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ABDULLAH ÖCALAN, VINGT ANS DANS LES GEÔLES TURQUES, LEADER DU PARTI DES TRAVAILLEURS DU KURDISTAN (PKK) QUI SE RECLAME DU MARXISME-LENINISME

abdullah Öcalan

turquie

Le 21 mars 2013, à Diyarbakir. Lors du Newroz, le nouvel an kurde, premier jour du printemps, les partisans d’Abdullah Öcalan affichent des drapeaux à son effigie. Umit Bektas/Reuters

Le 21 mars 2013, à Diyarbakir. Lors du Newroz, le nouvel an kurde, premier jour du printemps, les partisans d’Abdullah Öcalan affichent des drapeaux à son effigie. Umit Bektas/Reuters

KURDISTAN. ABDULLAH ÖCALAN, VINGT ANS DANS LES GEÔLES TURQUES

Jeudi, 14 Février, 2019

Pierre Barbancey

Fondateur et leader du Parti des travailleurs du Kurdistan, Apo (oncle), comme il est surnommé, a été arrêté illégalement le 15 février 1999.

C’était il y a vingt ans, pratiquement jour pour jour. Le 15 février 1999, Abdullah Öcalan, chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), est arrêté illégalement au Kenya par des agents des services secrets turcs, qui ont bénéficié de l’aide et des renseignements de la CIA. Transféré en Turquie, il est d’abord condamné à mort en juin 1999, avant que sa peine ne soit commuée en détention à perpétuité.

Ce 15 février 1999 marque la fin d’une longue traque et d’un exil qui aura duré lui aussi vingt ans. ­Abdullah Öcalan est né le 4 avril 1949 dans une famille paysanne de six enfants dans le village d’Ömerli, à la frontière syrienne. Jeune étudiant en sciences politiques à Ankara, il est l’un des fondateurs de la Ligue des étudiants démocratiques de cette ville, ce qui lui vaut un premier séjour de sept mois en prison, en 1972, à la suite du coup d’État de 1971. Il retourne alors, avec vingt-cinq camarades, au Kurdistan. Leur groupe va se transformer, le 27 novembre 1978, en Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui se réclame du marxisme-léninisme avec, comme objectif, la libération nationale. Öcalan en devient le premier secrétaire, mais doit quitter le pays en juillet 1979 à cause de la répression qui s’abat sur le PKK et va s’intensifier contre l’ensemble des organisations de gauche après le coup d’État militaire de 1980. L’option de la lutte armée est retenue et engagée le 15 août 1984, suite à l’impasse politique et à tout refus de discussion du pouvoir central turc.

Dans les années qui suivent, des dizaines de milliers de personnes seront tuées, des milliers de villages détruits, malgré les propositions de trêve formulées par celui que tout le monde va appeler Apo (oncle), en 1993 d’abord, puis en 1995 et 1998. Cette année-là, il est expulsé de Turquie, faisant les frais d’arrangements entre Damas et Ankara, mais ne trouve pas de destination finale, errant de capitale en capitale, d’aéroport en aéroport, jusqu’à ce fameux jour de février 1999.

Pour Recep Tayyip Erdogan, ce prisonnier hors norme est l’ennemi public numéro un

Pourtant, vingt ans après sa capture, il reste, depuis l’île prison d’Imrali, au large d’Istanbul, une figure incontournable de la rébellion kurde. Plus de 300 détenus observent ainsi depuis plusieurs semaines une grève partielle de la faim, à l’initiative de la députée kurde du Parti démocratique des peuples Leyla Güven, pour protester contre l’isolement auquel il est soumis. Il n’a pas pu voir ses avocats depuis 2011. Les autorités n’ont permis à son frère, Mehmet, de lui rendre visite qu’à la mi-janvier. Pour la première fois depuis 2016. Recep Tayyip Erdogan, qui considère Öcalan comme l’ennemi public numéro un, connaît l’influence de ce prisonnier hors norme, capable de contrecarrer ses plans. Il continue de diriger son mouvement en délivrant jusqu’à il y a quelques années ses instructions à ses avocats et aux députés kurdes qui lui rendaient visite : tel le cessez-le-feu unilatéral de 2004 ou celui de 2013 pour permettre aux discussions qu’il mène avec Ankara d’aboutir à un règlement pacifique. Pour des raisons de politique intérieure, Erdogan rompra le dialogue en 2015 et empêchera désormais Öcalan de diriger réellement son organisation, misant sur la division du leadership, aidé par le sceau de « terroriste » qui marque le PKK, apposé par les États-Unis et l’Union européenne. Malgré les combats héroïques des combattants du PKK, en Irak comme en Syrie, contre l’« État islamique » et dont beaucoup sont tombés au cri de « Vive Öcalan ».

Pierre Barbancey

https://www.humanite.fr/kurdistan-ocalan-vingt-ans-dans-les-geoles-turques-667892


 

LE FMI DES MILLIARDAIRES EMET UN AVIS DE TEMPETE SUR L'ECONOMIE MONDIALE

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Le FMI émet un avis de «tempête» sur l’économie mondiale

© REUTERS / Paulo Whitaker

ECONOMIE

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Fabien Buzzanca

19387

L’optimisme n’était pas de mise au World Government Summit de Dubaï. Christine Lagarde, présidente du FMI, a déclaré devant des décideurs politiques et économiques internationaux que des «nuages» s’accumulaient sur la croissance mondiale. Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l’IRIS, décrypte l’avertissement pour Sputnik.

«Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête.»

Christine Lagarde a lancé un avertissement au World Government Summit de Dubaï le 10 février. Alors qu'elle s'exprimait devant un parterre de personnalités des mondes politique et économique, la patronne du FMI a prévenu son audience que «quatre nuages» planaient sur la croissance mondiale: tensions commerciales, resserrement des taux d'emprunt, Brexit et ralentissement de l'économie chinoise. Fin janvier, le FMI tablait sur une croissance de 3,5% en 2019. C'est 0,2 point de moins que sa précédente projection d'octobre… qui avait déjà été abaissée.

«L'économie mondiale ralentit. La Chine est en difficulté. Mais des risques pèsent aussi sur les États-Unis et Wall Street, qui a vécu des derniers mois compliqués, notamment au niveau des valeurs technologiques. Ceci fait craindre le pire. Un certain nombre d'indicateurs laissent penser que les années où le FMI se réjouissait d'une croissance mondiale au rendez-vous, qui permettrait de réduire durablement le chômage sont derrière nous», explique à Sputnik France Sylvie Matelly, économiste et directrice adjointe de l'IRIS; l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

Alors que la joute commerciale entre Washington et Pékin fait rage depuis plusieurs mois, les négociations ont repris le 11 février, mais c'est début mars qu'une nouvelle salve de sanctions commerciales doit entrer en vigueur. Elle portera notamment sur le passage de 10% à 25% des droits de douane sur l'équivalent de 200 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles aux États-Unis. C'est avec cette échéance en vue que Jeffrey Gerrish, représentant adjoint au Commerce des États-Unis, a entamé des discussions préliminaires avec Pékin. Elles précèdent d'autres tractations qui devraient avoir lieu les 14 et 15 février, toujours dans la capitale chinoise. Seront présents côté américain Robert Lighthizer, représentant pour le Commerce, et Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor. Dans le camp d'en face, ce sont le vice-Premier ministre Liu He et Yi Gang, gouverneur de la banque centrale, qui représenteront la Chine. Les acteurs auront de quoi faire si l'on en croit les récentes déclarations de l'Administration Trump qui disait qu'il y avait «encore beaucoup de travail».

