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4000 FUSILIERS MARINS US EN MEDITERRANEE

Des navires de guerre US entrent en Méditerranée

Fri Dec 2, 2016 5:24PM

Un navire de guerre américain en Méditerranée ©Sputnik

Un navire de guerre américain en Méditerranée ©Sputnik

4.000 soldats et fusiliers marins américains à bord de plusieurs navires de guerre sont entrés en Méditerranée via le canal de Suez.

Ces forces devraient rejoindre la 6e flotte américaine basée à Naples.

"Cette présence militaire a pour objectif de soutenir la sécurité maritime en méditerranée" a prétendu le commandant qui dirige ces forces,  Byron Ogden qui qualifie de "très vitale" cette route maritime pour l'économie américaine.

L'entrée des forces américaines en Méditerranée intervient un jour après la fin des opérations du grand navire anti-sous-marin de la Flotte du Nord russe Vice-amiral Kulakov, sur cette mer et son départ vers l'océan atlantique.

 Quelques bâtiments de la marine russe, sont pourtant restés en méditerranée parmi lesquels  le porte-avions Amiral Kouznetsov, des navires, des frégates, des destroyers et des vedettes.

La Russie a déployé ses navires de guerre au large de la Syrie pour sa lutte contre le terrorisme.

La Russie est intervenue militairement, le 30 septembre 2015, contre Daech et les terroristes actifs en Syrie, à la demande officielle de Damas.

Pour leur part, les Américains et leurs alliés ont commencé en septembre 2014 leurs attaques aériennes contre la Syrie, sous prétexte de la lutte contre les terroristes.

Cinq ans de guerre meurtrière en Syrie a fait près de 470.000 tués et plus de 1.9 million de déplacés

http://presstv.com/DetailFr/2016/12/02/496146/Mditerrane-EtatsUnis-Byron-Ogden-navires-guerre-fusiliers-marins-scurit-flotte-Naple-Italie-Atlentique-Russie-Kulakov-Kouznetsov-Damas-terroristes-Daech


 

STANDING ROCK, LA PLUS GRANDE MOBILISATION INDIGENE DEPUIS PLUS D’UN SIECLE

Standing Rock, la plus grande mobilisation indigène depuis plus d’un siècle

par Silvia Arana*

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Dans l’état du Dakota du Nord, Standing Rock fait partie de la Réserve Sioux, comme on appelle communément les peuples originaires DakotaLakota et autres tribus des prairies. La rivière Missouri, source d’eau potable d’environ 17 millions de personnes, traverse le territoire, qui est sous juridiction des autorités indigènes de la Standing Rock Indian Reservation selon les traités signés avec le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Augmenter policeDiminuer police

En violation des traités et contre la volonté des sioux, le groupe pétrolier Energy Transfer Partners construit un oléoduc qui va détruire le site sacré et le cimetière indigène de Standing Rock et dont le tronçon souterrain passerait en dessous du lit de la rivière le Missouri. Le projet est un investissement de 3,8 milliards de dollars, financé par Goldman SachsBank of l’AmériqueHSBCUBSWells Fargo et d’autres grandes banques. Il a une étendue de 1 880 km, il va des gisements de pétrole de Bakken dans le Dakota du Nord, en passant par le Dakota du Sud, l’Iowa pour arriver à Illinois.

Depuis le printemps 2016, des milliers de personnes se sont rassemblées à Standing Rock, plusieurs d’elles de diverses nations indigènes, pour protester contre la construction de l’oléoduc qui détruirait leurs sites sacrés et contaminerait l’eau. Ils s’auto appellent les « protecteurs de l’eau ».

On estime que 300 fuites de pétrole par an ont lieu dans les oléoducs du pays [1], et c’est pourquoi les défenseurs de l’eau ne croient pas aux promesses de l’entreprise, du Corps d’Ingénieurs de l’Armée et des autorités que « cet oléoduc est sûr ».

La plus grande mobilisation indigène depuis plus de cent ans

« Standing Rock est la plus grande concentration indigène que j’ai vue dans ma vie ; chaque jour de nouveaux drapeaux de différentes tribus se sont ajoutés... À partir de la sixième semaine, cela a cessé d’être un campement pour se transformer en communauté … Nous prenons position contre l’oléoduc, nous ne savions pas que nous aurions cet immense soutien... Cette terre est un site sacré du peuple Lakota ; de plus l’oléoduc contaminera l’eau de la rivière Missouri... Le Corps d’Ingénieurs de l’Armée n’a pas mené de consultation avec les tribus. L’oléoduc le Dakota Access Pipeline a des tronçons souterrains sous le lit de la rivière Missouri. Les oléoducs ont un historique de fuites, ils ont contaminé le sol, l’air, et les nappes souterraines... S’il est construit, il détruira non seulement la rivière dans cette zone, mais en aval aussi. Les tribus assument leur responsabilité comme protecteurs. Il faut prendre soin de la terre, de l’eau, de l’air … Un jour lors de notre marche quotidienne vers le site sacré, les grand-mères et les mères ont dit aux terrassiers qu’elles n’allaient pas permettre qu’ils détruisisent un site sacré. Comme réponse, les gardiens de sécurité privée ont lancé les chiens contre les gens. Quelques protecteurs de l’eau sont fini à l’hôpital à cause de leurs blessures … Après les chiens, ils apporteront les armes … »

Dennis Banks (79 ans) disait cela en octobre dernier, c’est un leader historique indigène et le cofondateur d’American Indian Movement. [2]

