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L'INDE NE SOUTIENT PAS LES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN

L’Inde ne soutient pas les sanctions unilatérales des États-Unis contre l'Iran

Sat Feb 16, 2019 5:18PM

La ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj. ©PTI News

La ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj. ©PTI News

La ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, a rencontré aujourd’hui, samedi 16 février, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Seyyed Abbas Araqtchi, lors d’une courte escale à Téhéran, peu avant son départ pour l’Europe.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’est rendu en Allemagne à l’occasion de la 55e Conférence sur la sécurité de Munich.

Or, en l’absence de M. Zarif, Mme Swaraj et M. Araqtchi ont condamné les récents attentats terroristes au Sistan-et-Baloutchistan et près de Srinagar au Cachemire indien, et souligné la nécessité de rétablir la paix et la stabilité dans la région par le dialogue.

Le ministre des Affaires étrangères a également réaffirmé le refus de son pays de se soumettre aux sanctions unilatérales des États-Unis contre l’Iran. L’Inde fait partie des huit pays qui ont échappé à l’interdiction d’acheter du brut iranien.

Pour rappel, Mohammad Javad Zarif a effectué une visite de trois jours à New Delhi à la tête d’une délégation commerciale et économique dans le but de promouvoir les relations bilatérales.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a auparavant condamné l’attentat près de Srinagar au Cachemire indien, qui a fait 37 morts le 14 février.

PressTV-L’Iran investit en Inde

PressTV-L’Iran investit en Inde

L’Iran va doubler ses investissements dans le secteur pétrochimique indien.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/16/588736/LInde-ne-soutient-pas-les-sanctions-unilaterales-des-Etats-Unis0


 

L'ARMEE US INCAPABLE DE MENER DES BATAILLES D'ENVERGURE CONTRE DE PUISSANTS ADVERSAIRES COMME LA CHINE, LA RUSSIE, LA COREE DU NORD ET L'IRAN

Les États-Unis alarmés par l’état de préparation des troupes

© Sputnik . Stanislav Saveliev

INTERNATIONAL

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Les États-Unis doivent «rebâtir» l’état d’aptitude de leur armée pour pouvoir mener d’«éventuelles opérations militaires de grande envergure» contre de puissants adversaires, selon un rapport du Government Accountability Office (GAO).

Les États-Unis seraient confrontés à la nécessité de «rebâtir» la préparation au combat de l'armée pour faire face aux capacités militaires croissantes de pays comme la Chine, la Russie, la Corée du Nord ou l'Iran, indique un nouveau rapport du Government Accountability Office (GAO), la cour des comptes américaine.

Selon ce document, la participation des États-Unis à des conflits au cours de ces dix dernières années, des problèmes de financement et le déclin des effectifs ont eu pour effet une baisse de l'aptitude au combat des troupes. C'est pourquoi relever le niveau est une des priorités de Washington, estiment ses auteurs.

«L'objectif prioritaire du commandement de l'US Army consiste à assurer l'aptitude au combat, y compris l'état de préparation perdu au cours des années de participation à des conflits armés, ainsi qu'à développer de nouvelles capacités de combat pour faire face aux capacités militaires croissantes de pays comme la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l'Iran», indique le rapport.

L'étude souligne que l'état de préparation de l'armée américaine est dégradé tandis que les «adversaires» des États-Unis ont perfectionné leur potentiel militaire.

 

les militaires US

CC BY 2.0 / THE U.S. ARMY / BUILDING FOUNDATIONS, SECURING A COMMUNITY

The National Interest dévoile le principal danger pour l’armée américaine

D'après les termes du rapport, le Pentagone se voit obligé de prendre des décisions sur «la meilleure façon de subvenir aux besoins opérationnels courants et de se préparer à des défis futurs» dans des conditions compliquées.

En outre, l'armée doit encore faire face à des postes vacants dans les unités de guerre électronique et cybernétique, les dépôts de maintenance et les unités de défense antimissile balistique.

Le GAO a formulé 44 recommandations au département de la Défense et à l'Armée, visant à relever le niveau de préparation des forces armées et à se transformer pour être conformes aux défis de l'avenir.

https://fr.sputniknews.com/international/201902161040048942-usa-rapport-etat-preparation-armee/


 

COUP D'ETAT ANTI-TRUMP AU PENTAGONE. LES GENERAUX S'OPPOSENT A LA DECISION DE TRUMP DE SE RETIRER DE SYRIE

Le Pentagone s’oppose à la décision de Trump

Fri Feb 15, 2019 5:24PM

Le président américain et le Pentagone, divisés sur le retrait des troupes US de Syrie. (Photo à titre d'illustration de military.com)

Le président américain et le Pentagone, divisés sur le retrait des troupes US de Syrie. (Photo à titre d'illustration de military.com)

Décidément, les généraux US travaillent à une résurrection de Daech et refusent de se retirer de Syrie.

Le commandant américain Joseph Votel, qui mène la prétendue guerre contre Daech, a déclaré à CNN qu’il n’était pas d’accord avec la décision de Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie, avertissant que le groupe terroriste était loin d’être vaincu.

Votel, le plus haut général américain au Moyen-Orient, a également déclaré que les forces soutenues par les États-Unis sur le terrain en Syrie n’étaient pas en mesure de faire face seules à la menace de Daech.

« Cela n’aurait pas été mon conseil militaire à ce moment-là. Je n’aurais pas fait cette suggestion, franchement », a déclaré Votel à propos du retrait des troupes.

