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UNE AVOCATE A REECRIT LES CONDITIONS D’UTILISATION D’INSTAGRAM COMME SI ELLES ETAIENT EXPLIQUEES A UN ENFANT DE 8 ANS

Une avocate a réécrit les conditions d'utilisation d'Instagram comme si elles étaient expliquées à un enfant de 8 ans

 

9 Jan 2017, 13:06

Capture d'écran de "Black-ish" S02E12. ABC.

Capture d'écran de "Black-ish" S02E12. ABC.

Aucun mineur qui utilise Instagram n'a lu en entier les conditions d'utilisation du réseau social.

C'est ce qu'affirme un rapport des services du délégué britannique aux droits des enfants, intitulé "grandir à l'ère du numérique", publié le 5 janvier 2017 et repéré par le site d'information Quartz.

Pour montrer l'opacité des conditions d'utilisation des réseaux sociaux, le rapport a demandé à une avocate du cabinet privé Shillings de "traduire" ces règles dans un langage "simplifié".

Selon une étude Ofcom, 43% des enfants britanniques entre huit et onze ans ont un compte sur Instagram (56% pour les 12-15 ans).

Voilà les règles d'Instagram expliquées à des enfants de huit ans.

1. Tu as le droit de te sentir en sécurité quand tu utilises Instagram.

2. Officiellement, tu es propriétaires des photos et vidéos que tu postes, mais nous avons le droit de les utiliser, et de laisser d'autres personnes les utiliser, partout dans le monde. Les gens nous paient pour les utiliser, et nous ne te paierons pas.

3. Tu es responsable de tout ce que tu fais sur Instagram et de tout ce que tu postes, dont des choses auxquelles tu ne t'attends peut-être pas comme ton nom d'utilisateur, tes données et la musique qu'écoutent d'autres gens. 

4. On considère que ce tu postes t'appartient, et ce que tu postes ne doit pas enfreindre la loi. Si c'est le cas, tu auras une amende, et tu devras payer cette amende.

5. Même si tu es responsable des informations que tu mets sur Instagram, nous pouvons les garder, les utiliser et les partager avec des entreprises connectées à Instagram. Cela inclut ton nom, ton adresse mail, ton école, où tu vis, tes photos, ton numéro de téléphone, tes "likes" et "dislikes", où tu vas, où tes amis vont, combien de fois tu utilises Instagram, ta date d'anniversaire, à qui tu parles ainsi que tes messages privés.

6. Nous ne sommes pas responsables de ce que font les autres entreprises avec tes informations. Nous ne vendrons ou ne louerons pas tes infos personnelles à d'autres entreprises sans ta permission.

Capture d'écran de "Prett Little Liars". CW.

Capture d'écran de "Pretty Little Liars". CW

7. Quand tu supprimes ton compte, nous gardons ces informations personnelles sur toi, tes photos, aussi longtemps que raisonnable dans un but financier. Tu peux en savoir plus sur notre Politique de Vie Privée.

8. Instagram n'est pas non plus responsable pour : 

  • Les liens sur Instagram d'autres entreprises ou personnes qu'on ne contrôle pas, même si c'est nous qui t'envoyions ces liens.
  • Ce qu'il peut se passer si tu connectes ton compte Instagram à une autre appli ou un site. Par exemple si tu partages une photo et que l'autre application prend tes informations personnelles.
  • Le coût de la 3G quand tu utilises Instagram.
  • Si tes photos sont perdues ou volées d'Instagram.

9. Même si Instagram n'est pas responsable de ce qu'il t'arrive quand tu utilises l'appli, nous avons beaucoup de pouvoirs:

- On peut t'envoyer des pubs ciblées en fonction de tes intérêts, que l'on surveille. Tu ne peux pas nous empêcher de le faire, et ce ne sera pas toujours précisé dans la pub.
- Nous pouvons modifier ou supprimer Instagram, ou t'empêcher d'accéder à l'appli, quand on veut, sans que tu soies prévenu-e. On peut aussi supprimer certains de tes posts sans te dire pourquoi. Si nous le faisons, nous ne te devrons pas d'argent, et tu n'auras pas le droit de te plaindre.
- On peut t'obliger à abandonner ton nom d'utilisateur, pour n'importe quelle raison.
- Nous pouvons — mais ne sommes pas obligés — de supprimer ou modifier des contenus d'utilisateurs qui enfreignent les règles. Nous ne sommes pas responsables si quelqu'un les enfreint, mais si tu le fais, tu es responsable.

11. Même si tes données ne t'appartiennent pas, les nôtres nous appartiennent. Tu ne peux pas copier-coller les logos d'Instagram ou les autres contenus qu'on crée, ni les modifier, ni les supprimer.

12. Tu peux supprimer ton compte en remplissant ce formulaire. Si tu le fais, tes photos disparaîtront de ton profil mais si quelqu'un d'autre les a partagées, elles apparaîtront encore peut-être sur Instagram.

13. Nous pouvons modifier ces règles quand on veut en postant une mise à jour sur Instagram, que tu l'aies remarqué ou non.

http://www.businessinsider.fr/une-avocate-a-reecrit-les-conditions-dutilisations-dinstagram-comme-si-elles-etaient-expliquees-a-un-enfant-de-8-ans/


 

LA FELONNE LIGUE ARABE CREE UNE COMMISSION ANTI-IRANIENNE

La Ligue arabe a créé une commission anti-iranienne

Sat Jan 21, 2017 11:28AM

Une réunion de la Ligue arabe. (Photo d'archives)

Une réunion de la Ligue arabe. (Photo d'archives)

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères a annoncé la formation d’une commission permanente à la Ligue arabe, ayant pour mission d’examiner les ingérences de l’Iran dans les affaires des pays arabes.

Khalid ben Ahmed al-Khalifa a déclaré que les membres du Conseil de coopération du golfe [Persique, ndlr] étaient exposés à de nombreuses menaces sécuritaires depuis les frontières du Yémen et d’Irak.

« Parmi les menaces auxquelles nous sommes exposés, l’Iran est la plus grande menace. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre sur pied, pour la première fois, une commission permanente à la Ligue arabe. Cette commission s’intitule « l’ingérence de l’Iran dans les affaires des pays arabes » et Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite en font partie. Dans le cas où l’Iran ne ferait pas preuve de sa bonne foi et continuerait de s’immiscer manifestement dans les affaires intérieures de Bahreïn et d’autres pays membres du Conseil de coopération du golfe [Persique, ndlr], le gouvernement bahreïni opterait pour un mécanisme qui puisse rejeter catégoriquement ces interventions, en coopération avec des pays amis et la communauté internationale afin que l’Iran soit de plus en plus isolé », a expliqué le chef de la diplomatie bahreïnie.

