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CHILI : LES SYNDICATS DES MINES ET DES PORTS APPELLENT A UNE GREVE GÉNÉRALE POUR SOUTENIR LES MANIFS CONTRE LE GOUVERNEMENT DE SEBASTIAN PINERA

Le Chili appelle à une grève générale
Santiago du Chili 21 octobre (Prensa Latina) Les syndicats chiliens des mines et des ports ont appelé aujourd'hui à une grève générale pour soutenir les manifestations contre le gouvernement de Sebastián Piñera.

Dans une déclaration publiée la veille, les travailleurs de la plus grande société minière privée du pays ont appelé à " paralyser toutes les activités minières au Chili ainsi que d'autres secteurs productifs ".

Allons à la grève générale jusqu'à la fin de l'état d'urgence, sortons les militaires de la rue, défaisons le gouvernement de Piñera et réalisons chacune des revendications des travailleurs, des secteurs populaires, des jeunes, des retraités et des femmes !

Aujourd'hui, le pays traverse une période difficile et critique, il y a eu une explosion sociale légitime, une accumulation de colère contenue dans les atrocités, les inégalités, le désespoir et l'incertitude quant à l'avenir ( ?) nous faisons partie intégrante de cette société ( ?) face à des faits graves, nous ne pouvons rester silencieux et nous ne pouvons rester immobiles', dit le texte.

Le document précise que les protestations ne sont pas dues à l'augmentation du prix du transport, car ce n'était que le déclencheur de cette explosion en raison des injustices que nous vivons quotidiennement.

Pendant ce temps, les travailleurs du Syndicat des dockers de Valparaiso ont publié un communiqué dans lequel ils expriment leur totale répudiation de la mesure décrétée par Piñera, et leur soutien aux manifestations sociales massives de la population.

Ils ont également annoncé que le Syndicat des travailleurs et travailleuses du port déterminera s'il y a lieu de déclencher une grève nationale, par le biais de votes.

Dimanche soir, le président a fait quelques déclarations visant à criminaliser les manifestations et à détourner l'attention des causes réelles des manifestations, alors que les manifestations sont radicalisées et généralisées dans tout le pays, sans envisager une solution à court terme.

tgj/ycv

source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=314378&SEO=llaman-en-chile-a-huelga-general


 

EQUATEUR : LE PRESIDENT DICTATEUR MORENO DÉCRÉTE L'ETAT D'EXCEPTION

Quito, 4 octobre (Prensa Latina) Devant l'annonce faite par certains secteurs de la société  de maintenir les activités du pays paralysées afin de protester contre les récentes mesures économiques -notamment d'augmentation de prix des carburants-, le gouvernement de l'Équateur a suspendu les cours de classe pour la seconde journée consécutive.


Le Ministère de l'Éducation a fait connaître la décision par une note qui a d'abord circulé sur les réseaux sociaux avant d'être rendue publique par les médias.

La mesure, explique le texte, a été adoptée "dans le but de garantir l'intégrité physique des étudiants, des enseignants et des professionnels d'Orientation Pédagogique".

Il précise aussi que cette suspension cherche à éviter les éventuels problèmes pouvant se présenter en raison de la paralysie des activités décidée par les syndicats des transports. En accord avec le Décret 884, "le président de la République déclare donc l'état d'exception sur tout le territoire national".

La mesure a un caractère obligatoire pour toutes les institutions éducatives particulières, qu'elles soient d'État ou sous contrat, ainsi que pour les institutions fiscales et municipales.

Le communiqué ajoute que les autorités ont décidé de maintenir les centres éducatifs fermés en considération des situations difficiles susceptibles de surgir en raison de l'arrêt des activités annoncé par les transporteurs à partir de minuit.

À quoi il faut ajouter, la grève des taxis, des autobus publics et interprovinciaux, des bus scolaires, ainsi que les mobilisations lancées à Quito et d'autres villes d'Équateur par de nombreuses organisations sociales, de syndicats de travailleurs et d'étudiants.

Ces mouvements entendent protester contre une série de mesures économiques annoncées le 1er octobre dernier par le président, Lenín Moreno, et que les syndicats jugent inacceptables.

Le président ayant annoncé que le nouveau plan économique et la réforme du travail seront adoptés quelle que soit la réaction populaire, les mouvements de protestations risquent de se prolonger indéfiniment.

Ce décret de l'état d'exception est vivement critiqué dans le pays. "Le peuple est dans la rue pour protester contre les mesures injustes de Lenin Moreno. Cet état d'exception est une excuse pour justifier la répression", affirme Paola Pabón, la préfète de Pichincha, sur son compte Twitter.

La mesure, ajoute-t-elle, prouve l'inquiétude et la peur que le gouvernement a de la population.

"Le respect et l'obéissance aux règles démocratiques ne sont pas compatibles avec les menaces d'intimidation et la répression", conclut la préfète.

De son côté, le député Carlos Viteri, considère ce décret comme une mesure anti-démocratique; de même, Bairon Valle, un autre député, estime que la décision a pour objectif de réduire au silence les voix populaires qui s'élèvent pour protester dans le pays tout entier.

Dans un communiqué, le Mouvement Compromis Social pour une Révolution Citoyenne a également condamné ce décret, car "il restreint les droits des citoyens et ouvre la porte à la répression contre la population qui proteste contre des mesures injustes". De même, de nombreux messages circulent sur les réseaux sociaux pour condamner ce décret présidentiel annulant les spectacles et manifestations culturelles prévues pour le week-end.

La mesure sera maintenue pendant 60 jours, à partir d'hier. Elle pourra compter sur la mobilisation complète de toutes les entités de l'administration publique centrale et institutionnelle, tout comme sur celles des Forces Armées et de la Police Nationale.

Selon le décret, toutes ces instances coordonneront leurs efforts, dans le cadre de leurs compétences, pour exécuter les ordres qui leur seront transmis afin de maintenir l'ordre et empêcher toute violence.

