolifération d'armes de destruction massive, le Président américain a déclaré:

 

«La Russie a violé le traité. Elle le viole depuis de nombreuses années. Et je ne sais pas pourquoi le Président Obama n'a pas négocié ou ne s'est pas retiré [du traité]. Nous ne laisserons pas [les Russes] violer un accord sur le nucléaire et développer des armes auxquelles nous n'avons pas le droit.»

Pour affirmer cela, Donald Trump s'appuie sur une série de rapports qui affirment que la Russie développerait depuis 2008 un type de missiles interdit par le traité FNI. Pourtant, aucune mention d'une éventuelle violation de l'accord par Moscou n'est faite avant 2013, lorsque la secrétaire générale adjointe de l'OTAN avait accusé la partie russe.

Une accusation reprise par l'administration Obama, qui pointait dans des rapports sur «l'adhésion et le respect au contrôle des armes, à la non-prolifération et aux accords de désarmement» datant de 2014 à 2017 les violations au traité FNI, sans nommer le missile incriminé ni apporter de preuves confirmant les allégations américaines.

Le même rapport rappelait en revanche explicitement que «l'administration américaine ne croit pas que la Russie ait d'ores et déjà déployé ces missiles». Parallèlement, Moscou dément formellement avoir violé le traité et accuse Washington de développer plusieurs programmes différents violant le traité FNI.

 

Montagnes vues depuis Téhéran

© SPUTNIK . VLADIMIR FEDORENKO

Téhéran pointe du doigt les failles dans la politique US au Moyen-Orient

Pour la Russie, le système de défense balistique mis en place par les Etats-Unis en Pologne et en Roumanie en 2007 et entré en fonction entre 2016 et 2018 est «une violation flagrante» du traité FNI puisqu'il utilise des missiles de portée intermédiaire et que ces derniers sont potentiellement remplaçables en quelques heures par des Tomahawk capables de transporter une ogive nucléaire.

 

«Le déploiement de lanceurs MK-41 en Roumanie serait une entorse significative au traité FNI», déclarait Mikhail Ulyanov, directeur du département de non-prolifération du ministère des Affaires étrangères russe en 2015.

Outre ce système de défense balistique déployé en Europe de l'Est, soit disant pour se protéger d'une éventuelle attaque de l'Iran, la Russie a dénoncé le programme américain de drones. Les drones ayant un rayon d'action compris entre 500 et 5 500 km, ils seraient, selon Moscou, sous le coup du traité FNI.

Chacun accuse donc l'autre d'avoir violé le traité FNI en premier. Le fait est que les Etats-Unis ont mis en place un système allant potentiellement à l'encontre de l'accord dès 2007 tandis que Moscou aurait selon Washington développé un missile de portée intermédiaire entre 2008 et 2014 et que, de part et d'autre, on regarde vers la Chine qui, hors du traité FNI, développe des capacités militaires que les Etats-Unis et la Russie s'interdisent.

 

USA: A MIAMI, DES POLICIERS BRUTALISENT UNE ADOLESCENTE DE 14 ANS (IMAGES)

Des policiers

Des policiers brutalisent une adolescente de 14 ans à Miami (images)

© REUTERS / Mike Stone

SOCIÉTÉ

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Une adolescente de 14 ans a été brutalement frappée par des policiers non loin d'un centre commercial en Floride, a annoncé CBS Miami, ajoutant que la mère de la jeune fille avait d'ores et déjà contacté un avocat.

Des policiers de Coral Springs, en Floride, ont roué de coups une adolescente de 14 ans non loin d'un centre commercial, a annoncé CBS Miami.

La vidéo publiée sur la Toile montre le moment où deux policiers battent la jeune fille en lui donnant des coups dans les côtes. À en juger par les images, la victime n'est pas armée et ne semble pas présenter de grand danger pour les représentants des forces de l'ordre.