Et d’ajouter : « Le mécanisme que nous envisageons d’adopter comprend une série de mesures dont les mesures politiques et diplomatiques, économiques et financières, culturelles et médiatiques au niveau national ainsi qu’à l’échelle du Conseil de coopération du golfe [Persique, ndlr] ».

http://presstv.com/DetailFr/2017/01/21/507129/ministre-bahreni-des-Affaires-trangres-Iran-Bahren-ingrence-Khalid-ben-Ahmed-alKhalifa-Ligue-arabe-Commission-antiiranienne


 

LE SAKER : LES RISQUES ET LES CHANCES POUR 2017

Les risques et les chances pour 2017


Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 12 janvier 2017 – Source The Saker

Quelques jours à peine en 2017, et nous pouvons déjà dire avec un haut degré de confiance que 2017 sera une année historique. En outre, je suggère que 2017 sera l’« année de Trump » parce que l’une de ces trois choses se produira : soit Trump s’en tiendra pleinement à ses menaces et à ses promesses, soit il en tiendra quelques-unes, mais reste loin du compte, soit finalement Trump sera neutralisé par le Congrès dirigé par les néocons, les médias, la communauté du renseignement. Il pourrait même être destitué ou assassiné. Bien sûr il y a une infinité de possibilités secondaires ici, mais pour cette démonstration, j’appellerai la première option le « Trump lourd », la seconde le « Trump léger » et la troisième le « Trump cassé ». Avant de discuter des possibles implications de ces trois éventualités principales, nous devons au moins poser le contexte, en rappelant la situation dans laquelle le président Trump va mettre les pieds. J’en ai discuté certaines dans mon analyse précédente, 2016 : l’année du triomphe de la Russie, et je ne mentionnerai ici que quelques-uns des résultats essentiels de l’an dernier. Ce sont :

  1. Les États-Unis ont perdu la guerre contre la Syrie. Je choisis mes mots avec soin ici : ce qui au départ avait de nombreux aspects d’une guerre civile s’est presque immédiatement transformé en une guerre d’agression par une vaste coalition de pays sous l’égide des États-Unis. De la création des « Amis de la Syrie » au soutien secret des diverses organisations terroristes en passant par les tentatives d’isoler le gouvernement syrien, les États-Unis ont rapidement pris le contrôle de la « guerre contre Assad » et maintenant ils « ont » leur défaite. Aujourd’hui, c’est la Russie qui contrôle totalement l’avenir de la Syrie. D’abord, les Russes ont essayé de travailler avec les États-Unis, mais c’est rapidement devenu impossible et les Russes ont conclu avec un dégoût total que la politique étrangère américaine n’était pas dirigée par la Maison Blanche ou le Foggy Bottom [Siège du secrétariat d’État, NdT],mais par le Pentagone. Celui-ci, cependant, a misérablement échoué à atteindre quoi que ce soit en Syrie et les Russes semblent en être venus à la conclusion étonnante qu’ils pouvaient tout simplement ignorer les États-Unis à partir de maintenant. Ils se sont donc tournés vers les Turcs et les Iraniens pour arrêter la guerre. C’est une évolution tout à fait extraordinaire : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus sans importance dans l’issue d’un conflit qu’ils avaient grandement contribué à créer et à perpétuer : ayant conclu que les Américains sont « incapables de passer un accord »(недоговороспособны), les Russes n’essayeront même pas de s’opposer aux efforts étasuniens, ils les ignoreront tout simplement. Je crois que le cas de la Syrie sera le premier et le plus dramatique, mais qu’à l’avenir cela se produira ailleurs, en particulier en Asie. C’est une situation qu’aucun Américain n’a dû affronter et il est très difficile de prédire comment Trump s’adaptera à cette situation totalement nouvelle. Je suis prudemment optimiste sur le fait qu’en bon homme d’affaires, Trump fera ce qu’il faut et acceptera la réalité telle qu’elle est, et concentrera ses efforts et ses ressources sur quelques problèmes/régions essentiels, plutôt que de poursuivre la chimère néocon d’une « suprématie mondiale dans tous les domaines ». J’y reviendrai plus tard.
  2. L’Europe est dans un état de chaos total. Comme je l’ai écrit souvent, au lieu que l’Ukraine devienne comme l’Europe, c’est l’Europe qui est devenue semblable à l’Ukraine : tout simplement non viable et vouée à l’échec. La crise européenne est massive et multiple. C’est bien sûr une crise économique, mais aggravée par une crise politique, qui elle-même est amplifiée par une crise sociale profonde et, résultat, l’ensemble du système de l’Union européenne et des élites qui la gouvernaient font aujourd’hui face à une crise de légitimité fondamentale. Quant aux politiciens européens, ils sont beaucoup plus occupés à nier l’existence de la crise qu’à l’affronter. Les États-Unis, qui depuis des décennies ont soigneusement encouragé et entretenu toute une génération de « dirigeants » européens sans épine dorsale, étroits d’esprit, stériles et infiniment soumis, affrontent aujourd’hui le résultat déplaisant que ces politiciens européens sont des chiots aussi perdus qu’aveugles et qu’ils n’ont tout simplement ni politique, ni vision, quant à ce qu’il faut faire ensuite : ils sont tous enfermés dans un mode de survie à court terme, caractérisé par une étroitesse de vue qui les rend inconscients de l’environnement dans lequel ils agissent. Un continent qui a produit des gens comme Thatcher, de Gaulle ou Schmidt produit aujourd’hui des non-êtres vides comme Hollande ou Cameron. Trump héritera par conséquent d’une colonie de facto, totalement incapable de se gérer. Et rien que pour aggraver les choses, tandis que les élites « compradores » de cette colonie n’ont aucune vision et aucune politique, elles sont en même temps profondément hostiles à Donald Trump et soutiennent totalement ses ennemis néocons. Encore une fois, c’est une situation à laquelle jamais aucun président américain n’a été confronté.
  3. La Russie est maintenant le pays le plus puissant sur la planète. Je sais, je sais, l’économie russe est relativement petite, la Russie a des quantités de problèmes et il y a tout juste un an, Obama a rejeté la Russie comme une « puissance régionale », tandis que McCain en parlait comme d’une « station essence déguisée en pays ». Que puis-je dire ? Ces deux imbéciles avaient tout simplement tort et il y a une bonne raison, ou plutôt beaucoup, pour que Forbes ait déclaré que Poutine est l’homme le plus puissant sur la terre, quatre années consécutives. Ce n’est pas seulement parce que l’Armée russe est probablement la plus puissante et la plus capable sur la terre (bien qu’elle ne soit pas la plus grande) ou parce que la Russie a réussi à vaincre les États-Unis en Syrie et, en réalité, dans le reste du Moyen-Orient. Non, la Russie est le pays le plus puissant sur la terre pour deux raisons : elle rejette et dénonce ouvertement le système politique, économique et idéologique mondial, régnant dans le monde entier, que les États-Unis ont imposé à notre planète depuis la Seconde Guerre mondiale et parce que Vladimir Poutine jouit d’un soutien solide comme le roc de quelques 80% de la population russe. La plus grande force de la Russie en 2017 est morale et politique; c’est la force d’une civilisation qui refuse de jouer selon les règles que l’Occident a réussi à imposer au reste de l’humanité. Et maintenant que la Russie les a « rejetées » avec succès, d’autres suivront inévitablement (de nouveau, en particulier en Asie). C’est également une situation totalement nouvelle pour le prochain président américain, qui devra œuvrer dans un monde où défier l’Oncle Sam ne correspond plus uniquement à une condamnation à mort, mais pourrait même être considéré comme assez à la mode.
  4. La Chine est maintenant enfermée dans une alliance stratégique avec la Russie, unique dans l’Histoire mondiale. Contrairement aux alliances passées, qui pouvaient être rompues ou dont on pouvait se retirer, ce que Poutine et Xi ont fait est de transformer leurs pays en symbiotes : la Russie dépend fondamentalement de la Chine pour de nombreux biens et services, tandis que la Chine dépend de la Russie pour l’énergie, l’industrie aérospatiale et la haute technologie (pour ceux qui sont intéressés, je recommande la lecture de l’excellent livre blanc que Larchmonter445 a écrit pour le blog du Saker à ce sujet : The Russia-China Double Helix). Résultat, la Russie et la Chine sont aujourd’hui comme des « sœurs siamoises », dont les têtes sont séparées (indépendance politique et gouvernements propres), mais qui partagent un certain nombre d’organes vitaux pour les deux têtes. Cela signifie que même si l’entité Russie/Chine voulait « se débarrasser de Chine/Russie » en échange d’un rapprochement avec les États-Unis, elle ne pourrait pas le faire. À ma connaissance, rien de pareil n’était arrivé auparavant. Jamais deux (ex-)empires ont décidé de rester séparés mais pleinement intégrés l’un à l’autre. Aucune grande charte, aucune grande alliance, aucun traité solennel n’a jamais été signé pour que cela arrive, seulement d’innombrables contrats et accords (comparativement) plus petits. Pourtant, elles ont tranquillement atteint quelque chose d’absolument unique dans l’Histoire. Ce que cela signifie pour les États-Unis, c’est qu’ils ne peuvent pas compter sur leur divide et impera favori pour essayer de gouverner la planète, parce que cette stratégie ne peut plus fonctionner plus longtemps : même si les dirigeants russes et chinois se disputaient violemment, ils ne pourraient pas défaire ce qui a été fait. L’élan intégrationniste entre la Chine et la Russie ne pourrait probablement être stoppé que par une guerre, ce qui ne sera tout simplement pas le cas. En ce moment, Trump se livre à de nombreuses gesticulations provocatrices à l’égard de la Chine, peut-être dans l’espoir que si les États-Unis normalisent leurs relations avec la Russie, la Chine se retrouverait isolée. Mais isoler la Chine est tout aussi impossible qu’isoler la Russie et provoquer la Chine est tout simplement voué à l’échec. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le prochain président américain devra faire l’expérience que dans le triangle formé par la Russie, la Chine et les États-Unis, ce sont eux qui représentent la partie la plus faible et la plus vulnérable.
  5. L’Iran est trop puissant pour être intimidé ou soumis. Il est vrai que l’Iran est beaucoup plus faible que la Russie ou la Chine et qu’il n’est pas un acteur international majeur. Je dirais cependant que l’Iran est une redoutable superpuissance régionale, qui peut probablement à elle seule affronter toute combinaison de pays de la région et l’emporter sur eux, même si c’est à un coût élevé. Exactement comme la Russie, il est protégé par une combinaison parfaite de géographie et de forces armées modernes. Bien sûr, les capacités iraniennes ne sont pas tout à fait de même niveau que celles des États-Unis ou de la Russie, mais elles sont assez puissantes pour faire de l’Iran une cible extrêmement difficile et dangereuse à attaquer. Il y a de nombreuses années, dans le lointain 2007, j’ai écrit un article intitulé Iran’s asymmetrical response options [Les options de l’Iran pour une réponse asymétrique], qui est clairement daté, mais surtout dans le sens où, depuis 2007, l’Iran est devenu encore plus dangereux à attaquer, que ce soit par les États-Unis, par Israël ou les deux ensemble. La Russie et/ou la Chine entreraient-elles en guerre avec les États-Unis, dans le cas d’une attaque américano-israélienne contre l’Iran ? Non. Mais il y aurait des conséquences politiques très graves à payer pour les États-Unis : un véto garanti au Conseil de sécurité de l’ONU (même si les forces étasuniennes sont visées en Arabie saoudite ou dans le détroit d’Ormuz), un soutien politique, économique et peut-être militaire à l’Iran, un soutien en termes de renseignement aux opérations iraniennes, non seulement en Iran mais aussi en Syrie, en Irak, en Afghanistan et ailleurs, une amélioration des relations aujourd’hui semi-officielles avec le Hezbollah et un soutien à la résistance libanaise. Mais l’« arme » principale utilisée contre les États-Unis serait informationnelle – toute attaque sera contrée avec véhémence par la presse russe et la blogosphère occidentale sympathisante de la Russie ; c’est exactement le scénario que les États-Unis et l’OTAN craignent tellement : sous la direction de RT et de Sputnik, une campagne de dénigrement des États-Unis sur les réseaux sociaux. C’est une réalité nouvelle pour 2017 : nous ne sommes pas habitués à l’idée que la Russie dispose aussi d’un soft power, dans ce cas un soft power politique, mais le fait est que ces capacités russes sont à la fois réelles et redoutables, et c’est pourquoi les néocons accusent « la machine de propagande du Kremlin », tant pour le Brexit que pour la victoire de Trump. Alors qu’une telle « machine » n’existe pas, il y a une blogosphère active et un espace de médias non étasuniens sur Internet, qui semblent assez puissants pour au moins encourager une sorte de « révolte des esclaves » contre les dirigeants néocons de l’Empire. Le résultat est le suivant : les États-Unis ont perdu leur monopole informationnel sur la planète et leur prochain président devra rivaliser, rivaliser vraiment, pour convaincre et rallier à ses vues et à son agenda. Comment Trump fera-t-il face à ces défis radicalement nouveaux ?

