VENEZUELA

L'ENVOYE SPECIAL DE TRUMP AU VENEZUELA CONFRONTE A SON PASSE GENANT EN PLEINE AUDITION(VIDEO)

L'envoyé de Trump au Venezuela confronté à son passé gênant en pleine audition (VIDEO)

L'envoyé de Trump au Venezuela confronté à son passé gênant en pleine audition (VIDEO)

© Alex Wong Source: AFP

Une militante anti-guerre s'adresse au représentant spécial américain pour le Venezuela Elliott Abrams avant une audience devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis à Capitol Hill, à Washington, le 13 février 2019.

 

Elliott Abrams, l'envoyé de Trump au Venezuela, a été auditionné à la Chambre des représentants. Les élus ont interrogé celui qu'on surnomme le «secrétaire adjoint des sales guerres» à la lumière de son passé, donnant lieu à des échanges tendus.

Elliot Abrams se souviendra de sa première audition devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis le 13 février pour s'expliquer sur ses intentions au Venezuela.

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A cette occasion, plusieurs militants se sont introduits au sein de la Chambre vêtus de T-shirts et arborant de pancartes portant les inscriptions : «Abrams est un criminel de guerre», «Pas touche au Venezuela!». Ce n'était là que le comité d'accueil. En effet, les représentants démocrates n'ont pas manqué de rappeler à Elliott Abrams son rôle déterminant dans la politique étrangère américaine et son implication dans des affaires troubles, notamment en Amérique centrale  – ce qui a donné lieu à des échanges tendus.

Nommé par le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo fin janvier pour «aider le peuple vénézuélien à rétablir pleinement la démocratie et la prospérité dans son pays», l'envoyé de Washington au Venezuelaa en effet acquis au fil de sa carrière le surnom de «secrétaire adjoint des sales guerres». Cet homme de 71 ans a en effet été mis en cause dans des coups d’Etats et des opérations d'ingérence des gouvernements Reagan et Bush fils. Condamné en 1991 pour avoir dissimulé des informations au Congrès dans le cadre du fameux scandale Iran-Contras, il avait finalement été gracié par le président George Bush en 1992.

En référence à cette affaire, le représentant démocrate Joaquin Castro a demandé à Elliott Abrams s’il était au courant de livraisons d’armes ou d’équipements de défense par le gouvernement américain à des groupes d'opposants à Nicolas Maduro. Elliott Abrams a répondu que non. «Je pose cette question parce que vous avez laissé des traces d'actions de ce genre. Pouvons-nous faire confiance à votre témoignage d'aujourd'hui?», a demandé le représentant.

Rappelant également cette affaire et d'autres, la représentante démocrate Ilhan Omar a renchéri : «Je ne comprends pas pourquoi les membres de ce comité ou le peuple américain devraient trouver véridiques un quelconque témoignage que vous donnez aujourd'hui.»

Se montrant particulièrement virulente, Ilhan Omar a poursuivi en mettant l'accent sur le massacre d'El Mozote au Salvador en 1981 qui a fait plusieurs centaines de morts dont des enfants. «Vous avez dit plus tard que la politique américaine au Salvador était une "réalisation fabuleuse"» a rappelé la représentante. «Le pensez-vous toujours, oui ou non? [...] Pensez-vous que ce massacre est un fabuleux exploit accompli sous notre surveillance?» a-t-elle invectivé.

«C’est une question ridicule, et je ne vais pas y répondre», a répondu Elliott Abrams, visiblement contrarié. «Oui ou non?» a insisté Ilhan Omar. «Non!», a finalement répondu Elliott Abrams. «Je vais prendre ça pour un oui», a conclu la représentante démocrate.

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Rep. Ilhan Omar@Ilhan

 

Peace.
Justice.
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«Soutiendriez-vous une faction armée au Venezuela qui commettrait des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou un génocide si vous pensez qu’ils servent les intérêts des États-Unis comme vous l’avez fait au Guatemala, au Salvador ou au Nicaragua?», a demandé l'élue. Elliott Abrams a refusé de répondre à la question.

Lire aussi : Venezuela : interrogés par CNN, des déserteurs demandent à Donald Trump de leur fournir des armes

Aussitôt nommé, l'envoyé de Donald Trump au Venezuela avait déclaré que Washington maintiendrait la pression sur Nicolas Maduro et ses proches par «divers moyens». «Mais nous fournirons également des rampes de sortie à ceux qui feront ce qui est juste pour le peuple vénézuélien», a-t-il notamment déclaré, laissant à chacun le soin de se faire une idée sur la nature de ces «rampes» à la lumière du parcours de celui qui les évoque.

En le nommant, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo avait déclaré : «La passion d’Elliott pour les droits et les libertés de tous les peuples fait de lui une personne idéale et un ajout précieux et opportun. [...] Elliott sera un véritable atout pour notre mission d’aider le peuple vénézuélien à rétablir pleinement la démocratie et la prospérité dans leur pays.»

Lors de cette audience du 13 février, les représentants démocrates ont déclaré qu'une action militaire américaine au Venezuela, telles qu'évoquée par Donald Trump, n'était pas une option envisageable et que le Congrès s'y opposerait.