Comme Dennis Banks l’a prédit, la répression contre la communauté de Protecteurs de l’eau a grandi au cours semaines suivantes jusqu’à atteindre son pic le dimanche 20 novembre. Dans des températures glacées de moins cinq degrés, la police a réprimé les manifestants avec des lances à eau et en provoquant des centaines de cas d’hypothermie. Ils ont aussi utilisé des gaz lacrymogènes, du gaz poivre et les balles en caoutchouc qui ont blessé environ trois cents manifestants. Le cas le plus grave a été celui de Sophia Wilansky (21 ans) qui a été blessée par une grenade qui l’a touché au bras et lui a cassé l’os et les tissus. En ce moment elle attend sa troisième opération chirurgicale, et elle devra en supporter d’autres pour sauver son bras qui a été pratiquement séparé du corps par la grenade. Cette jeune fille de New York, qui comme de nombreuses autres personnes se sont présentées à Standing Rock par solidarité avec les peuples originaires a été victime d’un abus de force quand elles exercent leur droit à manifester, garanti par le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. Un droit qui est systématiquement violé par la police de Morton (Dakota du Nord) et la Garde nationale.

Linda Black Elk, membre du corps médical de Standing Rock, qui a été témoin de la répression de dimanche dernier, a soutenu que : « La police a augmenté le niveau de violence contre les protecteurs de l’eau. J’ai vu les différentes armes utilisées contre le nous : gaz lacrymogène, balles en caoutchoux, grenades. Il semble qu’ils mettent à l’épreuve leurs armes contre nous dans une militarisation croissante de la répression ». Et elle a ajouté : « Nous ressentons une grande déception avec le président Obama. Il est venu ici, il a fait des promesses et il n’a tenu aucune d’elles. »

Cette conduite gouvernementale contre les droits des peuples originaires n’est pas surprenante, mais cohérente avec la conduite historique du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, qui a commis et/ou permis des abus sur des terres indigènes depuis le commencement de la colonisation. Exemples des abus contre les peuples Lakota et Dakota sont l’appropriation de terrains dans Black Hills (les Montagnes Noires [Sacrées pour les peuples originaires]) du Dakota du Sud après la découverte d’or dans les années 1870, et la construction de barrages dans la rivière Missouri qui a causé des inondations dans des hameaux, dans des zones forestières et dans des fermes dans le Dakota du Nord et du Sud pendant les années 1950.

Mni Wiconi : L’eau est vie

Le jeudi 24 novembre des médias alternatifs comme Unicorn Riot et Indigenous Rising Moyen ont émis en direct depuis Standing Rock. C’est le jour où aux Etats-Unis a lieu le Thanksgiving (Expression de gratitude). Selon l’ « histoire officielle » les indigènes ont « sauvé » les pèlerins de la mort en leur offrent à manger (version accusée de fausse par des historiens comme Roxanne Dunbar-Ortiz, qui dit que les indigènes n’ont jamais reçu à bras ouverts leurs oppresseurs [ou génocidaires plutôt]).

En souvenir ironique de la date, les Protecteurs de l’eau ont disposé des tables avec de la nourriture. À quelque mètres d’eux, quelques dizaines de policiers coupaient la route, de l’un et l’autre côté, à la manière d’un cercle. Il y a des pancartes avec la phrase : « Ne nourrissez pas les pèlerins » (Don’t Feed the Pilgrims). La consigne du jour est : « Pas de pèlerins, pas d’ oléoducs, pas de prisons, pas de problèmes ».

Une légère neige tombe dans la prairie désertique, les gens avec leurs gros manteaux, la tête couverte de bonnets ou de capuchons se maintiennent en mouvement, certains commencent à entonner les chants puissants traditionnels Lakota, et le cri « Mni Wiconi » (L’eau est vie !) [3]

A pris fin une autre journée dans la longue bataille pour Standing Rock, le plus grand rassemblement de peuples autochtones depuis plus d’un siècle, depuis la Bataille de Little Bighorn - ou Greasy Grass - qui a eu lieu en 1876. Elle a été une grande victoire de l’alliance des tribus des prairies-Lakotas, Cheyennes et Arapahos – qui ont battu le Septième Régiment sous la conduite du général Custer. On dit qu’une vision du chef Lakota Sitting Bull a été l’inspiration des guerriers ; un rêve dans lequel les soldats de l’armée des Etats-Unis d’Amérique tombaient du ciel. Ce fut la dernière victoire des indigènes des prairies. Aujourd’hui la communauté de Standing Rock joue le rôle principal dans une mobilisation historique qui par sa capacité de mobilisation, de diversité, de continuité et d’esprit de lutte est en train de réussir une nouvelle et grande victoire.

Note : Il y a quelques heures, le Corps d’Ingénieurs de l’Armée des Etats-Unis d’Amérique a lancé un ordre d’évacuation – à exécuter le 5 décembre - aux autorités de la Réservation Sioux. Le chef sioux Dave Archambault, de même que d’autres représentants de la communauté, ont répondu qu’ils ne bougeront pas.

Silvia Arana

*Silvia Arana, est journaliste argentine basée à Quito, Equateur.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la diáspora par  : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la diaspora. Paris, le 29 novembre 2016.


 

LA CIA MET EN GARDE TRUMP CONTRE L’ANNULATION DE L’ACCORD NUCLEAIRE

Le patron de la CIA met en garde Trump contre l'annulation de l’accord nucléaire

Wed Nov 30, 2016 4:8PM

John Brennan, directeur de la CIA, lors d'une audience au Sénat américain, à Washington, le 9 février 2016. ©AFP

John Brennan, directeur de la CIA, lors d'une audience au Sénat américain, à Washington, le 9 février 2016. ©AFP

Le patron de la CIA a lancé un avertissement à Donald Trump, le président élu des États-Unis, selon lequel l'annulation de l’accord sur le nucléaire iranien serait une chose "désastreuse" et "à la limite de la folie".