Si c’est le « Trump cassé », nous aurons quelque chose de très semblable à ce que nous avons eu avec Obama : beaucoup de promesses non tenues et d’espoirs perdus. Pratiquement, les États-Unis retourneront alors à ce que je pourrais appeler « les politiques de consensus de l’Empire anglosioniste », ce qui est ce que nous avons eu depuis au moins Bill Clinton et qui devient tous les quatre ans « le même vieux truc, le même vieux truc, mais en pire ». Si Trump est destitué ou assassiné, nous pourrions assister à une explosion de troubles aux États-Unis, qui absorberaient la plus grande partie du temps et de l’énergie de ceux qui ont essayé de le chasser. Si Trump se révèle n’être que des belles paroles sans actes, nous nous retrouverons dans la même situation que sous Obama : une présidence faible, débouchant sur diverses agences « faisant leurs propres affaires » sans se soucier de vérifier ce que les autres font. Ce serait un désastre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le résultat le plus probable serait un effondrement assez brutal, soudain et irréversible de l’Empire anglosioniste. Si un « président Pence » arrivait, les risques d’une guerre thermonucléaire augmenteraient dangereusement, au niveau de ce qu’ils étaient avant l’élection. C’est de loin la plus mauvaise option pour tout le monde.

Le « Trump léger » est probablement l’option la plus probable. Ne vous méprenez pas, même si je l’appelle comme ça, de grandes choses pourraient quand même se produire. Tout d’abord, les États-Unis et la Russie pourraient décider de traiter ensemble sur la base de leurs intérêts propres, avec du bon sens, du réalisme et un respect mutuel. Tout cela pourrait être tout à fait révolutionnaire et correspondre à l’abandon radical de la politique des États-Unis depuis Bill Clinton (et en réalité depuis la Seconde Guerre mondiale). La collaboration entre la Russie et les États-Unis ne serait cependant pas globale, mais plutôt limitée à certaines questions spécifiques. Par exemple, l’un et l’autre pourraient se mettre d’accord sur des opérations conjointes contre Daech en Syrie, mais les États-Unis ne mettraient pas fin à la politique actuelle USA/OTAN d’escalade et de confrontation contre la Russie en Europe. De même, le Congrès dominé par les néocons empêcherait toute collaboration américano-russe véritable sur la question de l’Ukraine. Cette option serait bien inférieure à ce qu’espèrent certains partisans inconditionnels de Trump, mais serait pourtant infiniment meilleure que Hillary à la Maison Blanche.

