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USA : PLUS DE 300 PRETRES PREDATEURS ACCUSES D'ABUS SEXUELS SUR DES ENFANTS EN PENNSYLVANIE

 

Plus de 300 "prêtres prédateurs" accusés d'abus sexuels sur des enfants dans l'Etat américain de Pennsylvanie

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2018-08-15 à 05:49
 

 

WASHINGTON, 14 août (Xinhua) -- Plus de 300 "prêtres prédateurs" dans six diocèses de l'Etat de Pennsylvanie, dans l'est des Etats-Unis, ont été accusés d'avoir sexuellement abusé de plus de 1 000 enfants, selon un nouveau rapport publié mardi par un jury populaire.

 

Josh Shapiro, procureur général de l'Etat, a déclaré mardi lors d'une conférence de presse que plus de 1 000 victimes mineures avaient été identifiées rien qu'à partir des archives de l'Eglise elle-même, mais que le jury estimait qu'il y en avait encore davantage.

 

"Nous pensons que le véritable nombre - car les dossiers de certains enfants ont été perdus, et d'autres enfants ont eu peur de sortir de l'anonymat - s'élève à plusieurs milliers", a indiqué le rapport publié par la Cour suprême de Pennsylvanie, qui accuse les dirigeants de l'Eglise d'avoir déployé des efforts "systématiques" pour étouffer l'affaire pendant plus de six décennies.

 

Les dirigeants ecclésiastiques de ces diocèses catholiques étaient davantage préoccupés de protéger l'Eglise et les "prêtres prédateurs" que d'aider les victimes, a ajouté le rapport.

 

"Leur principal objectif n'était pas d'aider les enfants, mais d'éviter le scandale. Des prêtres violaient des petits garçons et des petites filles, et les hommes d'Eglise qui étaient responsables d'eux ne se sont pas contentés de ne rien faire, ils ont tout fait pour dissimuler les faits", selon le rapport.

http://french.xinhuanet.com/2018-08/15/c_137390562.htm


 

ERDOGAN JURE DE BRAVER LES "MENACES" DE TRUMP, SON "FRERE ENNEMI" DE L'OTAN. C'EST DU "JE T'AIME MOI NON PLUS"

Erdogan jure de braver les « menaces » américaines

 Depuis 10 minutes  11 août 2018

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 Monde islamique - Turquie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est juré samedi de répondre aux « menaces » des Etats-Unis concernant la libération d’un pasteur américain, ne montrant aucune volonté d’apaisement dans son bras de fer avec Washington, qui a accentué la chute de la devise nationale.

Déclarations chocs, sanctions, menaces de représailles, puis doublement des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium turc : le ping-pong Ankara-Washington est allé crescendo ces derniers jours, emportant avec lui la livre turque qui a dévissé vendredi de 16% face au billet vert.

Au cœur de cette bataille : le sort du pasteur américain Andrew Brunson,  actuellement jugé pour « terrorisme » et « espionnage » en Turquie, placé fin juillet en résidence surveillée après un an et demi de détention.

Les Etats-Unis demandent sa libération immédiate, alors que la Turquie plaide pour l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur turc établi depuis près de 20 ans sur le sol américain et soupçonné par Ankara d’être l’architecte du putsch manqué en juillet 2016.
« Il est mauvais d’oser mettre la Turquie à genoux avec des menaces concernant un pasteur », a lancé samedi M. Erdogan, lors d’un rassemblement à Unye, sur les rives de la Mer noire. « Honte à vous, honte à vous. Vous échangez votre partenaire stratégique de l’Otan pour un prêtre », a-t-il ajouté.

La Turquie et les Etats-Unis sont partenaires dans le cadre de l’Otan et les Etats-Unis disposent d’une importante base à Incirlik, dans le sud du pays, qui est actuellement utilisée comme centre des opérations en Syrie et en Irak.
« A moins que les Etats-Unis ne commencent à respecter la souveraineté de la Turquie et prouvent qu’ils comprennent les dangers auxquels notre nation est confrontée, notre partenariat pourrait être en danger », a soutenu samedi le président turc dans le New York Times.
« Un échec à renverser la tendance actuelle à l’unilatéralisme et au manque de respect va nous pousser à chercher de nouveaux amis et de nouveaux alliés », a-t-il ajouté au lendemain de la chute brusque de la devise nationale causée par la décision du président Trump, annoncée dans un tweet, de doublement des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turc.