John Brennan qui quittera prochainement son poste après quatre ans d’exercice, vient de faire ces déclarations dans une interview donnée à la chaîne d’information britannique BBC. 

Lors de sa campagne pour la présidentielle, Donald Trump avait à maintes reprises critiqué l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 par l’Iran, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Allemagne et la Chine en déclarant qu’une fois élu président, il "déchirerait" l’accord et sa mesure d’application, le Plan global d’action conjoint (PGAC).

Brennan a alors ajouté à la BBC : "Je pense que ce serait de la folie si la prochaine administration venait à remettre en cause cet accord. Cela serait un précédent grave !"

Le patron de la CIA a par ailleurs voulu donner quelques « conseils » au nouveau président américain concernant la Russie. Ce dernier avait déclaré lors de sa campagne qu’il soutenait la position et l’attitude russe vis-à-vis de la Syrie et de la lutte menée contre les terroristes dans ce pays. Trump avait également dit que l’Amérique n’avait cherché qu’à renverser Assad en apportant son aide aux groupes prétendument de "l’opposition modérée" et qu’elle ne s’était pas concentrée sur l’enrayement des terroristes, comme l’a fait au contraire Moscou.

M. Brenann, lui, a estimé que l’Amérique devait continuer à soutenir les groupes syriens de "l’opposition" face à ce qu’il a appelé "l’attaque de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah".

Le patron de la CIA a également qualifié Moscou d’avoir été "hypocrite" dans les négociations pour la paix en Syrie en ajoutant: "Je considère que le président Trump et la nouvelle administration américaine devront être méfiants envers la Russie !"

Il est utile de rappeler que Donald Trump a annoncé il y a peu qu’il aura très probablement une rencontre prochaine avec Moscou pour discuter de la crise syrienne et d’autres sujets.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/30/495874/CIA-Trump-Brennan-Nuclaire-Iran


 

UN ANCIEN OFFICIER DE LA CIA REVELE QUI A TUE LES SCIENTIFIQUES NUCLEAIRES IRANIENS

Un ancien de la CIA révèle qui a tué les scientifiques nucléaires iraniens

 Depuis 4 heures  29 novembre 2016

savants_nucleaires

 Iran - Monde islamique

phil_giraldiUn ancien officier de la CIA, spécialiste en contre-terrorisme, a confirmé le recours, par les services de renseignements occidentaux, aux membres du groupuscule terroriste iranien en exil des Moujahidine du peuple pour assassiner les scientifiques nucléaires iraniens.

Dans une note écrite reprise par le website d’information « iricenter », Phil Giraldi a révélé quele Mossad israelien et la CIA américaine ont assassiné, en collaboration avec l’organisation Moujahidine du peuple, le savant atomiste iranien, Majid Shahriari, le 28 novembre 2010, à Téhéran, la capitale iranienne.

Giraldi a qualifié l’assassinat de Shahriari de démarche « honteuse » de la part du Mossad qui visait à nuire au programme nucléaire civil de l’Iran alors que les enquêtes prouvaient que Majid Shahriari, l’un des quatre scientifiques nucléaires iraniens tués entre 2010 et 2012, n’entretenait aucun lien avec les organisations militaires.

Selon Giraldi, Majid Shahriari a joué un rôle important dans le développement des recherches nucléaires en Iran; il était bien connu internationalement pour ses connaissances dans le domaine de la physique quantique et le déplacement atomique (TRAD).

« La communauté internationale de renseignements reconnaît que le Mossad avait planifié l’assassinat des savants atomistes iraniens dont Majid Shahriari, projet qui a été réalisé par les membres des Moujahidine », a affirmé Giraldi ajoutant:  » De vastes enquêtes qui ont été effectuées par la CIA entre 2007 et 2012, ont prouvé que le programme nucléaire iranien n’était pas militaire. Cependant, Israël, profitant des résultats des inspections faites par l’AIEA, a identifié les savants nucléaires et les a tués. Il a, également, contaminé les installations nucléaires en Iran avec le virus Stuxnet. »

« L’assassinat de Shahriari ne doit pas être oublié parce qu’il rappelle à quel point le Mossad et d’autres services de renseignement sont cruels dans la mesure où ils tuent même les gens qui ne représentent aucune menace pour eux », a déploré Phil Giraldi.

Avec Press TV

http://french.almanar.com.lb/120041


 

OSCAR FORTIN : DE QUEL DICTATEUR PARLE-T-ON ?

De quel dictateur parle-t-on ?

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 28 novembre 2016

Humanisme

Région : 

Thème: 

trump-castro

Donald Trump, suite au décès de Fidel Castro, y est allé d’une déclaration, faisant de ce dernier un dictateur brutal qui a opprimé son peuple et, du même souffle, s’est déclaré disposé à tout faire pour contribuer à la liberté du peuple cubain. Par cette déclaration, il démontre que sa connaissance de l’histoire de la Révolution cubaine repose avant tout sur le formatage véhiculé par une presse qui cadre avant tout avec les grands objectifs qui sont à la base de l’embargo économique, politique et social qui dure depuis plus de 56 ans.

