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CHINE, RUSSIE, COREE DU NORD... MIKE PENCE, LE FASCISTE VICE-PRESIDENT DE L'ETAT TERRORISTE US ANNONCE DES GUERRES PARTOUT DANS LE MONDE

Militaires US en Irak

Chine, Russie, Corée du Nord… Le vice-Président US annonce des guerres partout dans le monde

© AFP 2019 David Furst

INTERNATIONAL

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Dans un discours donné aux diplômés d’une prestigieuse académie militaire, le vice-Président américain Mike Pence a promis que chacun d'entre eux participerait à une guerre. Parmi les pays où ils pourraient être envoyés figurent l’Afghanistan, l’Irak, la Corée du Nord, la Chine, la Russie…

Le vice-Président Mike Pence a averti les cadets sortis diplômés d’une académie militaire américaine de s'attendre à ce qu'ils soient envoyés participer à une guerre, peut-être même dans l'hémisphère occidental.

 

Vue de la mer à Hong Kong

© SPUTNIK . ALEXANDER WILF

La Chine riposte à la menace des USA d’infliger des sanctions à Hong Kong

Pendant un discours adressé aux 980 diplômés de l’Académie militaire de West Point, il leur a ainsi déclaré qu’il fallait se préparer à davantage d’actions militaires. Après l'obtention du diplôme, les jeunes militaires s’engagent pour huit ans, dont cinq ans en service actif et trois ans en réserve.

 

«C'est une certitude virtuelle que vous combattrez sur un champ de bataille pour les États-Unis à un moment de votre vie. Vous conduirez des soldats au combat. Cela va arriver».

…Avant de préciser les pays dans lesquels un conflit aurait de fortes probabilités de se produire, dont l’Afghanistan, l’Irak, la Corée du Nord, la Chine et la Russie.

«Certains d’entre vous rejoindront la lutte contre les terroristes islamistes radicaux en Afghanistan et en Irak. Certains d'entre vous rejoindront le combat dans la péninsule coréenne et dans l’Indopacifique, où la Corée du Nord continue de menacer la paix, et où une Chine de plus en plus militarisée défie notre présence dans la région. Certains d’entre vous rejoindront le combat en Europe, où une Russie agressive cherche à redéfinir les frontières internationales par la force. Et certains d'entre vous peuvent même être appelés à servir dans cet hémisphère. Et ce jour-là, je sais que vous entendrez le son des fusils et que vous ferez votre devoir, vous vous battrez et vous gagnerez.»

 

Donald Trump et Xi Jinping

© AFP 2019 NICOLAS ASFOURI

La guerre commerciale entre les USA et la Chine laisse des traces partout dans le monde

Ce discours a été prononcé alors que la Maison-Blanche dépêchait des troupes supplémentaires au Moyen-Orient pour se prémunir contre l’Iran, et suite à des mois d’intimidation contre le Venezuela, pays situé dans l’hémisphère occidental évoqué par M.Pence.

 

Sur la Toile, de nombreuses personnes ont condamné le discours «militariste» du vice-Président américain. 

«Honte à Mike Pence. Il encourage la violence militaire et la normalisation d’une guerre sans fin alors qu’il devrait travailler pour assurer la sécurité de ces jeunes diplômés à la maison. En tant que vice-Président, son travail consiste à aider à prévenir la guerre et non à l’inviter. Mes pensées d’aujourd'hui concernent la paix», a de la sorte tweeté un internaute.

Évoquant des menaces d'attaques «imminentes» de la part de Téhéran ou de ses alliés régionaux contre les intérêts américains, Washington a multiplié les déploiements militaires, dépêchant dans le Golfe un porte-avions, des bombardiers B-52, un navire de guerre et des missiles Patriot. Donald Trump a aussi annoncé vendredi l'envoi de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient de manière «préventive».

https://fr.sputniknews.com/international/201905311041297655-chine-russie-coree-du-nord-le-vice-president-us-annonce-des-guerres-partout-dans-le-monde/


 

UN COLONEL A LA RETRAITE DE L'ARMEE US : "LES USA DOIVENT RETIRER LEURS NAVIRES DU GOLFE PERSIQUE"

« Les USA doivent retirer leurs navires du golfe Persique » (Colonel US)

 Depuis 7 heures  28 mai 2019

douglas

 Amérique et Europe - USA

 

Le colonel en retraite de l’armée américaine, Douglas Macgregor, considéré comme le successeur du belliciste John Bolton en cas de renvoi de ce dernier, a déclaré cette semaine lors d’une interview avec la chaîne d’information Fox News que les États-Unis devaient sortir ses navires de guerre de la région du golfe Persique.

« Il faut les sortir de là, les déployer dans la mer d’Arabie, voire à l’est de la Méditerranée, mais de les sortir du golfe Persique. C’est le véritable déclencheur en ce moment. C’est le catalyseur potentiel des problèmes », a-t-il noté.

Évoquant les récentes tensions entre Washington et Téhéran, Macgregor a indiqué que l’Iran n’est pas du tout une menace pour les États-Unis contrairement à ce que déclarent sans cesse John Bolton et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

Faisant allusion aux défaites de la coalition de Riyad au Yémen et aux échecs subis par Riyad, Abou Dhabi et Tel-Aviv dans les dossiers régionaux, Macgregor a estimé que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël voulaient faire entrer les États-Unis dans un conflit avec l’Iran.