L'état d'exception comprend également la suspension de l'exercice du droit à la liberté d'association et de réunion, ce qui limite les réunions dans les espaces publics 24 heures sur 24.

Il limite aussi la liberté de se déplacer sur tout le territoire national, si ce déplacement est considéré comme présentant un danger contre les droits et les garanties d'autres citoyens qui tenteraient d'empêcher des actions contraires au droit ou des actes de vandalisme attentant à la vie ou à la propriété privée des personnes.

Dans le cadre de l'état d'exception, le territoire national tout entier devient une zone de sécurité.

Le président a pris cette décision extrême après une journée de grève des transporteurs et de manifestations populaires contre les réformes économiques et du travail prises par le gouvernement. Ces protestations ont déchaîné la répression policière ainsi que des actes de vandalisme, des dizaines d'arrestations et des affrontements violents qui ont fait plusieurs blessés dont un policier et des journalistes qui couvraient les manifestations.

Peo/oda/mem/scm
source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=882844:etat-dexception-declare-par-le-president-moreno-en-equateur&opcion=pl-ver-noticia&catid=29&Itemid=101


 

QUE SE PASSE-T-IL? L’OCCIDENT N’ARRIVE PLUS A RENVERSER DES «REGIMES ». L’IMPERIALISME N’EST PAS ENCORE VAINCU MAIS IL A DU PLOMB DANS L'AILE

Soudainement, l’Occident ne parvient plus à renverser des « régimes »

 Depuis 1 jour  23 août 2019

Syrian flag flutters at a military check point in al-Khalidiya area, in the government-controlled part of Homs, Syria, September 18, 2018. REUTERS/Marko Djurica

Syrian flag flutters at a military check point in al-Khalidiya area, in the government-controlled part of Homs, Syria, September 18, 2018. REUTERS/Marko Djurica

 Monde

 

Avant, c’était fait régulièrement et ça marchait : L’Occident identifiait un pays comme son ennemi, lâchait sa propagande professionnelle contre lui, puis administrait une série de sanctions, affamant et tuant des enfants, des personnes âgées et autres groupes vulnérables. Si le pays ne s’effondrait pas en quelques mois ou quelques années seulement, les bombardements commençaient. Et la nation, totalement ébranlée, dans la douleur et le désarroi, s’effondrait comme un château de cartes, une fois que les premières bottes de l’OTAN touchaient terre.

De tels scénarios ont été rejoués, encore et encore, de la Yougoslavie à l’Irak.

Mais soudain, quelque chose d’important s’est produit. Cette anarchie terrifiante, ce chaos s’est arrêté ; il a été découragé.

L’Occident continue d’utiliser les mêmes tactiques, il essaie de terroriser les pays indépendants, d’effrayer les gens, de renverser ce qu’il définit comme des « régimes », mais son pouvoir monstrueusement destructeur, est soudain devenu inefficace.

Il frappe, et la nation attaquée tremble, crie, répand du sang, mais reste debout, fièrement dressée.
Ce que nous vivons est un grand moment de l’histoire humaine. L’impérialisme n’a pas encore été vaincu, mais il perd son emprise mondiale sur le pouvoir.

Il nous faut maintenant comprendre clairement « pourquoi » pour pouvoir poursuivre notre lutte, avec encore plus de détermination, avec encore plus d’efficacité.

Tout d’abord, nous savons maintenant que l’Occident ne peut pas se battre. Il peut dépenser des billions de dollars en « défense », il peut construire des bombes nucléaires, des « missiles intelligents » et des avions de guerre stratégiques. Mais il est trop lâche, trop gâté pour risquer la vie de ses soldats. Il tue soit à distance, soit en utilisant des mercenaires régionaux. Chaque fois qu’il devient évident que la présence de ses troupes est nécessaire, il fait marche arrière.

Deuxièmement, l’Occident est totalement horrifié par le fait qu’il y a maintenant deux pays superpuissants – la Chine et la Russie – qui ne veulent pas abandonner leurs alliés. Washington et Londres font tout leur possible pour salir la Russie et intimider la Chine. La Russie est continuellement provoquée par la propagande, les bases militaires, les sanctions et les inventions nouvelles et bizarres des médias de masse qui la dépeignent comme le méchant dans toutes les circonstances imaginables. La Chine a été provoquée de manière pratique et à la folie, « sur tous les fronts » – de Taiwan, Hong Kong, le Tibet et la fameuse «question ouïgoure » , au commerce.
Toute stratégie susceptible d’affaiblir ces deux pays est appliquée. Pourtant, la Russie et la Chine ne s’effondrent pas. Ils ne se rendent pas. Et ils n’abandonnent pas leurs amis. Au lieu de cela, ils construisent de grands chemins de fer en Afrique et en Asie, ils éduquent des gens de presque tous les pays pauvres et désespérés, et ils soutiennent ceux qui sont terrorisés par l’Amérique du Nord et l’Europe.

Troisièmement, tous les pays du monde sont maintenant clairement conscients de ce qui leur arriverait s’ils abandonnaient et se «libéraient» de l’empire occidental. L’Irak, le Honduras, l’Indonésie, la Libye et l’Afghanistan en sont les « meilleurs » exemples. En se soumettant à l’Occident, les pays ne peuvent s’attendre qu’à la misère, à l’effondrement absolu et à l’extraction impitoyable de leurs ressources. Le pays le plus pauvre d’Asie – l’Afghanistan – s’est totalement effondré sous l’occupation de l’OTAN.

Les citoyens iraniens et vénézuéliens connaissent très bien les souffrances et la douleur des peuples afghan et irakien. Ils n’abandonnent pas, parce que, quelle que soit la dureté de leur vie sous les sanctions et la terreur administrée par l’Occident, ils sont bien conscients du fait que les choses pourraient être pires, bien pires, si leurs pays étaient occupés et gouvernés par les fous infiltrés à Washington et à Londres.

