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DES PARTIS POLITIQUES EXIGENT DES ETATS-UNIS DE FERMER LEURS LABORATOIRES DANGEREUX

Par Le 26/07/2021

26 Juillet 2021

Xinhua | 26.07.2021 14h07 

Au moins 32 partis politiques à travers le monde ont signé une pétition, appelant à la clôture des laboratoires biologiques militaires américains dans l'ensemble du monde par souci de biosécurité, a rapporté le média indépendant ukrainien Politnavigator.

La pétition contre la prolifération des armes biologiques a été initiée par une coalition de forces politiques, qui comprend le Mouvement socialiste du Kazakhstan, le Parti communiste uni de Géorgie, le Parti socialiste de Lettonie et le Parti communiste du Pakistan.

Alors que la lutte et la compétition internationales s'intensifient, "les armes biologiques accumulées peuvent être utilisées par l'armée américaine pour combattre ses opposants, ce qui déboucherait sur des conséquences catastrophiques", indique la pétition.

Des statistiques montrent que les Etats-Unis ont établi plus de 200 laboratoires biologiques dans 25 pays et régions étrangers, notamment en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et dans l'ancienne Union soviétique, dont 16 en Ukraine seule.

Selon Politnavigator, il y a des preuves montrant que des biologistes dans l'armée américaine travaillent au Kazakhstan à développer de nouvelles méthodes de propagation de souches virales infectieuses et mortelles à travers le bétail élevé en Asie centrale.

(Rédacteurs :实习生2, Yishuang Liu)

source : http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2021/0726/c31356-9876713.html

Tag(s) : #RIPCO#Solidnet

L’APPARITION D’UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE FORTE POURRAIT CAUSER LA FIN DE L’ESPECE HUMAINE

Par Le 08/07/2021

L’apparition d’une IA forte pourrait causer la fin de l’espèce humaine

Par Alexandre Lemoine

Mondialisation.ca, 07 juillet 2021

Observateur continental

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Il y a cent ans, en 1921, a vu le monde la pièce de théâtre de science-fiction de Karel Capek R.U.R., dont l’action se déroule dans une usine qui fabrique des robots. Il s’agissait de créatures artificielles ressemblant aux êtres humains. Les robots de Capek se révoltent, exterminent l’humanité et s’emparent de la planète. Aujourd’hui, certains se disent qu’une telle perspective n’est plus si fantastique que ça. Le problème de l’intelligence artificielle (IA) et le risque d’une révolte des machines sont largement évoqués. Et il est difficile à dire ce qui prendra le dessus, les « capacités inimaginables » ou les « grandes menaces ».

Comme l’affirme la chaîne américaine CNBC, aujourd’hui, la plupart des citoyens européens voudraient réduire leur nombre de parlementaires en les remplaçant par une IA « politiquement instruite » avec des connaissances politiques. Tels sont les résultats d’un sondage mené par le Centre pour la gouvernance du changement (Center for the Governance of Change, CGC) auprès de l’université IE de Madrid, qui a interrogé 2.769 personnes de 11 pays. Cependant, CNBC s’abstient de qualifier de tels sentiments de crise de la démocratie occidentale en tant que système.

Par ailleurs, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne 69%, 56% et 54% des personnes interrogées respectivement sont opposées à la substitution de l’homme par les machines. Les jeunes et les personnes âgées adoptent des positions différentes quant à l’IA. La plupart des personnes de moins de 44 ans font confiance à l’IA, alors que les individus de plus de 55 ans ne veulent pas avoir affaire à l’IA. Le problème reste discutable et il sort clairement du cadre technique et technologique en affectant directement la vie de gens.

Les résultats d’un autre sondage ont montré que 42% sur 30.890 personnes interrogées de 40 pays sont inquiètes par la surveillance d’informations personnelles à l’aide de l’IA. Un tiers des personnes interrogées est opposé au remplacement des médecins par l’IA, avec la plupart des récalcitrants en Allemagne (43%) et en Italie (41%). Dans plusieurs pays les gens craignent de perdre leur travail à cause des machines: 45% aux Philippines, 41% au Mexique, 40% en Chine et 37% en Malaisie. Ces peurs ne sont pas infondées. L’impression que d’ici dix ans les nouvelles technologies changeront sensiblement le marché du travail grandit.

Henry Kissinger a exprimé de sérieuses craintes concernant une éventuelle « révolte des machines », en soulignant que cette menace était d’une aussi grande ampleur que la menace de l’arme nucléaire. En se perfectionnant l’IA est capable d’interpréter à sa manière les relations avec les humains et tirer ses propres conclusions concernant le sort de l’humanité.

Le célèbre physicien théoricien Stephen Hawking a averti depuis longtemps que les efforts visant à créer des machines intelligentes pourraient menacer l’existence de l’humanité. « L’apparition d’une intelligence artificielle à part entière pourrait marquer la fin de la race humaine », indiquait-il.

L’économie numérique, la maison intelligente, les soldats robots, les gadgets entre les mains de tout le monde, etc. sont des prémisses d’un avenir sinistre. Les spécialistes du développement de l’IA affirment de plus en plus souvent que, même si cela ne se produira pas d’ici 20-30 ans, l’humanité assistera à l’apparition d’une IA plus intelligente que son créateur. Le dernier bastion de l’humanité tombera quand sera créée ce qu’on appelle l’intelligence artificielle forte ou générale, capable de gérer un éventail infiniment large de tâches intellectuelles et surtout de penser de manière autonome.

Il est impossible de prévoir la nature de toutes les menaces susceptibles de survenir à court terme. Et c’est pourquoi il est nécessaire de songer à les prévenir dès à présent. S’il n’est pas déjà trop tard.

Alexandre Lemoine

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Alexandre LemoineObservateur continental, 2021

https://www.mondialisation.ca/lapparition-dune-ia-forte-pourrait-causer-la-fin-de-lespece-humaine/5658033

PEPE ESCOBAR : LA LONGUE ET SINUEUSE ROUTE MULTIPOLAIRE

Par Le 08/07/2021

La longue et sinueuse route multipolaire

Lors du centenaire du Parti communiste, le dirigeant chinois évoque la menace d’une « grande muraille d’acier », que la Russie fortifierait en cas de conflit avec l’Occident.

Par Pepe Escobar

Mondialisation.ca, 07 juillet 2021

Asia Times

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Nous vivons une époque extraordinaire.

Le jour du 100ème anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping, sur la place Tiananmen, en grande pompe, a délivré un message géopolitique brutal :

Le peuple chinois ne permettra jamais aux forces étrangères de l’intimider, de l’opprimer ou de le subjuguer. Quiconque tentera de le faire se retrouvera sur une trajectoire de collision avec un grand mur d’acier forgé par plus de 1,4 milliard de Chinois.

J’ai proposé une version concise du miracle chinois moderne – qui n’a rien à voir avec une intervention divine, mais avec la « recherche de la vérité à partir des faits » (copyright Deng Xiaoping), inspirée par une solide tradition culturelle et historique.

La « grande muraille d’acier » évoquée par Xi imprègne désormais une « société modérément prospère » dynamique – un objectif atteint par le PCC à la veille de son centenaire. Sortir plus de 800 millions de personnes de la pauvreté est une première historique – à tous égards.

Comme dans tout ce qui concerne la Chine, le passé détermine l’avenir. Il s’agit du xiaokang, que l’on peut traduire librement par « société modérément prospère ».

Ce concept est apparu pour la première fois il y a pas moins de 2 500 ans, dans le classique Shijing (« Le livre de la poésie »). Le petit Timonier Deng, avec son œil d’aigle historique, l’a fait revivre en 1979, juste au début des réformes économiques « d’ouverture ».

Comparez maintenant la percée célébrée à Tiananmen – qui sera interprétée dans tout le Sud global comme la preuve du succès du modèle chinois de développement économique – avec les images qui circulent des Talibans chevauchant des chars T-55 capturés dans des villages pauvres du nord de l’Afghanistan.

L’histoire se répète : c’est quelque chose que j’ai vu de mes propres yeux il y a plus de vingt ans.

Les Talibans contrôlent aujourd’hui presque la même quantité de territoire afghan qu’ils contrôlaient juste avant le 11 septembre. Ils contrôlent la frontière avec le Tadjikistan et se rapprochent de la frontière avec l’Ouzbékistan.

Il y a exactement vingt ans, j’étais au cœur d’un autre voyage épique à travers Karachi, Peshawar, les zones tribales du Pakistan, le Tadjikistan et enfin la vallée du Panjshir, où j’ai interviewé le commandant Massoud, qui m’a dit que les Talibans contrôlaient alors 85% de l’Afghanistan.

Trois semaines plus tard, Massoud a été assassiné par un commando lié à Al-Qaida et déguisé en « journalistes » – deux jours avant le 11 septembre. L’empire – à l’apogée du moment unipolaire – s’est lancé dans les guerres éternelles à outrance, tandis que la Chine – et la Russie – s’efforçaient de consolider leur émergence, sur le plan géopolitique et géoéconomique.

Nous vivons aujourd’hui les conséquences de ces stratégies opposées.

Ce partenariat stratégique

Le président Poutine vient de passer trois heures et cinquante minutes à répondre en direct aux questions non présélectionnées des citoyens russes lors de sa session annuelle « Ligne directe ». L’idée que les « leaders » occidentaux du type Biden, BoJo, Merkel et Macron soient capables de gérer quelque chose d’un tant soit peu similaire, sans scénario, est risible.

Le point essentiel à retenir : Poutine a souligné que les élites américaines comprennent que le monde change, mais qu’elles veulent préserver leur position dominante. Il l’a illustré par la récente cabriole britannique en Crimée, tout droit sortie d’un sketch des Monty Python, une « provocation complexe » qui était en fait anglo-américaine : un avion de l’OTAN avait auparavant effectué un vol de reconnaissance. Poutine : « Il était évident que le destroyer est entré [dans les eaux de Crimée] en poursuivant des objectifs militaires ».

En début de semaine, Poutine et Xi ont tenu une vidéoconférence. L’un des points clés était assez important : la prolongation du traité Chine-Russie de bon voisinage et de coopération amicale, initialement signé il y a 20 ans.

Une disposition clé :

« Lorsque survient une situation dans laquelle l’une des parties contractantes estime […] qu’elle est confrontée à une menace d’agression, les parties contractantes organisent immédiatement des contacts et des consultations afin d’éliminer ces menaces ».

Ce traité est au cœur de ce qui est désormais officiellement décrit – par Moscou et Pékin – comme un « partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère ». Une définition aussi large est justifiée car il s’agit d’un partenariat complexe à plusieurs niveaux, et non d’une « alliance », conçu comme un contrepoids et une alternative viable à l’hégémonie et à l’unilatéralisme.

Un exemple concret est fourni par l’interpolation progressive de deux stratégies de commerce/développement, l’Initiative Ceinture et Route (BRI) et l’Union économique eurasiatique (UEE), dont Poutine et Xi ont à nouveau discuté, en relation avec l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), qui a été fondée seulement trois mois avant le 11 septembre.

Il n’est donc pas étonnant que l’un des temps forts de la semaine à Pékin ait été les négociations commerciales entre la Chine et quatre « stans » d’Asie centrale, tous membres de l’OCS.

« Le « droit » et la « règle »

La feuille de route de la multipolarité a été esquissée dans un essai du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui mérite un examen attentif.

Lavrov passe en revue les résultats des récents sommets du G7, de l’OTAN et des États-Unis et de l’UE avant le sommet Poutine-Biden à Genève :

« Ces réunions ont été soigneusement préparées d’une manière qui ne laisse aucun doute sur le fait que l’Occident voulait envoyer un message clair : il est uni comme jamais auparavant et fera ce qu’il croit être juste dans les affaires internationales, tout en forçant les autres, principalement la Russie et la Chine, à suivre son exemple. Les documents adoptés lors des sommets de Cornouailles et de Bruxelles ont cimenté le concept d’ordre mondial fondé sur des règles en tant que contrepoids aux principes universels du droit international dont la Charte des Nations unies est la source principale. Ce faisant, l’Occident s’abstient délibérément d’énoncer les règles qu’il prétend suivre, tout comme il s’abstient d’expliquer pourquoi elles sont nécessaires ».

En écartant la façon dont la Russie et la Chine ont été qualifiées de « puissances autoritaires » (ou « illibérales », selon le mantra favori de New York-Paris-Londres), Lavrov brise l’hypocrisie occidentale :

« Tout en proclamant le « droit » de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays au nom de la promotion de la démocratie telle qu’il la conçoit, l’Occident perd instantanément tout intérêt lorsque nous évoquons la perspective de rendre les relations internationales plus démocratiques, notamment en renonçant à un comportement arrogant et en s’engageant à respecter les principes universellement reconnus du droit international plutôt que les ‘règles’ ».

Cela fournit à Lavrov une ouverture pour une analyse linguistique de « loi » et « règle » :

« En russe, les mots « loi » et « règle » partagent une même racine. Pour nous, une règle qui est authentique et juste est inséparable de la loi. Ce n’est pas le cas des langues occidentales. Par exemple, en anglais, les mots « law » et « rule » ne se ressemblent pas du tout. Vous voyez la différence ? « Rule » ne désigne pas tant la loi, au sens des lois généralement admises, que les décisions prises par celui qui règne ou gouverne. Il convient également de noter que le mot « règle » partage une seule et même racine avec le mot « règle », ce dernier signifiant notamment l’appareil courant servant à mesurer et à tracer des lignes droites. On peut en déduire qu’à travers son concept de « règles », l’Occident cherche à aligner tout le monde sur sa vision ou à appliquer le même critère à tout le monde, afin que tous se rangent dans une même file ».

En un mot : la voie de la multipolarité ne suivra pas les « ultimatums ». Le G20, où les BRICS sont représentés, est une « plateforme naturelle » pour des « accords mutuellement acceptés ». La Russie, pour sa part, est à l’origine d’un partenariat pour la grande Eurasie. Et un « ordre mondial polycentrique » implique la nécessaire réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, « en le renforçant avec des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine ».

Les maîtres de l’unilatéralisme emprunteront-ils cette voie ? Il faudra leur passer sur le corps : après tout, la Russie et la Chine sont des « menaces existentielles ». D’où notre angoisse collective, spectateurs sous le volcan.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

China: The Long and Winding Multipolar Road

Cet article en anglais a été publié initialement sur le site Asia Times.

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est Asia Times

Copyright © Pepe Escobar, Asia Times, 2021

https://www.mondialisation.ca/la-longue-et-sinueuse-route-multipolaire/5658021

L’ACTE D’ACCUSATION CONTRE ASSANGE REPOSE SUR LE FAUX TEMOIGNAGE D’UN SOCIOPATHE AVERE

Par Le 07/07/2021

L’acte d’accusation contre Assange repose sur le faux témoignage d’un sociopathe avéré

 

28 Juin 2021

   

C’est une bombe dans l’affaire Assange. Pour faire extrader le fondateur de Wikileaks, le gouvernement US l’a notamment accusé de piratage. Or, le témoin-clé de cette accusation vient de retourner sa veste dans un journal islandais. Pire, le témoin en question serait une taupe rémunérée du FBI qui avait été reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs et de détournement de fonds. Il admet maintenant avoir menti. Pour Edward Snowden, cette révélation marque la fin de l’affaire Assange. (IGA)

 

e journal islandais Stundin rapporte qu’un témoin clé dans les poursuites américaines contre Julian Assange a admis, dans une interview accordée au média, avoir menti dans des accusations critiques de l’acte d’accusation contre le fondateur de WikiLeaks.

« Un témoin majeur dans l’affaire du Département de la Justice des États-Unis contre Julian Assange a admis avoir falsifié des accusations clés dans l’acte d’accusation contre le fondateur de Wikileaks », rapporte Stundin. « Le témoin, qui a des antécédents documentés de sociopathie et a a été condamné à plusieurs reprises pour abus sexuels sur mineurs et fraude financière de grande envergure, a fait cet aveu dans une interview nouvellement publiée dans Stundin, où il a également avoué avoir poursuivi ses activités délictueuses en série, tout en travaillant avec le Département de la Justice et le FBI moyennant une promesse d’immunité contre des pours

(Tweet : BREAKING : Le témoin principal dans l’affaire américaine contre Julian Assange admet avoir fabriqué des preuves contre lui en échange d’un accord avec le FBI.)

Ce témoin majeur serait l’Islandais Sigurdur « Siggi » Thordarson, une taupe rémunérée du FBI qui, après une association éphémère avec WikiLeaks, a été reconnu coupable d’abus sexuels sur neuf garçons ainsi que de détournement de fonds, de fraude et de vol dans son pays. Un psychiatre appointé par le tribunal a établi un diagnostic de sociopathie.

« Le tribunal a estimé que Thordarson est, dans toutes les définitions du terme, un sociopathe souffrant d’un trouble sévère de la personnalité antisociale. Cependant, le tribunal a estimé qu’il connaissait la différence entre le bien et le mal, qu’il ne pouvait pas être considéré comme fou, et pouvait donc être jugé », avait rapporté Iceland Magazine en 2015, lors de l’affaire d’abus sexuel d’enfants de Thordarson.

Tout cela était de notoriété publique lorsque le gouvernement américain montait son dossier pour extrader Julian Assange vers l’Amérique et le juger en vertu du Patriot Act pour activité journalistique ayant révélé des crimes de guerre américains, un chef d’accusation pour lequel Assange est toujours enfermé à la prison de Belmarsh, en attendant que Washington fasse appel du refus de la demande d’extradition par un tribunal britannique. Et aujourd’hui, nous savons avec certitude que le personnage répugnant dont le témoignage a servi de base à une grande partie de ces poursuites mentait.

« Des responsables américains ont présenté une version actualisée d’un acte d’accusation à son encontre à un tribunal de première instance de Londres l’été dernier », indique Stundin. « La véracité des informations qu’il contient est maintenant directement contredite par le témoin principal, dont le témoignage fonde l’acte d’accusation. »

Ce que cela signifie, c’est que les États-Unis avaient décidé d’ajouter des accusations [de piratage] à leur précédent acte d’accusation, parce que l’inculpation d’un journaliste pour des pratiques journalistiques standard était trop faible en soi, [1] et maintenant cette décision s’est retournée contre eux.

