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USA: RASHIDA TLAIB, LA PREMIERE PALESTINIENNE AU CONGRES, AFFICHE SON SOUTIEN A BDS ET SON REJET DU LOBBY PRO-ISRAELIEN

Rashida Tlaib, la première palestinienne au Congrès, affiche son soutien à BDS et son rejet du lobby pro-israélien

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Elle vient de graver son nom dans l’histoire de la politique américaine, en parfaite synchronisation avec Ilhan Omar, sa coreligionnaire du Minnesota et collègue démocrate dans l’hémicycle, Rashida Tlaid, la deuxième parlementaire musulmane au Congrès, n’est pas femme à renier ses valeurs, et encore moins ses racines…

Fière de ses origines palestiniennes, c’est la solidarité chevillée au corps envers la Palestine outragée qu’elle a fait son entrée sur le devant de la scène publique, s’illustrant par deux prises de position retentissantes : son soutien inconditionnel au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)  et son rejet massif du lobby pro-israélien, dont elle a dénoncé l’influence dans les allées du pouvoir, à Washington.

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         Rashida Tlaib et Ilhan Omar

La représentante du Michigan, qui a été plébiscitée par les suffrages début novembre, lors des élections de mi-mandat, n’est pas femme à trahir ses idéaux, et au final à se trahir elle-même, pour briller sous les feux des projecteurs et assouvir une ambition dévorante… Non, loin s’en faut !

 

« Personnellement, je soutiens le mouvement BDS ! », a-t-elle clamé haut et fort au cours d’un entretien accordé au média en ligne The Intercept, pleinement consciente que sa petite phrase choc n’était pas le sésame qui allait lui ouvrir bien des portes… Mais peu importe ! Et d’enfoncer le clou : « BDS permet d’attirer l’attention sur le racisme d’Etat d’Israël et ses violations des droits de l’Homme ».

Joignant le geste fort à la parole percutante, que d’aucuns considéreront comme un gros couac sonore dans le concert du cynisme « trumpien »,  Rashida Tlaib a rompu avec une tradition qui lui était insupportable : elle a refusé de participer à la visite organisée en Israël par les influents membres de l’AIPAC, au profit des nouveaux parlementaires.

A peine est-elle entrée dans les annales du Congrès que déjà elle fait preuve d’un aplomb extraordinaire, l’empêcheuse de normaliser en rond l’image d’Israël s’est démarquée des moutons de panurge en prenant l’exact contrepied de l’AIPAC : en effet, elle envisage d’emmener une délégation d’élus en Cisjordanie occupée, afin de leur ouvrir les yeux sur ce qui est communément appelé le “conflit israélo-palestinien”.

« Je ne pense pas que l’AIPAC offre un point de vue réel et juste sur le problème. C’est unilatéral », a-t-elle grandement déploré, ajoutant : « Ils ne montreront jamais la Palestine que je connais, et où vivent ma grand-mère, dans un village près de Ramallah, et des parents proches ».

Il fallait oser le faire, et Rashida Tlaib, fidèle à ses convictions profondes, l’a fait ! « Je veux que nous voyions de nos propres yeux la ségrégation dont souffrent les Palestiniens et comment elle a rendu difficile l’instauration d’une paix réelle dans la région », a expliqué la courageuse représentante du Michigan qui, à peine élue, redonne déjà ses lettres de noblesse à l’exercice de la politique sous la coupole du Capitole.

https://oumma.com/rashida-tlaib-la-premiere-palestinienne-au-congres-affiche-son-soutien-a-bds-et-son-rejet-du-lobby-pro-israelien/?utm_medium=oumma&utm_source=pushnotification&utm_campaign=pushnotification


 

USA: DEFAITE CUISANTE DE TRUMP AUX ELECTIONS DE MI-MANDAT. L'ECART EN VOIX EST DE PLUS DE HUIT MILLIONS.

 

Des militants démocrates de Floride, lors de la soirée électorale du scrutin de mi-mandat à Tallahassee, le 6 novembre 2018. Photo : Shannon Stapleton/Reuters

Des militants démocrates de Floride, lors de la soirée électorale du scrutin de mi-mandat à Tallahassee, le 6 novembre 2018. Photo : Shannon Stapleton/Reuters

ÉTATS-UNIS. ÉLECTIONS DE MI-MANDAT, LA DÉFAITE CUISANTE DE TRUMP

Mardi, 4 Décembre, 2018

Christophe Deroubaix

Après des semaines de lent et fastidieux dépouillement, il apparaît clairement que les candidats démocrates ont remporté une victoire franche et nette face au parti du président. L’écart en voix se monte à plus de huit millions.

C’est bien une « vague bleue » (de la couleur du Parti démocrate) qui a jailli des urnes des États-Unis le 6 novembre dernier lors des midterms, ces élections législatives qui interviennent à la moitié de chaque mandat présidentiel. Les commentaires à chaud – réalisés sur la base de décomptes partiels – faisaient souvent état d’une victoire en demi-teinte du parti d’opposition. En creux, Trump aurait réussi à limiter les dégâts. Les résultats définitifs font apparaître une réalité plus tranchée : une défaite claire des républicains dans le cadre d’une très forte mobilisation électorale.