Pour comprendre Fidel Castro et les luttes de la Révolution cubaine, il faut prendre en compte cet embargo qui lui fut imposé, depuis plus de 54 ans, par tous les présidents des États-Unis, allant de Dwight Eisenhower à Obama. Cet embargo constitue une entrave majeure à la souveraineté du peuple cubain et à sa liberté de promouvoir le développement économique qui réponde à ses aspirations. Si le futur président des États-Unis veut vraiment tout faire pour contribuer à la liberté du peuple cubain, il devra commencer par mettre fin à cet embargo dès sa prise en charge de la Présidence, et à dédommager ce peuple des dommages économiques qui en ont résulté. Voici en quoi consiste cet embargo.

« Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines affirma que “la majorité des Cubains soutenait Castro” et qu’il “n’existait pas une opposition politique effective”, en ajoutant que “le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement.”

La mise en place de cet embargo s’est faite de façon dictatoriale de la part des dirigeants étasuniens sans aucune consultation du peuple et en totale violation du droit international. Parler de Castro comme d’un dictateur sans parler de la dictature de l’Empire qui se donne tous les droits sur les peuples, ça sonne plutôt faux. Qu’on pense à toutes ces interventions antidémocratiques en Amérique latine et ailleurs dans le monde pour y imposer la dictature de ses intérêts sans passer par les instances des Nations Unies pour y résoudre les litiges.

Fidel Castro et le peuple cubain ont pu survivre aux attaques militaires de la Baie des Cochons, à l’embargo économique et à toutes ces activités clandestines, dirigées par la CIA et des médias de propagande en vue de discréditer le régime et de provoquer des soulèvements.

Si Donald Trump a fait référence, à maintes reprises, lors de sa campagne électorale, qu’il n’appartenait pas aux États-Unis de résoudre les problèmes des autres pays, il aura une occasion en or de laisser au peuple cubain la responsabilité de résoudre ses propres problèmes sans les irritants d’un embargo qui fait tout pour qu’il ne puisse y arriver. Le jour où le peuple cubain et ses dirigeants n’auront plus ces forces occultes qui cherchent par tous les moyens à provoquer le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques, le monde pourra alors découvrir ce que ce peuple peut faire de ses ressources et de ses solidarités.

Si M. Trump donne suite à son intention de s’occuper, d’abord et avant tout, des problèmes de son propre pays, laissant aux autres de résoudre leurs propres problèmes, il rendra un grand service à l’humanité et à de nombreux peuples de la terre.

« 7) Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts. Elle n’a plus vocation à garantir la paix à n’importe quel prix. Contrairement à plusieurs responsables de son parti, et tirant les leçons de la fin de la guerre froide, il veut changer l’OTAN : « Il n’y aura plus – affirme-t-il – de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Avec Cuba, s’il veut libérer le peuple, qu’il mette fin à toutes ces entraves qui lui rendent la vie impossible. Qu’il mette un terme, une fois pour toutes, à tous ces irritants au développement économique de Cuba et de son peuple.

Sachant le peuple des États-Unis particulièrement croyant et proche de la foi hébraïque et chrétienne, je me permets de terminer avec ce passage du prophète Isaïe qui ne saurait les laisser indifférents.

“Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ; Qui justifient le coupable pour un présent, et enlèvent aux innocents leurs droits ! Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes pour refuser justice aux pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur butin ! ” (Is.5-10)

Je pense que cette déclaration d’Isaïe garde encore toute son actualité et que beaucoup d’éléments de son contenu rejoignent les grands principes de la Révolution cubaine.

Oscar Fortin

Le 27 novembre 2016

 

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2016

http://www.mondialisation.ca/de-quel-dictateur-parle-t-on/5559390


 

NAFEEZ AHMED : LES « AMIS » TERRORISTES DE TRUMP

Les « amis » terroristes de Trump

Par Nafeez Ahmed — 26 novembre 2016 

Arabie saoudite Etats-Unis Lobbies Qatar Syrie Turquie

Le fait d’avoir pu se réjouir de la victoire de Trump –  qui a permis au monde d’échapper à la très dangereuse Hillary Clinton – ne doit pas nous rendre aveugles. Que fera réellement Trump, une fois au pouvoir, vis-à-vis du terrorisme et de ses soutiens du Golfe? Cela reste à ouvert. ASI

NEW YORK - JUNE 28: Donald and Melania Trump chat with Qatar Airways CEO Akbar Al Baker (R) at a Qatar Airways gala to celebrate their inaugural flights to NYC, June 28, 2007 at the Frederick P. Rose Hall - Jazz at Lincoln Center in New York City. (Photo by Evan Agostini/Getty Images) *** Local Caption *** Donald Trump;Melania Trump;Akbar Al Baker

Donald et Melania Trump discutent avec le PDG de Qatar Airways, Akbar al-Baker (à droite) lors d’un gala de Qatar Airways pour célébrer leurs vols inauguraux vers la ville de New York, le 28 juin 2007 (Getty Images)


Malgré sa rhétorique d’homme fort contre le terrorisme, Trump est heureux de faire affaire avec des gouvernements qui ont des liens avec des extrémistes

Le président élu Donald Trump s’est ingénié à se présenter comme un homme fort dans la lutte contre le terrorisme.

Il « bombarderait rapidement et décisivement » l’État islamique (EI), a-t-il affirmé, et il déploierait les troupes américaines en Irak – jusqu’à 20 000 – 30 000 soldats, pour « l’éliminer rapidement ».

Il a menacé d’interdire l’importation de pétrole d’Arabie saoudite et des autres alliés arabes si ces derniers refusaient de mettre à disposition des troupes pour combattre l’EI.

« Qui a fait exploser le World Trade Center ? Ce n’était pas les Irakiens mais les Saoudiens : regardez l’Arabie saoudite, ouvrez les documents », a-t-il déclaré à Fox News.