Les auteurs de l’article expliquent que, contrairement aux affirmations de l’acte d’accusation, « Thordarson admet maintenant à Stundin qu’Assange ne lui a jamais demandé de pirater ou d’accéder à des enregistrements téléphoniques de députés » et « admet en outre que l’affirmation selon laquelle Assange lui aurait demandé d’accéder à des ordinateurs afin de trouver des enregistrements de ce type est fausse. »

(Tweet du rédacteur en chef de Wikileaks Kristinn Hrafnsson, « des ordinateurs pour obtenir des informations, notamment des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre de hauts fonctionnaires, y compris des membres du Parlement, du gouvernement du « pays de l’OTAN 1″. »
Ceci est faux, dit Thordarson »)

Le témoignage de Thordarson avait été abondamment cité par la magistrate britannique Vanessa Baraitser, lorsqu’elle avait rendu sa décision sur la demande d’extradition qui fait actuellement l’objet d’un appel de la part des USA, et cela semble stupide maintenant que nous savons qu’il était faux. Son jugement reprenait l’affirmation de l’accusation selon laquelle Assange « a demandé à Teenager [code pour Thordarson] de pirater des ordinateurs pour obtenir des informations, y compris des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre des fonctionnaires de haut rang, y compris des membres du Parlement », mais Thordarson s’est rétracté.

Alors que le jugement sur la demande d’extradition dit : « Il est allégué que M. Assange et Teenager ont échoué dans une tentative conjointe de décryptage d’un fichier volé dans une banque du ‘pays de l’OTAN 1’ [code pour l’Islande] », Thordarson a déclaré à Stundin que « en fait, cela fait référence à un événement très médiatisé au cours duquel un fichier crypté avait été divulgué à partir d’une banque islandaise. Il était censé contenir des informations sur des prêts non remboursés accordés par la banque islandaise Landsbanki », et que « rien n’étaye l’affirmation selon laquelle ce fichier a même été réellement ‘volé’, car il a été supposé avoir été révélé par des lanceurs d’alerte du personnel de la banque en faillite ».

Alors que le jugement réitère l’affirmation selon laquelle Assange « a utilisé l’accès non autorisé qui lui a été donné par une source, pour accéder à un site web gouvernemental du pays de l’OTAN 1 utilisé pour suivre les véhicules de police », Thordarson a déclaré à Stundin que « Assange n’a jamais demandé un tel accès. »

(Tweet de Snowden : « Cest la fin du dossier contre Assange » 
Réponse de Greenwald : « Comme il se devait »)

Ces révélations sont accablantes.

« C’est la fin du dossier contre Julian Assange », a tweeté le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, ajoutant : « Si Biden continue à réclamer l’extradition d’un éditeur sous le coup d’un acte d’accusation plombé de haut en bas par des faux témoignages rétractés par son propre témoin-vedette, les dommages causés à la réputation des États-Unis en matière de liberté de la presse dureraient une génération. C’est incontournable. »

« Il est maintenant l’heure d’ouvrir d’une enquête internationale sur la façon dont la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Équateur et l’Australie ont géré l’affaire Julian Assange. Mon FOIA démontre que rien n’est normal dans cette affaire », a tweeté la journaliste d’investigation Stefania Maurizi. [2]

Que le gouvernement le plus puissant du monde, avec des ressources essentiellement illimitées, ait eu besoin de bâtir son dossier contre Assange sur le faux témoignage d’un sociopathe diagnostiqué et pédophile condamné en dit long. Cela montre à quel point leur dossier était faible contre un journaliste dont le seul « crime » est d’avoir dit la vérité sur les puissants.

Et ce, après que nous ayons appris qu’Assange et ses avocats ont été espionnés par la CIA, qu’il subit des tortures, que son emprisonnement de facto de sept ans, avant même son séjour de deux ans à Belmarsh était une détention arbitraire et injuste dès le départ, et que le prétexte pour le maintenir en détention était lui-même fallacieux.

C’est une farce. Le fait que cet homme soit derrière des barreaux est un scandale.

 

 

Source: Le blog de Caitlin Johnstone

Traduction Corinne Autey-Roussel pour Entelekheia
Photo : Le « témoin-clé » contre Assange, Thordarson

 

 

Notes de la traduction :

[1] « L’inculpation d’un journaliste pour des pratiques journalistiques standard était trop faible en soi ». Effectivement, surtout aux USA, où la loi est particulièrement claire à cet égard. Pour résumer le problème en un court extrait de l’article de Stundin, « Bien que le Département de la Justice ait dépensé des ressources extrêmes pour tenter de monter un dossier contre Julian Assange pendant la présidence Obama, il avait décidé de ne pas l’inculper. La principale préoccupation était ce que l’on appelait « le problème du New York Times », à savoir qu’il était si difficile de faire la différence entre les publications de WikiLeaks et les publications du New York Times sur le même sujet que s’en prendre à l’une des parties poserait de graves problèmes au regard du Premier amendement. »

On peut ajouter ici le texte du Premier amendement de la Constitution US en question : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs. »

Pour le gouvernement des USA, la seule solution était donc d’accuser faussement Assange de délits sans rapport avec ses activités de journaliste.

[2] La loi dite « FOIA » (Freedom of information act) peut obliger le gouvernement des USA à déclassifier des dossiers secrets sur décision de justice. En 2020, Stefania Maurizi a ouvert une requête FOIA  sur l’affaire Julian Assange auprès d’un tribunal de Washington DC. Elle a été déboutée, mais a fait appel de la décision. L’affaire est toujours en cours.

https://www.investigaction.net/fr/lacte-daccusation-contre-assange-repose-sur-le-faux-temoignage-dun-sociopathe-avere/

FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) SUR LE 1er SEPTEMBRE - JOURNEE D'ACTION DES SYNDICATS POUR LA PAIX

Par Le 29/08/2022

28 Août 2022

 

Déclaration de la FSM sur le 1er septembre – Journée d’action des syndicats pour la paix
24 Aug 2022
La FSM a établi le 1er septembre, anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale due à l’attaque de l’Allemagne nazie contre la Pologne, comme une grande journée de lutte des syndicats pour la paix.

Le 1er septembre est une journée de commémoration et d’honneur pour les millions de victimes des atrocités nazies et fascistes de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi pour toutes les victimes des guerres impérialistes, pour tous ceux qui ont payé de leur vie les antagonismes impérialistes, les extrémités nationalistes et la boulimie capitaliste pour l’expansion et l’augmentation de profits du capital et des monopoles multinationaux.

La Journée mondiale d’action de cette année revêt une importance particulière compte tenu des immenses dangers et menaces pesant sur les peuples et leur droit de vivre en paix, qui se sont dangereusement intensifiés, comme l’a démontré le conflit des États-Unis, l’OTAN et l’UE avec la Russie, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la guerre impérialiste qui dure depuis 6 mois déjà, ainsi que la confrontation américano-chinoise.

Le monde fait face à une phase d’extrême intensification des antagonismes politiques, économiques et militaires pour le contrôle et l’exploitation des ressources économiques de notre planète. Les peuples paient le prix de l’antagonisme impérialiste avec la mort, les vagues de réfugiés et la détérioration de leurs conditions de vie et de travail.

Sous la responsabilité des États-Unis et de ses alliés européens, l’alliance impérialiste de l’OTAN se renforce et, avec le nouveau concept stratégique décidé au récent sommet de Madrid, intensifie son agression et s’étend à travers le monde.

L’intensification de la lutte contre l’OTAN et toute alliance impérialiste devient d’une grande importance, c’est un impératif pour les peuples.

Les prétextes qu’elle utilise à propos du soi-disant affrontement entre les forces de la « démocratie » et de « l’autoritarisme » sont réfutés par l’expérience des peuples, par les guerres et les interventions en Yougoslavie, en Palestine, au Liban, en Libye, en Syrie, à Chypre et dans tant d’autres régions, entraînant la perte d’innombrables vies, des millions de réfugiés et de personnes déplacées; des guerres et interventions qui ont conduit des peuples entiers à la destruction et à la misère.

L’effort des impérialistes pour apparaître aujourd’hui comme les défenseurs du droit international et des droits de l’homme est manifestement hypocrite et ne peut cacher leur sale rôle dans les développements internationaux.

La paix mondiale ne peut être protégée par la militarisation ou par le patronage de toutes sortes d’idéologies fascistes et nationalistes d’extrême droite. La paix mondiale ne peut reposer sur des sanctions et des guerres économiques. Ceux qui, par principe, défendent les droits des peuples, le droit des peuples à vivre en paix, se battent contre les exploiteurs et les oppresseurs des peuples, pour l’élimination des causes des guerres impérialistes, le désengagement et le démantèlement de l’OTAN et de toutes les coalitions militaires, l’abolition des armes nucléaires et le respect de l’indépendance et de la souveraineté de tous les pays.

La guerre en Ukraine approfondit, encore davantage, la crise capitaliste dont ils tentent une fois de plus de faire reposer le poids sur les épaules des travailleurs.ses et des couches populaires.

Le chômage et l’inflation sapent sans pitié le niveau de vie des travailleurs.ses à un moment où non seulement les salaires stagnent mais, sous prétexte de pandémie et de crise, sont dans de nombreux cas réduits.

A l’occasion du 1er septembre, Journée mondiale d’action des syndicats pour la paix, la FSM appelle tous les syndicats de classe à organiser des actions et des mobilisations anti-guerre et anti-impérialistes pour la défense de la paix et la coopération des peuples, contre les guerres impérialistes et contre le militarisme et la militarisation des relations internationales, contre les pratiques impérialistes de sanctions, de blocus et de guerres économiques.

Pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir contre l’exploitation capitaliste et l’injustice sociale.

La FSM appelle tous.tes les travailleurs.ses à s’organiser aussi massivement que possible, à rejoindre, soutenir et renforcer les syndicats de classe afin que leurs luttes deviennent plus décisives et efficaces. Ce n’est que par des luttes de masse et de classe organisées que nous pourrons renverser le système mondial d’exploitation dirigé par les capitaux financiers internationaux et les forces et corrélations impérialistes pour une autre voie de développement mondial. Pour une voie qui sert les travailleurs.ses et les peuples et non les intérêts des impérialistes, des entreprises et des monopoles. Pour un monde sans guerres et interventions impérialistes, sans exploitation de l’homme par l’homme.

Le Secrétariat

source : https://www.wftucentral.org/declaration-de-la-fsm-sur-le-1er-septembre-journee-daction-des-syndicats-pour-la-paix/?lang=fr

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POUR MAINTENIR SON HEGEMONIE MONDIALE, L'OCCIDENT DEVIENT SUICIDAIRE

Par Le 29/08/2022

Pour maintenir son hégémonie, l’Occident devient suicidaire

Pour maintenir son hégémonie, l’Occident devient suicidaire

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Par Samer Zoughaib

La pérennité de la «civilisation occidentale» dépend de la perpétuation de son hégémonie planétaire.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a assuré, plus d’une fois, que l’ère de l’hégémonie occidentale sur le monde touchait à sa fin.

Dans un discours de 73 minutes prononcé le 17 juin au Forum économique mondial de Saint-Pétersbourg, le dirigeant russe a affirmé que les élites occidentales vivent «dans un passé illusoire». «(Elles) refusent de voir l’évidence et s’accrochent obstinément aux ombres du passé. (Elles) semblent croire, par exemple, que la domination occidentale sur la politique et l’économie occidentales mondiales est une valeur immuable et éternelle. Rien n’est éternel».

«De nouveaux centres de pouvoir ont émergé, qui ont le droit de protéger leurs propres systèmes, modèles économiques et souveraineté (…). Ces changements véritablement révolutionnaires et tectoniques dans la géopolitique, l’économie mondiale, la technologie et l’ensemble du système des relations internationales sont fondamentaux, révolutionnaires et inexorables», a encore dit M. Poutine.

Dans une déclaration faite le 18 août, le chef du Kremlin est revenu à la charge, réaffirmant que «l’ère du monde unipolaire devient une chose du passé (…). Les changements géopolitiques historiques s’orientent vers une direction totalement différente».

Tony Blair prédit un monde bipolaire ou multipolaire

Les pronostics de Vladimir Poutine sont corroborés par Tony Blair. Dans sa conférence annuelle à la Fondation Ditchley, le 17 juillet, l’ultra-atlantiste ex-Premier ministre britannique a affirmé que la domination mondiale des États-Unis et de leurs alliés touchait à sa fin.

«Nous arrivons à la fin de la domination politique et économique occidentale. Le monde va être au moins bipolaire et peut-être multipolaire», s’est-il inquiété.

«C’est la première fois dans l’histoire moderne que l’Orient peut être sur un pied d’égalité avec l’Occident», a déploré l’ex-Premier ministre britannique, qui a été l’un des rares dirigeants occidentaux à soutenir sans réserve l’invasion de l’Irak par le président américain George Bush, en 2003.

Malgré ces prédictions qui se multiplient dans la bouche d’adversaires ou de partisans de l’ordre mondial actuel, les Etats-Unis et les pays occidentaux s’accrochent.

Dans leur confrontation avec la Russie, et derrière elle la Chine, ils semblent décidés à mener le monde au seuil d’une catastrophe, peut-être nucléaire, dans une tentative acharnée de contrer le cours de l’histoire.

La dangereux bras de fer militaire, politique et diplomatique autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia montre jusqu’où les Occidentaux sont prêts à aller. En incitant les Ukrainiens à bombarder la plus grande centrale nucléaire d’Europe dans l’espoir d’engranger des gains diplomatiques face à la Russie –en imposant à Moscou une gestion onusienne de cette infrastructure aujourd’hui contrôlée par l’armée russe-, ils prouvent que rien ne se dresse devant leurs tentatives de maintenir leur domination, pas même le risque d’un accident nucléaire qui, s’il se produisait, affecterait l’Europe toute entière et pas seulement la Russie.

Toute personne censée et sage sait qu’il suffit qu’un diplomate de l’ambassade des Etats-Unis à Kiev appelle le président Zelensky au téléphone pour faire cesser les bombardements ukrainiens contre Zaporijjia.

Une richesse bâtie sur le pillage

Cette attitude presque suicidaire s’explique par le fait que les élites occidentales sont convaincues que la prospérité, la stabilité et la cohésion des sociétés de leurs pays respectifs dépendent de la perpétuation de leur hégémonie sur le reste de la planète.    

Le degré de développement, le niveau de vie élevé et les marges de liberté observés dans les pays occidentaux après la Deuxième guerre mondiale ne sont pas le fruit d’une exception culturelle ou d’une supériorité intellectuelle de l’homme blanc. Elles sont dues à une meilleure répartition des richesses et à des acquis sociaux obtenus à travers le pillage des ressources des pays du sud.

Ce pillage systématique, qui dure maintenant depuis plusieurs siècles, à travers l’esclavage, le colonialisme et, aujourd’hui, la mondialisation, a permis une accumulation de richesses colossales chez des élites occidentales minoritaires, qui se sont résignées à en distribuer des miettes à leurs peuples pour obtenir une paix sociale nécessaire pour poursuivre le processus d’exploitation du reste de l’humanité.

Cette hégémonie, aujourd’hui dissimulée derrière de complexes mécanismes, a permis aux pays occidentaux de contrôler les flux énergétiques –et les prix des hydrocarbures-, les ressources minières, les métaux rares, les voies internationales du commerce, les marchés des biens de consommation, les investissements etc…

Les pays occidentaux ont ensuite progressivement construit un cadre juridique et imposé des principes qui leur ont servi d’outils pour asseoir et perpétuer leur hégémonie. Le libre commerce international (la globalisation), les droits de l’homme, la liberté d’expression font partie de ces instruments de domination, que les Occidentaux étaient les premiers à violer lorsqu’ils ne leur convenaient pas ou plus.

Le retour des Etats-Unis au protectionnisme (en contradiction totale avec la philosophie de la mondialisation), l’exception israélienne en matière des droits de l’homme, la violation du principe sacro-saint de la liberté d’expression (l’affaire Julian Assange), les interventions armées hors mandat des Nations unies (Yougoslavie-1999, Irak-2003, présence militaire américaine en Syrie), sont des preuves indiscutables que les lois édictées par l’Occident sont à géométrie variable.

Le journaliste et militant belge Michel Collon a dit en 2015 que «l’Occident est une civilisation de voleurs».

«Si l'Espagne et la France ont commencé à devenir riche au 17ème siècle, c'est parce qu'ils ont volé l'or et l'argent de l'Amérique Latine, en massacrant les indiens. Sans rien payer», a-t-il souligné avant d’ajouter : «Si la France, l'Angleterre et les Etats-Unis sont devenus si riches, c'est grâce à l'esclavage, c'est en volant des êtres humains à l'Afrique. Sans rien payer. Si la Belgique et la Hollande sont devenues si riches à partir du 19ème siècle, c'est en volant les matières premières de l'Afrique et de l'Asie. Sans rien payer. Depuis 5 siècles, nos grandes sociétés occidentales ont pillé les richesses du tiers monde. Sans rien payer».

La résistance à l’ordre mondial occidental s’organise

On comprend maintenant l’acharnement des élites occidentales à perpétuer leur hégémonie sur le reste du monde.

Sauf que certains pays refusent de se soumettre à cet ordre mondial injuste. Bien qu’affaiblie après le démembrement de l’Union soviétique, la Russie a secrètement reconstruit ses capacités militaires et la Chine a utilisé la mondialisation contre ses inventeurs pour devenir en quelques années la deuxième puissance économique de la planète. Malgré les sanctions occidentales qui durent sous des formes diverses depuis des décennies, l’Iran continue de résister.

Au lieu d’accepter les nouvelles réalités géopolitiques, les élites minoritaires dirigeantes en Occident sont prêtes à déclencher un conflit mondial pour préserver leur domination.

Et si cela ne suffit pas, elles feront payer à leurs propres populations leur refus de partager les richesses accumulées au fil des siècles. Les miettes distribuées se feront plus rares, les marges de liberté plus étroites et la prospérité ne sera plus qu’un vieux souvenir.

Tony Blair n’a-t-il pas constaté que «pour une grande partie de la population occidentale, le niveau de vie stagne».

Emmanuel Macron, fidèle gardien des élites dirigeantes atlantistes, n’a-t-il pas appelé les Français, vendredi 19 août, à «accepter de payer le prix de la liberté» ?

https://french.alahednews.com.lb/45387/324

russie europe vladimir poutine etats unis

ASSANGE PRESENTE DE NOUVEAUX ARGUMENTS POUR FAIRE APPEL DE SON EXTRADITION VERS LES ETATS-UNIS

Par Le 27/08/2022

26 Août 2022

Assange présente de nouveaux arguments pour faire appel de son extradition vers les États-Unis

Londres, 26 août (Prensa Latina) La défense du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a présenté aujourd'hui de nouveaux arguments devant la Haute Cour de Londres pour appuyer son appel contre la décision de la justice et du gouvernement britanniques de l'extrader vers les États-Unis.
 