 Dollar vs. Allah

« S’ils ont le dollar, nous avons Allah », a rétorqué Recep Tayyip Erdogan, en appelant les Turcs à ne pas s’affoler et surtout à convertir leurs réserves cachées en or ou en devises étrangères en livres turques afin de soutenir la monnaie nationale et gagner la « guerre d’indépendance ».

Le président turc a assuré qu’il se conformerait à la loi au sujet du pasteur Brunson. « Nous n’avons pas fait jusqu’ici de concessions en matière de justice et nous n’en ferons jamais », a-t-il dit.

Dans son tweet annonçant l’augmentation des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turc, Donald Trump avait d’ailleurs noté : « Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment ».

L’Iran, qui a aussi connu cette année une chute vertigineuse de sa monnaie, en raison du rétablissement de sanctions des Etats-Unis qui s’est retiré de l’accord sur le nucléaire iranien, a pris samedi fait et cause pour Ankara face à Washington.
« La jubilation éprouvée (par le président Donald Trump) en imposant des difficultés économiques à la Turquie, son allié de l’OTAN, est honteuse », a écrit le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, sur Twitter.
« Les Etats-Unis doivent apprendre à maîtriser leur addiction aux sanctions et à l’intimidation ou le monde entier se réunira et, au-delà des condamnations verbales, les y forcera », a souligné M. Zarif, en disant vouloir « soutenir » son voisin, au moment où le président Erdogan menace Washington de se tourner « vers de nouveaux alliés ».

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1000584


 

COMME C'ETAIT PREVISIBLE, LE MAROC VA APPLIQUER LES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN

Rabat

Sanctions américaines contre l’Iran: le Maroc a défini sa position

© AFP 2018 Fadel Senna

INTERNATIONAL

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Les banques marocaines se seraient vu signifier l’importance de prendre toutes les dispositions nécessaires pour se conformer aux sanctions des États-Unis contre l’Iran. C’est ce qu’a rapporté le site d’information Le 360 citant une missive envoyée par le ministère marocain des Affaires étrangères aux banques du pays.

Dans une lettre datée du 9 août, le ministère marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale a demandé aux banques du pays de prendre toutes les dispositions nécessaires pour se mettre en conformité avec les sanctions américaines contre l'Iran. C'est ce qu'a rapporté le jour même le site d'information marocain Le 360 qui affirme avoir obtenu une copie de ce document.

 

Le Sahara occidental

© SPUTNIK . IGOR MIKHALEV

La date de la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario annoncée

«Dans une correspondance adressée au Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et dont Le 360 détient une copie, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale affirme avoir été informé par l'ambassade des États-Unis à Rabat de la mise en place d'une nouvelle série de sanctions économiques contre l'Iran, suite au retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien», a écrit le site d'information.

 

Tout en rappelant que les États-Unis, conformément à leurs lois extraterritoriales, ont décidé d'imposer des sanctions à l'encontre de toute institution financière ou entreprise qui entretiendrait des relations commerciales avec l'Iran, le ministère marocain souligne, toujours selon Le 360, que pour cette raison «les banques marocaines sont appelées à prendre les mesures nécessaires pour s'aligner au dispositif de sanctions américaines».

 

Couleur nationale du Maroc

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Chantage aux migrants? Le Maroc pointé du doigt dans ses négociations avec l’UE

Le 8 mai dernier, le Président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord signé en 2015 entre des grandes puissances et l'Iran, qui avait alors accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales.

 

Les États-Unis ont ainsi décidé de rétablir leurs sanctions visant l'Iran ainsi que les entreprises ayant des liens avec Téhéran qui ont jusqu'à 180 jours pour se retirer du pays.