Bien que sans doute moins probable, c’est le « Trump lourd » qui pourrait vraiment ouvrir la voie à une ère fondamentalement nouvelle dans les relations internationales. Dans ce cas, la Russie et les États-Unis concluraient un certain nombre d’accords de grande portée, dans lesquels ils agiraient conjointement pour résoudre des problèmes essentiels. Les possibilités théoriques sont phénoménales.

Tout d’abord, les États-Unis et la Russie pourraient refondre entièrement la sécurité européenne en faisant revivre et en modernisant ce qui est sa pierre angulaire : le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Ils pourraient négocier un nouveau FCE-III, puis l’utiliser comme base pour régler toutes les questions de sécurité en suspens en Europe et donc rendre de facto impossible une guerre en Europe. Les seuls vrais perdants seraient les complexes militaro-industriels occidentaux et quelques États enragés et sinon inutiles (Lettonie, Pologne, etc.), dont le seul bien d’exportation valable est la paranoïa russophobe. Comme dans chaque cas cependant, lorsqu’une guerre, potentielle ou effective, est remplacée par la paix, la population européenne dans sa grande majorité bénéficierait d’un tel accord. Quelques négociations difficiles et délicates seraient nécessaires pour mettre au point tous les détails, mais je suis certain que si on donne à la Russie quelques garanties réelles et vérifiables quant à sa sécurité, le Kremlin ordonnerait le retrait des forces russes situées à l’ouest de l’Oural.

Ensuite, les États-Unis et la Russie pourraient agir ensemble pour stopper la guerre en Ukraine, la transformer en un État fédéral avec une large autonomie garantie à toutes ses régions (pas seulement le Donbass) et déclarer qu’une Ukraine non alignée et neutre sera la clé de voûte du nouveau système de sécurité européen. Si la Russie et les États-Unis sont d’accord sur ce point, les Ukronazis ou les Européens ne pourront rien faire pour l’empêcher. Franchement, exactement comme des adolescents irresponsables et stupides ne sont pas autorisés à participer aux décisions des adultes, il faudrait dire à l’Union européenne et à la junte de Kiev qu’elles ne produisent que des catastrophes et que les adultes ont dû s’en mêler pour empêcher le cauchemar de devenir encore pire. Je vous parie qu’une telle approche recueillerait le soutien de nombreux Ukrainiens, sinon de la plupart, qui en ont maintenant assez de ce qui se passe. La plupart des Européens (exceptées les élites politiques, bien sûr) et la plupart des Russes accueilleraient positivement la fin de ce bordel ukrainien (désolé, mais c’est une description correcte).

Les États-Unis ont perdu beaucoup d’importance au Moyen-Orient. Ils ont cependant encore assez de pouvoir pour effectivement contribuer utilement à la destruction de Daech, en particulier en Irak. Tandis que la Russie, l’Iran et la Turquie peuvent probablement imposer un certain type de règlement de la guerre en Syrie, et avoir le soutien américain, même s’il n’est que limité, pourrait être extrêmement utile. Le CENTCOM est toujours très puissant et une campagne russo-américaine conjointe pour écraser Daech pourrait être extrêmement bénéfique à toute la région. Enfin, que les Russes et les Américains collaborent intelligemment et sincèrement les uns avec les autres serait quelque chose de très nouveau et de fascinant à observer, et je suis quasiment sûr que les soldats des deux côtés accueilleraient très favorablement cette chance. Le Moyen-Orient n’a pas à devenir un jeu à somme nulle, mais le prochain président devra comprendre que les États-Unis sont maintenant un partenaire mineur dans une coalition beaucoup plus grande. C’est le prix à payer pour avoir eu un idiot à la Maison Blanche pendant huit ans.

Inutile de dire que si les Américains et les Russes réussissent à travailler ensemble en Europe, l’Ukraine et le Moyen-Orient connaîtront un arrêt spectaculaire de la « guerre tiède » qui a eu lieu entre la Russie et les États-Unis pendant la désastreuse présidence d’Obama.

Hélas, il y a le problème plutôt pénible de la réponse de Trump aux demandes du lobby pro-Israël américain et sa rhétorique anti-iranienne stupide et délirante. Si Trump continue avec ces absurdités une fois entré à la Maison Blanche, il se coupera de tout véritable accord au Moyen-Orient. En plus, connaissant la russophobie enragée des néocons, si Trump s’incline devant leurs revendications sur l’Iran, ils devra probablement aussi réduire l’étendue de la collaboration américano-russe en Europe, en Ukraine et ailleurs. Il en va de même pour le dénigrement et la provocation constantes de Trump envers la Chine : s’il croit vraiment et sincèrement que les États-Unis sont en position d’intimider la Chine, il se prépare à quelques désillusions très pénibles. L’époque où les États-Unis pouvaient maltraiter ou intimider la Chine est révolue depuis longtemps et tout ce que Trump ferait contre la Chine échouera, de la même façon qu’Obama a échoué contre la Russie.

C’est à mon avis LA question clé de la présidence Trump : sous sa présidence, les États-Unis accepteront-ils le fait que leur hégémonie mondiale est terminée une fois pour toutes et qu’à partir de maintenant, ils ne seront plus qu’un acteur important parmi d’autres acteurs importants ? Oui, l’Amérique, le pays, pas l’Empire, « peut retrouver sa grandeur », mais seulement en renonçant à l’Empire et en acceptant de devenir un pays « normal », quoique encore important.

Si l’establishment étasunien continue à fonctionner à partir de l’hypothèse que « Nous sommes le numéro un », « l’armée américaine est la plus puissante de l’Histoire mondiale » ou que « les États-Unis sont la nation indispensable » qui doit « diriger le monde », alors la présidence de Trump finira en catastrophe. Les idées messianiques et impérialistes ont toujours conduit ceux qui les portaient à un échec retentissant et les États-Unis ne font pas exception. Pour une raison : la mentalité messianique et impérialiste est toujours profondément délirante, puisqu’elle met toujours l’idéologie au-dessus de la réalité. Et, comme on dit, si tu as la tête dans le sable, c’est que tu as le cul en l’air. L’un des plus grands avantages que la Russie et la Chine ont sur les États-Unis, est qu’elles comprennent totalement qu’elles sont, sur de nombreux aspects, plus faibles qu’eux. Et pourtant, paradoxalement, cette conscience est ce qui les rend plus fortes à la fin.

Ce pourrait par conséquent devenir une priorité absolue du président Trump d’abandonner l’attitude infiniment arrogante, si typique des néocons et de leurs prédécesseurs (physiques et idéologiques) trotskystes, et de la remplacer par une conscience aiguë de la nécessité de ne s’engager que dans des politiques en rapport avec les capacités effectives des États-Unis. Des politiques réalistes et basées sur les faits doivent remplacer l’actuelle hubris impériale.