« Daech a toujours des dirigeants, des combattants, des complices, il a encore des ressources. Notre pression militaire est nécessaire pour anéantir ce réseau terroriste », a-t-il poursuivi.

Lire aussi : « Le retrait US de Syrie et bientôt d’Afghanistan est le principal acquis de l’axe de la Résistance »

Votel, qui s’est entretenu avec CNN depuis Oman ce vendredi 15 février, a révélé qu’il se serait contenté de déclarer que Daech avait été vaincu, comme Trump l’a fait en décembre, sans jamais se dire certain que Daech ne constituait plus une menace.

« Quand je dis : “Nous les avons vaincus”, je dois m’assurer que cela signifie qu’ils n’ont pas la capacité de comploter ou de diriger des attaques contre les États-Unis ou nos alliés », a déclaré Votel, en précisant : « Ils ont toujours cette idéologie très puissante, ils peuvent donc faire des émules. »

Le chef du commandement central américain avait précédemment déclaré qu’il « n’avait pas été consulté » avant l’annonce controversée de Trump à la fin de l’année dernière, selon laquelle les États-Unis allaient rapidement retirer leurs troupes de Syrie.

L’annonce de Trump a choqué les législateurs américains et provoqué plusieurs démissions, notamment celles du secrétaire à la Défense James Mattis et du haut responsable du département d’État chargé de la campagne prétendument anti-Daech.

Votel a également déclaré que les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui sont soutenues par les États-Unis et avaient lancé une offensive le week-end dernier pour chasser les daechistes de leur dernière enclave en Syrie, n’étaient pas capables de vaincre le groupe terroriste sans l’aide américaine.

Selon les médias américains, le mandat de Joseph Votel prendra fin dans un mois et son successeur a déjà été nommé.

Cette interview de Votel intervient alors qu’une source bien informée, basée dans la province irakienne d’al-Anbar, avait déclaré au site d’information Al-Maalomah que les forces américaines envisageaient d’installer une base militaire permanente pour garder l’œil sur le triangle frontalier Syrie-Jordanie-Irak.

PressTV-Al-Tanf: la base US fait des émules!

PressTV-Al-Tanf : la base US fait des émules !

Les forces américaines envisagent d’installer une base militaire permanente près du triangle frontalier syro-jordano-irakien.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/15/588636/Coup-dtat-antiTrump-au-Pentagone


 

USA: APRES LES CATHOLIQUES, LA PRINCIPALE EGLISE PROTESTANTE DES USA EST SECOUEE PAR UN SCANDALE SEXUEL DE GRANDE AMPLEUR

Aux Etats-Unis, la principale Eglise protestante rattrapée par le scandale des abus sexuels

Révélé par deux quotidiens texans, celui-ci implique près de 400 pasteurs, bénévoles et éducateurs de la Southern Baptist Convention, durant deux décennies.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 01h39, mis à jour à 08h19

Temps deLecture 3 min

 

Rassemblement pour dénoncer le traitement des femmes au sein de la Southern Baptist Convention à Dallas (Texas), le 12 juin 2018.

Rassemblement pour dénoncer le traitement des femmes au sein de la Southern Baptist Convention à Dallas (Texas), le 12 juin 2018. JEFFREY MCWHORTER / AP

Après les catholiques, la principale Eglise protestante des Etats-Unis, la Southern Baptist Convention (SBC), est à son tour secouée par un scandale sexuel de grande ampleur. Révélé par des journalistes, celui-ci implique près de 400 pasteurs, bénévoles et éducateurs sur deux décennies.

Lire aussi : Les catholiques américains demandent des comptes

Deux quotidiens texans, le Houston Chronicle et le San Antonio Express-News, ont enquêté pendant six mois sur ce réseau de 47 000 églises évangéliques, qui compte plus de 15 millions de membres, essentiellement dans le sud du pays. Leurs révélations dans une série d’articles publiés depuis dimanche sont accablantes. Depuis 1998, 380 membres du clergé de la SBC – ils ne font pas vœu de célibat – ont été accusés d’abus sexuels ayant fait plus de 700 victimes, la plupart mineures, ont établi les journalistes.

Lire aussi : Prêtres pédophiles, le célibat  aux racines du mal ?

Selon leur décompte, réalisé en épluchant des milliers de documents judiciaires, 220 pasteurs ou bénévoles ont été reconnus coupables de faits allant de la possession d’images pédophiles au viol, et des dizaines d’affaires restent en cours devant les tribunaux.

« L’autonomie des Eglises comme excuse »

Il y a probablement d’autres cas, ont reconnu des responsables de la SBC en appelant les victimes à se manifester. « C’est l’heure du deuil et de la repentance, mais des changements arrivent », a écrit sur Twitter le président de la SBC, J. D. Greear. Le comité exécutif de la SBC profitera d’une réunion prévue la semaine prochaine pour « faire le point sur une étude commandée à l’été dernier [2018] à ce sujet », a précisé, mardi 12 février, à l’Agence France-Presse (AFP), un de ses porte-parole, Roger Oldham.

A l’instar du Boston Globe, qui avait mis au jour en 2002 un vaste scandale dans le clergé catholique – retracé dans le film Spotlight –, les deux quotidiens texans accusent les responsables de la SBC de ne pas avoir pris la mesure du problème. Selon eux, des victimes avaient proposé, en 2007, une liste de dispositions destinées à empêcher de nouveaux abus, notamment la création d’un registre des pasteurs mis en cause. Elles s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir.

