VENEZUELA

VENEZUELA : LE FRONT SINO-RUSSE SE RENFORCE

Venezuela : la Chine contribuera à résoudre la crise

Thu May 30, 2019 2:35PM

La Chine s’approche de la Russie pour contribuer à résoudre la crise au Venezuela. (Photo d'illustration)

La Chine s’approche de la Russie pour contribuer à résoudre la crise au Venezuela. (Photo d'illustration)

En pleine guerre commerciale avec les États-Unis, la Chine cherche à renforcer ses interactions et ses coopérations multilatérales avec la Russie au sujet du Venezuela.

La Chine est disposée à renforcer les interactions et les coopérations multilatérales avec la Russie pour aider à résoudre la crise au Venezuela, a déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Hanhui, cité par Sputnik.

La Chine « est disposée, avec la Russie, à renforcer l’interaction et la coordination multilatérales sur la question vénézuélienne », a-t-il confié à la presse, en ajoutant que le problème du Venezuela serait soulevé lors de la visite en Russie du président chinois, Xi Jinping, début juin.

Pékin promet une riposte meurtrière aux USA

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Suite à l’augmentation des tarifs douaniers américains sur les produits chinois et alors que le feu de la guerre commerciale a été attisé entre les deux puissances rivales, un ancien responsable commercial chinois a averti les États-Unis contre des représailles que la Chine pourrait entreprendre.

Le vice-ministre chinois a souligné que la Chine et la Russie avaient des contacts permanents avec le Venezuela, notant que les deux pays s’opposaient à « une intervention étrangère dans les affaires intérieures » de ce pays d’Amérique latine. 

Zhang a ajouté que son pays était également disposé à protéger avec la Russie la justice internationale, les principes de la Charte des Nations unies, la souveraineté et l’indépendance du Venezuela, mais aussi à maintenir la paix et la stabilité dans la région, pour aider ainsi les Vénézuéliens à retrouver dès que possible le chemin du développement normal de leur pays.

Washington a été le premier à reconnaître en janvier dernier l’autoproclamation de Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, un acte que le dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, a qualifié de tentative de coup d’État soutenue par les États-Unis.

Depuis lors, Washington a introduit une série de sanctions contre Caracas dans le but de faire pression sur Maduro, président légitime du Venezuela.

Le président chinois Xi Jinping se rendra en Russie le mois prochain, à l’invitation de son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé mercredi le ministère chinois des Affaires étrangères. La Chine cherche en effet à resserrer les liens avec son plus important partenaire stratégique dans le cadre de l’intensification de sa guerre commerciale avec les États-Unis.

Ce sera la deuxième rencontre entre Xi et Poutine au court de ces dernières semaines. Lors de sa visite à Pékin fin avril, le président russe a exprimé son soutien à l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route », le projet de nouvelles routes de la soie mis en place par Xi.

Xi et Poutine devraient également participer au sommet du G20 qui se tiendra au Japon à la fin du mois de juin. Un événement auquel Trump devrait également participer.

Premier repli US face à l'axe sino-russe

Premier repli US face à l’axe sino-russe

Le président américain a ordonné à son administration de faire pression sur la Chine et sur la Russie pour conclure de nouveaux traités en matière d’armement.

http://217.218.67.231/DetailFr/2019/05/30/597314/Venezuela--la-Chine-appelle-la-Russie


 

VENEZUELA : CONSTITUTION D'UNE ARMEE PARALLELE FANTOCHE

Venezuela : constitution d’une armée parallèle, par Romain Migus

Venezuela : constitution d’une armée parallèle, par Romain Migus

© Miraflores Palace/Handout Source: Reuters

Des militaires vénézuéliens (image d'illustration).

 

Dans la deuxième partie de son analyse de la crise vénézuélienne, le journaliste Romain Migus explore les manœuvres de Washington pour tenter de faire se retourner l'armée contre le gouvernement légitime de Caracas.

L’alliance civico-militaire est un des piliers de la révolution bolivarienne. Elle puise ses sources dans l’histoire de l’indépendance du Venezuela, et amène les forces armées à jouer un rôle primordial dans la vie politique de la nation. Les appels du pied de l’opposition aux militaires pour tenter de renverser Hugo Chavez, puis Nicolas Maduro, ont été récurrents depuis l’avènement de la révolution bolivarienne en 1999. L’armée est l’objet de toutes les attentions et de toutes les convoitises. 

Depuis 2002, de nombreux anciens militaires, généralement corrompus, ont pu être captés par l’opposition ou se sont soustraits à la justice de leur pays en devenant des informateurs des Etats-Unis. Avec l’autoproclamation de Juan Guaido comme président, les soldats vénézuéliens sont devenus une cible prioritaire des Etats-Unis. A quel commandant en chef les forces armées vont-elle se rallier dès lors qu’il y a, en apparence, deux présidents de la République ?

Dès le 18 janvier 2019, l’opposition lance l’opération Amnistie. L’Assemblée nationale, en outrage judiciaire et dont les décisions sont nulles et non avenues, approuve une loi d’amnistie pour les militaires qui reconnaitraient Juan Guaido comme président. Les autres s’exposeraient à des représailles judiciaires, et aux sanctions de Washington. Les militants de l’opposition et les médias privés se rendent aux portes des garnisons pour harceler les soldats vénézuéliens. Peine perdue.