La première donnée concerne en effet la participation (voir graphique ci-dessous). Elle a été historique pour un tel type d’élection. Près de 50 % des citoyens en âge de voter se sont déplacés (1). Il faut remonter à… 1914 pour trouver un taux plus élevé. Lors des dernières midterms, en 2014, il s’était élevé à 36 %. La figure centrale de Trump a incontestablement servi de facteur de mobilisation… dans les deux camps. Mais de manière différenciée. Ce qui n’était pas forcément apparu aussi clairement lors des premiers jours.

La victoire démocrate revêt, elle aussi, une dimension rare. Selon le site spécialisé FiveThirtyEight, les candidats du parti de l’âne ont recueilli 50,7 % des suffrages, contre 42 % à ceux du parti de l’éléphant. « Un tel différentiel, en science politique, on appelle cela un landslide, un raz de marée », analyse Mark Kesselman, professeur honoraire de science politique à l’université Columbia de New York. Le différentiel est plus important que les deux défaites démocrates sous Obama (+ 6,7 % pour les républicains en 2010 et + 5,7 % en 2014). Il faut remonter à 2006 et le terrible désaveu infligé à George W. Bush après son fiasco en Irak pour trouver un tel revers : les démocrates avaient repris la Chambre avec près de 10 points d’avance.

La percée démocrate semble moins spectaculaire en nombre de sièges : 39 au total. Nous voilà, en effet, loin de la « raclée » d’Obama en 2010 avec 63 sièges perdus mais… au-delà de la défaite républicaine de 2006. Le redécoupage électoral dans les États détenus par les républicains ainsi que l’ultra-concentration des électeurs démocrates dans les circonscriptions urbaines et côtières minimisent l’impact de la large avance en voix.

L’alliage rarissime du recul de l’abstention et du large différentiel de voix s’accompagne d’une autre donnée, presque inédite : d’une certaine façon, il n’y a pas eu de « vote sanction » contre le président en exercice, dans le sens où des déçus du président en exercice lui tournent le dos. Avec 50,1 millions de voix pour les candidats républicains, Donald Trump a réussi à « retrouver » 79,5 % de ses voix à la présidentielle, contre un peu plus de 50 % pour Obama en 2010 et 2014. Les électeurs de Trump 2016 sont satisfaits des deux premières années de son mandat. Il n’y a pas de « déçus du trumpisme ». Juste des « galvanisés du trumpisme » qui demeurent pourtant minoritaires au suffrage universel. C’était vrai en 2016 puisque Hillary Clinton avait engrangé 3 millions de voix de plus que son adversaire. Cela l’est encore plus en 2018 avec 8,5 millions de voix d’avance pour les démocrates qui retrouvent 89,5 % de leurs électeurs de 2016. Du jamais-vu.

L’Amérique de Trump est monocolore et vieillissante

Trump agit comme un accélérateur de la « polarisation » politique que connaît le pays depuis des décennies. Elle avait commencé au début des années 1970 sous l’impulsion des républicains, qui décidaient, dans la foulée de la signature des lois sur les droits civiques, de faire du ressentiment racial leur fonds de commerce. Elle a connu un premier coup d’accélérateur sous la présidence « impériale » de Bush. Puis un second avec l’accession du premier président noir à la Maison-Blanche et la « réaction » des tea parties.

On peut résumer en deux traits ce phénomène central de la vie des États-Unis : les électeurs républicains de 2018 sont beaucoup plus à droite que ceux de 2006 et les électeurs démocrates beaucoup plus à gauche ; plus les clivages sont assumés, voire revendiqués, plus la participation augmente. Et, peut-on ajouter, plus la participation augmente, plus les démocrates prennent l’avantage. C’est le credo de Bernie Sanders : amener le maximum de citoyens dans le processus politique et électoral constitue la première condition pour un changement progressiste, voire une « révolution politique ». Car le rapport de forces sociologique comme idéologique favorise le camp progressiste. L’Amérique de Trump est monocolore et vieillissante. Elle décline mais voit dans les urnes la dernière façon de maintenir le statu quo ante. Celle des démocrates est plus jeune et multicolore. Elle émerge mais peine parfois à considérer l’urne comme un moyen de changer sa vie. Le 6 novembre, elle y a pourtant vu le moyen de priver Trump du levier législatif.

(1) 68 % lors du premier tour de la présidentielle en France.

 

 

Christophe Deroubaix

2020 DANS LE MARC DE 2018 ?

On le sait, une victoire au suffrage universel ne suffit pas pour devenir président des États-Unis. En 2020, Donald Trump peut donc accuser un retard en voix égal ou supérieur à celui de 2016 (3 millions) et rempiler pour un second mandat. C’est toute la problématique stratégique à laquelle vont se trouver confrontés les démocrates durant les deux prochaines années : se doter d’un candidat capable de remporter le collège électoral. En l’occurrence, ce sont les électeurs eux-mêmes qui en décideront. Nul doute qu’ils le feront, majoritairement, avec cette boussole : qui peut battre Trump dans le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Wisconsin, la Caroline du Nord et la Floride, les fameux swing states ? À peine le nouveau Congrès installé, le marathon des primaires devrait débuter avec les premières déclarations de candidatures. Avec deux inconnues majeures : l’ancien vice-président Joe Biden et Bernie Sanders se lanceront-ils ?