Le vendredi 10 mai, les USA ont déployé un autre groupe aéronaval dans le golfe Persique dotés de missiles Patriot. Selon le Pentagone, le nouveau navire d’attaque est amphibie et est muni d’une batterie de missiles Patriot « afin de renforcer les capacités d’un porte-avions déjà déployé dans la région ».

Ces renforts devront ainsi rejoindre l’USS Abraham Lincoln et un lanceur de l’US Air Force qui guetteraient l’occasion pour en découdre avec l’Iran « si les forces américaines et nos intérêts sont visés », a justifié le Pentagone dans son communiqué.

Ceci dit, le Pentagone affirme ne pas chercher à entrer en guerre avec l’Iran, mais être prêt à « défendre ses troupes et ses intérêts dans la région ».

Source: Avec PressTV

http://french.almanar.com.lb/1378984


 

"LIBERONS MUMIA!"

La défense de Mumia a engagé la procédure d'appel pour contester sa condamnation

Comme vous le savez (voir nos précédentes infos sur www.mumiabujamal.com + tract en pièce jointe), Mumia a enfin obtenu la possibilité de faire appel de sa condamnation, ce que la Cour suprême de Pennsylvanie a toujours rejetée depuis 37 ans. C'est une victoire très importante mais elle n'ouvrira pas automatiquement droit à un nouveau procès en révision. Au demeurant, jamais Mumia n’a été aussi près de pouvoir défendre son innocence depuis sa condamnation à mort en 1982. Selon Maître Judith Ritter, l'avocate de Mumia, la procédure d'appel est engagée mais aucune décision n'a encore été prise concernant la désignation de la Cour qui aura en charge l'examen des demandes de la défense (Cour supérieure d'Etat ou Cour suprême de Pennsylvanie). Aucun calendrier n'a donc encore été arrêté pour le dépôt des mémoires. C'est dans ce contexte qu'une délégation française (Claude Guillaumaud-Pujol et Jacky Hortaut, co-animateurs du Collectif LIBERONS MUMIA) rendra visite à Mumia le dimanche 9 juin.

Voir deux articles récents consacrés à la situation de Mumia et à la mobilisation française en sa faveur :

>>> article (pièce jointe) paru dans la Nouvelle République (journal de la région tourangelle)

>>> interview réalisé par Investig'action, média belge sur le web européen en quatre langues : https://bit.ly/2HYnOjV

 

Prochains rassemblements à Paris pour la libération de Mumia

Rendez-vous à proximité de l’ambassade des États-Unis place de la Concorde (angle jardin des Tuileries / rue de Rivoli) :

>>> mercredi 5 juin (18h)

>>> mardi 2 juillet (18h) ... Exceptionnellement le rassemblement Mumia aura lieu un mardi en raison du Die-in (voir ci-dessous)

>>> mercredi 7 août (18h) 

>>> mercredi 4 septembre (18h)

Die-in place de la Concorde le mardi 2 juillet (18h) contre la peine de mort aux Etats-Unis

Le Die-in est un rassemblement où les participants se couche à terre pour simuler la mort. A l'initiative de l'Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), les organisations abolitionnistes françaises vous donnent chaque année rendez-vous le 2 juillet (date anniversaire du rétablissement en 1976 de la peine de mort aux Etats-Unis) à proximité de l'ambassade américaine. Comme les années précédentes, le Collectif LIBERONS MUMIA et de nombreuses organisations abolitionnistes appellent à participer à ce rassemblement.

La peine de mort dans le monde : recul du nombre d'exécutions en 2018

Selon Amnesty International, le nombre d’exécutions recensées à travers le monde a chuté de près d’un tiers l’an dernier, atteignant le chiffre le plus faible enregistré depuis au moins une décennie. Les statistiques portent sur les exécutions dont Amnesty International a eu connaissance partout dans le monde sauf en Chine, où les chiffres continuent d’être classés secret d’État mais où les exécutions s’y comptent vraisemblablement encore par milliers. Pour en savoir plus, lire le rapport d'Amnesty : https://bit.ly/30JGrR5

L’État de Palestine s’engage à abolir la peine de mort

Depuis mars dernier, l’Etat de Palestine a adhéré au traité des Nations unies visant à abolir la peine de mort. Ainsi s’est-il engagé à renoncer aux exécutions et à abolir la peine de mort dans le ressort de sa juridiction. Rappelons que depuis la fondation de l’Autorité palestinienne en 1993 (Accords d’Oslo) à 2017, le nombre d’exécutions recensées est de 41 mais la quasi-totalité d’entre elles (39) ont en effet été commises dans la bande de Gaza contrôlée depuis 2006 par le Hamas. Reste donc à savoir si le Hamas se sentira lié par ce traité. La société civile aura donc un rôle primordial à jouer dans les mois qui viennent pour surveiller l’entrée en vigueur du traité dès ce mois de juin 2019. Pour ne savoir plus : https://bit.ly/30J9qok

   

 

COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web:  www.mumiabujamal.com


 

ATTAQUE CONTRE LES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES AUX USA

COMM. DE PRESSE

 

AMÉRIQUE MOBILISATION INSTITUTIONS

ATTAQUE CONTRE LES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES AUX ÉTATS-UNIS

PUBLIÉ LE 27 MAI 2019

 

TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.

