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COREE DU SUD : CONTRE LE BOUCLIER ANTIMISSILE US MANIFESTATION DEVANT L'AMBASSADE US A SEOUL

Corée du Sud: manifestation contre le bouclier antimissile américain

 Depuis 4 heures  24 juin 2017

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 Asie et Afrique - Deux Corées

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi près de l’ambassade américaine à Séoul contre le projet de bouclier antimissile américain Thaad en Corée du Sud, selon un journaliste de l’AFP sur place.

Cette manifestation intervient en plein regain de tension dans la péninsule autour du programme nucléaire nord-coréen, et alors que le président sud-coréen Moon Jae-In se rend à Washington la semaine prochaine pour une première rencontre avec son homologue américain Donald Trump.

« Non au Thaad, non à Trump », proclamaient des pancartes brandies par les protestataires. Un reporter de l’AFP a estimé la foule à environ 4.000 personnes. La police n’a fourni pour sa part aucune estimation.

Avant son arrivée au pouvoir en mai, le nouveau président sud-coréen de centre-gauche s’était montré très réservé quant à l’opportunité de déployer le système Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), annoncé en 2016 par la précédente chef de l’Etat conservatrice pour contrer les menaces de la Corée du Nord.

Moon avait annoncé le 8 juin le gel de ce déploiement, qui a déjà commencé, en attendant le résultat d’une évaluation de son impact environnemental.

Le bouclier antimissile suscite une vive opposition dans le district méridional de Seongju, où il doit être déployé. Ses détracteurs estiment qu’il présente des risques pour la santé et pour l’environnement, et qu’il ferait en plus de Seongju une cible prioritaire pour la Corée du Nord.

Le déploiement de Thaad, destiné à faire face aux soi-disant menaces nord-coréennes, provoque aussi la colère de la Chine. Pékin considère que le puissant radar du système est susceptible de réduire l’efficacité de ses propres systèmes de missiles, en permettant aux Américains de mieux les surveiller.

Principal partenaire économique de la Corée du Sud, la Chine a pris une série de mesures considérées à Séoul comme des sanctions économiques.

Source: Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/464968

 


 

POUR LA COREE DU NORD, LE DECES DE L'ETUDIANT US EST UN MYSTERE

Pour la RPDC, le décès de l'étudiant américain Otto Warmbier est un "mystère"

Publié le 2017-06-23 à 21:17 | french.xinhuanet.com

 

PYONGYANG, 23 juin (Xinhua) -- La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré vendredi que le décès de l'étudiant américain Otto Warmbier quelques jours après sa libération était un "mystère", car les indicateurs de sa santé et les résultats de ses examens étaient tous normaux quand il a quitté la RPDC.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPDC a indiqué que le pays avait fourni à Otto Warmbier tous les traitements et soins médicaux disponibles par considération humanitaire jusqu'à son rapatriement aux Etats-Unis et que l'étudiant américain n'avait pas été maltraité ou torturé pendant ses 18 mois de détention en RPDC.

"Alors que nous n'avions aucune raison de faire preuve de pitié à l'égard d'un criminel du pays ennemi, nous lui avons fourni des traitements et des soins médicaux avec toute notre sincérité par souci humanitaire jusqu'à son retour aux Etats-Unis", a souligné le porte-parole, cité par l'agence de presse centrale coréenne (KCNA).

Agé de 22 ans, Otto Warmbier a été libéré le 13 juin alors qu'il était dans le coma. Il est décédé le 19 juin après son arrivée aux Etats-Unis, selon des informations publiées par des médias étrangers.

Il avait été condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016 pour des activités hostiles à la RPDC effectuées pendant son séjour à Pyongyang sur ordre d'un groupe religieux américain et de l'Agence centrale du renseignement (CIA), selon la RPDC. Otto Warmbier prétendait toutefois n'être qu'un simple touriste.

"En ce qui concerne la rumeur sans fondement qui circule actuellement aux Etats-Unis selon laquelle Otto Warmbier serait mort des suites d'actes de torture et de passages à tabac subis lors de sa peine de rééducation par le travail, les médecins américains qui sont venus en RPDC pour le rapatrier auront de quoi répondre à cela", a poursuivi le porte-parole.

Les médecins américains "ont examiné Otto Warmbier et échangé des observations médicales à son sujet avec (des médecins de la RPDC et reconnu ) que les indicateurs de sa santé tels que son pouls, sa température, sa respiration et les résultats de ses examens cardiaques et pulmonaires étaient tous normaux", a précisé le porte-parole.

"Nous lui avons prodigué des soins et l'avons ramené à la vie quand son cœur a presque cessé de battre", a ajouté le porte-parole.

http://french.xinhuanet.com/2017-06/23/c_136389907.htm


 

L'ONCLE SAM CONTINUE DE CHERCHER NOISE A LA COREE DU NORD QUE SES GESTICULATIONS N'AFFOLENT PAS

Republican vice presidential nominee Mike Pence attends a campaign rally in Manchester, New Hampshire, U.S. November 7, 2016

USA: «L'ère de la patience stratégique» avec Pyongyang est terminée

© REUTERS/ Carlo Allegri

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Les États-Unis constatent la fin de l'ère de patience stratégique dans leurs relations avec Pyongyang et sont prêts à augmenter la pression diplomatique et économique sur la Corée du Nord pour qu'elle renonce à ses programmes nucléaires et balistiques.

Intervenant au Wilson Center à Washington, le vice-Président américain, Mike Pence, a annoncé le début d'une nouvelle ère dans les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord.

«En ce qui concerne la Corée du Nord, pour cette administration, l'ère de la patience stratégique est terminée […]. Le régime brutal de la Corée du Nord est la principale menace pour la sécurité dans le Pacifique», a-t-il constaté.

 

Pyongyang

© SPUTNIK. ILIYA PITALEV

Pyongyang se lance dans la diplomatie électronique

Selon lui, sous la direction de Donald Trump, les États-Unis continueront à travailler avec leurs alliés dans la région et avec la Chine pour augmenter la pression économique et diplomatique sur la Corée du Nord.

 

«Nous ferons cela jusqu'à ce que la Corée du Nord renonce une fois pour toutes à ses programmes nucléaires et balistiques», a souligné le vice-Président.