Etats-Unis

donald trump

https://www.humanite.fr/etats-unis-elections-de-mi-mandat-la-defaite-cuisante-de-trump-664548


 

UNE CHUTE DURABLE DE 30% PREDITE AU DOLLAR

Une chute de 30% prédite au dollar

 Depuis 14 minutes  3 décembre 2018

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 Amérique et Europe - USA

 

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Le dollar a fortement perdu de sa valeur ces derniers jours après la déclaration du patron de la Réserve fédérale, qui a affirmé qu’à l’heure actuelle le taux directeur était légèrement inférieur au taux neutre. Les experts financiers avertissent que d’ici fin 2019, la devise US entrera dans une trajectoire descendante pour plusieurs années.

Le milliardaire et investisseur Ray Dalio est convaincu que le cours du dollar s’effondrera de 30% à cause du «triple déficit des USA», ce qui entraînera l’inévitable: la perte, par le dollar, de son statut de monnaie de réserve mondiale.

Le taux directeur grimpe

Depuis fin 2017, la Fed durcit sa politique monétaire en augmentant continuellement le taux directeur. La logique du régulateur est simple: la crise est passée depuis longtemps, l’économie américaine se redresse, c’est pourquoi il est temps de mettre un terme aux mesures de stimulation. Rien que cette année, la Fed a revu à la hausse son taux directeur à trois reprises.

Un tel rythme de hausse du coût de l’argent a mis de nombreuses compagnies dans une posture très difficile: il coûte de plus en plus cher d’emprunter, or il faut rembourser les crédits antérieurs. Donald Trump a déjà fermement critiqué la stratégie du régulateur en déclarant que la Fed était devenue «folle» et s’était transformée en menace principale pour l’économie américaine.

Le danger est parfaitement réel: le marché de l’immobilier a déjà réagi aux agissements de la Fed par un ralentissement, et les prix du logement ont dépassé le niveau d’avant la crise de 2008. Les analystes n’excluent pas que le régulateur puisse marquer une pause en 2019 mais le patron de la Réserve fédérale Jerome Powell a tout de même laissé entendre que le marché devrait se préparer à une augmentation progressive du taux directeur.

Des années de dépression

Les analystes de JP Morgan Chase ont calculé comment les changements de politique monétaire des USA pourraient influencer le cours du dollar. Selon leurs estimations, la baisse commencera d’ici la fin de l’année prochaine et la monnaie américaine ne pourra plus renverser la tendance descendante avant plusieurs années.

Selon le holding financier, cette trajectoire sera donnée par le refroidissement de l’économie américaine et une pause dans le cycle d’augmentation des taux par la Fed au second semestre.

«Nous devons nous attendre à une chute du dollar sur plusieurs années. Au second semestre 2019, si la Fed marquait effectivement une pause, que l’économie ralentissait et que le reste du monde se stabilisait, nous assisterions à une baisse de la monnaie américaine», analyse, pour l’agence Bloomberg, le stratège de JP Morgan Gabriel Santos.

Selon les pronostics des spécialistes de JP Morgan, l’économie américaine pourrait ralentir jusqu’à 1,9% de croissance, ce qui entraînerait une chute de plusieurs années du dollar.

Un déficit chronique

Le milliardaire Ray Dalio, l’un des principaux experts financiers américains et fondateur du fonds alternatif Bridgewater Associates, est également convaincu que la situation économique ne promet rien de bon au dollar. Toutefois, selon lui, on ne peut pas parler d’une baisse progressive sur plusieurs années: le dollar s’effondrera à cause de l’augmentation continue du «triple déficit» — le déficit du budget, de la balance commerciale, et du compte des opérations courantes.

Ray Dalio explique que le triple déficit des USA éloignera les acheteurs étrangers des obligations du Trésor, ce qui provoquera une hausse conséquente de leur rendement et un effondrement du cours du dollar de 30%.

Dans ce cas, affirme l’investisseur, la devise américaine perdrait inévitablement son statut de monnaie de réserve mondiale. Il ne précise pas pour autant quelle devise remplacerait le dollar, mais affirme que ce scénario serait le «pire cauchemar» des États-Unis.

«Le rôle du dollar diminuera, les détenteurs d’obligations américaines seront touchés. D’autres monnaies sortiront sur le devant de la scène. Comment? C’est un thème trop vaste», a-t-il répondu.

L’or au lieu du dollar?

Barry Eichengreen, professeur de l’université de Californie à Berkeley, estime lui aussi que les jours du dollar en tant que principale devise mondiale sont comptés.

«La puissance des technologies financières modernes détruit les « effets de réseau » qui avaient créé un monopole monétaire naturel, explique-t-il. Aujourd’hui, il est de plus en plus facile d’alterner entre les devises. C’est comparable à l’évolution des systèmes d’exploitation pour l’électronique».

Ray Dalio désigne également l’or comme l’un des outils les plus fiables pour contourner les risques monétaires et politiques. Et pour cause: en cas de chute du système du dollar (à laquelle contribuent, entre autres, les immenses dettes non honorées) l’or ne perdra certainement pas sa valeur. En conservant la fonction de moyen de paiement dans le commerce mondial, cet actif réduit sa dépendance envers n’importe quelle devise.