L’avortement est une liberté fondamentale inscrite dans les conventions internationales. Il s’agit d’un droit indispensable à la santé des femmes, à leur émancipation, à leur scolarisation, à leur accès au travail et donc à leur autonomie financière. En dépit de ces engagements et des multiples recommandations de l’ONU, de nombreux pays continuent à interdire ou à restreindre l’accès à l’avortement.

C’est le cas aux États-Unis où le Sénat d’Alabama a adopté un texte, le plus répressif du pays, interdisant la quasi-totalité des Interruptions Volontaires de Grossesse, même en cas d'inceste ou de viol. Il assimile l'avortement à un homicide et prévoit une peine de 10 à 99 ans de prison pour les médecins le pratiquant, sauf en cas d'urgence vitale pour la mère ou d'anomalie létale du fœtus. Ce texte va à l’encontre de la loi de 1973 qui a légalisé l’avortement dans le pays.
Depuis le début d’année, de nombreux états des États-Unis ont mis en place des mesures drastiques restrictives voire visant à interdire totalement l’accès à l’avortement.
La CGT apporte son soutien à toutes les actions menées pour garantir aux femmes le libre choix ainsi qu’à disposer de leur corps. Les droits sexuels sont un préalable à l’égalité femmes-hommes. La CGT appelle aux côtés des organisations féministes à manifester, à Paris, devant l’Ambassade des États-Unis (rendez-vous lundi 27 mai, à 18h30, angle Bd Malesherbes et rue Boissy d'Anglas) pour soutenir le droit à l'avortement, organisé par le Collectif « Avortement en Europe les femmes décident ».
En Europe, en France, la situation est inquiétante. Alors qu’au lendemain des élections européennes, la montée des extrêmes droites au parlement européen se fait ressentir, avec une position française des plus inquiétantes.
La CGT appelle le gouvernement français et les institutions européennes à une réaction très ferme pour le respect de la convention européenne des Droits humains.    

Montreuil, le 27 mai 2019

https://www.cgt.fr/comm-de-presse/attaque-contre-les-droits-fondamentaux-des-femmes-aux-etats-unis



 

JANET ET JANINE AFRICA LIBEREES APRES 40 ANNEES DE PRISON

 Janet et Janine AFRICA ont été libérées hier après 40 ans de prison

 

 

Quelle belle nouvelle ! Un an après la libération de Debbie Africa - la première des « MOVE 9 » à sortir vivante de prison - ses deux compagnes de cellule viennent à leur tour de quitter l'univers carcéral pour femmes de Cambridge Springs (Pennsylvanie) … En pièce jointe la photo de Janet et Janine quelques minutes après leur sortie de prison. C’est un immense soulagement pour toutes celles et tous ceux qui ont combattu aux côtés de cette famille endeuillée et décimée par l’extrême violence politique et policière dont elle est victime depuis plus de 40 ans. Avec au premier rang de ses soutiens Mumia Abu-Jamal.

 

Le collectif français LIBERONS MUMIA est particulièrement honoré de compter parmi les fidèles de ces femmes courageuses et combattantes. Les visites régulières qui leur ont été rendues en prison, tout comme les campagnes menées en France pour leur libération témoignent de cette solidarité et de ce combat partagé : https://bit.ly/2JYV8Gz

 

Claude Guillaumaud-Pujol et Jacky Hortaut, co-animateurs du Collectif français, avaient pris date pour leur rendre à nouveau visite au lendemain de leur rencontre avec Mumia programmée début juin. Quelle joie que cette visite puisse avoir lieu pour la première fois hors les murs de la prison.

 

Pour en savoir plus sur ce très long combat :

>>> lire l’article du GUARDIAN (pièce jointe)

>>> lire le livre de Claude Guillaumaud-Pujol « Prisons de femmes » édité par Le Temps des Cerises (bon de commande en pièce jointe)

>>> consultez le site « MOVE » : www.move- thestory.com

 

COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

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USA : CREPAGE DE CHIGNONS ENTRE DEUX BETES IMMONDES : POMPEO ET BOLTON

USA : les tensions montent entre Pompeo et Bolton

Thu May 23, 2019 2:3PM

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton (à droite), et Mike pompeo, secrétaire d’État américain. (Photo d’illustration)

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton (à droite), et Mike pompeo, secrétaire d’État américain. (Photo d’illustration)

En tant que conseiller pour la sécurité nationale et secrétaire d’État, John Bolton et Mike Pompeo suivent tous deux la même politique, mais cherchent à étendre leur influence respective sur diverses préoccupations internationales pressantes, dont l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela.

Les tensions montent entre John Bolton et Mike Pompeo, selon quatre personnes proches du dossier, citées par CNN.

D’après certaines sources, cette tension ne découle pas tant des différences de politique que des divergences sur leurs modes d’application.

De nombreuses sources ont déclaré à CNN que les méthodes plus calculatrices de Bolton ont contrarié Pompeo et lui ont donné l’impression que Bolton outrepasse son rôle de conseiller à la sécurité nationale et marche sur les plates-bandes du secrétaire d’État, qui est le principal responsable de la politique étrangère du pays.

Cela a donné l’impression au sein de l’administration que, comme le dit une source, « John Bolton se prend pour le secrétaire d’État » et qu’il a joué un rôle trop important, notamment sur Twitter, dans certains des conflits les plus critiques.

Bien que les tensions internes sur les questions de sécurité nationale ne soient pas nouvelles, une source qui a été témoin du conflit entre Bolton et Pompeo dit que cela a joué un rôle néfaste lors de réunions sur la sécurité nationale à la Maison-Blanche.