Les responsables de la SBC avaient mis en avant l’indépendance de leurs églises, seulement liées par un accord de « coopération » et très sourcilleuses sur leur autonomie. « Chaque congrégation gouverne ses propres affaires, il n’y a pas d’évêque, pas de supervision, a confirmé, mardi, à l’AFP Russell Moore, une des responsables de la SBC. Mais personne ne peut utiliser l’autonomie des églises comme excuse. »

Une vision « horrible du pardon »

En l’absence de fichiers centralisés, au moins trente-cinq religieux, bénévoles ou éducateurs ont pu passer d’une Eglise à l’autre malgré des antécédents troubles, ont établi les journalistes. Ainsi, un pasteur de l’Illinois, Leslie Mason, condamné en 2003 pour deux agressions sexuelles, a recommencé à prêcher un peu plus loin après avoir purgé sa peine de prison. Un autre, Doug Myers, est parti travailler en Floride après avoir été soupçonné de comportements inappropriés envers des enfants en Alabama au début des années 2000 ; il y a agressé un garçon de 11 ans et a été finalement condamné en 2007.

Parfois, les Eglises connaissaient leur passé. Elles avaient une vision « horrible du pardon » qui suppose de « donner une seconde chance à ces prédateurs », a estimé M. Moore. D’autres fois, elles ignoraient tout de leurs antécédents. La SBC aide bien ses congrégations à vérifier le casier judiciaire de ceux voulant entrer à leur service. Depuis 2009, 320 000 vérifications ont eu lieu, mais elles ne portaient que sur les condamnations et pas sur les soupçons, relèvent les deux quotidiens. Leur investigation a été saluée par l’association de victimes des prêtres pédophiles SNAP, qui a appelé le système judiciaire à se saisir du dossier pour s’assurer que les personnes accusées d’agression ne puissent plus « faire de mal ».

Lire aussi : Le Vatican bloque la prise de mesures de lutte contre les abus sexuels aux Etats-Unis

A la suite d’un rapport sur des abus commis dans l’Eglise catholique de Pennsylvanie, une vingtaine d’enquêtes judiciaires ont été ouvertes aux Etats-Unis, où les diocèses ont dû ouvrir leurs archives. Aucun procureur ne s’était encore manifesté mardi sur de possibles investigations. Un nouvel article du Houston Chronicle et de San Antonio Express-News est attendu mercredi.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/13/au-etats-unis-la-principale-eglise-protestante-rattrapee-par-le-scandale-des-abus-sexuels_5422680_3210.html


 

POUR LE CHEF DE L'US NAVY LES USA DOIVENT ETRE PRETS A REALISER LA PREMIERE FRAPPE FACE A LA RUSSIE ET LA CHINE

Pour le chef de l’US Navy, les États-Unis doivent agir les premiers face à la Russie

 Depuis 8 heures  9 février 2019

richardson

 Amérique et Europe - USA

 

Le chef des opérations maritimes de l’US Navy a jugé nécessaire de «jouer en premier» face à Moscou et Pékin qui se montreraient de plus en plus «agressifs».

Les États-Unis doivent être prêts à réaliser la première frappe contre la Russie et la Chine qui utilisent leurs forces navales pour s’emparer de nouveaux territoires, a déclaré le chef des opérations maritimes de l’US Navy, l’amiral John Richardson.

D’après lui, les États-Unis ne doivent pas se contenter d’options de riposte face aux démarches agressives de la part de Moscou et Pékin:
«Je crois qu’il serait bon que nous forcions les Russes, et d’autres de nos adversaires, à répondre à une première action de notre part. C’est toujours un avantage de jouer en premier», a estimé l’officier général cité par The Business Insider.

Dans le même temps, M. Richardson a souligné qu’il était toujours nécessaire de garder patience, de respecter les règles et de s’en tenir à l’approche diplomatique. Pourtant, une fois les règles enfreintes, les États-Unis doivent selon lui opposer une réponse énergique, indique The Business Insider.

Les déclarations du chef de l’US Navy surviennent sur fond de tensions consécutives à la sortie des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Vladimir Poutine a pour sa part annoncé que la Russie suspend

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1246885


 

LE F-35 US, UN "JOUET DEFECTUEUX" SOUVENT EN PANNE EST BON POUR LA FERRAILLE !

Le F-35, un « jouet défectueux »: panne technique de son système logistique

 Depuis 3 heures  7 février 2019

f35LE F-35 US 

 Amérique et Europe - USA

 

Même après des années de mises à jour et d’optimalisons, le système logistique du F-35 continue d’être assailli par des lacunes de données et des bogues qui rendent plus difficile pour les responsables de la maintenance de tenir le chasseur d’attaque interarmées prêt pour la mission, a déclaré dans un nouveau rapport le principal testeur d’armes du Pentagone, cité le 1er février par Defense News.

Le système d’information logistique autonome de Lockheed Martin, ou ALIS (Autonomic Logistics Information System) a été « conçu pour améliorer l’efficacité des opérations de maintenance et de vol, mais il ne fonctionne pas encore comme prévu », a écrit Robert Behler, directeur des essais et évaluations opérationnels, dans son rapport annuel publié jeudi 7 février.
En réalité, ces problèmes font en sorte que les militaires immobilisent au sol des aéronefs qui sont décrits à tort comme étant inaptes à la mission, ralentissent la capacité d’un escadron à commencer à voler après leur déploiement et créent une charge de travail accrue pour les techniciens de maintenance.