Commentant l'incident, la police locale a déclaré que les deux hommes étaient arrivés sur l'appel du service de sécurité du centre commercial qui l'avait alertée à cause de la présence d'un groupe «d'enfants dévergondés» qui se battaient entre eux et violaient l'ordre public.

Les enfants ont été éconduits du bâtiment, mais les policiers, partis pour un autre appel, y sont retournés.

 

Une voiture de police américaine (archives)

© AP PHOTO/ FILE PHOTO

Une policière américaine se trompe d’appartement et tue son propriétaire

Par la suite, lorsque l'un des adolescents du groupe a été interpellé, la jeune fille sur la vidéo a manifesté «un comportement agressif». Les policiers ont voulu l'arrêter, mais elle aurait opposé une résistance.

 

«Constatant le comportement agressif de l'adolescente, les officiers l'ont plaquée au sol pour essayer de saisir ses poignets et lui passer les menottes. Après qu'ils ont réussi à le faire, elle a donné un coup de pied à l'un des policiers», a indiqué la police de Coral Springs.

La famille de la jeune fille a déjà trouvé un avocat qui prévoit de demander d'infliger aux policiers une peine pour avoir fait usage d'une force excessive, indique CBS Miami.

https://fr.sputniknews.com/societe/201810211038598400-usa-jeune-fille-battue-policiers/


 

TRUMP, LE FAISEUR DE GUERRES, MENACE DE SE RETIRER DU TRAITE RUSSO-US SUR L'ELIMINATION DES MISSILES A COURTE ET MOYENNE PORTEE (FNI)

Donald Trump

Trump menace de se retirer du Traité FNI

© AP Photo / Pablo Martinez Monsivais

INTERNATIONAL

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Donald Trump a déclaré que les États-Unis se retireraient du Traité russo-américain sur l'élimination des missiles à courte et moyenne portée (FNI), d'après les médias.

Les États-Unis se retireront du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), a déclaré le Président Donald Trump devant les journalistes réunis à Elko, dans le Nevada.

Il a expliqué cette décision par la violation présumée du traité par la Russie.

D'après le Président américain, les États-Unis doivent développer leurs armes.

 

John Bolton

© AP PHOTO / ALEX BRANDON

Le conseiller de Trump chercherait à le persuader de se retirer du Traité FNI

Le journal The New York Times a annoncé vendredi que Washington envisageait de se retirer du Traité sur FNI et que le conseiller du Président pour la sécurité nationale John Bolton en informerait Moscou lors de sa visite en Russie prévue pour le début de la semaine prochaine.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précédemment indiqué que Moscou avait des questions sérieuses à poser aux États-Unis à propos de certains «écarts» que les Américains se permettaient en appliquant le Traité.

Signé le 8 décembre 1987 par le Président américain Ronald Reagan et le secrétaire général du Parti communiste Mikhaïl Gorbatchev, le Traité FNI visait à détruire en trois ans les missiles d'une portée de 500 à 5.500 km. En mai 1991, les conditions prévues par l'accord ont été remplies: l'Union soviétique a détruit plus de 1.700 missiles balistiques et de croisière basés au sol, et Washington s'en est débarrassé de 859. Conclu à durée indéterminée, le Traité permet à chacune des parties de le quitter en justifiant l'indispensabilité de son geste. Ces 30 dernières années, Moscou et Washington ne cessent d'échanger des piques, s'accusant l'un et l'autre de violer le document et menaçant de s'en retirer.

https://fr.sputniknews.com/international/201810201038588328-trump-traite-fni-missiles-menace/


 

LES JUIFS US DESAPPROUVENT TRUMP

Un sondage révèle que les juifs américains désapprouvent Trump malgré ses politiques pro-israéliennes

Thu Oct 18, 2018 2:19PM

Donald Trump lors d'une conférence au Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 21 mars 2016. ©Washington Post

Donald Trump lors d'une conférence au Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC) à Washington, le 21 mars 2016. ©Washington Post

En dépit du soutien indéfectible du président républicain américain Donald Trump à Israël, notamment sa décision sans précédent de transférer l’ambassade des États-Unis à Qods, selon un nouveau sondage, la majorité écrasante des juifs américains envisage de voter pour des candidats démocrates lors des prochaines élections de mi-mandat.