Et tout le monde connaît le sort des peuples vivant en Palestine ou sur le plateau du Golan, des lieux qui ont été envahis par le plus proche allié de l’Occident au Moyen-Orient, Israël.

Bien sûr, il y a d’autres raisons pour lesquelles l’Occident n’arrive pas à mettre ses adversaires à genoux.

L’une d’entre elles est qu’il reste les plus dures. La Russie, Cuba, la Chine, la Corée du Nord (RPDC), l’Iran, la Syrie et le Venezuela ne vont pas fuir le champ de bataille. Ce sont les nations les plus déterminées au monde. Ce sont ces pays qui ont déjà perdu des milliers, des millions, voire des dizaines de millions de leurs habitants dans la lutte contre l’impérialisme occidental et le colonialisme.

Si l’on suit attentivement les dernières attaques de l’Occident, le scénario est pathétique, presque grotesque : Washington et souvent l’UE aussi font de gros efforts ; ils frappent, ils dépensent des milliards de dollars en utilisant les mercenaires locaux (ou l’appellent « opposition locale »), puis ils se retirent rapidement après une défaite misérable mais attendue. Jusqu’à présent, le Venezuela a survécu. La Syrie a survécu. L’Iran a survécu. La Chine lutte contre d’horribles subversions soutenues par l’Occident, mais elle survit fièrement. La Russie se tient debout.

C’est un moment extraordinaire dans l’histoire de l’humanité. Pour la première fois, l’impérialisme occidental est non seulement vaincu, mais il est aussi pleinement démasqué et humilié. Beaucoup en rient maintenant, ouvertement.

Mais nous ne devrions pas encore nous réjouir. Nous devrions comprendre ce qui se passe et pourquoi, puis continuer à nous battre. Il y a beaucoup de batailles qui nous attendent. Mais nous sommes sur la bonne voie.

Qu’ils essaient. Nous savons nous battre. Nous savons comment l’emporter. Nous avons déjà combattu le fascisme, sous plusieurs de ses formes. Nous savons ce qu’est la liberté. Leur « liberté » n’est pas notre liberté. Ce qu’ils appellent « démocratie » n’est pas la façon dont nous voulons que notre peuple gouverne et andre_vltcheksoit gouverné. Laissez-les partir ; nous, notre peuple, nous n’en voulons pas !

Ils ne peuvent pas renverser nos systèmes, parce qu’ils sont précisément nos systèmes ! Des systèmes que nous voulons, que notre peuple veut ; des systèmes pour lesquels nous sommes prêts à nous battre et à mourir !

Par Andre Vltchek

Sources : NEO New Eastern look; Traduction: Réseau international

https://french.almanar.com.lb/1473111


 

LES PARASITES LES PLUS RICHES DU MONDE ONT PERDU 117 MILLIARDS DE DOLLARS EN UNE JOURNEE

Les hommes les plus riches de la planète ont perdu 117 milliards de dollars en une journée

 Depuis 1 heure  7 août 2019

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 Amérique et Europe - USA

 

Lors de la plus grande chute boursière de l’année, le 5 août, 500 des plus riches hommes d’affaires de la planète ont perdu en tout et pour tout 117 milliards de dollars (104,5 milliards d’euros), indique Bloomberg.

Par exemple, Bernard Arnault, PDG de LVMH, première fortune de France, a perdu 4 milliards de dollars, alors que la richesse de Jeffrey Bezos, PDG d’Amazon, a diminué de 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros). Le capital du fondateur de Facebook, Marc Zuckerberg, a lui chuté de 2,7 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), a annoncé Forbes.

Les bourses, notamment européennes, ont commencé à baisser dès l’annonce par le Président américain Donald Trump a déclaré avoir l’intention de taxer à 10%, à partir de septembre, les 300 milliards de dollars (270 milliards d’euros) d’importations chinoises jusqu’ici épargnées.

Le lundi 5 août, le CAC 40 a cédé 2,06%, tandis que le DAX allemand et Londres ont respectivement reculé de 1,68% et 2,52%. En Asie, l’indice de Hong Kong a plongé de 2,85%, ce qui est partiellement dû aux manifestations qui se poursuivent dans la ville. À Wall Street, les principaux indices ont perdu plus de 2%, tandis que le Dow Jones a chuté de près de 850 points, soit de 3%.

La riposte chinoise a consisté en la plus importante baisse du taux du yuan par rapport au dollar américain depuis décembre 2018 et en la suspension des importations agricoles américaines. Les marchés financiers ont également réagi à la réponse chinoise.

Depuis plus d’un an, Chine et États-Unis sont engagés dans un bras de fer commercial qui s’est traduit par l’instauration réciproque de droits de douane punitifs sur des centaines de milliards de dollars d’échanges annuels.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1457106


 

APRES UN SIMULACRE DE PROCES, LE REGIME BAHREÏNI EXECUTE DEUX JEUNES REVOLUTIONNAIRES DE 24 ET 25 ANS, DE CONFESSION CHIITE

Malgré les appels humanitaires, le régime bahreïni exécute deux jeunes

 Depuis 2 heures  27 juillet 2019

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 Bahreïn - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, deux martyrs bahreinis  rajoutés sur la longue liste des victimes du régime des alKhalifa , ont été exécutés par balles tôt ce samedi 27 juillet, en dépit des appels à surseoir à l’application de cette peine en raison d’un procès entaché d’irrégularités, selon des défenseurs des droits humains.

L’annonce a été faite par le procureur général du royaume de Bahreïn, Ahmed al-Hammadi qui n’a pas précisé les noms des deux suppliciés.

Ces derniers ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains.

Tous les deux sont de confession chiite, selon des sources judiciaires.

Une troisième personne, condamnée à mort dans une affaire  séparée de meurtre, a été exécutée en même temps, selon le procureur de Bahreïn.