De même, purger les élites étasuniennes de la cabale toxique qui a pris le dessus devrait aussi devenir une priorité essentielle du président Trump : exactement comme la principale menace pour le président Poutine est la cinquième colonne russe, je crois fortement que la plus grande menace pour le président Trump sera la cinquième colonne contrôlée par les néocons aux États-Unis, en particulier au Congrès, dans les médias, à Hollywood et dans la communauté du renseignement. Les néocons ne renonceront jamais avec élégance, ni n’accepteront que le peuple américain leur a montré la porte. Au contraire, il feront ce qu’ils ont toujours fait : se livrer à une méchante campagne de haine contre Trump lui-même et contre ceux qui ont osé voter pour lui. En ce moment, Trump essaie, à l’évidence, de les apaiser en leur jetant un os ici ou là (Pence, Priebus, Friedman, dénigrement de l’Iran, etc.), ce qui, je suppose, est assez juste. Mais s’il continue à zigzaguer comme ça une fois qu’il sera à la Maison Blanche, il n’aura pas une chance contre eux.

Michael Moore vient d’appeler à « 100 jours de résistance » après l’inauguration de Trump. Bien que Moore lui-même soit avant tout un clown (très talentueux), ce genre d’initiative peut finir par devenir à la mode, en particulier chez les « millenials » américains totalement zombifiés et les pseudo « progressistes »blessés, qui ne peuvent et ne veulent tout simplement pas accepter que Hillary a perdu. Nous ne devons jamais sous-estimer les capacités des agents de Soros pour lancer une Révolution de couleur à l’intérieur des États-Unis.

L’« État profond » américain est aussi un ennemi puissant et extrêmement dangereux, dont les choix pour s’opposer à un « Trump lourd » comprennent non seulement d’assassiner Trump lui-même, mais aussi de créer un autre 9/11 sous fausse bannière aux États-Unis, incluant éventuellement des matières nucléaires, et de l’utiliser comme prétexte pour imposer une sorte d’état d’urgence.

Enfin, et comme toujours, il y a les banques (dans un sens général, ce qui inclut les assurances, les fonds d’investissement, etc., et en gros tous les financiers) qui combattent le retour à la souveraineté des États-Unis avec tout ce qu’ils ont. En général, j’utilise l’expression « retour à la souveraineté » pour décrire ce que Vladimir Poutine a tenté de faire en Russie depuis 2000 : le processus de lutte contre le véritable pouvoir d’une petite élite transnationale, pour le rendre au peuple russe et faire de la Russie un pays vraiment indépendant et souverain. Le même concept, cependant, s’applique également aux États-Unis, dont la population est clairement devenue l’otage et l’esclave d’une petite élite, de fait moins de 1%, qui contrôle totalement les vrais centres de pouvoir. Une grande partie, la plus grande en réalité, est concentrée dans diverses institutions financières qui contrôlent vraiment toutes les branches du gouvernement aux États-Unis. Certains les appellent « Corporate USA » ou « USA Inc. », mais en réalité, nous sommes confrontés à des financiers et non à des entreprises qui vivent en offrant des biens et des services. Les niveaux réels de corruption aux États-Unis sont probablement plus élevés que partout ailleurs sur la planète, simplement à cause des immenses sommes d’argent en jeu. Les parasites (littéralement) corrompus qui gèrent cette machine à faire de l’argent feront tout leur possible pour empêcher le retour du peuple américain au pouvoir et ils ne permettrons jamais qu’« un homme – une voix » remplace l’actuel « un dollar – une voix ».

Il est ironique, bien sûr, que Trump lui-même et tout son entourage proviennent des élites financières. Mais ce serait une erreur d’en déduire simplement que si une personne vient d’un milieu spécifique, elle l’aimera et le soutiendra toujours. Che Guevara était un docteur en médecine, issu d’une famille bourgeoise argentine assez aisée. Oh, je ne compare pas Trump au Che ! Je dis seulement que la théorie de la conscience de classe présente parfois des exceptions intéressantes. Au moins, Trump connaît très bien ces gens et il pourrait être l’homme idéal pour briser leur actuel monopole sur le pouvoir.

Conclusion

Faire des prédictions pour une année comme 2017, alors que la plupart des résultats dépendent de ce qu’une seule personne pourrait faire ou ne pas faire est assez futile. Au mieux, c’est un exercice de simple chance statistique. Ceux qui émettront des prédictions correctes feront bonne impression, évidemment, et ceux dont les prédictions ne se concrétiseront pas, en feront une mauvaise. Mais en réalité, ils sont tous dans le flou aujourd’hui. C’est pourquoi je choisis de parler de risques et de chances et de considérer au moins trois « variantes Trump ». Ce sont des processus dans lesquels Trump et les États-Unis sont cruciaux ou, au moins, centraux, mais il y en a d’autres où ils comptent beaucoup moins. Donc, pour conclure, je hasarderai quelques suppositions que je vous soumets avec toutes les réserves imaginables sur le fait qu’elles seront peut-être fausses. Cela dit, allons-y.

Premièrement, je pense qu’il y a une bonne chance que la Russie, l’Iran et la Turquie réussissent à stopper la guerre contre la Syrie. Le pays restera unifié, mais avec des zones d’influences claires et avec un gouvernement qui comprendra Assad, mais aussi des représentants de l’opposition. La Syrie est beaucoup trop grande et trop diverse pour jouir de la paix qui règne aujourd’hui en Tchétchénie, donc au mieux nous pouvons espérer le genre de demi-paix que le Daghestan a subie ces dernières années. Ce ne sera pas parfait, cela ne suffira pas, mais l’horreur absolue s’arrêtera.

Deuxièmement, je pense que Porochenko perdra le pouvoir cette année. L’Ukraine occupée par les nazis a survécu à un mélange d’inertie (il y avait encore beaucoup de richesse datant de l’ère soviétique) et d’aide occidentale. Les deux sont maintenant complètement à l’arrêt. En plus, il y a des signes croissants que l’armée ukrainienne est devenue fondamentalement incapable d’opérations de combat sensées. Si certains bataillons de volontaires nationalistes particulièrement délirants ou si un dirigeant politique ordonnait une attaque sur la Novorussie, les Ukrainiens pourraient endurer une grave défaite, suivie de la libération des territoires des régions de Donetsk et de Lougansk actuellement occupés par les nazis. Et cette fois, si cela se produit, les Novorusses auront les moyens de libérer Marioupol et de la tenir sans être coupés du Donbass par une contre-attaque ukrainienne sur leur flanc. Enfin, si Porochenko est remplacé par des éléments encore plus fous, la Russie pourrait décider de reconnaître l’indépendance des Républiques de Lougansk et de Donetsk ce qui, à son tour, entraînerait inévitablement un référendum dans ces républiques pour rejoindre la Russie. Les politiciens de l’Union européenne seront en crise, la Pologne et l’Estonie déclareront qu’une invasion russe est imminente, mais la Russie les ignorera tous, tout simplement. Quant à Trump, il est très peu probable qu’il fasse quoi que ce soit à ce propos, surtout si on considère que les Ukronazis étaient à 100% derrière Hillary et le rejetaient comme une bonne blague. La dernière et seule chance pour le « Banderaston indépendant » d’éviter ce résultat est d’appliquer enfin pleinement et totalement l’Accord de Minsk-2, et de s’auto-dissoudre. Les cinglés de Kiev auront-ils la sagesse de le comprendre ? J’en doute beaucoup. Mais qui sait, peut-être Dieu aura-t-il pitié du peuple d’Ukraine et lui donnera-t-il la force de se débarrasser de la pourriture bandériste qui leur a apporté tant de misère.