C’est le 23 février 2019 que va se jouer un tour de force contre les membres des forces armées. Cette date avait été retenue par les Etats-Unis et leurs alliés vénézuéliens pour faire passer en force un convoi «d’aide humanitaire». Les 20 tonnes proposées étaient dérisoires si on les compare aux importations de nourriture et de médicaments réalisés par le gouvernement vénézuélien. Mais le but de l’opération était autre. Il s’agissait de tester la loyauté des forces armées.

L’armée est la garante de la défense de la souveraineté du territoire. La frontière ayant été fermée par le gouvernement bolivarien, l’entrée des «convois humanitaires» aurait signifié le refus des militaires d’obéir à leur commandant en chef, le président Nicolas Maduro. A la fin de la journée, les ennemis du Venezuela bolivarien ne pouvaient que constater que l’ensemble des militaires était resté fidèle à la Constitution et au gouvernement légitime. Ce qui ne manquera pas de provoquer l’ire de Mike Pence, le vice président des Etats-Unis contre Juan Guaido.

Pour appuyer cette offensive, l’opposition a fait circuler de nombreux appels à la désertion, promettant même 20 000 dollars à chaque soldat qui abandonnerait le gouvernement légitime. La récompense augmentant selon le grade. Cette opération avait un but précis : construire médiatiquement l’image d’une armée de vénézuéliens prête à en découdre avec le président Maduro. Une sorte «d’Armée Vénézuélienne Libre», construite sur le modèle déjà testé en Syrie.

Selon les chiffres les plus optimistes de l’opposition, à peine 0,2% des forces publiques de sécurité et de défense a déserté. Il n’y a eu aucune désertion collective, aucun commandant de troupes avec son bataillon n’a répondu positivement à l’appel de Juan Guaido. Ces désertions individuelles ont toutes été motivées par l’appât du gain et non par la volonté politique de renverser le gouvernement bolivarien ; encore moins par le désir de mettre son pays à feu et à sang. En effet, la plupart des militaires qui pourraient revenir se battre sur le sol de leur patrie ne sont pas nombreux, et ont fui le Venezuela depuis longtemps. Mais l’objectif recherché tient plus à la construction médiatique d’une armée vénézuélienne luttant pour la «liberté dans son pays» qu’à sa réelle constitution. Cette armée fantoche permettrait d’accréditer la thèse d’une «guerre civile», et rendrait légitimes de possibles ingérences militaires étrangères, à la demande de ces «militaires vénézuéliens».

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Venezuela : comprendre la guerre qui vient, par Romain Migus

Les récents déserteurs ont pu expérimenter à leurs dépens cette stratégie. Alors qu’on leur avait promis monts et merveilles s’ils trahissaient leur patrie, ceux-ci se retrouvèrent très vite abandonnés à leur sort dans la zone frontalière colombienne, allant même jusqu’à exiger le gite et le couvert à leur «président» Guaido. Pour les politiciens d’opposition, il ne s’agit ni d’un oubli ni d’une faute politique. 

En les abandonnant à une misère certaine, avec l’impossibilité de retourner dans leur pays, l’opposition les précipite dans les rangs des nombreux groupes paramilitaires présents le long de la frontière, et auxquels les déserteurs commencent déjà à monnayer leur connaissance. La désobéissance dans ces structures d’extrême droite étant punie par la mort, ils n’auront d’autre choix que d’être la face vénézuélienne de ces bataillons criminelles.

Le fiasco du coup d’Etat du 30 avril 2019 a finalement participé à cette même stratégie. De nombreuses fausses informations originaires du Pentagone ont laissé croire que des hauts gradés bolivariens étaient en négociation avec l’opposition.  En réalité, il est apparu que Washington et ses sbires vénézuéliens ont été dupés. Mais qu’importe, par le truchement du système médiatique international, cette défaite patente a finalement servi pour laisser croire que l’armée vénézuélienne compterait de nombreux déserteurs potentiels dans ses rangs.

Le nombre de désertions augmentera certainement au fur et à mesure que les menaces ou les hostilités des Etats-Unis grandiront. Sans pour autant fracturer l’armée bolivarienne. L’étape suivante sera alors de grossir artificiellement, via le réseau d’ONG de l’opposition, le nombre de ces désertions afin de légitimer dans l’opinion publique internationale l’existence d’une armée vénézuélienne aux ordres de Juan Guaido, et de transformer une guerre d’agression étrangère contre le Venezuela en un conflit interne. Cette construction d’une armée parallèle entre dans une stratégie de conflit institutionnel, et de substitution des pouvoirs politiques légitimes.