Le sondage publié ce mercredi 17 octobre a été réalisé par l’Institut électoral juif. Il en ressort que 74 % des Juifs prévoient de voter pour des candidats démocrates en novembre et qu’une courte majorité, 51 % des électeurs américains juifs, approuve la manière dont le président Trump gère les relations américano-israéliennes.

Bien que 92 % des personnes interrogées aient déclaré être « pro-israéliennes », seulement 6 % d’entre elles ont déclaré que les positions de Trump généralement favorables à Tel-Aviv les inciteraient à envisager de le soutenir, lui ou des candidats républicains.

Le sondage a interrogé 800 électeurs juifs américains et avait une marge d’erreur de 3,5 %.

Dans l’ensemble, le sondage a révélé que 75 % des électeurs juifs américains désapprouvaient M. Trump, ce qui reflétait leur affiliation idéologique. Il a également révélé que 68 % des personnes interrogées s’identifiaient comme démocrates, alors que 25 % seulement se disaient républicaines.

Au cours de l’année écoulée, l’administration Trump a pris plusieurs mesures majeures jugées très populaires en Israël.

PressTV-Trump : Qods, "capitale d’Israël"

Donald Trump a reconnu Qods en tant que capitale d’Israël.

Il s’agit notamment de la reconnaissance de Qods comme capitale d’Israël, de la décision de déplacer l’ambassade américaine dans cette ville sainte, de la répression des Palestiniens en coupant l’aide qui leur était destinée, en fermant le bureau de l’Organisation de libération de la Palestine à Washington et en retirant les États-Unis de l’accord nucléaire iranien.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/18/577382/Les-juifs-US-dsapprouve-Trump


 

LE CELEBRE ACTEUR AMERICAIN JIM CARREY PRONE LE SOCIALISME

Jim Carrey et son « oui » au socialisme

Les propos du célèbre acteur nord-américain Jim Carrey, dans lesquels il prône le socialisme, ont fait grand bruit dans les réseaux sociaux sur Internet et dans les grands médias depuis plusieurs semaines • Les défenseurs présumés de la « liberté d'expression » ont déclenché toutes sortes d'attaques contre le comédien

Auteur:  | informacion@granmai.cu

socialismoweb.wordpress.com

TOUT au long de son histoire, la démocratie des partis politiques a proclamé sa défense de la liberté d'expression. Elle apparaît comme un droit du citoyen dans toutes les constitutions et, pour empirer les choses, elle a été utilisée avec beaucoup d'intelligence manipulatrice depuis la Guerre froide.

Ainsi, on est parvenu à un modèle de jugement appréciatif qui, depuis l’avènement du 21e siècle, accuse les socialismes issus des dictatures, tout en laissant supposer que, dans les modèles garants du capitalisme, ce genre de liberté est respecté.

Cependant, la réalité est tout autre, car la contradiction avec laquelle l'opinion publique subit des pressions impose une réponse à la manière terroriste, même aux modèles les plus avancés du socialisme, sans exclure les condamnations publiques dissimulées sous divers subterfuges judiciaires ; des pratiques complètement naturalisées aujourd'hui qui imposent une condamnation du socialisme d’un point de vue historique et pour le plus long avenir. Je veux dire, à l'infini et au-delà.

C’est ce qu’on a fait en Amérique du Sud, même avec des formations centristes qui n'appliquent que des mesures du capitalisme humain, comme l'Argentine des Kirchner.

Mais voilà que le comédien Jim Carrey vient de déclarer sur HBO : « Nous devons dire oui au socialisme - à la parole et à tout le monde » (We have to say yes to socialism, to the word and everything), et les réactions réelles de cette liberté d'expression se sont déchaînées.