Jeudi, Donald Trump a informé le Congrès de la prolongation des sanctions contre Pyongyang. En particulier, il a prorogé une fois de plus le décret présidentiel exécutif de 2008 sur la production de combustible nucléaire à des fins militaires et le décret de 2010 publié dans le cadre des essais nucléaires et la destruction par la Corée du Nord d'un navire sud-coréen, qui avait causé la mort de 46 marins.

https://fr.sputniknews.com/international/201706231031954456-usa-pyongyang-mike-pence/


 

MOHAMED BOUHAMIDI : USA - QATAR ELOGE DE LA DERAISON IMPERIALE.

USA - Qatar Eloge de la déraison impériale.

 bouhamidi mohamed 19 Juin 2017 0 commentaire

USA - Qatar Eloge de la déraison impériale.

Par Mohamed Bouhamidi

In La tribune Dz du 20 juin 2017

 

M K Bhadrakumar, ancien diplomate indien et analyste actuel des questions géostratégique note dans une chronique, que D. Trump, s’est attaqué au Qatar de « sang-froid » (1).

M K Bhadrakumar ne laisse aucun doute quant au sens : il s’agit d’une attaque préméditée, réfléchie, soupesée avec les structures U.S concernées par les questions internationales. Cela fait drôle, que ces questions internationales, soient encore appelées internationales, alors qu’elles déterminent plus que tout autre affaire, la politique interne des USA.

Mais c’est ainsi, il faut donc noter, que cette façon de traiter « l’affaire du Qatar » montre qu’elle est un question stratégique.

Super stratégique.

Tellement stratégique que « le fou du tweet » a posément réitéré, dans une conférence de presse conjointe avec le président roumain Iohannis le vendredi 09 juin 2017 à Washington, son accusation à l’endroit du Qatarde financement de l’extrémisme.

L’ancien diplomate indien, nous donne quelques repères :

« Prima facie, Trump a donné un avertissement brutal au Qatar – « CAPITULEZ – SINON … » Cela s’est passé le lendemain de la déclaration provocante du ministre des affaires étrangères du Qatar Cheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani qui disait que son pays n’était « pas prêt à se rendre, et ne sera jamais prêt à se rendre, l’indépendance de notre politique étrangère ».

Donc, ne vous trompez pas, c’est maintenant un face-à-face les yeux dans les yeux. Soit c’est le POTUS qui baisse les yeux – soit c’est l’émir du Qatar. La communauté internationale retiendra son souffle.

En second lieu, Trump n’a pas seulement souligné son soutien aux décisions des Saoudiens et des Emiratis contre le Qatar, il a pratiquement admis qu’il était tout à fait sur la même ligne que la voie de confrontation empruntée par le roi Salman. En effet, Trump se rétracte de sa propre offre qu’il avait faite un peu plus tôt, le mardi, pour une médiation entre l’Arabie Saoudite et le Qatar (que Riyad avait ouvertement rejeté.) En fait, Trump a révélé que la démarche saoudienne contre le Qatar émanait des discussions lors de sa visite à Riyad il y a trois semaines.

Troisièmement, Trump pourrait avoir lancé un avertissement à la Turquie pour dire que le prochain pourrait bien être le président Recep Erdogan. Trump a dit: « Je ne vais pas nommer d’autres pays, mais nous n’avons pas fini de résoudre le problème, mais nous allons résoudre ce problème. Nous n’avons pas le choix. » Maintenant, Erdogan a clairement déclaré que le blocus saoudien contre le Qatar doit être levé .

Le fait est que Trump s’est exprimé tout de suite après la décision de M. Erdogan jeudi de déployer des troupes turques au Qatar et, plus important encore, son rejet de la qualification antérieure de Trump (lors de la visite à Riyad) des Frères musulmans comme une organisation terroriste. Erdogan insiste sur le fait que les frères représentent un mouvement idéologique. Les tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Turquie, deux alliés de l’ OTAN, acquièrent maintenant une dimension supplémentaire. »

 

Il y a comme une attaque déterminée, féroce, sans pitié j’allais dire contre les Frères Musulmans, créature certes des Anglais, mais également alliés et porteurs d’eau des USA ; leurs sherpas auraient dit les admirateurs des pays l’Himalaya.

Il y a huit ans, dans un discours dont nous n’avions pas compris, ses véritables visées Obama annonçait de façon codée, que l’ère était arrivée du transfert des pouvoirs aux Frères Musulmans au sein du Monde Arabe.

Bush et Rice avaient décrété auparavant que ce même monde arabe (la région MENA qui inclut les pays du Maghreb plus la Libye et l’Egypte) devait muter en Grand ou en Nouveau Moyen Orient.

Nous découvrirons par la suite, dans le développement de cette politique moyen-orientale, que le discours du Caire précisait que le contenu de ce nouveau moyen orient morcelé en cantons ethniques et confessionnel aurait un contenu frériste.

Vous savez tous comment ce contenu fréristes a été mis en échec en Tunisie grâce à un mouvement populaire de contenu prosocialiste et en Egypte apr une combinaison de luttes populaires et de manœuvres des hautes hiérarchies militaires.

 

Passionnantes question de savoir pourquoi des Etats comme ceux de la Tunisie et de l’Egypte ont pu tenir et résister en tant qu’Etats nationaux malgré la convergence de forces surpuissantes comme USA, du Qatar et d’autres pays du Golfe.

Passionnantes question, pour ce qu’elles peuvent nous éclairer sur les points de faiblesse ou de force de notre Etat face à une configuration complexe comme celle qu’ont connue l’Egypte, la Tunisie et la Libye.

 

Les leçons sont encore plus précieuses avec la Syrie qui a tenu si longtempsface à une conjuration mondiale inédite, nourrissant, finançant, armant, formant et encadrant des groupes de mercenaires venus de plus de 80 pays, pour abattre l’Etat syrien. C’est que les Frères Musulmans, épaulés directement et ouvertement par la Turquie devaient prendre le pouvoir et s’en assurer dans les quelques semaines qui suivirent l’insurrection programmée de longue date.

Dès le début de la destruction de la Libye, ce rôle des Frères Musulmans s’est manifesté par le statut accordé par les USA à la Turquie d’être la plaque tournante des réglementes politiques dans la Libye post-Kadhafi. Cela ne pouvait gêner les Anglais, eux-mêmes pères réels et spirituels des Frères Musulmans.