Meriem Laribi

Lire aussi : Venezuela : selon Lavrov, le Conseil de sécurité «n'acceptera jamais» la résolution américaine

 

https://francais.rt.com/international/59093-envoye-trump-venezuela-confronte-son-passe-genant-en-pleine-audition


 

LES FORCES SPECIALES US PRES DU VENEZUELA

Thu Feb 14, 2019 5:39PM

Des forces spéciales américaines. (Photo d’archives)

Des forces spéciales américaines. (Photo d’archives)

Cuba a accusé, ce jeudi 14 février, les États-Unis d’avoir mobilisé secrètement leurs forces spéciales près du Venezuela, sous prétexte d’aides humanitaires, dans le cadre d’un plan destiné à intervenir dans ce pays latino-américain.

Selon l’agence de presse Reuters, le gouvernement cubain a annoncé, dans un communiqué, que les récents événements au Venezuela constituaient une tentative de coup d’État qui a jusqu’à présent échoué.

L’administration Trump s’efforce de faire pression sur le président vénézuélien Nicolas Maduro pour qu’il démissionne et passe le pouvoir à Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale du Venezuela.

Selon le communiqué du gouvernement cubain, « les récents événements au Venezuela ont conduit les États-Unis à lui imposer des sanctions sévères entraînant des dommages mille fois plus importants que l’aide humanitaire qu’ils disent avoir envoyée au pays ».

« Entre le 6 et le 10 février, des avions de transport militaire ont atterri à l’aéroport Rafael Miranda de Porto Rico, à la base aérienne de San Isidro, en République dominicaine, ainsi qu’à d’autres îles des Caraïbes situées à des emplacements stratégiques, probablement sans que les gouvernements de ces nations soient informés », indique le communiqué.  

Et d’ajouter : « Ces avions ont décollé des installations militaires américaines où opèrent des unités spéciales et du corps de la marine, installations qui sont utilisées pour des missions secrètes. »

 

Venezuela attaqué: la Résistance interviendra?

 

Venezuela attaqué : la Résistance interviendra ?

Pour la première fois depuis le déclenchement de la crise au Venezuela, le président Nicolas Maduro lance un appel à l’axe de la Résistance via la chaîne de télévision Al-Mayadeen.

Cuba est un soutien essentiel du gouvernement vénézuélien depuis le début de la révolution bolivarienne sous l’ancien président Hugo Chavez en 1998. Par ailleurs, la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie et de nombreux autres pays condamnent fermement toute tentative destinée à intervenir au Venezuela.

Juan Guaido a annoncé mardi que l’aide traverserait la frontière le 23 février en dépit des objections du gouvernement de Maduro, créant ainsi un possible affrontement.

Cuba a déclaré jeudi qu’il était clair que les États-Unis voulaient établir de force un corridor humanitaire sous protection internationale, invoquant l’obligation de protéger les civils et appliquant toutes les mesures nécessaires.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/14/588567/Juan-Guaido-Etats-Unis-Cuba-Venezuela-intervention-militaire-aide-humanitaire-Maduro-Russie-Iran


 

AU MOINS 50 PAYS MEMBRES DE L'ONU FORMENT UN GROUPE OPPOSE A L'INGERENCE AU VENEZUELA

ONU

Près de 50 pays membres de l’Onu forment un groupe opposé à l’ingérence au Venezuela

© REUTERS / Denis Balibouse

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Lors d’un point de presse au siège de l'Onu ce jeudi, Jorge Arreaza, le chef de la diplomatie vénézuélienne, a déclaré qu’au moins 50 pays faisaient partie d’un nouveau groupe qui vise à contester toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de son pays.

Selon le chef de la diplomatie vénézuélienne, 50 pays ont formé un groupe qui aura pour but de contester une ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela.

«Nous annonçons aujourd'hui la formation d'un groupe important de pays membres de l'Onu préoccupés par le respect des principes de la communauté internationale. Nous partageons les mêmes intérêts et défendons les mêmes principes. Nous pensons que ces principes sont violés, mettant en péril le droit à la paix et à la souveraineté de nos peuples, le droit au développement et le plein exercice des droits de l'Homme, le droit à la vie», a fait savoir Jorge Arreaza lors d'un point de presse tenue ce jeudi 14 février au siège de l'Onu.

Dans ces déclarations, le chef de la diplomatie vénézuélienne a été rejoint par Riyad Mansour, le représentant permanent de la Palestine auprès de l'Onu, qui a déclaré que ce groupe était composé de 50 pays membres de l'Onu.

«Les pays qui soutiennent le Venezuela sont au moins 50», a-t-il ajouté.

Riyad Mansour a souligné que pas tous ces pays ont pu participer à la réunion de ce jeudi.

16 pays ont participé au point de presse, dont la Russie et le Venezuela.

Pour rappel, l'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice» du pays et a prêté serment pendant une manifestation à Caracas. Donald Trump l'a reconnu comme «Président par intérim».

Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avaient essayé d'organiser un coup d'État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec le pays, le 23 janvier. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel.

Le 27 janvier, la France, l'Espagne, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique ont annoncé qu'ils seraient prêts à reconnaître Juan Guaido comme Président du Venezuela si aucune élection n'était annoncée dans un délai de huit jours.