​Preuve de la tension qui règne entre les deux premières puissances économiques mondiales, Washington a profité de la reprise des négociations pour faire passer deux de ses destroyers en mer de Chine méridionale. Cette zone voit transiter près d'un tiers du commerce mondial et Pékin la considère comme faisant partie de son territoire. C'est donc sans surprise que la manœuvre américaine a provoqué une réaction de la Chine. Elle a accusé les États-Unis de chercher «à provoquer des troubles».

Un Brexit plus incertain que jamais

Les tensions commerciales ne sont que l'un des nuages évoqués par Christine Lagarde. D'autres menacent. Le durcissement des politiques monétaires des banques centrales, par exemple.

«Il faut replacer tout cela dans un contexte global. Ce durcissement des politiques monétaires était dans les tuyaux depuis des années. La Réserve fédérale y préparait les entreprises et les partenaires économiques des États-Unis. Plus largement, les Banques centrales se sont rendu compte qu'après la crise de 2008, elles avaient fait tout leur possible pour éviter l'effondrement, avec succès, mais qu'elles s'étaient aussi mises dans une situation compliquée en agissant trop vite et trop fort. C'était un mal nécessaire, mais elles ont considérablement réduit leurs marges de manœuvre en cas de nouveau choc», analyse Sylvie Mattely.

Le 30 janvier, la FED (Banque centrale américaine) a laissé ses taux inchangés et a annoncé qu'elle se montrerait «patiente» concernant de futures hausses. Le ralentissement de l'économie mondiale et l'absence d'accélération de l'inflation l'ont poussé à la prudence. De l'autre côté de l'Atlantique, Mario Draghi, patron de la Banque centrale européenne (BCE), informait en décembre que l'institut basé à Francfort laisserait ses taux directeurs inchangés à un plus bas historique jusqu'à la fin de l'été 2019, au minimum. Reste qu'aux États-Unis, 2018 a enregistré pas moins de quatre hausses de taux. Ce resserrement de la politique monétaire augmente le coût de l'agent. En Europe, Mario Draghi a annoncé la fin du programme de rachat d'actifs, le «quantitative easing», en jargon économiste, après trois ans et demi et 2.600 milliards d'euros injectés. Tout ceci participe d'une stratégie de la sécurité face à une multiplication des risques pour l'économie mondiale, selon Sylvie Matelly:

«La logique actuelle est celle d'une restauration progressive des marges de manœuvre. Les choses sont devenues d'autant plus pressantes ces derniers mois avec plusieurs signes, tels que la guerre commerciale américano-chinoise, la baisse des marchés et plus largement le ralentissement de la croissance mondiale, qui laissent à penser qu'une nouvelle crise majeure est possible dans les prochains mois. Ce n'est en aucun cas une certitude. Mais c'est envisageable.»

Le sort du Brexit ne relève absolument pas, lui aussi, de la certitude. Le 15 janvier, Theresa May, Premier ministre britannique, a essuyé une défaite attendue au Parlement. L'accord de Brexit négocié durant des mois entre Londres et Bruxelles a été largement rejeté par les parlementaires de Sa Majesté. Un événement qui rend le spectre d'un «no deal» plus menaçant que jamais. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a rencontré dans la soirée du 11 février son homologue britannique, Stephen Barclay, pour de nouvelles discussions.

 

Crise économique. Image d'illustration

© AP PHOTO / RICHARD DREW

«C’est la pire bulle spéculative sur les marchés depuis 1929 et elle va exploser»

Quelle menace pour la croissance mondiale ferait peser une sortie sèche du Royaume-Uni de l'Union européenne?

 

«C'est l'inconnue absolue. Certains vous expliquent que cela serait une catastrophe, que l'économie du Royaume-Uni va s'effondrer. Les mêmes choses avaient été dites suite au référendum en juin 2016. Reste que, pour le moment, la résilience de l'économie britannique est étonnante. Est-ce que c'est le cas car le Brexit n'a pas encore eu lieu? Cela serait logique.
Mais d'autres, comme les "hard brexiters", considèrent que le Royaume-Uni est un pays extrêmement résilient, qui aime la liberté et l'autonomie et qu'à partir du moment où vous restaurez cette liberté, tout ne peut qu'aller mieux pour l'économie. Ils pensent que la Nation était handicapée par ce qu'ils considèrent comme la bureaucratie lourde de l'Union européenne et qu'en sortir sera une bonne chose. C'est très compliqué de savoir ce qu'il va se passe, r de même que les conséquences qu'aura le Brexit sur l'économie mondiale», répond Sylvie Mattely.

L'incertitude qui règne est compliquée à gérer pour le monde des affaires. «Il faut que quelque chose bouge du côté britannique, c'est la clarté ou le mouvement qui doit avoir lieu au Royaume-Uni», a appelé de ses vœux Michel Barnier le 11 février, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. Le Brexit est programmé le 29 mars. Dans 45 jours…

«Ce qui handicape le plus les entreprises qui travaillent avec le Royaume-Uni, c'est l'incertitude. Theresa May, depuis plusieurs mois, est dans l'hésitation. Elle ne parvient pas à mettre tout le monde en ordre de bataille, soit pour accepter et préparer une sortie sans accord ou, au contraire, faire accepter l'accord qu'il a eu avec Bruxelles. Encore le 11 février, elle disait vouloir obtenir un délai pour négocier avec son Parlement. Elle ne veut pas sortir sans accord, mais elle n'a pas les moyens de le faire accepter. Nous sommes dans une impasse absolue. On ne sait même pas, à 50 jours de l'échéance, si le Royaume-Uni va sortir de l'Union européenne et dans quelles conditions», s'inquiète Sylvie Mattely.

Dernière inquiétude partagée par Christine Lagarde et non des moindres: le ralentissement de l'économie chinoise. Habitué des croissances à deux chiffres, l'Empire du Milieu aura vu son PIB augmenter de 6,6% en 2018, d'après le Bureau national des statistiques (BNS). Un plus bas en 28 ans, ce qui inquiète les spécialistes. Et à raison à en croire Sylvie Mattely:

«Le talon d'Achille de la Chine est sa dette et plus globalement la question financière. L'économie du pays a un vrai paradoxe. Elle a accumulé des excédents colossaux durant des années et donc beaucoup d'argent. Cette manne financière a été investie partout sur la planète, des bons du Trésor américains à la Route de la soie en passant par l'Afrique. Et parallèlement, les marchés financiers chinois sont fragilisés par un endettement très fort, qui menacent d'un krach et donc d'une crise dont l'ampleur est impossible à prévoir. Cela serait une première dans le cas de l'économie chinoise.»

Une étude de la banque Goldman Sacchs citée par La Tribune souligne que l'endettement total du pays atteint 317 % du PIB, dont 205 % pour la seule dette privée. Pire, cette dernière serait composée en majorité de créances douteuses.