Il faut dire que de la Turquie des Frères était un modèle de gouvernance compatible avec la globalisation même si des signes avant-coureurs montraient qu’Erdogan était autant que ses homologues d’autres pays un « président-démarcheur » de parts de marchés pour l’industrie turque aussi bien en Afrique qu’en Asie et aller entrer en concurrence avec eux.

Bref, le retournement spectaculaire de Trump contre le Qatar peut très bien être compris comme un retournement contre la globalité du plan Obama.

 

Le plan Obama était aussi le plan de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui « l’Etat profond », le « Deep State ». Sauf que nous ne voyons pas ce qui peut cimenter, car il a l’air béton ce « Deep State », l’unité, donc la force, de ces dizaines de milliers de bureaucrates, qui reproduisent dans le changement sans alternance des élections américaines, la continuité sans faille de politiques programmées et projetées depuis des décennies.

Il s’agit d’authentiques doctrines de politiques étrangères, érigées en crédos, en croyance religieuses.

Personne ne me fera croire que Mme Victoria Nuland ou que son Kagan de mari sont capables de comprendre les facteurs historiques qui déterminent leurs actions. Non pas qu’ils soient simplement historiquement bêtes, ce qu’ils doivent être sans aucun doute, mais parce que cela exclurait toute idée de déterminisme historique par les facteurs économiques, sociologiques, culturels, politiques, qui dépasseraient de loin, en terme de causalité, les compétences des Kagan, mari et femme. Par contre, il apparaît clairement que la transformation d’une politique en doctrine à la mode américaine, donc un credo religieux, pousse à une compétition vers l’extrémisme de chaque candidat à un poste pour bien signifier qu'il est le plus fidèle et le plus apte à l'application de la doctrine. Il faut être le plus disant, le plus extrémiste, le plus fanatique pour accéder, à l’intérieur d’une doctrine, à un leadership, une fonction, un statut, un poste.

Une fois la doctrine adoptée, il ne reste qu’à être le plus fanatique pour espérer être leader. C’est ce qui se passe dans les groupes islamistes et c’est ce qui les détruit, car de l’intérieur, on fait la cjhasse aux tièdes, aux mous, aux conciliateurs. C’est le point commun entre les groupes terroristes d’inspiration religieuse et le personnel du « Deep State ». C’est peut-être même cet aspect qui explique, plus des éléments de simple rationalité des moyens conformes et adaptés, le tropisme de ce « Deep State » vers les organisation religieuses islamistes pour ce qui consiste à déstabiliser le monde musulman ou les évangéliques pour le reste du monde.

Bref, ce qui arrive à unir, administration américaine après administration américaines, des générations de bureaucrates des deux partis politiques, c’est le fanatisme.

 

Or, ce « Deep State » si attaché à la continuité des doctrines politiques en œuvre depuis si longtemps, depuis avant Bush et Obama, n’a pas spécifiquement attaqué Trump sur cette question Qatarie.

Le Qatar a répondu spécifiquement aux accusations américaines.

Il a rappelé qu’il a ouvert un bureau pour les talibans à la demande des USA qui cherchaient un lmieu discret et commode pour négocier avec les Talibans.

Il a également souligné que le Qatar héberge une partie importante des dirigeants de Hamas, dont Khaled Mechââl, à la demande des USA avec pour mission de les éloigner de l’Iran (Tiens, tiens !).

Il a donné la parole à Qaradaoui, car il était le Muphti de l’OTAN, celui qui a rendu licite le meurtre de Kadhafi, le meurtre de Bachar el Assad (pas plus coupable d’ailleurs que Fabius qui a délivré la même Fatwa) et qui aurait rendu licite le meurtre de tout autre dirigeant arabe ou même de de milliards de musulmans si on le lui avait demandé avec suffisamment d’or comme argument.

Tous les personnes encore en bonne santé mentale ont dû partir d’un fou rire planétaire d’entendre les Saoudiens reprocher aux Qataris de financer des groupes terroristes.

 

Mais quelle raison a poussé les USA à allumer le feu de la guerre contre le Qatar malgré ses bons et loyaux services ? L’argent bien sûr, de son fonds souverain. Entre 350 et 380 milliards de dollars selon de nouvelles estimations, les précédentes parlaient de 380.

Nous avons appris cette semaine qu’en plus de cette argent, circulent 340 milliards de dollars de liquidité.

Mais de nouvelles analyses sont produites dans les médias arabes du Moyen-Orient, et de nouvelles informations circulent. D’après les analystes, il a été demandé au Qatar de larguer le Hamas, d’arrêter son financement pour l’étrangler et l’affaiblir lors de la prochaine agression israélienne.

Le but : c’est de permettre à Israël de développer sans entrave une agression tellement terrifiante que les gazaouis d’exileraient en masse au Sinaï où une zone d’accueil leur serait réservée qui deviendrait la base d’un futur homeland pour les palestiniens. De Ghaza comme de Cisjordanie. Un futur Homeland payé par l’argent Saoudien et du Golfe en général, versé à l’Egypte qui en a grnd besoin pour ses cent millions d’âmes.

C’était le plan de l’agression de décembre 2008. Il n’a pas marché.

C’était encore plus clairement celui de l’agression de novembre 2012. Il n’a pas marché.

L’OTAN arabe lui donne une chance inespérée de succès à condition que le Qatar puis le Koweït baissent le froc et se mettent sous tutelle saoudienne.

Mais c’est un plan israélien me direz vous ?

Et alors ? La seule solution à deux Etats, c’est bien celle-là ? Où voyez-vous un mètre carré de libre dans la Palestine occupée pour construire un Etat viable ?

Et puis cela a l’immense avantage pour les Saoud de prendre dans leur bras une « Nation du Livre » contre les ennemis de Dieu, syriens, yéménites, iraniens…

 

Je crois que ces analystes arabes ont plutôt raison.

 

M. B

 

 

 

http://reseauinternational.net/en-condamnant-le-qatar-trump-met-le-feu-au-moyen-orient/

Chronique destinée à La tribune Dz du 20 juin 2017

http://bouhamidimohamed.over-blog.com/2017/06/usa-qatar-eloge-de-la-deraison-imperiale.html


 

MANLIO DINUCCI : STAR WARS DE LA FICTION A LA REALITE

Transmis par Marie-Ange Patrizio
 

L’art de la guerre

 

Star Wars de la fiction à la réalité

 

Manlio Dinucci

 

Dans l’imaginaire collectif les armes spatiales sont celles des films de science-fiction de la série « Star Wars ». Sans qu’on ne s’aperçoive, parce que dans les médias presque personne n’en parle, qu’elles sont devenues réelles.