Il me reste une grande préoccupation : l’Amérique latine. Cela n’a pas été relevé souvent, mais l’Amérique latine est le seul domaine en politique étrangère, où Obama a eu plutôt du succès, du moins si vous soutenez la domination qu’y exercent les États-Unis : Castro est mort, Chavez a disparu, peut-être assassiné, Christina Kirchner s’en est allée, la présidente Dilma Rousseff a été renversée par un coup d’État parlementaire et il semble que le même sort va maintenant frapper Nicolas Maduro. Très significativement, Cuba a accepté un accord qui donnera aux États-Unis une influence beaucoup plus grande sur l’avenir de l’État insulaire. C’est vrai, Evo Morales, Rafael Correa et Daniel Ortega sont encore au pouvoir, mais le fait indéniable est que les poids lourds politiques d’Amérique latine sont tombés. Trump changera-t-il de politique l’égard de l’Amérique latine ? J’en doute vraiment, ne serait-ce que parce qu’on « ne répare pas ce qui n’est pas cassé ». Et d’un point de vue impérialiste américain, la politique actuelle n’est pas cassée du tout, c’est plutôt un succès. Je ne vois tout simplement aucune raison pour laquelle Trump déciderait de permettre aux Latino-Américains d’être libres et souverains, renversant ainsi une Doctrine Monroe vieille de presque 200 ans. La liberté pour l’Amérique latine viendra à la fin d’une longue lutte, indépendamment de qui occupe la Maison Blanche.

Donc non, 2017 n’aura qu’un lointain rapport avec la vie dans un monde parfait, mais il y a une chance supérieure à la moyenne que 2017 voie quelques améliorations très importantes et très nécessaires par rapport aux années précédentes, franchement désastreuses. Il y a encore un espoir que Trump tienne ses promesses et, s’il le fait, il pourrait devenir l’un des meilleurs présidents américains depuis de très, très nombreuses années. Que Trump tienne ses promesses ou non, le monde continuera à passer de l’unipolarité à la multipolarité, et c’est une évolution extrêmement souhaitable. Dans l’ensemble et pour la première fois depuis des dizaines d’années, je me sens plutôt optimiste. C’est un sentiment tellement étrange et si peu naturel pour moi, que je me sens presque coupable. Mais parfois une jouissance coupable est aussi un grand plaisir !

The Saker

Article original paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

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http://lesakerfrancophone.fr/les-risques-et-les-chances-pour-2017


 

JULIAN ASSANGE REFUSE D’ETRE EXTRADE VERS LES USA

Assange refuse d’être extradé vers les États-Unis

 Depuis 10 heures  19 janvier 2017

assange

 Amérique et Europe - USA

Le fondateur de l’organisation spécialisée dans la publication de documents confidentiels refuse d’être traduit en justice aux États-Unis, les autorités américaines n’ayant pas rempli ses conditions.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a finalement signifié son refus d’être extradé vers les États-Unis, suite au non-respect des conditions qu’il avait avancées, ont déclaré ses avocats cités par le Washington Post.

Auparavant, M.  Assange s’était dit prêt à se rendre aux États-Unis, où il court le risque de lourdes accusations, à condition que ses droits soient garantis, notamment si le président américain faisait preuve de clémence envers Chelsea Manning, a annoncé mercredi le site WikiLeaks.

« Assange est prêt à venir aux États-Unis à condition que ses droits soient garantis  », avait écrit WikiLeaks sur Twitter, à la suite de la décision de Barack Obama de commuer la peine de Chelsea Manning, condamnée en 2013 à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700  000 documents confidentiels à WikiLeaks.

À trois jours de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a commué mardi la peine de la lanceuse d’alerte. Chelsea Manning, une militaire transsexuelle qui s’appelait auparavant Bradley Manning, sera libérée le 17 mai. La femme de 28 ans avait tenté de mettre fin à ses jours en octobre, après une première tentative de suicide en juillet.

Interrogé par l’AFP, un avocat de M. Assange aux Etats-Unis, Barry Pollack, a souligné que la commutation de peine décidée par le président américain restait de toute manière en deçà des attentes formulées par l’Australien de 45 ans.

«  M. Assange salue le fait que la peine de Mme Manning soit réduite (…), mais c’est bien en dessous de ce qu’il voulait  », a-t-il dit en expliquant qu’Assange avait notamment appelé à la libération « immédiate » de Manning.

L’avocat a également rappelé que son client n’avait pas été officiellement «  inculpé  » aux Etats-Unis et que le département américain de la Justice n’avait pas formulé de demande d’extradition à son encontre.

L’avocate Melinda Taylor, qui défend également les intérêts du fondateur de WikiLeaks a également confirmé que la commutation de peine à l’égard de Manning n’était «  pas du tout ce qu’Assange demandait  ».

Julian Assange est réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis juin 2012 pour éviter une extradition vers la Suède où des accusations de viol sont portées à son encontre et qu’il nie. Julian Assange affirme craindre que Stockholm ne l’envoie ensuite vers les Etats-Unis où il devrait répondre de la publication par WikiLeaks des documents militaires et diplomatiques révélés par Chelsea Manning.

Sputnik

http://french.almanar.com.lb/201727


 

LA COREE DU NORD SERAIT PRETE A LANCER DE NOUVEAUX MISSILES BALISTIQUES INTERCONTINENTAUX

Bientôt de nouveaux missiles balistiques intercontinentaux en Corée du Nord

 Depuis 1 heure  19 janvier 2017

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 Asie et Afrique - Deux Corées

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La Corée du Nord se prépare à lancer ses nouveaux missiles balistiques intercontinentaux et comme par hasard, leurs essais correspondent avec l’investiture du nouveau président élu américain Donald Trump. Selon des informations provenant de Corée du Sud, sa voisine du Nord se prépare à lancer de nouveaux missiles balistiques.
Ses derniers seraient, d’après les informations sud-coréennes, montés sur des aires de lancement mobiles, ce qui les rend parfaitement capables d’être envoyés depuis n’importe quel lieu et à n’importe quelle heure. Ces informations ont été confirmées par le leader du pays Kim Jong-un dans son discours du Jour de l’An.

Des journalistes coréens supposent également que la date des essais de ces missiles pourraient correspondre avec la date de la cérémonie d’investiture du nouveau président élu américain Donald Trump. Des sources militaires ont annoncé aux journalistes du Chosun Ilbo (l’un des trois principaux quotidiens sud-coréens, ndlr) qu’ils avaient pu constater des mouvements de pièces de batteries de missiles sur le territoire de la Corée du Nord. Ils prétendent notamment avoir observé par satellite le transfert d’une importante rampe de lancement de missiles.

D’après les mêmes sources, cette rampe n’a rien à voir avec celles qui avaient été testées jusqu’à présent, étant d’un gabarit bien plus important. Des médias ont supposé que cette rampe était transportée sur un des camions militaires en vue d’un prochain montage.

En mars 2016, sur ordre de Kim Jong-un, des spécialistes coréens ont effectué des essais d’un missile intercontinental afin d’évaluer sa resistance thermique. Plusieurs médias ont confirmé le succès de ces essais. Ainsi, le leader du pays a affirmé qu’ils avaient élaboré une technologie que seules quelques puissances militaires possédaient, ce qui constituait une étape importante dans la fabrication des missiles balistiques.

En avril dernier, M. Kim Jong-un a personnellement dirigé les essais du moteur d’un nouveau missile sur la base de lancement de Sohae.