 

Gilets jaunes à Paris

© REUTERS / BENOIT TESSIER

Les Gilets jaunes nous avaient (presque) fait oublier la crise économique qui vient

Du côté des raisons d'espérer, on trouve la stratégie des dirigeants chinois. Ces derniers essayent depuis des années de transformer l'économie du pays en lui faisant passer un cap, comme l'explique Sylvie Matelly:

 

«L'objectif des autorités chinoises est de faire ralentir cette croissance trop largement fondée sur les exportations pour se repositionner et se renforcer au niveau de sa consommation intérieure. Cette dernière avait tendance à augmenter moins vite depuis le début des années 2000, avant de retrouver des couleurs ces dernières années. Il y a clairement une volonté de la part de Pékin de stabiliser l'économie et de la rendre moins dépendante de l'extérieur. La question qui se pose est la suivante: est-ce que le possible krach lié à ce trop fort endettement arrivera plus vite que la stabilisation de l'économie? C'est une véritable incertitude. D'autant plus que nous sommes face à une situation assez nouvelle.»

​Bref, la situation chinoise est difficile à décrypter. Son système basé sur un étonnant mélange entre capitalisme économique et dirigisme politique rend compliqué toute anticipation, comme le souligne Sylvie Mattely. Cette dernière s'interroge:

«Est-ce que ce dirigisme va suffire à éviter une crise économique majeure? C'est toute la question. Mais c'est clairement une épée de Damoclès qui pèse sur l'économie chinoise et donc sur l'ensemble de la planète. Son ralentissement a déjà des effets négatifs sur un certain nombre de pays, je pense notamment à l'Allemagne. S'il venait à devenir plus brutal, les conséquences seraient très graves pour de nombreuses nations, pays européens en tête, et cela bien au-delà de la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington.»

https://fr.sputniknews.com/economie/201902131040006911-crise-economique-krach-finance-fmi/


 

AUSTRALIE: DES CENTAINES DE JEUNES FILLES MARIEES DE FORCE. CERTAINES N'ONT QUE 6 ANS. CES CHIFFRES NE REFLETENT PAS L'AMPLEUR REELLE DU PROBLEME

Mariage

Australie: des centaines de mariages forcés recensés, certaines filles ont à peine 6 ans

CC0

SOCIÉTÉ

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9823

Selon des chiffres récents divulgués par la police fédérale australienne, des centaines de jeunes filles, dont certaines âgées d'à peine six ans, ont été mariées de force depuis janvier 2017 en Australie. Les experts estiment que ces chiffres ne représentent que la partie émergée de l'iceberg.

Les données, mises à la disposition de Seven News en vertu de la loi sur la liberté d'information, montrent que depuis janvier 2017, 171 cas de mariages forcés, impliquant des jeunes filles mineures, ont été enregistrés en Australie.

 

Python

CC0 / ZOOSNOW

Un python entièrement couvert de tiques repêché dans une piscine en Australie (vidéo)

Certaines n'avaient alors que six ou sept ans, précise le service d'information. Les données divulguées démontrent en outre que certains de ces mariages forcés ont bel et bien eu lieu sur le territoire australien.

 

En effet, un homme âgé de 34 ans s'est par exemple marié à Melbourne, au sud-est de l'Australie, avec une enfant qu'il a «soudoyée» avec un collier en or.

Cependant, cela ne représenterait que «la partie émergée de l'iceberg», souligne Matthew Keeley, directeur du centre Youth Law Australia (YLA) à l'Université de Sydney. Selon lui, les enfants victimes de mariages forcés sont souvent trop terrifiés pour alerter les autorités ou appeler à l'aide. Par conséquent, ces chiffres ne reflètent pas l'ampleur réelle du problème.

 

Un colis

CC BY-SA 2.0 / JM3 ON FLICKR

Une pluie de colis suspects touche les missions diplomatiques présentes en Australie

«Les enfants déplorent souvent à quel point cela pourrait se révéler dangereux d'en parler dans leur communauté ou au sein de leur famille, s'ils tentaient de s'en aller», indique M.Keeley. Dans d'autres cas, les enfants concernés craignent que le fait de signaler leur cas aux autorités n'entraîne l'emprisonnement de leurs parents.

 

En vertu de la loi sur le mariage de1961, en Australie, le mariage avec une personne âgée de moins de 18 ans est une infraction passible de sept ans d'emprisonnement.

https://fr.sputniknews.com/societe/201902121039995821-australie-mariages-forces-recenses-australie/


 

TRANSMIS PAR UN AMI JOURNALISTE. FAUT-IL VRAIMENT ETRE "CON" POUR ETRE JOURNALISTE?

Presse

Faut-il vraiment être "con" pour être journaliste?

Par  le 01.02.2019 à 15h46

 

"Ces cons de journalistes". Le titre de l'ouvrage du journaliste Olivier Goujon est ironique. La réalité l'est tout autant. Où l'on peut accepter de gagner 500 euros par mois après 40 ans de métier et se laisser acheter à coups de voyages, de foulards, et de stylos.

ITélé, BFM

Le livre d'Olivier Goujon "Ces cons de journalistes" est publié aux éditions Max Milo

(C) AFP

"Mon métier meurt et je veux bien mourir avec. Mais pas comme un con". C'est ainsi que commence l'ouvrage du journaliste Olivier Goujon, Ces cons de journalistes, qui épingle avec un humour acerbe la précarisation d'un métier où l'on peut gagner 500 euros par mois après 40 ans de métier et se laisser acheter à coups de voyages, de foulards et de stylos. Alors, "faut-il vraiment être con pour être journaliste?". En sous-texte, voilà l'épineuse question que pose cet ouvrage dont le titre de travail était "La fin du journalisme". "Le terme de cons est utilisé de manière ironique", reconnaît son auteur qui a réalisé plus de 500 reportages dans 160 pays, dont de nombreux terrains en guerre, comme l'Afrique et le Moyen-Orient. "Mais oui, il faut être con pour aimer ce métier à ce point-là, vouloir le faire dans l'adversité, voire même dans l'hostilité et continuer à y croire encore". 

"Toutes les planètes s'alignent pour affirmer que le journalisme se trouve en grande difficulté et la précarisation du métier est l'élément central de la crise du journalisme", juge Olivier Goujon. Cible des gilets jaunes, cette profession n'a jamais autant attiré la défiance des Français. Selon un récent sondage Kantar La Croix sur la crédibilité des médias, 51% des sondés sont mécontents du traitement de cet épisode mouvementé par les médias, 32% seulement, moins d’un Français sur trois, en sont au contraire satisfaits.

En France, il s'agit de bien s'accrocher si l'on ambitionne de prendre la voie du journalisme. Selon une étude menée par le site de recherche d'emploi Qapa et publiée par L'Etudiant, le métier de journaliste arrive en 2018 en tête des professions les moins attractives. "Ambitionner d'être journaliste est le plus sûr moyen de devenir chômeur à brève ou moyenne échéance", souligne cet ouvrage. Pourtant, la commission de la Carte de presse dénombre 35.047 journalistes en France, dont 7.000 pigistes. Et le salaire médian d'un journaliste en CDI était en 2017 de 3.591 euros brut mensuels, selon les données actualisées de l'Observatoire des métiers de la presse. Mais il existe dans la profession une zone grise qui "a tendance à se développer dans la périphérie de la profession", observe le sociologue des médias Jean-Marie Charon. C'est notamment à cette zone qui n'est pas prise en compte par la Commission de la carte de presse qu'Olivier Goujon a choisi de s'intéresser dans cet ouvrage douloureusement pessimiste.