Le 6 août, le Président Trump a signé un décret réinstaurant un certain nombre de sanctions à l'encontre de l'Iran, en affirmant chercher à imposer une «pression économique maximale» sur la République islamique. Sur sa page Twitter, le locataire de la Maison-Blanche a promis que toute personne faisant affaire avec l'Iran «ne le ferait pas avec les États-Unis».

https://fr.sputniknews.com/international/201808101037605833-iran-usa-sanctions-maroc-position-banques/


 

USA : LA TURQUIE CONTRE-ATTAQUE. DES RESPONSABLES US LIES A LA BA STRATEGIQUE D'INCIRLIK ACCUSES DE LIENS PRESUMES AVEC DES TERRORISTES

Incirlik : des responsables US accusés de "liens présumés avec des terroristes"

Fri Aug 10, 2018 1:3PM

La base aérienne d’Incirlik en Turquie. ©US Air Force

La base aérienne d’Incirlik en Turquie. ©US Air Force

Un groupe d’avocats pro-Erdogan a intenté une action en justice contre des responsables américains liés à la base aérienne stratégique d’Incirlik en Turquie pour des liens présumés avec des terroristes.

Les avocats turcs de l’Association pour la justice et l’assistance sociale, soutenant le président Recep Tayyip Erdogan, veulent arrêter temporairement toutes les opérations au sein de la base d’Incirlik pour exécuter un mandat de perquisition, a déclaré mercredi le journal militaire américain Stars and Stripes, cité par le site web Réseau international.  

Les documents ont été déposés au bureau du procureur général à Adana, où se trouve la base d’Incirlik. 

Selon la plainte au pénal, des dizaines de hauts responsables américains sont liés à Fethullah Gülen, le leader religieux qui vit aux États-Unis et qui, selon Erdogan, a joué un rôle déterminant dans la tentative de faire tomber son gouvernement en 2016 lors d’un coup d’État.

Les avocats ont également demandé dans leur requête « l’arrestation des commandants de l’armée de l’air américaine qui sont les supérieurs des soldats basés à İncirlik ». 

Les avocats cherchent à faire arrêter le colonel John Walker, le colonel Michael Manion, le colonel David Eaglen, le colonel David Trucksa, le lieutenant-colonel Timothy Cook, le lieutenant-colonel Mack Coker et les sergents Thomas Cooper et Vegas Clark. Le général Joseph Votel, chef du commandement central américain, est également mentionné dans la plainte.

PressTV-Comment Washington aide les terroristes en Syrie ?

Les forces américaines fournissaient des aides logistiques au Front Fatah al-Cham via la base militaire d’Incirlik en Turquie.

Selon les journalistes turcs du Stockholm Freedom Center, ce procès est une forme de représailles contre la décision de Washington d’imposer des sanctions à deux membres du cabinet Erdogan : le ministre de l’Intérieur Süleyman Soylu et le ministre de la Justice, Abdulhamit Gül.

Une porte-parole de l’US Air Force, présente sur la base d’Incirlik, a pour sa part déclaré : « Nous continuons à remplir notre mission ici sur la base aérienne d’Incirlik, et nous sommes fiers de la relation que nous avons avec nos partenaires militaires turcs. »

Le professeur de la Faculté des relations internationales de l’Université d’Ankara, Hasan Ünal, a souligné que la crise actuelle des relations entre Washington et Ankara était inévitable parce que les États-Unis ont traité la Turquie non pas comme un allié mais comme une colonie depuis le début de la Guerre froide.

La base d’Incirlik bientôt fermée ?

Ankara a menacé de fermer la base militaire américaine d’Incirlik si Washington poursuit sa politique inamicale.

Selon Ünal, pour que les positions turques soient renforcées, Ankara doit resserrer ses relations avec la Syrie et l’Égypte et s’efforcer d’opter pour des politiques indépendantes des diktats de Washington.

Il est à noter que suite aux sanctions imposées à la Turquie par les USA, les autorités turques ont décidé de geler les comptes bancaires des ministres américains de la Justice et de l’Intérieur.

« Aujourd’hui, j’adresse un ordre à mes amis. Si les ministres américains de la Justice et de l’Intérieur ont des comptes bancaires en Turquie, gelez-les », avait martelé le chef de l’État turc lors d’une intervention à Ankara.

Une base secrète US aux portes de l’Iran

Un journal turc a révélé l’existence d’une base militaire secrète américaine à proximité de la frontière entre la Turquie et l’Iran.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/10/570762/Turquie-EtatsUnis-Incirlik-sanctions-terrorisme


 

L'INSATIABLE TRUMP DOUBLE LES TAXES DOUANIERES SUR L'ACIER ET L'ALUMINIUM POUR LA TURQUIE, LES PORTANT RESPECTIVEMENT A 50% ET 20%

Donald Trump

Trump ordonne de doubler les taxes douanières sur l'acier et l'aliminium pour la Turquie

© REUTERS / Leah Millis

INTERNATIONAL

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Donald Trump a annoncé vendredi sur Twitter avoir autorisé le doublement des droits de douane sur l'acier et l'aluminium pour la Turquie, les portant respectivement à 50% et 20%.