DTO&E a déclaré que la plupart des lacunes liées à ALIS relèvent de trois catégories.

La première est le nombre élevé de solutions de contournement nécessaires pour utiliser le système ALIS pour planifier les missions, effectuer les réparations et gérer la chaîne d’approvisionnement du F-35. Les fonctions qui devraient être automatiques nécessitent souvent une saisie manuelle par le responsable.

Deuxièmement, les données fournies par ALIS sont souvent incomplètes ou totalement erronées. Les raisons en sont diverses : les sous-traitants ne comptent pas sur le système pour leur propre usage et ne saisissent donc pas toujours les informations correctement ou de manière standardisée. Même le fabricant du système, Lockheed Martin, n’a pas commencé à utiliser ALIS sur le plancher de production F-35′s pour suivre les nouveaux avions avant mars 2018, indique le rapport.

Le résultat final est une mauvaise expérience utilisateur. Réparer des ensembles de données plus complexes, comme les informations techniques qui suivent une machine complexe comme le siège éjectable du F-35, prend beaucoup de temps. Mais plus important encore, ces problèmes se traduisent par des sorties manquées, la Force aérienne ayant désigné ce problème comme l’un de ses cinq principaux facteurs de taux de non-acceptabilité de mission.

Auparavant, Robert Behler avait déclaré que le programme américain F-35, dont le montant s’élève à 1,31 milliard d’euros par  pièce, n’était pas prêt pour la phase critique des tests de combat.

L’avionneur américain Lockheed Martin a déjà réussi à livrer à plusieurs pays des F-35 dont les frais de construction s’établissent à une centaine de millions de dollars.
En 2018, 300 appareils ont été livrés, bien qu’aucun d’entre eux ne soit vraiment opérationnel, et que le constructeur reconnaisse l’existence de nombreuses pannes techniques.

La Turquie, le Royaume-Uni, l’Australie, la Norvège, le Danemark, l’Italie, le Japon et la Corée du Sud ont par ailleurs tenté d’acquérir le « fantôme » américain. Certes, Israël en dispose déjà quelques-uns qu’il a utilisés lors de ses opérations militaires au Moyen-Orient. Le programme de développement a accumulé un important retard par rapport au calendrier initial et occasionné un important dépassement de budget.

Après le crash d’un F-16 israélien en Syrie par la Défense anti-aérienne syrienne (DCA) dans le territoire syrien, Israël a évité d’utiliser l’appareil dans le conflit en Syrie par crainte que la Russie n’accède à la technologie américaine.

 

Source: Press TV

https://french.almanar.com.lb/1244234


 

LA "DEMOCRATIE US" PAR LA FORCE: COMMENT LES USA S'INGERENT UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE

Militaires américains

La démocratie par la force: comment les USA s'ingèrent un peu partout dans le monde

© AP Photo / Marko Drobnjakovic

LU DANS LA PRESSE

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Izvestia

Dossier:

Traduction de la presse russe (janvier 2019) (25)

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Après l'ultimatum lancé au Président du Venezuela Maduro, la crise dans ce pays est entrée dans une nouvelle phase, encore plus dangereuse. On perçoit clairement la main des États-Unis derrière les manifestations de l'opposition vénézuélienne qui ont ébranlé le régime à Caracas, écrit le quotidien Izvestia.

La tentative de coup d'État au Venezuela n'est que l'un des nombreux cas où la Maison-Blanche, qui parle sans arrêt de protéger la démocratie ou de prévenir les génocides, s'ingère sans gêne dans les affaires d'autres pays, selon Izvestia. La géographie des putschs soutenus par les Américains est large, de l'Ukraine au Laos en passant par la Grenade et le Vietnam. Voici les exemples les plus marquants des luttes de Washington pour les «valeurs éternelles» à l'étranger, qui poursuivent en réalité des objectifs bien différents.

 

Jean-Luc Mélenchon

© AP PHOTO / CLAUDE PARIS

Venezuela: Jean-Luc Mélenchon dénonce une «tentative de coup d'Etat»

Une lutte systémique

 

La plupart des cas récents d'ingérence des États-Unis dans l'ordre politique d'autres pays ont été constatés pendant la guerre froide, contre l'Union soviétique. Cherchant à renforcer leurs positions géopolitiques, les deux rivaux idéologiques tentaient régulièrement de placer «leur» gouvernement dans différents pays. Étant donné qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale la composition des camps opposés était globalement déterminée, les pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud sont devenus l'arène principale des actions de l'URSS et des USA.

Les motifs politiques derrière lesquels l'administration américaine se cachait dans ses actions étaient étroitement liés aux intérêts économiques des États-Unis. La détermination à obtenir le contrôle des couloirs de transport et des ressources naturelles — pétrole et gaz en tête — était camouflée par la volonté d'empêcher l'islamisation du Moyen-Orient ou de stopper la propagation des idées communistes en Asie et en Amérique latine.

Les mécanismes de frein tels que l'Onu n'étaient souvent pas une barrière efficace contre les tentatives de la Maison-Blanche de redessiner la carte politique mondiale.

L'opération Ajax

Au début des années 1950, les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé qu'ils ne voulaient plus se résigner à la nationalisation du secteur pétrolier de l'Iran lancée par le Premier ministre Mohammad Mossadegh, démocratiquement élu. Dans cette situation, la Compagnie pétrolière anglo-iranienne, fonctionnant sous la forme de concession, perdait des millions de revenus. De plus, l'Occident était inquiet de l'éventuelle expansion de la coopération entre Téhéran et Moscou — l'URSS aidait l'Iran confronté au blocus économique en lui fournissant du pétrole.