 
 
 
26 août 2022
CDT14:25 (GMT) -0400
Selon la Campagne contre l'extradition d'Assange, les "motifs raffinés de l'appel" concernent le verdict d'un juge de première instance en janvier 2021, qui bloquait l'extradition, et l'ordre de remettre Assange aux procureurs américains émis en juin dernier par la ministre de l'intérieur Priti Patel.

Le texte souligne que dans le cas du gouvernement américain, il est avancé que le journaliste australien, qui est détenu dans une prison de haute sécurité britannique depuis 2019, est jugé et puni pour ses opinions politiques.

Il est également allégué que la demande soumise par les États-Unis viole le traité bilatéral signé par Londres et Washington et le droit international interdisant l'extradition pour des raisons politiques.

Depuis que le dernier verdict a été rendu, de nouvelles preuves sont apparues qui montrent que la persécution de mon mari par les États-Unis est un abus criminel, a déclaré Stella Assange, épouse du fondateur de WikiLeaks, citée dans le communiqué.

Selon Mme Stella, qui a rencontré hier à Genève la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, les juges de la Haute Cour doivent maintenant décider s'ils donnent à M. Assange la possibilité de présenter son appel lors d'une audience publique.

La semaine dernière, un groupe d'avocats et de journalistes a intenté une action en justice à New York contre l'Agence centrale de renseignement des États-Unis et son directeur de l'époque, Mike Pompeo, pour avoir écouté leurs conversations alors qu'ils rendaient visite au cyberactiviste pendant sa période d'asile à l'ambassade d'Équateur à Londres.

Les États-Unis ont l'intention de poursuivre le fondateur de WikiLeaks pour avoir révélé les crimes de guerre commis par l'armée américaine en Irak et en Afghanistan ainsi que des milliers de dossiers secrets du département d'État.

S'il est jugé et condamné par un tribunal américain, le cyberactiviste risque jusqu'à 175 ans de prison pour 17 chefs d'accusation liés à l'espionnage. ro/nm
source : https://www.prensa-latina.cu/2022/08/26/assange-presenta-nuevos-argumentos-para-apelar-extradicion-a-eeuu

Tag(s) : #Assange#Wikileaks

ENJEU STRATEGIQUE COVID-19 : LA GOUVERNANCE MONDIALE, LA "TYRANNIE DIGITALE" ET LE PROJET DE DEVELOPPEMENT DE POPULALION

Par Le 26/08/2022

Enjeu stratégique COVID-19: La gouvernance mondiale, la « tyrannie digitale » et le projet de dépopulation

Par Prof Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, 25 août 2022

Thème: 

Analyses: 

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Cet article a été publié initialement le 4 août 2022 sur le site Mondialisation.ca 

Mis à jour le 30 juillet 2022

« Nous sommes maintenant confrontés à une situation où un nombre énorme d’organisations et d’élites très puissantes aux niveaux international et national appellent à des politiques qui sont fondamentalement un pacte de suicide. Fondamentalement, un souhait de mort en quelque sorte. » (Patrick Moore, ancien président de Greenpeace)

« Trois médecins de l’Ontario sont morts après que l’hôpital où ils travaillaient ait commencé à administrer la quatrième dose de rappel à son personnel. Où sont les autopsies ? S’agit-il d’une coïncidence ou sont-ils victimes de cette diabolique campagne de vaccination mondiale ? » (Mark Taliano, auteur renommé, associé de recherche du CRG).

« Cette campagne de vaccination restera comme le plus grand scandale de l’histoire de la médecine, … De plus, elle sera connue comme le plus grand crime jamais commis contre l’humanité. » (MP Christine Anderson, membre du Parlement européen, juillet 2022)

Tous ces décès peuvent être attribués à une « piqûre de poison » qui pousse implacablement la mortalité toutes causes confondues à la hausse tout en tuant des personnes de plus en plus jeunes. (Mike Whitney, auteur renommé et chercheur associé du CRG, novembre 2021)

*

Introduction

Les deux piliers stratégiques de l’agenda Covid-19 sont :

Le verrouillage [confinement]: un acte de guerre économique et sociale qui a déclenché un processus mondial d’appauvrissement, de marginalisation sociale et de désespoir,

Le « vaccin » ARNm Covid qui a entraîné une tendance mondiale à la hausse de la mortalité et de la morbidité.

Sans précédent dans l’histoire du monde, ces deux piliers stratégiques ont contribué à déclencher un processus de dépopulation qui témoigne de manièreindéniable de crimes contre l’humanité de grande ampleur. Au moment où nous écrivons ces lignes, la quatrième injection du « vaccin » Covid-19 est en cours d’administration, entraînant une augmentation spectaculaire du nombre de victimes.

L’application du programme de dépopulation nécessite une structure de « gouvernance mondiale » socialement répressive et contrôlée par l’establishment financier.

Elle nécessite également un appareil de propagande cohésif en vue d’imposer l’acceptation sociale dans le monde entier. A son tour, ce processus exige la disparition des institutions de gouvernement représentatif et la criminalisation du système judiciaire.

La première partie de cet article se concentre sur la « tyrannie numérique« , à savoir les structures de la « gouvernance mondiale« .

La deuxième partie de l’article se concentre sur le programme de dépopulation eugéniste, ses racines historiques et sa mise en œuvre mondiale par les mondialistes.

Vers un État policier mondial numérisé

Le projet de code de vérification QR mondial jette les bases de l’instauration d’un « État policier mondial numérisé » contrôlé par l’establishment financier. Il fait partie de ce que David Rockefeller [1915-2017) a intitulé « La marche vers un gouvernement mondial », basé sur une alliance de banquiers et d’intellectuels (voir Michel Chossudovsky, chapitre XII). Peter Koenig décrit le Code QR comme :

« un identifiant entièrement électronique – reliant tout à tout de chaque individu (dossiers de santé, bancaires, personnels et privés, etc.). »

Vers un système mondial de monnaie numérique (CBDC)

Des consultations sont également en cours entre le Forum économique mondial (WEF) et les banques centrales en vue de mettre en place un réseau dit de monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Selon David Scripac

« Un système mondial d’identification numérique est en cours d’élaboration. … L’objectif du FEM [Forum économique mondial]  et de toutes les banques centrales est de mettre en place un système mondial dans lequel les données personnelles de chacun seront intégrées au réseau de la monnaie numérique de la banque centrale (CBDC). »

Le logiciel de vérification du code QR

Début 2022, l’OMS a signé un contrat majeur avec Deutsche Telekom T Systems pour développer une application et un logiciel de vérification QR qui seront utilisés dans le monde entier.

La solution logicielle basée sur le code QR devrait être adoptée :

« pour d’autres vaccinations également, comme la polio ou la fièvre jaune, a déclaré T-Systems dans un communiqué… ajoutant que l’OMS aiderait ses 194 États membres à mettre en place une technologie de vérification nationale et régionale. » (c’est nous qui soulignons)

Selon un communiqué de Deutsche Telekom I-T Systems, « le service de passerelle de l’OMS sert également un pont entre les systèmes régionaux« , ce qui implique essentiellement une structure mondiale coordonnée de surveillance QR, qui supervise l’ensemble de la population de la planète Terre.

Et une fois établie : elle surveillera « tous les aspects de notre vie », où que nous soyons. « Il pourra également être utilisé dans le cadre des futures campagnes de vaccination et des enregistrements à domicile. »

Selon le PDG de Deutsche Telecom T Systems :

« Le Coronavirus a une emprise sur le monde. La numérisation fait que le monde est en perpétuel mouvement ».

Bill Gates a entretenu une relation de longue date avec l’ancien PDG de Deutsche Telekom, Ron Sommer, qui remonte à la fin des années 1990.

Traçage et suivi

T-Systems avait auparavant mis en place le European Federation Gateway Service (EFGS). Ce service veille à ce que les applications de traçage Corona des États membres fonctionnent au-delà des frontières.

L’application Telekom est considérée comme « l’une des applications de traçage les plus performantes au monde« .

Qui a l »emprise sur le monde ? Une gigantesque banque de données concernant les quelque 8 milliards d’habitants de la planète est contrôlée par « Big Money« .

Les gens sont marqués et étiquetés, leurs courriels, leurs téléphones portables sont surveillés, des données personnelles détaillées sont saisies dans une banque de données géante de « Big Brother ».

La « tyrannie numérique » consiste à réprimer toute forme de résistance politique et sociale.

Les êtres humains (individus) sont catégorisés comme des « numéros ». Une fois ces « numéros » insérés dans une banque de données numérique mondiale, l’humanité dans son ensemble est sous le contrôle des mondialistes, à savoir l’Establishment financier.

L’histoire, la culture et l’identité des États-nations sont verrouillées. Les personnes deviennent des numéros insérés dans une banque de données mondiale. A son tour, la formulation de projets de société aux niveaux national, local et communautaire est effacée.

Social-démocratie, socialisme, « libertarianisme » : Sous la gouvernance mondiale, toutes les formes de démocratie représentative et de lutte des classes sont précipitées dans les oubliettes de l’Histoire.

Les progressistes doivent comprendre qui est derrière ce projet hégémonique, il fait partie d’un agenda néolibéral, c’est une fin de partie qui détruit l’identité des personnes, elle détruit l’humanité.

Il est important d’organiser un vaste mouvement de résistance menant au démantèlement pur et simple de ce programme diabolique, qui est inscrit dans le traité de l’OMS sur la pandémie, parrainé par le Forum économique mondial (FEM) et la Fondation Gates.

Le scandaleux traité de l’OMS sur la pandémie

En mars 2022, l’OMS a lancé un organisme intergouvernemental de négociation (INB) ayant pour mandat de créer « Un traité sur la pandémie« , c’est-à-dire une entité de gouvernance mondiale de la santé qui passerait outre l’autorité des États membres de l’OMS.

« Le traité mondial sur la préparation à la pandémie accorderait à l’OMS un pouvoir absolu sur la biosécurité mondiale, comme le pouvoir de mettre en œuvre des identités numériques / passeports vaccinaux, des vaccinations obligatoires, des restrictions de voyage, des verrouillages, des soins médicaux standardisés et plus encore.

Ce traité sur la pandémie, s’il est mis en œuvre, modifiera le paysage mondial et nous privera, vous et moi, de certains de nos droits et libertés les plus fondamentaux.

Ne vous trompez pas, le traité de pandémie de l’OMS est une attaque directe contre la souveraineté de ses États membres, ainsi qu’une attaque directe contre votre autonomie corporelle. » (Peter Koenig, juin 2022)

Le traité contre la pandémie est lié au projet de code de vérification QR de l’OMS et au vaccin à ARNm Covid-19.

La légitimité du Traité sur la pandémie et du Code de vérification QR sous les auspices de l’OMS repose sur la présomption que la prétendue « pandémie Covid-19 est réelle » et que le vaccin à ARNm constitue une SOLUTION pour enrayer la propagation du virus.

Quelle est la légitimité ainsi que la science derrière ce projet diabolique ? AUCUNE. Amplement confirmé : IL N’Y A PAS DE PANDÉMIE. La prétendue pandémie Covid-19 est basée sur une « fausse science » (voir Michel Chossudovsky, chapitre III).

Le cadre du certificat numérique COVID de l’UE et le code de vérification QR de l’OMS reposent tous deux sur des mensonges et des fabrications purs et simples.

Le traité sur la pandémie est la « porte arrière » vers la « gouvernance mondiale » et la tyrannie numérique. Il consiste à construire un réseau mondial de régimes mandataires contrôlés par une « souveraineté supranationale » (gouvernement mondial) composée d’institutions financières de premier plan, de milliardaires et de leurs fondations philanthropiques.

Le scénario de la gouvernance mondiale tente d’imposer un programme d’ingénierie sociale et de conformité économique.

Le gouvernement mondial envisagé par les mondialistes est fondé sur l’obéissance et l’acceptation. L’un de ses principaux objectifs est de mettre en œuvre un programme de dépopulation mondial.

La dépopulation et l’histoire de l’eugénisme

Le mouvement eugénique contemporain, parrainé par le Forum économique mondial (WEF) et les philanthropes milliardaires, repose sur deux piliers stratégiques : le verrouillage Covid et le vaccin ARNm, qui sont des instruments de réduction de la population mondiale.

Les guerres menées par les États-Unis et l’OTAN sont également des instruments de dépopulation.

Ce que nous vivons actuellement est sans précédent. L’agenda de la dépopulation d’aujourd’hui n’est en aucun cas comparable au mouvement eugéniste qui s’est développé aux États-Unis à partir du début du 20e siècle. Au départ, l’eugénisme reposait sur une législation dirigée contre des groupes de population spécifiques présentant ce que l’on appelle des « difficultés d’apprentissage ou des handicaps physiques » :

« La loi de 1907 interdisait l’entrée à toute personne jugée ‘mentalement ou physiquement déficiente, ces déficiences mentales ou physiques étant d’une nature susceptible d’affecter la capacité de cet étranger à gagner sa vie’. Elle a ajouté à cette liste les « imbéciles » et les « personnes faibles d’esprit ». …

En 1938, 33 États américains autorisaient la stérilisation forcée des femmes souffrant de troubles de l’apprentissage et 29 États américains avaient adopté des lois de stérilisation obligatoire pour les personnes supposées souffrir de maladies génétiques. Les lois américaines restreignent également le droit de certaines personnes handicapées à se marier. Plus de 36 000 Américains ont subi une stérilisation obligatoire avant que cette législation ne soit finalement abrogée dans les années 1940. » (Victoria Brignell)

La dépopulation dirigée contre les pays du tiers monde

Inspirée par l’idéologie eugéniste, la dépopulation est devenue, après la Seconde Guerre mondiale, une partie intégrante de l’agenda néocolonial. Elle a été soigneusement intégrée dans les principes de la politique étrangère américaine, en grande partie dirigée contre les « pays en développement ».

Nous nous souvenons du mémorandum d’étude 200 sur la sécurité nationale du secrétaire d’État américain Henry Kissinger, intitulé « Implications of Worldwide Population Growth For U.S. Security and Overseas Interests« .

Selon Kissinger (NSSM 200, 1974) :

« Le dépeuplement devrait être la priorité absolue de la politique étrangère à l’égard du tiers monde, car l’économie américaine aura besoin de quantités importantes et croissantes de minerais provenant de l’étranger, en particulier des pays moins développés. »

La campagne de vaccination dirigée contre les pays du tiers monde

En ce qui concerne les pays du tiers monde, la dépopulation a été soigneusement instrumentée par le biais des vaccins. Le projet de « vaccins antitétaniques » mis en œuvre sous les auspices de l’OMS et de l’UNICEF était destiné à « stériliser secrètement les femmes des pays pauvres de la planète« .

« Les évêques catholiques du Kenya accusent deux organisations des Nations unies d’avoir stérilisé des millions de jeunes filles et de femmes sous couvert d’un programme de vaccination antitétanique parrainé par le gouvernement kenyan. »

Bill Gates, qui est maintenant à l’avant-garde du programme de « vaccin » à ARNm des mondialistes, était étroitement impliqué. « La Fondation Gates a été poursuivie par des gouvernements du monde entier, le Kenya, l’Inde, les Philippines – et plus encore » (Peter Koenig, avril 2020)

Le programme de dépopulation des mondialistes : « Que faire de tous ces gens inutiles ? »

Suivant les traces du Mémorandum national 200 de 1974 d’Henry Kissinger, les mondialistes du FEM considèrent que la planète Terre est surpeuplée. Ils ne reconnaissent pas formellement que les mandats Covid-19, y compris le « vaccin » à ARNm, constituent le moyen de réduire la population mondiale.

Le « vaccin » est présenté avec désinvolture comme un moyen de « sauver des vies ».

Le protégé de Klaus Schwab, le professeur Yuval Noah Harari, pose néanmoins la question suivante : « Que faire de toutes ces personnes inutiles? « .

Harari est un membre influent du Forum économique mondial (FEM) qui soutient l’idée de créer une société dystopique gérée par une poignée de mondialistes qui régneront sur tous les êtres humains dès le premier jour de leur naissance. (Timothy Alexander Guzman, juillet 2022)

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Réunion secrète de 2009 du « The Good Club ». « Les milliardaires essaient de réduire la population mondiale ».

Flashback au 25 avril 2009 : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Margaret Chan a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) concernant la pandémie de grippe porcine H1N1, qui, à bien des égards, était une  » répétition générale  » de la pandémie de Covid. (Voir Michel Chossudovsky, chapitre IX). À peine deux semaines plus tard, début mai 2009, au plus fort de la « pandémie » de grippe H1N1, les milliardaires philanthropes se sont réunis à huis clos au domicile du président de l’Université Rockefeller à Manhattan.

Ce rassemblement secret était parrainé par Bill Gates. Ils se sont baptisés « The Good Club« . Parmi les participants figuraient le défunt David Rockefeller, Warren Buffett, George Soros, Michael Bloomberg, Ted Turner, Oprah Winfrey et bien d’autres :

« Certains des principaux milliardaires américains se sont réunis secrètement pour réfléchir à la manière dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en matière de santé et d’éducation. » (Sunday Times, mai 2009)10

L’accent n’est pas mis sur la croissance démographique (c’est-à-dire le planning familial) mais sur la « dépopulation », c’est-à-dire la réduction de la taille absolue de la population mondiale.

Pour lire l’article complet du WSJ, cliquez ici.

Selon le rapport du Sunday Times :

Les philanthropes qui ont participé à un sommet organisé à l’initiative de Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, ont discuté de la possibilité d’unir leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement.

(…)

Stacy Palmer, rédactrice en chef de la Chronicle of Philanthropy, a déclaré que ce sommet était sans précédent. « Nous n’en avons appris l’existence qu’après coup, par accident. Normalement, ces personnes sont heureuses de parler de bonnes causes, mais c’est différent – peut-être parce qu’elles ne veulent pas être perçues comme une cabale mondiale« , a-t-il déclaré.

Un autre invité a déclaré qu’il n’y avait « rien d’aussi grossier qu’un vote », mais qu’un consensus s’était dégagé pour soutenir une stratégie dans laquelle la croissance démographique serait abordée comme une menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse.