  La course aux armements, nucléaires compris, s’est depuis longtemps étendue de la Terre à l’espace. En tête se trouvent les Etats-Unis, qui visent toujours plus le contrôle militaire de l’espace. La nouvelle secrétaire de l’U.S. Air Force, Heather Wilson, immédiatement après avoir pris ses fonctions, annonce le 16 juin la réorganisation du quartier général pour potentialiser les opérations spatiales en les intégrant encore plus dans celles de l’Aéronautique. Objectif déclaré : « Organiser et entraîner des forces en mesure de prévaloir dans n’importe quel futur conflit qui puisse s’étendre à l’espace ». Le responsable des systèmes militaires spatiaux est le Commandement stratégique (StratCom), qui est à la fois responsable des armes nucléaires et des cyber-armes. «Nous avons des forces spatiales et cyber-spatiales supérieures qui sont fondamentales pour le style de guerre américain dans chaque théâtre d’opération dans le monde entier », écrit en février dernier le général John Hyten, commandant du StratCom, en soulignant que « nos forces nucléaires sont sûres et prêtes à tout moment » et que « si la dissuasion devait échouer, nous sommes prêts à les utiliser ».

  Pour les stratèges du Pentagone, détenir la supériorité dans l’espace signifie avoir la capacité d’attaquer un adversaire militairement fort, paralyser ses défenses, le frapper même avec des armes nucléaires et, dans le cas où lui aussi serait doté de telles armes, neutraliser sa riposte. Dans cet objectif, des armes nucléaires, systèmes spatiaux et cyber-armes sont intégrés par le Pentagone dans la « gamme complète des capacités globales d’attaque », que ce soit sur terre ou dans l’espace. 
  Le 7 mai, après avoir été 718 jours en orbite autour de la Terre, a atterri à Cap Canaveral la navette robot X-37B de l’U.S. Air Force, capable de manoeuvrer dans l’espace  et rentrer à la base de façon autonome. Le X-37B, à sa quatrième mission « top secret » dans l’espace, sert probablement (selon l’avis des plus grands experts) à expérimenter des armes pour détruire les satellites adversaires et « aveugler » ainsi l’ennemi au moment où il se trouve attaqué. Simultanément sont en phase de développement des armes laser, déjà testées par le navire USS Ponce dans le Golfe Persique. La firme Lockheed Martin a communiqué le 16 mars avoir mis au point un puissant laser, qui dans quelques mois sera installé sur un véhicule spécial de l’U.S Army pour une série de tests. En mars encore, le général Brad Webb a déclaré que, dans l’année, un avion AC-130 sera armé de laser pour des attaques d’objectifs terrestres. Le 3 avril, des scientifiques de l’Université Macquaries ont annoncé avoir créé en laboratoire un super-laser, semblable à celui de la « Mort Noire » de Star Wars, pour de futures applications spatiales. 

  Dans ce secteur les Etats-Unis ont l’avantage, mais, comme il arrive pour tout autre système d’arme, d’autres pays, surtout Russie et Chine, sont en train de développer des technologies militaires analogues. En 2008 Moscou et Pékin ont proposé un accord international pour empêcher le déploiement d’armes dans l’espace ; mais l’administration Bush d’abord, celle d’Obama ensuite ont refusé d’ouvrir une tractation dans ce sens. 
   Ainsi, tandis qu’aux Nations Unies se déroule la négociation pour la prohibition juridique des armes nucléaires (à laquelle ne participent pas les puissances nucléaires ni les pays de l’Otan, dont l’Italie), s’accélère sous impulsion étasunienne la course à la militarisation de l’espace, fonctionnelle à la préparation de la guerre nucléaire.

Edition de mardi 20 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/star-wars-dalla-fiction-alla-realta/ 

Traduit de l’italien par M-A Patrizio


 

LIBRE PENSEE : DECLARATION DES ASSOCIATIONS DES CINQ CONTINENTS

Déclaration internationale des associations de Libre Pensée, laïques, humanistes, rationalistes, athées des cinq continents

A l’initiative de l’Association internationale de la Libre Pensée

L’argent public ne doit plus financer les Eglises et les religions ! Quand l'Eglise escompte récuperer de l'argent grâce au parti clérical AILP 9

La Raison n°622 - juin 2017

 

Nous sommes des Associations de tous les continents qui agissons pour la Séparation des Eglises et des Religions, des Etats, pour la laïcisation des institutions qui valide la sécularisation grandissante des sociétés.

Le maître-mot de nos actions est d’œuvrer au respect de la liberté de conscience de chacune et de chacun, de tous les êtres humains qui vivent sur la planète. C’est-à-dire la liberté de croire ou de ne pas croire. Nous ne confondons pas la liberté de conscience et la liberté de religion qui n’est qu’une composante de cette dernière, mais qui ne saurait la résumer.

Nous récusons l’idée que la religion serait une catégorie à part dans la palette des convictions de l’Humanité. Et qu’il faudrait lui conférer un statut particulier qui interdirait de la soumettre à la critique rationnelle et humaine. Et qu’il faudrait, en surplus, qu’elle soit financée par les fonds publics, produits par l’ensemble des contributions des citoyens soumis à l’impôt.

C’est pourquoi nous sommes opposés à toute forme de répression civile et pénale de ce que l’on appelle « le délit de blasphème ». Le droit à la libre critique est un droit démocratique fondamental. Son corollaire obligé est la liberté d’expression la plus totale. Seuls sont visés, alors, les opinions et les faits, jamais les individus en tant que tels.

C’est pourquoi aussi, nous refusons et condamnons le privilège que les Eglises et les religions, qui ne sont que l’expression de quelques-uns, soient financées par les fonds publics, qui sont le produit des contributions de tous.