Le 2 février, Nicolas Maduro a proposé d'organiser des élections législatives anticipées.

https://fr.sputniknews.com/international/201902141040027717-pays-onu-groupe-contre-ingerence-venezuela/


 

VENEZUELA: LETTRE OUVERTE DE NICOLAS MADURO AU PEUPLE DES ETATS-UNIS

Lettre ouverte de Nicolas Maduro au peuple des États-Unis

J'adresse ces mots au peuple des États-Unis d’Amérique du Nord pour le mettre en garde sur la gravité et le danger du fait que certains secteurs à la Maison-Blanche prétendent envahir le Venezuela, ce qui aurait des conséquences imprévisibles pour ma Patrie et pour toutes la région de l’Amérique

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Reuters

S’il y a quelque chose que je connais, ce sont les peuples, parce que comme vous, je suis un homme du peuple. Je suis né et j'ai grandi dans un quartier pauvre de Caracas. Je me suis forgé dans le feu des luttes populaires et syndicales dans un Venezuela soumis à l'exclusion et à l’inégalité. Je ne suis pas un magnat, je suis un travailleur de raison et de cœur, et j’ai aujourd'hui le privilège de présider le nouveau Venezuela, enraciné dans un modèle de développement inclusif et d'égalité sociale, forgé par le commandant Hugo Chavez depuis 1998, inspiré par l'héritage bolivarien.

Nous vivons aujourd'hui une crise historique. Les jours qui viennent décideront de l'avenir de nos pays entre la guerre et la paix.

Vos représentants nationaux de Washington veulent apporter jusqu’à vos frontières la même haine qu'ils ont semée au Vietnam. Ils veulent envahir et occuper le Venezuela –disent-ils, comme ils l'ont dit à l’époque – au nom de la démocratie et de la liberté. Mais ce n'est pas vrai. L'histoire de l'usurpation du pouvoir au Venezuela est aussi fausse que celle des armes de destruction massive en Irak. C'est un faux procès, mais qui peut avoir des conséquences dramatiques pour toute notre région.

Le Venezuela est un pays qui, conformément à sa Constitution de 1999, a largement répandu la démocratie participative et protagonique du peuple et qui, de façon inédite, est aujourd’hui l'un des pays qui a procédé au plus grand nombre d'élections au cours de ces 20 dernières années. Il se peut que notre idéologie, notre apparence ne plaisent pas, mais nous existons et nous sommes des millions.

J'adresse ces mots au peuple des États-Unis d’Amérique du Nord pour le mettre en garde sur la gravité et le danger du fait que certains secteurs à la Maison-Blanche prétendent envahir le Venezuela, ce qui aurait des conséquences imprévisibles pour ma Patrie et pour toutes la région de l’Amérique.

Le président Donald Trump prétend par ailleurs perturber de nobles initiatives de dialogue promues par l'Uruguay et le Mexique avec le soutien de la Caricom [Communauté de la Caraïbe] en vue d’une solution pacifique et concertée en faveur du Venezuela. Nous savons que pour le bien du Venezuela, nous devons nous asseoir et entamer des discussions, parce que refuser de discuter, c'est choisir la force comme issue. Ayons présent à l'esprit les paroles de John F. Kennedy : « Ne négocions jamais par peur, mais n’ayons jamais peur de négocier. » Ceux qui ne veulent pas discuter auraient-ils peur de la vérité ?

L'intolérance politique envers le modèle bolivarien, vénézuélien et les appétits envers nos immenses richesses pétrolières, minérales et autres grandes richesses ont encouragé la création d’une coalition internationale dirigée par le gouvernement impérialiste des États-Unis dans le but de commettre la grave folie d'attaquer militairement le Venezuela sous le faux prétexte d'une crise humanitaire inexistante.

Le peuple du Venezuela a subi de douloureuses blessures sociales causées par un blocus commercial et financier criminel, aggravé par la spoliation et le vol de nos ressources financières et de nos actifs dans des pays alignés sur cette agression démentielle. Et cependant, grâce à un nouveau système de protection sociale, de prise en charge directe des secteurs les plus vulnérables, nous sommes fiers d’être toujours un pays qui affiche un indice de développement humain élevé et le moins d’inégalité en Amérique.

Le peuple des États-Unis doit savoir que cette agression complexe et multiforme est exécutée en totale impunité et en violation flagrante de la Charte des Nations Unies, qui proscrit expressément la menace ou l’utilisation de la force, entre autres buts et principes en faveur de la paix et des relations d'amitié entre les nations.

Nous voulons continuer à être des partenaires commerciaux du peuple des États-Unis comme nous l’avons été tout au long de notre histoire. Par contre vos politiciens à Washington sont prêts à envoyer vos fils et vos filles mourir dans une guerre absurde, au lieu de respecter le droit sacré du peuple vénézuélien à l’autodétermination et à la protection de sa souveraineté.

Comme vous, peuple étasunien, nous, les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes, sommes patriotes. Et nous défendrons ce qui est à nous de toute notre âme.

Aujourd'hui, le Venezuela est uni dans un seul cri : nous exigeons l'arrêt de l'agression qui vise à asphyxier notre économie et à étouffer socialement notre peuple, ainsi que l'arrêt des graves et dangereuses menaces d'invasion militaire du Venezuela.

Nous lançons un appel à la bonne âme de la société étasunienne, victime de ses propres gouvernants, pour qu'elle se joigne à notre appel en faveur de la paix. Soyons un seul peuple contre le bellicisme et la guerre.