Depuis environ un an que Pompeo et Bolton occupent leur poste actuel, ils se sont plus ou moins alignés sur la même politique. Les deux hommes se considèrent comme des faucons. Tous deux sont favorables à la rupture de l’accord sur le nucléaire iranien et à une posture plus dure face à la Russie, à la Chine et même à certains alliés des États-Unis.

Néanmoins, Pompeo et Bolton ont radicalement divergé quant à leur mode de fonctionnement, ce qui a attisé une animosité croissante entre les deux hommes, ont indiqué des sources.

Tandis que Pompeo est prudent dans ses déclarations publiques et plus diplomate dans ses efforts pour parvenir à un consensus, Bolton a adopté une approche plus tapageuse, publiant des tweets et se mettant au premier plan dans certains débats politiques. Bolton, un vétéran du gouvernement ayant de l’expérience dans quatre administrations républicaines, préfère en outre utiliser des moyens détournés pour limiter les informations et les prises de décision à des groupes restreints.

1er échec des USA face à l’Iran, et puis ?

1er échec des USA face à l’Iran, et puis ?

Entre un durcissement des pressions et une levée partielle ou complète des sanctions anti-iraniennes, le choix reste difficile pour les États-Unis. Une fois avoué, leur échec serait peut-être plus facile à vivre.

Traditionnellement, le rôle du conseiller à la sécurité nationale est de donner au président des informations impartiales et de faire respecter ce que veut le président. C’est difficile, admet une source, lorsque le président n’est pas toujours sûr de ce qu’il veut et a tendance à changer d’avis.

Cela irrite non seulement Pompeo, mais d’autres personnes autour de l’administration.

« En dehors du Conseil de sécurité nationale, il existe un sentiment réel que John a son propre agenda et sape les politiques du président », a déclaré une source proche de la Maison-Blanche.

Les méthodes de Bolton ont parfois provoqué l’ire du président, qui aurait déclaré à plusieurs reprises que Bolton l’avait miné dans le dossier de la Corée du Nord et avait presque bloqué tout le processus de négociation. En ce qui concerne l’Iran, Trump pense que Bolton a « un programme de guerre », a ajouté la source, affirmant que Trump préférerait conclure un accord avec les Iraniens.

En mars, après que le gouvernement Trump eut appliqué de nouvelles sanctions en Corée du Nord, Bolton a tweeté pour applaudir à ces sanctions. Le lendemain, le président Trump a tweeté que les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord seraient retirées.

Guerre avec les USA?

Guerre avec les USA ? "l’Iran est prêt"

Selon le commandant en chef du CGRI, l’Iran est au bord d’un conflit majeur avec ses ennemis.

Lors d’un récent débat sur la manière de gérer la Corée du Nord, Bolton a laissé à Pompeo les messages qu’il avait envoyés à la CIA et qui comprenaient une liste de questions auxquelles il souhaitait répondre, selon une source du secteur du renseignement.

Pompeo s’est mis en colère et, en tant que secrétaire d’État, a mené des négociations avec les Nord-Coréens. La CIA a alors commencé à partager des informations avec Bolton et Pompeo.

Par la suite, afin de garder les renseignements pour lui, Bolton a commencé à demander à son adjoint, Allison Hooker, d’appeler la CIA pour obtenir des informations avant les réunions avec Trump.

Bolton assure régulièrement la coordination avec les principaux responsables des services de renseignement, comme le prouve son récent voyage au siège de la CIA à Langley, en Virginie, pour examiner des informations relatives à l’Iran.

Deux anciens hauts responsables des services de renseignement ont déclaré à CNN que Bolton avait convoqué la réunion dans les locaux de la CIA non pas parce que le matériel était si sensible qu’il fallait le vérifier sur place, mais parce que c’était un moyen facile d’empêcher les gens d’entrer, à savoir des fonctionnaires du département d’État.

Alors que Bolton et Pompeo sont généralement d’accord sur les grandes lignes politiques, la manière dont l’administration a pris ces décisions et a appliqué les dites politiques a été une source majeure de tension entre les deux hommes, ont indiqué des sources.

Au Venezuela, par exemple, des sources ont déclaré à CNN que si Pompeo avait recommandé une approche plus prudente, Bolton a continué à pousser l’administration à soutenir publiquement Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, qui conteste la légitimité du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Bien qu’il soit d’accord avec cette position, Pompeo a affirmé que l’administration américaine n’était pas prête à apporter pleinement son soutien à Guaido avant d’obtenir des garanties que ses efforts aboutiront. En fin de compte, Bolton s’est imposé et l’administration a fini par reconnaître Guaido comme président par intérim.

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PressTV- Iran-Venezuela : « les USA perdront"

Le président américain jongle avec les crises en Iran, en Corée du Nord et au Venezuela aux dépens des États-Unis.

La perception à la Maison-Blanche est que Bolton a également demandé plus de contrôle sur le département d’État et le Pentagone, a précisé cette source, ajoutant que « cela énerve beaucoup de gens ». Cela inclut Pompeo, qui roule souvent des yeux lorsqu’il est interrogé sur Bolton, selon une personne proche de lui.