 

Allen Dulles

© AP PHOTO /

Il respectait Hitler et haïssait les Russes: il y a 50 ans mourait l'espion US Dulles

L'idée britannique d'un coup d'État en Iran a été soutenue par l'administration républicaine de Washington, dont les principaux figurants étaient le directeur de la CIA Allen Dulles et son frère John Foster Dulles, secrétaire d'État. L'opération, baptisée Ajax, a été directement planifiée par le représentant d'une autre dynastie politique américaine influente: le chef de la section Moyen-Orient de la CIA Kermit Roosevelt, petit-fils du 26e Président des USA Theodor Roosevelt.

 

Au final, en 1953, les alliés occidentaux ont financé et organisé des manifestations contre le Premier ministre iranien, l'accusant de corruption et de visées anti-islamiques et antimonarchiques. Après une série d'altercations entre les opposants et les partisans du premier ministre à Téhéran, Mohammad Mossadegh a été arrêté, puis condamné.

Ce dernier a cédé sa place au Premier ministre «élu» par Londres et Washington: le général Fazlollah Zahedi, ex-ministre de l'Intérieur renvoyé par Mossadegh en 1951. Le général a dirigé le cabinet pendant moins de deux ans avant d'être expulsé du pays par le chah, devenu un allié des USA dans la région. En revanche, la Compagnie pétrolière anglo-britannique (devenue par la suite British Petroleum) et cinq compagnies pétrolières américaines ont reçu un contrôle de 80% sur l'exploitation des hydrocarbures perses.

 

CIA

© AP PHOTO / CAROLYN KASTER

Crimes d’Al-Qaïda: la CIA décide d’en rendre responsable l’Iran

Le rôle de la CIA dans le renversement de Mohammad Mossadegh n'a été officiellement confirmé qu'en 2013, après la déclassification des dossiers par les Archives de la sécurité nationale des USA.

 

Même si à l'époque, l'implication des services secrets américains dans les événements de Téhéran était pratiquement incontestable, pour des raisons évidentes Langley avait refusé de confirmer les faits.

Se battre pour la «juste cause»

Un autre cas marquant d'ingérence dans les affaires d'un autre État a été l'opération américaine au Panama en 1989. Il ne s'agissait plus seulement d'actions secrètes des renseignements et de leurs agents parmi la population locale: les USA ont procédé à une invasion à part entière en envoyant au Panama près de 26.000 hommes et plus de cent véhicules blindés.

L'opération Just Cause a trouvé sa source dans le mécontentement extrême suscité à Washington par le dirigeant du Panama, Manuel Noriega. Arrivé au pouvoir après la mort du dictateur Omar Torrijos dans une catastrophe aérienne, il irritait les Américains avant tout pour son intransigeance dans l'usage du canal de Panama — à partir de 1999, le contrôle de cette artère de transport cruciale devait passer des mains des USA au Panama, et les tentatives de Washington de revoir cet accord étaient rejetées par Manuel Noriega.

 

Ministère russe des Affaires étrangères

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Retour aux années Reagan? Moscou déçu par le retour des USA à la «guerre des étoiles»

De plus, déçu par la politique économique imposée par les USA via le FMI, ce dernier avait décidé de trouver de nouveaux amis parmi les pays latino-américains et notamment au Nicaragua (où, d'ailleurs, la lutte des Contras contre le gouvernement de Daniel Ortega était également activement soutenue par les USA). Au final, les tribunaux américains ont proclamé Noriega criminel de guerre, alors que le Président Ronald Reagan, sous couvert de lutte contre le trafic de drogue (et le dictateur panaméen trempait effectivement dans ce business, en aidant notamment les narco-barons colombiens), de protection de la démocratie et de garantie de la sécurité des citoyens américains et du canal de Panama, a lancé en décembre 1989 l'opération Just Cause.

 

Après plusieurs jours de combats ayant entraîné des centaines de morts, Noriega s'est réfugié à l'ambassade du Vatican. Les Américains ont réussi à le faire sortir en installant des enceintes puissantes près de la mission diplomatique, dans lesquelles ils ont passé du heavy metal à plein volume. Le général n'a pas supporté la pression et s'est rendu trois jours plus tard. Il a ensuite été extradé en Floride où il a été condamné à 30 ans de prison. Il est mort en détention en mai 2017.

Après son renversement, Noriega a été remplacé par le politicien d'opposition Guillermo Endara, qui a prêté serment à la base américaine. Ce dernier est resté au pouvoir jusqu'en 1994. Malgré les déclarations américaines concernant le succès de l'opération Just Cause, l'économie du Panama a stagné et le chef de l'État n'était soutenu que par 12% de la population. Fin 1999, le canal, qui était à l'origine de l'intervention militaire, a été tout de même remis au Panama.

Coup double pour l'Irak

Certains pays ont été envahis plus d'une fois par les USA. L'un des exemples les plus connus est celui de l'Irak, où Washington a mené deux grandes opérations — à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. La première, Tempête dans le désert, avait pour prétexte l'invasion de l'Irak au Koweït: Bagdad jugeait que ce territoire lui appartenait et accusait le Koweït de lui voler des hydrocarbures.