Vivent les peuples d'Amérique !

http://fr.granma.cu/mundo/2019-02-14/lettre-ouverte-de-nicolas-maduro-au-peuple-des-etats-unis


 

VENEZUELA: LE PRESIDENT MADURO LANCE UN APPEL A L'AXE DE LA RESISTANCE

Maduro lance un appel à l’axe de la Résistance

Wed Feb 13, 2019 11:25AM

Exercice militaire de l'armée vénézuélienne. ©Reuters

Exercice militaire de l'armée vénézuélienne. ©Reuters

Pour la première fois depuis le déclenchement de la crise au Venezuela, le président Nicolas Maduro lance un appel à l’axe de la Résistance via la chaîne de télévision Al-Mayadeen.

Tout en appelant les pays arabo-musulmans à faire preuve de solidarité envers le Venezuela, Nicolas Maduro a averti que toute attaque contre son pays ne resterait pas sans réponse.

Interviewé par la chaîne Al-Mayadeen, le président légitime du Venezuela Nicolas Maduro a souligné que « Washington a l’intention de faire main basse sur les richesses du Venezuela et que les opposants sont des mercenaires à la solde des États-Unis ».

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« Les États-Unis cherchent une syrisation du Venezuela » (Amir-Abdollahian)

« Je suis le président légal du Venezuela et j’accomplis tous mes devoirs nationaux et internationaux, en tant que président de la République, sur la base de la Constitution ; le pouvoir de Juan Guaido est chimérique et le Venezuela se protégera avec force », a-t-il indiqué.

M. Maduro s’est déclaré rassuré de l’unité et de la cohésion de l’armée vénézuélienne, disant que toute attaque contre son pays serait ripostée dans le monde arabo-musulman.

Alors que Juan Guaido peut compter sur l’appui des États-Unis, Nicolas Maduro a reçu le soutien de ses alliés russe, turc, iranien et chinois.

Venezuela: la Russie avertit les USA

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La Russie met en garde les USA contre toute ingérence dans les affaires intérieures vénézuéliennes.

« Le Venezuela est dans l’œil du cyclone géopolitique du monde », a déclaré lundi Maduro, qui accuse les États-Unis de vouloir le renverser pour s’accaparer les plus grandes réserves pétrolières du monde.

En effet, des analystes relèvent l’intention des États-Unis de reproduire au Venezuela le plan de guerre contre la Syrie. Sur la base des conflits du Moyen-Orient élargi, cette guerre, affirment les analystes, devrait se dérouler par étape.

– En premier lieu, acheminer des armes et rémunérer des mercenaires pour organiser des manifestations qui dégénéreront. La presse mainstream fournira après coup des explications invérifiables sur les crimes imputés au gouvernement. Des attentats sanglants viendraient par la suite ensanglanter le sol vénézuélien et ce n’est qu’alors qu’il sera utile d’envoyer sur place des mercenaires étrangers.

Au cours de la dernière guerre, les États-Unis ont envoyé en Irak et en Syrie au moins 130.000 étrangers auxquels se sont ajoutés 120.000 mercenaires locaux. Ils sont très nombreux, quoique mal formés et entraînés. L’appel du président vénézuélien lancé depuis la chaîne de la Resistance Al-Mayadeen est bien significatif, l’État vénézuélien étant déterminé à s’inspirer de l’expérience syrienne.

– D’ores et déjà, l’armée vénézuélienne étudie les nouvelles formes de combat, lesquelles ont été apportées par les combattants de la Résistance en Syrie. Des délégations militaires vénézuéliennes doivent aller en Syrie constater par elles-mêmes comment les choses se sont passées. Il s’agit de tactique de guerre de la 4e génération parfaitement visible dans des villes comme Damas où la majeure partie de la ville est intacte comme si rien ne s’était passé, mais plusieurs quartiers sont totalement dévastés. Cela suppose des techniques de combat particulières. La guerre au Venezuela ne laissera donc pas l’axe de la Résistance indifférente, loin s’en faut, ce dernier s’y appliquera si l’État vénézuélien le lui demande.

Le “oui” de Maduro à la médiation iranienne

Le “oui” de Maduro à la médiation iranienne

Le gouvernement du président Nicolas Maduro est prêt à s’asseoir à la table des négociations avec l’opposition dans les 15 prochains jours.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/13/588452/Venezuela-laxe-de-la-Rsistance-Syrie-Nicolas-Maduro-USA


 

NICOLAS MADURO ANNONCE UN INVESTISSEMENT D'ENVERGURE DANS LE DOMAINE MILITAIRE

Venezuela : Maduro annonce un investissement d'envergure dans le domaine militaire

Mon Feb 11, 2019 11:6AM

Un avion russe TU-160 au Venezuela. ©Xinhua

Un avion russe TU-160 au Venezuela. ©Xinhua

Après avoir décidé de transférer les comptes bancaires pétroliers du Venezuela sur son sol, la Russie semble vouloir remplir ses engagements militaires envers Caracas plus tôt que prévu. 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a fait état d'une hausse d’investissement dans le domaine militaire. Plusieurs avions militaires russes, dont deux bombardiers stratégiques, étaient arrivés à Caracas en décembre et ont participé participé à des manœuvres militaires. 

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qui a officiellement lancé dimanche les exercices militaires les plus importants du pays, a déclaré que Caracas ferait tous les investissements nécessaires pour doter son armée des équipements militaires dernier cri.

Avant le début des exercices, le président est arrivé dans l’état de Miranda, dans le nord du pays, pour examiner le matériel militaire, y compris les lance-roquettes fabriqués par la Russie et utilisés par les forces armées vénézuéliennes.

Venezuela: 1ère riposte russe?

Venezuela: 1ère riposte russe?