« C’est quelque chose de tellement cauchemardes que que tout le monde dans ce groupe a convenu qu’il fallait y apporter des réponses à gros cerveau [big-brain answers] « , a déclaré l’invité. …

Pourquoi tant de secret ? « Ils voulaient parler entre riches sans s’inquiéter que tout ce qu’ils disaient finisse dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial alternatif« , a-t-il déclaré. (Sunday Times)11

La prise de décision est complexe et compliquée. Les rapports de cette réunion secrète de mai 2009 révèlent largement le projet de dépopulation. Il s’agissait d’une réunion parmi de nombreuses autres semblables (qui font rarement l’objet d’une couverture médiatique).

Ce qui est significatif, c’est l’intention criminelle de ces « philanthropes » milliardaires de dépeupler la planète Terre.

Déclaration de Bill Gates sur la dépopulation en 2010. Le rôle des « nouveaux vaccins ».

Une « réduction » absolue de la population mondiale était-elle envisagée lors de cette réunion secrète de mai 2009 ? Quelques mois plus tard, Bill Gates, dans sa présentation TED (février 2010) relative à la vaccination, a déclaré ce qui suit :

« Et si nous faisons un excellent travail sur les nouveaux vaccins, les soins de santé, les services de santé reproductive, nous pourrions réduire cela [la population mondiale] de 10 ou 15 % »12.

(Voir la citation dans la vidéo à partir de 04:21. Voir également la capture d’écran de la transcription de la citation ci-dessous).

TED parle à 04:21 (vidéo) :

 

La « réduction absolue » de la population mondiale selon Bill Gates

La population mondiale en 2022 est de l’ordre de 8,0 milliards d’habitants.

La proposition de Bill Gates de mettre en œuvre une « réduction absolue » de la population mondiale sur la base des données de 2022 en utilisant de « nouveaux vaccins » est la suivante :

Une réduction absolue de 10% en 2022 serait de l’ordre de 800 millions.

Une réduction absolue de 15% de la population mondiale en 2022 serait de l’ordre de 1,2 milliard.

Le même groupe de milliardaires, qui s’est réuni au « lieu secret » de mai 2009, a participé activement, dès le début de la crise du COVID, à la conception des politiques de confinement appliquées dans le monde entier, du vaccin à ARNm et de la « Grande réinitialisation », dont le but ultime est la dépopulation.

Les crimes contre l’humanité sont indescriptibles.

Nous avons affaire à une cabale criminelle qui doit être affrontée.

Michel Chossudovsky

*

Article original en anglais :

The COVID-19 Endgame: Global Governance, “Digital Tyranny” and the Depopulation Agenda

Traduit par Maya pour Mondialisation.ca 

***

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À propos de l’auteur

Michel Chossudovsky est un auteur primé, professeur d’économie (émérite) à l’Université d’Ottawa, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), Montréal, rédacteur en chef de Global Research.

Il a entrepris des recherches sur le terrain en Amérique latine, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et dans le Pacifique et a beaucoup écrit sur les économies des pays en développement en mettant l’accent sur la pauvreté et les inégalités sociales. Il a également entrepris des recherches en économie de la santé (Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPA), FNUAP, ACDI, OMS, gouvernement du Venezuela, John Hopkins International Journal of Health Services (19791983)

Il est l’auteur de douze livres dont The Globalization of Poverty et The New World Order (2003) – La mondialisation de la pauvreté,  America’s « War on Terrorism » (2005) – Guerre et Mondialisation, The Globalization of War, America’s Long War against Humanity (2015).

Il collabore à l’Encyclopédie Britannica. Ses écrits ont été publiés dans plus de vingt langues. En 2014, il a reçu la médaille d’or du mérite de la République de Serbie pour ses écrits sur la guerre d’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie. On peut le joindre à crgeditor@yahoo.com

Voir en anglais : Michel Chossudovsky, Notice biographique

Articles de Michel Chossudovsky sur Global Research

Articles en français de Michel Chossudovsky sur Mondialisation.ca

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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MANIFESTE COMMUNISTE POUR LA BIODIVERSITE

Par Le 26/08/2022

22 août 2022

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Manifeste communiste pour la biodiversité

Guillaume SUING

Pourquoi l'effondrement de la biodiversité provoqué par le capital est plus grave que le dérèglement climatique ? En quoi l'héritage soviétique peut nous fournir des solutions concrètes ? Comment font-ils pour le taire ?

Dans les années quatre-vingt le “socialisme réel” avait, face au "rêve américain”, le visage de l’austérité, de la monotonie, de l’uniformité blafarde. Dans l’occident de l’époque en revanche, la toute jeune société de consommation exhibait une diversité d’offre (donc une “liberté” de choix), une abondance dans les rayons de supermarché, un bond en avant du “progrès technique” au service du “plus grand nombre”. Mirage largement financé par le pillage des semi-colonies, assurant d’assez luxueux soins palliatifs au capitalisme en crise. Mais d’une certaine façon, ils avaient réussi à nous faire croire que progrès technique ne rimait pas avec progrès social, ou qu’il en était, peut être, le contraire.

Le camp socialiste de l’époque faisait alors figure de contre-image illustrant les dégâts économiques occasionnés par la “paralysie bureaucratique”, contrastant avec la libération euphorique de “l’initiative individuelle”, le “goût du risque” des années Reagan-Thatcher-Mitterrand.

American dream... avant la gueule de bois : trente ans plus tard, le désastre de la mondialisation impérialiste ne fait plus de doute, y compris sur les questions que prétend poser -voire résoudre - le courant de “l’écologie politique” : Crise des ressources fossiles, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, perturbations du cycle de l’eau, etc.

A l’Est, une propagande d’Etat existait bien sûr depuis 1917, quoi qu’assumée et transparente (jusqu’au mot “propagande” utilisé tel quel et sans connotation péjorative) pour mobiliser les masses dans la lutte de classe et déjouer l’endoctrinement bourgeois. A l’Ouest, l’appareil d’Etat travaillait plutôt dans l’ombre, par la manipulation de masse (du behaviorisme au nudge) derrière un paravent bigarré, “transgressif” (donc jamais subversif), tonitruant, de marques, d’enseignes, de gadgets en tout genre. Le clown Macdonald, Superman, Rambo et plus encore Mickey Mouse avaient en quelque sorte détrôné en puissance symbolique dans l’imaginaire la célèbre statue plantée au large de Manhattan. Créative diversité d’un côté du rideau de fer, grise monotonie de l’autre donc.

Je me souviens qu’à Moscou, à l’occasion d’un séjour touristique en 1988 - j’avais 15 ans-, l’attraction proposée à tous les visiteurs, y compris étrangers, n’avait rien d’un Disneyland, et pour cause. C’était le Parc des Expositions de l’URSS, encore appelé à l’époque le VDNKh (Vyctavka Dostijeniï Napodnogo Khoziaïstva). Fondé en 1934, il exposait aux citoyens, dans un dédale de parcs, de pavillons, d’arboretums, la grande diversité écologique, agricole, culturelle, industrielle, du territoire soviétique (11 fuseaux horaires d’étendue !). Il contenait (et contient encore), depuis 1945, le plus grand jardin botanique du monde, avec plus de 8000 espèces végétales entretenues sur 130 hectares. Ce parc était l’attraction la plus prisée des moscovites, et le délabrement occasionné par l’ère Eltsine (privatisations, morcellement, squats et incendies) avait provoqué de leur part une telle colère que le gouvernement Poutine l’a finalement renationalisé (partiellement) sous l’appellation “Parc des expositions pan-russe”.

A mon âge, je m’étais passablement ennuyé en parcourant ces pavillons qui cherchaient, avec une ostentation suspecte pour un occidental, à exalter la diversité et la richesse de la Patrie du socialisme. Pour tout dire, contrer, avec les moyens du bord, l’image déplorable qu’on martelait à l’Ouest sur la monochromie du pays des Soviets.

J’ignorais alors que ce parc n’était pas conçu pour les touristes, et que les milliers de moscovites qui s’y pressaient tous les jours ne le faisaient pas “contraints et forcés”, au contraire ! C’est sans doute à l’aune de notre époque que cet effort colossal, le Parc, effort contre-intuitif pour tout occidental bercé aux contes orwelliens les plus antisoviétiques, prend rétrospectivement tout son sens.

Au fond, que dirait un écologiste sincère, d’aujourd’hui, en découvrant ce parc consacré à la Nature et à l’affirmation de son harmonie avec les hommes ? Car il s’agissait bien de cela. Depuis la célèbre loi-décret de Lénine (1921) sur la protection des parcs et jardins, l’URSS n’a jamais cessé de protéger, de développer, d’innombrables et vastes Zapovedniki (réserves naturelles dotées du plus haut degré de protection au monde : interdiction stricte d’entrée, moyennant quelques visites ponctuelles de scientifiques) dont les pavillons témoignaient. De par son étendue, l’URSS possédait, de fait, au plan mondial, la plus grande diversité de paysages, de types de sols, d’écosystèmes, de faunes et de flores, de climats, etc. Et malgré son développement industriel, elle n’a jamais porté atteinte à cette richesse naturelle nationale, au contraire (sauf pendant la période Khrouchtchev, les années soixante, où les Zapovedniki ont été provisoirement démantelés au profit d’une agriculture calquée sur le modèle “productiviste” étasunien).

A l’exception de la célèbre statue monumentale de l’ouvrier et de la kolkhozienne de Véra Moukhina, qui jouxtait le parc, et de l’incontournable musée des cosmonautes à l’entrée, le souvenir de ces pavillons un peu trop kitsch à mon goût m’est resté anecdotique jusqu’à très récemment. Quelle image peut-elle mieux, en effet, illustrer le contraste entre cette diversité culturelle, naturelle, de l’URSS et la standardisation forcenée, tous azimuts, indiscutable, du monde capitaliste actuel, sous le fard évanescent de sa propagande hollywoodienne, face aux enjeux les plus cruciaux, les plus urgents, de l’évolution biosphérique ? Je l’ai appris bien plus tard en étudiant le sujet. Avec l’exposition simple, même emphatique, de cette richesse nationale, économique et écologique, multiculturelle, l’Union Soviétique ne faisait pas semblant.

Nous n’avons qu’une vague idée du problème que pose l’uniformisation de nos modes de vie et de notre manière d’exploiter notre biotope. Nous sentons en particulier que l’effondrement de la biodiversité terrestre est un méfait du capitalisme, de son “anarchie de la production” mortifère sous-tendue par la concentration illimitée des grands monopoles industriels. Mais cette “crise biologique” apparaît souvent, au regard de toutes les catastrophes écologiques qui nous touchent ou vont nous toucher directement, comme le cadet de nos soucis. Pire : La lutte contre l’effondrement de la biodiversité se farde souvent d’un romantisme fort peu scientifique, d’une empathie assez ridicule envers les pandas et toute autre espèce menacée par les méchants humains.

C’est un tort, et nous démontrerons pourquoi. Cet effondrement est précisément ce qui compliquera notre adaptation future aux dérèglements planétaires. En ce sens, c’est sans doute, nous le verrons, la question écologique la plus fondamentale, que perturbent, consciemment ou non, ces images d’Épinal de panda triste ou d’ours blanc en équilibre sur un glaçon flottant. La crise biologique que nous vivons, l’effondrement de la biodiversité, à commencer par celle des insectes, partie de la biosphère la plus complexe, la plus large, la plus cruciale pour l’équilibre des grands écosystèmes, se déploie à une vitesse extrême, que nos vies humaines ne peuvent mesurer mais qui égale toutes les précédentes (en intensité et en vitesse), de la crise Permienne à la crise Crétacé Tertiaire (celle de l’extinction des dinosaures). Cet article n’ambitionne pas de le montrer. Il suffira au lecteur de se pencher sur les études scientifiques sérieuses disponibles un peu partout : Elles font consensus.

Mais une prise de conscience ne suffit pas et des propositions concrètes sont nécessaires, à l’instar de celles que propose la Chine, à l’occasion de la COP15 sur la biodiversité qu’elle a présidé cette année. Moins médiatisée que la COP sur le dérèglement climatique, cette instance ONUsienne doit se départir du romantisme puéril qui la dessert. Rien n’est plus concret, rien n’est moins mystique, que la lutte pour l’harmonie entre l’évolution de la biosphère et l’évolution humaine, le “métabolisme entre l’homme et la nature” qui obsédait déjà Karl Marx dans le Capital. A l’époque, s’appuyant sur les travaux contemporains et révolutionnaires de Justus von Liebig en agronomie, il anticipait le nécessaire dépassement de la contraction non antagoniste Homme / Nature par la construction du socialisme et la fin de “l’anarchie de la production” (que les écologistes d’aujourd’hui ne repèrent pas, sous l’appellation un peu naïve de “productivisme”).

Les solutions proposées par la Chine dérivent de la recherche en biologie et en écologie. Elles sont concrètes mais complexes, et nous n’aborderons pas leur contenu, qui suppose des connaissances scientifiques étendues. Insistons toutefois sur le fait qu’elles supposent donc du progrès scientifique, et non un “retour en arrière” hostile à “la science” qui nous aurait causé tant de torts. A l’opposé des illusions fardant le “capitalisme vert” d’une part (concept aussi idiot que celui d’un “nazisme philanthrope”), et des rêves décroissants et malthusiens d’un retour au moyen-âge voire au paléolithique d’autre part, la solution de cette contradiction suppose la sortie du capitalisme-impérialisme et le développement des indépendances nationales et du socialisme, autrement dit le développement accéléré des forces productives (dont celles de la recherche scientifique et technique).

Voilà qui choquerait plus d’un écologiste sincère... et nécessite donc qu’on analyse de près tous les enjeux du problème. Comme nous allons le voir, s’il est avéré que le capitalisme standardise tout, à toutes les échelles de notre rapport au monde, il faudra également montrer que le “socialisme réel” a produit des contre-tendances très nettes (même si elles ont comporté aussi des reculs ponctuels, avec notamment la période Khrouchtchev pour citer un exemple significatif). Ce contre-modèle n’est pas né d’une révélation magique, mais d’une nécessité mécanique, parallèle et fondamentalement indissociable du processus de construction durable du socialisme.

Entre le paléolithique, enfance de l’Humanité, et le communisme qui en sera l’âge mûr, adulte, nous vivons sans doute une forme d’adolescence (crise de croissance) faite de progrès, de croissance, mais aussi d’inconscience, “d’amour-haine” de son passé, “d’éco-anxiété” ou de tout autre millénarisme. Crise d’adolescence qui ne doit pas nous éloigner de l’objectif commun. La résolution par le progrès général (social, technique, scientifique, écologique) des grandes contradictions qui affectent le rapport dynamique - insistons sur le terme - entre l’Homme et son biotope. C’est en effet dans l’évolution dialectique de l’histoire humaine et de l’histoire naturelle, et non dans la fixité, la vaine “conservation” et la nostalgie réactionnaire, que nous devons permettre aux deux pôles de la contradiction d’évoluer du simple vers le complexe, du rare/pauvre vers le divers/riche.

Or c’est bien, désormais, la tendance inverse à laquelle nous assistons avec ce capitalisme qui n’a plus rien à offrir dans sa crise terminale : standardisation mortifère du vivant contre la biodiversité, standardisation socio-culturelle de l’Humanité elle-même resserrant les pistes multiformes de la recherche scientifique. Plus nous laisserons cette standardisation se développer aux deux pôles, plus nos chances de nous adapter en tant qu’espèce, à notre environnement changeant (à cause de nous ou non d’ailleurs), seront ténues.

Des enjeux écologiques mondiaux face à l’agrobusiness

La première catastrophe écologique d’origine humaine n’a pas eu lieu dans les années soixante avec la mer d’Aral ou dans les années quatre-vingt avec Tchernobyl. Elle a eu lieu aux Etats Unis dans les années trente, et ce n’est pas un hasard.

A cette époque, la région médiane des grandes plaines nord-américaines, écosystème prairial à bisons, parvenu en plusieurs millénaires à un équilibre (climax) se satisfaisant d’une faible pluviosité, avait été radicalement désherbée pour la monoculture intensive de céréales, capable, assurait-on, de nourrir toute la population des Etahttps://www.legrandsoir.info/ecrire/?exec=article_edit&id_artic.... Très vite les catastrophes climatiques se sont abattues sur les pionniers installés là, emportant le sol dans un tourbillon de poussières, en particulier dans la région centrale dite du “no man’s land”. Connue sous le nom de “dust bowl” (bassin de poussière), le déchaînement des éléments pendant au moins dix ans a provoqué famines - aggravées par la grande crise de 1929, exils de masse et vagues de suicides chez les paysans ruinés, toile de fond du célèbre roman de Steinbeck Les raisins de la colère. Telle fut la première conséquence d’une politique agricole volontariste, mécaniquement cautionnée par la seule chimie, contre toutes les lois d’équilibre des écosystèmes. Hubris qui caractérise, nous le verrons, toute politique capitaliste vis-à-vis de l’environnement, voire de “l’inconnu”, de "l’étranger" en général.

Au fond, peu de choses ont changé depuis, si ce n’est des connaissances scientifiques en agronomie permettant de différer un peu les conséquences de l’agriculture intensive. Ce qui la caractérise est toujours la négation des influences microclimatiques et de la diversité des sols, la sélection des semences en vue d’une productivité maximale quelles que soient leur vulnérabilité ou leur résilience, la monoculture, la standardisation des engrais chimiques et des pesticides, la standardisation, enfin, des semences elles-mêmes (semences stériles imposant qu’on en rachète chaque année à Bayer, Basf et Cie).

Sans revenir dans le détail des problèmes liés à l’agriculture intensive, chimiste, il faut au moins rappeler que les plantes cultivées, (légitimement) sélectionnées pour des traits “utiles” à l’homme (taille et poids des grains, vitesse de croissance, valeur nutritionnelle), ont parallèlement perdu des traits ancestraux garant de leur adaptation à tel ou tel milieu (résistance aux insectes ravageurs, aux champignons et parasites, résilience en période de sécheresse, etc.). Or, maintenant que les dégâts de l’agrochimie font consensus, les agronomes sont confrontés aux problèmes liés à la nécessaire “sortie des intrants”. Habitués à des traitements chimiques (pesticides préventifs, hormones raccourcissant les tiges contre la verse, engrais massifs dont une grande partie n’est plus retenue dans les champs du fait de la dégradation des sols cultivés, etc.), les variétés cultivées ne sont plus capables de pousser sans eux. Avec des variations locales, elles ont coévolué dans ce nouvel environnement pollué.