"Comment des journalistes s’endettent pour aller risquer leur vie à l’autre bout du monde pour 500 euros"

En 2015, Olivier Goujon se voit accepter par un grand hebdomadaire la publication web d'un reportage réalisé dans "des conditions périlleuses" en Syrie pour... 500 euros. Finalement, le chef de service ne publiera pas son papier, lui adressant un mail laconique: "Je me rends compte que nous avons atteint notre plafond de piges pour 2015. Donc nous ne pourrons pas prendre votre papier". "Difficile d'expliquer la nature du sentiment que j'ai alors éprouvé: l'humiliation est sans doute l'état qui s'en approche le mieux", écrit Olivier Goujon. "La précarisation du métier et la baisse des tarifs des piges font que la compétition est de plus en plus rude", souligne son auteur, qui rappelle les conditions extrêmes dans lesquelles les photo-reporters pratiquent leur métier. Il faut savoir que la commande écrite et signée est aujourd'hui très rare, et la plupart du temps, le reporter n'est pas couvert par une assurance. "Or, dans les années 80 et 90, quand les journalistes partaient dans de bonnes conditions, ils étaient bien considérés dans l'opinion. Aujourd'hui, alors que c'est de plus en plus dur de travailler et que les conditions sont devenues précaires, les journalistes sont de plus en plus confrontés à une opinion hostile".

"Comment des journalistes donnent leur vie à leur métier pour finir avec 500 euros par mois"

"Sophie travaille pour le plus grand journal de France. Elle gagne 500 euros par mois. Parfois 600". À 60 ans, cette journaliste depuis 40 ans vit au bord de la misère. Mais elle n'a pas envie que ça se sache. "Elle se dit que ça doit être de sa faute", raconte Olivier Goujon. Aujourd'hui, elle ne peut pas payer son loyer et se rend même à la Soupe populaire. Pourtant, la profession compte d'autres Sophie, qui donnent leur vie à leur métier pour finir avec 500 maigres euros par mois. "Elle n'est pas un cas isolé". Pour l'auteur de Ces cons de journalistes, "on fait de plus en plus lourdement reposer le poids de l'information sur les épaules d'une population journalistique qui est devenue de plus en plus fragile socialement et économiquement". "Les tarifs baissent", poursuit-il. "Il y a de plus en plus de pigistes et c'est à eux que l'on demande le plus de charge en matière d'informations". Seulement 7.000 selon la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP). Et près de 19.000, selon la mutuelle Audiens. "Cette précarisation aura forcément des effets sur la qualité de l'information. Elle créera une situation de défiance dans l'opinion publique". Il faut dire que "quand vous gagnez 500 euros par mois, votre préoccupation, c'est de bouffer, c'est pas de vérifier l'info". 

"Comment les journalistes sont sortis du cadre protecteur et légal du salariat"

"De 1980 à 2000, l'installation durable d'un mode de fonctionnement qui fait du pigiste l'élément central de la production d'information se déroule d'autant plus assurément que les journalistes, se sentant protégés par les récentes dispositions législatives, ne voient pas venir le temps de la précarisation", écrit Olivier Goujon. Pourtant, la proportion de pigistes en France ne cesse de gagner du terrain. Selon la CCIJP, la précarité (pigistes + chômeurs) augmente passant de 22,7% à 26,2% entre 2006 et 2017. Sans compter les "journalistes cachés" rémunérés sous le statut d'intermittents du spectacle et aujourd'hui sous le statut de l'autoentrepreneur. Même si en théorie, "le métier de journaliste devant obligatoirement s'exercer sous le régime du salariat, celui de l'autoentreprenariat lui est naturellement interdit". Cette mutation quasiment invisible, la commission de la carte de presse ne veut pas en entendre parler, dénonce Olivier Goujon. "Aujourd'hui, on délivre des cartes de presse à partir de 400 ou 500 euros à des gens qui présentent en grande partie des facturations. C'est comme ça qu'on maintient artificiellement un chiffre à 35.000 journalistes. Sinon, on en aurait beaucoup moins, peut-être 25.000". 

"Comment un pan entier du journalisme s’est laissé acheter à coups de voyages, de foulards, et de stylos"

"Dans les années 90, avec l'arrivée de la presse magazine, on s'est laissé voler des secteurs entiers qu'on considérait à tort comme secondaires dans le journalisme, comme le tourisme ou l'art de vivre, qui sont devenus des ramasse-publicités", observe Olivier Goujon. C'est ainsi que des pans entiers du journalisme ont échappé au journalisme. "On a eu tort", affirme l'auteur de Ces cons de journalistes. "Les agences de communication se sont emparées de ce sujet en payant les journalistes qui ont accepté et tout le monde fermait les yeux". Sauf que dans le journal, on se laissait imposer un rédactionnel, ce qui pouvait ressembler à du publireportage déguisé. "Les journalistes eux-mêmes portent une part de responsabilité", observe Olivier Goujon. "Ironie du sort: ces journalistes qui se croyaient les maîtres du jeu, sont en train de se faire voler la vedette par les blogueurs et les instagrameurs."

L'avis de Challenges:
L'humour est caustique et le style vif et terriblement percutant pour cet ouvrage au titre ironique, qui tombe à point nommé en cette période de défiance généralisée d'une profession qui est devenue l'une des cibles des Gilets jaunes. Olivier Goujon, lui-même journaliste, s'appuie sur de nombreux témoignages comme Sophie "qui ne veut pas trop qu'on sache qu'elle est pauvre et triste", mais aussi N'Fabteh Minteh que rien ne prédestinait à devenir journaliste. Manquant parfois de distance avec l'expérience personnelle de l'auteur, cet ouvrage dresse un état des lieux dévastateur sur la précarisation du métier de journaliste.
 

Ces cons de journalistes, d'Olivier Goujon (éditions Max Milo), 18 euros.

 

BRESIL: 115 MORTS ET 200 DISPARUS. VIDEO CATASTROPHE D'UNE RUPTURE D'UNE DIGUE DE LA COMPAGNIE MINIERE VALE

Les secouristes sur le site de la digue rompue de la compagnie Vale au Brésil

Vidéo catastrophe de la rupture d’une digue au Brésil

© REUTERS / Washington Alves

INTERNATIONAL

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La rupture d’une digue vendredi 25 janvier sur une exploitation minière de la compagnie Vale, au Bresil, qui a fait 115 morts et plus de 200 disparus, a été filmée par des caméras de surveillance.

Des caméras de surveillance ont filmé la rupture d'une digue de la société minière Vale dans l'État brésilien du Minas Gerais.


La digue qui s'est rompue sur le site d'extraction de minerai de fer de Corrego do Feijao, dans l'État du Minas Gerais, a libéré un torrent de boue qui a emporté des bâtiments et des installations de la société minière ainsi que des habitations de la localité voisine de Brumadinho.