Le groupe pétrolier du Venezuela, PDVSA, a décidé de déposer ses revenus pétroliers auprès de la banque russe Gazprombank afin de neutraliser le blocage d'accès de Maduro aux recettes pétrolières.

La Russie compte parmi le plus grand exportateur d’armes au Venezuela. Avant le déclenchement de la crise, Caracas et Moscou avaient signé des contrats d’envergure en matière d’armements.

Lire aussi : Caracas prêt à négocier avec l’opposition dans les 15 prochains jours

Pour le président vénézuélien, l’armée devrait également revoir son mécanisme de mobilisation civile et militaire.

Selon Nicolas Maduro, les exercices militaires qui dureront jusqu’au 15 février, seront les exercices les plus importants que le pays ait organisés au cours de son histoire.

« Les soldats vénézuéliens sont prêts à mourir pour leur patrie. Les Vénézuéliens réclament un plus grand nombre de forces militaires pour protéger leur pays », a-t-il tweeté Maduro.

Voir aussi : Venezuela/Italie : le deux poids deux mesure de la Macronie ?

« Nous sommes un pays pacifique. Nous ne voulons pas de conflit avec d’autres États à qui il appartient de ne pas nous menacer et d’entrer en conflit avec nous », a-t-il noté dans son Tweet.

Maduro avait auparavant annoncé des exercices militaires au cours desquels les forces armées étaient en train de s’entraîner à défendre le territoire, les côtes et les rivières du pays des envahisseurs étrangers.

Il avait également affirmé que les Forces armées nationales devaient être prêtes à défendre le Venezuela après que le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, se soit autoproclamé président par intérim. Les États-Unis, le Canada et de nombreux États d’Amérique latine et d’Europe ont reconnu le chef de l’opposition à la tête du pouvoir. Maduro a accuse Washington d’avoir orchestré un coup d’État dans le pays et a déclaré que Caracas rompait ses relations diplomatiques avec Washington.

Venezuela: nouveaux détails sur le coup d’État US

Venezuela: nouveaux détails sur le coup d’État US

Le gouvernement vénézuélien a dévoilé les détails du coup d’État fomenté par les États-Unis contre le président vénézuélien avec la complicité de la Colombie.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/02/11/588259/Venezuela-renforce-le-bouclier


 

LE PRESIDENT MADURO LANCE LES PLUS GRANDS EXERCICES MILITAIRES DE L'HISTOIRE DU VENEZUELA

Nicolás Maduro, President du Venezuela

Maduro lance «les plus grands exercices militaires de l'histoire du Venezuela»

© REUTERS / Manaure Quintero

DÉFENSE

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«Les plus grands exercices de l'histoire du pays» ont été lancés par Maduro afin d'évaluer le niveau des éventuelles menaces militaires visant le Venezuela.

Dimanche, le Président vénézuélien Nicolas Maduro a donné le coup d'envoi des plus grandes manœuvres de l'histoire militaire du pays sous l'appellation «Bicentenaire de l'Angostura 2019», impliquant tant l'armée que les milices de la République, annoncent des médias locaux.

Juan Guaido

© REUTERS / ANDRES MARTINEZ CASARES

Venezuela: Guaido admet une intervention militaire des États-Unis

 

Avant le début de ces manœuvres, le Président a visité l'État de Miranda situé près de la capitale vénézuélienne pour inspecter le matériel militaire dont des lance-roquettes russes qui équipent l'armée du pays.

Les exercices se dérouleront du 10 au 15 février, devenant ainsi, selon Maduro, «les plus grandes manœuvres militaires que le pays ait jamais connues au cours de son histoire de 200 ans». Le Président a souligné que les exercices étaient destinés à évaluer les éventuelles menaces militaires tout en tenant compte des opérations précédentes.

Ces exercices sont organisés à l'occasion du 200e anniversaire du Congrès d'Angostura, créé le 15 février 1819 par Simon Bolivar dans la ville du même nom. Le congrès a nommé Simon Bolivar au poste de Président par intérim et de commandant en chef de l'armée vénézuélienne.

Après sa deuxième investiture qui a eu lieu le 10 janvier dernier, le Président Maduro a souligné qu'il voulait, au cours de son deuxième mandat (2019-2025) renforcer la puissance militaire du Venezuela.

https://fr.sputniknews.com/defense/201902111039985573-venezuela-pesident-exercices/


 

VENEZUELA: LE TEMPS TRAVAILLE POUR LE PRESIDENT MADURO

Venezuela : le temps travaille pour Maduro

Par Tom Luongo

Mondialisation.ca, 08 février 2019

Strategic Culture 2 février 2019

Région : 

Analyses: 

La nouvelle la plus bienvenue pour le président vénézuélien Nicolas Maduro au cours du mois dernier est venue du président russe Vladimir Poutine. En décembre, Maduro et Poutine ont réaffirmé la relation entre les deux pays avec plus que des mots.

Time is Running Out to Oust Maduro

Plus de 5 milliards de dollars en nouveaux contrats d’exploration et de production pétrolière ont été signés lorsque les deux dirigeants se sont rencontrés en décembre, ce qui aidera le Venezuela à établir son ambitieux – ou téméraire – plan  visant à vendre son pétrole uniquement dans sa crypto-monnaie adossée au pétrole, le Petro.

