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LES MENTEURS US REFUSENT DE DONNER DES PREUVES SUR LA PREPARATION SYRIENNE D'UNE ATTAQUE CHIMIQUE

Washington refuse de donner des preuves sur «la préparation d’une attaque chimique» par la Syrie

 Depuis 1 heure  28 juin 2017

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 Amérique et Europe - USA

Les États-Unis ont refusé de fournir des preuves sur leurs accusations pour le pouvoir syrien de préparer actuellement une nouvelle attaque chimique, a rapporté l’agence russe Sputnik.

Sollicité mardi 27 juin lors d’un briefing par des journalistes pour donner des choses concrètes, la porte-parole du département d’État américain Heather Nauert a argué qu’il est impossible, car il s’agirait  d’après elle « d’informations provenant des services secrets ».
«On ne les fournira pas, parce que nos informations proviennent du renseignement. Comme vous savez, il y a certains sujets sur lesquels nous ne souhaitons pas rentrer dans les détails. Mais ce sujet a indubitablement attiré l’attention du gouvernement américain au plus haut niveau», a affirmé la porte-parole.

Elle a également ajouté que les États-Unis n’allaient pas croire les déclarations des autorités syriennes selon lesquelles Damas ne se préparait pas à une attaque chimique.
«Nous savons que dans le passé, le régime d’Assad a utilisé l’arme chimique contre son propre peuple et cela nous préoccupe considérablement», a déclaré Mme Nauert.

A noter que lors de l’attaque qui a eu lieu le  mois d’avril dernier à Khan Cheikhoune et qui a été attribuée au régime syrien, Washington avait refusé la tenue d’une enquête pour établir les faits ce jour là. Alors que Damas avait reconnu avoir réalisé un raid aérien, niant qu’il ait été chimique et assurant qu’il a visé un entrepôt d’armements et de munitions des milices dans cette région.

Toujours durant son point de presse, Mme Nauert  a accusé l’aide russe d’avoir aggravé la situation en Syrie
«En 2015, le régime syrien était au bord de l’effondrement. Qui est venu à son secours? La Russie. C’est pourquoi actuellement nous nous trouvons dans une telle situation. « Nous », je veux dire le monde. La Russie est arrivée, a aidé à renforcer l’armée syrienne, et nous constatons la détérioration de la situation et les destructions», a-t-elle dit.

Elle a également déclaré que la Russie exerçait «une grande influence sur Assad». «Et nous l’appelons constamment à utiliser cette influence», a ajouté la porte-parole américaine.

Lundi, la Maison-Blanche a déclaré que le Président syrien Bachar el-Assad préparait une nouvelle attaque chimique, avant d’avertir que dans ce cas-là, le gouvernement devrait payer un prix fort.

En réponse, le ministre syrien de la Réconciliation nationale Ali Haïdar a souligné que Damas n’avait jamais utilisé et n’utilisera pas d’armes chimiques, et que la déclaration de la Maison-Blanche présageait une «bataille diplomatique» contre la Syrie à l’Onu.

http://french.almanar.com.lb/469357


 

TRUMP VEUT SA GUERRE DE COREE.

Trump fait encore un pas vers la guerre en Corée du Nord

Par Peter Symonds

Mondialisation.ca, 22 juin 2017

wsws.org 21 juin 2017

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Dans un autre acte menaçant de sa politique de la corde raide, le président Donald Trump a annoncé hier que la Chine n’avait pas pu forcer la Corée du Nord à accéder aux demandes des États-Unis, ouvrant la porte à une action américaine unilatérale, y compris des frappes militaires. Le tweet survient juste avant les négociations de haut niveau entre les responsables américains et chinois qui ont lieu mercredi à Washington.

« Bien que j’apprécie beaucoup les efforts du président Xi [Jinping] et de la Chine pour aider avec la Corée du Nord, cela n’a pas fonctionné. Au moins, je sais que la Chine a essayé ! » a tweeté Trump.

L’administration de Trump a exercé une grande pression sur Pékin afin de contraindre Pyongyang à abandonner ses programmes nucléaires et antimissiles, mais elle a toujours indiqué que le temps était limité. « La Corée du Nord cherche des problèmes. Si la Chine décide d’aider, ce serait génial. Sinon, nous allons résoudre le problème sans elle ! USA », avait tweeté Trump en avril.

Le dernier tweet du président des États-Unis vise clairement à exercer une pression supplémentaire sur les responsables chinois, le conseiller d’État Yang Jiechi et le général Fang Fenghui, qui rencontreront le secrétaire d’État américain Rex Tillerson et le secrétaire à la défense, James Mattis, dans un dialogue diplomatique et de sécurité entre les États-Unis et la Chine.

Le Département d’État des États-Unis a indiqué que Washington avait l’intention de mettre la Corée du Nord au sommet de l’ordre du jour et de faire pression sur la Chine pour accepter l’imposition de sanctions plus sévères, comme un embargo sur le pétrole et l’interdiction des travailleurs nord-coréens à l’étranger. Cependant, Pékin, qui a déjà contribué à l’imposition de sanctions sévères contre les exportations de minéraux nord-coréens, hésite à faire des démarches susceptibles de provoquer une crise politique à Pyongyang, à la porte de la Chine.