Depuis les USA (1791), le Mexique (1857), la France (1905), le Portugal (1911), la Russie (1918), l’Uruguay (1918) l’Espagne (1931), la Turquie (1937), la revendication démocratique de la nécessaire Séparation des Eglises, des religions et des Etats n’a pas cessé de mobiliser l’Humanité consciente. Depuis, de nombreux autres pays l’on établit et sur tous les continents. La Séparation est en marche depuis longtemps.

Depuis James Madison, Père de la Constitution américaine et 4ème Président des Etats-Unis, constatant en 1819 que « le nombre, les compétences, la moralité du clergé ainsi que la dévotion des citoyens ont manifestement augmenté avec la totale Séparation des Eglises et de l’Etat », l’Histoire de l’émancipation humaine a montré que, quelles que soient les cultures religieuses dominantes dans les sociétés, le principe de Séparation de la sphère des Institutions publiques et de la sphère religieuse est non seulement possible et réalisable, mais qu’elle est hautement souhaitable pour établir et conforter la Démocratie.

Dans tous les pays, sur tous les continents, dans toutes les institutions nationales et internationales, il faut agir pour faire avancer la Séparation des Eglises, des religions et des Etats.

Ensemble, agissons pour la laïcité !

Appel lancé à l’initiative de l’Association internationale de la Libre Pensée au Congrès international de Montevideo (Uruguay), les 19 et 20 septembre 2015.

Signatures Appel Montevideo

• Elbio Laxalte Terra - Portavoz AILP • Ariel Rossi, Argatea - Buenos Aires – (Argentine) • Coalición Argentina por un Estado Laico (Argentine) • Asociación Civil Ateos Mar del Plata (Argentine) • Marcelo Llobet (Argentine)

• Rationalist Assn of NSW, Sydney, (Australie) • Humanist Society of Queensland, Brisbane, (Australie)

• Cercle de Libre Pensée – Kring voor het Vrije Denken- CLP-KVD (Belgique) • Pierre Galand, militant de la laïcité (Belgique)

• Carlos Eduardo Oliva, Observatoire de la laïcité dans l’éducation (Brésil) • Associação Brasileira de Ateus e Agnósticos (Brésil)

• Association humaniste du Québec (Canada) • Mouvement laïque québécois (Canada) • Libres penseurs athées - Atheist Freethinkers (LPA-AFT), (Canada) • David Rand, président LPA-AFT, et porte-parole AILP (Canada)

• Patricio Cueto, Fundación Academia Laica de Estudios (Chili) • Antonio Vergara Lira, Porte parole AILP pour l’Amérique latine (Chili) • Monica Rodriguez, Centro cultural « Valentin Letelier », (Chili) • Alicia Manonellas, Asamblea de Organizaciones Librepensadoras de Chile « AOL » (Chili) • Comité éditorial de la revue « Iniciativa laïcista » (Chili)

• Gran capitulo general de Colombia del rito frances (Manuel Ricaurte), (Colombie)

• Guillermo Fuchslocher (Sr.) Asociación Ecuatoriana de Libre Pensamiento AELP, (Equateur) • Centro Cultural Eugenio Espejo CCEE, (Equateur) • Gabriel Duque, Fundacion Equinoccial del Ecuador (Equateur)

• Europa Laica (Espagne) • Union des Athées et des Libres penseurs d’Espagne – UAL (Espagne) • Athées de Catalogne (Espagne) • Fondation Ferrer i Guardia (Espagne)

• Pacific Islands Secular Assn, (Fidji)

• Rationaliste International (Finlande)

• Fédération Nationale de la Libre Pensée (France) • Dr Alsahwi, Le croissant fertile (France) • Gauthier N’Gumbu, Membre de la Commission Internationale FNLP – Afrique (France) • Jean Michel Quillardet, Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires (France) • Daniel Bénichou, Président de l’Association du Chevalier de la Barre (France) • Jean-Marie Bonnemayre, Président du Conseil National des Associations Familiales Laïques (France) • Maurice Montet, militant pacifiste (France) • Union rationaliste (France) • Charles Conte, militant laïque (France) • Maurice Gelbard, militant laïque (France)

• National Secular Society (Grande-Bretagne) • Tony Upton, Charles Bradlaugh Society, Northampton (Grande Bretagne)

• Association des Amis d’Hypathie (Philoi tis Ypatias), (Grèce)

• Sanal Edamaruku, Président Indian Rationalist Association, (New Delhi, India)

• The Irish Freethinkers and Humanists (Irlande) • Atheist Ireland (Irlande)

• Sidmennt, The Icelandic Ethical Humanist Association (Islande)

• Associazione Nazionale del Libero Pensiero "Giordano Bruno", (Italie)

• Georges Saad – Association libanaise de philosophie du droit (Liban)

• Edouard Kutten, Libre Pensée luxembourgeoise (Pdt), (Luxembourg) • Christiane Kutten-Serafini, Libre Pensée luxembourgeoise (Secrétaire), (Luxembourg)

• Nigerian Humanist Movement (Nigéria)

• Humanistas Racionalistas del Perú - HURA (Pérou) • Revista Peruana de Filosofía Aplicada – RPFA (Pérou)

• Wanda Nowicka, Chair,Equality and Modernity Association, Deputy speaker of the Parliament of Poland (Pologne) • Nina Sankari et Marek Lukaszewicz de la Fondation Kazimierz Lyszczynski (Pologne)

• Associação Ateista Portuguesa (AAP), (Portugal) • Luis Mateus (Portugal)

• Libre Pensée de Genève (Suisse)

• Raúl Bula, Asociación Uruguaya de Librepensadores (Uruguay) • Asociación Civil 20 de Setiembre (Uruguay) • Asociación Civil Trazos (Uruguay) • Apostasía Colectiva Uruguay (Uruguay) • Asociación Uruguaya  de Libre- Pensadores - AULP (Uruguay) • Ricardo Grasso, Association pour l’éducation laïque – ILEC (Uruguay) • Alicia Podestá, Centro de Estudios par la Dignidad Humana – CEDH (Uruguay) • Gabriela Rosas, Centro de Estudios par la Dignidad Humana – CEDH (Uruguay) • Gran Oriente de la Franc-Masonería del Uruguay (Uruguay)

• American Atheist (USA) • David Silverman, President American Atheist (USA)

 

Déclaration internationale des associations de Libre Pensée, laïques, humanistes, rationalistes, athées des cinq continents A l’initiative de l’Association internationale de la Libre Pensée L’argent public ne doit plus financer les Eglises et les religions ! Quand l'Eglise escompte récuperer de l'argent grâce au parti clérical AILP 9 La Raison n°622 - juin 2017

file:///C:/Users/Maison/Downloads/LaRaison622_8-9.pdf


 

L’ORIENT-LA-NUIT…

L’ORIENT-LA-NUIT…

« La comparaison serait, certes profondément naïve. Elle ne devrait même pas se poser. Mais à certains égards, elle pourrait malgré tout être utile pour nous inciter à marquer une courte pause et réfléchir à notre situation actuelle au plan… » Stop, parce que submergé d’un ennui profond, on risque de s’endormir, la suite continuant à enfoncer des portes ouvertes et égrener des platitudes ! Ces phrases de plomb sont les premières de l’éditorial du quotidien libanais L’Orient-le-Jour du mardi 13 juin, signé Michel Touma.