Les deux premiers suppliciés, arrêtés en février 2017 ont été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et ont depuis épuisé tous les recours.

Selon la version des autorités bahreinites: « Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d’avoir « formé un groupe terroriste » qui a commis plusieurs attaques armées », rapporte un communiqué du procureur général.
Selon ce dernier, les membres du groupe ont attaqué la prison de Jaw au sud de la capitale Manama, le 1er janvier 2017 tuant un garde et blessant d’autres. L’attaque a permis à dix détenus de s’évader. Le même groupe a blessé par balle un policier 14 jours plus tard. Ses membres ont abattu le 28 janvier de la même année un officier de police ».

Vendredi, des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch (HRW) ont appelé les autorités de Bahreïn à ne pas procéder à l’exécution. Selon HRW, leur « procès a été entaché de graves violations des procédures régulières ».

Dans un communiqué publié ce Samedi, la coalition des Jeunes de la révolution du 14 février, a dénoncé cette exécution : « le dictateur Hamad a versé le sang de notre jeunesse en exécutant à l’aube du samedi 27 juillet 2019 les deux jeunes martyrs, Ahmad al-Mullahi et Ali al-Arab, visant tout un peuple, ignorant la charia , la religion,  les sentiments des mères et des pères » ajoutant que « la patrie  saigne sous l’oppression et la tyrannie de ce régime ».

Le texte poursuit : « la coalition des Jeunes de la révolution du 14 février célèbre la réunion de ces deux heureux  avec les martyrs de la glorieuse révolution de février. Nous les félicitons pour ce grand honneur . Et nous confirmons l’impossibilité de cohabiter avec le régime des alKhalifa, il convient de poursuivre la résistance dans le but de renverser ce régime califal et de le déraciner « .

« Ce   jour est celui de la  résistance,  un jour pour les révolutionnaires de toute la nation qui gémit sous la tyrannie des oppresseurs: pas question de se cloitrer dans les maisons , ni de battre en retraite, ni d’abandonner ou de se rendre », poursuit le texte.

Et de conclure : « Nous   appelons les masses populaires de la glorieuse révolution de février à participer aux funérailles de ces deux moudjahidines martyrs et de rejoindre tous les mouvements révolutionnaires condamnant ce crime majeur qui a secoué notre patrie à l’aube d’aujourd’hui ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1442443


 

MANLIO DINUCCI : "LA COURSE A LA DOMINATION DE L'ESPACE"

La course à la domination de l’Espace

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 16 juillet 2019

ilmanifesto.it

Région : 

Thème: 

Analyses: 

“L’homme volant envoute Paris au défilé du 14 juillet” : avec des titres comme celui-ci a été décrit le défilé des forces armées françaises le long de l’avenue des Champs Élysées. Comme d’habitude, on a l’impression d’être informé sur tout dans le moindre détail. 

La “grande information” nous cache cependant ce qu’il serait par contre essentiel de savoir. Par exemple, que deux jours avant le défilé le président Emmanuel Macron a assisté, dans le port de Cherbourg, au lancement d’un sous-marin nucléaire d’attaque, le Suffren, premier de la nouvelle série Baracuda, réalisé avec un programme décennal d’un coût de 9 milliards d’euros. Le sous-marin, armé de missiles de croisière à longue portée à double capacité conventionnelle et nucléaire et doté d’un mini-sub pour les opérations des forces spéciales, a été décrit par l’amiral Christophe Prazuck comme “un chasseur né pour combattre les ennemis”.

Parmi les 700 invités internationaux à la cérémonie de lancement se trouvait la ministre australienne de la Défense, Linda Reynolds, qui en février a signé un contrat pour l’achat de 12 sous-marins d’attaque français. En Australie, en ce moment, se discute la possibilité pour le pays, sortant du Traité de non-prolifération, de se doter de son propre arsenal nucléaire. L’Australie, partenaire de l’OTAN, est contraire au Traité sur l’interdiction  des armes nucléaires, approuvé en juillet 2017 par l’Assemblée Générale des Nations Unies avec 122 voix pour. Il a jusqu’à présent été signé par 70 pays mais ratifié seulement par 23 (dont Autriche, Cuba, Mexique, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Venezuela), moins de la moitié des 50 nécessaires pour son entrée en vigueur.

La Suède, qui en 2017 l’approuva, a annoncé qu’elle ne le signera pas non plus : décision derrière laquelle se trouve l’influence de l’OTAN, ennemie jurée du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Tandis que le désarmement nucléaire reste sur le papier, augmente la possibilité de prolifération et la course aux armements se joue de plus en plus sur le plan qualitatif. Comme le confirme l’annonce faite, à la veille du défilé du 14 juillet, par le président Macron même : la France créera en septembre un nouveau commandement national de la Force militaire spatiale, avec un premier financement de 3,6 milliards d’euros. «La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace» (voir NdT en bas de page), a déclaré le président Macron. 

Ainsi s’intensifie la militarisation de l’Espace, aire d’importance stratégique croissante étant donné que les principaux systèmes d’armes, à commencer par les nucléaires, dépendant de systèmes spatiaux. 

Avec son nouveau commandement spatial la France se place dans le sillage des États-Unis. Le président Trump a signé en février une directive qui institue la US Space Force, force spécifique pour les opérations militaires dans l’Espace, dirigée avant tout contre la Russie et la Chine. Le Comité sénatorial pour les services armés, en attribuant à l’Aéronautique le commandement de la nouvelle Force, a défini l’Espace comme “aire de conduite de la guerre”. Les rencontres promues par les Nations Unies en mars pour empêcher une course aux armements dans l’Espace, ont échoué à cause de l’opposition des États-Unis. Ceux-ci refusent d’ouvrir une table de négociation pour discuter l’ébauche de traité, présentée par Chine et Russie, qui interdit de placer des armes dans l’Espace et stipule une série de limites légales à son usage à des fins militaires.