Pas étonnant, donc, que la Russie préfère de plus en plus les lingots au dollar. Sa réserve d’or a déjà atteint un niveau record, et la part des obligations américaines dans les réserves de change de la Banque de Russie a été réduite pratiquement à zéro.

«Je suis convaincu qu’un redémarrage global aura lieu quand les gouvernements du monde auront besoin de se débarrasser de leurs dettes et qu’ils associeront tout au prix de l’or. C’est pourquoi les pays comme la Chine et la Russie accumulent l’or: elles savent ce qui pourrait se produire dans quelques années», a constaté Keith Neumeyer, président du conseil d’administration de First Mining Gold.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1151724


 

NOUVELLE HANTISE US: LES BOMBES ELECTROMAGNETIQUES POUVANT FAIRE FONDRE LES CENTRALES NUCLEAIRES ET FERMER LE RESEAU ELECTRIQUE

Nouvelle hantise pour le USA: les bombes électromagnétiques

 Depuis 5 heures  3 décembre 2018

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 Amérique et Europe - USA

 

L’armée américaine demande au gouvernement américain de se préparer à une éventuelle attaque à l’arme à impulsions électromagnétiques (EMP), alors que des pays comme « la Corée du Nord, la Russie et l’Iran développent des armes spéciales ». Les analystes, eux, voient à travers cet appel, un nouveau terrain de diabolisation des « ennemis » sur quoi vient de s’engager le Pentagone.

« L’armée américaine met en garde le gouvernement US contre des bombes EMP en Iran, en Russie et en Corée du Nord qui pourraient faire fondre les centrales nucléaires, fermer le réseau électrique pendant 18 mois et effacer des millions d’Américains », a déclaré l’Université de la force de l’air américaine.

Le rapport, publié par l’armée de l’air US, révèle que les États-Unis ne sont absolument pas prêts à faire face à une éventuelle attaque qui pourrait anéantir jusqu’à 90 % de l’électricité de la côte est et provoquer ainsi un chaos total.

« Sur la base de l’ensemble des données disponibles, une attaque à la bombe électromagnétique pourrait constituer une menace pour les États-Unis […] », indique le rapport 2018.
« La Corée du Nord, la Russie, l’Iran et les États-Unis ont mis au point de telles armes, avertit le rapport, ce qui fait que les États-Unis doivent commencer à s’y préparer. »

Les bombes EMP sont une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude qui peut détruire de nombreux appareils électriques et électroniques et brouiller les télécommunications. Si les États-Unis étaient touchés par une telle bombe, l’électricité serait entièrement coupée, toutes les armes électroniques seraient détruites et les circuits refroidisseurs de 99 % des réacteurs nucléaires seraient stoppés, ce qui provoquerait une explosion, libérerait un nuage radioactif et déplacerait 4,1 millions de personnes vivant à proximité dans ces zones, selon le rapport de l’Université de la force de l’air américaine.

Source: Press TV

https://french.almanar.com.lb/1151163


 

POUR QUI SONNE LE GLAS: FIN DU MYTHE DHYPERPUISSANCE POUR L'ARMEE US

Les forces armées US se trouveront bientôt devant de véritables défis (Fondation Heritage)

Sun Dec 2, 2018 3:46PM

Des soldats de l’armée américaine descendent de leur véhicule coincés dans un trou de boue à Kirkouk (Irak) en 2006. ©US Army

Des soldats de l’armée américaine descendent de leur véhicule coincés dans un trou de boue à Kirkouk (Irak) en 2006. ©US Army

Alors que le président Trump prétend que l’armée des États-Unis est une force militaire complètement modernisée, selon un récent rapport du think tank américain Heritage Foundation, la puissance militaire des États-Unis est « limitée » et les forces militaires américaines rencontreront bientôt de vrais « défis » dans la réalisation de leurs missions.

Dans son cinquième rapport sur les « Indices de la puissance militaire des États-Unis en 2019 », le think tank conservateur Heritage Foundation a estimé que les composantes actives des forces armées américaines ne représentent que deux tiers de ce qu’elles devraient être, que les équipements nécessaires pour la réalisation des opérations sont trop « anciens » et que la préparation générale de l’armée pour des conflits n’est pas à un niveau rassurant.

Dans son rapport, Heritage Foundation estime que la puissance militaire des États-Unis est dans son ensemble « limitée » et que l’armée US aurait besoin de renforcer ses ressources humaines et de moderniser certaines de ses unités afin qu’au moins la moitié de son effectif soit à un niveau acceptable de préparation pour le combat.

Le rapport qualifie la puissance de combat de la marine US en 2019 de « limitée », au même niveau qu’en 2018. La décision du commandement de la marine de reporter les maintenances des navires aurait affecté les capacités opérationnelles de la marine par rapport au niveau souhaité lors d’un conflit.

L’armée américaine est à la merci des Chinois

Plus de 300 éléments clés nécessaires au fonctionnement normal des forces armées américaines et de l’industrie de la défense sont menacés.