Dès juillet 2017, en toute illégalité, l’opposition a créé un Tribunal suprême de Justice «en exil» basé au Panama, ainsi qu’un poste de Procureur général de la nation «en exil» à Bogota. Depuis le 23 janvier, l’opposition a même constitué une présidence parallèle, avec à sa tête Juan Guaido. Ces instances fantoches essaient depuis de se substituer aux pouvoirs légitimes vénézuéliens. La lutte institutionnelle rejoint désormais le terrain militaire. Jusqu’à maintenant l’armée vénézuélienne ne s’est pas fissurée car une des ses préoccupations principales est d’éviter une confrontation interne et une guerre civile. Ce qui nous amène à nous demander qui donc formera le gros des troupes de «l’armée de Guaido» ? 

https://francais.rt.com/opinions/62563-venezuela-constitution-armee-parallele-romain-migus


 

RAID US CONTRE L'AMBASSADE DU VENEZUELA A WASHINGTON

Un raid US contre l’ambassade du Venezuela à Washington. Guaido se rapproche de l’armée US

 Depuis 4 heures  14 mai 2019

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 Amérique et Europe - Venezuela

Des policiers américains ont fait irruption dans l’ambassade du Venezuela à Washington pour convaincre les partisans de Nicolas Maduro de quitter les lieux, en vain. Les militants, privés d’électricité, sont quand même restés dans le bâtiment.

Les négociations en vue de les pousser à quitter l’ambassade ont duré une demi-heure, puis les policiers sont partis en fermant l’entrée, les militants restant à l’intérieur.

L’ambassade et les consulats du Venezuela aux États-Unis avaient été fermés en janvier 2019, le personnel diplomatique avait quitté les lieux fin avril, privé de visas par l’administration Trump qui considère comme déchu le Président Nicolas Maduro. Des militants avaient alors occupé l’ambassade, affirmant vouloir empêcher une intervention militaire américaine à Caracas.

Au départ une cinquantaine, ils ne sont plus qu’une quinzaine, assiégés par les opposants à M. Maduro et privés d’électricité depuis quelques jours. Le Président vénézuélien les avait remerciés pour la défense de l’ambassade en exprimant sa «profonde admiration».

Les États-Unis, le Canada, de nombreux pays d’Amérique latine et certains pays européens ont reconnu Juan Guaido comme Président par intérim du Venezuela. La Russie, la Bolivie, la Chine, Cuba, la Turquie, l’Iran et un certain nombre d’autres pays ont exprimé leur soutien à Nicolas Maduro, élu constitutionnellement, en tant que seul Président légitime du Venezuela.

Caracas juge « répugnant » le rapprochement de l’opposition

Le gouvernement de Nicolas Maduro a qualifié lundi de « répugnante » la demande de l’opposition vénézuélienne de rencontrer le commandement américain pour l’Amérique du Sud (Southcom) afin de « restaurer la démocratie ».

« Nous avons lu et nous rejetons une chose répugnante, un courrier envoyé par un des putschistes qui se cache à Washington, où il demande une intervention militaire au Venezuela », a déclaré la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez à la télévision.

Carlos Vecchio, le représentant à Washington du chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido, a écrit samedi à l’amiral Craig Faller, qui dirige le commandement américain pour l’Amérique du Sud (Southcom), pour mettre en place une « coopération stratégique et opérative afin d’en finir avec la souffrance de notre peuple et restaurer la démocratie », selon un tweet publié lundi qui reproduit ce courrier.

Le Southcom avait affirmé jeudi être « prêt » à discuter du « soutien » qu’il pourrait apporter aux responsables de la Marine vénézuélienne « qui ont fait le bon choix ».

La vice-présidente vénézuélienne a vivement rejeté ce rapprochement entre les équipes de Juan Guaido.

« Nous rejetons et condamnons ce type de position de soumission, de faiblesse et digne d’un laquais (…) Non seulement nous les condamnons, mais nous savons qu’elles sont condamnées à l’échec », a ajouté Delcy Rodriguez, au côté du ministre de la Défense Vladimir Padrino.

La Marine vénézuélienne, dont l’état-major continue d’obéir au gouvernement de Nicolas Maduro, a dénoncé vendredi une incursion d’un navire des Garde-côtes américains dans sa zone économique exclusive, près de sa frontière maritime.

Sources: Sputnik + AFP

https://french.almanar.com.lb/1363078



 

OSCAR FORTIN : EVEQUES, JESUITES ET VATICAN APPUIENT LES USA DANS LEUR LUTTE CONTRE LE VENEZUELA

Évêques, Jésuites et Vatican appuient Washington dans sa lutte contre le Venezuela

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 09 mai 2019

Humanisme

Région : 

Thème: 

Analyses: 

Dans le présent texte, je fais référence à des documents dont la  version est en espagnole. Les extraits que j’en ai tirés, je les ai traduist en français. Vous pourrez consulter ces documents dans leur langue originale à la fin de mon article..

Il est évident que l’épiscopat vénézuélien, le Vatican et les jésuites, ne crient pas sur les toits qu’ils appuient l’Empire dans sa lutte contre le Venezuela. Ils utilisent une approche qui leur permet toutefois de ne jamais devoir mentionner le nom de l’empire ou des États-Unis. Cette approche comporte comme trois voies par lesquelles  ils atteignent leur objectif de discréditer la révolution bolivarienne et ses dirigeants sans accuser Washington de quoi que ce soit.

La première voie consiste à dénoncer et à accentuer, si nécessaire, au plus haut niveau, la misère du peuple, victime inévitable d’une dictature et d’un régime totalitaire qui n’a rien de démocratique. Ce dernier doit être l’auteur et le responsable unique de tous les malheurs qui affectent le Venezuela.