L’ambassadeur de Chine à Washington, Cui Tiankai, a déclaré au Financial Times : « Nous ne devrions pas en faire [du dialogue entre les États-Unis et la Chine] une plate-forme où un côté pose une longue liste de demandes à l’autre. Il faut que ce soit réciproque. » Il a déclaré que la Chine était « évidemment importante » pour exercer une pression sur la Corée du Nord, mais que les États-Unis devraient en faire davantage ». Pékin a exhorté Washington à prendre des mesures pour relancer les négociations avec Pyongyang.

Le tweet de Trump selon lequel les efforts de la Chine « n’ont pas fonctionné » est plus qu’une simple tactique de négociation pour les pourparlers de vendredi. Si Pékin refuse d’accepter des sanctions plus sévères, le risque d’une action militaire imprudente contre Pyongyang augmente. Comme l’a déclaré un haut responsable de l’administration à Reuters, les États-Unis ont des options limitées pour freiner la Corée du Nord sans l’aide chinoise.

Les fonctionnaires de Trump ont déjà déclaré que la politique de l’administration Obama de « patience stratégique », c’est-à-dire faire pression sur Pyongyang avec des sanctions accrues, avait échoué. La possibilité qu’une rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, que Trump a suggérée le mois dernier, puisse être réalisable dans les bonnes conditions est hautement improbable. Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a déclaré hier : « Nous allons de plus en plus loin, pas plus près, de ces conditions. »

En réalité, l’administration Trump, ainsi que les médias américains, ont sauté sur la mort d’Otto Warmbier pour diaboliser davantage la Corée du Nord et créer les conditions de la guerre. Warmbier, un étudiant, était l’un des quatre citoyens américains condamnés et emprisonnés dans les prisons nord-coréennes. Il a été rapatrié par avion la semaine dernière et est décédé lundi.

Trump s’est joint à la clameur dans les médias et l’establishment politique pour une réaction à la mort de Warmbier, déclarant que ce qui s’est passé est « une disgrâce totale ». Il a qualifié le gouvernement nord-coréen de « régime brutal » et a déclaré que ce décès avait approfondi sa détermination à prévenir d’autres tragédies « aux mains de régimes qui ne respectent pas l’État de droit ou la décence humaine fondamentale. »

Le sénateur américain John McCain, président du Comité des services armés du Sénat, a affirmé que le régime de Kim Jong-un avait « assassiné » Warmbier, même si les médecins n’ont pas encore déterminé ce qui a causé l’affection cérébrale qui a causé la mort de l’étudiant. McCain a accusé Pyongyang de « travail forcé, famine de masse, cruauté systématique, torture et meurtre » et a ajouté que les États-Unis « ne peuvent pas et ne doivent pas tolérer le meurtre de leurs citoyens par des puissances hostiles ».

Tous les préparatifs d’une guerre menée par les États-Unis sur la Corée du Nord ont été réalisés. Le Pentagone a stationné ce que Trump a qualifié d’« une armada » au large de la péninsule coréenne, deux groupes d’attaque de porte-avions sont en place et un autre est en route, ainsi que des sous-marins nucléaires – complétant des forces américaines importantes déjà stationnées au Japon, en Corée du Sud et à Guam.

Hier, deux bombardiers stratégiques américains B-1 ont survolé la péninsule coréenne dans un autre avertissement à la Corée du Nord. Le vol de 10 heures depuis Guam comprenait également des missions d’entraînement avec des avions de chasse F-15 japonais et sud-coréens. Le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis, a déclaré aux médias : « Nous pouvons lancer et faire opérer des bombardiers à longue portée sur la péninsule coréenne avec un très court préavis. » Il a ajouté sinistrement : « Et nous espérons ne pas avoir à le faire. »

Dans un autre signal plutôt menaçant, deux responsables américains ont déclaré à CNN que les satellites espion américains avaient détecté de nouvelles activités sur le site d’essais nucléaires souterrains de la Corée du Nord. Les fonctionnaires se sont dits préoccupés par le fait que la Corée du Nord pourrait déclencher un essai nucléaire pour coïncider avec le dialogue entre les États-Unis et la Chine à Washington. Pyongyang a critiqué publiquement la volonté de Beijing d’accepter les demandes américaines de sanctions.

Le reportage de CNN a également constaté le caractère très avancé des plans du Pentagone pour une guerre contre la Corée du Nord, en précisant : « Deux hauts fonctionnaires américains ayant des connaissances directes de la situation ont également déclaré à CNN que les options militaires pour la Corée du Nord ont récemment été mises à jour et seront présentées au président Donald Trump pour une décision d’agir s’il y a un essai nucléaire. »

Le caractère dévastateur de toute nouvelle guerre sur la péninsule coréenne a encore été souligné la semaine dernière par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis. Il a déclaré à une commission du Congrès qu’un tel conflit serait « catastrophique » mais que les États-Unis finiraient par l’emporter.