La critique de Fox commence par le discréditer en tant que destructeur avoué d'Hollywood et superpose à la déclaration de Carrey, artificiellement, sa version du socialisme vénézuélien comme un système raté, dans lequel des milliers de personnes souffrent chaque jour des pires conditions de vie.

Le journaliste de Fox auteur de ces propos se garde bien de mentionner les programmes de construction de logements, de santé, d'éducation, de la culture ni, tant s’en faut, de l'ingérence terroriste et du mercenariat - dans les boycotts successifs de l'économie nationale et dans les attaques réelles et concrètes – qu’ils ont imposés au socialisme bolivarien.

Si on y regarde de plus près, Carrey ne s'intéresse pas au socialisme lui-même, mais il appelle à résister à l'insanité du régime étasunien au pouvoir, en prenant pour formule le système de partis politiques de la démocratie nord-américaine. C'est un appel à se débarrasser de l'agressivité prédéterminée entre républicains et démocrates aux États-Unis.

Mais la réaction est brutale : l'exercice de la liberté d'expression, dans le contexte où l'acteur évolue habituellement, pourrait lui coûter sa carrière, parmi les plus brillantes et les mieux payées de l'industrie cinématographique actuelle, si cela dépendait de cette machine d'information terroriste. C'est la manière de faire de nombreux intolérants vénézuéliens qui manipulent l’information partout où elle se trouve.

Pour la démocratie des partis politiques, celle des États-Unis en tête, le mot -et rien que le mot-, « socialisme » représente le satanique dans toute son ampleur.

Carrey a clairement indiqué dans son intervention que quiconque l'emploie doit s'excuser, que c’est un terme proscrit dans le vocabulaire soi-disant « démocratique ». Et c'est sur cela que parient immédiatement ceux qui détournent l'idée de la liberté d'expression pour en faire un otage et un client de leur propre oppression.

Le maccarthysme est encore vivant et ceux qui osent franchir la fine ligne de la censure devront faire face à des campagnes terroristes de discrédit et de manipulation de la justice.

C’est pourquoi il ne faut pas seulement dire oui au mot « socialisme », mais à tout ce que ce système propose et facilite en matière d'émancipation des classes qui sont encore opprimées par le capital. Vous avez tout à fait raison, Jim Carrey. (Tiré de La Jiribilla)

* Poète, narrateur et essayiste cubain. Villa Clara, 1961. Collaborateur de plusieurs médias de presse. Il a dirigé le magazine culturel Umbral, de Villa Clara. Il a reçu la Distinction pour la culture nationale en 2004.

http://fr.granma.cu/mundo/2018-10-17/jim-carrey-et-son-oui-au-socialisme


 

BETTY Mc COLLUM, PREMIERE PARLEMENTAIRE AMERICAINE A QUALIFIER "ISRAËL" D'ETAT D'APARTHEID

16 octobre 2018

Première parlementaire américaine à qualifier Israel d’Etat d’Apartheid

Betty McCollum, élue au congrès américain en 2000, a exprimé publiquement le fait qu’en votant la loi sur "L’Etat Nation" réservé aux Juifs, Israel est bel et bien un Etat d’apartheid.

Représentante de l’Etat du Minnesota, Betty McCollum, a déclaré après le vote de la loi du 19 juillet dernier adoptée par le parlement israélien, consacrant la primauté des droits pour les citoyens juifs, supprimant l’arabe comme 2ème langue officielle du pays, et affirmant que "la colonisation fait partie des valeurs fondamentales de l’Etat juif" : "Mes amis, le monde a un nom pour ce type de gouvernement ; cela s’appelle l’apartheid".

Cette parlementaire américaine défend depuis 2015 les droits des enfants palestiniens vivant sous occupation militaire. C’est elle qui a introduit au Congrès, l’an dernier, le projet de loi (HR 4391) qui demande la preuve que les dollars alloués par les USA à Israel ne servent pas à la détention et à la torture des enfants palestiniens.