L’armée de l’air et la marine ont l’une comme l’autre un niveau « faible » de préparation. L’armée de l’air souffre surtout du manque de pilotes de chasse (plus de 1 000 pilotes manquants) et d’appareils de chasse (près de 300). Les pilotes de chasse volent en moyenne moins de deux fois par semaine, ce qui dégrade gravement l’état de préparation au combat de l’armée de l’air des États-Unis.

Selon le rapport de la fondation Heritage, les forces armées américaines pourraient s’engager en 2019 dans un conflit majeur, mais n’auraient pas la capacité de mener deux grands conflits militaires à la fois.

Les deux partis républicain et démocrate s’engagent à soutenir la modernisation des forces nucléaires de l’armée américaine et la bonne maintenance des arsenaux atomiques. Pourtant, la modernisation des infrastructures et des équipements ainsi que la formation des ressources humaines exigent un budget colossal.

En 2018, les républicains et les démocrates du Congrès ont franchi certains pas pour stabiliser le financement des projets des forces armées, mais aucune mesure n’a été prise, pour le moment, pour que les élus parviennent à avoir le moindre contrôle significatif sur les dépenses militaires. D’autant plus que le Congrès n’a pas réussi non plus à adopter un budget en bonne et due forme. Les impacts négatifs seront palpables dès 2020, selon le rapport de Heritage Foundation.

Une guerre USA/Chine d’ici 15 ans ?

Un militaire retraité américain a déclaré mercredi que l’Amérique serait probablement en guerre avec la Chine dans les 10 ou 15 prochaines années.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/02/581765/LAmrique-reconnat-la-faiblesse-de-son-arme


 

LES USA APPROUVENT UN CONTRAT MILITAIRE DE 1,25 MILLIARD DE DOLLARS AVEC LE MAROC

Washington approuve un contrat militaire de 1,25 milliard de dollars avec le Maroc

 Depuis 10 heures  1 décembre 2018

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 Maghreb - Maroc - Monde arabe

 

Le département d’État américain a donné son aval à la vente d’armes et d’équipements militaires au Maroc et à la Pologne respectivement pour des montants de 1,25 milliard et de 655 millions de dollars.

Le département d’État a pris la décision d’approuver la vente au Maroc et à la Pologne d’équipements et d’armements optimisés pour des coûts estimés respectivement à 1,259 milliard et à 655 millions de dollars, a annoncé la Defense Security Cooperation Agency (DSCA). En effet, ce contrat fait suite à la visite aux États-Unis, en août dernier, du général de brigade Mohamed Laamiri, commandant de l’escadron blindé des Forces armées royales du Maroc.

Une notice de la Defense Security Cooperation Agency américaine datée du 29 novembre indique que le département d’État a pris la décision d’approuver la vente éventuelle au Maroc d’équipements et d’armements optimisés destinés à 162 chars de type Abrams pour un coût estimé à 1,259 milliard de dollars.

Le ministère américain des Affaires étrangères ajoute également que le Congrès avait donné son feu vert à la vente d’armements à la Pologne pour un montant de 655 millions de dollars, dont 20 missiles de type HIMARS.

On prévoit que si la commission des services d’armements et des relations étrangères du Parlement et du Sénat ne s’oppose pas à ce plan, cette décision du département d’État entrera en vigueur dans 30 jours.

Le département d’État a également approuvé, la semaine dernière, la vente à l’Égypte de 10 hélicoptères Apache d’un montant d’un milliard de dollars.

 

Source: PressTV

https://french.almanar.com.lb/1150360


 

TRUMP ANNULE SA RENCONTRE AVEC POUTINE

Trump dit avoir annulé sa rencontre avec Poutine en raison de la crise ukrainienne

Thu Nov 29, 2018 7:32PM

Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki au début du mois de novembre 2018. ©Reuters

Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki au début du mois de novembre 2018. ©Reuters

Le président américain Donald Trump a finalement annulé sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine en marge du sommet du G20, qui s’ouvre vendredi à Buenos Aires, environ une heure après avoir estimé que leur entrevue se déroulerait à un « moment très opportun », sur fond d’escalade avec l’Ukraine.

Selon le site web de la chaîne RT, le président des États-Unis Donald Trump a annoncé ce 29 novembre au soir qu’il annulait sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine. Celle-ci devait se tenir lors de la prochaine réunion du G20 en Argentine et aborder la question de la crise ukrainienne, qui a récemment connu un regain de tension en mer d’Azov.

« En partant du fait que les navires et les marins n’ont pas été retournés par la Russie à l’Ukraine, j’ai décidé qu’il serait mieux pour toutes les parties concernées d’annuler ma rencontre préalablement prévue en Argentine avec le président Vladimir Poutine. J’ai hâte [de participer] à un nouveau sommet constructif dès que cette situation sera résolue ! », a tweeté le président américain.

Le président des États-Unis avait déjà émis des doutes quant à cette réunion, notamment lors d’un entretien accordé au Washington Post le 28 novembre : il avait alors dit qu’il annulerait « peut-être » son tête-à-tête avec son homologue russe.

Donald Trump fait référence au regain de tensions entre Kiev et Moscou depuis le 25 novembre, date à laquelle les gardes-côtes russes ont arraisonné trois navires de la marine ukrainienne en mer Noire, non loin de la péninsule de Crimée. Il s’agit du premier incident militaire entre Moscou et Kiev depuis le début du conflit armé dans l’est de l’Ukraine entre forces ukrainiennes et les séparatistes.