Alors que Pompeo jouait un rôle très actif sur la scène internationale, les alliés de Bolton ont déclaré à CNN que les tentatives de Pompeo d’utiliser son poste actuel comme une plate-forme pour promouvoir ses futures ambitions politiques suscitent une grande frustration. Cela conduit également à s’interroger sur les motivations de certaines politiques et de certains voyages de Pompeo, ont indiqué des responsables de l’administration.

Bolton semble également avoir une présence plus active à la Maison-Blanch. Bien que Pompeo ait souvent affronté publiquement les législateurs du Congrès lors d’audiences à Capitol Hill, des sources du Congrès affirment que Bolton est largement considéré comme un agent aguerri capable de trouver le moyen d’utiliser le Congrès à son avantage. Il s’adressera à certains législateurs individuellement s’il pense qu’ils partagent les mêmes points de vue que lui ou qu’ils peuvent être transformés en des alliés utiles.

La tension entre Bolton et Pompeo est probablement exacerbée par le comportement erratique de Trump et son manque d’expérience en politique étrangère, a déclaré un proche de Bolton. « Peu importe ce qui se passe entre Pompeo et Bolton, le problème est qu’au centre, vous n’avez pas de président normal. Au centre, vous n’avez pas de système solide qui tienne la route. Vous avez quelqu’un d’étrange, une créature imprévisible. »

Le véritable test de leurs relations pourrait être le déclenchement d’une crise internationale, soit au Moyen-Orient, soit sur la situation au Venezuela.

« Heureusement, nous n’avons pas encore eu de crise », a déclaré cette personne. « La question reste donc de savoir comment cela pourrait fonctionner en cas de véritable crise. »

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/23/596696/BoltonPompeo-on-a-vendu-la-mche


 

USA : EN PRISON DEPUIS 37 ANS, MUMIA ABU JAMAL A ENFIN LE DROIT DE SE DEFENDRE. A QUAND SA LIBERATION?

En prison depuis 37 ans, Mumia Abu Jamal a enfin le droit de se défendre. A quand sa libération?

Par Alex Anfruns

Mondialisation.ca, 13 mai 2019

Investig'Action

Région : 

Thème: 

Mumia Abu Jamal vient de fêter ses 65 ans. Celui qu’on surnomme « La Voix des Sans Voix » a passé la plupart de sa vie en prison – déjà 37 ans – après sa condamnation à mort en 1982. « Un procès à charge » , dénoncent ses soutiens dans le monde entier. L’évolution de cette affaire judiciaire semble malgré tout leur donner raison. Après la commutation de la peine de mort en prison à vie en 2011, une décision historique vient de tomber : la justice de Pennsylvanie a enfin accepté pour la première fois que la défense de Mumia puisse faire appel. Interview avec Jacky Hortaut, animateur du Collectif français « LIBÉRONS MUMIA ».

Pouvez-vous revenir sur les raisons pour lesquelles Mumia a été condamné ?

C’est une affaire relativement classique aux États-Unis. Mumia est un Afro-Américain, à l’époque, c’était un journaliste assez brillant, il travaillait pour plusieurs radios à Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie. Il a été accusé d’avoir tué un policier. Je précise : un policier blanc. C’est plutôt dans l’autre sens que cela se produit en général, surtout aujourd’hui. Il suffit de voir le nombre de citoyens étasuniens d’origine africaine qui ont été tués par des policiers ces dernières années… Mais lui, il a été accusé de l’inverse : c’était le journaliste noir qui avait tué un policier blanc.

Il a été accusé de cet homicide alors qu’il avait été lui-même grièvement blessé lors de ce crime. Cela s’est passé en fin de nuit, dans une grande artère de Philadelphie. À l’époque, Mumia n’arrivait pas à vivre de son seul métier de journaliste engagé, raison pour laquelle il exerçait le métier de chauffeur de taxi à mi-temps, pour des raisons économiques. Ce jour-là, en déposant un client vers trois ou quatre heures du matin dans une grande artère de la ville, il a reconnu son frère, les bras en l’air, braqué par un policier. Il a donc laissé son véhicule au bord du boulevard, il l’a traversé, et au moment où il est arrivé sur les lieux du contrôle qu’opéraient les policiers, une fusillade a éclaté. Un policier a été tué, Mumia a été grièvement blessé. La police l’a embarqué immédiatement au commissariat. Constatant que Mumia perdait énormément de sang et pris de panique à l’idée qu’il risquait de décéder sur place, les policiers l’ont amené à l’hôpital. Sous la protection du corps médical, il a mis plusieurs mois avant de se rétablir et d’être traduit en justice sous l’accusation d’avoir commis un meurtre.

Le procès a été engagé … Il n’a jamais pu défendre son innocence, ni présenter le moindre argument, car dès la première audience à laquelle il a participé, il a fait l’objet d’une arrestation immédiate et a été incarcéré. Des audiences suivantes on a constaté que le procès était à charge de bout en bout, sans qu’il ait la possibilité de produire des témoins. De plus, son avocat commis d’office n’a eu que quelques jours pour traiter le dossier. Sachant par ailleurs qu’aux États-Unis il n’y a pas de juge d’instruction, c’est à la défense de contester la charge de l’accusation et donc de faire des enquêtes. Vous imaginez qu’en quelques jours ou quelques semaines, sur un dossier dont l’enjeu était la peine de mort, Mumia n’a pas été défendu dans des conditions normales si l’on se réfère aux normes internationales. Le procès a été raciste et expéditif.

Des organisations de défense des droits de l’homme se sont-elles penchées sur son dossier ?