Selon le dernier bilan, la catastrophe a fait 115 morts.

https://fr.sputniknews.com/international/201902021039878149-rupture-digue-bresil-video/


 

L'ANCIEN PRESIDENT IVOIRIEN LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE EN LIBERTE CONDITIONNELLE

Soutien à Laurent Gbagbo après l'annonce de son acquittement par la CPI le 15 janvier 2019, Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en liberté conditionnelle

© AFP 2018 Sia Kambou

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Safwene Grira

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L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-bras droit Charles Blé Goudé seront confiés à un Etat qui serait en mesure de les accepter sur son territoire, a précisé le président de la Chambre d'appel de la CPI.

La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné, vendredi 1er février, la mise en liberté conditionnelle de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo et de son ancien bras droit, Charles Blé Goudé.

Les deux accusés seront confiés à un Etat qui serait en mesure de les accepter sur son territoire, et mettre en œuvre les conditions qui seront précisées ultérieurement par l'arrêt, a fait savoir le président de la Chambre d'appel, le Nigérian Chile Eboe-Osuji.

 


Plus tôt dans la matinée, le porte-parole de la CPI avait évoqué cette hypothèse avec Sputnik en précisant que l'Etat en question «devrait s'assurer» que les deux anciens coaccusés seraient «disponibles en cas de leur convocation devant la Cour», dans le cadre d'un procès en appel qu'intenterait, éventuellement, le bureau du procureur.

 

«La cour entrera en contact avec les différents Etats [qui ont ratifié le statut de Rome, ndlr], et décidera en fonction», a précisé Fadi El Abdallah à Sputnik, à l'issue du verdict de la Chambre d'appel. Interrogé sur la durée de la procédure devant conduire à la libération et au transfert des deux anciens coaccusés, le porte-parole n'a pas avancé d'estimation, en précisant que «cela dépendra des Etats».

 

François Mattei

SPUTNIK

Scandale Gbagbo, justice des vainqueurs? François Mattei tacle la CPI

La Belgique, où séjourne la seconde épouse et le fils de Laurent Gbagbo, aurait accepté, au lendemain de l'acquittement, d'accueillir Laurent Gbagbo, d'après Mamadou Touré, le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, s'exprimant sur les ondes de Radio France Internationale (RFI).

 

Dans une déclaration publique publiée sur le site de la CPI, le Procureur, Madame Fatou Bensouda, a déclaré «prendre acte» de la décision de la Chambre de second degré.

L'interjection d'appel attendra, quant à elle, la communication par les juges de la Chambre de première instance de leur décision écrite, accompagnée des motifs juridiques justifiant l'acquittement, a-t-elle précisé.

Le bureau du Procureur avait intenté, le 16 janvier, un appel contre la décision de libération immédiate, ordonnée puis confirmée par la Chambre de première instance de la CPI, le 15 et 16

L'acquittement prononcé par la CPI en faveur de MM. Gbagbo et Blé Goudé était le deuxième, en l'espace de sept mois. En juin dernier, une décision en appel avait annulé une peine de 18 ans de prison, prononcée en première instance contre l'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba.

 

Les Ivoiriens se félicitent de l'acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo inculpé depuis 2011 pour «crimes contre l’humanité».  La Cour pénale internationale (CPI), La Haye, le 15 janvier 2019

© AFP 2018 PETER DEJONG

Pourquoi Gbagbo n'est pas encore libre, malgré son acquittement par la CPI

M. Bemba était poursuivi pour «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité» en Centrafrique, pour la période allant d'octobre 2002 à mars 2003. Ses troupes avaient, à l'époque, soutenu les forces loyalistes du Président Ange-Félix Patassé contre la rébellion de M. François Bozizé, auteur d'un coup d'État.

 

En dépit de son élargissement après son acquittement en appel, la Cour constitutionnelle congolaise a déclaré son inéligibilité pour la présidentielle de décembre 2018, en arguant d'une précédente condamnation, pour subornation de témoins, par la CPI.

https://fr.sputniknews.com/international/201902011039871700-laurent-gbagbo-et-charles-goude-en-liberte-conditionnelle/

MALGRE LA PRESSION INTERNATIONALE, TUNISIE ET ALGERIE REFUSENT LE PASSAGE DE L'AVION DE NETANYAHU

Malgré la pression internationale, la Tunisie et l’Algérie refusent le passage de l’avion de Netanyahu

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Tunis et Alger ne comptent autoriser l’appareil de Netanyahu passer dans leur espaces aériens souverains.Les autorités tunisiennes et algériennes ont fermement refusé d’autoriser l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à traverser l’espace aérien tunisien et algérien pour rejoindre le Maroc a rapporté l’agence de presse tunisienne Tunis.

Selon les mêmes sources, des responsables français, américains, espagnols, saoudiens et émiriens auraient fortement incité les responsables tunisiens et algériens à donner le feu vert pour laisser cet avion présidentiel israélien passer afin de pénétrer au Maroc, avec l’obligation de garder le dossier secret et confidentiel et de ne pas le divulguer à la presse afin de ne pas provoquer une réaction populaire  contre les gouvernements des deux pays, mais en vain.

Les mêmes sources ont indiqué que les autorités tunisiennes et algériennes avaient rejeté une autre proposition française consistant à envoyer un avion marocain pour transporter le Premier ministre israélien et traverser l’espace aérien tunisien et algérien de manière normale comme semblable à un camouflage. Ces mêmes sources n’excluaient pas une coordination tuniso-algérienne A propos de ce rejet.

La visite aurait lieu aux environs du 30 mars 2019, juste après une visite du pape François dans le pays africain, selon la chaîne israélienne Hadashot.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu chercherait à organiser une visite d’Etat au Maroc juste avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes pour les élections du 9 avril 2019,selon des informations parues dans un média marocain.

Rabat considérerait un réchauffement des liens avec Israël comme un moyen d’obtenir le soutien de Trump dans sa revendication du Sahara occidental.

Le site francophone Le Desk a fait savoir mardi que le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat travaille, avec le soutien américain, à organiser une rencontre entre Netanyahu et le roi Mohammed VI au Maroc.

Selon Le Desk, Mohammed VI pourrait considérer que le développement de liens plus étroits avec l’Etat juif lui permettra de faire une percée auprès de l’administration Trump – que le Maroc courtise pour obtenir son soutien sur la question du Sahara occidental, que la majorité de la communauté internationale considère comme étant un territoire occupé.

Ni le gouvernement marocain, ni le bureau du Premier ministre israélien n’avaient confirmé jeudi ces informations.Israël et le Maroc n’entretiennent pas de relations diplomatiques. En 2017, Mohammed VI avait annulé sa participation à un sommet ouest-africain pour éviter Netanyahu.

« Israël ne répond pas aux informations portant sur des contacts avec des Etats avec lesquels Israël n’entretient pas de relations diplomatiques », a fait savoir le bureau du Premier ministre à la chaîne Hadashot.

Netanyahu, qui est également ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense, a fait du travail diplomatique en direction de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Extrême-orient une pierre angulaire de sa politique étrangère, recherchant également des liens plus ouverts avec les Etats arabes modérés. En octobre 2018, il a effectué un rare déplacement à Oman.