Pendant que l’attention médiatique se concentre sur l’”homme volant” qui virevolte sur les Champs-Élysées, on ignore le fait que sous peu il y aura des armes nucléaires volantes en orbite autour de la Terre au-dessus de nos têtes.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

La corsa al dominio dello Spazio

Édition de mardi 16 juillet 2019 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

NdT : “La nouvelle doctrine spatiale militaire, qui m’a été proposée par la ministre et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace. Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active. Et pour donner corps à cette doctrine, pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain au sein de l’armée de l’air. Celle-ci deviendra, à terme, l’armée de l’air et de l’espace. Les nouveaux investissements indispensables seront décidés”.

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/07/13/discours-aux-armees-a-lhotel-de-brienne 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-course-a-la-domination-de-lespace/5635399


 

LA FAIM DANS LE MONDE TOUJOURS EN PROGRESSION AFFECTAIT 821,6 MILLIONS DE PERSONNES EN 2018

 

HUMANITAIRE

La faim dans le monde est toujours en progression

Au Yémen, de nombreux enfants souffrent de la faim. Photo AFP

Au Yémen, de nombreux enfants souffrent de la faim. Photo AFP

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La faim dans le monde affectait 821,6 millions de personnes en 2018, contre 811 l’année précédente, selon un rapport annuel publié ce lundi par plusieurs organisations de l’ONU qui déplorent une troisième année consécutive de hausse.

Après des décennies de baisse, la sous-alimentation a repris de la vigueur depuis 2015, notamment à cause des conflits et du réchauffement climatique. Figurant parmi les objectifs de développement durable fixés pour 2030, la perspective d’un monde sans aucune personne en état de sous-alimentation à cette échéance relève d’un «immense défi», note le rapport.

«On n’atteindra pas d’ici 2030» cet objectif, a asséné le patron du Programme alimentaire mondial, David Beasley, depuis le siège de l’ONU.

La paix comme enjeu

«C’est une mauvaise tendance», a-t-il ajouté. «Sans sécurité alimentaire, nous n’aurons jamais de paix et de stabilité», a averti le responsable, en soulignant l’interaction entre ces paramètres. Partout où des groupes extrémistes ont de l’influence, la faim est utilisée par eux comme une arme pour diviser ou recruter, a mis en garde David Beasley.

Le rapport a été rédigé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, avec le concours du Fonds international pour le développement de l’agriculture, l’Unicef, le Programme alimentaire mondial et l’Organisation mondiale de la Santé.

«Il est essentiel de mettre en place des politiques économiques et sociales pour contrecarrer à tout prix les effets des cycles économiques défavorables, tout en évitant de réduire les services essentiels tels que les soins de santé et l’éducation», affirme le rapport.

En appelant à une «transformation structurelle» inclusive avec les plus démunis, les auteurs du document demandent d’"intégrer les préoccupations de sécurité alimentaire et de nutrition dans les efforts de réduction de la pauvreté», tout en luttant contre les inégalités entre les sexes et l’exclusion de groupes sociaux.

La faim "a disparu de l'agenda politique" 

La sous-alimentation reste prévalente sur de nombreux continents: en Afrique (près de 20 % de la population concernée), en Amérique latine et dans les Caraïbes (moins de 7 %) et en Asie (plus de 12 %).

Plusieurs ONG ont réagi défavorablement aux chiffres du rapport.

«La faim fait rage mais a disparu de l’agenda politique», a dénoncé Oxfam, en réclamant d’urgence de nouvelles stratégies. En Afrique et Amérique latine, la hausse de l’insécurité alimentaire touche principalement les pays émergents et non plus uniquement ceux considérés comme les moins avancés, a observé l’ONG française CCFD-Terre solidaire.

En ajoutant les populations souffrant de famine aux personnes touchées par l’insécurité alimentaire, l’ONU estime que plus de deux milliards de personnes, dont 8 % vivent en Amérique du Nord et en Europe, n’ont pas régulièrement accès à des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante.

L'obésité en augmentation

La FAO juge par ailleurs que les progrès sont insuffisants pour réaliser l’objectif 2030 de réduire de moitié le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance. Aujourd’hui, 149 millions d’enfants sont concernés par un tel retard.

Paradoxalement, le rapport note que la surcharge pondérale et l’obésité continuent d’augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d’âge scolaire et les adultes.

En 2018, environ 40 millions d’enfants de moins de cinq ans avaient un excès de poids. En 2016, 131 millions d’enfants de 5 à 9 ans, 207 millions d’adolescents et 2 milliards d’adultes étaient en surpoids, selon le rapport.

Par AFP | Publié le 15/07/2019 à 22:07 | Vu 1485 fois

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/07/15/la-faim-dans-le-monde-est-toujours-en-progression


 

OSCAR FORTIN : QUI EST MICHELLE BACHELET? CHEVAL DE TROIE DE WASHINGTON

Qui est Michelle Bachelet? Cheval de Troie de Washington

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 05 juillet 2019

wsws.org

Région : 

Thème: 

Du 19 juin au 23 juin,  Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits humains des Nations Unies a procédé à des rencontres, au Venezuela, avec les principaux acteurs politiques ainsi qu’avec ceux et celles qui se disent victimes de l’un ou l’autre de ces acteurs. Suite à ces dernières , elle a produit un Rapport qui a été transmis officiellement aux autorités concernées et à la presse internationale, le 4 juillet 2019. La haute commissaire des Nations Unies pour le respect des droits humains nous livre un rapport entièrement  concentré sur le gouvernement  de Nicolas Maduro, laissant entièrement dans l’ombre les sanctions et la guerre économique persistante de Washington, qui va à l’encontre de la Charte internationale des droits des Nations Unies. La seule référence à ces sanctions se trouve au paragraphe 75, dans sa dernière partie :