« Ce sera une guerre plus sérieuse en termes de souffrance humaine que tout ce que nous avons vu depuis 1953 », a déclaré Mattis, faisant référence à la guerre de Corée entre 1950 et 1953 dans laquelle les pertes se sont élevées à des millions de personnes. « Cela impliquera le pilonnage massif de la capitale d’un des alliés [Séoul], qui est l’une des villes les plus densément habitées sur Terre. Ce serait une guerre que fondamentalement nous ne voulons pas. Nos alliés et nous gagnerions à un énorme prix. »

Cependant, c’est aussi une guerre vers laquelle l’administration Trump avance petit à petit sans cesse, ayant déclaré à plusieurs reprises que « toutes les options sont sur la table ». Contrairement à la guerre de Corée des années 1950, un nouveau conflit ne resterait pas limité à la péninsule coréenne mais impliquerait d’autres puissances dans une catastrophe beaucoup plus large pour l’humanité.

Peter Symonds

Article paru en anglais le 21 juin 2017

La source originale de cet article est wsws.org

Copyright © Peter Symondswsws.org, 2017

http://www.mondialisation.ca/trump-fait-encore-un-pas-vers-la-guerre-en-coree-du-nord/5595760


 

DEUX AVIONS MILITAIRES US CENSES RESISTER A UNE EXPLOSION NUCLEAIRE ENDOMMAGES PAR UNE TORNADE

USA: des avions de l’armée, censés résister à une explosion nucléaire, abimés par une tornade

 Depuis 6 heures  24 juin 2017

USA: des avions de l'armée, censés résister à une explosion nucléaire, abimés par une tornade
USA: des avions de l'armée, censés résister à une explosion nucléaire, abimés par une tornade

 Amérique et Europe - USA

Deux avions de l’armée américaine dits du « jugement dernier », car ils sont conçus pour résister à la chaleur dégagée par une explosion nucléaire, ont été endommagés par une tornade dans le Nebraska, a reconnu vendredi l’armée de l’air US.

Les avions « Doomsday », des Boeing 747 renforcés, ont été construits dans les années 1970. Ils sont appelés à servir de centre de commandement volant pour le secrétaire à la Défense ou pour le chef d’état-major inter-armées américain en cas d’attaque nucléaire contre les Etats-Unis.

Grâce à leur équipement de ravitaillement en vol, ils peuvent rester dans les airs pendant plusieurs jours et sont protégés contre la chaleur et les ondes électro-magnétiques provoquées par une explosion nucléaire.

Ces avions –quatre au total– disposent d’un système de communication satellitaire perfectionné pour rester en contact avec le monde entier et peuvent aussi communiquer avec les sous-marins nucléaires américains.

En temps normal, ils servent aussi aux déplacements du ministre américain de la Défense à travers le monde.

Mais leurs protections perfectionnées n’ont pas été utiles à deux d’entre eux face à une tornade imprévue qui les a touchés sur la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska (centre), où ils étaient stationnés.

« Deux avions ont été endommagés », a sobrement reconnu Patrick Ryder, porte-parole de l’US Air Force, sans être en mesure d’indiquer quand les avions pourraient être de nouveau opérationnels.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/464748


 

MICHEL ROGALSKI : TRUMP, L'ACCORD DE PARIS ET LE CLIMAT

La chronique de Recherches internationales

 

 

TRUMP, L’ACCORD DE PARIS ET LE CLIMAT

 

 

MICHEL ROGALSKI

Directeur de la revue Recherches internationales

 

La nouvelle, attendue, est tombée le 1er juin. Les États-Unis ont décidé de sortir de l’Accord de Paris sur le climat, six mois seulement après son entrée en vigueur. Les modalités n’en sont pas encore toutes connues, mais la décision est prise, bien qu’elle ne peut avoir d’effets immédiats. Trois Présidents avaient refusé de ratifier le Protocole de Kyoto (Bill Clinton, Bush Jr., Barack Obama) qui organisait la régulation climatique mondiale, signifiant au monde que le mode de vie américain n’était pas négociable. En signant, à la fin de son second mandat, l’Accord de Paris Barack Obama avait envoyé un signal fort au monde et semblait engager son pays dans un partenariat solide avec la Chine sur cette question, coopération qui fut décisive pour l’adoption de l’Accord. Conformément à ses engagements électoraux, Donald Trump revient brutalement sur cette trajectoire.

Deux options s’offrent à lui. Soit sortir de l’Accord de Paris, mais avec une prise d’effet seulement après le 4 novembre 2020, ce qui, compte-tenu de l’incertitude sur un second mandat, aurait peu d’effet juridique. Soit quitter le dispositif de la Convention-cadre des Nations unies adopté lors du Sommet de la terre en 1992 et se priver dès lors de toute influence sur les Conférences des parties annuelles. Mais le vrai problème n’est pas là. Il tient au fait que dans la pratique les États-Unis envoient un message fort au monde : ils ne tiendront pas les engagements de l’Accord de Paris, même s’il leur est impossible de le torpiller. Une telle annonce permettra aux pays qui avaient dissimulé leur réticence de s’enhardir, voire peut-être de se regrouper et miner de l’intérieur les efforts consensuels qui avaient été décidés.