Oui, suite à ce procès et à la condamnation à mort de Mumia en 1982, des organisations comme Amnesty International, la Commission des droits de l’homme de l’ONU et même le Parlement européen, ont produit des rapports qui ont fait beaucoup de bruit. Notamment celui d’Amnesty USA, qui disait qu’il y avait des dizaines de raisons de droit pour considérer que Mumia avait été condamné dans des conditions inadmissibles. En tout cas, il n’avait pas eu la possibilité de se défendre. Mumia avait alors 28 ans quand il a été condamné à mort. Aujourd’hui il en a 65 et il est toujours en prison.

Pendant ce temps-là, cette affaire a connu de nombreuses péripéties. Comment Mumia a-t-il pu échapper au couloir de la mort 

Il est resté 30 ans dans le couloir de la mort. Quand on est condamné à mort aux États-Unis, les procédures de recours sont très longues. D’abord dans l’État qui vous a jugé selon ses propres lois, puis devant les tribunaux fédéraux selon les lois qui s’appliquent à l’ensemble du territoire étasunien.

Un condamné à mort a en moyenne 10 ans de recours avant d’être exécutable. Jusqu’au début des années 1990, Mumia a usé de tous ses recours. À chaque fois ils ont été rejetés, jusqu’à la Cour suprême des États-Unis, la plus haute juridiction américaine. Ensuite Mumia a été visé par deux ordonnances d’exécution. La première, en 1995, laquelle a fait monter en puissance la mobilisation aux États-Unis et a sensibilisé l’opinion du monde entier. Cette mobilisation a permis que cette ordonnance soit levée, et Mumia n’a pas été exécuté. Mais quatre ans plus tard, en 1999, il y a eu la même tentative. Mumia était encore plus connu sur la planète, et il y a eu une très importante mobilisation internationale qui a conduit à ce que le gouverneur de l’État revienne sur sa décision, quelques heures seulement avant l’exécution programmée.

Depuis l’an 2000, Mumia a eu plusieurs équipes de défense, mais il a surtout bénéficié d’une mobilisation qui n’a fait que grandir à travers le monde. À partir de cette époque, le rapport de forces a été plus engagé sur la question des conditions dans lesquelles Mumia avait été condamné avec pour objectif d’obtenir la révision de son procès ; et dans le même temps, ses soutiens ont pu l’aider financièrement et juridiquement pour multiplier les preuves de son innocence.

Ce travail réalisé durant la première décennie de l’an 2000 a conduit en 2011 à ce que la Cour suprême des États-Unis considère enfin que les conditions dans lesquelles sa condamnation à mort avait été prononcée étaient contestables. Le considérant toutefois toujours coupable, la Cour refusait la révision de son procès mais autorisait la commutation de sa peine en prison à vie.

Il est alors sorti du couloir de la mort en 2011, après y avoir passé 30 ans. Cette première victoire fut un encouragement à continuer le combat. Car qui dit condamnation à perpétuité dit deuxième condamnation à mort – une peine de mort lente selon l’expression de Mumia – sans possibilité de bénéficier d’une libération conditionnelle. C’est la situation judiciaire dans laquelle Mumia se trouve aujourd’hui.

En décembre 2018 la justice de Pennsylvanie a accepté pour la première fois que la défense de Mumia puisse faire appel. Qu’est-ce qui a permis cette évolution dans son procès ?

C’est la meilleure nouvelle que nous ayons eue depuis 2011, la plus importante judiciairement parlant. Cette décision a été prise par une Cour qui avait été saisie d’un nouveau recours de la défense de Mumia, à partir d’une nouvelle jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis qui interdisait désormais qu’un même magistrat puisse être impliqué plusieurs fois dans l’affaire d’une même personne. Cette jurisprudence s’applique notamment sur des procès où l’aboutissement pourrait être la peine capitale. Le cas de Mumia correspondait au cas de figure d’un condamné ayant bénéficié d’un nouveau procès. Pour l’affaire Mumia, le magistrat en cause s’appelle Ronald Castille, lequel avait été procureur à Philadelphie puis juge à la Cour suprême de Pennsylvanie avant d’en être son premier président. Et à chaque fois que le cas de Mumia a été relancé par sa défense en présence de ce magistrat les recours ont été rejetés systématiquement.

Ce n’est plus possible dans le droit étasunien aujourd’hui, grâce à cette nouvelle jurisprudence de la Cour suprême. Ainsi, après plus d’un an et de nombreuses audiences, le juge – seul magistrat ayant accepté que Mumia puisse témoigner par téléphone depuis sa condamnation à mort – a fait droit à la demande d’un nouveau recours en appel à Mumia.

Mais à la toute fin de l’année 2018, les soutiens de Mumia ont reçu une douche froide… Que s’est-il passé ?

Oui. Ce mauvais coup a été porté par le nouveau procureur de Philadelphie. Ce dernier avait pourtant bonne presse auprès de la communauté afro-américaine, mais aussi plus généralement auprès des organisations de défense des droits humains. Il avait été brillamment élu procureur en 2017 après une carrière exemplaire en tant qu’avocat où il avait défendu toutes les causes portant atteinte aux droits humains. Il avait bénéficié d’une grande sympathie du côté des plus pauvres, de ceux qui étaient victimes de racisme et de discriminations. Ce qui explique la déception et la colère des soutiens à Mumia lorsque, un mois après la décision du juge donnant droit à ce dernier à un nouveau recours, il a contesté celle-ci en demandant son annulation pure et simple.