Souhail Ftouh

RUSSIE, CHINE, INDE ET IRAN, LE QUATUOR MAGIQUE QUI CHANGE LE MONDE

Russie, Chine, Inde et Iran: le quatuor magique qui change le monde

399 vues27 janvier 2019 18 commentaires Géopolitique

Russie, Chine, Inde et Iran: le quatuor magique qui change le monde

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Avec la fin du moment unipolaire, qui a vu Washington dominer les relations internationales, les pays les plus riches et les plus puissants d’Eurasie commencent à s’organiser en structures d’alliance et en accords visant à faciliter le commerce, le développement et la coopération.

Au plus fort du moment unipolaire américain, Bill Clinton dirigeait un pays en pleine reprise économique et les stratèges du Pentagone élaboraient des plans pour façonner le monde à leur image et à leurs désirs. L’objectif non déclaré était un changement de régime dans tous les pays dotés de systèmes politiques non approuvés, ce qui permettrait la prolifération de la «démocratie» à la sauce américaine (comme dans les États croupions de la péninsule arabique) aux quatre coins du monde. Il est clair que les pays eurasiens comme la Russie, l’Inde, la Chine et l’Iran figuraient en tête de liste, tout comme les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (sauf ceux de la Péninsule arabique).

Le bombardement et la destruction de la Yougoslavie ont constitué la dernière étape de l’assaut contre la Fédération de Russie à la suite de la dissolution du pacte de Varsovie. Eltsine représentait le moyen par lequel la haute finance occidentale avait décidé d’aspirer toute la richesse de la Russie, de privatiser des entreprises et de piller des ressources stratégiques. [1]

La Chine, en revanche, a connu une renaissance du fait que des entreprises de fabrication américaines et européennes se sont installées dans le pays pour profiter de la main-d’œuvre bon marché qu’elle offrait. L’Inde, historiquement proche de l’URSS, et l’Iran, historiquement opposé à Washington, luttaient pour trouver un nouvel équilibre dans un monde dominé par Washington.

Téhéran était clairement en conflit ouvert avec les États-Unis à cause de la révolution islamique de 1979 qui a libéré le pays de la soumission occidentale sous le Shah Mohammad Reza Pahlavi. L’Inde a compris la nouvelle réalité et jeté les bases d’une coopération étroite avec Washington. Auparavant, le recours au djihadisme en Afghanistan, par le biais de la coordination entre le Pakistan, l’Arabie Saoudite et les États-Unis, avait gravement compromis les relations entre l’Inde et les États-Unis, rappelant que New Delhi était un allié important de Moscou pendant la guerre froide.

Après la chute du mur de Berlin et le début de l’ère unipolaire, l’Inde, la Russie, la Chine et l’Iran ont entrepris leur renaissance historique, en partant de positions très différentes et en empruntant des voies différentes. L’Inde a compris que Washington disposait d’un immense pouvoir économique et militaire. Malgré les premiers contacts étroits entre Clinton et le Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee, les relations entre New Delhi et Washington ont atteint des sommets inattendus pendant l’ère Bush. Une série de facteurs ont contribué à souder le lien. Tout d’abord, c’est la réalité de la forte croissance économique de l’Inde. Deuxièmement, l’Inde offrait la possibilité de contrebalancer et de contenir la Chine, un scénario géopolitique classique.

Au cours de cette période unipolaire délicate, deux événements très importants pour la Russie et la Chine ont marqué le début de la fin des plans de Washington pour la domination de la planète.

  • Tout d’abord, Poutine est devenu président de la Fédération de Russie le 31 décembre 1999.
  • Deuxièmement, Beijing a été acceptée au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La puissance économique chinoise d’aujourd’hui a pris son envol grâce au déplacement des usines industrielles occidentales en Chine, qui a vu leurs dividendes tripler et les baisser de plus de la moitié. C’était un modèle gagnant pour le capitaliste et un perdant pour le travailleur d’usine occidental, comme nous le verrions 20 ans plus tard. La pensée stratégique de Poutine, nouvellement élu, était visionnaire sur le plan géopolitique et reposait sur une refonte complète de la doctrine militaire russe.

La Chine et la Russie ont d’abord cherché à suivre la voie indienne de la coopération et du développement avec Washington.

Moscou a tenté un dialogue franc avec Washington et l’OTAN, mais la décision prise en 2002 par les États-Unis de se retirer du Traité sur les missiles antimissile balistiques (Traité ABM) a marqué le début de la fin du rêve occidental d’intégrer la Fédération de Russie à l’OTAN. Pour Pékin, le chemin était plus difficile, grâce à un cercle vicieux dans lequel l’Occident s’est déplacé en Chine pour augmenter ses bénéfices, qui ont ensuite été investis sur le marché américain, multipliant les gains plusieurs fois. Il semblait que les Américains étaient sur la bonne voie jusqu’à ce que, vingt ans plus tard, toute la classe moyenne et la classe ouvrière soient réduites à la pauvreté.

Après le 11 septembre 2001, Washington se détourna rapidement de la lutte contre les puissances rivales vers la prétendue « lutte » contre le terrorisme. C’était un prétexte opportun pour occuper des pays d’importance tactique dans des régions d’importance stratégique de la planète. En Eurasie, les forces américaines se sont installées en Afghanistan sous prétexte de combattre Al-Qaïda [2] et les Talibans [3]. Au Moyen-Orient, ils occupent l’Irak pour la deuxième fois et en ont fait une base opérationnelle à partir de laquelle ils vont déstabiliser le reste de la région pour les décades à venir.

Alors que l’Inde et la Chine recherchaient principalement une croissance pacifique pour autonomiser économiquement la région asiatique, la Russie et l’Iran ont compris de bonne heure que l’attention de Washington allait finir par les concerner en premier lieu. Moscou était toujours considérée comme un ennemi mortel par les guerriers néoconservateurs de la guerre froide, tandis que la révolution islamique de 1979 n’était ni oubliée ni pardonnée. Dans la décennie qui a suivi les attentats (sous faux drapeau) du 11 septembre 2001, les bases de la création d’un ordre multipolaire ont été jetées, générant ainsi l’immense chaos de transition que nous connaissons actuellement.

L’Inde et la Chine ont poursuivi leur chemin pour devenir des géants économiques, alors même qu’il existait entre elles une rivalité latente mais constante, tandis que l’Iran et la Russie poursuivaient leur chemin de modernisation militaire afin d’assurer une force de dissuasion suffisante pour décourager toute attaque israélienne ou américaine respectivement.

Le sinistre « printemps arabe » de 2011 a marqué le point de rupture de cet équilibre géopolitique délicat. Alors que l’Inde et la Chine poursuivaient leur croissance économique, tandis que la Russie et l’Iran devenaient des puissances régionales difficiles à contourner, les États-Unis continuaient leur saccage unipolaire, bombardement de la Somalie, de l’Afghanistan et de l’Iraq après le bombardement de la Yougoslavie, pendant que le Pentagone mettait au point des opérations légères au Moyen-Orient avec l’aide des Saoudiens, des Israéliens, des Britanniques et des Français, qui ont aidé et armé des djihadistes (des harkis islamistes sunnites pro sionistes, aka sionislamistes) locaux à semer la destruction. D’abord la Tunisie, puis l’Égypte et enfin la Libye. Plus de morts, plus de bombes, plus de chaos, (plus de misère car les sionislamistes ne sont là que pour la razzia au nom d’Allah). Les signes avant-coureurs étaient évidents pour toutes les puissances régionales, de la Chine à la Russie en passant par l’Inde et l’Iran. Même si les synergies n’étaient toujours pas en place, il était clair pour tout le monde ce qu’il fallait faire. La déstabilisation américaine dans le monde devait être maîtrisée, en particulier en Eurasie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Lentement et non sans problèmes, ces quatre pays ont entamé une coopération militaire, économique, politique et diplomatique qui a permis, presque une décennie plus tard, de mettre fin au moment unipolaire américain et de créer une réalité multipolaire avec différents centres de pouvoir.