La seconde voie, qui découle de la première, est celle d’ignorer complètement toutes les conquêtes sociales et démocratiques, réalisées depuis l’arrivée de cette révolution. Ces derniers ne parleront jamais des 2.5 millions de départements construits et mis à la disposition des familles les moins favorisées. Ils ne parleront pas de la gratuité de l’éducation qui va de la maternelle jusqu’au niveau le plus élevé de l’Université. Il en va de même pour la santé gratuite et disponible pour tous  et toutes dans l’ensemble du pays. Il n’est pas question qu’ils parlent de toutes ces réalisations. Encore moins de la démocratie participative à laquelle le peuple est partie prenante. Depuis le début de la révolution bolivarienne, il y a eu plus de 20 élections,  à tous les niveaux de pouvoirs. Le Venezuela est doté,  d’un système électoral que l’ex-président Jimmy Carter a qualifié de l’un des plus performant et sécuritaire au monde. De toutes ces consultations populaires, l’équipe du parti au pouvoir en a perdu deux, le référendum de 2007 portant sur une modification d’un article de la Constitution et l’élection législative de 2015. Dans les deux cas, le gouvernement en a accepté les résultats  en tout respect pour le vote du peuple.

La troisième voie, empruntée par les Évêques et Jésuites, consiste à ignorer complètement la présence active des États-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela. Ils ne parleront jamais de son interventionnisme, de la guerre économique à laquelle il soumet le gouvernement et le peuple vénézuélien. Ils n’auront aucune critique pour les sanctions qui affectent directement le fonctionnement de l’État et les besoins du peuple. Que les États-Unis  saisissent des milliards d’euros et de dollars devant servir aux achats de médicaments, d’alimentation, de produits industriels nécessaires aux entreprises, etc. n’effleure même pas leur esprit. Que le droit international soit bafoué et que les décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce contre cet interventionnisme ne soulève aucune interrogation de leur part.

Source : The Economist

Les Nations Uniesdéclarent au sujet de ces sanctions et mesures économiques prises par les É.U.  contre le Venezuela, Cuba et l’Iran violent les droits de l’homme.

7 mai 2019 – Le rapporteur des Nations unies sur l’impact des sanctions unilatérales sur les droits de l’homme, Idriss Jazairy, a averti que les mesures coercitives imposées par le gouvernement des États-Unis au Venezuela, à Cuba et à l’Iran violent les droits de l’homme et les  normes de comportement international.

Jazairy a indiqué que ces actions unilatérales pourraient « précipiter des catastrophes humanitaires d’une ampleur énorme ».

Il a souligné que les codes de conduite dans les relations internationales n’acceptent pas les changements de gouvernement par le biais d’actions économiques causant la faim à la population.

Le ministre des Relations extérieures du Venezuela, Jorge Arreaza, confirmait tout récemment que le blocus étasunien imposé au Venezuela a pour objectif d’étouffer l’économie nationale. Suite à cette agression se voit privé de plus de 5 000 millions d’euros ainsi que de l’or dans les banques européennes. 

« … sont également bloqués à la Banque d’Angleterre à hauteur de 1 359 millions d’euros en or vénézuélien et de 1 543 millions d’euros à Novo Bank, au Portugal », »

Entretien avec l’économiste Jeffrey Sachs

« Les sanctions des États-Unis ont dévasté le Venezuela et ont tué plus de 40 000 personnes depuis 2017″

Amy Goodman. Beaucoup a été utilisé contre la présidence de Maduro, affirmant que cela avait amené le pays dans une impasse économique. Vous faites une analyse différente, Jeffrey Sachs.

JEFFREY SACHS: Eh bien, ce n’est pas une stagnation économique. C’est un effondrement économique complet, une catastrophe pour le Venezuela. Il y avait sans doute une crise avant l’entrée en fonction de Trump, mais l’idée de son administration a été, dès le début, de renverser Maduro. Ce n’est pas une hypothèse. Trump a été très explicite lors des discussions avec les présidents d’Amérique latine, leur demandant notamment: « Pourquoi les États-Unis ne devraient-ils pas envahir? », a-t-il déclaré en 2017. L’idée du gouvernement Trump a donc été de renverser Maduro depuis le début. Eh bien, les dirigeants latinos ont déclaré: « Non, ce n’est pas une bonne idée. Nous ne voulons pas d’action militaire.  » Depuis lors, le gouvernement des États-Unis tente d’étouffer l’économie vénézuélienne.

Cela a commencé avec des sanctions en 2017 qui empêchaient essentiellement le pays d’accéder aux marchés internationaux des capitaux et la compagnie pétrolière restructurant ses prêts. Cela a mis le Venezuela en hyperinflation. C’était l’effondrement total. Les bénéfices pétroliers utilisés pour acheter de la nourriture et des médicaments ont chuté. C’est à ce moment que la crise sociale et humanitaire est devenue incontrôlable. Et puis, cette année, avec cette idée – très naïve, très stupide, à mon avis – d’un président autoproclamé qui a été très, très chorégraphié avec les États-Unis, une autre série de sanctions encore plus strictes. En substance, les bénéfices et les avoirs du gouvernement vénézuélien ont été confisqués.