Les recherches actuelles mettent à l’honneur, pour tenter d’y remédier, ce qu’on appelle la “néodomestication” : Il s’agit de retrouver la souche ancestrale sauvage d’une plante cultivée pour lui réattribuer par hybridation des traits perdus au fil des sélections artificielles, porteurs de résistances endogènes à tel ou tel parasite (à la place des pesticides). On cherche par exemple à réhybrider le maïs avec son ancêtre la téosinte, pour lui réattribuer une capacité à résister naturellement aux chenilles. La néodomestication, comme pratique, n’a rien de très différent des sélections artificielles opérées par l’homme depuis le néolithique, mais elle suppose des connaissances solides en biologie pour diriger les hybridations et, surtout, une biodiversité suffisante, faute de quoi, dans la nature, tous les traits qu’on souhaite retrouver pour en faire bénéficier nos espèces cultivées, disparaîtront également. La téosinte est encore endémique au Mexique, mais ce n’est malheureusement pas le cas des ancêtres de nombreuses autres espèces domestiquées.

On le voit, quand on parle de biodiversité, celle-ci concerne autant les milieux naturels non affectés par les activités humaines que les agrosystèmes dont nous dépendons directement.

Remplacer les capacités de résistance naturelle des plantes par des traitements chimiques préventifs, remplacer les propriétés du sol qui sous-tendent sa fertilité par des traitements “passifs” aux engrais chimiques, standardiser les variétés domestiques pour qu’elles deviennent tout-terrain, dans des agrosystèmes uniformes et reproductibles à l’infini, voilà une stratégie de fuite en avant qu’on pourrait comparer au dopage en sport (optimisation des capacités sur le court terme, dégradation de l’organisme sur le long terme).

Le point d’orgue de cette approche destructrice est sans doute la biotechnologie des OGM qui, loin de rechercher une plus grande résilience des plantes cultivées, tente une réponse à la sortie des pesticides qui accélèrera encore l’effondrement de la biodiversité des éco et des agrosystèmes. Un comble : la quasi-totalité des OGM sont des variétés modifiées pour résister aux pesticides dont on enrobe leurs semences !

L’usage massif de pesticides s’est tellement généralisé que l’agriculture intensive a développé une sévère addiction. On a abandonné les pesticides pulvérisés dans l’atmosphère, pour limiter les pollutions contre lesquelles les “consommateurs” se mobilisent spontanément, au profit de semences directement enrobées de néonicotinoïdes qui, sans polluer l’atmosphère, vont se dissoudre encore plus facilement dans les sols, détruire plus rapidement encore la microfaune (pourtant garante de leur fertilité), accélérer la dégradation progressive de la fertilité des sols. Puisque ces parasites sont la plupart du temps absents, dans neuf cas sur dix, les néonicotinoïdes deviennent une “solution de facilité”, très lucrative puisque systématique, contre l’anxiété des agriculteurs. Elle ne produit plus d’effets positifs dans neuf cas sur dix mais multiplie à l’échelle planétaire ses effets négatifs sur la faune et en particulier les insectes, base de la stabilité de tous les écosystèmes mondiaux (pollinisateurs, décomposeurs, auxiliaires de culture). Tout se passe comme si on administrait à tous les êtres humains dès leur naissance et jusqu’à leur mort des antibiotiques, en prévention de toutes les infections bactériennes.

Les écologistes les plus curieux s’intéresseront à un permaculteur désormais bien connu en France, Pascal Poot, qui innove de façon absolument empirique, sur la capacité des plantes à résister par elles-mêmes aux parasites, au manque d’eau, et (surtout) à la capacité qu’elle ont de transmettre ces acquisitions à la descendance (“éducation des plantes”). Son travail est actuellement étudié de près par l’INRAE, qui cherche à anticiper les catastrophes en vue (dégradation chimique puis physique des sols cultivés, multiplication des sécheresses, pénurie inéluctable à moyen terme des engrais chimiques phosphatés).

Si la possibilité pour les plantes, dans des conditions qu’on peut optimiser, de transmettre des traits acquis à la descendance fait aujourd’hui consensus, avec la révolution épigénétique des dernières décennies, peu de monde sait que ces propriétés ont été largement développées en Union Soviétique dès les années trente, sur la base de “l’agrobiologie mitchourinienne”. Dans un climat extrêmement polémique à l’époque, contre les promoteurs d’une théorie “fixiste” de la génétique classique en occident, les agronomes soviétiques cherchaient en effet à la fois à développer la connaissance des variétés de chaque plante utile, domestiquées ou non, et à les “éduquer” dans un sens conforme aux exigences de tel ou tel sol, de tel ou tel climat. Ces méthodes étaient alors clairement moquées dans le monde capitaliste, fièrement engagé dans les méthodes prometteuses de l’agrochimie.

De la recherche infinie des variétés végétales, sauvages et domestiques, stockées et classées dans des instituts créés à cette fin par Nikolaï Vavilov, au développement d’une agrobiologie à la Pascal Poot chez les mitchouriniens, l’agriculture soviétique tentait de tirer profit d’un territoire très étendu mais au fond peu fertile (sur les deux tiers de sa surface) pour nourrir sa population. Basée sur une science des sols, de leur fonctionnement et de leur diversité dynamique, fondée en Russie un siècle auparavant par Vassili Dokoutchaïev (pionnier de la pédologie mondiale), l’agriculture soviétique innovait dans le développement des propriétés intrinsèques des sols comme des variétés cultivées, adaptables les uns aux autres contre toute standardisation mortifère, créant même sans cesse de nouvelles variétés utiles, multipliant les adaptations agricoles locales par la polyculture, l’agroforesterie extensive, le semis sous couvert végétal sans intrants (alternative au labour et aux traitements chimiques), au moment du “grand plan de transformation de la nature” de 1948 à 1952, au moment même où le monde capitaliste vivait l’apogée de sa “révolution verte” chimique. Ce n’est qu’ensuite, avec Nikita Khrouchtchev, qu’un alignement illusoire (et désastreux) du camp socialiste aux techniques étasuniennes, lors de la “campagne des terres vierges” que le “dust bowl” a trouvé ses tardives répliques à l’Est. Bref, sur l’ensemble de ces questions, cruciales pour l’avenir de l’agriculture mondiale, le camp socialiste a eu globalement une longueur d’avance, que personne ne reconnaît plus, évidemment, aujourd’hui.

Sauf peut-être à Cuba ! Lors de la “période spéciale”, la rupture des années 90 avec le modèle soviétique lui-même aligné sur l’agrochimie étasunienne, a engendré une recherche tous azimuts sur les techniques propres à revaloriser les sols et les semences endémiques. Mais il n’a pas suffi à Cuba socialiste d’interdire législativement les pesticides sur tout le territoire (ce qu’elle a fait, moyennant des exceptions ponctuelles, et c’est normal). Cuba a aussi développé la recherche en agroforesterie et en permaculture, en collaboration étroite avec les traditions paysannes, sur chaque parcelle de territoire fertile, pour produire autant voire plus qu’avant... et elle a réussi ! C’est ainsi qu’on peut, par une agriculture durable et souveraine (vis-à-vis de l’agrobusiness impérialiste), construire un socialisme lui-même souverain et durable, enraciné dans un sol nourricier considéré comme la première richesse nationale. Sol sur lequel il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, avec le long terme toujours en perspective.

Si l’agroécologie cubaine est pour beaucoup l’avant garde, par ses résultats reconnus sur la quantité et la qualité des aliments produits, c’est aussi par sa capacité à sortir du “catalogue” obligatoire de l’agrobusiness (Bayer, Basf, etc.) en réintroduisant dans les champs des “semences endémiques oubliées” (grâce en particulier au chercheur cubain Humberto Rios Labrada, qui a reçu le prix Goldman en 2010). Ces semences endémiques, issues d’un travail de sélection millénaire, sont en effet aussi les plus résilientes face aux perturbations climatiques et hydriques à venir. Une vision étroite de la biodiversité exclut malheureusement ce travail salutaire de collecte et de réadaptation : les milliers de semences “oubliées” par l’agrobusiness constituent une banque de variétés créées par l’homme. C’est en soi une biodiversité issue d’un travail humain plurimillénaire, qu’il s’agit de protéger de la standardisation capitaliste, au même titre que la biodiversité “naturelle”, celle dont tout le monde parle aujourd’hui.

Mais le remplacement d’écosystèmes entiers, d’une biodiversité infinie produit de millions d’années de sélection naturelle, par des monocultures intensives, pose au-delà du problème de la résilience de nos agrosystèmes, de nombreux autres problèmes écologiques, pour lesquels des réponses sont également possibles.

Le premier d’entre eux est celui du dérèglement climatique, bien sûr, mais ce n’est pas le seul. L’extension de l’agriculture chimique coûte très cher en combustibles fossiles et en eau, dégrade les sols les plus fertiles, mais il fait également reculer les espaces naturels vierges. Ce problème semble bien éloigné de nos préoccupations immédiates, c’est pourquoi il faut en retrouver les enjeux profonds, incontournables.

Tout le monde a bien conscience qu’il faut reforester, au moins pour atténuer l’effet de serre grandissant sur le plan mondial. Les écosystèmes forestiers sont des consommateurs massifs de dioxyde de carbone, qu’ils stockent durablement, bien plus que les champs récoltés annuellement. Et ce n’est pas sans raison que les pays qui se placent à l’avant-garde de cette politique (coûteuse en moyens et en travail humain) sont la Chine et Cuba. La seule Chine reforeste si vite qu’elle compense désormais l’ensemble des déforestations mondiales, et nous pourrions nous étonner qu’un pays aussi peuplé et industrialisé puisse réaliser un tel exploit. C’est qu’on ne mesure pas à quel point la place est encore disponible, malgré les slogans malthusiens scandés par les occidentaux. La population mondiale augmente mais les démographes s’accordent sur le fait que dans moins d’un siècle la densité humaine sera stabilisée, voire en baisse.

La reforestation rationnelle doit à tout prix se tenir à l’écart des intérêts capitalistes. En Irlande, la reforestation version “capitalisme vert” se borne à planter une unique espèce d’arbres, l’épicéa, à croissance rapide, surconsommatrice d’eau, qui n’admet pas de reprise de la biodiversité et qui à court terme s’avère lucrative... pour l’exploitation du bois ! Une reforestation sérieuse est au contraire destinée à rester, pour être efficace. Une forêt ne se résume pas à sa richesse en bois exploitable. Elle abrite les écosystèmes les plus riches au monde, qu’il faut préserver, non par nostalgie romantique pour la “nature originelle”, mais parce que cette biodiversité (animaux, végétaux, champignons, bactéries) est la réserve la plus riche de molécules, de stratégies physiologiques, propres à nous protéger sur le plan médical en particulier, nous y reviendrons.

Il est également avéré, scientifiquement, que le recul des forêts au profit de l’agriculture et de l’urbanisation, place les activités humaines de plus en plus près d’une nature “inexplorée”, source de la plupart des zoonoses de demain. La prudence s’impose donc, pour des raisons sanitaires faciles à comprendre.

C’est sans doute ce qu’avaient compris les soviétiques, qui chérissaient leurs innombrables réserves naturelles, non pour des raisons touristiques (la plupart étaient interdites au public), mais pour des raisons scientifiques (seuls des savants accrédités pouvaient s’y rendre, dans le cadre de programmes de recherche formulés à l’avance, et pour des durées limitées). Sans de tels sanctuaires, on se prive aujourd’hui d’une base cruciale du travail de recherche en biologie, source des réponses technologiques à venir aux grands problèmes environnementaux (étude de l’impact complexe, positif ou négatif, de tel ou tel écosystème sur le dérèglement climatique par exemple). De même que la sylviculture lucrative est le pendant “capitaliste vert” de la reforestation, l’écotourisme de “réserves naturelles” est le pendant “capitaliste vert” des zapovedniki soviétiques. La forme prime d’un côté (alibi), le fond prime de l’autre.

La chimie, si triomphante au cours du XXe siècle, a réussi, comme paradigme scientifique, à grandement dévaloriser la jeune biologie, au moment où les enjeux liés à cette dernière deviennent cruciaux et “grand public”. “L’écologie politique” apparaît donc comme une réponse réactionnaire et antiscientifique, à ce manque ou ce rejet. Plus on parle de “bio”, moins on parle de biologie réelle. Protéger la diversité du vivant n’est pas une forme d’altruisme en direction “d’innocentes victimes animales” de nos activités humaines, c’est un défi de l’Humanité elle-même qui lui permettra de dépasser les problèmes que ces activités posent et poseront au niveau de la biosphère.

Des enjeux sanitaires face à Big Pharma

En détruisant la biodiversité d’une part (par la déforestation notamment), en générant de l’uniformité d’autre part (par le développement de l’agriculture intensive au moins), le capitalisme standardise le monde et pense de façon mécanique (c’est-à-dire antidialectique) que celui-ci, plus “simple”, n’en sera que plus facile à maîtriser. C’est tout le paradigme positiviste du règne du chimisme - pour faire simple - au XXe siècle. Passage sans doute obligé de l’histoire des sciences, il n’a pas empêché le réel de se rappeler à nous dans toute sa complexité dynamique. L’action irraisonnée de l’homme, sous le règne de l’anarchie de la production qu’on appelle parfois “capitalocène”, ne dérègle pas que le climat, loin de là. Elle détruit les sols qui nous nourrissent, épuise nos ressources matérielles, et augmente - c’est tout aussi grave - notre vulnérabilité face à un environnement changeant.

On sait que la déforestation massive et l’extension de l’agriculture, de l’élevage intensif, de la présence humaine elle-même dans des zones vierges, non seulement multiplie la probabilité des zoonoses, mais augmente aussi celle qu’elles soient des pandémies mondiales plutôt que des épidémies locales. La menace, comme la standardisation (de notre environnement immédiat comme de notre mode de vie) qui la génère, est grandissante et générale.

La domination paradigmatique du chimisme réductionniste sur la biologie, interactionniste, s’explique depuis plus d’un siècle, à la fois par le fait que la recherche se déploie, elle aussi, du simple vers le complexe, mais aussi par le fait que le capital est prioritairement motivé à standardiser pour une fabrication industrielle à moindre coût. Il n’a donc pas intérêt, en première instance, à compliquer l’objet de recherche au delà de l’immédiatement rentable. Si la science ne peut reculer, elle peut au moins être freinée dans sa course, par des obstacles divers ; c’est la raison pour laquelle l’approche marxiste de l’histoire des sciences s’oppose à la fois au positivisme scientiste (croyance naïve en une science qui nous “guide”) et au relativisme anti-scientifique (croyance tout aussi naïve que tous nos problèmes viennent d’un “excès de sciences et de techniques”).

Ainsi des pesticides et des engrais chimiques, issus de déchets militaro-industriels à écouler depuis l’après-guerre, ou de mines “gratuitement” disponibles (phosphates, etc.). Ainsi des semences qu’on cherche à faire pousser de la même manière et avec le même rendement sur tous les types de sols indépendamment du climat, quel qu’en soit le coût énergétique global, sous l’égide d’un tout petit nombre de monopoles industriels. Ainsi même des techniques agricoles (et des machines) qu’on espère uniformes en tous points du globe pour un rendement maximal à moindre coût.

Mais la standardisation va plus loin. Elle uniformise notre alimentation et notre environnement immédiat, fragilisant à la fois notre microbiote et notre système immunitaire, donc globalement notre santé ou notre vulnérabilité vis-à-vis des nouvelles zoonoses. Ce n’est pas sans raison, par exemple, que les allergies et les maladies auto-immunes (dont le diabète) explosent ces dernières décennies. Ces deux altérations de notre immunité sont directement liées à l’impossibilité pour celle-ci de “s’éduquer” le plus largement possible à l’immense diversité des antigènes de l’environnement. Des études attestent par exemple que les Amisches aux EU, qui vivent à proximité de leurs étables dans un milieu non aseptisé, développent très peu d’allergies et de maladies auto-immunes comparativement à un groupe témoin (Quakers vivant au contraire loin de leurs étables).

Nous savons même que les allergies aux pollens se développent proportionnellement à l’uniformisation des essences d’arbres plantées dans les villes, et que les allergies et intolérances alimentaires sont corrélées à la standardisation et à l’appauvrissement nutritionnel de la farine et d’autres produits alimentaires de base. Pour l’ensemble de ces troubles, on a tendance à se concentrer sur le facteur génétique, qui existe bien sûr, en minimisant le facteur environnemental qui lui est notoirement indissociable.

La biodiversité de notre microbiote comme l’étendue de notre mémoire immunitaire, sont compromises par la standardisation capitaliste des moindres recoins de notre existence. L’allaitement industriel au lait de vache remplace progressivement l’allaitement maternel. La césarienne surpasse en nombre l’accouchement par voie basse dans de nombreux pays et progresse dans d’autres bien au-delà de la limite des 15% recommandés par l’OMS. La production alimentaire ultra-transformée génère des infections (salmonelloses, légionellose, etc.) dont certaines n’étaient connues qu’au bloc opératoire sous l’appellation de maladies nosocomiales. De ce point de vue les "cliniques-usines" agroalimentaires n’échappent pas à la règle de la sélection naturelle (entre souches bactériennes en milieu quasi-stérile).

La certitude illusoire pour l’être humain de s’être affranchi des lois de la nature a progressivement aidé à la surmédicalisation systématique de processus physiologiques normalement innés. La biologie atteste que l’accouchement par voie basse est essentiel à l’acquisition d’un microbiote efficace chez le nourrisson, susceptible de réduire drastiquement les maladies de la petite enfance et d’élargir l’éventail des agents infectieux pour lesquels l’immunisation se réalise avec discrétion. La césarienne est une technique permettant de réduire la mortalité infantile et maternelle, mais en dessous d’un taux systématiquement dépassé dans les maternités pour des raisons de planning : il faut pouvoir “optimiser” la cadence des actes obstétricaux tout en réduisant le personnel hospitalier. Comme le savoir-faire des sages-femmes se perd avec cette forme tout à fait odieuse de taylorisme, la césarienne s’impose comme palliatif, par “confort” ou par nécessité institutionnelle. Le taux d’accouchement “déclenché” augmente d’ailleurs dans les mêmes proportions, contre les recommandations de l’OMS (la multiplication des “déclenchements” augmente le risque de complications : sièges, douleurs imposant la péridurale, hémorragies post-natales, dysfonctionnements hormonaux imposant en dernière instance la césarienne).

De même, le marché lucratif du lait en poudre s’accompagne d’une pression inouïe sur les jeunes mères, invitées à acheter un lait “optimisé scientifiquement”... qui ne sera pourtant jamais à la hauteur du lait maternel. Les propriétés de celui-ci changent avec l’âge et même l’heure de la journée ou l’état physiologique du bébé, et n’est donc pas, par définition, standardisable. Il change en particulier sa composition au niveau des anticorps légués au bébé selon l’heure et le jour, et qui permettent eux aussi de limiter les maladies de la petite enfance. Rappelons que l’OMS prescrit idéalement deux ans d’allaitement maternel, durée rarement atteinte dans nos sociétés de consommation, où les mères au travail ne bénéficient pas des aménagements nécessaires.