“En tant qu’Américaine et tant que mère, je ne pense pas qu’il y ait matière à controverse sur ce sujet, ni qu’il faille un grand courage moral pour condamner un gouvernement qui arrête et torture les enfants de manière systématique", a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse dans le Minnesota.

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14762


 

UN RAPPORT DU PENTAGONE INDIQUE QUE LES USA SE PREPARENT A UNE GUERRE TOTALE

Un rapport du Pentagone indique que les États-Unis se préparent à une guerre totale

Au cours des deux dernières semaines, en l’absence quasi totale de couverture médiatique, les États-Unis ont évolué considérablement vers un affrontement militaire ouvert avec la Russie et la Chine, les deuxième et troisième puissances nucléaires respectives dans le monde.

Le 3 octobre, les États-Unis ont menacé, pour la première fois depuis la guerre froide, d’attaquer directement la Russie.

L’ambassadeur des Nations unies auprès de l’OTAN, Kay Bailey Hutchison, a accusé le pays de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) en développant un missile de croisière nucléaire et a déclaré que Washington se préparait à «éliminer» cette arme par une frappe américaine.

Cette déclaration a été faite seulement trois jours après qu’un navire de guerre chinois a foncé sur un contre-torpilleur américain effectuant une opération dite de «liberté de navigation» dans la mer de Chine méridionale, obligeant le navire américain à manœuvrer pour éviter une collision et un affrontement militaire potentiellement le plus grave dans le Pacifique depuis des décennies.

Sur fond de tels incidents horrifiques, les États-Unis entreprennent des préparatifs sérieux et à long terme pour restructurer l’économie américaine afin de mener une guerre majeure avec un adversaire «de taille», entraînant des changements radicaux dans la vie économique, sociale et politique des États-Unis.

C’est le contenu essentiel d’un document de 146 pages publié par le Pentagone vendredi dernier et intitulé «Évaluer et renforcer la résistance des bases industrielles et de la chaîne d’approvisionnement du secteur manufacturier et de la défense aux États-Unis».

Il indique clairement que Washington se prépare non seulement à des affrontements régionaux isolés, mais surtout à un effort de guerre massif et à long terme contre la Russie et la Chine dans des conditions d’autarcie nationale potentielle.

Des employés de Martin travaillent sur la chaîne de production de chasseurs interarmées F-35 Lightning II à Fort Worth au Texas (Crédit photo: Defense Contract Management Agency)

Le document indique clairement qu’une restructuration majeure de l’économie américaine serait nécessaire pour atteindre l’objectif déclaré de l’armée américaine: être en mesure de «se battre ce soir» contre un «adversaire de taille». Les États-Unis doivent «se réorganiser» pour «la concurrence entre grandes puissances», a déclaré le document.

«La base industrielle américaine de fabrication et de défense», note le rapport, crée la «plate-forme et les systèmes» dont «dépend notre Combattant». Ce complexe englobe non seulement le gouvernement, mais aussi le secteur privé, ainsi que les «organisations de R et D» et «institutions universitaires». En d’autres termes, l’ensemble de l’économie et de la société.

Il met en garde que «l’érosion de l’industrie manufacturière américaine au cours des deux dernières décennies […] menace de saper la capacité des fabricants américains à satisfaire les exigences de sécurité nationale.

Aujourd’hui, nous comptons sur des sources nationales uniques pour certains produits et sur des chaînes d’approvisionnement étrangères pour d’autres, et nous sommes confrontés à la possibilité de ne pas être en mesure de produire des composants spécialisés pour l’armée chez nous.»

 

Corriger cette lacune stratégique conclut le rapport, signifie que «soutenir un secteur manufacturier national dynamique, une base industrielle solide et des chaînes d’approvisionnement résilientes est une priorité nationale».