À présent, le Venezuela traverse une catastrophe complète et absolue, causée en grande partie par les États-Unis, à dessein délibéré, générant des souffrances massives et généralisées. Nous savons qu’il y a la faim. Nous savons qu’il y a une incroyable pénurie de fournitures médicales. Nous ne pouvons qu’imaginer, car nous ne saurons vraiment pas jusqu’à ce que la poussière retombe et que des études approfondies soient effectuées sur l’ampleur de la mortalité existante, mais il est certain que dans un tel contexte, il s’agit d’une catastrophe créée en grande partie par les États-Unis, comme indiqué précédemment, il s’agit d’une stratégie du tout ou rien. Ce que les États-Unis, ce que Trump ne comprend tout simplement pas et que Bolton, bien entendu, n’accepte jamais, c’est l’idée de négociations. C’est une tentative de renversement. C’est très grossier. Ça ne marche pas. Et c’est très cruel, parce qu’il punit 30 millions de personnes.

Ce que ne disent pas les évêques et les jésuites

Pour ces derniers, les États-Unis n’y sont pour rien, tout repose sur le gouvernement dictatorial.

« Le Venezuela est plongé dans la plus grave crise économique, politique et sociale de son histoire. Selon les chiffres du Bureau de la coordination de l’aide humanitaire (OCHA), plus de trois millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays. On s’attend à ce qu’en 2019, l’afflux se poursuive en raison du chaos auquel il est soumis. ils sont motivés par le régime dictatorial qui les opprime et met en danger l’existence même de nos universités sœurs ».

« Nous vivons dans un pays où la démocratie s’est effondrée, le règne du droit, les violations des droits de l’homme se poursuivent … Nous vivons dans une crise systématique des droits de l’homme », a dénoncé le père Virtuoso, »

Conclusion

En aucun moment, épiscopat, jésuite, Vatican ne mettent en cause l’interventionnisme de Washington, tout comme ils ne reconnaissent les effets pervers de la guerre économique, des sanctions, du gel des avoirs du peuple vénézuélien  à l’étranger. En aucun moment, ils n’ont dénoncé les actions terroristes visant la déstabilisation de l’État, l’assassinat du président comme ce fut le cas le 4 août 2018, lorsqu’un drone gonflé d’explosifs se dirigeait vers un grand rassemblement où le Président et ses collaborateurs étaient réunis sur une tribune. Heureusement, le drone en question a explosé avant d’atteindre son objectif.  De cela les évêques, les jésuites, le Vatican n’ont jamais parlé. Le 30 avril dernier, une tentative avortée de coup d’État a eu lieu. Encore là aucun commentaire sur l’usage de la violence. Ils ont plutôt fait une requête au Président de ne pas persécuter les auteurs de ces crimes.

Oscar Fortin

 

 

Photo en vedette :  » Priez pour le Venezuela « , source : La Stampa

 

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2019

https://www.mondialisation.ca/eveques-jesuites-et-vatican-appuient-washington-dans-sa-lutte-contre-le-venezuela/5633379


 

VENEZUELA : SOUTENU PAR TOUTE LA HIERARCHIE CATHOLIQUE DU PAYS, L'APPEL A LA MOBILISATION DES PRO-GUAIDO EST UN ECHEC

Venezuela : nouvelle manifestation des pro-Guaido, mobilisation faible à Caracas

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Le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido lors d'une manifestation à Caracas le 11 mai 2019

 

Le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido lors d'une manifestation à Caracas le 11 mai 2019

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© AFP, RONALDO SCHEMIDT

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AFP, publié le samedi 11 mai 2019 à 20h46

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido a appelé samedi ses partisans à ne pas tomber dans "la peur et l'inaction", lors d'une nouvelle manifestation à Caracas contre le président Nicolas Maduro qui a peiné à mobiliser, onze jours après le soulèvement manqué.

Ils étaient entre 1.500 et 2.000 sur la place Alfredo-Sadel dans un quartier de l'est de Caracas majoritairement acquis à l'opposition, selon des journalistes de l'AFP. 

Au contraire de précédentes manifestations anti-Maduro, qui ont rassemblé jusqu'à plusieurs milliers de personnes, celle-ci n'a pas quitté la place pour sillonner les rues de la capitale. Elle s'est articulée autour du discours de Juan Guaido, qui s'est proclamé président par intérim il y a plus de trois mois et demi.

"Nous sommes à un moment historique: soit nous sommes prisonniers de la peur, du désespoir et de l'inaction (...), soit nous continuons à occuper la rue avec espoir, avec force, avec confiance", a déclaré Juan Guaido, qui tente de déloger Nicolas Maduro du pouvoir, le qualifiant d'"usurpateur".

Ces manifestations permettent de mesurer l'ampleur de l'adhésion populaire à l'opposant, après son appel au soulèvement le 30 avril. "Nous avons tous peur de la répression, mais nous ne pouvons pas rester chez nous", a expliqué Melquiades Rosales, 42 ans, qui a reconnu s'attendre "à voir plus de monde" à la manifestation de Caracas.

Les manifestations anti-Maduro ne semblent pas non plus avoir fait le plein en province, selon des photos et des vidéos postés sur les réseaux sociaux.

Les deux rassemblements auxquels Juan Guaido a appelé le week-end dernier - l'un pour inciter les soldats à le rejoindre, l'autre en hommage aux personnes tuées pendant les manifestations - ont été marqués par une participation déjà en baisse à Caracas.

