USA : CREPAGE DE CHIGNONS ENTRE DEUX BETES IMMONDES : POMPEO ET BOLTON

USA : les tensions montent entre Pompeo et Bolton

Thu May 23, 2019 2:3PM

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton (à droite), et Mike pompeo, secrétaire d’État américain. (Photo d’illustration)

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton (à droite), et Mike pompeo, secrétaire d’État américain. (Photo d’illustration)

En tant que conseiller pour la sécurité nationale et secrétaire d’État, John Bolton et Mike Pompeo suivent tous deux la même politique, mais cherchent à étendre leur influence respective sur diverses préoccupations internationales pressantes, dont l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela.

Les tensions montent entre John Bolton et Mike Pompeo, selon quatre personnes proches du dossier, citées par CNN.

D’après certaines sources, cette tension ne découle pas tant des différences de politique que des divergences sur leurs modes d’application.

De nombreuses sources ont déclaré à CNN que les méthodes plus calculatrices de Bolton ont contrarié Pompeo et lui ont donné l’impression que Bolton outrepasse son rôle de conseiller à la sécurité nationale et marche sur les plates-bandes du secrétaire d’État, qui est le principal responsable de la politique étrangère du pays.

Cela a donné l’impression au sein de l’administration que, comme le dit une source, « John Bolton se prend pour le secrétaire d’État » et qu’il a joué un rôle trop important, notamment sur Twitter, dans certains des conflits les plus critiques.

Bien que les tensions internes sur les questions de sécurité nationale ne soient pas nouvelles, une source qui a été témoin du conflit entre Bolton et Pompeo dit que cela a joué un rôle néfaste lors de réunions sur la sécurité nationale à la Maison-Blanche.

Depuis environ un an que Pompeo et Bolton occupent leur poste actuel, ils se sont plus ou moins alignés sur la même politique. Les deux hommes se considèrent comme des faucons. Tous deux sont favorables à la rupture de l’accord sur le nucléaire iranien et à une posture plus dure face à la Russie, à la Chine et même à certains alliés des États-Unis.

Néanmoins, Pompeo et Bolton ont radicalement divergé quant à leur mode de fonctionnement, ce qui a attisé une animosité croissante entre les deux hommes, ont indiqué des sources.

Tandis que Pompeo est prudent dans ses déclarations publiques et plus diplomate dans ses efforts pour parvenir à un consensus, Bolton a adopté une approche plus tapageuse, publiant des tweets et se mettant au premier plan dans certains débats politiques. Bolton, un vétéran du gouvernement ayant de l’expérience dans quatre administrations républicaines, préfère en outre utiliser des moyens détournés pour limiter les informations et les prises de décision à des groupes restreints.

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Traditionnellement, le rôle du conseiller à la sécurité nationale est de donner au président des informations impartiales et de faire respecter ce que veut le président. C’est difficile, admet une source, lorsque le président n’est pas toujours sûr de ce qu’il veut et a tendance à changer d’avis.

Cela irrite non seulement Pompeo, mais d’autres personnes autour de l’administration.

« En dehors du Conseil de sécurité nationale, il existe un sentiment réel que John a son propre agenda et sape les politiques du président », a déclaré une source proche de la Maison-Blanche.

Les méthodes de Bolton ont parfois provoqué l’ire du président, qui aurait déclaré à plusieurs reprises que Bolton l’avait miné dans le dossier de la Corée du Nord et avait presque bloqué tout le processus de négociation. En ce qui concerne l’Iran, Trump pense que Bolton a « un programme de guerre », a ajouté la source, affirmant que Trump préférerait conclure un accord avec les Iraniens.

En mars, après que le gouvernement Trump eut appliqué de nouvelles sanctions en Corée du Nord, Bolton a tweeté pour applaudir à ces sanctions. Le lendemain, le président Trump a tweeté que les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord seraient retirées.