Rappelons qu’une résolution de l’Onu interdit à la Corée du Nord de procéder à des essais de missiles balistiques. Cette résolution n’est pas reconnue par Pyongyang qui considère que tout pays a le droit de renforcer son potentiel de défense face à la politique hostile de Washington.

Source: Sputnik

http://french.almanar.com.lb/202288


 

ARIEL RODRIGUEZ NOYOLA : MENACE SUR L’AMERIQUE DU SUD…

Menace sur l’Amérique du Sud…


Les États-Unis vont installer une nouvelle base militaire au Pérou

Préambule de l'auteur  

Après la destitution parlementaire de Dilma Rousseff au Brésil et l'arrivée de Mauricio Macri à la Casa Rosada en Argentine, les États-Unis tentent désespérément d'augmenter leur présence militaire en Amérique latine, et en particulier dans le Cône Sud. Le Pérou, l'un des pays de l'Alliance du Pacifique, est la dernière victime des incursions impériales de Washington. Le gouvernement régional d'Amazonas (Pérou) a approuvé à la fin de 2016 l'installation d'une nouvelle base militaire américaine qui, dans l'opinion publique, est présentée comme un centre de secours en cas de catastrophes naturelles.

Ariel Noyola Rodriguez

Par Ariel Rodriguez Noyola – Le 9 janvier 2017 – Source globalresearch

Juste quelques jours avant de quitter la Maison Blanche, Barack Obama a décidé de ne pas manquer l’occasion de renforcer le déploiement des forces américaines en Amérique du Sud.

 

Il se trouve que le gouvernement régional d’Amazonas, au Pérou, le commandement US du Southern Command  et l’entreprise Partenon Contractors EIRL viennent de signer le projet d’installation d’une nouvelle base militaire, camouflée sous le nom de Centre d’opérations régionales d’urgence (COER) d’Amazonas. Les travaux d’un montant un peu supérieur à $1 350 000 commenceront le 29 décembre 2016 et sont prévus pour durer environ 540 jours.

Selon les informations fournies par le gouvernement péruvien, la base militaire américaine aura un héliport de 625 mètres carrés, un bâtiment de deux étages, le premier sera un entrepôt d’aide humanitaire de 1 000 mètres carrés, et le seconde abritera les modules opérationnels – logistique, communication, surveillance et d’analyse, etc. – du COER. S’y ajoutent une salle de réunion, une salle de presse, des chambres et un parking de 800 mètres carrés.

Il ne fait aucun doute que cet interventionnisme est déguisé en aide humanitaire. Au contraire de ce qui est annoncé officiellement, il n’est pas orienté vers un renforcement de la réactivité des Péruviens contre les catastrophes naturelles. Les États-Unis plantent leurs griffes militaires dans le Cône Sud avec l’approbation du président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski. La souveraineté de l’Amérique du Sud est menacée.

Les États-Unis n’ont plus besoin de lancer des guerres de conquête pour affirmer leur hégémonie sur le territoire de l’Amérique latine. Maintenant, la discipline est assurée d’une manière beaucoup plus subtile grâce à des initiatives de militarisation clandestines. En plus de la lutte contre le terrorisme, Washington a utilisé la lutte contre le trafic de drogue, et son prétendu engagement à faire respecter les droits de l’homme, comme prétexte pour se mêler des affaires intérieures des autres pays.

Le Pérou est une plate-forme décisive pour les États-Unis dans le but de consolider son plan d’extension de la domination sur l’ensemble de l’Amérique du Sud, une région qui, comme nous le savons, a d’immenses réserves stratégiques de ressources naturelles – eau, gaz, pétrole, métaux, minéraux, etc.. Durant la dernière décennie, et plus, les gouvernements sud-américains ont fait subir d’énormes revers à la mainmise  économique et géopolitique des États-Unis sur le continent.

Cependant, depuis 2009 le Pérou n’a pas opposé toute sa résistance aux incursions impériales de Washington. Il est devenu l’un des pays d’Amérique latine qui avaient déjà la plus grande présence de forces armées américaines sur leur territoire avant l’approbation de la mise en place de cette nouvelle base militaire dans le département d’Amazonas. L’US Southern Command a déjà pris ses aises dans les régions de Lambayeque, Trujillo, Tumbes, Piura, San Martin et Loreto.

Il convient de noter que la coopération militaire entre Washington et Lima ne se limite pas à l’installation de bases militaires. Les États-Unis ont réussi à entrer pleinement dans l’appareil de sécurité et de défense. Par autorisation du Ministère de la Défense du Pérou, les unités d’Opérations spéciales du commandement conjoint des forces armées, du commandement du renseignement et de la composante spéciale du VRAEM ont reçu une formation par les forces américaines entre mai et septembre 2016 .

En parallèle, les forces péruviennes ont mené un certain nombre d’exercices militaires conjoints avec les États-Unis. Selon leurs arguments, il s’agit de renforcer la stratégie de défense contre les agressions extérieures. L’un des exercices les plus importants est l’exercice des forces silencieuses (SIFOREX en anglais), qui se tient tous les deux ans dans la mer de Grau, considéré comme l’un des exercices navals d’importance internationale.

La situation du Pérou reflète clairement le fait que l’Amérique du Sud passe par des moments critiques et subit une forte campagne de harcèlement. Avec les difficultés économiques, la région est victime d’une puissante offensive venue de l’extérieur pour essayer de renforcer, de diverses manières, la présence de Washington.

Les incursions militaires américaines dans la région avancent à un rythme rapide, autant en profitant du tournant de certains gouvernements vers le conservatisme, principalement après l’arrivée de Mauricio Macri à la présidence de l’Argentine et la destitution parlementaire de Dilma Rousseff au Brésil, que par un effort continu visant à saper l’influence de pays comme la Chine, la Russie et l’Iran.

S’armer jusqu’aux dents au Pérou représente un enjeu vital pour les États-Unis, permettant plus tard de mener à bien l’installation d’une autre base militaire en Argentine, à la frontière avec le Brésil et le Paraguay.

Sans aucun doute, la construction d’un avenir meilleur pour les pays d’Amérique du Sud est en grave danger…

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact : noyolara@gmail.com. Twitter :@noyola_ariel.

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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http://lesakerfrancophone.fr/menace-sur-lamerique-du-sud


 

LA CNIL RAPPELLE QUE LES FAUX POSTS CIRCULANT SUR FACEBOOK POUR PROTEGER SA VIE PRIVEE N’ONT AUCUNE VALEUR JURIDIQUE

Facebook: attention, les faux posts pour protéger sa vie privée sont de retour

 Par LEXPRESS.fr , publié le 
Chaque année, de faux messages pour protéger son profil circulent sur Facebook.

Chaque année, de faux messages pour protéger son profil circulent sur Facebook.

 

AFP/Justin TALLIS

Comme chaque année, des messages circulant sur le réseau social proposent aux internautes de signifier à Facebook leur refus de l'utilisation de leurs informations personnelles. Un procédé sans aucune valeur juridique.

Crainte récurrente des internautes, l'utilisation par Facebook de leurs données personnelles ne se refuse pas par une simple déclaration écrite, contrairement à ce qu'indiquent peut-être certains de vos amis sur le réseau social. Comme chaque année, Facebook est envahi depuis quelques jours par un étrange message. En le copiant-collant et en invitant ses contacts à faire de même, l'utilisateur serait à même de refuser l'utilisation par Facebook d'un certain nombres d'informations personnelles.  