En réalité Donald Trump n’a pas besoin d’attendre quatre années pour prendre des mesures dont les effets délétères sur le climat seront considérables. L’Accord adopté à Paris est une déclaration d’intention mais n’est assorti d’aucune mesure coercitive ou punitive. On est très loin par exemple du niveau de contrainte ou de sanctions du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP). Il repose sur la bonne volonté des cosignataires. Sans augmenter ses émissions de gaz à effet de serre, ce qui est le cas depuis plusieurs années, avec 14 % des émissions mondiales, les États-Unis se placent en deuxième position derrière la Chine. Les mesures les plus destructrices seront prises dans le domaine de la finance et impacteront de multiples structures dédiées au climat et qu’ils contribuent à faire vivre. Washington participe à hauteur de 25 % (15 millions de $) au budget de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC). Les États-Unis contribuent pour 40 % au budget de fonctionnement du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui assure un travail de veille scientifique et propose des préconisations aux gouvernements. Il joue un rôle central dans la bataille des idées et a énormément contribué à faire reculer les thèses climato-sceptiques. Si cette aide lui était retirée son avenir serait menacé. Mais surtout, c’est dans le domaine du financement des pays pauvres pour les aider à s’adapter aux effets du changement climatique que l’impact sera le plus fort. Prenant appui sur le principe de la « responsabilité commune mais différenciée » acté en 2009 par la Conférence de Copenhague et auquel les pays du Sud sont très attachés, il avait été décidé de créer un Fonds vert qui devait à l’horizon 2020 être alimenté à hauteur de cent milliards de $ par an. Si à cette date, lors de l’évaluation de l’Accord de Paris, cette somme n’était pas réunie, c’est la poursuite même de tout ce qui avait été envisagé qui pourrait être remise en cause. Cette question va devenir le point de friction central des rapports Nord-Sud qui au fil des décennies se sont quasiment réduits à cette seule question.

Donald Trump  ne croît pas à la réalité du changement climatique. Il s’appuie au demeurant sur de larges courants de l’opinion publique américaine qui est très tranchée sur ce dossier. Il est persuadé que l’Accord de Paris est un outil de « redistribution massive de la richesse des États-Unis vers d’autres pays ». Tout comme le libre-commerce constitue à ses yeux une machine à piller son pays. La Chine aurait inventé le concept de changement climatique pour s’attaquer à la productivité des entreprises américaines. Il prétend être animé par la recherche d’une autonomie énergétique et n’hésite pas à relancer le charbon, développer gaz de schistes et pétrole, bref toutes les énergies fossiles et carbonées les plus dangereuses pour le climat. Seule la faiblesse du cours du baril de pétrole lui interdit d’aller plus loin dans ce domaine, en rendant l’exploitation des gaz de schistes insuffisamment rentables. L’Arabie saoudite, souhaitant garder ses parts de marché pétroliers fait tout pour ne pas trop relever le cours du baril rendant périlleux l’équilibre des finances publiques de quelques États (Russie, Venezuela, Algérie).

Avec les relations avec Cuba, le climat constitue l’un des rares points sur lesquels Donald Trump pouvait espérer ne pas connaître un désaveu intérieur dans son entreprise de démolition de pans entiers de la politique d’Obama. Mais la surprise est au rendez-vous. Depuis une vingtaine d’années des initiatives se multiplient et des réseaux d’acteurs se constituent pour agir dans le domaine de la résistance au changement climatique et apparaissent aujourd’hui comme des forces incontournables qui échappent à toute injonction gouvernementale. En effet, c’est au niveau des villes et des États – en coordination – que s’organise, en liaison avec un mouvement de citoyens très actif des actions concrètes en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et à basculer vers les énergies renouvelables. La Californie – 6ème économie du monde -, les États de New York, de Washington et du Massachusetts ont annoncé leur intention de respecter, quelle que soit la politique nationale, les engagements de l’Accord de Paris, voire d’aller au-delà. La Californie a déjà instauré au niveau de son État une régulation par les quantités (« cap » et un marché « trade ») pour en garantir le fonctionnement. Le milliardaire et maire de New York, Michael Bloomberg, a pris la tête de cette contestation pro-climat en y associant des centaines d’entreprises parmi lesquelles des poids lourds de la high-tech, de nombreuses universités et organisations citoyennes. L’affrontement ne fait que commencer et parcourra tout le mandat présidentiel.

En présentant la question climatique comme une invention chinoise destinée à nuire aux intérêts des États-Unis, Donald Trump a offert aux Chinois une occasion inespérée de profiter de la situation d’isolement dans laquelle il s’est plongé. Sa politique de repli est en total contraste avec les ambitions chinoises. Xi Jinping qui avait déjà pu s’afficher comme le défenseur du libre-commerce à la réunion de Davos, lance désormais la nouvelle « route de la soie » censée concerner tout à la fois l’Europe et l’Afrique en promouvant le concept de « gagnant-gagnant ». Le retrait américain du partenariat transpacifique (TPP), conçu par Obama pour isoler la Chine, permet à celle-ci de proposer aux pays de la région un projet concurrent beaucoup moins contraignant en matière de normes sociales ou environnementales. Le projet chinois (One Belt One Road, OBOR) profite du cadeau américain et annonce le grand retour de Pékin en Asie articulé autour de la sécurité de ses approvisionnements, d’une possibilité d’exportations de ses excédents et de l’appui d’une banque de développement d’une grande capacité financière, l’Asian Infrastructure Investment Bank – AIIB dans le but de concurrencer la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale qui étaient déjà défiées par la « banque des BRICS » basée à Shanghai et à laquelle participent les Russes. Ainsi Trump, plongé dans ses démêlés avec la justice à propos de ses rapports avec la Russie, semble beaucoup plus avoir favorisé les intérêts de Pékin que de Moscou.