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Lors d’un récent débat sur la manière de gérer la Corée du Nord, Bolton a laissé à Pompeo les messages qu’il avait envoyés à la CIA et qui comprenaient une liste de questions auxquelles il souhaitait répondre, selon une source du secteur du renseignement.

Pompeo s’est mis en colère et, en tant que secrétaire d’État, a mené des négociations avec les Nord-Coréens. La CIA a alors commencé à partager des informations avec Bolton et Pompeo.

Par la suite, afin de garder les renseignements pour lui, Bolton a commencé à demander à son adjoint, Allison Hooker, d’appeler la CIA pour obtenir des informations avant les réunions avec Trump.

Bolton assure régulièrement la coordination avec les principaux responsables des services de renseignement, comme le prouve son récent voyage au siège de la CIA à Langley, en Virginie, pour examiner des informations relatives à l’Iran.

Deux anciens hauts responsables des services de renseignement ont déclaré à CNN que Bolton avait convoqué la réunion dans les locaux de la CIA non pas parce que le matériel était si sensible qu’il fallait le vérifier sur place, mais parce que c’était un moyen facile d’empêcher les gens d’entrer, à savoir des fonctionnaires du département d’État.

Alors que Bolton et Pompeo sont généralement d’accord sur les grandes lignes politiques, la manière dont l’administration a pris ces décisions et a appliqué les dites politiques a été une source majeure de tension entre les deux hommes, ont indiqué des sources.

Au Venezuela, par exemple, des sources ont déclaré à CNN que si Pompeo avait recommandé une approche plus prudente, Bolton a continué à pousser l’administration à soutenir publiquement Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, qui conteste la légitimité du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Bien qu’il soit d’accord avec cette position, Pompeo a affirmé que l’administration américaine n’était pas prête à apporter pleinement son soutien à Guaido avant d’obtenir des garanties que ses efforts aboutiront. En fin de compte, Bolton s’est imposé et l’administration a fini par reconnaître Guaido comme président par intérim.

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La perception à la Maison-Blanche est que Bolton a également demandé plus de contrôle sur le département d’État et le Pentagone, a précisé cette source, ajoutant que « cela énerve beaucoup de gens ». Cela inclut Pompeo, qui roule souvent des yeux lorsqu’il est interrogé sur Bolton, selon une personne proche de lui.

Alors que Pompeo jouait un rôle très actif sur la scène internationale, les alliés de Bolton ont déclaré à CNN que les tentatives de Pompeo d’utiliser son poste actuel comme une plate-forme pour promouvoir ses futures ambitions politiques suscitent une grande frustration. Cela conduit également à s’interroger sur les motivations de certaines politiques et de certains voyages de Pompeo, ont indiqué des responsables de l’administration.

Bolton semble également avoir une présence plus active à la Maison-Blanch. Bien que Pompeo ait souvent affronté publiquement les législateurs du Congrès lors d’audiences à Capitol Hill, des sources du Congrès affirment que Bolton est largement considéré comme un agent aguerri capable de trouver le moyen d’utiliser le Congrès à son avantage. Il s’adressera à certains législateurs individuellement s’il pense qu’ils partagent les mêmes points de vue que lui ou qu’ils peuvent être transformés en des alliés utiles.

La tension entre Bolton et Pompeo est probablement exacerbée par le comportement erratique de Trump et son manque d’expérience en politique étrangère, a déclaré un proche de Bolton. « Peu importe ce qui se passe entre Pompeo et Bolton, le problème est qu’au centre, vous n’avez pas de président normal. Au centre, vous n’avez pas de système solide qui tienne la route. Vous avez quelqu’un d’étrange, une créature imprévisible. »

Le véritable test de leurs relations pourrait être le déclenchement d’une crise internationale, soit au Moyen-Orient, soit sur la situation au Venezuela.

« Heureusement, nous n’avons pas encore eu de crise », a déclaré cette personne. « La question reste donc de savoir comment cela pourrait fonctionner en cas de véritable crise. »

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/23/596696/BoltonPompeo-on-a-vendu-la-mche


 

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