La première confirmation de cette nouvelle phase des relations internationales, favorisée par les liens historiques, a été la coopération de plus en plus multiforme entre l’Inde et la Russie. Un autre facteur a été l’attachement de la Chine et de la Russie au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord à la suite des actions de l’administration Obama au Moyen-Orient avec ses Printemps Arabes, la destruction et le pillagede la Libye

Sarkozy, l’OTAN et l’or de Kadhafi

et la déstabilisation de la Syrie. Ils craignaient qu’un chaos prolongé dans la région ne finisse par nuire à leurs propres économies et à leur stabilité sociale.

Le coup de grâce a été le coup d’État en Ukraine, ainsi que l’escalade des provocations dans la mer de Chine méridionale à la suite du lancement par les États-Unis de son soi-disant «Pivot vers l’Asie». La Russie et la Chine se trouvaient ainsi forcées dans une situation que ni l’une ni l’autre ne croyait possible depuis 40 ans: unir leurs efforts pour changer l’ordre mondial en faisant descendre Washington de son fauteuil de superpuissance. Au départ, il y avait des accords économiques étonnants qui ont laissé les planificateurs occidentaux perplexes. Viennent ensuite les synergies militaires et enfin diplomatiques, exprimées par un vote coordonné au Conseil de sécurité des Nations Unies. À partir de 2014, la Russie et la Chine ont signé d’importants accords qui ont jeté les bases d’un duopole eurasien de longue durée.

L’héritage d’Obama ne s’est pas arrêté avec plus de 100.000 djihadistes lancés sur la Syrie, financés par les États-Unis et ses alliés vassaux. Cela a conduit Moscou à intervenir en Syrie pour protéger ses frontières et empêcher l’avancée éventuelle des djihadistes sur le Caucase, historiquement le ventre mou de la Russie. Cette intervention en Syrie a été saluée par le Pentagone comme un nouveau « Vietnam » pour la Russie. Mais ces calculs étaient complètement faux, et Moscou, en plus de sauver la Syrie et de contrecarrer les plans de Washington et de ses vassaux, renforça considérablement sa relation avec l’Iran (une relation pas toujours simple, surtout pendant la période soviétique), la hissant au sommet de la coopération régionale.

Par inadvertance, l’héritage d’Obama a donc consisté à créer un triangle stratégique associant l’Iran, la Chine et la Russie pour l’élaboration de projets et de programmes de haut niveau pour la région et au-delà. Cela représente un désastre pour la politique étrangère américaine et la fin incontestable du rêve unipolaire.

Quelques années plus tard, Trump est aux commandes des États-Unis et répète un mantra: America First. Du point de vue indien, cela a encore aggravé les relations entre les deux pays, avec des sanctions et des devoirs imposés à l’Inde pour ce qui était une décision occidentale à l’origine de transférer l’industrie manufacturière dans l’Inde à bas salaires afin d’engraisser davantage les chèques de paie des PDG des entreprises euro-américaines.

L’Inde de Modi est obligée d’accroître considérablement ses liens avec l’Iran pour garantir son autonomie stratégique en matière d’approvisionnement en énergie, sans oublier la proximité géographique des deux pays. Dans ce contexte, la victoire de la Russie et de l’Iran contre le terrorisme au Moyen-Orient pacifie la région et stabilise la Syrie, l’Égypte, l’Iraq et la Libye, permettant ainsi le développement de nouveaux projets tels que le méga investissement «Route de la soie 2.0» sur lequel Pékin attache une importance considérable.

Nous pourrions poursuivre dans cette voie en détaillant comment la Chine et l’Inde ont surmonté leur méfiance historique, sachant bien que diviser pour régner ne profite qu’à ceux qui se trouvent de l’autre côté de l’océan, et certainement pas à deux pays connaissant une forte croissance économique et ayant une frontière commune de plusieurs milliers de km. Les rencontres entre Modi et Xi Jinping, ainsi que celles entre Poutine et Xi Jinping ou Poutine avec Modi, montrent à quel point ces trois dirigeants ont l’intention d’assurer un avenir pacifique et prospère à leurs citoyens, et ceci ne peut pas être séparé de l’abandon des conflits et des différends.

Les synergies de ces dernières années sont passées des sphères militaire et diplomatique à la sphère économique, notamment grâce à Donald Trump et à sa politique agressive consistant à utiliser le dollar comme une arme permettant de frapper des opposants politiques. Un dernier pas que ces pays doivent franchir est celui de la dédollarisation, qui joue un rôle important dans la capacité des États-Unis à exercer leur influence économique. Même si le dollar américain devait rester central pendant plusieurs années, le processus de dédollarisation est irréversible.

À l’heure actuelle, l’Iran joue un rôle essentiel dans la manière dont des pays comme l’Inde, la Russie et la Chine peuvent réagir de manière asymétrique aux États-Unis. La Russie utilise le pouvoir militaire en Syrie, la Chine recherche l’intégration économique sur la Route de la soie 2.0 et l’Inde contourne le dollar en vendant du pétrole en échange de biens ou d’une autre monnaie.

L’Inde, la Chine et la Russie utilisent le Moyen-Orient comme un tremplin pour faire avancer l’intégration énergétique, économique et militaire, repoussant les plans des néo-conservateurs dans la région, envoyant ainsi indirectement un signal à Israël et à l’Arabie Saoudite.D’autre part, les conflits en Syrie, en Irak et en Afghanistan sont des occasions de rétablir la paix, de faire progresser l’intégration de dizaines de pays en les intégrant dans un projet majeur incluant l’Eurasie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord en lieu et place des États-Unis et de ses États supplétifs, qui n’ont amené que colonialisme, destructions, exploitations, et massacres d’innocents.

Bientôt, il y aura un point de rupture, non pas tant sur le plan militaire (car la doctrine nucléaire « Destruction Mutuelle Assurée » reste valable), mais plutôt sur le plan économique. Bien sûr, l’étincelle proviendra du changement de la monnaie dans laquelle le pétrole est vendu, à savoir le dollar américain. Ce processus prendra encore du temps, mais c’est une condition indispensable pour que l’Iran devienne un hégémon régional. La Chine se heurte de plus en plus à Washington; La Russie a de plus en plus d’influence dans l’OPEP; et l’Inde pourrait enfin décider d’embrasser la révolution eurasienne en formant une place stratégique impénétrable contre Washington, ce qui modifiera l’équilibre du pouvoir mondial à l’Est après plus de 500 ans de domination occidentale.

