UN RAPPORT JUGE TROP OPAQUE L'ELIMINATION DE TERRORISTES PAR DRONES US

 

Malgré ses promesses répétées, l'administration Obama s'est montrée largement incapable de dissiper l'opacité régnant autour des éliminations par drone menées par les États-Unis, selon un rapport d'un groupe de réflexion de Washington rendu public mardi.

«Il n'y a eu pratiquement aucun progrès» pour améliorer la transparence sur ces frappes visant les terroristes d'«al-Qaïda», de «Daech» ou d'autres formations extrémistes, selon ce rapport du Stimson Center, déjà auteur en 2014 d'un rapport remarqué sur le sujet.

L'administration ne fournit toujours aucune information qui permettrait d'avoir une vision d'ensemble sur le nombre de frappes dans tel ou tel pays par exemple, et sur leur bilan, y compris en ce qui concerne les victimes civiles, déplore le rapport.

Résultat, il n'est pas possible «d'améliorer la mesure de l'efficacité et de l'utilité» de ces frappes, souligne-t-il.

Bases juridiques manquantes

Elle n'a pas non plus publié de documents détaillés pour «expliquer quelles sont les bases juridiques nationales et internationales» permettant de justifier ces homicides, regrette le rapport.

Et le document souligne aussi que la Maison Blanche n'a apparemment pas donné suite à sa promesse d'enquête détaillée après la mort en janvier 2015 de deux otages occidentaux, Warren Weinstein et l'Italien Giovanni Lo Porto, dans une attaque de drone américain à la frontière afghano-pakistanaise.

Depuis sa prise de fonction en 2009, Barack Obama a beaucoup compté sur les attaques de drones pour éliminer les chefs d'«al-Qaïda» et d'autres groupes extrémistes, des zones tribales du Pakistan à la Somalie et au Yémen.

Avec l'emploi de forces spéciales et la formation de troupes locales, les drones armés comptent parmi les outils préférés d'un président soucieux d'éviter au maximum l'envoi de troupes américaines au sol.

Long terme

Mais l'efficacité à long terme des éliminations ciblées est contestée par nombre d'experts. La publication du rapport survient alors que l'Italie vient d'autoriser les États-Unis à utiliser la base de Sigonella, en Sicile, pour mener des frappes contre «Daech» en Libye.

Selon le rapport du Stimson center, plus d'une dizaine de pays dans le monde abriteraient des bases de drones américains, dont l'Afghanistan, Djibouti, l'Ethiopie, le Koweït, le Niger, les Philippines, le Qatar, les Seychelles, l'Arabie saoudite, la Turquie ou les Émirats.

Source : AFP et rédaction

 

24-02-2016 | 10:17
 
 

 

 

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