Cependant, la rhétorique de Trump ressemble beaucoup à son autobronzant orange : effrayante, inoubliable… et bien trop fausse.

Terrorisme d’État saoudien

Si Trump est persuadé que les attentats du 11 septembre ont été financés par l’Arabie saoudite, il est clair qu’il n’en est pas moins heureux de fricoter avec les ennemis de l’Amérique, tant qu’il peut se faire rapidement du fric.

Au cours de sa campagne l’année dernière, Trump a enregistré huit nouvelles sociétés en Arabie saoudite. La Commission électorale fédérale a révélé que quatre d’entre elles étaient encore en activité en mai 2016.

THC Jeddah Hotel Advisor et DT Jeddah Technical Services Advisor sont les sociétés dont il est désigné comme propriétaire ou président et elles seraient liées au développement potentiel d’un projet hôtelier.

Le même jour où il créait ces sociétés, Trump avait annoncé lors d’un rassemblement en Alabama : « Les Saoudiens, je m’entends avec tous. Ils m’achètent des appartements. Ils dépensent 40 millions de dollars, 50 millions de dollars. Suis-je censé les détester ? Je les aime beaucoup. »

Les relations lucratives de Trump avec les Saoudiens sont anciennes. Trois mois avant le 11 septembre, Trump aurait vendu le 45e étage de Trump World Tower au royaume d’Arabie saoudite pour 4,5 millions de dollars.

Groupe terroriste iranien

Cela n’a pas empêché Trump et ses représentants d’utiliser avec hypocrisie la question saoudienne pour discréditer leurs opposants politiques.

Rudy Giuliani, principal candidat de Trump pour le poste de secrétaire d’État selon des sources au sein de son équipe de transition, a appelé Hillary Clinton, alors rivale de Trump, à s’excuser publiquement pour avoir reçu des dons d’Arabie saoudite.

« Je voudrais la voir s’excuser pour tout l’argent que la Fondation Clinton a accepté, venant disons-le d’Arabie saoudite, où les femmes ne sont pas autorisées à conduire. On me dit qu’elle est féministe et elle accepte de l’argent d’un pays où les femmes ne sont pas autorisées à conduire ? » a souligné Giuliani.

Pourtant, Giuliani est un lobbyiste rémunéré pour le compte de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (Moudjahidine e-Khalq, MeK), organisation pour laquelle il a fait campagne (avec succès) afin qu’elle soit retirée de la liste des organisations terroristes étrangères du Département d’État en 2012.

« Le MeK a beaucoup de sang américain sur les mains, ainsi que celui de milliers d’Iraniens tués alors que le groupe était une force de frappe au service de Saddam Hussein dans les années 1980 et 1990 », a écrit Daniel Benjamin, un ancien coordinateur de la lutte contre le terrorisme au sein du Département d’État.

Giuliani a également reçu des indemnités pour des conférences de la part du MeK pour s’être exprimé plusieurs fois au nom du groupe en 2011 et 2012. Il est intéressant de noter que Giuliani a profité de son plaidoyer pour le MeK alors que le groupe était encore répertorié comme une entité terroriste. Comme le remarque Benjamin, son lobbying pour le MeK pourrait bien avoir été illégal.

Autoritarisme turc

Pourtant, le lobbying pour les terroristes semble être un passe-temps régulier pour les personnes nommées par Trump.

Il a été révélé que son conseiller à la sécurité nationale, le lieutenant-général Michael Flynn, ancien chef de la Defense Intelligence Agency (DIA) du Pentagone, avait signé un contrat avec une entreprise néerlandaise servant de façade à un entrepreneur turc étroitement lié au régime d’Erdoğan.

En septembre 2015, la société de Flynn, Flynn Intel Group, a signé un accord de lobbying avec Inovo BV, une façade pour Inovo Turkije. Les deux entités ont été fondées par Ekim Alptekin, un représentant d’Erdoğan qui préside le Conseil d’affaires turco-américain, lui-même division de la Commission des relations économiques étrangères de la Turquie, dont les membres sont désignés par le ministre de l’Économie et la Grande Assemblée nationale de Turquie.

Pendant ce contrat, Flynn a écrit une tribune regorgeant d’éloges exubérantes pour la répression post-coup d’État menée par Erdoğan. Il a même repris la propagande de l’État turc en affirmant que le coup d’État avait été orchestré par le religieux exilé Fethullah Gülen – qu’il qualifiait de terroriste.

Pourtant, selon le Comité pour la protection des journalistes, la Turquie emprisonne désormais plus de journalistes que n’importe quel pays, notamment la Chine, alors que les opposants politiques d’Erdoğan sont arrêtés par milliers – tous sur des accusations de « terrorisme ».

Ce mois-ci, l’indice d’État de droit du World Justice Project a placé la Turquie à la 99e place sur 113 pays, juste derrière l’Iran et le Myanmar.

« Si Flynn connaissait les liens d’Alptekin avec le gouvernement turc, il a violé la loi américaine en ne s’inscrivant pas en vertu de la Foreign Registration Act (FARA) et en ne se déclarant pas comme agent étranger », fait remarquer David Phillips, ancien conseiller du Département d’État sous les administrations Clinton, Bush et Obama.

Djihadistes syriens

Cependant, Flynn en sait beaucoup plus sur la duplicité de la Turquie que d’autres. En août 2012, alors qu’il était chef de la DIA, cet organisme a obtenu des informations alarmantes prouvant que les « États du Golfe et la Turquie » appuyaient « l’insurrection en Syrie » en soutenant al-Qaïda en Irak.