Le Président américain a ordonné le doublement des taxes douanières sur l'aluminium et l'acier pour la Turquie, a-t-il déclaré sur Twitter.    

Les taxes de douane seront désormais de 20% sur l'aluminium et de 50% sur l'acier.    

«Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment», ajoute le tweet du Président.

Le cours de la livre turque s'est effondré face au dollar américain, atteignant un niveau historiquement bas après que Donald Trump a annoncé le doublement des droits de douane sur l'aluminium et l'acier pour la Turquie.     

 

Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump

© REUTERS / ASIN BULBUL/KEVIN LAMARQUE

En Turquie, les sanctions US ont «uni» le pouvoir et l’opposition

Washington a mis en place des sanctions contre les ministres turcs de la Justice, Abdulhamit Gül, et de l'Intérieur, Süleyman Soylu, en réaction à la détention en Turquie du pasteur évangéliste américain Andrew Brunson, en prison depuis 21 mois. Le pasteur a été arrêté pour suspicion de collaboration avec le mouvement Gülen (FETO). La justice turque l'accuse d'être impliqué dans le coup d'État raté du 15 juillet 2016. En 2017, lors d'une rencontre avec le Président turc, Donald Trump lui avait demandé de faire libérer le pasteur américain. M.Erdogan a, quant à lui, proposé d'échanger le prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en exil sur le territoire américain, contre Andrew Brunson.

 

L'annonce des sanctions contre les deux ministres turcs intervient dans le contexte des divergences entre les États-Unis et la Turquie concernant l'achat par Ankara des systèmes de missiles antimissiles russes S-400 pour quelque 2,5 milliards d'euros. Les États-Unis exercent des pressions sur la Turquie pour qu'elle renonce à l'acquisition de ces systèmes de défense antiaérienne, menaçant de refuser de lui livrer des chasseurs F-35.

https://fr.sputniknews.com/international/201808101037604326-trump-turquie-taxes-douaniers-turquie/


 

ANDREW KORYBKO : LE "PETROYUAN" POURRAIT SAUVER LE NIGERIA ET EVITER UNE NOUVELLE CRISE DE MIGRANTS

Le «pétroyuan» pourrait sauver le Nigeria et éviter une nouvelle crise de migrants

Par Andrew Korybko

Mondialisation.ca, 07 août 2018

Oriental Review 24 juillet 2018

Région : 

Thème: 

La China National Offshore Oil Corporation [société nationale chinoise du pétrole en mer, détenue à 100% par l’état chinois NdT]a pour projetd’injecter 3 milliards de dollars supplémentaires, en sus des 14 milliards d’actifs qu’elle détient déjà dans l’État d’Afrique occidentale ; il s’agit d’un nouvel investissement massif qui vient défier les influences américaine et indienne dans le pays le plus peuplé d’Afrique. À ce jour, Washington est le principal partenaire militaire d’Abuja – et ne se montre pas toujours réactif aux demandes d’aides de l’État africain, et New Delhi constitue le partenaire en ressources énergétiques de premier plan du Nigeria ; la Chine tâche ici d’utiliser ses politiques pétrolière et financière, reliées entre elles, pour s’élever au rang de premier partenaire du développement du Nigeria.

Cette annonce d’augmentation de 20% des investissements chinois au Nigeria fait suite à la conclusion début mai dernier d’un contrat d’échange en devises de 2,4 milliards de dollars qui, bien que limité en volume, a pour but de renforcer les perspectives pour ce qu’on appelle le « pétroyuan », en couplant le plus grand producteur de pétrole africain avec la devise chinoise, pire ennemie du pétrodollar. Cette stratégie devrait converger avec plusieurs projets de construction de lignes ferroviaires que la Chine veut lancer au Nigeria, pour faire du pays le nœud le plus important pour l’immense zone Sahel-Sahara, au cœur du méga-projet de la route de la soie, dont la construction se poursuit peu à peu. On peut s’attendre à voir ces projets faire sortir de l’extrême pauvreté des populations parmi les plus densément démunies du monde à ce jour.