Son intention a provoqué l’effet contraire !

En effet, il y a eu une forte mobilisation tout au long des mois de février et de mars pour que ce procureur retire sa contestation et que Mumia bénéficie de la plénitude de la décision du juge. Finalement, la mobilisation l’a emporté ! Pour la part qui lui revient, le collectif français a contribué à ce succès. Début avril, le procureur a retiré sa contestation, ce qui fait que la décision du juge peut être mise en œuvre. Sa défense a engagé immédiatement un appel. L’affaire judiciaire est ainsi repartie, alors qu’on n’y croyait plus beaucoup ces dernières années. C’est un événement considérable.

Ces 37 ans de prison ont dû être une expérience éprouvante à tous points de vue. Pourriez-vous nous parler aussi de l’état de santé de Mumia ?

Ces toutes dernières années, Mumia a connu des conditions très difficiles, y compris après sa sortie du couloir de la mort. Bien qu’en prison de moyenne sécurité il a des contacts avec d’autres prisonniers, ce qui n’était pas possible durant les 30 ans passés dans le couloir de la mort, parce qu’il était à l’isolement total. Il y a quatre ans, Mumia était très gravement malade parce qu’il était atteint d’une hépatite C. Il a failli mourir. Il a dû mener, à cette occasion également, une bataille judiciaire absolument incroyable, avec une forte mobilisation internationale, pour qu’il puisse bénéficier des meilleurs soins. Grâce à cette mobilisation, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie a été condamnée à lui donner le traitement. D’ailleurs, des centaines de prisonniers en Pennsylvanie qui souffraient de la même maladie ont également pu bénéficier de ce traitement.

Le virus de la maladie ayant été éradiqué, Mumia va mieux, mais certaines séquelles n’ont pas disparu comme la cirrhose du foie et plus récemment l’apparition d’un glaucome.

Pour celles et ceux qui connaissent un peu le travail de Mumia, on sait à quel point il s’agit d’un journaliste engagé : il s’exprime régulièrement sur l’actualité dans le monde, à travers ses lettres et ses écrits envoyés depuis la prison… Comment qualifieriez-vous le moral de Mumia pendant toutes ces années ?

Tout à fait, Mumia est un érudit : il a plein de qualités, ce grand Mumia. Il n’est pas seulement grand en taille, il l’est aussi par ses idées. Il a écrit une dizaine de livres durant sa captivité. Il donne des piges régulièrement à « Prison Radio ». C’est une radio à forte audience qui donne aux prisonniers la possibilité de communiquer avec leurs familles.

Pour sa part, Mumia s’y exprime sur les problèmes du monde, sur la politique américaine, sur les droits humains, sur la justice, sur la peine de mort, sur l’incarcération de masse… Il exerce, comme il le dit, son métier de journaliste depuis la prison !

***

Pour aider à financer la défense de Mumia

Signez la pétition Pour Mumia Abu-Jamal, une seule justice : sa libération !

La source originale de cet article est Investig'Action

Copyright © Alex AnfrunsInvestig'Action, 2019

https://www.mondialisation.ca/en-prison-depuis-37-ans-mumia-abu-jamal-a-enfin-le-droit-de-se-defendre-a-quand-sa-liberation/5633506


 

CE JEUDI 16 MAI LA POLICE US FAIT IRRUPTION ILLEGALEMENT DANS L'AMBASSADE DU VENEZUELA POUR ARRETER LES MILITANTS SOUTENANT LE PRESIDENT MADURO

Des manifestants de CODEPINK en face de l'ambassade du Venezuela à Washington contre sa saisie par les autorités américaines

La police US «fait irruption» dans l’ambassade du Venezuela pour arrêter les militants soutenant Maduro

© REUTERS / Shannon Stapleton

INTERNATIONAL

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La police des États-Unis a «fait irruption» jeudi 16 mai dans l’ambassade du Venezuela à Washington, DC, pour arrêter les militants soutenant le Président Nicolas Maduro, a annoncé l'une d'entre eux.

Les forces de police américaines se sont introduites dans l’ambassade du Venezuela à Washington, DC, afin d’interpeller un groupe de militants qui veillaient à ce que les autorités américaines ne s’emparent pas de l’ambassade par la force, a indiqué la co-fondatrice de l’organisation pour les droits de l’homme CODEPINK, Medea Benjamin.

«La police est en train de faire irruption dans l’ambassade du Venezuela afin d’arrêter illégalement le collectif de protection de l’ambassade [Embassy Protection Collective], en violant la convention de Vienne et au mépris du droit international», a-t-elle dénoncé sur Twitter.

Une autre membre de CODEPINK, Ariel Gold, a confirmé ces informations.

Quatre personnes qui restaient dans le bâtiment de la mission diplomatique ont été interpellées comme membres du collectif, a ajouté par la suite Medea Benjami, qualifiant ces actions de la police d'«honteuses».

​Le périmètre a été bouclé, un dispositif policier renforcé est resté en place toute la matinée, a constaté l'une des journalistes du Washington Post.

Le Président vénézuélien avait auparavant mis en garde contre une possible tentative des autorités américaines de se saisir de l’ambassade. Les militants de l'Embassy Protection Collective vivaient dans l’ambassade depuis le 24 avril, à la suite de l’invitation de diplomates vénézuéliens, avec pour objectif d’empêcher les États-Unis et l’opposition vénézuélienne de s’en emparer.