Réagissant au tweet de Donald Trump, le Kremlin a fait savoir qu’il n’avait pour l’heure reçu aucune notification de cette annulation par les canaux diplomatiques officiels.

 

PressTV-G20 : Trump menace Poutine

Évoquant les tensions entre Kiev et Moscou, le président américain a menacé d’annuler sa rencontre avec son homologue russe.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/29/581511/Russie-EtatsUnis-Ukraine-Trump-annule-rencontre-avec-Poutine-G20-crise



 

SELON UN RAPPORT AMERICAIN, L'ECHEC DES SANCTIONS FINANCIERES CONTRE LE HEZBOLLAH VA CONDUIRE A UNE FRAPPE MILITAIRE US

Rapport américain: L’échec des sanctions financières contre le Hezbollah conduit à une frappe militaire

 Depuis 17 minutes  29 novembre 2018

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 Amérique et Europe - Spécial notre site - USA

 

Rédaction du site

Dans son dernier rapport , le groupe Sofan a évoqué la question des sanctions américaines contre le Hezbollah,  énonçant un certain nombre de points essentiels qui  définisemt l’évolution de la situation actuelle, a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

Le groupe américain Sofan  est une société  privée  qui fournit des conseils en termes de renseignement aux gouvernements et aux multinationales. Il regroupe des ex-agents ou ex-responsables des services de renseignement, jouissant d’ expériences sur le terrain qui rédigent des rapports  d’évaluations , distincts des recommandations académiques et des analyses des chercheurs.

Le rapport explique que les  sanctions financières US imposées au Hezbollah  « n’auront probablement aucune influence sur  le parti, pour la simple raions que ce n’est pas un État mais une organisation qui n’a aucun lien officiel avec l’économie mondiale ».

Le rapport souligne que « le principal objectif des sanctions financières américaines vise le rôle joué par le parti en tant qu’ « agent régional de l’Iran. Ces sanctions ont été conçues sur la même base  que celles imposées à l’Iran, considéré à son tour comme une source mondiale du pétrole et donc beaucoup plus facilement vulnérable aux sanctions qui visaent le Hezbollah ».

Sauf que  » l’inefficacité de ces sanctions risque d’augmenter les appels à mener contre le Hezbollah  une opération militaire directe » estime le rapport.

Comparant les sources de financement du Hezbollah , sans oublier le fait que ce dernier  recourt à des sources peu communes voire inexistantes dans l’économie mondiale,  le rapport souligne  qu ‘ « il est peu probable que le gouvernement des États-Unis puisse délibérément imposer des sanctions visant l’économie du Liban afin de monter la pression sur les Libanais et les pousser à s’opposer au Hezbollah. Une mesure qui provoquerait une instabilité économique et politique, mais qui renforcera le Hezbollah au lieu de l’affaiblir  et causera certes  des dommages à une partie  des Libanais qui ne soutient pas le parti ».

Le rapport note que   » dans cette logique, les États-Unis soutiennent  les raids israéliens contre les convois du Hezbollah en Syrie ces dernières années,et ce depuis 2011″.

Or, poursuit le rapport, « bien que les États-Unis aient fourni à l’armée israélienne des missiles, des bombes intelligentes et une technologie sophistiquée, ils sont insuffisants en termes d’évaluations pour contrer l’arsenal de roquettes du Hezbollah ».

Le rapport conclut  que « si la politique actuelle des États-Unis contre le Hezbollah échoue, il peut se trouver que l’administration américaine soit obligée de prendre une action militaire directe contre lui,   sachant qu’une telle action  inciterait une revanche  de la part du Hezbollah,   peut-être de la part de l’Iran, provoquant un ainsi un conflit régional  aux issues sombres. « 

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1147852



 

LIBERONS MUMIA! APPEL URGENT A DONS POUR LA DEFENSE DE MUMIA ABU-JAMAL

 

MARDI 11 DECEMBRE (18 heures) projection du film "Les derniers mots de Frances Newton"

Cette soirée-débat (entrée gratuite) aura lieu au siège du MRAP / 43 boulevard de Magenta / métro Jacques Bonsergent ou République.

Ce documentaire raconte l'histoire de Frances Newton, une afro-américaine (Texas / Etats-Unis), déclarée coupable du meurtre de son mari et de ses deux enfants. Bien qu'elle ait toujours clamé son innocence, elle a été condamnée à mort et exécutée à Huntsville le 14 septembre 2005, après avoir passé dix-huit ans dans le couloir de la mort. Le film retrace fidèlement ses derniers moments avant l’exécution. Poignant, ce film est un plaidoyer contre la peine de mort ... A l’issue de la projection, un échange aura lieu sur la peine de mort aux Etats-Unis et la situation de Mumia Abu-Jamal en présence de Claude Guillaumaud-Pujol, auteure de " Mumia Abu-Jamal, combattant de la liberté " et traductrice du livre-témoignage de Veronica Jones " Révélations sur l'affaire Mumia Abu-Jamal " ... Voir la pièce jointe.

