(PHOTOS :) VENEZUELA, LES IMAGES QUE VOS MÉDIAS NE VOUS MONTRERONT PAS

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Le 16 mars, depuis l’Argentine, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Nigéria, le Bénin, le Ghana, la Zambie ou le Brésil, de nombreux militant(e)s et mouvements sociaux ont accompagné la forte mobilisation populaire qui fêtait sa nouvelle victoire dans les rues de Caracas. Le sabotage de l’économie et des services par lequel les Etats-Unis escomptaient générer un chaos social et politique s’est brisé sur une combinaison de résistance populaire et d’actions rapides de la part gouvernement bolivarien. Plus que jamais, celui-ci peut compter sur l’appui renouvelé de la communauté internationale. La Russie a confirmé que cette cyberattaque a été réalisée depuis l’extérieur, et a demandé qu’elle soit rapidement sanctionnée en vertu du droit international. Moscou pourrait déployer une protection anti-missiles pour renforcer les capacités défensives de Caracas. La Chine a offert son appui technologique pour blinder le réseau vénézuélien. L’Inde continue à acheter le pétrole du Venezuela malgré les menaces de sanctions états-uniennes. Ce 16 mars le président Maduro, qui a accusé directement John Bolton d’avoir planifié l’attaque contre la centrale hydro-électrique du Guri, a lancé de grandes manoeuvres civico-militaires pour faire face à toute nouvelle tentative de déstabilisation et pour renforcer la protection des infrastructures énergétiques ciblées par l’Empire : “nous allons approfondir l’union civico-militaire dans tous les quartiers populaires, les villages, les communautés, pour intensifier notre capacité de défendre tout le territoire”.

Thierry Deronne, Caracas, 16 mars 2019

 

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(Photos:) Mobilisation populaire à Caracas le 16 mars 2019

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Entraînement civico-militaire et formation des mouvements sociaux en vue de renforcer la défense du territoire notamment face à de possibles incursions paramilitaires depuis la Colombie, dans le cadre de la « Contra » bis que met en place Elliot Abrams, formateur de la contre-insurrection et des escadrons de la mort en Amérique Centrale dans les années 80, et récemment nommé « envoyé spécial pour le Venezuela » par le président Trump.

 

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Joao Pedro Stedile (deuxième à partir de la gauche)

Il y a quelques semaines une Assemblée Internationale des Peuplesde 90 pays s’est réunie à Caracas. Parmi près de 500 déléguésceux du Mouvement des Sans Terre du Brésil. Dans l’interview qui suit, leur coordinateur national Joao Pedro Stedile explique pourquoi il faut continuer à muscler la solidarité internationale en défense de la révolution bolivarienne. Les photos décrivent sa visite, au sein d’une délégation de ces mouvements sociaux du monde entier, à la Commune de los Altos de Lidice (Ouest de Caracas) sur laquelle Terra TV sortira un documentaire en avril 2019.

 

« Le Venezuela est très important parce que c’est la bataille du siècle »

Carlos Aznarez – Pourquoi une Assemblée internationale des peuples maintenant?

 

Joao Pedro Stedile – L’effort que nous faisons avec cette articulation, sans nous substituer à d’autres comme celle des partis et des syndicats, est d’essayer de rassembler toutes les forces populaires pour que nous puissions promouvoir des luttes communes contre les ennemis communs que sont les impérialistes. C’est la raison principale pour laquelle il faut chercher de nouvelles formes d’articulation internationale qui promeuvent les luttes et qui essaient de donner une unité aux divers espaces et formes d’organisation dans nos pays. Dans cette première Assemblée, à cause du degré de conflit au Venezuela, qui est maintenant l’épicentre de la lutte des classes mondiales, du moins en Occident, où l’impérialisme veut faire basculer le Venezuela, notre numéro un, la priorité zéro pour nous tous est de partir d’ici avec un agenda de mobilisations, de dénonciations, pour que nos mouvements puissent se développer dans chacun des pays où nous sommes.

 

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Je me fais l’avocat du diable : chaque fois que ce type de réunion se tient, il est proposé à chacun de retourner dans leurs pays et de coordonner les actions, puis, pour une raison ou l’autre, même internes de chaque pays, ces choses ne sont pas menées à bien ou les documents et résolutions sont resté au placard.

Telle est notre réflexion autocritique : nous devons sortir du monde du papier et essayer de promouvoir davantage des actions. Je crois que nous devrions promouvoir des luttes et des actions concrètes parce que les forces populaires qui sont ici sont déjà habituées aux processus d’articulation populaire dans leurs pays, elles sont mieux préparées, elles ont plus de vocation, pour construire des processus unitaires et de lutte sociale. En d’autres termes, ce n’est pas une réunion bureaucratique qui vient avec le logo ou le parti, voilà des gens qui sont impliqués dans leur pays dans de véritables processus de lutte. Nous sommes donc persuadés qu’à leur retour dans leur pays, ils inscriront la question du Venezuela, la question de l’internationalisme, à leur ordre du jour permanent dans les luttes nationales qu’ils mènent déjà.

Le Venezuela est aujourd’hui un tournant dans la lutte anti-impérialiste, comment pensez-vous qu’il soit plus valable ou plus efficace de faire preuve de solidarité avec le Venezuela sur le continent ?

Le Venezuela est aujourd’hui un tournant dans la lutte anti-impérialiste, comment pensez-vous qu’il soit plus valable ou plus efficace de faire preuve de solidarité avec le Venezuela sur le continent ?

Il est vrai qu’il y a une grande confusion et c’est pourquoi le Venezuela est un point clé, car même certains secteurs de gauche d’Amérique latine et d’Europe se laissent influencer par ce que dit la presse bourgeoise. Nous avions invité plusieurs forces européennes qui refusaient de venir parce que le Venezuela n’est pas la démocratie. Regardez, un pays qui a tenu 25 élections en 20 ans, où la presse privée est majoritaire, où l’opposition manifeste tous les jours comme elle le veut, comment peut-on dire qu’il n’y a pas de démocratie dans ce pays ? Ainsi, ces idées de la bourgeoisie ont aussi affecté des secteurs de la gauche, des pl

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