La une : Loi électorale : le vote de demain pour trancher le nœud gordien ? Les pages intérieures sont encore plus affligeantes, enchaînant des titres dont ne voudrait pas l’Almanach Vermot (genre « Mollo les Mollahs », oui ils l’ont fait !), des dépêches mal recyclées et les commentaires les plus réactionnaires. Ecrits avec une tronçonneuse qui saccage quotidiennement la langue française, la plupart des papiers entraînent toujours plus ce journal vers un abîme triplement marqué d’amateurisme, de partis pris idéologiques et d’une pseudo-modernité très cucul la praline…

Pourtant, ni la langue française, ni ce quotidien ne méritait cela ! Né le 15 juin 1971 de la fusion des deux quotidiens francophones libanais les plus influents – L’Orient (fondé à Beyrouth en 1924 par Gabriel Khabbaz et Georges Naccache) et Le Jour (fondé en 1934 par Michel Chiha), il a pourtant ouvert ses colonnes à nombre de journalistes, chroniqueurs et écrivains de premier plan. Devenu au fil du temps la feuille officielle des droites et des extrême droites libanaises, feu L’Orient-le-Jour s’enfonce dans une nuit de plus en plus opaque et dérisoire.

Propriété de la Société de presse et d’éditions SAL – se voulant l’étendard de la francophonie au Proche-Orient et publiant aussi le mensuel économique Le Commerce du Levant -, le quotidien ambitionnait aussi de s’imposer comme une passerelle entre le Machrek et le Maghreb. Belle idée ! L’une des patronnes du groupe SAL, Nayla de Freige avait même fait de cette volonté maghrébine l’une de ses priorités pour élargir l’audience de L’Orient-le-Jour. Ainsi, les articles, enquêtes et interviews de Lina Kennouche (journaliste algéro-libanaise) donnaient à cette volonté une vraie réalité éditoriale avec rationalité et talent. Mais, patatras ! Il y a quelques mois, cette journaliste a été brutalement jetée à la porte de L’Orient-le-Jour… sans aucun prétexte.

Sans doute, la pertinence et le professionnalisme de cette plume libano-maghrébine faisaient-ils ombrage à des « collègues » dont la médiocrité s’est sentie vaciller. En préambule, nous avons cité les fulgurances d’un « éditorialiste » exceptionnel. Nous aurions pu tout aussi bien le faire des saillies hallucinantes du « rédacteur en chef » Ziad Makhoul, toujours très « cool », affectionnant le « up-to-date » interactif et transtextuel… Ne parlons pas d’Antoine Ajoury, le chef de la rubrique internationale dont la sonnerie du téléphone portable n’est autre que l’hymne… israélien ! Cela ne s’invente pas ! Autre chroniqueuse assez médiocre – Emilie Sueur – a su, elle aussi, prendre le vent du 14 mars (la droite libanaise) pour consolider sa position, tandis que cette pauvre Scarlett Haddad sert d’alibi pluraliste depuis des années, affichant une sensibilité plutôt 8 mars (opposition).

Il est certain qu’avec une telle équipe, L’Orient-la-Nuit ne va pas relever le niveau de l’information, ni au Machrek, ni au Maghreb, ni partout ailleurs… En relayant systématiquement l’idéologie des Forces Libanaises – celle d’un réduit chrétien et du repli confessionnel des Chrétiens (voir L’Envers des cartes : La dernière malédiction des Maronites), sans la moindre critique ni mise à distance, L’Orient-la-Nuit contribue à conforter une grande partie de la classe politique locale dans ses pratiques claniques, affairistes, sinon mafieuses. A ce titre, la dérive médusée et médusante de ce quotidien qui fut pourtant un vrai journal, jette plus d’huile sur le feu qu’il ne cherche à en comprendre les causes.

Dans ce contexte d’un Cèdre toujours plus très destructuré (les prochaines élections législatives auront lieu en mai 2018), il serait temps que nos amis du 8 mars comprennent qu’ils ne peuvent plus laisser ainsi la langue française (qui n’appartient pas qu’à la France éternelle, tant s’en faut !), aux mains des fromagers de L’Orient-la-Nuit, qui insultent quotidiennement Les Misérables de Victor Hugo, leurs héritiers et tous les citoyens libanais avides d’informations, d’analyses et de mises en perspectives critiques.

Avec la disparition du regretté As-Safir, il faut espérer que de nouvelles initiatives médiatiques voient le jour et que le grand quotidien Al-Akhbarlancent enfin une édition numérique en langue française. Toujours est-il que les citoyens libanais, comme les autres Arabes francophones, ne doivent plus laisser L’Orient-la-Nuit piétinner l’intelligence collective…

Etienne Pellot
19 juin 2017

https://prochetmoyen-orient.ch/l-orient-la-nuit/

 

Repris sur facebook


 

LE NOUVEAU PRESIDENT SUD-COREEN MOON JAE IN VEUT SORTIR DU NUCLEAIRE

Le nouveau président sud-coréen veut sortir du nucléaire

 Depuis 7 heures  19 juin 2017

Président sud-coréen
Président sud-coréen

 Asie et Afrique - Deux Corées

Le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In a promis ce lundi de renoncer aux projets de nouveaux réacteurs nucléaires, dans le cadre d’une politique visant à sortir de l’atome.

Le président issu du centre-gauche avait fait campagne en promettant une sortie graduelle du nucléaire, et le développement du solaire et de l’éolien.