Il en allait tout autrement en Union Soviétique : Le bond en avant du statut des femmes était assorti non pas d’une assistance chimique (péridurales et hormones de synthèse déclenchant et accélérant l’accouchement, quoi qu’elles y étaient prescrites aussi bien sûr, lait en poudre industriel, etc.), mais de droits, en adéquation avec la résolution de l’apparente contradiction entre physiologie et condition sociale. L’allaitement maternel était valorisé par des dispositions spécifiques : congé maternité d’un an payés 100% du salaire avec prolongation possible, locaux réservés permettant l’allaitement sur le lieu de travail où des crèches exemplaires étaient édifiées, lactariums fondés sur la solidarité des mères pour pallier les difficultés d’allaitement où les impossibilités physiologiques ponctuelles. Sur la base d’une psychologie pionnière, pavlovienne, l’accouchement sans douleur était de mise. Cette modalité permettait à la mère d’être véritablement actrice de son accouchement et aux processus hormonaux de l’accouchement et de l’allaitement qu’il induit de se déployer le plus naturellement possible.

Bien sûr, contrairement à la péridurale chimique, cette technique était coûteuse (formation des femmes enceintes, accompagnement lors d’accouchements potentiellement plus longs et imprévisibles, non planifiables) et on comprend que lorsque le médecin communiste Fernand Lamaze l’importa en France de ses voyages en URSS (dans la célèbre maternité des Bluets, maternité de la CGT) dans les années cinquante, elle ne prit que peu d’ampleur, dans la logique de plus en plus libérale du système public de santé de l’époque, pour finalement disparaître.

Mais concernant la recherche pharmacologique, il y a mieux. On sait que dans la lutte contre les infections bactériennes, la révolution des antibiotiques s’est imposée à tout l’occident capitaliste. On avait trouvé le “remède miracle”, standardisé et facile à reproduire industriellement, contre les bactéries pathogènes. Outre le fait que cette méthode chimique ait sérieusement altéré, parallèlement, la diversité de nos microbiotes (à tel point qu’on associe désormais à sa prescription des probiotiques), le développement de leur usage, y compris, dramatiquement, dans l’élevage intensif (où les antibiotiques sont consommés préventivement et systématiquement), a provoqué, comme chacun sait, une guerre biologique que nous sommes en train de perdre : on considère qu’à l’horizon 2050, la totalité des pathogènes sur Terre sera antibiorésistante. Or, au delà de la découverte de nouvelles familles d’antibiotiques, de plus en plus rares et inefficaces (on ne peut les découvrir que par hasard, partant de molécules synthétisées par une biosphère microbienne de plus en plus pauvre), nous sommes condamnés à perdre de l’énergie dans une course de vitesse qui nous est de plus en plus défavorable, du fait même de l’usage systématique des antibiotiques.

L’Union Soviétique a bien sûr largement utilisé les antibiotiques, découverte révolutionnaire et incontournable, mais elle a parallèlement développé une thérapie très peu connue en occident et qui a pourtant fait ses preuves : la phagothérapie. Il s’agit de purifier contre chaque souche connue de bactéries pathogènes des virus antibactériens existant déjà dans la nature (dans les eaux usées en particulier, bouillons de culture naturels), les “bactériophages”. Ces traitements ont un avantage précieux sur les antibiotiques : ce sont des formes vivantes, donc infiniment diversifiées, et qui mènent contre les bactéries un combat darwinien de long cours (des millions d’années), se poursuivant aujourd’hui. La résistance des bactéries contre ces virus est incommensurable à celle qu’elles acquièrent contre des substances passives et standardisées. Ils ont aussi, bien sûr, un inconvénient de taille pour tout système capitaliste : les bactériophages se cultivent, mais ne sont pas standardisables, et doivent être découverts et cultivés distinctement, avec un coût certain. L’Union Soviétique avait réalisé dans cette voie un effort long et fastidieux dont il reste aujourd’hui encore à Tbilissi en Georgie (centre pionnier du français Félix D’Herelle et du soviétique Georges Eliava dans les années trente) une collection impressionnante, sur laquelle se penche désormais le CNRS français, dos au mur face au problème de l’antibiorésistance : soixante-dix ans de collectes de pus venant des quatre coins du territoire soviétique et d’isolement des souches virales correspondantes.

Big pharma, on s’en doute, n’a pas plus d’intérêt financier à développer des alternatives aux impasses chimiques qu’il nous impose, que l’agrobusiness n’a d’intérêt à développer l’agroécologie sans pesticides ni engrais chimiques. La standardisation reste le maître mot, y compris dans la lutte contre les pandémies, de plus en plus menaçantes ces dernières années. Là encore, ce n’est pas la diversité et la convergence des parades qui a guidé la politique occidentale de lutte contre le COVID19. L’ensemble des populations des pays capitalistes ou qui leur sont soumis s’est vu imposer un seul type de vaccin, le vaccin à ARN. En efficacité, celui-ci est avec le recul peu différent de la variété des vaccins classiques chinois ou cubains, mais il est nettement moins coûteux à produire (pas de culture du virus lui-même pour produire les doses). Contre un virus insaisissable,{{}} très dynamique, s’adaptant rapidement aux contraintes de sélection, les dégâts d’une vaccination standardisée appliquée dogmatiquement à des milliards d’individus devront être étudiés de près ces prochaines années. Mais on sait d’ores et déjà qu’une réponse rationnelle à une pandémie de cette ampleur ne peut se satisfaire de chimériques “remèdes miracles” (quoique hautement rentables au passage pour Big Pharma) : Il faut multiplier les contre-attaques, avec un échantillon de médicaments repositionnés et de vaccins à organiser sur une Humanité elle-même très diverse sur le plan génétique et immunitaire. En d’autres termes il faut une guérilla sanitaire. Il faut surtout se départir de l’hubris incurable des producteurs impérialistes de remèdes standardisés. Les résultats, entre la Chine et le camp impérialiste occidental, contre le COVID19, contrastent déjà très nettement, et pour cause. On ne peut cacher longtemps l’incapacité des systèmes de santé et des organismes de recherche soumis aux lois du marché à vaincre des pandémies planétaires.

De l’internationalisme face à l’hégémonie impérialiste et la mondialisation

Cette gestion dramatique, à partir de 2020, permet néanmoins de poser une dernière question, qui nous concerne directement. Le capitalisme ne standardise pas que notre environnement, il nous standardise nous-mêmes en se mondialisant, ce qui nous rend toujours plus vulnérables face aux menaces naturelles (pandémies mais aussi dérèglement climatique, etc.) : Mis à part la Chine, Cuba et quelques autres, l’occident impérialiste a clairement imposé au monde une gestion uniforme (et désastreuse) de la crise sanitaire. Nos pratiques, nos cultures, nos modes de vie et nos politiques locales n’ont jamais été aussi standardisés. Et cette standardisation ne peut pas être repérée par une approche mécaniste et réductionniste, à cause d’une idéologie pseudo-pluraliste qui la dissimule.

Évidemment, si le XXe siècle est marqué par le triomphe du chimisme réductionniste (qui vit au XXIe siècle une crise scientifique, normale et prévisible du point de vue de l’histoire des sciences) et le recul de la biologie dans de nombreux domaines (psychologie, anthropologie, médecine même jusqu’à un certain point) où elle aurait pu se développer de façon salutaire, ce n’est pas sans raison.

Premièrement, la tentation du “darwinisme social” à la fin du XIXe siècle, transposition mécanique de la sélection naturelle darwinienne à l’Homme (avec Spencer), et qui s’est imposé à l’ensemble du monde occidental sur le plan politique à travers l’eugénisme, le libéralisme, le fascisme et le racisme, a provoqué ensuite, dans ce même monde, une contre-tendance tout aussi mécaniste, celle d’une affirmation“antibiologique” multiforme, sensée garantir à l’Homme une distinction entre “son essence” et celle du reste du monde vivant : la psychanalyse réfute les “instincts” et toute influence physiologique sur le “sujet”. Le postmodernisme affirme que tout ce qui touche à l’Humanité n’est que “construction sociale”, jamais polluée par des contraintes biologiques. De façon générale, les spiritualismes, tout aussi dualistes, trouvent une opportunité de restaurer leur prestige contre les “totalitarismes” accusés du péché matérialiste (mélanger la “sauvagerie” naturelle et la “spiritualité” humaine). Bref, pour assurer le “plus jamais ça”, on a préféré se détourner de la biologie, toujours suspecte d’essentialisme dans les questions anthropologiques, plutôt que de se détourner des idéologies politiques qui l’ont déformée.

Or, c’est communément admis y compris en occident : la seule partie du monde où le darwinisme social n’a pas eu de prise a été l’Union Soviétique. D’une certaine façon, la lutte politique là-bas avait réussi le tour de force très dialectique (et contre-intuitif pour les réductionnistes) de “protéger la science de la politique”. On peut même proposer l’hypothèse que de ce fait, la contre-tendance idéologique multiforme décrite plus haut, anti-biologique, n’y a pas trouvé prise non plus : Ni “empirio-criticisme”, ni psychanalyse, ni post-modernisme, ni spiritualisme.

N’oublions pas, c’est sans doute encore plus fondamental, l’impact de la polémique entre “lyssenkisme” soviétique et génétique mendélo-morganienne occidentale, qui au cours du XXe siècle, a mis un coup d’arrêt brutal à la possibilité d’une approche associant biologie et psychologie (associant dans une forme plus imagée inné et acquis, de façon dialectique). La diabolisation du "lyssenkisme" (fondée, disons-le tout de même, sur des arguments recevables évidemment jusqu’à un certain point, comme dans toute proposition théorique en science) a permis à la contre-tendance antibiologique de prendre le dessus y compris dans les courants politiques progressistes contemporains. Il faut surtout éviter “tout essentialisme” (entendre toute approche biologique) dans notre analyse de l’Homme et de son histoire. Nous éviterions ainsi dans un même mouvement “humaniste”, les funestes écueils spencéro-hitlérien comme lyssenko-stalinien, cas d’école prétendument jumeaux du “mélange entre science et politique”. En dressant des murailles de Chine antidialectiques entre les sciences, le “biologisme” est en réalité tout aussi toxique à la biologie que le “chimisme” à la chimie, mais à l’inverse “l’anti-biologisme” ne saurait être une meilleure réponse évidemment.

Il est plus que temps, pourtant, de déjouer ces dogmes anti-scientifiques. Dogmes qui auraient sans doute fortement déplu au théoricien du socialisme scientifique lui-même. Car si l’Humanité est bien née du dépassement d’une contradiction dialectique qui l’affranchit de la sélection naturelle, autrement dit née de l’élimination d’une loi éliminatoire, elle reste quand même dépendante de son biotope, qu’elle transforme sans cesse et avec laquelle elle doit coévoluer.

On l’aura peut-être compris : il n’existe pas de standardisation plus brutale, plus offensive du genre humain que celle qui modèle (ou choisit) son opposition à sa guise, avec de fausses contre-théories “assimilationnistes”, “occidentalo-universalistes” voire “intersectionnelles” incapables de s’y opposer de façon rationnelle. Par peur de “l’essentialisme”, on défendra donc plus facilement l’identité (le fait d’être identique aux autres) que l’égalité (au sens d’égalité des droits, qu’on conquiert plutôt qu’on décrète, en dépassant nos différences réelles). L’identité suppose la négation formelle des différences, négation permettant d’éviter le “dépassement” dialectique vers l’égalité.

Plutôt que de lutter pour que les impératifs de la maternité ne servent plus de prétexte à l’exploitation salariale des femmes, il suffit de nier ces impératifs. L’obstétrique dans sa version chimique moderne permet aux femmes d’accoucher “à l’heure” et de revenir tout de suite au travail sans congé maternité (Etats-Unis), le lait en poudre permet d’éviter l’allaitement long pour les mères. Bref on annule “techniquement” (au prix d’effets pervers non prévus par l’approche chimiste) les différences entre les sexes pour obtenir une uniformité de surface qui, loin d’émanciper les femmes, aggrave encore leurs difficultés sociales, sous les applaudissements du féminisme bourgeois (c’est son rôle idéologique).

Cette uniformisation est d’ailleurs renforcée par une “diversité” de diversion, La théorie “queer”. En multipliant les “identités” à l’infini, elle dilue les luttes contre les stigmatisations (de quelle stigmatisation sociale peut être victime un “asexuel”, un “aromantique” ou encore un “polyamoureux” ?) relativisant au passage les stigmatisations sociales bien réelles dont sont victimes les personnes homosexuelles, et même les personnes intersexuées (souvent opérées à la naissance sans consentement). En affirmant que “tout se vaut”, que l’hétérosexualité n’est qu’une forme de sexualité parmi d’autres, on minimise la possibilité de dépasser réellement sur le plan du droit les stigmatisations des “minorités”, en les privant de leur statut de minorités précisément. En revanche, de nombreux segments de marché sont opportunément démultipliés, puisque tout ce qui est préféré par les femmes doit être aussi consommé par les hommes et réciproquement. La "fluidité du genre" renvoie à la négation des différences sexuelles biologiques (sur lesquelles reposent la totalité des alibis justifiant les inégalités sociales entre les sexes), puisqu’elle considère que le "genre" prime sur le "sexe" et que ce genre est une construction sociale qui en réalité n’est qu’une convention sociale à détruire. De même on objectera que l’homosexualité, comme orientation sexuelle particulière restant hors des "genres" (une "homme aimant les hommes" ou une "femme aimant les femmes" restent donc des hommes et des femmes), les idéologues de la théorie Queer imposeront qu’on parle d’androphilie (orientation vers les hommes qu’on soit femme ou homme ou autre) et de gynophilie (orientation vers les femmes qu’on soit homme ou femme ou autre) suggérant au passage que l’usage du terme homosexualité pour lutter contre l’homophobie frôle la transphobie.

Même réaction quand il faut faire mine de lutter contre le racisme en prétendant que les races n’existent pas. Cette stratégie permet de stigmatiser opportunément toute lutte sectorielle de groupes racisés comme une offensive "communautariste" contre les “valeurs universelles de la République”. Le Black Panthers Party était-il une organisation communautariste ?

Elle permet aussi de dissimuler le racisme dominant, voire le racisme d’Etat, sous un vernis “anticlérical” beaucoup plus efficace contre des religions (antisémitisme, islamophobie) que contre des groupes biologiquement “essentialisés”. Nier l’existence des races (concept scientifique pourtant resté opérationnel en anthropologie notamment), d’une diversité de morphotypes, d’une diversité génétique même, revient à lutter contre le racisme de façon superficielle et, d’ailleurs, anti-scientifique, avec des propositions assimilationnistes qui ressemblent beaucoup aux idées pseudo-universalistes coloniales d’avant-guerre. La négrophobie a par exemple provoqué deux types de réactions assez antagonistes, l’une réprimée, l’autre adoubée. Quand les militants du Black Panthers Party portaient fièrement la “coupe afro”, Michaël Jackson, de son côté, se faisait éclaircir la peau et décrêper les cheveux.

Allons plus loin. La tendance hégémonique, intrusive et uniformisatrice de la chaîne impérialiste occidentale est aussi éthnico-culturelle. Affirmant que l’homogénéisation culturelle et linguistique de l’Humanité permettrait de créer les conditions de la “Paix mondiale”, l’impérialisme obtient d’une partie du front militant anti-guerre un assentiment du même ordre idéologiquement. Les guerres ne seraient pas créées par l’impérialisme assoiffé de nouveaux débouchés, mais par la simple existence d’une diversité éthnico-culturelle à l’échelle du monde. C’est ainsi qu’on valide à droite comme à “gauche” l’idée que quand les nations européennes ne formeront plus qu’une seule nation, la Paix sera garantie sur le continent. Rien n’est plus faux. En premier lieu, d’ailleurs, parce que cette nouvelle nation autoproclamée sera le rouleau compresseur de toutes les autres, multipliant justement les guerres. La seule vraie garantie contre les guerres n’est pas l’uniformité culturelle (d’ailleurs illusoire) de l’Humanité, mais au contraire la convergence bien comprise de nations diverses, qui se respectent mutuellement, autrement dit par l’internationalisme.

Mais le véritable mobile de l’impérialisme, au delà des guerres qu’il provoque, est bien entendu, une fois encore, la maximisation immédiate du profit. Uniformiser culturellement, linguistiquement, idéologiquement, l’Humanité, c’est surtout assurer un élargissement sans précédent des débouchés de toutes les marchandises produites, qui pourront se déverser indifféremment sur tous les continents, et satisfaire le même appétit du consommateur standard partout sur la planète.

L’histoire soviétique, même si beaucoup pourraient s’en étonner, a été tout-à-fait contraire de ce point de vue encore. Si le russe s’est sans doute imposé comme langue commune à l’intérieur de l’Union, les premières décennies de son histoire ont été l’occasion de favoriser la renaissance de centaines d’ethnies, de langues et dialectes, minorités nationales qui, aux quatre coins de l’immense empire tsariste, avaient été opprimées, niées, détruites. La structure même de l’Etat soviétique était fondée dès l’origine sur un barrage constitutionnel aux tendances historiques de l’hégémonisme “grand-russe”. L’Union Soviétique revendiquait fièrement sa pluralité éthnico-culturelle, unie par un principe politique, le Socialisme, auquel tous avaient droit. Nous étions aux antipodes des rêves occidentaux d’uniformité linguistique à l’époque lointaine de “l’espéranto” (qui bizarrement ne synthétisait que des langues européennes, pas d’arabe, pas de mandarin, etc.). Nous étions plus loin encore de l’uniformisation par le “tout-anglais” (ou dans une moindre mesure par la “francophonie” dans le pré-carré colonial français). La langue russe était la langue commune, mais de nombreuses langues étouffées par le tsarisme avaient été sous l’URSS ressuscitées et réenseignées.