Maduro a insisté sur le fait que la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PVDSA n’accepterait que le Petro en règlement pour son pétrole à partir de cette année. Au dire de tous, le Petro ressemble à une arnaque et tant qu’il n’aura pas tenu les promesses faites à ses bénéficiaires, la Russie et la Chine, il n’y aura aucune chance qu’ils l’utilisent.

Mais, en théorie, le Petro est une bonne idée. Est-ce un projet auquel Maduro peut renoncer ? C’est une bonne question. J’en doute.

Mais si cela, ou quelque chose du genre, devait réussir, cela représenterait un changement tectonique pour l’économie mondiale. Pas aujourd’hui, ni demain, mais avec le temps. Pourquoi ? Parce qu’il offre une issue aux pays qui ne figurent pas sur la liste des cartes de vœux  du Gang de Davos pour s’extirper eux-mêmes de la cage à écureuil du FMI, de la Banque mondiale et de SWIFT, de l’esclavage de la dette, de la privation économique et du changement de régime.

Du fait que les crypto-monnaies existent en dehors du système bancaire traditionnel, elles leur permettent de contourner les sanctions – qui sont des actes de guerre, [il faut le rappeler, NdT] – et de continuer à pratiquer le commerce pacifique à leurs conditions, et non à celles établies à Wall Street ou dans K Street. [repaire des think-tanks et des lobbyistes US]

Cela dit, le Petro n’est pas vraiment nécessaire. Maduro pourrait simplement utiliser le Bitcoin.

L’autre jour, j’ai écrit un article liant la politique américaine vis-à-vis du Venezuela à l’Iran, affirmant que les plans de Trump sur la domination énergétique étaient le moteur de sa politique étrangère. Le Venezuela ressemble à un tour de chauffe pour ce que l’Iran aura à endurer cette année ou au début de 2020.

Et c’est John Bolton qui est l’architecte de cette politique horrible.


 

Une fois que vous faites le grand pas, comme Bolton et Pompeo l’ont fait plus tôt cette semaine, vous devez tuer rapidement, sinon les choses se stabilisent contre vous. Je vous ai déjà dit cela l’été dernier, lorsque la lire turque, était la grande affaire du moment.

Et avant cela, c’était la tentative des Saoudiens de renverser le gouvernement du Qatar par un blocus financier et militaire.

Et fin 2014, c’est l’effondrement des prix du pétrole qui devait déclencher une révolte contre Poutine en Russie, cela a également échoué, en dépit des rumeurs d’un coup d’État interne au Kremlin réprimé par Poutine en mars 2015.

Chaque jour qui passe, après la journée des grandes nouvelles – le jour de la crise – les chances de survie de la cible visée augmentent, améliorant la situation à mesure que la panique s’atténue, que l’information est diffusée, que les marchés se calment et que les alliés réagissent.

Les prochains jours seront déterminants pour Maduro. Car une fois que les États-Unis auront vraiment bougé, s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, ils ne l’auront jamais. L’opposition à notre ingérence à Caracas se durcira, la position de Maduro se renforcera et les choses se calmeront.

Il incombera alors à Maduro de s’employer sérieusement à améliorer la situation dans son pays. Encore une fois, je ne suis pas sûr qu’il en soit capable, mais une fois qu’il est apparu évident à quel point l’Occident veut le chasser du pouvoir, il sera plus facile pour lui de vendre aux Vénézuéliens le fait que leur situation difficile est la faute de Washington, pas la sienne.

Le seul point positif de tout cela est que Trump pourra alors blâmer Bolton et Pompeo pour ce triste état de fait, les congédier pour incompétence et commencer à démanteler la politique à l’égard de l’Iran. Mais je suis probablement en train de faire un vœu pieux ici.

Au cours des deux dernières années, la production de pétrole au Venezuela s’est effondrée de près de 30%, passant de plus de 2,1 millions de barils par jour à moins de 1,5 million de barils par rapport à la fin de l’année dernière. Les chiffres de production se sont légèrement redressés et sont revenus à plus de 1,5 million en décembre.

Mais la réalité est que ces barils perdus font la différence entre un gouvernement stable et un gouvernement au bord de l’effondrement. L’objectif principal de Poutine, et de Xi Jinping, devrait désormais être de ramener rapidement ces chiffres aux niveaux de 2017 et de rétablir un semblant de normalité.

L’effondrement de la production de pétrole du Venezuela était depuis toujours le plan des États-Unis. Et c’est, franchement, un traitement inhumain du peuple vénézuélien, dont l’administration Trump prétend qu’elle se soucie tant. Notre politique à leur égard n’est rien de plus qu’une variante du vieil adage selon lequel « les passages à tabac se poursuivront jusqu’à ce que la morale prévale ».

Dans ce cas, remplacez le mot « morale », par l’expression « virer Maduro » et « passage à tabac »par « blocage de l’accès au système bancaire mondial. »

Mais cela n’est absolument pas différent de la rhétorique utilisée tant par Pompeo que par Bolton à propos de l’Iran. Vous souvenez-vous de la liste des 12 demandes de Pompeo à l’Iran l’année dernière ? C’est une déclaration claire adressée au gouvernement iranien : « Abandonnez le pouvoir, ou nous affamerons votre peuple. »

Il a dit exactement cela.

Les humains préfèrent mourir de faim que d’être sauvés par des mégalomanes comme Bolton, Pompeo et Trump. Notre dignité exige plus de nous que cela. Ce qui est le plus triste, c’est que Trump a vendu cette politique à sa base comme une sorte de mission humanitaire visant à sauver les Vénézuéliens de Maduro.