Investissements pétroliers chinois au Nigeria

Il s’agit d’une course contre la montre, le Nigeria constituant une bombe à retardement : géopolitiquement, le pays, issu de l’unification de deux anciennes colonies britanniques, peut être vu comme une zone d’instabilité chronique selon le modèle de guerre hybride. Que l’on considère Boko Haram dans l’aride nord-est du pays, ou les militants du dénommé « Biafra » dans le riche delta du fleuve Niger, ou encore les conflits ethnico-religieux opposant les communautés d’éleveurs et de fermiers dans la « Ceinture du milieu » agricole, le Nigeria est rapidement en train de se faire déborder par un nombre impressionnant de défis de sécurité, et son seul espoir d’en sortir est d’introduire une solution de développement durable dans les régions concernées ; les projets portés par la Chine au travers de sa stratégie de la route de la soie apparaissent comme une telle solution.

La liaison du Nigeria avec l’ordre mondial multipolaire émergent, au travers d’accord chinois reliant pétrole, finance et développement constitue un pas dans la bonne direction, mais il faudra plus que le « pétroyuan » et que des chemins de fer pour sauver l’État en difficulté. Mais si Pékin réussit à mener à bien ses projets, l’Europe pourrait se voir épargnée d’une crise de migrants 2.0 qui ne saurait manquer de se déclencher si le pays le plus peuplé d’Afrique devait s’effondrer.

Andrew Korybko

 

Cet article constitue la retranscription de l’émission radio context countdown par Sputnik News, diffusée le vendredi 20 juillet 2018.

Article original en anglais : The “Petroyuan” Might Save Nigeria And Avert Another Migrant Crisis, Oriental Review, le 24 juillet 2018

Traduit par Vincent, relu par Cat pour le Saker francophone

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

La source originale de cet article est Oriental Review

Copyright © Andrew KorybkoOriental Review, 2018

https://www.mondialisation.ca/le-petroyuan-pourrait-sauver-le-nigeria-et-eviter-une-nouvelle-crise-de-migrants/5627092


 

SAMER R. ZOUGHAIB: TRUMP SEME LE CHAOS DANS LE MONDE

Trump sème le chaos dans le monde

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Par Samer R. Zoughaib

Les sanctions économiques décrétées par le président américain contre l’Iran ne visent pas seulement la République islamique mais aussi les plus proches alliés des Etats-Unis.

En dénonçant unilatéralement l’accord nucléaire avec l’Iran et en décrétant de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique, le président américain Donald Trump plante un clou supplémentaire dans le cercueil de la superpuissance américaine. Le locataire de la Maison blanche affiche, sans aucun scrupule, son mépris pour les lois et les conventions internationales, et, pire, pour la signature de son pays. Il montre aussi le peu de considérations qu’il a pour ses plus proches alliés. Or la puissance des Etats-Unis ne vient pas seulement de sa force militaire, des avancées technologiques et de ses capacités économiques. Mais aussi de l’image qu’ils renvoient d’eux-mêmes au monde: une nation respectueuse des règles qui régissent les relations internationales et de ses engagements. En balayant d’un revers de la main cette dimension morale essentielle pour «l’attractivité» que dégagent les Etats-Unis, et longuement travaillée et mise en valeur par l’industrie cinématographique et le concept de la «Public diplomacy», qui ont créé et véhiculé dans le monde le «rêve américain» (American Dream), Donald Trump montre qu’il ne croit qu’en la force.

Les alliés humiliés

La force des Etats-Unis ne vient pas uniquement de la taille de sa flotte navale, du nombre de ses avions de combat, ou des technologies dernier cri investies dans le domaine militaire. Elle vient aussi des alliances qu’ils ont conclues dans le monde, à commencer par l’Otan, cette organisation qui leur a permis d’instaurer une hégémonie politique, maquillée en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Donald Trump affiche dans toute sa laideur l’arrogance et l’insolence du «cowboy» du Far West, qui ne croit dans d’autre loi que celle de son Colt. «Quiconque faisant des affaires avec l'Iran ne fera pas d'affaires avec les Etats-Unis», a tweeté Trump le mardi 7 août. Cet avertissement est surtout adressé à l’Europe, qui a dénoncé, du moins verbalement, la décision de Washington de rétablir les sanctions contre l’Iran. La première vague de ces sanctions, qui ont pris effet quelques heures plus tôt, vise les transactions financières et les importations de matières premières par l’Iran. Elle comprend également des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Elle sera suivie le 5 novembre d'une seconde série de mesures ciblant le secteur pétrolier et gazier, ainsi que la Banque centrale iranienne.