« Les sanctions économiques récentes aggravent la crise économique, ce qui accroîtra à terme l’impact négatif sur la jouissance des droits économiques et sociaux par la population. »

C’est tout ce qu’elle trouve à dire, se gardant bien de faire référence à leurs auteurs (Washington et Union européenne). Aucun rappel n’est fait du droit international qui interdit ces diverses formes d’interventionnisme, lesquelles, soit dit en passant, se font sentir depuis longtemps ? Que des milliards de dollars aient été soustraits à l’usage du gouvernement pour répondre aux besoins de sa population, en médicaments,  nourriture et produits industriels, entre autres, cela la laisse plutôt indifférente et sans lien avec le respect des droits humains des personnes qui en sont les victimes. Ce ne sont pas les documents qui lui manquaient pour en faire le constat.  Il lui est plus facile de reprendre le discours officiel de Washington et de l’opposition qui le représente au Venezuela, faisant du gouvernement de Nicolas Maduro l’unique responsable de tous les maux dont le peuple est victime.

À cette couverture très diplomatique de l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes du Venezuela, s’ajoute cette autre couverture qui lui permet de passer sous silence les actions terroristes et criminelles d’une opposition qui répond aux ordres de Washington.  Dans son rapport, il n’y a aucune référence à une opposition radicale et criminelle qui agit hors des normes de la Constitution vénézuélienne. Que la révolution bolivarienne soit  la cible des intérêts des oligarchies locales et de Washington ne fait pas partie de ses analyses. Elle a oublié ces interventions, au Chili d’Allende, de la CIA et de tous ses alliés régionaux pour  mettre un terme à l’Unité populaire et au socialisme humanitaire promu par ce dernier. Le charme de Washington et ses attentions à son endroit  l’auront convertie en une fidèle alliée de ce dernier. Il ne faut pas oublier qu’elle a étudié à Washington la Stratégie militaire, une porte d’entrée dans la grande famille des forces impériales.

Il ne fait aucun doute que ce rapport, rendu public, ce 4 juillet 2019, est partial et répond parfaitement aux intérêts de Washington et de ses alliés. Il constitue un pas important visant à manipuler l’opinion mondiale sous le chapeau des Nations Unies.  Il est quelque  peu paradoxal que ces puissances qui passent outre au droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres États se réclament des Nations Unies pour poursuivre leur interventionnisme avec encore plus de force.

Michelle Bachelet est une femme de grande intelligence qui sait ce qu’elle veut et qui n’hésite pas à s’ajuster à ceux et celles qui répondent à ses attentes. Son peuple, celui du Chili, en avait découvert la nature et le lui avait fait savoir, lors de son dernier mandat, l’élisant avec 23% de l’électorat chilien et 60% d’abstention. Elle pouvait toujours compter sur Washington pour reprendre du service aux Nations unies, là où elle servirait le mieux son maitre. Avec ce Rapport, partial et profondément subjectif, elle a de quoi  le réjouir profondément et s’assurer un avenir encore plus élevé au sein des Nations Unies.

En  2013, lors des élections présidentielles au Chili, j’avais écrit un article sur ce personnage qui assume parfaitement bien le personnage mythique du Cheval de Troie. Beaucoup des éléments qui y sont relevés gardent toute leur pertinence pour les temps que nous vivons.

Oscar Fortin

Le 5 juillet 2019

Photo en vedette : Michelle Bachelet aux côtés de Juan Guaido.

La source originale de cet article est wsws.org

Copyright © Oscar Fortinwsws.org, 2019

https://www.mondialisation.ca/qui-est-michelle-bachelet-cheval-de-troie-de-washington/5635127


 

AHMED HALFAOUI : LES DEUX 8 MAI 1945

AHMED HALFAOUI : LES DEUX 8 MAI 1945

   

Transmis par Ahmed Halfaoui

 

Les deux 8 mai 1945

Le 8 mai 1945 s’est déroulée à Berlin la cérémonie de signature de l’acte de capitulation de l’armée nazie. Le 7 mai, il y a bien eu une cérémonie similaire, à Reims en France, mais elle n’avait aucune validité du fait de l’exigence de l’URSS, principal vainqueur en Europe, que ce soit sur le territoire allemand que la capitulation se fasse. L’événement a été émaillé de quelques détails qui méritent d’être cités. Ils concernent la participation de la France. Le général de Gaulle rapporte, dans ses mémoires, que le représentant allemand, le feldmarschall Wilhelm Keitel, a eu cette exclamation : « Quoi ? Les Français aussi ! ». Et pour cause, il ne s’attendait qu’à la présence des vainqueurs, l’Union soviétique, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, dont seuls les drapeaux trônaient sur l’un des murs de la salle. En fait il aura fallu, au général de Lattre de Tassigny, représentant de la France, de déployer toute une diplomatie pour que le maréchal Joukov déclare : « si personne n’y fait opposition, j’accepte volontiers, pour ma part, que la France signe. Le soviétique donne alors à des jeunes filles de l’Armée rouge d’en coudre un. Elles le font à partir d’un morceau de tissu rouge découpé dans un drapeau nazi, d’un bout de toile blanche et d’un bout de bleu de travail. En fin de compte, le drapeau tricolore, confectionné dans l’urgence, avait ses bandes inversées. De Lattre put signer en tant que simple témoin et non en tant que signataire contractant. Il faut dire que les Anglo-saxons avaient un projet assez précis pour la France, qu’ils envisageaient de mettre sous leur propre administration. De Gaulle leur en gardera une rancœur indélébile. Le même jour, ailleurs, cette France avait un tout autre visage, celui du colonialisme, en face des Algériens. Elle s’est appuyée sur les collaborateurs des nazis pour opérer l’un des plus grands massacres que l’histoire ait connus. Ces collaborateurs qui ont applaudi à l’avènement du gouvernement capitulard du maréchal Pétain, qui ont déporté des milliers d’Algériens vers les chantiers du troisième Reich, qui ont jubilé à l’abrogation du décret Crémieux de 1870, qui accordait la nationalité française aux Juifs indigènes et qui  ont donné de l’artillerie contre le débarquement des Alliés en novembre 1942. Ceux-là ont pu donner libre cours à leur haine contre des populations désarmées. Des populations qui ont cru que le monde en avait fini avec l’asservissement et que la liberté devait déferler sur l’Humanité. Elles ont voulu manifester la joie de la victoire sur la bête fasciste, comme à Londres, à Paris et comme partout où la liberté a regagné la vie. Elles ont eu tort. Les Algériens ont dû comprendre et apprendre, ce jour là, et les jours qui l’ont suivi, qu’ils étaient en train de payer le prix à la liberté. Un prix qu’ils vont finir de payer quelques années plus tard, dans une dernière bataille contre une barbarie qui ne connaît que la violence. Il n’avait pas suffi qu’ils combattent les armées hitlériennes, en tant qu’indigènes, ils se devaient de combattre pour eux-mêmes.     