Nul doute que la décision-climat de Trump va empoisonner son mandat compte-tenu des oppositions organisées qu’elle suscite à travers le pays et qu’elle va contribuer largement au remodelage de l’économie mondiale en effaçant le fameux « pivot » asiatique de Barack Obama dans les décennies à venir.

 

 

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19

Site : http://www.recherches-internationales.fr/

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Transmis par MICHEL ROGALSKI


 

TRUMP VEUT UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE

Les États-Unis cherchent à déclencher une guerre mondiale contre les chiites

Tue Jun 20, 2017 3:18PM

Washington se prépare à la Troisième Guerre mondiale. (Photo d'illustration)

Washington se prépare à la Troisième Guerre mondiale. (Photo d'illustration)

« Les attaques américaines contre les forces gouvernementales syriennes ont attisé les tensions entre les parties en guerre en Syrie, augmentant ainsi le risque d’une confrontation militaire directe entre l’Iran et la Russie d’une part et les États-Unis de l’autre », a écrit le site Antiwar dans un article en allusion à la destruction d’un avion de combat syrien par les États-Unis.

« Les forces militaires iraniennes, russes et américaines sont actuellement présentes dans la guerre en Syrie et toutes ont leur propre programme. Lorsqu’elles multiplient leurs actions, il devient de plus en plus difficile de faire une distinction entre elles. Par exemple, en ce qui concerne la Russie et les États-Unis, il existe un risque de confrontation directe », est-il dit dans cet article.

Par le passé, les États-Unis avaient déjà mené à maintes reprises des attaques contre les forces gouvernementales de la Syrie. Dans ce droit fil, l’aviation US a abattu dimanche dernier un avion de combat syrien.

Washington tente de faire croire que cette attaque visait à préserver ses intérêts et à venir en soutien aux Kurdes syriens.

Mais la Russie a apporté une réponse cinglante à l’acte des Américains : « Moscou fera avec les avions de combat américains ce que font les Américains avec les avions de combat syriens. »

Et ce, alors que l’Iran a renforcé sa présence en Syrie et qu’il a récemment tiré des missiles sur des positions de Daech à Deir ez-Zor.

Peu avant, les États-Unis avaient attaqué les positions de miliciens chiites qui, d’après Washington, seraient affiliés à l’Iran.

Selon certaines spéculations, les États-Unis ont l’intention de déclencher une nouvelle guerre mondiale, mais cette fois contre les chiites. 

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/20/525945/Iran-EtatsUnis-Antiwar-Syrie-avion-de-combat-Russie-confrontation-directe-Deir-ezZour-Kurdes-syriens


 

UN DES "BIENFAITS" DE LA "DEMOCRATIE" US : UNE FORTE HAUSSE DES SUICIDES PAR ARMES A FEU CHEZ LES ENFANTS

USA: forte hausse des suicides par armes à feu chez les enfants

Le nombre d'enfants américains qui se sont donné la mort en utilisant des armes à feu a fortement augmenté entre 2007 et 2014, montre une étude publiée lundi, qui arrive à la conclusion que conserve ces armes dans un endroit sûr permettrait de fortement contribuer à la prévention du suicide des jeunes.

USA: forte hausse des suicides par armes à feu chez les enfants.

Parmi les enfants et les adolescents âgés de 17 ans au plus, 1,6 pour 100.000 s'est tué avec une arme à feu en 2014, contre un ratio de 1,0 pour 100.000 en 2007.

«Les suicides sont souvent un acte impulsif dans ce groupe d'âge, avec des données montrant que ceux qui font une tentative de suicide passent 10 minutes à délibérer voire moins», lit-on dans cette étude, publiée par le journal en ligne Pediatrics.

L'étude a été pilotée par Katherine Fowler et Linda Dahlberg, deux scientifiques travaillant pour les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Selon l'étude, sur la période de sept ans prise en considération, 493 enfants et adolescents de 17 ans maximum meurent chaque année d'un suicide par une arme à feu.

Dans cette tranche d'âge, le nombre de décès du fait de blessures par armes à feu s'élève chaque année à 1.300, les garçons représentant la vaste majorité des victimes.

Pendant des décennies, les blessures par armes à feu ont été la deuxième cause de décès, derrière les accidents de voitures, des enfants américains. Mais alors que les trajets en voiture sont devenus de plus en plus sûrs, le nombre de morts par armes à feu est resté élevé dans cette tranche d'âge.

La hausse des morts provoquées par armes à feu va à l'encontre d'une tendance à la baisse du taux de mortalité observée depuis des décennies chez les enfants américains.