L'Union européenne a «regretté» le rétablissement de ces sanctions et confirmé sa «détermination à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l'Iran». Mais les vociférations des Européens n’ont pas suffi pour convaincre de grandes entreprises européennes, comme Total ou Peugeot, de ne pas mettre un terme à leurs activités en Iran. Le dernier à se retirer a été le constructeur automobile allemand Daimler.

Cette façon cavalière de traiter ses alliés, sans prendre en compte leurs intérêts et en leur imposant sa volonté va entamer davantage le capital de confiance entre l’Europe et les Etats-Unis, déjà affecté depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche.

Par ailleurs, d’autres alliés, comme les Emirats Arabes Unis, pourraient payer le prix du rétablissement des sanctions contre l’Iran. Le volume des échanges entre les EAU et la République islamique s’élève à 8 milliards de dollars par an, ce qui porterait un coup sérieux aux Emirats.  

Tensions internationales

En outre, la tentative d’extra-territorialiser les lois américaines pour les imposer au monde entier va augmenter les tensions au niveau des relations internationales, surtout que de grandes puissances, comme la Chine et la Russie, ont annoncé qu’elles n’appliqueraient pas les sanctions contre l’Iran.

L’Iran, lui-même, a clairement exprimé sa volonté de résister aux menaces et aux intimidations américaines, qui s’inscrivent, selon le président Hassan Rohani, dans le cadre d’«une guerre psychologique contre la nation iranienne et (visent à) provoquer des dissensions internes».

Téhéran, par la bouche de ses dirigeants politiques et militaires, a donc annoncé qu’il refuserait les diktats de Washington. «Soit l’Iran change son attitude menaçante et déstabilisatrice, et il pourra retourner dans le giron de l'économie mondiale, soit il continue sur la route de l'isolement économique», avait dit Donald Trump. La question ne concerne donc pas l’accord nucléaire mais la politique étrangère de l’Iran, basée sur le refus de l’hégémonie américaine et l’occupation «israélienne» de la Palestine. Ce que réclame Trump est non moins qu’une reddition politique de l’Iran, suivie d’un démantèlement de son programme balistique et de l’arrêt de son soutien aux mouvements de libération nationale, comme le Hezbollah au Liban, le Hamas en Palestine et le Hasd al-Chaabi en Irak.

La réponse de la République islamique ne s’est pas fait attendre. Le chef de la Brigade al-Qods des Gardiens de la révolution, le général Qassem Souleimani, a menacé de fermer les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab si l’Iran était empêché d’exporter son pétrole. Il a aussi laissé entendre que cinquante mille soldats américains seraient à portée des missiles iraniens au Moyen-Orient. Les observateurs estiment que l’attaque par Ansarallah d’un tanker saoudien à Bab al-Mandab, il y a deux semaines, était un signal montrant que l’Iran et ses alliés sont parfaitement capables de mettre à exécution leurs menaces.

L'Iran a aussi effectué la semaine dernière des manœuvres navales dans le Golfe. Cet exercice est intervenu à une date inhabituelle, la République islamique conduisant habituellement des opérations de cette nature et de cette échelle plus tard dans l'année, à l'automne. Les Américains ont compris le message. «Il est assez clair qu'ils essayaient d'utiliser cet exercice pour nous envoyer un message», a déclaré le général Joseph Votel, commandant des forces américaines au Moyen-Orient. Il a réaffirmé à cette occasion que les États-Unis sont déterminés à assurer avec une «extraordinaire vigilance» la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Les propos et les comportements belliqueux de Trump ne feront pas plier l’Iran. Mais ils risquent de plonger le monde dans le chaos. Y’a-t-il quelqu’un pour l’arrêter?

Source : Al-Ahed

https://french.alahednews.com.lb/28093/324#.W21yj-gzZPY


 

IRAN : VERS LE LARGAGE DE TRUMP PAR LE PENTAGONE !

Iran : James Mattis moins menaçant que les autres !