Le rapport cible carrément la Chine, déclarant que «les stratégies économiques de la Chine, associées aux effets néfastes des politiques industrielles d’autres pays, représentent une menace importante pour la base industrielle des États-Unis et constituent donc un risque croissant pour la sécurité nationale des États-Unis».

En d’autres termes, la promotion de la domination manufacturière américaine est essentielle pour promouvoir la domination militaire.

La protection de l’industrie lourde va de pair avec les efforts de l’administration pour défendre le secteur de la haute technologie en Amérique, source d’une grande partie de la profitabilité des États-Unis.

Comme l’indique le rapport, «L’une des principales initiatives industrielles du Parti communiste chinois, Made in China 2025, est destinée à l’intelligence artificielle, à l’informatique quantique, à la robotique, aux véhicules autonomes et aux énergies nouvelles, aux dispositifs médicaux sophistiqués, aux composants de navire de haute technologie et à d’autres industries émergentes cruciales pour la défense nationale.»

Il avertit que «les dépenses chinoises en R et D convergent rapidement vers celles des États-Unis et atteindront probablement la parité dans un avenir proche», et souligne avec inquiétude que le fabricant chinois DJI domine le marché des drones aériens commerciaux.

Les projets du Pentagone visant à protéger et à développer le secteur américain de la haute technologie incluent son soutien aux efforts de l’administration visant à limiter l’accueil d’étudiants chinois dans les universités américaines par le biais de restrictions de visas. Le rapport se plaint du fait que 25 % des «diplômés STEM [en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques] aux États-Unis ont la nationalité chinoise […] Les universités américaines sont des catalyseurs majeurs de l’essor économique et militaire de la Chine».

La vision du document, en d’autres termes, est l’expression concrète de la conception exposée dans la dernière stratégie de sécurité nationale des États-Unis, appelant à «l’intégration homogène de multiples éléments du pouvoir national: diplomatie, information, économie, finance, renseignement, police et armée».

Dans cette équation, les grandes entreprises américaines de l’industrie des technologies qui se sont ruées pour décrocher les lucratifs contrats du Pentagone liés au développement d’une nouvelle génération d’armements jouent un rôle central. En échange de ces paiements et d’une protection agressive à l’égard de leurs rivaux internationaux, ils ont travaillé en étroite collaboration pour mettre en œuvre ce qu’un document interne de Google divulgué à la presse a appelé «un basculement vers la censure», en réponse aux exigences des agences de renseignement et de l’armée américaines.

La logique de cette fusion croissante entre l’appareil répressif de l’État et des monopoles de plus en plus puissants est la corrélation nécessaire entre la «guerre totale» et une société «totalitaire», dans laquelle les principales dispositions constitutionnelles deviennent pour ainsi dire vides de sens.

L’objectif central de ces mesures sera la répression forcée de la lutte de classe sous prétexte de promouvoir «la sécurité nationale». L’escalade du militarisme américain coïncide avec une recrudescence majeure de la lutte de classe, notamment le rejet d’un contrat au rabais par les travailleurs d’UPS, le géant de la logistique dont la main-d’œuvre puissante est capable de paralyser non seulement la base industrielle des États-Unis, mais également des pans substantiels de l’économie de guerre.

(Article paru en anglais le 11 octobre 2018)

https://www.cadoitsesavoir.fr/un-rapport-du-pentagone-indique-que-les-etats-unis-se-preparent-a-une-guerre-totale/?utm_campaign=Push&utm_source=Push_Notifications&utm_medium=Ca+doit+se+savoir



 

LES USA, SEUL PAYS AU MONDE DETENTEUR D'ARMES CHIMIQUES

Les USA, le seul pays à détenir toujours des armes chimiques

Wed Oct 10, 2018 7:13PM

Le représentant permanent de la Syrie auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), Bassam al-Sabbagh. ©SANA

Le représentant permanent de la Syrie auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), Bassam al-Sabbagh. ©SANA

Le représentant permanent de la Syrie auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), Bassam al-Sabbagh, a fait allusion à la confirmation, par cette instance, du fait que la Syrie a bel et bien achevé l’élimination de ses armes chimiques, un acquis digne d’éloges selon lui.