Les garçons afro-américains sont les plus susceptibles, parmi les grands groupes démographiques, de recevoir des balles mortelles d'une personne qui leur tire dessus. Les risques de voir les enfants blancs et amérindiens se suicider par armes à feu sont quatre fois plus élevées que ceux observés chez les communautés afro-américaine et hispanique.

Selon deux experts pédiatriques qui n'ont pas participé à l'étude, cette dernière est l'analyse la plus complète jamais menée sur les décès et les blessures des enfants américains provoqués par des armes à feu.

Comme la hausse des suicides par armes à feu annule l'effet d'une baisse du nombre d'homicides, le nombre de décès d'enfants par armes à feu est resté à peu près stable ces dernières années, a noté un de ces deux experts, le docteur Robert Sege.

L'Académie américaine de pédiatrie ne cesse de dire que les foyers les plus sûrs sont ceux où il n'y a pas d'armes à feu. Mais les parents ne sont généralement pas disposés à entendre ce message de la part de leur médecin, étant la large acceptation des armes à feu aux Etats-Unis, note le docteur Eliot Nelson, professeur à l'école de médecine de l'université du Vermont.

De ce fait, les docteurs devraient insister sur la nécessité de conserver ces armes dans un endroit sécurisé, dit-il dans un article séparé du journal Pediatrics.

Source: agences et rédaction

20-06-2017 | 13:40

https://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=23448&cid=296#.WUk-Xv-LQ2w


 

SCANDALEUX ACQUITTEMENT D'UN POLICIER US QUI A ABATTU UN NOIR DANS SA VOITURE

Acquittement d’un policier américain qui avait abattu un automobiliste noir

 Depuis 9 heures  17 juin 2017

Le policier acquitté Jeromino yanez
Le policier acquitté Jeromino yanez

 Amérique et Europe - USA

Un policier américain qui avait abattu un Noir dans sa voiture, sous les yeux de sa compagne et d’une fillette dans une séquence choc filmée en direct, a été acquitté vendredi, provoquant l’indignation des proches de la victime Philando Castile.

Le policier d’origine hispanique, Jeronimo Yanez, 29 ans, était également accusé d’avoir mis en danger, avec ses tirs, la compagne et la fille de quatre ans de cette dernière, assise sur la banquette arrière du véhicule. Il a été totalement blanchi par les jurés après une trentaine d’heures de délibérations.

« Mon fils a été assassiné », a dénoncé, après le verdict, la mère de Philando Castile, tué à 32 ans lors d’un contrôle de police vers Saint Paul, dans le nord des Etats-Unis, le 6 juillet 2016.

L’employé de cantine avait été arrêté pour un phare cassé. « Le système continue d’être injuste pour les Noirs et il continuera d’être injuste pour vous tous », s’est indignée Valerie Castile lors d’une conférence de presse devant le tribunal du comté de Ramsey. « Juste parce que c’est un policier, il ne se passe rien », a-t-elle encore déploré, se disant « très déçue ».
Son avocate, Glenda Hatchett, a regretté une « mort tragique et inutile ».
« Cette fois, nous aurions dû bien faire les choses. Cette fois, nous avions un jeune homme sans casier judiciaire. (…) Cette fois nous aurions dû avoir une issue très, très différente », a-t-elle martelé.

« Si Philando a pu mourir dans ces circonstances, soyons clairs, chacun de vous pourrait mourir dans ces circonstances », a poursuivi l’avocate. « Nous n’abandonnerons pas, nous continuerons à nous battre ».

Les affaires de brutalités policières envers les Noirs rythment l’actualité aux Etats-Unis, où les condamnations de policiers restent rares.

   – ‘Grave problème de racisme’ –

Sa mort et celle d’un autre Noir abattu par des policiers peu avant avaient provoqué des manifestations dans tout le pays. C’est au cours de l’une d’elles à Dallas, au Texas (sud), qu’un tireur isolé voulant venger la mort des Noirs abattus par les forces de l’ordre avait tué cinq policiers le 7 juillet 2016.

Le verdict de vendredi « envoie le message très dur que nous avons encore un grave problème de racisme dans ce pays », a estimé Jaylani Hussein, responsable au Minnesota du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), sur la chaîne locale KSTP.

Les autorités ont appelé au calme. « J’exhorte chacun d’entre vous à agir de façon pacifique et respectueuse envers les autres: les habitants, les manifestants et les policiers », a écrit le maire de Saint Paul, Christopher Coleman, dans un communiqué.

Dans une séquence particulièrement bouleversante, les derniers instants de Philando Castile avaient été filmés et retransmis en direct sur Facebook Live
par sa compagne, Diamond Reynolds. On le voyait agonisant, le T-shirt blanc maculé de sang, sur le siège de la voiture tandis que le policier le tenait en joue. La fillette tentait d’une voix timide de rassurer sa mère.

« Je n’essayais pas de l’attraper », a déclaré Philando Castile dans ses derniers instants, en parlant de l’arme à feu qu’il portait légalement, ce dont il avait prévenu le policier.

Pendant l’enquête, le policier avait affirmé que Philando Castile avait fait un geste qui ne lui permettait pas de voir sa main droite, ce qui lui avait fait craindre pour sa sécurité et pour celle de l’agent qui l’accompagnait.