La catastrophe de Fukushima au Japon, provoquée en mars 2011 par un séisme et un tsunami, avait profondément marqué l’opinion sud-coréenne quant aux risques associés au nucléaire.

« Nous allons entrer dans l’ère post-nucléaire », a déclaré Moon dans un discours lors d’une cérémonie marquant le premier démantèlement d’un réacteur nucléaire.

« Je vais abandonner tous les projets de nouveaux réacteurs actuellement en cours et je ne prolongerai pas la vie des réacteurs actuels », a-t-il ajouté.

De nombreux réacteurs sont situés près de zones résidentielles densément peuplées, a relevé le président, mettant en garde contre les « conséquences inimaginables » de l’éventuelle fusion du coeur d’un réacteur sud-coréen.

« La Corée du Sud n’est pas exempte du risque de tremblement de terre, et un accident nucléaire provoqué par un séisme peut avoir un impact dévastateur », a-t-il dit.

La Corée du Sud compte 25 réacteurs nucléaires qui produisent 30% de l’offre énergétique du pays.

Beaucoup d’entre eux sont censés s’arrêter entre 2020 et 2030 et la décision de prolonger leur existence est censée être prise sous le mandat de Moon.

Il s’était engagé pendant sa campagne à tenter de fermer toutes les centrales nucléaires, mais cela prendrait des décennies.

La méfiance de l’opinion envers le nucléaire a été renforcée ces dernières années par une série de scandales de corruption impliquant les agences publiques du nucléaire. Des séismes ont également alimenté les inquiétudes sur la fiabilité des centrales existantes.

Moon a également promis de faire entrer son pays dans l’ère « post-charbon » afin, notamment, d’améliorer la qualité de l’air. Mais, dans un pays dont 40% de l’énergie est produite par le charbon, supprimer les centrales thermiques risquerait de provoquer une hausse monumentale des tarifs de l’énergie, avertissent les experts.

Source: AFP

http://french.almanar.com.lb/456740


 

ETRANGE INTOXICATION ALIMENTAIRE. 530 SOLDATS TURCS EMPOISONNES !

Intoxication alimentaire massive chez les soldats turcs

Sun Jun 18, 2017 8:51AM

Intoxication alimentaire massive chez les soldats turcs après un repas le samedi 17 juin. ©Fars News

Intoxication alimentaire massive chez les soldats turcs après un repas le samedi 17 juin. ©Fars News

Plus de 500 militaires turcs ont été transférés à l'hôpital suite à une intoxication alimentaire étrange.

Tout commence par une mystérieuse intoxication alimentaire collective dans une garnison, dans la province de Manissa, après le dîner, le samedi soir 17 juin.   

Les militaires ont éprouvé des nausées et des vertiges après le repas et ont été tout de suite transférés vers les urgences dans différents hôpitaux.  

Les sources militaires turques évoquent la piste d’une intoxication volontaire et préparée.

Les ministres turcs de la santé et de la Défense, accompagnés par le commandant des forces terrestres du pays se sont présentés tout de suite sur place pour examiner de près les circonstances et rendre visite aux victimes.

Selon certaines sources, le bilan des soldats intoxiqués en Turquie pourrait s’élever à 3.000 personnes.

19 membres de la société qui fournit aux casernes militaires de la province, les aliments, ont été arrêtés pour leur implication dans « l'empoisonnement délibéré » des  militaires.

 

http://presstv.com/DetailFr/2017/06/18/525656/Turquie-soldats-caserne-garnison-Manissa-intoxiqus-empoisonns


ONU : LE VENEZUELA, PAYS LE MOINS INEGALITAIRE DE LA REGION

ONU : LE VENEZUELA RESTE LE PAYS LE MOINS INÉGALITAIRE DE LA RÉGION

Publié par Venezuela infos dans égalité et justice socialemissions socialesPNUD

Le Venezuela reste le pays présentant le moins d’inégalités, au vu de sa position dans le coefficient de GINI, annonce la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL), commission régionale de l’ONU, dans son rapport intitulé « Panorama Social de l’Amérique Latine 2016« , publié récemment.

Le coefficient de GINI est une méthode qui sert à mesure la répartition des revenus des ménages. Plus la note se rapproche de 0, plus la distribution des revenus est équitable, tandis qu’une notation proche de 1 signale qu’elle devient très inégalitaire.

Dans le graphique publié par l’organisme multilatéral, on constate qu’en 2015 le Venezuela avait un coefficient proche de 0,380, suivi par l’Uruguay qui frôlait les 0,4 points. Cette valeur est inférieure à celle de 2012, qui était d’environ 0,390 points.

La condition ethnico-raciale est facteur d’inégalité en Amérique Latine

La condition ethnique et raciale est un autre facteur d’inégalité structurelle en Amérique Latine, affirme la CEPAL dans ce rapport. Environ 130 millions de personnes afrodescendantes vivent dans la région, soit à peu près 21% de la population. Même si le Brésil et Cuba concentrent 91% du total régional, cette population est également présente dans les autres pays d’Amérique Latine. Dans quatorze d’entre eux, des institutions et des dispositifs gouvernementaux de lutte contre le racisme et pour la promotion de l’égalité raciale ont été mis en place et la législation de protection de leurs droits s’y est renforcée. Ce groupe de population est sur-représenté dans la tranche socio-économique des revenus les plus faibles et souffre d’inégalités profondes à tous les niveaux de développement social, se traduisant par exemple par les taux les plus élevés de mortalité infantile et maternelle, de grossesses d’adolescentes et de chômage, ainsi que des salaires les plus bas (par rapport à ceux des non afrodescendants), révèle le rapport.

Dans le cas de l’Uruguay, l’indice a diminué en 2015, celui de 2012 étant inférieur à 0,40 points. Toutefois, le rapport reconnaît que la grande majorité des pays latino-américains a présenté une diminution de l’inégalité de la répartition des revenus des particuliers entre 2002 et 2014.

Un héritage qui perdure

Ces résultats concernant le Venezuela (plus faible inégalité de la région) sont la conséquence des politiques appliquées par le président Hugo Chavez entre 1999 et 2013 et poursuivies par le Président Nicolas Maduro. Le Venezuela a un Indice de Développement Humain (IDH) moyen/élevé de 0,748. Cet indice a été fixé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et s’échelonne de 0 à 1. La mise en œuvre des missions sociales associée à une politique fiscale qui affecte ses recettes budgétaires à des investissements dans le secteur social a contribué à améliorer la qualité de vie de la population , malgré la chute brutale des revenus pétroliers depuis 2014.