 

Maria Zakharova

© SPUTNIK . EKATERINA CHESNOKOVA

Après l’Irak, la Syrie? Zakharova répond à Londres sur l’envoi de ses sous-marins en Syrie

En janvier 1991, le Président George H.W. Bush a annoncé le début de l'opération. Les frappes aériennes et les tirs de missiles ont été suivis par une opération au sol. Le seul contingent américain dépassait 420.000 hommes, ce qui a permis à Washington et à ses alliés de défaire en quelques jours les forces de Saddam Hussein.

 

Sur le plan militaire, la victoire des USA était incontestable et la réussite de l'opération irakienne est restée comme l'un des principaux exploits de l'ex-président américain décédé le 30 novembre 2018. Le motif de l'invasion était suffisamment fondé: le Conseil de sécurité des Nations unies avait laissé à Bagdad un mois et demi pour retirer ses troupes du Koweït, mais l'Irak ne s'était pas plié à l'ultimatum.

Par contre, les résultats de la seconde campagne américaine en Irak lancée en 2003 par George W. Bush sont bien plus contestables. Elle avait pour prétexte un prétendu programme de fabrication d'armes de destruction massive par Saddam Hussein.

En février, pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de prouver la nécessité d'utiliser la force contre Bagdad, le secrétaire d'État Colin Powell avait même brandi une fiole qui contenait prétendument des spores d'anthrax retrouvées en Irak. Cependant, un an plus tard, il a reconnu que les informations qu'il avait rendues publiques sur les armes de destruction massive en Irak s'appuyaient sur des données incorrectes, voire falsifiées.

 

Un grand bouton rouge

CC0 / PIXABAY/GERALT

Bretzels, fiole à l'anthrax... ces objets anodins rendus célèbres par des politiques

Mais les USA et leurs alliés, cette fois moins nombreux, étaient déjà entrés en Irak — et pour y rester. Après la phase active de la campagne, les militaires américains ont dû contrer pendant plusieurs années les attaques de la guérilla, tandis que l'image de Bush, qui le 1er mai 2003 avait annoncé en grande pompe que la mission était accomplie, avait été affectée par les nombreux scandales liés aux sévices que des militaires américains faisaient subir aux combattants et aux membres du parti Baas faits prisonniers.

 

La capture et l'exécution de Saddam Hussein peut être considérée comme le résultat principal de l'opération Iraqi Freedom, qui a duré plusieurs années pour les USA. Certains supposaient même que George W. Bush avait lancé le conflit pour se venger du dirigeant irakien qui planifiait l'assassinat de son père.

Cependant, en l'absence d'Hussein, le pays s'est enfoncé dans le gouffre d'une guerre civile entre les sunnites et les chiites. De leur côté les USA, outre les pertes de personnel et les dépenses financières colossales, n'ont fait que renforcer leur réputation de gendarme du monde ne lésinant pas sur les moyens pour atteindre ses fins.

Le «messianisme américain»

Au printemps 2018, l'ambassade de Russie à Washington a publié sur Facebook les informations d'un chercheur américain de l'université Carnegie-Mellon indiquant qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 2000, les États-Unis s'étaient ingérés au moins 80 fois dans les élections dans 45 pays, et ce «sans tenir compte de l'organisation de coups d'État militaires et de révolutions de couleur».

 

Death star, Star Wars

CC BY 2.0 / STEVE RAINWATER / IMG_2635

Les USA, inciteraient-ils la Russie et la Chine à un conflit spatial?

Sur la même période et depuis le début du siècle, Washington a participé à des dizaines de conflits locaux et régionaux — le site AlterNet a recensé près de 80 cas depuis 1953.

 

La disposition des États-Unis à s'ingérer dans pratiquement tous les litiges en utilisant l'armée ou les services secrets agissant sous couverture diplomatique est bien illustrée par la plaisanterie sur le sujet: «Pourquoi n'y a-t-il jamais de coups d'État à Washington?— Parce qu'il n'y a pas d'ambassade américaine.»

AlterNet indique également qu'«approximativement la moitié des coups d'État organisés par les USA a échoué» et que «le succès n'est jamais garanti». «Cependant, il est rare que des Américains meurent ou se retrouvent en détresse après des putschs ratés. Ce sort est toujours réservé aux habitants du pays où le coup d'État a été perpétré, ce sont eux qui en paient le prix, confrontés à la violence, au chaos, à la pauvreté et à l'instabilité», écrit le site.

Le politologue Sergueï Kozlov, doyen de la faculté de politique et de relations internationales à l'Institut d'administration de Sibérie, estime que la disposition des USA à s'ingérer dans toutes les «querelles» est une particularité de la mentalité américaine.

«Il est propre aussi bien aux élites américaines qu'aux simples Américains de s'imaginer un certain rôle particulier des USA, une sorte de messianisme américain. C'est l'idée selon laquelle les USA auraient le droit de s'ingérer dans toutes les affaires partout dans le monde qui justifie à leurs yeux le fait d'influencer la situation dans d'autres pays», résume-t-il.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

https://fr.sputniknews.com/presse/201901291039825099-democratie-usa-monde-ingerence/


 

MANLIO DINUCCI: LE FOSSOIEMENT USA DU TRAITE SUR LES FORCES NUCLEAIRES A PORTEE INTERMEDIAIRE (FNI) AVEC LES COMPLICITES EUROPEENNES

Le fossoiement USA du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) avec les complicités européennes

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 02 février 2019

ilmanifesto.it

Région : 

Analyses: 

La “suspension” du Traité FNI, annoncée le 1erfévrier par le secrétaire d’état Mike Pompeo, lance le compte à rebours qui, d’ici six mois, amènera les États-Unis à sortir définitivement du Traité. Dès aujourd’hui, en tous cas, les États-Unis se considèrent libres de tester et déployer des armes de la catégorie interdite par le Traité : missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 Km), avec base à terre.