Ahmed Halfaoui


 


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8 MAI 1945 : VICTOIRE DES PEUPLES SUR L’ALLEMAGNE NAZIE MAIS MASSACRE DE L’ARMEE FRANCAISE EN ALGERIE

8 MAI 1945

Le 8 MAI 1945 est fondamentalement le jour de la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler. C'est bien parce qu'il s'agit d'une victoire des peuples sur la barbarie nazie et en aucun cas d'une victoire sur le peuple allemand que cette date est aujourd'hui, plus que jamais, riche d'un message de fraternité, de liberté et de paix.

Toute tentative d'en déformer le sens ne peut que susciter l'indignation des membres de la Résistance, de tous ceux qui sont attachés à cette leçon majeure de l'Histoire contemporaine.

Aucune ambiguïté ne doit dénaturer le sens du 8 MAI 1945. La paix n'est pas un acquis définitif. Parce qu'il en a besoin pour encore exister sur la scène médiatique, les propos réitérés par le hideux Le Pen, remettant en cause l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis que l'odieux personnage considère comme un "détail" de l'histoire de la seconde Guerre mondiale sont là pour nous le rappeler.

C'est pourquoi, nous devons nous tourner vers l'histoire pour en tirer les leçons, conscients que la barbarie peut sans cesse resurgir et que tous doivent savoir afin de prévoir et de réagir en conséquence sans béat fatalisme.

Plus l'Humanité s'éloigne de la seconde Guerre mondiale, plus son interprétation dans les ouvrages historiques, les émissions télévisées et les écrits par la presse acquiert de l'importance. Les récits subjectifs ou délibérément altérés des faits causent un préjudice énorme à l'éducation des jeunes générations.

Si le 8 MAI 1945, tous les combats sont terminés sur le front de l'Ouest, ils continuent dans le Pacifique. La capitulation des forces japonaises, sera signée le 2 septembre 1945.

                                                                                     BILAN DE LA GUERRE

Soixante-et-un états, les trois quarts de l'humanité ont été engagés dans la seconde Guerre mondiale : cent dix millions d'hommes ont été appelés sous les armes.

Les sacrifices consentis par les peuples furent énormes. Les pertes humaines (uniquement les morts) ont été de :

                                                                         - Plus de 25.OOO.OOO pour l'U.R.S.S

                                                                         - 6.000.000 pour la Pologne
                                                                         - 1.706.000 pour la Yougoslavie
                                                                         - 605.000 pour la France
                                                                         - 405.000 pour les Etats-Unis
                                                                         - 357.000 pour la Grande-Bretagne

Cette guerre déclenchée par les nazis, a coûté à l'Allemagne 13.600.000 morts, blessés et disparus. Le Japon a perdu 1.500.000 soldats, 140.000 civils à Hiroshima le 6 AOUT 1945, 74.000 à Nagasaki le 9 AOUT 1945.

La France a eu 200.000 soldats tués au combat, 240.000 prisonniers de guerre et déportés ont péri en Allemagne. Les déportés dans les camps de la mort environ au nombre de 235.000, il y eut 38.000 rescapés. 600.000 autres jeunes Français furent victimes de la déportation du travail. 60.000 Français périrent en pays ennemi, dont 15.000 fusillés, pendus ou décapités pour faits de résistance.

La France perdit également 160.000 victimes civiles, 20.000 fusillés comme résistants ou en représailles.

Le prix payé par les peuples est incommensurable : 54.800.000 soldats et civils tués, 90.000.0000 de blessés.

Les leçons de la seconde Guerre mondiale ne doivent pas être oubliées, ni par les générations actuelles, ni par celles à venir.

"L'humanité a acquis des connaissances, des savoir-faire qui lui donnent des potentialités vertigineuses, mais ne les lui garantissent pas. On voit à quel usage dévoyé et à quelles catastrophes  ils peuvent conduire !  Mais comment ne pas songer à ce que pourrait devenir la planète des hommes, dès lors qu'une volonté transformatrice, lucide, massive, des rapports sociaux, des rapports entre les peuples, imposerait des voies nouvelles, vraiment démocratiques, vraiment coopératives et solidaires? Il y a un fantastique défi à relever, et des motifs de mobilisation, d'invention, d'initiative, de combativité et de création pour maintenant et les temps qui viennent. L'espèce humaine a su faire ou subir des tragédies, mais aussi accomplir des exploits admirables. Ce fut vrai, il y cinquante ans. Pour quelles raisons les générations actuelles ne sauraient-elles pas répondre à leur époque"?

Comme l'a écrit Jacques Duclos :  C'est comme un cri d'espoir et de confiance, destiné à chacun de ceux qui ont fait le sacrifice suprême pour délivrer la France de l'oppression nazie, que lançait Paul Eluard en des vers inoubliables, exaltant la liberté : 

                                                                               Sur les marches de la mort 
                                                                                J'écris ton nom.