De la même façon qu’avec l’exemple des zapovedniki, il ne faut pas considérer que les soviétiques agissaient par romantisme en protégeant la diversité culturelle de leur territoire. D’une certaine façon, cette diversité culturelle est une richesse objective de l’histoire de l’Humanité, avec certes ses zones d’ombres, ses archaïsmes, mais aussi des histoires propres, des savoir-faire, des pharmacopées, des pratiques agricoles endémiques, des réponses extrêmement diverses à des problèmes anthropologiques communs. Ainsi le fait, par exemple, que le pouvoir cubain s’est clairement appuyé sur les savoir-faire agricoles traditionnels, associés à la recherche moderne en agronomie, pour installer le modèle d’agroécologie qui fait désormais sa réputation mondiale. Ainsi le fait que la Chine communiste, contre l’hubris scientifique occidentale, a pris les devant pour lancer des programmes de recherche sur l’acupuncture traditionnelle dans les années 60-70, quand cette pratique était considérée en occident sur le même plan que les supercheries homéopathiques. La protection de la diversité culturelle est un impératif de tous les pays socialistes, qui accomplit des objectifs tactiques de court terme comme des objectifs stratégiques.

Quand la France croyait avoir suffisamment corrompu l’ethnie Hmong contre le Viet Minh, par l’achat massif d’opium dans les années 50 (finançant officiellement au passage la mafia corso-marseillaise dit “French Connection”), elle ignorait que le parti communiste tissait avec ce peuple comme nombre d’autres des liens de travail, d’instruction, de formation marxiste, de coopération économique, dans un esprit anticolonial, depuis des décennies. C’est de cette hubris française (et, à l’opposé, du travail d’intégration nationale respectueuse de la part du Viet Minh) que vint la célèbre victoire de Dien-Bien-Phu en 1954, dans laquelle l’ethnie Hmong, malgré d’inévitables défections, a pris une part stratégique importante.

Je me souviens avoir visité en 2007 à Hanoï un vaste musée ethnographique, très moderne, qui valorisait la diversité des peuples du Vietnam : le musée d’ethnographie du Vietnam qui expose l’histoire, les traditions, mœurs, habitats de cinquante minorités nationales. Ce musée pouvait encore une fois étonner le touriste occidental, mais au fond il révélait une constante de la lutte prolétarienne pour le socialisme.

La passion de la petite bourgeoisie occidentale pour les traditions profondes des peuples d’Amazonie, d’Océanie ou d’Afrique a sans doute une connotation malsaine, plutôt réactionnaire et nostalgique. Les peuples colonisés qui s’émancipent ont en réalité un rapport dialectique à leurs traditions plus ou moins perdues. D’un côté ils cherchent un retour à des pratiques que l’impérialisme a précipité dans l’oubli, et qui contenait tantôt une richesse considérable de savoir-faire (agricoles, thérapeutiques, etc.) tantôt des pratiques féodales insupportables (l’excision, le patriarcat de façon générale, etc.). De l’autre, ils veulent, tout aussi légitimement, obtenir pour eux-mêmes les technologies industrielles du colon. Celles-ci leur permettront de développer leurs forces productives leur assurant à la fois indépendance nationale et augmentation des richesses à partager.

C’est un rapport dialectique dans lequel il ne faut oublier ni l’un ni l’autre de ces deux aspects, aussi légitimes l’un que l’autre. Les innombrables ethnies existant sur Terre constituent une richesse objective, diversifiée, d’expériences et d’histoires conduisant une grande diversité de réponses différentes à des problèmes anthropologiques communs. C’est en ce sens que face aux grands enjeux planétaires de demain, y compris écologiques, il importe de préserver aussi cette richesse intellectuelle, empirique ou scientifique, que l’impérialisme détruit aussi promptement que les espèces et les écosystèmes.

La diversité culturelle d’un peuple - disons multiethnique - est fondamentale à court comme à long terme : à court terme, dans la lutte pour son émancipation et contre les stratégies de division de l’ennemi impérialiste, la cohésion des minorités nationales est toujours centrale et repose sur une lutte interne contre les hégémonies culturelles (sans laquelle aucune lutte contre le colonialisme n’aurait été victorieuse). Ces luttes ont été plus ou moins efficaces dans les différents pays du bloc de l’Est au XXe siècle, et il est clair qu’en fléchissant de Khrouchtchev à Gorbatchev, elles ont contribué à l’effondrement de l’URSS. A long terme, la stabilité politique et les perspectives d’une souveraineté durable impose que cette cohésion persiste, du point de vue linguistique comme du point de vue culturel et religieux (en dehors des pratiques féodales et patriarcales à combattre, la cohésion du peuple reposant aussi et surtout sur l’égalité hommes-femmes). Un exemple peut être éclairant : à l’époque ou le président communiste Burkinabé Thomas Sankara cherchait les voies et moyens de garantir la souveraineté économique du pays contre l’impérialisme français, les solutions les plus immédiates et les plus efficaces résidaient dans les pratiques traditionnelles locales, qu’il fallait remobiliser, revaloriser, encourager : produire ses propres vêtements avec son propre textile, produire ses propres plats traditionnels avec ses propres aliments, sa propre phytothérapie avec ses propres plantes médicinales, etc. Cette impulsion n’avait rien de nostalgique ou de réactionnaire, elle était clairement visionnaire et révolutionnaire.

On a beaucoup glosé sur le concept de “noosphère”, central chez le théologien français Teilhard de Chardin. Il considérait dans une conception un peu magique que “l’esprit humain” évoluait, guidé par le Créateur, vers une forme de conscience collective de plus en plus unifiée et mystique. C’est dommage ! En réalité ce concept n’est pas de Teilhard, mais de Vladimir Vernadski, grand savant, plus ancien que lui, et “héros de la science soviétique” ; un des pionniers de la science écologique. C’est Vernadski qui a conçu le premier le concept désormais universel de biosphère, pellicule de vie en interaction complexe, dynamique et permanente avec les autres sphères (lithosphère, atmosphère, hydrosphère). C’est donc de lui aussi que dérivent toutes les théories du déséquilibre possible entre Humanité et biosphère, entre biosphère et climats, etc.

Or, pour Vernadski, la biosphère, dernière enveloppe terrestre, en engendrant une espèce particulière, l’Humanité, générait elle-même une sphère ultime, celle des connaissances, des consciences, des savoir-faire, des informations en circulation, socle possible, évoluant toujours avec le progrès scientifique, vers l’harmonie “métabolique” optimale entre l’Homme et la Nature, objectif suprême de Marx et Engels, une fois la victoire du communisme acquise à l’échelle mondiale.

De ce point de vue, la “noosphère” n’a rien de dualiste ou de spiritualiste, au contraire. S’il s’agit d’une “couche” de matière (cérébrale), marquée par une dynamique, une histoire profonde, contrastée (développements inégaux), toutes les lois du matérialisme dialectique sont réunies pour éviter une interprétation idéaliste de ce concept. Et ce n’est donc pas sans raisons qu’il fut proposé par un savant soviétique dans la première moitié du XXe siècle. La biosphère est caractérisée par une histoire plurielle, une biodiversité qui permet son dynamisme et sa résilience face à un environnement changeant. La noosphère aussi.

Mais puisque la lutte anti-impérialiste a été de plus en plus marquée par des idéologies bourgeoises “anti-biologistes” en occident (comme nous l’avons expliqué plus haut) de type freudo-marxiste, structuraliste ou post-moderne, il est logique que le concept de Noosphère ait dégénéré dans une interprétation parfaitement idéaliste et contraire à son sens originel (celle de Teilhard de Chardin).

Si la biodiversité est une condition centrale de l’évolution de la biosphère, la diversité ethno-culturelle doit être aussi une condition de l’évolution de la noosphère (vers l’harmonie métabolique entre l’Homme et la Nature, toujours dynamique, jamais atteinte définitivement). Mais cette évolution ne peut se fonder sur une pensée unique pseudo-universaliste occidentalo-centrée, autrement dit sur l’hubris d’une uniformisation autour de “ce qui a le mieux marché” dans l’histoire de la pensée. Toute technique, toute pharmacopée, toute connaissance empirique, tout dialecte même, peut avoir une utilité pour le progrès scientifique, anthropologie incluse.

Ce qui a “le mieux marché” en termes de science peut être perçu ici comme strictement occidental (de Galilée à Einstein en passant par Darwin). Mais nous savons qu’historiquement, les grandes avancées civilisationnelles sont nées de la mise en commun de cultures auparavant disjointes à l’époque des grands empires (de l’empire romain aux empires coloniaux contemporains en passant par les califats arabo-musulmans). Galilée prolonge les grands savants du monde hellénistique d’Alexandre le Grand, Darwin doit le corpus de ses idées aux grands philosophes arabo-persans.

Mais c’est aussi parce qu’ils furent des empires qu’ils ont ensuite dégénéré. Mettre en commun des innovations culturelles éparses n’impose pas la forme empire, bien au contraire. C’est du moins la position de tout internationaliste conséquent.

L’uniformité culturelle de l’Humanité ne peut être un objectif ou une condition de la révolution mondiale que pour le chauvin trotskiste, enfermé dans sa théorie de la “révolution permanente” euro-centrée. En revanche si la diversité culturelle, linguistique, ethnique, répond à la loi dialectique du “développement inégal”, elle répond aussi aux impératifs stratégiques de ce que les communistes appellent le “socialisme dans un seul pays ou groupe de pays” (autrement dit la capacité de combiner dans l’internationalisme la construction pas à pas du socialisme mondial sans attendre et dans une guerre de classe complexe).

Si, comme Lénine l’affirmait, la loi de développement inégal est la loi la plus fondamentale du développement du capitalisme (dans Sur les Etats-Unis Socialistes d’Europe), elle est tout aussi cruciale dans le combat de classe qui conduit à la révolution mondiale. De ce point de vue, du point de vue dialectique, la diversité est un résultat du mouvement de la matière, dans la nature (biodiversité, résultat de l’évolution des espèces) comme au sein de l’Humanité (pas du point de vue mécaniste, c’est à dire génétique, mais du point de vue de la noosphère). Mais elle en est aussi un moteur, puisque la sélection naturelle suppose une diversité fondamentale sans laquelle l’évolution adaptative n’est plus possible.

A ce stade, il est essentiel de bien comprendre ce qu’on entend “scientifiquement” par équilibre de la biosphère (ou “harmonie métabolique” entre l’Homme et la Nature). L’approche fixiste, simpliste, consiste à croire qu’il faut “conserver” la nature, empêcher les espèces de disparaître, la fixer contre sa tendance intrinsèque et inéluctable à évoluer, à se diversifier (grâce à certaines extinctions parfois, qui libèrent des niches écologiques). Cette même approche prétend aussi qu’il faut symétriquement forcer l’Homme à rétropédaler (la décroissance malthusienne). Telle est l’approche à courte vue de “l’écologie politique” réactionnaire.

Or c’est le contraire qu’il faut défendre. 1) Développer les sciences et techniques humaines, et les coûts induits par leur usage (qui supposent une croissance et non une décroissance), pour permettre à l’Homme une adaptabilité croissante vis-à-vis des milieux changeants. 2) Favoriser la biodiversité dans la biosphère, c’est-à-dire non pas la conservation d’une collection fixe d’espèces, mais la capacité de la biosphère à s’adapter aux conditions changeantes (par la diversification et la sélection naturelle à tous les niveaux). Comme l’indiquent les généticiens des populations, la biodiversité n’est pas une collection stable, mais un “vélo qui roule” : Le stopper ou le fixer, c’est le faire tomber au sol, avec le cycliste. Ce qu’il faut c’est lui permettre de continuer à rouler, autrement dit de favoriser la dynamique de sa diversification.

C’est ce qu’on pourrait appeler une coévolution. L’objectif d’une harmonie métabolique consiste à entretenir un mouvement relatif (et infini) de coadaptation permanente. La nature doit poursuivre son évolution en minimisant l’impact humain, dotée d’une biodiversité qui lui garantit sa durabilité quel que soit le contexte. L’Humanité doit quant à elle protéger sa richesse scientifique et ethno-culturelle pour assurer, par la diversité des connaissances, une meilleure adaptation aux changements environnementaux (qu’elle a induit ou non d’ailleurs). Cette dynamique n’est pas un “cycle” idéaliste fondé sur on ne sait quelle “harmonie fondamentale” de type Yin/Yang entre la Nature et nous ; c’est une double spirale, un mouvement dialectique d’adaptation permanente et toujours tendancielle à un environnement lui-même toujours changeant.

Il y a chez nous des obsessionnels du changement climatique, pour qui les autres catastrophes écologiques sont mineures. Il y a aussi des sceptiques qui refusent de considérer que le changement climatique est d’origine humaine. Mais au-delà des polémiques, personne ne va nier que le climat, par le passé, a toujours changé, qu’il n’a jamais été stable. Nous assistons sans conteste à un changement climatique, avec une part liée à l’effet de serre et une autre peut être liée à une intensification de l’activité du soleil. On peut chercher à en diminuer les effets immédiats en réduisant l’effet de serre, mais qu’il soit d’origine humaine ou non pour l’essentiel, peu importe. Il faudra que nous puissions nous y adapter avec le moins de dégâts possibles, sans millénarisme petit-bourgeois ni fuite en avant aveugle, partant d’une connaissance erronée des expériences passées et actuelles du socialisme réel. Face à nous, l’ennemi de classe oeuvre déjà, par pur appétit de profit immédiat et maximal, dans l’anarchie de la production, à détruire la biodiversité d’une part et la diversité culturelle humaine d’autre part : Ce faisant, il minimise chaque jour davantage les possibilités qu’a l’Homme de répondre aux enjeux de son environnement changeant (ou dont il accélère le changement).

L’écologie réelle, mais aussi toutes les politiques fondées sur une approche scientifique libre des interventions idéologiques et intéressées de la bourgeoisie, sur le plan sanitaire, sur le plan agricole, sur le plan de la biodiversité, sur le plan ethnologique même, sont la base concrète, matérielle, des solutions de demain, pour sortir non pas de “l’anthropocène” (comme si le responsable du problème était l’Homme lui-même) mais bien le “capitalocène”.

Contrairement à ce qu’on appelle ici la “cancel culture”, quand il s’agit d’attaquer la bourgeoisie sur sa propre historiographie, mise en scène, souvent de façon grossière et insultante, dans l’espace public, la véritable culture de l’oubli est celle qu’exerce la bourgeoisie elle-même contre l’infini diversité des cultures locales, des histoires locales. Celles-ci sont autant de réponses possibles aux problèmes causés par les interventions humaines locales ou globales sur son biotope. Au premier rang des “cultures oubliées”, bien sûr, celui de l’histoire soviétique. C’est en effet celle-ci qui cumule la plus grande partie des réponses “écologiques” (traditionnelles ou scientifiques) aux grands changements environnementaux : La lutte pour la destruction du capitalisme et pour la construction du socialisme doit s’assortir d’une lutte pour retrouver, quand c’est encore possible, l’histoire des innovations soviétiques en la matière, source d’inspiration très vaste, sans laquelle il nous faudrait repartir de zéro pour résoudre les enjeux actuels. En avons-nous vraiment le temps ?

»» https://germinallejournal.jimdofree.com/2022/08/10/manifeste-communist...

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NON, AMNESTY N'EST PAS UNE ORGANISATION DE GAUCHE, ALORS POURQUOI TOUT CE RAMDAM?

Par Le 25/08/2022

Non, Amnesty n’est pas une organisation de gauche, alors pourquoi tout ce ramdam ?

 

24 Août 2022

   

On a beaucoup glosé sur le récent rapport d’Amnesty International relatif aux transgressions de l’armée ukrainienne dans la guerre avec la Russie. C’était pourtant un rapport équilibré et prudent. Les attaques contre cette organisation qui défend les droits de l’homme sont tout sauf innocentes. Contexte et perspectives autour de cette question. 

Un rapport remarquable 

Le 4 août, Amnesty International a publié un rapport sur la façon dont les tactiques de combat de l’armée ukrainienne mettent en danger les civils. Ce qu’elle fait en construisant des bases et en utilisant des systèmes d’armes dans des zones résidentielles, des écoles et des hôpitaux densément peuplés.

Amnesty a rédigé des dizaines de rapports sur les violations commises par l’armée russe dans cette guerre. Cette fois, il s’agissait du côté ukrainien de l’histoire. Un rapport des Nations unies et un autre du Spiegel étaient parvenus à des conclusions similaires à celles d’AI.

Le rapport est prudent. Il pointe également du doigt la Russie. « Le fait que l’armée ukrainienne place des objets militaires au sein de zones peuplées ne justifie en aucun cas les attaques russes aveugles.” 

Dans ce rapport, Amnesty mentionne d’ailleurs uniquement l’utilisation de civils comme boucliers humains. Elle ne dit pas un mot de l’utilisation de bombes à sous-munitions [1] ou de mines papillon [2], du bombardement de la centrale nucléaire de Zaporijia ni de la torture des soldats russes capturés. 

Une mine papillon. Source : Twitter

 

Quoi qu’il en soit, ce rapport constitue une première remarquable. C’est la première fois qu’une grande organisation occidentale de défense des droits de l’homme dénonce le comportement de l’armée ukrainienne. Jusqu’alors, il n’y avait eu que des condamnations des crimes de l’armée russe. 

Une tempête de critiques 

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Une tempête de critiques a suivi le rapport. De grands médias tels que le Washington Post, le Telegraph ou Bloomberg ont accusé Amnesty de « blâmer les victimes » et d’agir comme des « idiots utiles » au profit de Poutine. Ils ont parlé de la « faillite morale » d’Amnesty et de son « obsession anti-occidentale ». 

Le gouvernement ukrainien a réagi avec fureur. Le président Zelensky, dans un discours à la nation, a condamné le rapport et a accusé Amnesty International de « tenter d’amnistier l’État terroriste et de faire passer la responsabilité de l’agresseur à la victime de l’agression ». 

Le ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a déclaré sur Twitter que le rapport « déforme la réalité, dépeint une fausse équivalence morale entre l’agresseur et la victime, et renforce les efforts de désinformation de la Russie ». Il s’agit selon lui d’une fausse « neutralité », pas de véracité. »

La section ukrainienne d’Amnesty elle aussi s’est fermement opposée à la publication du rapport. La directrice de la section, Oksana Pokalchuk, a déclaré : « Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour empêcher que ce rapport soit rendu public ». 

En raison de la pression intense, l’organisation de défense des droits de l’homme a été contrainte de s’excuser pour la « souffrance causée », quelques jours après la publication du rapport: « Amnesty International regrette profondément la détresse et la colère que notre communiqué de presse sur les tactiques de combat de l’armée ukrainienne a provoquées. » 

L’organisation est toutefois restée pleinement fidèle à ses conclusions. Auparavant, CBS, l’une des trois plus grandes chaînes de télévision commerciales des États-Unis, avait partiellement retiré un documentaire sur les livraisons d’armes à l’Ukraine, suite aux pressions exercées par le gouvernement de Kiev. Amnesty n’a pas cédé à la pression. 