Mais le procureur John Choi avait estimé que « la peur non rationnelle » ne pouvait pas « justifier l’emploi de la force létale ». Il avait insisté sur le ton calme et « non menaçant » de Philando Castile quand il avait informé l’agent qu’il portait une arme.

Avant de parvenir à leur conclusion, les jurés avaient demandé au juge à revoir la vidéo de la mort de Philando Castile ainsi que les images enregistrées depuis la voiture des policiers et le témoignage de Jeronimo Yanez à la barre.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/454727


 

FOIRE D'EMPOIGNE ENTRE LE PENTAGONE ET LA MAISON-BLANCHE SUR LA SYRIE

Pentagone et Maison-Blanche en désaccord sur l’opération en Syrie

 Depuis 9 minutes  17 juin 2017

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 Amérique et Europe - USA

Le Pentagone s’oppose à l’intention de la Maison-Blanche d’étendre l’opération en Syrie, craignant le risque de confrontation avec l’Iran.

Selon Foreign Policy, Ezra Cohen-Watnick, directeur du renseignement au sein du Conseil de sécurité national (NSC), et Derek Harvey, conseiller du NSC pour le Proche-Orient, voudraient que les États-Unis lancent une offensive dans le sud de la Syrie. Cependant, le secrétaire américain à la Défense James Mattis a plusieurs fois repoussé leur proposition.

Le secrétaire à la Défense, certains fonctionnaires de la Maison-Blanche ainsi que des membres du commandement militaire trouvent cette offensive «risquée» et la jugent lourde d’une «confrontation dangereuse avec l’Iran» et de représailles contre les militaires américains déployés en Irak et en Syrie.

Selon Foreign Policy, James Mattis, le général Joseph Dunford, chef d’État-Major des armées des États-Unis, et Brett McGurk, émissaire américain dans la coalition anti-Daech en Syrie et en Irak, appellent à concentrer les efforts afin de déloger les djihadistes de leurs fiefs, notamment de Raqqa.

Il avait été annoncé précédemment que les militaires américains avaient transféré de Jordanie sur la base d’Al-Tanf dans le sud de la Syrie des lance-roquettes multiples HIMARS.
Le mois dernier, la coalition a réalisé trois frappes contre les forces progouvernementales syriennes dans cette région. Selon le porte-parole de la coalition internationale dirigée par les États-Unis Ryan Dillon, la dernière frappe a visé un char et des pièces d’artillerie qui «s’étaient approchés très près et représentaient une menace pour les forces de la coalition».

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/455156


 

NOUVELLES SANCTIONS US CONTRE L'IRAN ET LA RUSSIE. HONTE AUX USA!

Nouvelles sanctions contre l’Iran et la Russie: «la honte des USA»

 Depuis 57 minutes  16 juin 2017

iranusa

 Iran - Monde islamique

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Le Sénat américain a approuvé le 14 juin une proposition de loi prévoyant le durcissement des sanctions visant la Russie dans le cadre d’un amendement de Mark Crapo portant sur de nouvelles sanctions contre l’Iran. Hassan Beheshtipour, observateur politique de Press TV et spécialiste des questions nucléaires, a commenté la situation pour Sputnik.

Les sanctions que les Américains entendent décréter contre Téhéran se trouvent en contradiction flagrante avec le Plan global d’action conjoint (JCPOA) sur le programme nucléaire de l’Iran, a déclaré Hassan Beheshtipour à Sputnik.

«En vertu de cet accord nucléaire, aucune sanction ne doit être décrétée contre l’Iran si celui-ci se conforme aux critères requis sous contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), […] mais les États-Unis, notamment leur Sénat, font tout pour torpiller la coopération internationale au lieu de la promouvoir», a souligné l’interlocuteur de l’agence.

Il rappelle que les sénateurs américains ont voté favorablement pour sanctionner l’Iran pour son programme balistique et pour élargir les sanctions contre la Russie. Ce document sera soumis à la Chambre des représentants et au Président Donald Trump en cas d’adoption par le Congrès.

«Afin de faire d’une pierre deux coups et de s’assurer le soutien des démocrates, les républicains ont spécialement inscrit leur initiative sur de nouvelles sanctions anti-russes dans la proposition de loi sur les sanctions anti-iraniennes. Il est toutefois difficile de prévoir dès à présent les perspectives de cette initiative parfaitement folle», a poursuivi M. Beheshtipour.

Ce texte propose notamment de réduire la durée de financement des banques russes, qui sont déjà visées par les sanctions américaines, de 90 à 14 jours, et celle des sociétés pétrogazières russes à 30 jours. En outre, le document interdit au Président américain de lever les restrictions sans le feu vert du Sénat.

«Et si le Congrès l’approuve et que Donald Trump le signe, ce sera la honte des États-Unis», a conclu l’interlocuteur de Sputnik.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/454324


 

TRUMP, LE PRESIDENT MILLIARDAIRE US A-T-IL ENTRAVE LA JUSTICE? LE PROCUREUR ENQUETE, TRUMP S'INSURGE

Trump a-t-il entravé la justice? Le procureur enquête, il s’insurge

 Depuis 2 heures  16 juin 2017

Donald Trump
Donald Trump

 Amérique et Europe - USA

Donald Trump est désormais dans le viseur du procureur spécial américain Robert Mueller, qui enquête sur l’affaire russe et veut savoir, selon de nouvelles informations de presse, si le président américain a fait entrave à la justice.