Source: Russia, China, India, & Iran: The Magic Quadrant That Is Changing The World

Federico Pieraccini

The Strategic Culture Foundation,

[1] Les juifs russes considèrent les goyim comme leur propriété

Comment les juifs de Harvard pillent la Russie

[2] USA/SYRAK. Un email du Département d’État US affirme : «Al-Qaïda est à nos côtés»

[3] Afghanistan. Trump adopte le plan de paix russe tout en accordant à la CIA plusieurs milliards de dollars de revenus de la drogue

Traduction, annotations par  Hannibal GENSERIC

source:https://numidia-liberum.blogspot.com/2019/01/russie-chine-inde-et-iran-le-quatuor.html


https://reseauinternational.net/russie-chine-inde-et-iran-le-quatuor-magique-qui-change-le-monde/?fbclid=IwAR2uEMSI8uwuCCc6eqG2Ri8raG2DeVbOKgMS1Ffe98Pbf36FmbpS5uns7A8

MAROC: TROIS DETENUS DU HIRAK DE JERADA EN GREVE DE LA FAIM

Trois détenus de Jerada entament une grève de la faim

Par

 Abir El Adnani

 -

À 15:48

  

Crédit H24info

Des détenus du Hirak de Jerada ont entamé une grève de la faim, quelques jours après le verdict du tribunal d'Oujda les condamnant à des peines allant de 2 à 4 ans de prison ferme.

L'avocat des activistes du Hirak de Jerada, Abdelhak Benqadi a déclaré aux journalistes d'Alyaoum24 que Mustapha Adinine, Amine M’qallech et Abdelaziz Boudchich ont tous les trois entamé une grève de la faim.

Arrêtés le 10 mars 2018, ils ont été condamnés par le tribunal d’Oujda à 3 ans de prison ferme à la suite des manifestations objet du procès qui avait eu lieu le 14 mars, alors qu’ils étaient en prison à ce moment-là.

Lire aussi: Le tribunal d'Oujda distribue une soixantaine d'années de prison aux détenus de Jerada

Les 15 autres militants et manifestants de Jerada ont pour leur part été condamnés à des peines allant de 2 à 4 ans de prison ferme. Ils sont poursuivis pour, entre autres accusations, "mise en incendie de véhicules, détention d’armes, endommagement de biens publics, outrage à un agent en service et utilisation de la force à son encontre".

Lire aussi: Oujda: le tribunal refuse la liberté provisoire aux détenus de Jerada

Pour rappel, plusieurs manifestations ont eu lieu à Jerada depuis le décès des deux frères Jedouane et Houssaine à la suite de l’effondrement d’une mine en décembre 2017. Plusieurs grèves ont également été organisées par les habitants de Jerada qui réclament aux autorités "une alternative économique".  Le 14 mars 2018, les services de police ont procédé à une vague d’arrestations contre les militants du mouvement social.

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LE MINISTRE VENEZUELIEN DE LA DEFENSE: L'ARMEE N'ACCEPTE PAS UN PRESIDENT AUTO-PROCLAME IMPOSE DANS L'OMBRE D'OBSCURS INTERETS

  

Ministre vénézuélien de la Défense : l'armée désavoue le «président» autoproclamé Juan Guaido

Ministre vénézuélien de la Défense : l'armée désavoue le «président» autoproclamé Juan Guaido

© REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Juan Guaido

 

L'opposant pro-américain Juan Guaido s'est autoproclamé «président par intérim» du Venezuela. Donald Trump lui a apporté son soutien, suivi par d'autres. Nicolas Maduro a annoncé que le pays rompait ses relations avec Washington.

Mise à jour automatique

  • Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a dit dans un tweet «espérer que toute l'Europe va être unie en soutien des forces démocratiques au Venezuela».

    «Contrairement à Maduro, l'assemblée parlementaire, y compris Juan Guaido, ont un mandat démocratique des citoyens vénézuéliens», a ajouté le président du Conseil (qui représente les 28 Etats membres de l'UE).

    Donald Tusk@eucopresident

     

    I hope that all of Europe will unite in support of democratic forces in . Unlike Maduro, the parliamentary assembly, including Juan Guaido have a democratic mandate from Venezuelan citizens.

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  • «Le désespoir et l'intolérance menacent la paix de la Nation. Les soldats de la Patrie n'acceptent pas un président imposé dans l'ombre d'obscurs intérêts, ni [un président] auto-proclamé en dehors de la Loi»", a écrit sur Twitter le ministre vénézuélien de la Défense Vladimir Padrino.

    Vladimir Padrino L.@vladimirpadrino

     

    El desespero y la intolerancia atentan contra la paz de la Nación. Los soldados de la Patria no aceptamos a un presidente impuesto a la sombra de oscuros intereses ni autoproclamado al margen de la Ley. La FANB defiende nuestra Constitución y es garante de la soberanía nacional.

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    Vladimir Padrino a également promis que les forces armées défendraient «la Constitution» et «la souveraineté nationale».

  • Dans les rues de Caracas, de violents heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des manifestants anti-Maduro. Ceux-ci ont envoyé des projectiles vers la police, qui a fait usage de la force et a utilisé du gaz lacrymogène.

    Vidéo intégrée

    Ruptly@Ruptly

     

    En réponse à @Ruptly

    Clashes in as opposition leader declares himself 'Interim-President'

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    Plus tôt, avant l'auto-proclamation de Juan Guaido comme «président par intérim» du pays, des milliers d'opposants au président vénézuélien ont défilé à Caracas. Des partisans du dirigeant socialiste, eux aussi en nombre, ont également manifesté.

    Auteur: RT France

     

  • Juan Guaido, président de l'Assemblée sous contrôle de l'opposition, s'est autoproclamé «président en exercice». Sur le plateau de RT France, l'ambassadeur du Venezuela en France Michel Mujica a accusé les Etats-Unis de violer la charte de l'ONU.

    Auteur: RT France

    Lire aussi : «Coup d'Etat» promu par Washington : l'ambassadeur du Venezuela sur la reconnaissance de Guaido

  • «Nous suivons la situation de près et nous consultons nos partenaires européens», a déclaré un responsable de l'Elysée auprès de l'agence Reuters. 

     

  • Le président bolivien Evo Morales a réaffirmé sa solidarité envers le «frère» Nicolas Maduro dans un tweet. 

    Evo Morales Ayma@evoespueblo

     

    Nuestra solidaridad con el pueblo venezolano y el hermano @NicolasMaduro, en estas horas decisivas en que las garras del imperialismo buscan nuevamente herir de muerte la democracia y autodeterminación de los pueblos de . Nunca más vamos a ser patio trasero de .

    11,6 k


    «Notre solidarité avec le peuple vénézuélien et le frère [Nicolas Maduro], en ces heures décisives où les griffes de l’impérialisme cherchent de nouveau à blesser à mort la démocratie et l'autodétermination des peuples de [l'Amérique du Sud]. Nous ne serons plus jamais l'arrière-cour des [Etats-Unis]», a tweeté le président socialiste.
     

  • Nicolas Maduro a annoncé que le Venezuela rompait ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis, et donné 72 heures au personnel diplomatique américain pour quitter le pays. 

    RT France@RTenfrancais

     

    https://francais.rt.com/international/58298-apres-washington-canada-oea-reconnaissent-autoproclame-president-interim-venezuela