Ce travail préparatoire a déjà été effectué avec l’Iran.

En réalité, les États-Unis doivent affamer le monde de pétrole pour préserver le système des pétrodollars dont celui-ci veut se débarrasser.

Tom Luongo

 

Article original en anglais : Time is Running Out to Oust Maduro, Strategic Culture, Strategic Culture, le 2 février 2019.

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

La source originale de cet article est Strategic Culture

Copyright © Tom LuongoStrategic Culture, 2019

https://www.mondialisation.ca/venezuela-le-temps-travaille-pour-maduro/5630842


 

VENEZUELA: LE FANTOCHE JUAN GUAIDO N'EXCLUT PAS UNE INTERVENTION MILITAIRE DES USA

Venezuela : Juan Guaido n'exclut pas une intervention militaire des Etats-Unis

Venezuela : Juan Guaido n'exclut pas une intervention militaire des Etats-Unis

© Yuri Cotez Source: AFP

Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela.

 

L'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim du Venezuela, s'est dit prêt, si nécessaire, à autoriser une intervention militaire des Etats-Unis pour forcer le chef de l'Etat Nicolas Maduro à quitter le pouvoir.

Ce 8 février, l'opposant à Nicolas Maduro et président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido a annoncé qu'une intervention militaire des Etats-Unis dans son pays, avec pour objectif de contraindre Nicolas Maduro au départ, n'était pas à exclure.

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«Nous ferons tout ce qui est nécessaire. C'est une question évidemment très polémique, mais en faisant usage de notre souveraineté, de l'exercice de nos prérogatives, nous ferons le nécessaire"», a répondu Juan Guaido à la question de l'utilisation des compétences légales qui sont les siennes en tant que président du Parlement et président par intérim pour autoriser une éventuelle intervention militaire. 

Dans une tribune publiée le 30 janvier dans le New York Times, Juan Guaido, avait jugé que le soutien de l'armée vénézuélienne était «crucial» pour parvenir à «un changement de gouvernement», malgré le soutien affiché des gradés vénézuéliens au gouvernement. De son côté, Nicolas Maduro a à plusieurs reprises dénoncé une ingérence américaine derrière l'opposition et ses manifestations.

Le 23 janvier, Donald Trump avait apporté son soutien au président de l'Assemblée nationale et chef de l'opposition vénézuélienne après que ce dernier s’était autoproclamé «président par intérim» du pays, quelque jours après l'investiture du président du Venezuela Nicolas Maduro, réélu pour un second mandat. Les alliés de Washington dans la région lui avaient alors emboîté le pas à l'instar de l'Argentine, du Canada, du Chili, de la Colombie ou encore du Pérou. 

 

Lire aussi : Les sanctions contre le secteur pétrolier vénézuélien font remonter les cours du brut

 

https://francais.rt.com/international/58909-venezuela-juan-guaido-exclut-pas-intervention-militaire-etats-unis


 

EN DIRECT DU VENEZUELA: LA MAYONNAISE DU PUTCHISTE GUAIDO NE PREND PAS

En direct du Venezuela: La mayonnaise Guaido ne prend pas

Par Romain Migus

Mondialisation.ca, 07 février 2019

romainmigus.info/

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Caracas. 7 heures du matin. Le soleil se pose sur les montagnes de l’Avila entourant la ville, qui commence à fourmiller. Des files de personnes descendent la colline où se perche le barrio El Manicomio pour rejoindre l’avenue Sucre, l’artère principale qui se faufile entre les quartiers populaires de l’Ouest de la Capitale. Des dizaines d’enfants en uniforme scolaire, certains cavalant d’autres aux mains de leurs mamans prennent le chemin de l’école. Je pense à ma fille qui, en raison d’un conflit social, en France restera elle à la maison.

A quelques encablures de là, des militaires en armes boivent un café au check point qui mène à Miraflores, le Palais Présidentiel. L’image de Caracas respirant la normalité contraste brutalement avec celle que l’on peut avoir d’un pays menacé d’intervention militaire par l’administration Trump.

Une vie quotidienne à mille lieux des annonces de la «révolution vénézuélienne» qui commence à s’imposer dans nos médias.

Juan Guaido, nouveau Frankenstein politique crée par la maison blanche, est un produit médiatique qui se vend surtout à l’extérieur du pays. Un peu comme nos mauvais vins, ou les médicaments anti-paludisme produit par Sanofi. Ça n’a aucun intérêt pour la population locale. La majorité des vénézuéliens ne semblent pas vouloir consommer ce produit. Croisé par hasard, Alejandro, un jeune boxeur vénézuélien opposant à la Révolution Bolivarienne me confiera: « J’aime pas Maduro, il est nul, mais vraiment nul. Mais aujourd’hui, on a le choix entre ça et retourner à l’esclavage. Il n’y a pas de sortie ». Alejandro résume assez bien le point de vue d’une partie de l’opposition. Malgré l’intransigeance de Guaido, la guerre civile n’est pas une option.

La mayonnaise putchiste ne prend pas au pays. Peu importe, elle est un rouage essentiel dans la story-telling occidentale pour justifier un renversement de régime. Un cynisme absolu, imposé par les Etats-Unis, et récemment validé par le président Macron.

Plus occupé à résoudre un quotidien affecté par un infâme blocus économique, les habitants de la Capitale ne semblent guère prêter attention aux gesticulations des députés de l’opposition, réuni ce mardi 5 février en session plénière. Sur la place Bolivar, situé à cent mètres, un spectacle de break dance capte l’attention de plusieurs centaines de personnes.