Les politiques sociales menées par le gouvernement bolivarien ont eu pour résultat de relever le taux de scolarisation dans l’éducation de base des 10% de la population la plus pauvre, qui est passé de 38,8% en 1998 à 65,6% en 2014. Dans l’enseignement primaire, le taux de scolarisation de ces mêmes 10% est passé de 93,6% en 1998 à 97,3% en 2014. Le nombre moyen d’années de scolarité des 25 ans et plus, toujours parmi les foyers les plus démunis, est passé de 5,2 ans en 1998 à 7,3 ans en 2014. Le taux de fréquentation scolaire des enfants de 3 à 6 ans est passée de 84,4% en 1997/1998 à 91,3% en 2013/2014, tandis celui des universités s’est accru de 862 862 étudiants en 2000 à 2 629 312 en 2013. Il ressort d’un rapport publié par le Ministère du Pouvoir Populaire pour la Planification que le taux d’emploi chez les 10% les plus pauvres est passé de 68,5% en 1998 à 74,6% en 2014. La couverture du système national de santé atteint 82% et que l’indice de malnutrition est actuellement inférieur à 5%.Alors que de 1998 à 2000, il se situait à 21%, souligne cette étude.

Caractéristiques historiques

La distribution des revenus ne représente qu’une dimension parmi d’autres des inégalités analysées par le rapport annuel « Panorama Social de l’Amérique Latine 2016« , présenté lors d’une conférence de presse par Alicia Barcena, Secrétaire exécutive de la CEPAL à Santiago du Chili, selon un communiqué de cette institution rattachée à l’ONU. L’enquête analyse aussi les inégalités dans la répartition du temps de travail entre les hommes et les femmes, celles résultant de la condition ethnico-raciale et celles qui apparaissent aux différents stades d’un cycle de vie . « L’inégalité est une caractéristique historique et structurelle des sociétés d’Amérique Latine et des Caraïbes et se manifeste par le biais de multiples cercles vicieux. Œuvrer à une réduction significative de cette inégalité représente l’un des objectifs de l’Agenda 2030 pour le Développement Durable souscrit par tous les pays de la région en 2015. Cet agenda recommande que personne n’y soit plus laissé pour compte » affirme Alicia Barcena.

La malnutrition des enfants de moins de 5 ans a diminué : de 5,3%, il est passé à 3,4% en 2013, ce qui signifie que le Venezuela est le 4ème pays présentant le taux de malnutrition infantile le plus bas. D’autres indices comme celui de l’accès à l’eau potable est passé de 80% en 1998 à 95% en 2014, réalisant l’objectif du Développement pour le Millénaire sur ce point. Le rapport du Ministère de la Planification indique que le pourcentage de ménages vivant dans des conditions de promiscuité critique est passé de 14,6% en 1998 à 9,1% en 2014 ; celui de l’accès au service d’évacuation des eaux usées est passé de 62% en 1998 à 84% en 2014. La politique de construction de logement et d’amélioration de l’habitat a également eu un impact direct sur les conditions de vie. A ce jour (2017), l’Exécutif a fourni 1,8 millions d’habitations à la population.

Le rôle du salaire

L’étude du Ministère de la Planification expose les politiques qui ont contribué à réduire l’inégalité , comme les augmentations régulières de salaire permettant de maintenir le pouvoir d’achat. « Il est intéressant d’analyser l’évolution de la participation salariale dans le PIB (Produit Intérieur Brut) en parallèle avec celle de l’inégalité des revenus personnels, telle que déterminée par le coefficient de GINI« , explique l’étude de la CEPAL après évaluation des résultats de l’indicateur.

Le rapport aboutit à la conclusion que des 13 pays qui ont fourni des données actualisées, 5 seulement (le Brésil, le Honduras, le Pérou, l’Uruguay et le Venezuela) présentent une augmentation de la contribution des salaires au PIB. Ce qui montre que les améliorations distributives obtenues durant cette période ne sont pas fondamentalement liées à une répartition plus équitable des rémunérations entre capital et travail. Ces avancées découlent de l’amélioration relative des revenus du travail grâce à des politiques actives comme la légalisation de l’emploi et l’augmentation effective des salaires minimum dans différents pays, explique la CEPAL, selon laquelle ces résultats sont encourageants. En Amérique Latine, l’inégalité de la distribution des revenus s’est maintenue en 2015 à des niveaux similaires à ceux de 2014. Néanmoins, si l’on prend en considération la période antérieure à la crise financière internationale, une réduction de l’inégalité dans la répartition des revenus est à noter entre 2008 et 2015 dans la plupart des pays.

Moyenne régionale

Le coefficient de GINI, qui comprend des valeurs de 0 (équivalant à l’absence d’inégalité) à 1 (correspondant à une inégalité maximale), indique une valeur moyenne de 0,469 pour l’Amérique Latine, selon les données disponibles pour 2015, et n’a pratiquement pas varié par rapport à celle de 2014 qui était de 0,473. Dans la plupart des pays, la diminution du coefficient de GINI s’est principalement produite entre 2008 et 2012, tandis qu’entre 2012 et 2015, des variations de moindre amplitude ont été enregistrées, selon l’analyse de la CEPAL. Quant à la moyenne régionale, le taux de chute du coefficient de GINI lors de la période plus récente de 2012 à 2015 a diminué de moitié (-0,6% sur l’année) comparativement à celui enregistré entre 2008 et 2012 (-1,2% sur l’année), précise le rapport. Entre 2008 et 2015, l’inégalité dans la répartition des revenus personnels a diminué en Amérique Latine avec la priorité donnée aux objectifs de développement social, mais son taux de diminution a baissé entre 2012 et 2015, les valeurs actuelles restant néanmoins très élevées afin d’atteindre un niveau de développement durable, conclut la CEPAL.

Source : Correo del Orinoco du 5 juin 2017, Manuel López, http://www.correodelorinoco.gob.ve/venezuela-se-mantiene-como-el-pais-con-menor-desigualdad-en-la-region/

Traduction : Frédérique Buhl

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