Juan Guaido avait placé les manifestations de samedi sous le signe de la "défense de l'Assemblée nationale", qu'il préside. 

Dominé par l'opposition, le Parlement monocaméral est dans le viseur du pouvoir chaviste depuis le soulèvement manqué. La justice, que l'opposition accuse de ne répondre qu'au gouvernement de Nicolas Maduro, a inculpé dix députés pour "haute trahison" et "complot" pour leur participation "active" à cette tentative de sédition.

Edgar Zambrano, vice-président de l'Assemblée nationale et bras droit de Juan Guaido, a été placé en détention provisoire dans une prison militaire de Caracas. Trois députés se sont réfugiés dans des résidences diplomatiques et un autre en Colombie.

-"Taupe de la CIA"-

Outre l'Assemblée nationale, le pouvoir poursuit son offensive contre les "traîtres" à l'origine de la tentative de soulèvement auquel Juan Guaido avait appelé, flanqué de soldats entrés en rébellion et de Leopoldo Lopez, un autre opposant.

Nicolas Maduro a accusé vendredi son ancien chef du renseignement Cristopher Figuera d'avoir "coordonné le coup d'Etat" manqué, en tant que "taupe de la CIA", sans toutefois fournir de preuves. Depuis le soulèvement raté, le général Figuera a fait défection.

Au plan international, Juan Guaido est reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays et il n'écarte pas l'option militaire pour renverser Nicolas Maduro. Mais une intervention étrangère ne pourra avoir lieu que "lorsque nos alliés seront disposés à nous apporter ce genre d'aide et que cela sera la toute dernière option ou la seule qui reste aux Vénézuéliens", a-t-il déclaré à la chaîne portugaise RTP. 

Dans son discours de samedi à Caracas, il a dit avoir demandé à son représentant à Washington Carlos Vecchio de prendre contact avec l'amiral Craig Faller, qui dirige le commandement américain pour l'Amérique du Sud (Southcom), pour "établir des relations directes en matière de coopération". Le Southcom avait affirmé jeudi être "prêt" à discuter du "soutien" qu'il pourrait apporter aux responsables de la Marine vénézuélienne "qui ont fait le bon choix".

La Marine, dont l'état-major continue d'obéir au gouvernement de Nicolas Maduro, a dénoncé vendredi une incursion d'un navire des Garde-côtes américains dans sa zone économique exclusive, près de sa frontière maritime. 

"Ca n'est pas une supplique, ça n'est pas une faveur que je demande: nous exigeons des autorités militaires américaines qu'elles respectent les eaux relevant de la juridiction" du Venezuela, s'est élevé le ministre de la Défense Vladimir Padrino, dans un discours samedi.

Les Etats-Unis, principal soutien de Juan Guaido, maintiennent la pression sur le gouvernement de Nicolas Maduro au moyen de sanctions économiques, entre autres mesures. La plus significative d'entre elles est un embargo sur le pétrole vénézuélien.

https://actu.orange.fr/monde/venezuela-nouvelle-manifestation-des-pro-guaido-mobilisation-faible-a-caracas-CNT000001fCDKr/photos/le-leader-de-l-opposition-venezuelienne-juan-guaido-lors-d-une-manifestation-a-caracas-le-11-mai-2019-22f1f75d6db87aeb87f37c8f7426fc8e.html


 

LE VENEZUELA DECIDE DE SUPPRIMER LE DOLLAR DE SON SYSTEME FINANCIER

Le Venezuela a décidé de bannir le dollar de son système financier

Thu May 9, 2019 5:44PM

Le président Maduro déclare que le Venezuela est libéré du dollar américain. ©AP

Le président Maduro déclare que le Venezuela est libéré du dollar américain. ©AP

Mardi, un document publié par la Banque centrale vénézuélienne a révélé que Caracas s’en tenait à sa politique de libéralisation du marché des devises, car elle avait introduit la vente et l’achat totalement libres de devises étrangères, y compris le dollar, dans les banques commerciales.

« Nous sommes en train de nous libérer des cordes, du chantage et du dollar en tant que mécanisme financier. Un grand processus historique est en cours avec les gens qui disent au monde. Oui, nous pouvons produire, vivre et fonctionner sans le dollar et sans le système financier », a déclaré Maduro en direct sur une chaîne de télévision publique mercredi.

Le président a qualifié les changements en cours de processus de libération du blocus américain.

Le gouvernement vénézuélien a établi le contrôle de toutes les opérations en devises dans le pays depuis 2003. En conséquence, un marché illégal d’opérations en devises s’est formé dans le pays, son taux de change dépassant le taux de change officiel des dizaines de fois.

Le Venezuela a libéralisé ses opérations en dollars en août 2018. Toutefois, le système de change officiel DICOM est resté en place. Son taux n’est que récemment devenu égal au taux dit du marché noir et l’a même dépassé.

Dans le même temps, la nouvelle réglementation donne aux banques commerciales le droit de vendre et d’acheter des devises à leurs propres taux. Le document, publié par la Banque centrale, ne mentionnait toutefois pas le système DICOM.

Les tensions au Venezuela persistent depuis le mois de janvier, lorsque le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, s’est proclamé président par intérim. Cette démarche a été soutenue par Washington, le Brésil, la Colombie, l’Argentine et d’autres États de la région.