 

APPEL URGENT A DONS pour la défense de Mumia Abu-Jamal

Voir nos précédentes informations en cliquant sur ce lien : http://mumiabujamal.com/v2/category/actualite/

Mumia est engagé depuis deux ans dans une nouvelle bataille judiciaire dont l’enjeu est d’obtenir la révision de son procès. Cela nécessite de mobiliser des moyens financiers importants pour faire face aux frais imposés par l’administration judicaire incroyablement onéreux, auxquels il faut ajouter les dépenses des enquêtes privées menées par sa défense pour la recherche de preuves et de témoignages. 

Par ailleurs, la multiplicité des audiences (la 8ème aura lieu le 3 décembre) et la mauvaise foi, voire l’obstruction manifeste de certains magistrats dans la recherche de documents en main des administrations de l'Etat de Pennsylvanie, sont autant d’obstacles à la manifestation de la vérité. Sans une bonne défense et sans argent, ce que n'ont pas l'immense majorité des condamnés, le combat judiciaire serait vain.

Voilà les raisons de notre appel urgent à dons. A cet effet, vous trouverez en pièce jointe un imprimé de souscription.

Merci pour votre solidarité et votre générosité sans lesquelles Mumia ne pourrait défendre son innocence et prétendre être libéré.

 

" LINDY LOU Jurée n°2 " toujours à l'affiche

Ce film documentaire de Florent Vassault, dont le Collectif LIBERONS MUMIA est l'un des parrains-partenaires, traite de la peine de mort en donnant la parole aux jurés qui ont eu à décider de la vie ou de la mort d'un homme responsable d'un double homicide dans le Mississipi (Etats-Unis). Il est encore à l’affiche d'un grand nombre de cinémas sur tout le territoire. Pour en savoir plus sur le film et sa programmation, cliquez sur ce lien : https://jhrfilms.com/lindy-lou/

Le Collectif français Libérons Mumia participera au débat qui suivra la projection du film dans les villes suivantes :

> vendredi 23 novembre à Saint-Denis (93) au cinéma L’ECRAN avec Jacky Hortaut et le réalisateur Florent Vassault;

> lundi 3 décembre à Montargis (45) au cinéma ALTICINE avec Claude Guillaumaud-Pujol et le réalisateur Florent Vassault;

> mardi 4 décembre à Sète (34) au cinéma COMEDIA avec Jean Solbès;

> vendredi 18 janvier à Mulhouse (68) au cinéma LE BEL AIR avec Dominique Dionisi.

 

SUR LE CHEMIN DE L'ABOLITION UNIVERSELLE DE LA PEINE DE MORT

123 États membres de l'ONU ont voté en faveur de la résolution pour un moratoire universel

Jamais autant d'Etats ne s'étaient prononcés en faveur de cette résolution de l'Organisation des Nations Unies : 8 pays de plus qu'en 2016 ! Grâce à cette résolution votée tous les deux ans à l'ONU, les blocs traditionnels existants au niveau mondial, régional, voire entre pays voisins, tendent à s'estomper, donnant plus de portée au mouvement abolitionniste mondial. Pour en savoir plus : http://www.ecpm.org/8-pays-de-plus-votent-pour-un-moratoire-universel/

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COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web:  www.mumiabujamal.com


 

QUE SE CACHE-T-IL DERRIERE L'EFFONDREMENT DU DOLLAR?

Dollars américains. Image d'illustration

Que se cache-t-il derrière l'effondrement du dollar?

© Fotolia / Zwiebackesser

ECONOMIE

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Le dollar chute par rapport à pratiquement toutes les monnaies mondiales. Jeudi dernier, les positions de la devise américaine ont été ébranlées par la déclaration du ministre des Finances des USA Steven Mnuchin, qui a dit soutenir son affaiblissement.

Un nouveau coup a été porté au dollar par le quotidien Wall Street Journal, qui s'est joint aux attaques de Donald Trump contre la Réserve fédérale (Fed) en appelant cette dernière à «se calmer» et à cesser d'augmenter ses taux. Les investisseurs ont immédiatement réagi, mais les analystes sont convaincus que la vraie chute de la monnaie américaine reste à venir.

Le taux directeur de la Fed continue de grimper

 

Dollars

© SPUTNIK . MICHAIL KUTUZOV

Une déclaration de Donald Trump renforce l’or au détriment du dollar

En octobre, la bourse américaine a été secouée par une vague de ventes. L'indice de l'important marché S&P 500 a fléchi de 8%, et le Nasdaq-100 Technology Sector Index de 9,2%. S'en est suivi un effet domino en Europe et en Asie, qui a conduit à des pertes totales avoisinant les 5.000 milliards de dollars. Ces ventes massives sur les places boursières américaines sont avant dues tout aux craintes des investisseurs face à la hausse des taux d'intérêt.

 

Le durcissement de la politique monétaire de la Fed a conduit à une hausse du rendement des obligations à long terme du gouvernement américain, à l'augmentation des taux d'intérêt pour les prêts immobiliers et, par conséquent, à la diminution des achats immobiliers.

Cette année, le régulateur américain a revu à la hausse son taux directeur à trois reprises, et il ne semble pas avoir l'intention de s'arrêter. Selon les prévisions de l'une des plus grandes banques d'investissement américaines, Goldman Sachs, d'ici fin 2019 la Fed devrait augmenter encore cinq fois son taux directeur — soit deux fois plus que ce qu'attendent actuellement les acteurs du marché. Principaux arguments invoqués: l'économie américaine se rétablit, il ne doit donc pas rester de traces de la politique de stimulation.