Wed Aug 8, 2018 2:5PM

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (en arrière), le secrétaire américain à la Défense James Mattis (G) et le président américain Donald Trump (D) lors d’une réunion de l’OTAN à Bruxelles, le 11 juillet 2018. ©Reuters

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (en arrière), le secrétaire américain à la Défense James Mattis (G) et le président américain Donald Trump (D) lors d’une réunion de l’OTAN à Bruxelles, le 11 juillet 2018. ©Reuters

Le chef du Pentagone a assuré que l’armée américaine ne serait pas impliquée dans la mise en application des sanctions économiques anti-iraniennes.

Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a déclaré, le mardi 7 août en Virginie, que les sanctions visant l’Iran étaient de nature économique et que l’armée américaine ne jouerait normalement aucun rôle dans la mise en application de ces sanctions.

Dans la foulée, le quotidien libanais Al-Akhbar a écrit que James Mattis parlait uniquement d’un changement de politique étrangère de la part de la République islamique d’Iran.

« Selon le chef du Pentagone, les pressions que son pays exerce sur l’Iran et les sanctions qu’il lui impose visent à contraindre Téhéran de renoncer à son actuelle politique extérieure. Ces propos de James Mattis ressemblent plutôt à un appel au dialogue que Téhéran vient de rejeter », indique le quotidien libanais Al-Akhbar qui a ensuite mis en parallèle la rhétorique de Mattis avec celle de Mike Pompeo, secrétaire d’État, lors d’un discours prononcé il y a quelques jours en Californie.

Iran : Trump ne peut gagner son pari

Le problème de Trump n’est pas l’Iran. Il a de grandes divergences de vues avec d’autres pays du monde.

Al-Akhbar estime que le ton de Mattis vis-à-vis de l’Iran est beaucoup plus doux que celui de Pompeo.

« James Mattis a assuré que Washington ne cherchait pas à renverser l’ordre iranien, mais qu’il voulait plutôt contraindre Téhéran de changer de cap au Moyen-Orient ».

Le quotidien libanais réaffirme que le thème du « changement de cap » est toujours repris par les Américains à propos des politiques de l’Iran relatives aux évolutions au Moyen-Orient.

« En optant pour cette position, James Mattis s’est implicitement opposé aux propos que Mike Pompeo avait prononcés il y a quelques jours en Californie, lors d’une réunion avec la diaspora iranienne. Là, Mike Pompeo avait parlé de la mise en place d’un réseau médiatique persanophone via lequel les États-Unis pourraient s’adresser à la nation iranienne », ajoute le quotidien libanais.

Al-Akhbar continue : « Interrogé pour savoir si l’administration Trump envisage de renverser l’ordre de la République islamique d’Iran, le chef du Pentagone a répondu qu’un tel projet n’avait pas été élaboré. »

« Nous demandons à l’Iran de renoncer aux menaces proférées par son armée, son service de renseignement ou ses miliciens », a déclaré James Mattis cité par Al-Akhbar.

« Les USA militairement K.O. face à l’Iran”

Les pressions économiques sont le nouveau levier de pression de l’ennemi pour obliger l’Iran à négocier avec les USA.

« Le secrétaire américain à la Défense s’est ensuite attardé sur un rapport de médias australiens selon lequel les États-Unis pourraient attaquer les centrales nucléaires de l’Iran. Il a qualifié ce rapport de “monté de toutes pièces”. À noter que le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a réagi audit rapport, publié surtout pas la chaîne australienne ABC, disant que le rapport n’était pas fondé sur des informations authentiques. La chaîne de télévision australienne ABC avait prétendu que les États-Unis envisageraient de bombarder les centrales nucléaires iraniennes depuis les bases militaires australiennes », indique Al-Akhbar.

Et d’ajouter : « En réalité, le général Mattis connaît mieux que les autres la position de force dont jouit la République islamique d’Iran dans la région. C’est pourquoi la rhétorique qu’il a choisie n’était nullement provocatrice, contrairement à celle de Donald Trump. Les propos de Mattis s’inscrivaient uniquement dans le cadre d’un message indirect appelant Téhéran au dialogue. Il s’agit d’une proposition qui n’a pas été jusqu’ici acceptée par le gouvernement iranien. 