 

Un avion US C-17 à Cucuta, Colombie

© AP PHOTO / FERNANDO VERGARA

Washington ordonne la «suspension immédiate» du trafic aérien entre les USA et le Venezuela

Le Venezuela est en proie à des manifestations depuis plusieurs mois, confronté à une grave crise économique assortie de tensions politiques. Le 30 avril, l'opposant Juan Guaido, reconnu comme «Président par intérim» par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, est intervenu devant ses partisans rassemblés à l'extérieur de la base aérienne de La Carlota, annonçant le début de la «fin définitive de l'usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

 

Nicolas Maduro a ensuite annoncé l'échec du coup d'État et a fait savoir qu'il avait ordonné d'ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés. 

https://fr.sputniknews.com/international/201905161041135536-venezuela-usa-ambassade-police-arrestation/


 

LES ETATS-UNIS ORDONNENT LA SUSPENSION IMMEDIATE DU TRAFIC AERIEN ENTRE LES USA ET LE VENEZUELA

Un avion US C-17 à Cucuta, Colombie

Washington ordonne la «suspension immédiate» du trafic aérien entre les USA et le Venezuela

© AP Photo / Fernando Vergara

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Le ministère américain des Transports a annoncé suspendre le trafic aérien entre les États-Unis et le Venezuela, motivant sa décision par l'instabilité régnant dans la région ces derniers temps.

Les États-Unis ont pris la décision d’interrompre le trafic aérien avec le Venezuela. Le 15 mai, le département des Transports a émis un ordre de suspension de tous les vols passagers et fret entre les deux pays.

 

Dans une lettre adressée au ministère des Transports demandant cette suspension, le département états-unien de la Sécurité intérieure a cité des raisons telles que les conditions dans ce pays d’Amérique latine qui «mettent en danger la sécurité des passagers, des avions et des équipages qui s’y rendent».

«Je suis d’accord avec le fait que les intérêts publics exigent une suspension immédiate du trafic aérien entre les aéroports des États-Unis et du Venezuela. Par conséquent, conformément à l'article 44907 (e), je suspends le droit de tous les transporteurs aériens américains et étrangers d’assurer la navigation aérienne à destination et en provenance des aéroports vénézuéliens», a déclaré la secrétaire aux Transports des États-Unis, Elaine Chao.

La suspension s’ajoute à la note de la Federal Aviation Administration émise le 1er mai qui interdit à la majorité des opérateurs et pilotes certifiés aux États-Unis de voler à moins de 26.000 pieds (7.925 mètres) au-dessus du territoire vénézuélien, également pour des raisons de sécurité.

 

© AFP 2019 ERIC BARADAT

Un raid de la police américaine contre l’ambassade du Venezuela à Washington (vidéo)

Les protestations se poursuivent depuis plusieurs mois au Venezuela, confronté à une grave crise économique assortie de tensions politiques. Le 30 avril, l'opposant Juan Guaido, reconnu comme «Président par intérim» par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, est intervenu devant ses partisans rassemblés à l'extérieur de la base aérienne de La Carlota, annonçant le début de la «fin définitive de l'usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

 

Nicolas Maduro a ensuite annoncé l'échec du coup d'État et a fait savoir qu'il avait ordonné d'ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés. 

https://fr.sputniknews.com/international/201905151041128426-washington-suspension-trafic-aerien-venezuela/


 

PHOBIE RECURRENTE DU PENTAGONE : LA CHINE!

Pentagone : La Chine va probablement multiplier ses bases militaires à l’étranger

 Depuis 1 jour  3 mai 2019

mer-chine

 Asie et Afrique - Chine

 

La Chine va « probablement » implanter de plus en plus de bases militaires à l’étranger pour sécuriser ses projets liés aux « Nouvelles routes de la soie », selon un rapport du Pentagone sur les capacités militaires chinoises publié jeudi.

« Les dirigeants chinois utilisent le poids économique, diplomatique et militaire grandissant de la Chine pour établir leur domination dans la région et étendre l’influence du pays dans le monde », indique ce rapport annuel du ministère américain de la Défense destiné aux élus du Congrès.

« Les projets chinois comme les Nouvelles routes de la Soie vont probablement mener à des implantations de bases militaires à l’étranger pour répondre à un besoin perçu de sécuriser ces projets », ajoute le document.

Cette initiative, appelée officiellement « une ceinture (terrestre) et une route (maritime) » en chinois, vise à construire des infrastructures de transport et d’énergie dans des pays qui en ont particulièrement besoin en Asie, en Europe, en Afrique voire au-delà.

Lancée en 2013, elle est financée par des investissements ou des prêts de centaines de milliards d’euros. Ses détracteurs lui reprochent de favoriser les entreprises chinoises, d’endetter les nations bénéficiaires ou encore de nuire à l’environnement.

Reconnaissant que les Nouvelles routes de la soie avaient « suscité des inquiétudes sur les intentions de la Chine, les dirigeants chinois ont adouci leur discours en faisant la promotion de ces projets sans en modifier les objectifs stratégiques fondamentaux », note le rapport du Pentagone.

Le président chinois Xi Jinping a récemment défendu son projet phare devant 37 dirigeants étrangers réunis à Pékin et a appelé davantage de pays à rejoindre son colossal programme d’infrastructures.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/1349735