Trump s’est indigné jeudi après ces révélations. Il a qualifié de nouveau sur Twitter de « bidon » l’hypothèse d’une collusion entre son entourage et la Russie pendant la campagne électorale américaine.

L’enjeu est considérable pour lui. Si des preuves d’entrave à la justice étaient réunies, cela pourrait ouvrir la voie à une procédure de destitution.

« Ils ont fabriqué une collusion bidon avec l’histoire russe, ils n’ont trouvé aucune preuve, et donc maintenant ils se lancent dans l’entrave à la justice sur cette histoire bidon. Sympa », a-t-il tweeté.

Un peu plus tard, il s’en est pris à Hillary Clinton, sa rivale démocrate à la présidentielle, qui n’a pas été poursuivie au terme d’une enquête de la police fédérale (FBI) concernant son utilisation d’un serveur privé d’emails quand elle dirigeait la diplomatie.
« H la crapule a détruit des téléphones avec un marteau, +javellisé+ des
emails et a fait se rencontrer son mari et la ministre de la Justice quelques jours avant d’être blanchie –et ils parlent d’entrave? » à la justice, s’est-il emporté sur Twitter.

Cette affaire russe, qui empoisonne sa présidence, constitue la « plus grande chasse aux sorcières de l’histoire politique des Etats-Unis », a-t-il estimé.

La semaine dernière, l’ex-chef du FBI James Comey, limogé par Trump début mai, avait fait état de pressions du président américain dans l’enquête sur la Russie.

Selon Comey, le chef de l’exécutif lui avait fait comprendre qu’il souhaitait l’abandon du volet de l’enquête concernant son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Réputé proche de la Russie et au coeur des soupçons de connivence avec Moscou, ce dernier a démissionné le 13 février, accusé d’avoir menti sur ses contacts avec l’ambassadeur russe à Washington.

Accusé personnellement par les services de renseignement américains d’avoir piloté des piratages informatiques de la campagne de Clinton, le président russe Vladimir Poutine a de nouveau tourné en dérision toute l’affaire.

Comey pourrait obtenir « l’asile politique » en Russie, s’est-il amusé jeudi.

   – Congrès déterminé –
   
De son côté, le Congrès américain semble déterminé à ne pas relâcher la pression sur la Russie. Le Sénat a adopté jeudi de nouvelles sanctions ainsi qu’une proposition de loi permettant au Congrès d’empêcher le président de lever des sanctions contre Moscou.

Pour déterminer si Trump a tenté de peser sur l’enquête du FBI, Robert Mueller –un ancien chef du FBI– interroge actuellement de hauts responsables du renseignement, selon le Washington Post et le New York Times.

Un élargissement du champ de l’enquête à une éventuelle entrave à la justice de la part du président représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post, affirmant que les enquêteurs recherchent également de potentiels délits financiers chez des collaborateurs du milliardaire républicain.

Le journal a affirmé dans la soirée que l’équipe de Mueller se concentrait en particulier sur les finances et les affaires de Jared Kushner, gendre et proche conseiller du président.

Et le procureur spécial aurait sollicité cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus, selon la presse: Daniel Coats, directeur du renseignement, qui chapeaute toutes les agences; Mike Rogers, directeur de l’agence de surveillance NSA et son ancien adjoint, Richard Ledgett. Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine.

   – Fuite ‘scandaleuse’ –
   
D’après le Washington Post, Mueller s’intéresse particulièrement à un échange le 22 mars entre Coats et ses collaborateurs. Il leur aurait confié que le président lui avait demandé d’intervenir auprès de  Comey pour qu’il abandonne l’enquête sur Flynn.

Quelques jours plus tard, Trump avait demandé à Coats et Rogers de déclarer publiquement qu’il n’existait aucune preuve de collusion entre son entourage et la Russie, ce que les deux hommes avaient refusé de faire, selon le journal.

Sans réagir sur le fond, l’avocat du milliardaire, Marc Kasowitz, a dénoncé une « fuite d’information du FBI concernant le président (…) scandaleuse, inexcusable et illégale ».

Pour « l’aider à répondre aux demandes » de Mueller, le vice-président
Mike Pence a décidé d’embaucher un avocat personnel, a indiqué jeudi soir Jared Agen, son directeur de la communication.

Les experts jugent peu probable que le ministère de la Justice prenne l’initiative d’inculper un président en exercice, même si l’enquête de Mueller concluait à une entrave à la justice de la part de  Trump.

Mais une telle éventualité pourrait mettre la pression sur le Congrès, à majorité républicaine, pour qu’il déclenche une procédure politique de destitution (« impeachment »).

Les procédures d’impeachment lancées contre les présidents Bill Clinton en 1998 et Richard Nixon en 1974 se basaient toutes deux sur des accusations d’entrave à la justice.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/452945