Et ce combat pour la liberté, pour la patrie qui fut celui de tant de morts glorieux, est aujourd'hui, dans d'autres conditions, le combat de millions de Français et de Françaises, c'est le combat d'un grand peuple héritier de glorieuses traditions, d'un peuple pour qui le poète semble avoir écrit ces mots évocateurs et lourds de signification :

                                                                                     Je suis né pour te connaître
                                                                                      Pour te nommer
                                                                                      Liberté.

 

Jacques Tourtaux

Militant antifasciste

 


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ALGERIE 8 MAI 1945 : MASSACRE DU COLONIALISME FRANCAIS

Publié le par Tourtaux

Colonialisme. Le 8 mai 1945 fut marqué à Sétif et à Constantine par une répression brutale de manifestations demandant l’égalité des droits. L’aube d’une guerre

La France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, n’était pas prête à accorder l’indépendance, ou même à discuter d’un nouveau statut pour les peuples sous domination coloniale. L’armée tua alors plusieurs dizaines de milliers de victimes.

Berlin, les 8 et 9 mai 1945, l’Allemagne signe - deux fois - sa capitulation sans condition. Pour les peuples d’Europe cette date marque la fin de la barbarie. Elle marque aussi une nouveauté : le soulèvement à l’échelle planétaire des peuples contre l’oppression. De l’autre côté de la Méditerranée, des partisans de la libération nationale veulent célébrer aussi le 8 mai 1945. Des milliers d’Algériens ont combattu dans l’armée française, d’autres dans des maquis pour la libération de la France. Ils veulent obtenir des droits pour eux, sur leur terre, d’autant plus que le mouvement national algérien n’est pas né d’hier, qu’il s’est constitué d’abord dans la résistance à l’occupation coloniale de l’Algérie, et que les immigrés sur le sol français ont su constituer d’importantes organisations sociales et politiques qui n’ont eu de cesse de réclamer des droits.

À Sétif, en ce 8 mai 1945, c’est la poudre qui parle. La liberté pour les pays du Nord, certes, mais pas encore pour ceux du Sud. On relèvera dans les rues de la ville algérienne des milliers de morts. L’insurrection s’étend dans la Kabylie des Babors et dans le Constantinois. Elle sera sauvagement réprimée. La marine française bombardera le littoral. On dénombrera 40 000 morts. Il y aura 5 000 emprisonnés. La France qui vient simplement de sortir de la guerre n’est pas prête à accorder l’indépendance, ou même à discuter d’un nouveau statut pour les peuples sous domination coloniale. Car le mouvement national algérien ne réclame pas, à ce moment-là, l’indépendance en tant que telle ; on rêve encore d’une association possible avec la France, d’autant plus que les partis qui ont animé la Résistance sont au pouvoir et parmi eux le premier parti de France, le PCF, qui pèse alors entre 25 % et 28 % des suffrages. Des dizaines de milliers d’Algériens descendent dans la rue. Et c’est le carnage évoqué plus haut. Le ministre de l’Air, le communiste Charles Tillon, affirme que personne ne l’a informé ni a fortiori a demandé son autorisation, pour l’utilisation d’appareils militaires. Le PCF condamne la répression, tout en évoquant de possibles provocations visant à dresser la population musulmane contre la population européenne, alors que l’Europe vient d’en finir avec la guerre. On évoque le danger de l’installation d’un fascisme, animé par les gros colons, en Algérie, pour faire pendant à une France démocratique. Si, bien entendu, il n’est pas complètement absurde d’évoquer les provocations, ce n’est pas le sens profond de ces événements. La dureté de la répression, qui rappelle les heures sombres de la conquête, ne sera pas pour rien dans l’émergence d’un mouvement qui, neuf ans plus tard, déclenchera l’insurrection du 1er novembre 1954.

À l’origine, la Conférence de Brazzaville en 1944, alors que le sol de la France n’est pas encore libéré, promet l’émancipation des peuples coloniaux et leur intégration dans l’Union française. Mais toute velléité d’indépendance est refusée aux Berbères. C’est cette double négation : de l’Algérie d’une part, et de la berbérité d’autre part qui pousse au soulèvement de 1945. Les Algériens obtiendront néanmoins quelques droits timides qui ne remettent nullement en cause l’organisation économique et sociale de la société. Le tout reste marqué par une extrême inégalité. Le statut organique de l’Algérie, daté du 20 septembre 1947 - et donc meilleur, si l’on peut dire que celui qui prévaut en 1945 -, créé en effet une Assemblée algérienne de 120 membres composée pour moitié de " citoyens " (élus par 464 000 Français et 58 000 Français musulmans, selon la nomenclature de l’époque) et pour l’autre moitié de " non-citoyens " (élus par 1 200 000 Algériens). Mais le pouvoir politique et militaire appartient toujours au gouverneur général, nommé par la France et qui a rang de ministre. La répression après les tueries de Sétif ne cessera pas, loin s’en faut. Elle s’accompagne, également, d’une répression en France contre toute remise en cause du statut colonial, d’autant plus facile que les communistes ont dû quitter le gouvernement en novembre 1947 et que la France mène déjà une guerre, à l’autre bout du monde, en Indochine, où là aussi les colons n’ont rien voulu abdiquer de leurs pouvoirs. Un exemple, parmi tant d’autres, de cette répression en Algérie : en 1951, 251 condamnations politiques sont prononcées. On parle déjà, à cette époque, de tortures sur les prisonniers, qu’ils fassent partie du mouvement nationaliste ou du Parti communiste algérien, créé en 1936, sur les bases des fédérations communistes d’Algérie. Nul alors n’aurait dû s’étonner du coup de semonce du 1er novembre 1954 et du déclenchement de ce qui deviendra, dans l’Histoire, la guerre d’Algérie.

Source : L'Humanité


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