C’est à cette catégorie qu’appartenaient les missiles nucléaires installés en Europe dans les années 80 : les missiles balistiques Pershing 2, installés par les États-Unis en Allemagne de l’Ouest, et ceux de croisière lancés depuis le sol, installés par les États-Unis en Grande-Bretagne, Italie, Allemagne de l’Ouest, Belgique et Pays-Bas, avec le prétexte de défendre les alliés européens des missiles balistiques SS-20, installés par l’Union Soviétique sur son propre territoire.

Le Traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire, signé en 1987 par les présidents Gorbatchev et Reagan, éliminait tous les missiles de cette catégorie, y compris ceux basés à Comiso (Sicile).

Le Traité FNI a été mis en question par Washington quand les États-Unis ont vu diminuer leur avantage stratégique sur la Russie et la Chine. En 2014, l’administration Obama accusait la Russie, sans apporter la moindre preuve, d’avoir expérimenté un missile de croisière (sigle 9M729) appartenant à la catégorie interdite par le Traité. Et, en 2015, elle annonçait que “face à la violation du Traité FNI par la Russie, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre”. Le plan a été confirmé par l’administration Trump : en 2018 le Congrès a autorisé le financement d’“un programme de recherche et de développement d’un missile de croisière lancé du sol par plate-forme mobile sur route”. De son côté Moscou niait que son missile de croisière violât le Traité et, à son tour, accusait Washington d’avoir installé en Pologne et Roumanie des rampes de lancement de missiles intercepteurs (ceux du “bouclier”), qui peuvent être utilisées pour lancer des missiles de croisière à tête nucléaire.

Il faut dans ce cadre rappeler le facteur géographique : tandis qu’un missile nucléaire étasunien à portée intermédiaire, basé en Europe, peut atteindre Moscou, un missile analogue basé par la Russie sur son propre territoire peut atteindre les capitales européennes, mais pas Washington. Si l’on renverse le scénario, c’est comme si la Russie installait au Mexique ses missiles nucléaires à portée intermédiaire.

Le plan USA de fossoyer le Traité FNI a été pleinement soutenu par les alliés européens de l’Otan. Le Conseil de Atlantique-Nord a déclaré, le 4 décembre 2018, que “ le Traité FNI est en danger à cause des actions de la Russie”, accusée de déployer “un système de missiles déstabilisant”. Conseil de l’Atlantique-Nord qui a déclaré hier son “plein appui à l’action des États-Unis de suspendre ses obligations concernant le Traité FNI” et intimé à la Russie d’utiliser les six mois restants pour revenir à la pleine observance du Traité”.

L’effondrement du Traité FNI a eu lieu aussi avec la contribution de l’Union européenne qui, à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 21 décembre 2018, a voté contre la résolution présentée par la Russie sur la “Préservation et la mise en oeuvre du Traité FNI”, rejetée avec 46 votes contre 43 et 78 abstentions. L’Union européenne -dont 21 des 27 membres font partie de l’Otan (comme en fait partie la Grande-Bretagne sortant de l’Ue)- s’est ainsi uniformisée totalement à la position de l’Otan, qui à son tour s’est uniformisée à celle des États-Unis. En substance, donc, l’Union européenne aussi a donné son feu vert à une possible installation de nouveaux missiles nucléaires USA en Europe, Italie comprise.

Sur une question de cette importance le gouvernement Conte, comme les précédents, s’est aligné et sur l’Otan et sur l’Ue. Et de tout l’arc politique aucune voix ne s’est élevée pour demander que ce soit le Parlement qui décide comment voter à l’ONU sur le Traité FNI. Et aucune voix non plus ne s’est élevée au Parlement pour demander que l’Italie observe le Traité de non-prolifération et adhère à celui de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, en imposant aux USA de retirer de notre territoire national les bombes nucléaires B61 et de ne pas y installer, à partir de la première moitié de 2020, les encore plus dangereuses B61-12.

Ayant sur son territoire des armes nucléaires et installations stratégiques que les USA, avec le Muos et le Jtags en Sicile, l’Italie est exposée à des dangers croissants en tant que base avancée des forces nucléaires étasuniennes et de ce fait comme cible des forces russes. Un missile balistique nucléaire à portée intermédiaire, pour atteindre son objectif, met 6-11 minutes. Un bel exemple de défense de notre souveraineté, inscrite dans la Constitution, et de notre sécurité que le Gouvernement garantit en fermant la porte aux migrants mais en l’ouvrant largement aux armes nucléaires USA.

Manlio Dinucci

Article en italien :

L’affossamento USA del Trattato INF e le complicità europee

Édition de samedi 2 février 2019 de il manifesto
https://ilmanifesto.it/laffossamento-usa-con-la-complicita-delleuropa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/le-fossoiement-usa-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-a-portee-intermediaire-fni-avec-les-complicites-europeennes/5630557


 

L'ARMEE DE L'AIR US A DU PLOMB DANS L'AILE: DE NOUVEAUX CHASSEURS F-35 A NOUVEAU CLOUES AU SOL

Un chasseur F-35B

De mal en pis: le chasseur US F-35 révèle de nouveaux bugs dans son système

© AP Photo / Ross D. Franklin

INTERNATIONAL

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Après des années de mises à jour et d'améliorations, le système logistique du F-35 est toujours en proie à des lacunes dans ses données et à des bugs qui ont un impact sur son utilisation au combat, selon un nouveau rapport du directeur des essais d’armes du Pentagone.