Problème, ce procédé est totalement inefficace et ne dispose d'aucune valeur juridique. C'est ce qu'a tenu à rappeler lundi la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), dans une mise en garde postée sur sa page Facebook, en relayant un article du Monde publié cet été. "Chaque année il revient ! Et chaque année, nous rappelons que ce type de message n'a aucune valeur juridique et ne garantit en rien la protection de vos données, de vos créations, de vos photos publiées sur Facebook. Il ne sert donc à rien de le partager sur votre mur", écrit la Commission. 

Elle rappelle les règles de base pour protéger au mieux ses informations: bien lire les conditions générales d'utilisation d'un réseau social avant de l'utiliser, régulièrement vérifier ses paramètres de confidentialité, ne pas publier d'informations trop personnelles, et enfin d'exercer les droits prévus par la loi informatique et libertés.  

En effet, dès lors qu'un internaute s'inscrit sur le réseau social, il en accepte les conditions générales d'utilisation, qui l'engagent. L'unique marge de manoeuvre de l'utilisateur demeure la modification possible d'un certain nombre de paramètres de confidentialité. La seule façon pour l'utilisateur de s'opposer à toute utilisation de ces informations serait donc...de ne pas s'inscrire sur le réseau social. 

Dans son onglet consacré à l'utilisation des informations personnelles, Facebook informe ses membres en ces termes : "nous utilisons les informations que nous recevons pour les services et les fonctions que nous vous fournissons, à vous et à d'autres utilisateurs, tels que vos amis, nos partenaires, les annonceurs qui achètent des publicités sur le site, et les développeurs qui conçoivent les jeux, les applications et les sites web que vous utilisez".  

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/facebook-attention-les-faux-posts-pour-proteger-sa-vie-privee-sont-de-retour_1869944.html


 

BAHREÏN : LE MOUVEMENT AL-WAFAA ANNONCE LE DEBUT DE LA LUTTE ARMEE CONTRE LE REGIME

Un mouvement bahreïni annonce le début de la lutte armée

 Depuis 5 heures  17 janvier 2017

sayedmortada

 Bahreïn - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

Le mouvement d’opposition bahreïnie al-Wafaa a annoncé le début de la lutte armée contre le régime, au moment où les manifestations de colère se poursuivent en protestation à l’exécution par les autorités de trois jeunes détenus bahreinis.

Sayed Mortada al-Sindi, un dirigeant du mouvement al-Wafaa, a affirmé que « la période des contestations pacifiques a poussé le régime à plus de répressions à l’encontre du peuple bahreïni ». Et d’ajouter: « Nos partisans seront désormais présents sur le terrain et auront recours à l’action armée ».

Rappelons que le peuple bahreïni a investi lundi les rues dans diverses régions du pays en protestation à l’exécution collectives de trois bahreinis accusés à tort d’avoir tué un policier émirati. Plusieurs heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants, dont une dizaine d’entre eux ont été blessés par des tirs réels.

Traduit par AlManar à partir du site AlMasirah

http://french.almanar.com.lb/197019


 

AFGHANISTAN : 3 OFFICIERS US ET LEURS ACHETEURS ARRETES POUR TRAFIC D’ARMES

Afghanistan : 3 officiers US arrêtés pour trafic d’armes

Mon Jan 16, 2017 3:55PM

Les hélicoptères américains viennent souvent au secours des groupes armés opposés au gouvernement afghan. ©AP

Les hélicoptères américains viennent souvent au secours des groupes armés opposés au gouvernement afghan. ©AP

En Afghanistan, trois officiers américains ont été arrêtés alors qu’ils procédaient à la vente d'équipements militaires aux groupes armés opposés au gouvernement.

C'est dans une région située entre les districts de Sayed et Kohistanat que les patrouilles de la police afghane ont découvert les activités suspectes d’un groupe de miliciens opposés au gouvernement qui avaient sur eux des sommes considérables sous forme de dollars américains.

Le responsable des patrouilles de la province de Sar-e-Pol a déclaré : "Nos forces ont vite compris qu’ils s’y étaient installés pour l'achat d'armements." Ce responsable précise que l'intervention des forces de sécurité s'est faite précisément au moment de l’échange, leur permettant d'arrêter les vendeurs comme les acheteurs d'armes. " Une grande quantité d'armes légères et lourdes ont été confisquées", a-t-il ajouté.

Parmi les vendeurs d'armes se trouvaient trois étrangers a souligné l’autorité afghan qui avoue les avoir d'abord pris pour des ressortissants arabes ou tchétchènes. Une fois identifiés, il s'est avéré qu'il s'agissait de trois officiers américains.

Suite à la pression de certains responsables afghans ainsi que celle des autorités américaines, les détenus américains ont été relâchés, ajoute le militaire afghan qui précise que tous les documents qui témoignaient des interrogatoires, y compris les photographies et autres preuves dont les dollars et les armes ont été transportés vers un endroit inconnu sous l’ordre des autorités américaines.

Cela intervient alors que les sources d’information avaient à plusieurs reprises fait état des tentatives des agents américains de provoquer des tensions ethniques et religieuses en Afghanistan.

Certaines autorités locales des provinces du Nord et de l’Est d’Afghanistan ont déclaré au correspondant de Mehr News que les batailles étaient épaulées par des hélicoptères américains.

http://presstv.com/DetailFr/2017/01/16/506440/officiers-US-arrts-en-Afghanistan-armes


 

L’EGYPTE ANNULE LA RETROCESSION DES DEUX ILOTS DE TIRAN ET SANAFIR A L’ARABIE SAOUDITE

Egypte: annulation de la rétrocession de deux îlots de Tiran et Sanafir à l’Arabie saoudite

 Depuis 3 heures  16 janvier 2017

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 Egypte - Moyent-Orient

La Haute cour administrative égyptienne a confirmé lundi l’annulation de la rétrocession controversée par Le Caire de deux îlots de la mer Rouge à l’Arabie saoudite.

La cour a jugé que les îlots inhabités de Tiran et Sanafir étaient des territoires souverains égyptiens, contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement qui avait annoncé leur rétrocession à l’Arabie à l’occasion d’une visite au Caire du roi Salmane en avril, rapporte l’AFP.

Cette décision avait immédiatement soulevé une vive controverse et déclenché des manifestations contre le régime du président Abdel Fattah al-Sissi. Elle avait été annulée en juin par le conseil d’Etat et le gouvernement avait fait appel.

Le gouvernement avait justifiée cette rétrocession en expliquant que les deux îlots appartenaient à l’Arabie mais que Ryad avait demandé en 1950 au Caire d’en assurer la protection.

La Haute cour a précisé que la décision sur leur appartenance à l’Egypte était « unanime ». Son annonce a été saluée par des cris de joie dans la salle du tribunal, des militants chantant: « Ces îles sont égyptiennes! ».

Cette décision risque de tendre davantage les relations entre Le Caire et Ryad, qui se sont nettement refroidies ces derniers mois, notamment sur le dossier du conflit syrien.

Le président Sissi s’est rapproché de la Russie, tandis que Ryad aide les rebelles takfiristes.

À titre de punition, Ryad a refusé de fournir à l’Egypte le pétrole dont elle a besoin.  Il y a quelques jours le Président Sissi dénonçait  lors d’un entretien  « le soutien de certains pays de la région au terrorisme » dans le but de  » le renverser », rapporte PressTV.

Source: Divers

http://french.almanar.com.lb/195688