 

Wall Street

© AP PHOTO / JIN LEE

Un ministre russe commente la chute des bourses américaines

L'inflation accroît la probabilité d'augmentation des taux d'intérêt. Selon les chercheurs de l'université de Yale, une période de hausse commence actuellement dans le cycle d'inflation aux USA, notamment à cause des complications commerciales qui s'aggravent.

 

Selon Stephen Roach, chercheur en chef à l'université et ancien patron de Morgan Stanley Asia, dès l'an prochain l'inflation augmentera jusqu'à 3-3,5% aux USA. Ce qui signifie que la Fed devra augmenter son taux directeur.

Trump se révolte contre la Fed

Le locataire de la Maison-Blanche est en désaccord avec la politique actuelle du régulateur financier. En octobre, Donald Trump a qualifié la Fed de «principale menace pour l'économie» américaine. Il a également déploré le fait que la Fed, qui remplit les fonctions d'une banque centrale, soit une structure indépendante et que la Maison-Blanche ne dispose pas de leviers de pression sur elle.

 

Donald Trump à la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu

© AFP 2018 TIMOTHY A. CLARY

Trump: «La principale menace pour moi est…»

Quand la Fed revoit à la hausse son taux directeur ou prend d'autres mesures pour durcir la politique monétaire, le volume d'«argent bon marché» diminue dans le système financier.

 

Plus le taux directeur est élevé, plus le coût des emprunts pour les grandes entreprises l'est. Cela signifie que les entrepreneurs n'augmentent pas les salaires, investissent moins, et que les actionnaires perçoivent moins de bénéfices. Au final, les compagnies deviennent moins attractives.

Les entreprises avaient activement profité des taux bas pour s'élargir et absorber d'autres compagnies. Mais quand le taux a commencé à augmenter, le remboursement des dettes est devenu très difficile.

Les premières victimes

 

bourse américaine

© SPUTNIK . GINA MOON

La bourse américaine s'effondre face aux craintes de ralentissement de l'économie mondiale

Selon les statistiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la part des «compagnies-zombies» qui ne génèrent pas de revenus et vivent à crédit a augmenté ces dernières années jusqu'à 6%, ce qui est un signe «très alarmant», déclare Andreï Kotchetkov, analyste d'Otkrytie broker.

 

General Electric, l'une des plus grandes compagnies américaines, est l'une des premières victimes de l'augmentation systématique des taux d'intérêt.

«Non seulement les indices financiers du géant se sont considérablement détériorés, mais sa capitalisation est descendue en-dessous de la dette corporative de 110 milliards de dollars. La compagnie a de moins en moins d'argent pour se développer parce que des sommes conséquentes servent à rembourser la dette. Par conséquent, la croissance économique va ralentir», explique Andreï Kotchetkov.

Une hausse dangereuse

 

Dollar. Image d'illustration

CC0 / PIXABAY/QIMONO

Pourquoi les investisseurs ne considèrent-ils plus le dollar comme un actif de protection?

L'augmentation des taux par la Fed contribue à la hausse du rendement des bons du Trésor, notamment sur dix ans, auxquels sont associés les taux sur les crédits bancaires et les prêts immobiliers. Par conséquent, le pouvoir d'achat de la population diminue.

 

Ce rendement élevé permet d'attirer davantage d'argent des investisseurs des marchés émergents dans l'économie. Mais chaque médaille a son revers.

La Bank of America Merrill Lynch a déjà averti que la hausse des taux d'intérêt aux USA pourrait déclencher une nouvelle crise. Toute l'année, les investisseurs ont vendu leurs actifs dans les marchés en développement à cause de l'augmentation des taux par la Fed, qui a renforcé le dollar.

La situation actuelle, selon les analystes de la banque, «rappelle celle d'il y a vingt ans quand les investisseurs s'étaient retirés massivement des obligations risquées des économies émergentes».

La balance se renverse

A présent que Donald Trump est soutenu par le plus grand journal d'affaires du pays dans ses attaques contre la Fed, le dollar est confronté à la vente. Mais il ne s'agit évidemment pas d'une seule publication.

«Depuis que les économistes ont dit que l'effet des stimulations fiscales était épuisé et que l'économie américaine commencerait à ralentir, des petits poids — sous la forme de déclarations de hauts fonctionnaires et d'experts — se sont mis à tomber sur la balance au profit de la réduction du rythme d'augmentation du taux par la Fed. Résultat des courses: la balance a penché de l'autre côté, ce qui a conduit à l'affaiblissement de la devise américaine», explique Andreï Vernikov, directeur général adjoint pour l'analyse d'investissement de Zerich Capital Management.

De plus, la semaine dernière, le vice-président de la Fed Richard Clarida a déclaré sur CNBC que «certains signes» témoignaient du ralentissement de la croissance économique mondiale. Le nombre d'investisseurs pensant que la Fed augmenterait son taux directeur lors de la réunion de décembre s'est alors réduit.

https://fr.sputniknews.com/economie/201811201038979520-dollar-effondrement-economie-usa/