Maduro, à son tour, a accusé les États-Unis d’avoir tenté d’organiser un coup d’État afin d’installer Guaido en tant que marionnette américaine et de s’approprier les ressources naturelles du Venezuela.

La Russie, la Bolivie, la Chine, Cuba, la Turquie et plusieurs autres pays ont exprimé leur soutien à Maduro en tant que seul président légitime du Venezuela.

PressTV-Le Venezuela supprime le dollar

PressTV-Le Venezuela supprime le dollar

Nicolas Maduro a annoncé vendredi son intention de vendre du pétrole et autres matières premières ou métaux en devises autres que le dollar.

Avec Sputnik

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/09/595528/Venezuela-dollar-changes-commerciaux-systme


 

COMMENT LES RENSEIGNEMENTS VENEZUELIENS ONT INFLIGE SA PLUS GRANDE DEFAITE ET L'HUMILIATION A LA CIA

Comment les renseignements vénézuéliens ont infligé sa plus grande défaite à la CIA

 Depuis 7 heures  8 mai 2019

sebin

 Amérique et Europe - Venezuela

 

Rédaction du site

Le petit service de contre-espionnage vénézuélien SEBIN ( Servicio Boliviariano de Intellicia Nacional) a réussi à humilier la CIA, a révélé l’expert roumain Valentin Vasilescu selon lequel celle-ci avait pris  l’initiative au Venezuela, en vue de renverser le président Nicolas Maduro, via son antenne spécialisée dans HUMINT (Human intelligence), c’est-à-dire, l’espionnage mené avec des agents américains infiltrés, qui à leur tour ont des réseaux d’informateurs locaux.

Or, affirme Valsilescu, SEBIN a réussi a infiltrer tous les groupes d’opposition au pouvoir de Caracas par ses agents du contre-espionnage.

Elle a aussi infiltré ses officiers dans la presse financée par les États-Unis, et il y a eu une opération avec la sélection et la publication des nouvelles les plus miraculeuses mais peu fiables liées à l’évolution politique au Venezuela. Il y a eu ainsi plusieurs «fuites» qui ont été livrées à la CIA, comme, par exemple,  l’intention de certains généraux dans le premier groupe de travail vénézuélien de trahir Maduro et de libérer les opposants politiques arrêtés.

Afin de gagner la confiance des agents de la CIA, les membres du SEBIN ont même organisé des réunions de conspiration avec les généraux vénézuéliens, sous un contrôle informationnel complet de SEBIN et du contre-espionnage militaire. La « désertion » du général manuel Figuera, chef du SEBIN, la libération de Leopoldo Lopez de son assignation à résidence, et la mise à disposition, pour Juan Guaido, d’un peloton de soldats appartenant au SEBIN, pour prendre la garnison Carlota à Caracas, plus de 1 000 militaires, faisaient partie de l’opération d’intoxication des agents de la CIA. Afin de convaincre Washington du succès du coup d’Etat.

Lorsque la maison blanche a finalement donné le feu vert à l’action du 30 avril, elle infligeait son grand échec à la CIA au cours des dernières décennies.
Le Venezuela a prouvé que lutter avec patriotisme et professionnalisme, même pour un pays sud-américain sous embargo, peut briser les plans de la CIA. Toujours selon l’expert roumain.

http://french.almanar.com.lb/1356577


 

VENEZUELA : POUR JUSTIFIER UNE INTERVENTION MILITAIRE US LA CIA POURRAIT ASSASSINER LE FANTOCHE GUAIDO

La CIA pourrait assassiner Guaido pour justifier une intervention militaire US

Tue May 7, 2019 2:46PM

Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela. (Photo d’archives)

Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela. (Photo d’archives)

« La CIA américaine pourrait assassiner le putschiste Juan Guaido pour justifier une intervention militaire de Washington au Venezuela », prévoit un ancien responsable de l’ONU.

« La tentative de coup d’État, appuyée par les États-Unis, au Venezuela ne se déroule pas bien », a déclaré Alfred-Maurice de Zayas, ancien expert indépendant des Nations unies sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable.

Dans une interview, accordée à l’agence de presse russe Sputnik, publiée le mardi 7 mai, M. Zayas a souligné qu’en raison de l’échec de ses tentatives de coup d’État, Washington pourrait recourir à une opération sous faux drapeau dans le cadre de laquelle la CIA tuerait Guaido — le président par intérim autoproclamé du Venezuela — et utiliserait son meurtre comme prétexte pour envahir ce pays.

Les frappes US contre le Venezuela?

Les frappes US contre le Venezuela ?

La Russie a presque verrouillé le ciel vénézuélien, la Chine et l’Iran se trouvent sur le terrain. Quelle option reste à Washington ?

D’autre part, l’expert américain a indiqué que les États-Unis, depuis plusieurs mois, offraient de grosses sommes d’argent à tout militaire qui cesserait de soutenir Maduro. « Sans aucun doute, ils ont financé chacune des tentatives de coup d’État, y compris les tentatives infructueuses d’assassinat de Maduro », a-t-il ajouté.

À cet égard, il a souligné que, même si Maduro est assassiné, les États-Unis n’atteindront pas leur objectif puisque, conformément à l’article 233 de la Constitution vénézuélienne, le vice-président du Venezuela, Delcy Rodríguez, deviendrait président par intérim et non pas Guaido.