Cité par l’agence syrienne SANA, Bassam al-Sabbagh a aussi affirmé qu’il était déconcertant de voir certains pays, en particulier les États-Unis, se montrer sceptiques et réticents quant à la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques ; « bien qu’ils constituent le seul pays à faire preuve d’atermoiements, lorsqu’il s’agit de respecter les délais établis et de détruire son arsenal chimique colossal ».

Il a aussi et surtout regretté que les informations communiquées à plusieurs reprises par Damas, d’après lesquelles des matières toxiques finissent aux mains des terroristes, n’aient pas été traitées avec sérieux.

Avec l’effondrement des groupes terroristes opérant en Syrie suite aux victoires de l’armée syrienne, les terroristes fuient délibérément, selon le diplomate syrien, vers d’autres pays, « tout comme les Casques blancs qui retourneront dans leurs pays d’origine avec une expertise dans l’utilisation des armes chimiques ».

Le représentant syrien à l’OIAC a par conséquent évoqué l’importance de la coopération internationale pour contrer la menace des terroristes contre la sécurité et la stabilité de différents pays.

Il a réitéré la position de la Syrie, qui rejette toute interprétation unilatérale des dispositions de la Convention.

D’après ce responsable syrien, tant qu’Israël n’aura pas adhéré à la Convention sur les armes chimiques et à tous les autres accords internationaux relatifs au démantèlement des armes de destruction massive, le Moyen-Orient ne retrouvera pas la paix et la sécurité.

Bassam al-Sabbagh a fait ses remarques dans un discours lors de la 89e session du Conseil exécutif de l’OIAC, qui se tient actuellement à son siège à La Haye.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/10/576650/OIAC-syrie-tatsUnis


 

LES FAUCONS US PREPARENT LA GUERRE

USA : Mattis veut que 80 % des principaux avions de combat soient prêts pour la guerre

Wed Oct 10, 2018 6:36PM

Des F-16 de l’armée de l'air américaine dans la base d’Amari en Estonie. ©The Military Times

Des F-16 de l’armée de l'air américaine dans la base d’Amari en Estonie. ©The Military Times

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a demandé au Pentagone de mobiliser au moins 80 % de ses principaux avions de combat pour être prêt à tout moment pour la guerre.

Les observateurs indépendants y réagissent en soulignant que pour un pays toujours en guerre, il est étonnant de constater que très peu de ses avions de combat soient capables de voler.

Conformément à la rhétorique de plus en plus belliciste de Washington, la plus grande armée du monde met son argent là où elle se trouve. Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a ordonné à l’armée de l’air et à la marine d’augmenter à 80 % le nombre des quatre principaux modèles de leurs avions de combat au cours des douze prochains mois, mettant ainsi en lumière l’état déplorable de l’aviation militaire du pays.

Il s’agit des quatre principaux types d’avions de combat de l’armée de l’air et de la marine des États-Unis, à savoir les F-35, F-22, F-16 et F-18, dont un très grand nombre se trouveraient actuellement dans un triste état de préparation au vol.

En 2017, moins de la moitié des F-22 de l’armée de l’air étaient aptes à la mission tandis que les F-35, dont le coût est particulièrement élevé, ont connu leur premier crash il y a un mois.

La Cour des comptes des États-Unis (Government Accountability Office) avait déjà publié un rapport en 2016 sur l’état de préparation au vol de 12 avions de la marine et de l’armée de l’air. D’après ce rapport, la disponibilité globale des avions de combat avait diminué pour la moitié de ces avions par rapport à 2011, tandis que 9 des 12 n’avaient pas atteint les standards requis. De 2013 à 2017, les accidents ont augmenté de 39 %, selon une analyse réalisée par The Military Times.