La DIA a averti que la poursuite d’un tel soutien aux rebelles islamistes conduirait à la création d’une « principauté salafiste » dans l’est de la Syrie et, éventuellement, à la déclaration d’un « État islamique… en Irak et en Syrie ».

Dans les interviews concernant le rapport, Flynn a confirmé que l’exactitude de cette information.

Malgré les allégations de financement de djihadistes syriens par l’État turc, Flynn est heureux de s’accorder avec Erdoğan.

Interdire le territoire aux musulmans, mais prendre leur argent

Trump lui-même n’a aucun scrupule à investir dans ces régions.

À ce jour, Trump a reçu des redevances pour plus de 10 millions de dollars pour la licence de son nom sur l’immeuble Trump Towers à Şişli, une tour résidentielle de 40 étages à Istanbul.

Trump aime aussi prendre l’argent des pays du Golfe, même si son propre chef de la sécurité nationale a connaissance de leur financement direct des djihadistes syriens.

L’entreprise publique Qatar Airways, par exemple, loue de l’espace dans une tour Trump pour son quartier général de New York. Et Trump a un grand projet immobilier aux Émirats arabes unis. En 2015, The Trump Organization a indiqué à Hotelier Middle East que sa ligne d’hôtels de luxe, Trump Hotel Collection, prévoit de construire d’autres hôtels importants à Dubaï, à Abu Dhabi, au Qatar et en Arabie saoudite.

L’argent est roi. Trump sait cela mieux que la plupart des gens. Et ses alliés qui financent le terrorisme également.

Nafeez Ahmed | 25 novembre 2016

Nafeez Ahmed est journaliste d’investigation et auteur à succès. Titulaire d’un doctorat, il s’est spécialisé dans les questions de sécurité internationale, examinant ce qu’il appelle les « crises de civilisation ». Il a obtenu une récompense de la part de l’organisation Project Censored dans la catégorie « Outstanding Investigative Journalism » (« journalisme d’investigation d’exception ») pour un reportage d’investigation, publié par le journal The Guardian, sur l’intersection des crises globales de nature écologique, énergétique et économique et des conflits et géopolitiques régionales. Il a également écrit pour The Independent, Sydney Morning Herald, The Age, The Scotsman, Foreign Policy, The Atlantic, Quartz, Prospect, New Statesman, Le Monde diplomatique et New Internationalist. Son travail sur les causes profondes et les opérations secrètes liées au terrorisme international a officiellement contribué à l’établissement de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis du 11 septembre 2001 et à l’enquête du Coroner sur les attentats du 7 juillet 2005 à Londres.

Original traduit par MEE

http://arretsurinfo.ch/les-amis-terroristes-de-trump/


 

UN RESPONSABLE ANTI IRANIEN ET ANTI MUSULMAN DE PLUS DANS L’EQUIPE DE TRUMP ?

Un responsable anti-iranien de plus dans l’équipe de Trump

Fri Nov 25, 2016 7:34PM

Kathleen Troia McFarland sera probablement choisie par Donald Trump en tant que conseillère adjointe à la Sécurité nationale des États-Unis. (Archives)

Kathleen Troia McFarland sera probablement choisie par Donald Trump en tant que conseillère adjointe à la Sécurité nationale des États-Unis. (Archives)

Le journal New York Times vient d’écrire que Donald Trump, le président élu des États-Unis projette de nommer Kathlenn Troia McFarland, conseillère adjointe à la Sécurité nationale des États-Unis.

Cette dernière a des positions particulièrement anti-iraniennes et anti-accord sur le nucléaire iranien.

McFarland avait prétendu concernant le Plan global d’action conjoint que l’administration Obama avait avec cette entente ouvert la voie à l’Iran d’accéder aux armes nucléaires.

Par ailleurs, tout comme le conseiller à la Sécurité nationale choisi par Trump, Michael Flynn, Kathleen Troia McFarland est anti-musulmans et elle a déclaré que « l'islamisme mondial » constituait une menace à la civilisation occidentale.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/25/495156/USA-Une-nomination-antiiranienne-de-plus


 

LE PRESIDENT MILLIARDAIRE TRUMP PESE 111 ENTREPRISES IMPLANTEES DANS 18 PAYS

Trump possèderait 111 entreprises dans 18 pays

Wed Nov 23, 2016 5:44PM

Donald trump, nouveau président des États-Unis. ©US

Donald trump, nouveau président des États-Unis. ©US

De l'Arabie saoudite, en passant par la Palestine occupée et la Turquie, jusqu'aux Émirats et aussi au Qatar ainsi que dans bien d’autres pays, 18 en tout, Donald Trump serait à la tête de 111 entreprises un peu partout dans le monde.

À peine deux mois avant de gravir les marches de la Maison Blanche, Washington Post publie un rapport dans lequel il fait l’inventaire des entreprises dont le président américain fraîchement élu dispose. Trump posséderait d'après le quotidien, 111 sociétés et entreprises réparties dans 18 pays. Rien que dans la région moyen-orientale 13 entreprises ont été listées aux Émirats, 8 en Arabie saoudite, 4 en Palestine occupée, 4 au Qatar et 2 en Turquie.

Lors de sa campagne électorale, et pendant qu’il cherchait à se débarrasser de ses rivaux en les accusant d’être sous l’influence des lobbies étrangers, Trump était surtout occupé à accumuler de nouvelles entreprises, notamment en Arabie saoudite.