Le Capitole est un symbole de la confrontation des pouvoirs et des tensions de la vie politique vénézuélienne. Passé l’entrée principale, les députés à l’Assemblée Nationale rejoignent l’hémicycle, situé sur leur gauche. Les députés à l’Assemblée Nationale Constituante eux prennent la direction opposée, vers le salón Elíptico, siège de l’ancien sénat. Les deux salles se font face, comme pour ancrer symboliquement le conflit de pouvoirs et de légitimité. Les députés des deux assemblées se croisent à l’entrée, ne se saluent pas, se défient. « C’est assez symbolique en effet, nous dit Tania Diaz, vice présidente de l’Assemblée Constituante. La seule chose qui ne l’est pas, c’est que, passé l’entrée, nous devons aller à droite, et eux à gauche », ajoute-t-elle en riant.

Une situation certes inédite, dans l’histoire de cette République,  mais qui balaie les accusations d’Etat failli, de «dictature totalitaire», ainsi que tous les éléments de langage mis en place par Washington et repris à l’unisson par le système médiatique.

Ce mardi, l’opposition a retouché et voté sa loi sur la Transition pour tenter de masquer sous un vernis officiel la construction de leur para-Etat. Etrangement aucune personnalité politique ni aucun médias ne relèvent que cette « loi sur la Transition » autorise l’Assemblée Nationale à s’arroger illégalement tous les pouvoirs de la République Bolivarienne du Venezuela. Comment appelleriez vous ca ? Un coup d’Etat ? Dans la novlangue trumpienne, désormais parlée dans l’Union européenne, on considère ça comme « une transition démocratique ». Et qu’importe le Peuple.

Le pouvoir de Guaido va donc nommer un Pouvoir électoral parallèle dans le but d’organiser un simulacre d’élection. Ce scénario aurait plus de succès sur Netflix, mais lá encore il est nécessaire pour imposer leur légitimité dans l’opinion publique internationale. Soit les politiciens d’opposition réalisent une élection sans aucun contrôle, et médiatiquement ils pourront légitimer un pouvoir fantoche dans l’opinion publique internationale, soit ils poussent Nicolas Maduro a interdire un scrutin illégale et truqué d’avance, et l’image du président sera dégradée à l’étranger. Pile ou face, tu gagnes.

Notons au passage, que le « chavisme critique » soutient cette tentative de coup d’Etat institutionel. Ce mouvement politique est un regroupement d’universitaires dont les voix sont abondamment relayées par leurs pairs européens malgré leur manque absolu de responsabilités politiques et de légitimité démocratique. Lorsqu’ils décident de soutenir électoralement un candidat, celui-ci peine a arriver à 0,5% des voix.

Le 5 février, les représentants les plus éminents de l’extrême gauche intellectuelle vénézuélienne ont rencontré Guaido pour ne pas être exclu de la partie si jamais le coup d’Etat réussissait. Cette réunion met un terme définitif à la fable d’un « chavisme critique », censé représenté un courant politique indépendant. Imagine-t-on un « gaullisme critique » négocier avec Pétain leur participation au régime de Vichy ? Cette « troisième voie » imaginaire tant promue hors du pays (encore une fois) a désormais choisi son coté de la tranchée. Le slogan « Ni Maduro Ni Guaido », scandés par leurs réseaux internationaux vient de voler en éclat. Il seraient donc judicieux que les soutiens étrangers de ce courant de l’opposition adoptent la position de leurs mentors vénézuéliens et s’alignent ouvertement sur les positions de Trump, de Bolsonaro, d’Uribe, de Macron.

Edgardo Lander, Gonzalo Gomez, Santiago Arconada, Nicmer Evans, OIy Millan, Hector Navarro se réunissent avec Guaido

Comme la marque Guaido n’arrive pas à s’imposer dans le marché politique vénézuélien, l’opposition prépare une nouvelle action destinée à ternir l’image du président Maduro au niveau international. La demande d’aide humanitaire est un leurre. Les 20 millions de dollars promis par Trump pour résoudre les problèmes des vénézuéliens est une faible aumône. Cette somme représente l’équivalent de 800.000 caisses de nourritures CLAP. En comparaison, le gouvernement bolivarien en achète 6 millions par mois. Et ces miettes ne sont rien en comparaison des 23 milliards de dollars de pertes économiques dues aux sanctions financières et au blocus.

Encore une fois, il s’agit d’une opération politique visant à décrédibiliser Nicolas Maduro au niveau international. Soit le président autorise le passage de convois et assume la violation de la souveraineté territoriale depuis la Colombie, soit il refuse et les medias ne manquerons pas de dénoncer l’infâme Maduro, affamant son peuple. Répétons le encore une fois: les pays qui feignent de se préoccuper du sort des vénézuéliens ferait bien de lever le blocus qui les martyrise.

Face à scénario, la grande inconnue reste la patience de l’Oncle Sam. Quelle sera la prochaine étape lorsque ils admettront que le médiatique Guaido ne parviendra pas à s’imposer sur la scène nationale?

Romain Migus

La source originale de cet article est romainmigus.info/

Copyright © Romain Migusromainmigus.info/, 2019

https://www.mondialisation.ca/en-direct-du-venezuela-la-mayonnaise-guaido-ne-prend-pas/5630809