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/08/570565/Malcolm-Turnbull-guerre-Trump-Etats-Unis-Iran-Rohani-James-Mattis-Mike-Pompeo-Californie-changement-de-regime


USA : ECHEC D'UN TEST DE MISSILE BALISTIQUE INTERCONTINENTAL

Test manqué pour un missile balistique intercontinental américain

 Depuis 11 heures  1 août 2018

minuteman

 Amérique et Europe - USA

 

L’US Air Force a annoncé mardi l’échec d’un test de missile balistique intercontinental (ICBM) Minuteman III lancé depuis la Californie.

Selon un communiqué du commandement de l’armée de l’air américaine chargée de ce volet de la force de dissuasion, l’Air Force Global Strike Command, le missile, qui n’était pas armé, a été détruit au dessus de l’océan Pacifique à 04H42 locales (11H42 GMT) en raison d’une « anomalie ».

L’US Air Force n’a pas précisé la nature de l’anomalie détectée sur ce missile, lancé depuis la base de Vandenberg.

« Tout évènement inattendu pendant le test peut représenter une anomalie », se contente d’indiquer l’armée de l’air américaine.

« Puisque des anomalies peuvent être dues à de multiples facteurs liées à l’équipement lui même ou à l’équipement de test, il faudra une analyse soignée pour déterminer les causes » de cet échec, ajoute le communiqué.

Les Etats-Unis testent régulièrement leurs ICBM vieillissants. Le dernier essai de ce type remonte à avril, et il avait été mené avec succès.

Malgré la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis ont encore des centaines de missiles Minuteman III disséminés dans des silos de lancement dans tous les Etats-Unis.

Au cours des 20 prochaines années, l’Air Force a prévu de moderniser ses Minuteman III et de les remplacer par un nouveau missile connu seulement sous le nom de « Dissuasion stratégique terrestre » ou GBSD selon l’acronyme en anglais.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/984700


 

TRUMP MENACE DE PARALYSER LE GOUVERNEMENT US SI SA POLITIQUE D'IMMIGRATION ESSUIE UN REVERS

Trump menace de paralyser le gouvernement américain si sa politique d'immigration essuie un revers

French.xinhuanet.com | Publié le 2018-07-30 à 15:49

 

WASHINGTON, 30 juillet (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a menacé dimanche de paralyser le gouvernement fédéral si le Parti démocrate refuse de coopérer sur les questions de sécurité frontalière.

 

"Je serais prêt à 'fermer' le gouvernement si les Démocrates ne nous donnent pas les voix pour la sécurité aux frontières, qui concerne le Mur ! Il faut se débarrasser de la loterie (de la carte verte), de la politique d'arrestation et de libération etc., et recourir au système d'immigration fondé sur le MERITE ! Nous avons besoin que des gens talentueux viennent dans notre pays !" a tweeté M. Trump.

 

Ces propos se sont ajoutés à un autre tweet incendiaire publié plus tôt dans la journée, dans lequel le président a déclaré : "Comprenez s'il vous plaît qu'il y a des conséquences quand les gens traversent illégalement nos frontières, qu'ils aient des enfants ou pas -- et beaucoup profitent de leurs enfants pour atteindre leurs propres objectifs malveillants. Le Congrès doit agir pour corriger la PIRE & PLUS IDIOTE loi d'immigration du monde! Votez 'R" (pour Républicains)".

 

Ces tweets ont été publiés en réponse aux attaques contre la politique de séparation familiale du gouvernement américain, qui a forcé des milliers d'enfants d'immigrés clandestins à être séparés de leurs parents.

 

La controverse a poussé de nombreux législateurs républicains à prendre de la distance par rapport au programme dur d'immigration de M. Trump. Elle a également retardé la progression législative au Congrès sur la réforme complète de la politique d'immigration, qui a été l'une des promesses majeures aux électeurs de M. Trump depuis la campagne électorale de 2016.

 

Les tweets menaçants de M. Trump ont été repoussés même par des membres de son propre parti, qui estiment qu'une paralysie du gouvernement ne serait pas utile.

 

Steve Stivers, député républicain de l'Ohio, a minimisé la possibilité d'une paralysie gouvernementale lors d'une interview télévisée dimanche : "Je pense que nous allons nous assurer que le gouvernement reste fonctionnel".

 

Le gouvernement fédéral américain a été paralysé à plusieurs reprises au cours des dernières années, souvent quand le Congrès n'est pas parvenu à atteindre un projet de loi de finances à cause de luttes politiques.

http://french.xinhuanet.com/2018-07/30/c_137357435.htm