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/23/494864/111-entreprises-Trump-dans18-pays


 

LE MONSTRE OBAMA ORDONNE DE TUER LES CHEFS TERRORISTES POUR EFFACER LES TRACES DE SES « PROPRES » CRIMES

La décision d’Obama d’éliminer le chef du Nosra: les assassins effacent leurs traces

 Depuis 31 minutes  23 novembre 2016

La direction de la milice front Fateh al-Sham
La direction de la milice front Fateh al-Sham

 Moyent-Orient - Syrie

Le président américain Barack Obama vient de donner l’ordre au Pentagone d’assassiner les commandants du réseau terroriste al-Nosra en Syrie. Les médias américains ont commenté au cours du weekend, en disant que la nouvelle urgence découlait des craintes du renseignement américain que les groupes affiliés à Al-Qaïda ne s’apprêtent à monter des attaques terroristes contre des cibles occidentales, à partir de leurs forteresses en Syrie.

La prétendue kill list des États-Unis sera mise en œuvre par le biais de frappes de drones et d’agents de renseignement. Ces derniers se réfèrent vraisemblablement aux forces spéciales américaines qui opèrent déjà dans le nord de la Syrie aux côtés de l’armée turque.

La semaine dernière, la presse britannique a annoncé que des troupes d’élite britanniques avaient reçu l’ordre de tuer jusqu’à 200 volontaires djihadistes britanniques soupçonnés d’être actifs en Syrie et en Irak. Encore une fois, le même raisonnement a été invoqué dans le dernier plan américain. Que le but du programme d’assassinat était de préempter les attaques terroristes se retournant contre les États occidentaux.

Un responsable britannique de la défense aurait déclaré que la mission pourrait être la plus importante jamais entreprise par le SAS, au cours de ses soixante-quinze années d’histoire. «La chasse est lancée, a déclaré le fonctionnaire, pour éliminer de très mauvaises personnes.»

Il est également significatif que les opérations de destruction des SAS britanniques en Syrie se déroulent dans le cadre d’un «effort multinational». Cela suggère que l’initiative du Pentagone commentée ce week-end est coordonnée avec les Britanniques.

Cependant, il y a quelque chose de vraiment étrange, dans cette détermination soudaine des Américains et des Britanniques d’éliminer les terroristes en Syrie.

Depuis le déclenchement de la guerre syrienne en 2011, les forces américaines, britanniques, et d’autres forces de l’OTAN, ont eu peu de succès dans la lutte contre les groupes terroristes liés à Al-Qaïda, tels que État islamique (IS, ISIS ou Daesh) et Jabhat al-Nusra (également connu sous le nom de Jabhat al Fatal al Sham).

Une explication simple de cette anomalie apparente est que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN travaillent en secret avec ces réseaux de terroristes, en tant que mercenaires pour le changement du régime d’Assad en Syrie – allié de longue date de la Russie et de l’Iran. Ceux que Washington qualifie de «rebelles modérés» et qu’elle soutient, sont en réalité des intermédiaires pour livrer des armes et des fonds à des groupes terroristes connus. Dans ce contexte, les groupes terroristes ont été des atouts occidentaux dans la guerre pour le changement de régime. Par conséquent, il n’y avait aucune incitation à liquider ces mercenaires – jusqu’à présent. Pourquoi maintenant? Voilà la question révélatrice.

Les récentes débâcles du cessez-le-feu sur le champ de bataille de la ville d’Alep ont mis au jour le lien systématique de l’Occident avec le terrorisme. L’échec de Washington à honorer son engagement de séparer les soi-disant modérés des extrémistes est une preuve évidente que la prétendue dichotomie est un canular. Le fait est que les rebelles soutenus par les États-Unis sont pleinement intégrés aux groupes terroristes. C’est-à-dire que les États-Unis et leurs alliés sont des commanditaires du terrorisme en Syrie.

Cela a conduit à une mise en cause raisonnable, par le gouvernement russe, selon laquelle les États-Unis appuient al-Nosra, bien que ce dernier soit une organisation internationalement proscrite, au cœur de la soi-disant «guerre contre le terrorisme». Cette accusation a été corroborée par des déclarations de commandants de Nosra qui disent qu’ils ont reçu des fournitures d’armes secrètes des Américains. Elle est également étayée par des découvertes récentes d’armements américains dans les tanières terroristes qui ont été prises par l’armée arabe syrienne.

Donc, la question est : qu’y a-t-il derrière cette urgence soudaine du Pentagone à éliminer la direction d’al Nosra en Syrie ?

Tout d’abord, notons que la précision des kill lists terroristes, sur lesquelles les Américains et les Britanniques travaillent soudainement, semble incongrue étant donné que ces puissances de l’OTAN n’ont apparemment, jusqu’à présent, pas été en mesure de fournir à la Russie les coordonnées des bases extrémistes en Syrie.

Le ministère russe de la Défense a révélé, la semaine dernière, que les Américains n’ont pas fourni une seule bribe d’information sur l’emplacement des groupes terroristes en Syrie. Les États-Unis devaient partager des renseignements sur des positions extrémistes, dans le cadre des plans de cessez-le-feu décidés en septembre par le secrétaire d’État John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Cela marque alors un changement curieux. Après ne pas avoir été en mesure de fournir des renseignements sur les groupes terroristes, on nous dit maintenant, dans un contexte différent, que les États-Unis et leur homologue britannique sont en train d’entreprendre d’urgence des frappes pour décapiter le commandement d’al Nosra et d’ISIS.

Du côté britannique, les rapports indiquaient qu’une liste de centaines de djihadistes britanniques avait été établie par les services de renseignement du MI5, du MI6 et du GCHQ. Pourquoi cette information n’a-t-elle pas été partagée auparavant avec la Russie, dans le cadre de l’accord Kerry-Lavrov ?