Mattis reconnaît les contraintes budgétaires et les déficits qui ont contribué à la sous-performance systématique des forces aériennes des États-Unis.

Citant l’industrie de l’aviation commerciale comme source d’inspiration, Mattis a appelé le Pentagone à réduire les coûts d’exploitation et de maintenance des avions de combat dès 2018. Pendant ce temps, le Pentagone envisage toujours de faire du F-35 le principal avion de combat tant pour la marine que pour l’armée de l’air. Ce projet coûtera au moins 350 milliards de dollars au contribuable américain.

Pendant sa campagne électorale, Donald Trump avait promis aux Américains de réduire au minimum l’implication de son pays dans les guerres coûteuses du Moyen-Orient, mais après son élection, il s’est entouré d’un groupe composé de son « chien enragé » James Mattis, qui ressemble pourtant à un militant de la paix en comparaison du secrétaire d’État Mike Pompeo et du conseiller à la Sécurité nationale John Bolton.

USA : la fin du mythe du F-35 !

Un chasseur furtif F-35 s’est écrasé lors d’un vol d’entraînement en Caroline du Sud.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/10/576645/LUS-Air-Force-est-prte-pour-la-guerre


 

LES USA NE CROIENT PAS EN LA COMPETENCE DE LEUR F-35 CONTRE LES S-300

EurAsian Times: «les USA ne croient pas en la compétence du F-35 contre les S-300»

 Depuis 9 heures  10 octobre 2018

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 Amérique et Europe - USA

 

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Les tests supplémentaires du chasseur F-35B Lightning II, annoncés récemment par le Pentagone, auraient montré que les États-Unis n’étaient pas certains que l’avion puisse passer inaperçu aux yeux des systèmes russes de défense antiaérienne S-300 livrés en Syrie, relate la plateforme informatique The EurAsian Times.

«Les S-300 russes contre les chasseurs F-35 israéliens: qui dominera l’espace aérien syrien?», tel est le titre d’un article publié sur la plateforme informatique The EurAsian Times, comparant les performances des deux armes et interrogeant des experts compétents en la matière.

«Le fait que les Américains aient tenté de rendre l’avion invisible ne signifie pas qu’il le soit vraiment», déclare un expert de la défense, ajoutant: «Ce n’est pas pour rien si le Pentagone a récemment soudainement annoncé la nécessité de tests supplémentaires pour le F-35. Cela montre clairement que les États-Unis eux-mêmes ne croient pas en la compétence du F-35 contre les systèmes de défense antiaérienne S-300».

The EurAsian Times précise toutefois que le F-35 Lightning II a été créé avec l’objectif de contrer les S-300, auxquels les États-Unis ont eu accès il y a des décennies.

Dans ce contexte, la plateforme informatique ajoute que «des informations suggèrent que dès que l’Iran avait commencé à négocier avec la Russie au sujet de l’achat de S-300 pour sa défense, Israël aurait payé beaucoup d’argent à la Grèce pour pouvoir accéder à ces systèmes et à les étudier», et «les États-Unis ont acheté des parties du complexe via la Biélorussie».

«Cependant, il faut comprendre qu’il s’agissait des premières versions des S-300. La différence entre la technologie moderne et celle de 1978 est énorme», souligne The EurAsian Times.

Commentant les livraisons des S-300 russes en Syrie, l’un des experts cités par le média déclare que les S-300 augmenteraient «considérablement la défense aérienne syrienne, mais dans une seule région, puisqu’il n’a été annoncé que seuls quatre systèmes SAM seraient livrés».

«L’aviation israélienne est suffisamment nombreuse et bien équipée pour résister à une telle protection. Mais le risque de pertes, dans ce cas, sera beaucoup plus élevé», conclut un interlocuteur de l’agence.

Source: Sputnik

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