Les spécialistes du Pentagone ont découvert plusieurs dysfonctionnements sérieux sur le chasseur F-35, notamment des bugs de son système logistique, a annoncé Defense News en se référant à un nouveau rapport du directeur des essais du PentagoneRobert Behler.

 

F-35

© AP PHOTO / ARIEL SCHALIT

Des F-35 à nouveau cloués au sol

Le système d'information logistique autonome (ALIS) développé par Lockheed Martin, a été «conçu pour améliorer l'efficacité des opérations de maintenance et de vol, mais il ne fonctionne pas encore comme prévu», a écrit Robert Behler, dans son rapport annuel publié jeudi.

 

Ces problèmes empêchent le décollage d'avions décrits à tort comme inaptes à la mission et ralentissent ainsi la capacité de réaction d'un escadron.

Selon le rapport du Pentagone, les fonctions qui devraient être automatiques nécessitent souvent une saisie manuelle. Plus encore, les données fournies par ALIS sont souvent incomplètes ou totalement inexactes. De ce fait, le personnel de maintenance ne compte pas souvent sur ce système.

«Le résultat final est une expérience utilisateur médiocre. La correction d'ensembles de données plus complexes, tels que les informations techniques relatives au siège éjectable du F-35, prend beaucoup de temps. Mais plus important encore, ces problèmes aboutissent à des sorties manquées», déplore le rapport.

Le manque de confiance en ALIS pousse ceux qui travaillent avec le système à développer d'autres méthodes de gestion des données pour lesquelles ALIS a été développé.

Auparavant, le directeur des essais du Pentagone Robert Behler avait déclaré que le programme américain F-35, dont le montant s'élève à 1,5 milliard de dollars (1,31 milliard d'euros), n'était pas prêt pour la phase critique des tests de combat.

 

Le chasseur américain F-35

© AP PHOTO / RICK BOWMER

Le nouveau chef par intérim du Pentagone aurait qualifié le F-35 de «foutu»

Le F-35 Lightning II est un projet d'avion multirôle de cinquième génération conçu par le Pentagone et développé depuis 1996 par le constructeur Lockheed Martin. Le programme de développement a accumulé un important retard par rapport au calendrier initial et occasionné un important dépassement de budget.

 

En 2018, 300 appareils ont été livrés, bien qu'aucun d'entre eux ne soit vraiment opérationnel, et que le constructeur reconnaisse l'existence de nombreux problèmes techniques.

https://fr.sputniknews.com/international/201902021039876985-f-35-rapport-pentagone-dysfonctionnements/


 

EN CAS DE GUERRE CONTRE LA CHINE OU LA RUSSIE, LA MARINE US POURRAIT "BOIRE LA TASSE"

Le porte-avions américain USS Harry.S Truman

En cas de guerre contre la Chine ou la Russie, la Marine américaine pourrait être défaite

© AP Photo / Fabrizio Bensch/Pool

INTERNATIONAL

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Les forces navales américaines doivent perfectionner d’urgence leur aviation embarquée ou «rediriger les ressources de la flotte vers des unités plus importantes» parce qu’elles pourraient perdre une éventuelle guerre contre la Chine ou la Russie, a affirmé The National Interest.

Si elle ne modernise pas son aviation embarquée, la Marine américaine risque de perdre de sa compétitivité et d'être défaite dans le cas d'une hypothétique guerre contre la Chine ou la Russie, a indiqué The National Interest, se référant à une étude du Centre pour l'évaluation stratégique et budgétaire (CSBA) à Washington.

«Si la Marine est incapable de transformer son aviation embarquée, ses dirigeants doivent reconsidérer la question de savoir s'il faut continuer à investir dans le secteur ou rediriger les ressources de la flotte vers des unités plus importantes», relève l'étude.

 

Le croiseur nucléaire lance-missiles Pierre le Grand (Petr Veliki)

© SPUTNIK . VITALY ANKOV

Les cinq navires de guerre russes les plus dangereux, selon un média américain

Toujours selon CSBA, «après la dissolution de l'Union soviétique en 1991, la marine s'est vue confrontée à […] l'absence de concurrent» et a commencé à réduire ses capacités au combat. Ainsi, l'aviation embarquée n'exploite plus le chasseur de quatrième génération F-14 Tomcat et l'avion S-3B Viking, qui ont été remplacés par des chasseurs bombardiers Hornet и Super Hornet de McDonnell Douglas. Ces changements ont eu un impact négatif sur l'autonomie de vol des avions qui, aujourd'hui, est insuffisante pour vaincre lors d'une bataille contre les forces armées russes ou chinoises.

 

«En 2018, l'autonomie de vol d'un appareil typique de l'aviation embarquée avec une charge utile de neuf tonnes s'est réduite à 1.300 milles. Entre-temps, la Russie et la Chine ont développé des missiles antinavires de longue portée et d'autres armes susceptibles de représenter une menace pour un porte-avions et ses appareils», a précisé The National Interest.

L'aviation embarquée américaine «manque de rayon d'action, d'endurance, de capacité de survie et de spécialisation» pour réaliser les opérations nécessaires pour vaincre les forces armées des grandes puissances, conclut l'édition.

https://fr.sputniknews.com/international/201812151039322755-usa-marine-aviation-embarquee-etude/