Le calendrier est également un autre facteur révélateur. Obama a donné l’ordre au Pentagone d’organiser l’assassinat des dirigeants d’al Nosra dans le sillage du coup de tonnerre de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle. L’élection de Trump la semaine dernière a eu pour résultat d’aveugler totalement la Maison Blanche et l’establishment de Washington, qui pensait que la démocrate Hillary Clinton était un pari sûr.

L’impulsion américaine brutale, pour neutraliser les cadres d’al Nosra, vient aussi au moment où la flottille de la marine russe prend position en Méditerranée au large de la Syrie. La flottille est conduite par le porte-avion Amiral Kouznetsov, avec des destroyers équipés de missiles de croisière Kalibr. La formation navale a été décrite comme le plus grand déploiement russe depuis la fin de la guerre froide il y a 25 ans. Il renforcera considérablement la puissance aérienne de la Russie, qui a déjà transformé la guerre syrienne en une éminente défaite pour les insurgés soutenus par l’Occident.

Maintenant que près de trois semaines après le début de la cessation unilatérale des frappes aériennes russes sur les cibles terroristes en Syrie, les insurgés ne se sont toujours pas rendus, on s’attend à ce que la force aérienne russe et les forces syriennes sur le terrain mènent une offensive finale et décisive, pour terminer la guerre par procuration soutenue par l’Occident.

Le président élu Trump a déclaré à plusieurs reprises son approbation des efforts antiterroristes russes et syriens, contrairement à l’administration Obama, qui a cherché à les entraver en accusant Moscou et Damas de «crimes de guerre» contre des civils. La Russie a rejeté ces fausses allégations. Elle souligne les récentes initiatives visant à mettre en place des corridors humanitaires à Alep, comme preuve qu’elle essaie de minimiser les pertes civiles. Ce sont les militants soutenus par les États-Unis qui ont saboté les efforts humanitaires.

En tout cas, on peut s’attendre à ce que l’accession de Trump à la Maison Blanche donne à la Russie une plus grande liberté pour mettre fin à la guerre syrienne. Et comme on l’a noté, les forces militaires russes augmentées semblent être prêtes pour cette poussée finale.

C’est peut-être là que l’on trouve la véritable signification du dernier programme du Pentagone et du terrorisme britannique. Si nous acceptons la prémisse plausible et prouvée, que les Américains et leurs alliés de l’OTAN ont secrètement financé, armé et dirigé des sbires terroristes djihadistes, alors on peut s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup de preuves, dans les rangs terroristes, de telles connexions criminelles étatiques.

À mesure que les forces russes et syriennes éradiquent les restes terroristes, on peut anticiper qu’une foule d’informations hautement inculpantes seront dévoilées, ce qui affecterait gravement Washington, Londres, Paris et d’autres dans la sale guerre en Syrie. Parmi les témoins se trouveront aussi des centaines d’al Nosra et d’autres agents terroristes, qui pourraient être disposés à dévoiler qui étaient leurs trafiquants. Le panier de crabe attend d’être ouvert.

Pour anticiper ces preuves dévastatrices de la culpabilité occidentale dans la guerre criminelle secrète en Syrie, le Pentagone et son partenaire britannique semblent envoyer leurs troupes d’élite pour effectuer un peu de «nettoyage dans la maison». Ce nettoyage pourrait concerner des djihadistes qui en savent trop.

Pas étonnant qu’un fonctionnaire britannique ait déclaré que cela pourrait être la mission la plus importante pour le SAS au cours de ses 75 ans d’histoire.

Washington et Londres sont dans le collimateur.

 

Par  Finian Cunningham

Source : le Saker Francophone

 

http://french.almanar.com.lb/112187


 

TRUMP MET DE NOUVEAU L’ACCENT SUR L’EXPULSION DES MUSULMANS DES USA

Donald Trump met de nouveau l’accent sur l’expulsion des Musulmans des États-Unis

Tue Nov 22, 2016 6:18PM

Trump a répété sa promesse électorale d'expulser les Musulmans. (Photo d'archives)

Trump a répété sa promesse électorale d'expulser les Musulmans. (Photo d'archives)

Dans un message vidéo de deux minutes et demie diffusé sur les réseaux sociaux, Donald Trump, le nouveau président américain, s’est de nouveau engagé à créer de nouveaux emplois, réviser les contrats commerciaux avec les autres pays, lever les restrictions imposées à la production d’énergie et d’interdire le lobbying.

Trump a rappelé dans un texte sa promesse électorale d’expulser les musulmans et d’annuler la loi sur « les soins abordables ».

Il a déclaré vouloir que la prochaine génération américaine soit celle de la production et de la créativité, que ce soit la production de fer, d’acier ou d’automobile ou l’éradication des maladies. Il a ajouté qu’aux États-Unis la production de richesse et d’emploi revêtait une importance primordiale pour les travaillistes américains.

Donald Trump aurait décidé de transmettre son message par vidéo afin d’éviter la falsification de ses déclarations par les médias nationaux. Barack Obama utilisait aussi la même méthode et postait des vidéos sur son compte Facebook.

Dans ce message vidéo, Trump n’a pas mentionné le mur entre les États-Unis et le Mexique ou l’expulsion des clandestins. Il a notamment parlé de la restauration des infrastructures et de la lutte contre les cyberattaques. 

http://presstv.com/DetailFr/2016/11/22/494727/USA-Trump-Musulmans-expulsion-message-vido