Le président des États-Unis Donald Trump a menacé, à plusieurs reprises, d’intervenir militairement au Venezuela pour renverser Nicolas Maduro, le président légal de ce pays latino-américain.

De leur côté, les autorités vénézuéliennes ont affirmé qu’elles ne resteraient pas les mains croisées et défendraient leur souveraineté et leur intégrité territoriale face à l’hostilité de Washington.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/05/07/595348/Alfred-Maurice-de-Zayas-Juan-Guaido-Maduro-Venezuela-CIA-Etats-Unis-Trump-assassinat


 

LE PRESIDENT TERRORISTE US TRUMP RECRUTE UN MILLIER DE CRIMINELS POUR TUER LES FIDELES DU PRESIDENT MADURO

Trump recrute un millier de criminels pour assassiner les fidèles de Maduro

 Depuis 4 heures  6 mai 2019

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 Amérique et Europe - Venezuela

 

 

Rédaction du site

La guerre américaine contre le Venezuela prend une nouvelle forme.

Selon l’expert militaire roumain Valentin Vasilescu, compte tenu du soutien que la  Russie fournit au président vénézuélien Nicola Maduro, et qui a annihilé les effets de la supériorité de la technologie militaire américaine, le Président Donald Trump semble avoir abandonné l’option militaire pendant un certain temps.
Sans renoncer pour autant à ses efforts à renverser Maduro.

« L’efficacité de l’espionnage américain est minime, comme le prouve le coup d’état annoncé par le Président autoproclamé Juan Guaido le 30 avril et qui fut un fiasco total. Comme l’armée reste fidèle au Président Maduro, les forces pour les opérations spéciales des États-Unis ne peuvent pas introduire de grandes quantités d’armes au Venezuela », analyse Vasilescu, selon le site d’information Réseau international.

Dorénavant, révèle-t-il, les forces spéciales américaines ont recours à des opposants violents et armés, qui appartienent au monde du crime organisé et des gangs criminels vénézuéliens. Environ 900 criminels et des membres . Ces groupes disparates dans tout le pays ont maintenant pour mission de liquider les généraux de l’armée et les dirigeants politiques centraux et locaux du Venezuela.

Ce fut d’ailleurs le cas du général de brigade de l’aviation Silva Zapata qui a été tué le dimanche 5 mai dans une embuscade tendue par un groupe armé sur l’autoroute Magdaleno.

 

http://french.almanar.com.lb/1353189


 

VENEZUELA : LE PRESIDENT MADURO EN TETE DE LA MARCHE DES MILITAIRES POUR LA DEFENSE DE LA PATRIE

Nicolas Maduro en tête de la marche des militaires à Caracas

Nicolas Maduro en tête de la marche des militaires pour la patrie (vidéo)

© REUTERS / Miraflores Palace

INTERNATIONAL

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Pour monter que les forces armées du pays restent fidèles au pouvoir légitime malgré les appels du leader de l'opposition Juan Guaido, le Président vénézuélien a participé aujourd'hui à Caracas à une marche qui a réuni quelques milliers de militaires.

Dénonçant une récente tentative de coup d'État organisée par Juan Guaido qui comptait sur le soutien des forces militaire du pays, Nicolas Maduro a arpenté ce jeudi 2 mai les rues de Caracas en tête d'une colonne de plus de quatre mille militaires.

«Nous sommes en marche permanente pour la Patrie, avec le moral au plus haut pour faire face aux trahisons, pour désarmer les tentatives de coup d'État et pour prendre soin de la Paix de la République», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Intervenant devant les militaires à l'issue de la marche, Nicolas Maduro a appelé les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) à se monter fidèles à leur pays «comme jamais auparavant pour vaincre les auteurs d'une tentative de coup d'État qui se sont vendus à des dollars de Washington».

«La fidélité c'est une qualité que certains ont ou n'ont pas. Mais dans ce moment historique, la fidélité c'est une valeur collective qui nous oblige à être honnête et endurant pour faire monter nos forces armés à un niveau plus haut concernant leurs qualités professionnelles et leur efficacité afin que personne n'ose mettre un pied sur notre terre sacrée et apporter la guerre au Venezuela», a-t-il développé.

Sergueï Lavrov (archives)

© REUTERS / MIKE SEGAR

Lavrov: la Russie créera à l’Onu un groupe d’opposition à l'intervention US au Venezuela

 

Mardi 30 avril, Juan Guaido était intervenu devant ses partisans réunis à l'extérieur d'une base militaire, annonçant le début de la «fin définitive de l'usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

Le chef de l'État a ensuite déclaré l'échec du coup d'État et a fait savoir qu'il avait ordonné d'ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés. Nicolas Maduro avait précédemment indiqué que les forces armées étaient restées fidèles au pouvoir.

Les protestations se poursuivent depuis plusieurs mois au Venezuela, confronté à une grave crise économique assortie de tensions politiques. Le 23 janvier, Juan Guaido s'est proclamé Président par intérim devant une foule de partisans. Or, depuis lors, le pouvoir reste bien en place, alors que les manifestations sont devenues moins massives à travers le pays.

https://fr.sputniknews.com/international/201905021040964441-nicolas-maduro-marche-caracas/