Trois générations de droits de l’homme 

Pour discréditer Amnesty, certains vont jusqu’à la qualifier d’organisation d’extrême gauche. Mais ce n’est absolument pas le cas. Pour être bien clair, examinons les différents types de droits de l’homme. 

Il existe trois types ou générations de droits de l’homme. La première génération est celle des droits dits civils et concerne la liberté et la participation à la vie politique. Ils ont été introduits après la Révolution française de 1789 et ont servi à protéger la bourgeoisie émergente contre la toute-puissance du roi et de la noblesse. 

Ils comprennent la liberté d’expression, l’égalité devant la loi, la liberté de culte, le droit à la propriété privée, le droit à un procès équitable, le droit à la vie privée. 

La deuxième génération est constituée des droits sociaux, économiques et culturels. Ils sont liés à l’égalité. Ils sont nés sous l’impulsion du mouvement ouvrier émergent et des pays socialistes. Avec ces droits, le gouvernement garantit l’égalité de conditions et de traitement à la population civile. 

Il s’agit du droit à la nourriture, au logement, à l’éducation, aux soins de santé, au travail, aux loisirs, à la sécurité sociale, à des salaires équitables, etc. 

La troisième génération peut être décrite comme des droits collectifs ou droits des peuples. Ils sont devenus populaires dans les pays du Sud pendant la décolonisation. Ces droits concernent un ordre mondial juste et doivent garantir que chaque pays puisse poursuivre sa propre voie autonome. 

Il s’agit notamment du droit à la souveraineté, au développement économique et social, aux ressources naturelles, au patrimoine culturel, à un environnement sain et à la durabilité (pour les générations futures). 

Le prisme occidental 

Chacune des trois générations est importante, mais les élites occidentales ont réussi à limiter le champ de vision principalement à la première génération. Afin de maintenir le fossé entre les riches et les pauvres, il est avantageux de ne pas considérer les droits sociaux et économiques. Afin de maintenir la domination du Nord sur le Sud, il est également utile de ne pas parler des droits des peuples. 

On se concentre donc sur les droits civils et politiques. Et en outre, ils sont appliqués à la carte. Dans le cas de pays amis comme l’Arabie saoudite ou Israël, on ferme bien fort les yeux lorsque ces droits sont bafoués. En revanche, les pays non amis comme l’Iran, le Venezuela ou la Chine sont placés sous la loupe dès qu’il s’agit de ces droits. 

Une fois que la vision dominante des droits de l’homme en Occident est devenue une valeur commune, elle peut être utilisée comme une arme politico-idéologique. Par le biais d’une politique des droits de l’homme, les États-Unis et l’Occident tentent alors de donner une image négative de certains pays et de les isoler diplomatiquement. 

Depuis l’avènement du président Reagan dans les années 1980, la « campagne pour les droits de l’homme » s’est considérablement intensifiée. Dans une tribune parue dans le New York Times et intitulée « Pourquoi nous devrions soutenir les droits de l’homme », John McCain, l’un des principaux sénateurs républicains, a écrit ce qui suit : 

« Nous sommes le principal architecte et défenseur d’un ordre international régi par des règles issues de nos valeurs politiques et économiques. Ces règles nous ont rendus énormément plus riches et plus puissants. » Difficile d’être plus clair que ça. 

D’où parle Amnesty International ? 

Comme la plupart des autres organisations occidentales de défense des droits de l’homme, Amnesty se concentre principalement sur la première génération de droits de l’homme. Ce faisant, elle adopte le récit dominant et fait donc souvent le jeu des intérêts occidentaux. 

Aux États-Unis, il existe depuis longtemps une porte-tambour entre le personnel des principaux groupes de défense des droits de l’homme et le gouvernement. En Europe, c’est peut-être moins le cas, mais cela existe. En outre, il ne faut pas sous-estimer la pression exercée par les principaux donateurs, qui favorisent le scénario dominant. 

Traditionnellement, Amnesty a ignoré les structures de pouvoir qui maintiennent la domination occidentale sur le reste de l’humanité. Les actions d’un gouvernement de gauche qui tente d’arrêter une violente contre-révolution sont mises sur le même plan que celles d’un État impérialiste impitoyable qui persécute une minorité. 

En Bolivie, Jeanine Anez a été nommée présidente par les militaires après un coup d’État militaire en 2019. Son gouvernement s’est rendu coupable de répression brutale contre la résistance populaire. La décision du gouvernement nouvellement élu de la poursuivre pour un grand nombre de massacres a été considérée par Amnesty International comme un  » modèle de partialité du système judiciaire ». 

Le Morning Star note que ce n’est pas une preuve de partialité mais le résultat d’une « approche individualiste qui ignore les relations de pouvoir déterminant l’exploitation, l’oppression, la résistance et la révolte ». 

C’est pourquoi Amnesty ne pouvait pas accepter que Nelson Mandela soit considéré comme un « prisonnier de conscience ». Pour AI, la lutte révolutionnaire armée est identique à la répression armée de l’État.

C’est également la raison pour laquelle Amnesty accorde plus de poids à l’arrestation d’un magnat des médias à Hong Kong qu’à l’éradication de la pauvreté absolue de centaines de millions de personnes en Chine. 

C’est la même histoire avec Cuba. Le rapport Amnesty de 2021 se concentre sur quelques dissidents et sur le fait que certains hôpitaux n’ont pas pu faire face à l’afflux de patients Covid à un moment donné. Il ne dit pas un mot sur le blocus meurtrier qui maintient le pays dans un étau économique. 

À la suite d’une panne dans une usine cubaine de production d’oxygène, il y a eu une grave pénurie d’oxygène pour ventiler les patients gravement malades de Covid. Le blocus américain a empêché l’achat urgent d’oxygène. Ce qui a causé la mort injustifiable de centaines de patients cubains. Le rapport ne dit pas un mot à ce sujet.

Amnesty n’échappe pas non plus au fait de jouer les droits de l’homme à la carte vis-à-vis des nations amies et non amies. Par exemple, elle considère le dissident russe Navalny comme un prisonnier d’opinion, mais pas les lanceurs d’alerte Assange, Snowden ou Chelsea Manning [3]. 

Au-delà de l’autocensure 

Il y a donc beaucoup à redire sur l’approche d’Amnesty. Leur politique est tout sauf de gauche, mais cela ne nous empêche pas de défendre l’organisation contre les attaques de la droite. Parce qu’avec leur complément, les forces de droite tentent de faire taire toute voix dissidente. 

Ils essaient également de promouvoir une version hollywoodienne du monde, dans laquelle les Occidentaux sont les gentils qui ne peuvent rien faire de mal et où leurs opposants sont les méchants qui, par définition, se comportent mal. 

Bien sûr, des crimes de guerre ont été commis sous le pouvoir de « nos » adversaires, qu’il s’agisse de Poutine, d’Assad, de Kadhafi ou des Talibans. « Mais se concentrer sur ces crimes est trop souvent une excuse pour ne pas aborder les crimes de guerre occidentaux, et ainsi rendre possibles des agendas qui servent les intérêts des industries de guerre occidentales », selon le journaliste et auteur Jonathan Cook

Les reportages sur la guerre en Ukraine et la situation des droits de l’homme sont presque entièrement regardés à travers le prisme des priorités de la politique occidentale. Même l’auteur du rapport d’Amnesty, dont nous avons parlé ici, admet « que le degré d’autocensure sur cette question [les crimes de guerre ukrainiens] a été assez extraordinaire ». 

Ce rapport d’Amnesty rompt avec cette unilatéralité. La raison pour laquelle une organisation non gouvernementale occidentale très respectée brise le mur de l’autocensure est sans doute double. 

Tout d’abord, les doutes se multiplient, tant au sein d’une partie de l’establishment que dans la population ordinaire, quant à l’approche belliqueuse de l’Occident dans cette guerre. Avec la crise énergétique qui s’annonce en hiver, ces doutes vont encore s’accentuer. Par extension, l’opinion évolue lentement : outre le comportement criminel de l’armée russe, celui de l’armée ukrainienne n’est plus tolérable lui non plus.

Ce doute est sans doute également ressenti au sein de l’organisation AI elle-même. Une partie des supporteurs et peut-être aussi du personnel n’aura pas jugé bon que l’organisation se concentre unilatéralement sur les crimes de la Russie. 

Amnesty utilise principalement le premier type de droits de l’homme et ne rompt généralement pas avec l’approche occidentale. Mais ce n’est pas nécessairement une fatalité. Sur la question palestinienne, il y a eu beaucoup de pression de la base au sein de l’organisation, avec des résultats. AI a publié un rapport novateur qualifiant Israël d’État d’apartheid. C’est susceptible de se répéter. 

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduit du néerlandais par Anne Meert pour Investig’Action 

Notes : 

[1]  Une bombe à sous-munitions  contient un grand nombre de bombes plus petites dites sous-munitions. Lorsqu’une bombe à sous-munitions est larguée, elle s’ouvre en l’air et disperse des dizaines voire des centaines de sous-munitions sur un territoire qui peut couvrir plusieurs terrains de football. 

[2] Une mine papillon est un type de mine terrestre qui est larguée depuis les airs. La charge explosive est petite, destinée à blesser, pas à tuer. Le nom « papillon » fait référence à sa forme en ailes. Ses propriétés aérodynamiques facilitent sa propagation sur une grande surface lorsqu’elle est larguée comme une bombe à sous-munitions. Une bombe papillon mutile la victime qui entre en contact avec elle. 

[3] Chelsea E. Manning était un soldat américain en Irak. Sur WikiLeaks, elle a divulgué un enregistrement vidéo d’une attaque d’hélicoptères américains à Bagdad. Elle a été condamnée mais libérée anticipativement après avoir été graciée par Barack Obama. Cependant, elle a été à nouveau détenue de mars 2019 à mars 2020 pour avoir refusé de témoigner dans l’enquête contre WikiLeaks et Julian Assange. 

https://www.investigaction.net/fr/non-amnesty-nest-pas-une-organisation-de-gauche-alors-pourquoi-tout-ce-ramdam/

 

UNE CHALEUR JAMAIS VUE : LA "FIN DE PARTIE" CLIMATIQUE?

Par Le 23/08/2022

Une chaleur jamais vue : la « fin de partie » climatique ?

 

23 Août 2022

   

Nous connaissons un été très chaud et très sec. Certains trouvent cela plaisant et pour nos gouvernements, il n’y a pas encore de quoi s’affoler. En réalité, il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme. Selon les experts, si nous ne changeons pas de cap rapidement, nous risquons de nous retrouver face à la « fin de partie » climatique. Pendant ce temps, l’orchestre du Titanic continue à jouer comme si de rien n’était.

 

Les faits troublants s’accumulent

La France est en proie à une troisième vague de chaleur cet été. Les températures dépassent les 40°C. Le pays connaît la pire sécheresse de son histoire et deux tiers de ses départements font face à une pénurie d’eau.

Cette année, les flammes ont déjà dévoré une superficie de 480 km², soit sept fois plus que d’ordinaire. La production des centrales nucléaires situées sur le Rhône et la Garonne a été temporairement réduite parce qu’il n’y a pas assez d’eau pour refroidir les centrales.

L’Italie connaît sa pire sécheresse depuis 2003, lorsqu’une vague de chaleur exceptionnelle avait emporté 30 000 personnes et détruit la production agricole. Un tiers de cette dernière serait en danger cette année. En Suisse, l’armée est mobilisée pour s’assurer que les vaches ne meurent pas de soif.

Les Pays-Bas ont décrété une pénurie nationale d’eau au début du mois d’août. En Allemagne, le Rhin risque de devenir non navigable à partir du 12 août. En Pologne, les autorités ont déjà introduit des restrictions concernant les rivières en raison du très faible niveau de l’eau.

En Norvège, en raison de la météo exceptionnellement sèche, de nombreux réservoirs d’eau ont atteint un niveau historiquement bas. En raison de la réduction de la production hydroélectrique, le gouvernement a décidé de limiter l’exportation d’électricité vers d’autres pays jusqu’à ce que les réservoirs soient reconstitués.

Selon le Système européen d’information sur les incendies de forêt, 19 pays font face à un « risque extrême » d’incendies. En Espagne, au Portugal et en France, on parle même de « risque très extrême ».

L’insoutenable chaleur de l’être

Selon les scientifiques, les sécheresses que le continent européen a connues ces dernières années sont sans précédent depuis 250 ans. À mesure que le climat va se réchauffer, les vagues de chaleur et les sécheresses deviendront plus fréquentes, elles dureront plus longtemps et les pics de température seront également plus élevés. En outre, les vagues de chaleur et les sécheresses sont deux phénomènes qui se renforcent mutuellement.[i] 

Cela devient la nouvelle norme. Il est possible que d’ici dix ans, chaque été en Europe occidentale soit aussi chaud et sec que celui-ci. En plus de ces vagues de chaleur, nous devrons également faire face de façon bien plus répétée à des pluies torrentielles comme celles qui ont frappé l’Allemagne et la Belgique l’année passée.[ii]

Depuis les années 1980, l’exposition à la chaleur mortelle a triplé dans les villes. Elle touche actuellement près d’un quart de la population mondiale. Cinq millions d’individus meurent déjà chaque année en raison de conditions météorologiques extrêmes et les décès liés à la chaleur sont en augmentation.

Selon le ministère français de l’Environnement, la température moyenne de l’air augmentera de 1,4 à 3 degrés Celsius d’ici 2070. Les précipitations diminueront de 16 à 23 % et le débit des rivières de 30 à 50 % dans le sud du pays. Dans les pays voisins, on peut s’attendre à des chiffres similaires.

Si la tendance actuelle se poursuit, la production agricole mondiale pourrait diminuer de 30 % d’ici 2050. Environ 5 milliards d’individus pourraient être confrontés à des pénuries d’eau au moins un mois par an.

La chaleur extrême – définie comme une température annuelle moyenne supérieure à 29°C – pourrait concerner deux milliards d’individus d’ici 2070. D’ici 2060, il pourrait y avoir près d’1,4 milliard de réfugiés climatiques et d’ici 2100, un cinquième de la population mondiale risque de le devenir en raison de l’élévation du niveau des mers.

La fin de partie ?

Le pire, c’est que ces prévisions sont prudentes. Ces dernières années, les climatologues ont constaté que les phénomènes météorologiques extrêmes se produisaient plus rapidement que ne l’avaient prévu les modèles. On a d’abord supposé que les températures et les phénomènes météorologiques extrêmes allaient augmenter progressivement et de façon linéaire. Nous sommes peut-être entrés dans une période où les extrêmes se produiront de façon soudaine, plus fréquemment et avec plus de violence.

Dans une étude récente, un groupe de scientifiques n’exclut pas un effondrement global de la société ou l’extinction de l’humanité. Ils qualifient cette catastrophe de « fin de partie climatique » . La probabilité d’une telle catastrophe est peut-être faible, mais de tels scénarios ne peuvent être exclus, compte tenu des incertitudes entourant les futures émissions et le système climatique.

L’éventuelle accélération du réchauffement est liée aux points de basculement et aux[iii] rétroactions climatiques.[iv] Certains points de basculement pourraient même découler sur un réchauffement de 8°C.[v]

Selon ces scientifiques, « envisager un avenir caractérisé par un changement climatique accéléré sans tenir compte des pires scénarios relève au mieux d’une gestion naïve des risques et au pire d’une stupidité qui pourrait s’avérer fatale » .

Dans ce contexte, il est utile de rappeler que la quantité de CO2 dans l’atmosphère se rapproche actuellement du niveau d’il y a 15 millions d’années. Les températures étaient alors de 3 à 4°C supérieures et le niveau des mers était de 20 mètres plus élevé.

« L’histoire est jalonnée d’avertissements. Le changement climatique (régional ou mondial) a joué un rôle dans l’effondrement ou la transformation d’innombrables sociétés antérieures et dans chacune des cinq extinctions de masse de l’histoire du Phanérozoïque[vi] sur Terre » , affirment les scientifiques.

Beaucoup dépendra des efforts déployés pour le climat au niveau mondial. Si la tendance actuelle se poursuit, on pourra observer une augmentation de 2,1 à 3,9°C d’ici 2100. Si les États respectent pleinement leurs engagements actuels, l’augmentation sera de 1,9 à 3°C. Si tous les objectifs à long terme fixés jusqu’à présent sont atteints, le réchauffement sera de 1,7 à 2,6°C.

« Même ces hypothèses optimistes débouchent sur des scénarios dangereux pour la planète. Des températures de plus de 2°C supérieures aux valeurs préindustrielles n’ont pas été observées à la surface de la Terre depuis le Pléistocène (il y a plus de 2,6 millions d’années). »

Un réchauffement de plus de 2°C est particulièrement préoccupant. Les sociétés humaines sont adaptées à un environnement climatique spécifique. Depuis l’avènement des sociétés agricoles urbaines à grande échelle, il y a environ 12 000 ans, les civilisations se sont développées dans un cadre climatique étroit, avec une température annuelle moyenne d’environ 13°C.

Aujourd’hui encore, les centres d’activité humaine les plus productifs sur le plan économique sont concentrés dans ces zones. Selon les scientifiques, « les effets cumulés du réchauffement climatique pourraient dépasser la capacité d’adaptation des sociétés humaines » .

Nous sommes confrontés à un choix

António Guterres, Secrétaire général des Nations unies, nous met face à un choix : « Nous sommes sur une voie catastrophique. Soit nous sauvons notre monde, soit nous condamnons l’humanité à un avenir infernal. »

Pour sauver le monde d’une dégénérescence climatique, nous avons besoin d’une transition énergétique complète, bien plus conséquente et rapide que toutes les précédentes dans l’histoire du monde. Dans les 30 à 50 prochaines années, 90 % ou plus de l’énergie mondiale actuellement produite à partir de combustibles fossiles devra être fournie par des sources d’énergie renouvelables, par l’énergie nucléaire[vii] ou par des centrales à combustibles fossiles qui enterrent leurs déchets au lieu de les émettre.

Selon l’Energy Transitions Commission, un prestigieux groupe de réflexion dédié au réchauffement climatique, moins d’1 % du PNB mondial[viii] annuel serait nécessaire pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. C’est une somme insignifiante pour sauver le monde d’un changement climatique catastrophique. À titre de comparaison, on estime qu’en 2020,[ix] dans les pays riches, l’ensemble des mesures de relance dans le contexte de la crise du Covid représentait plus de 30 % du PNB.

Il est donc parfaitement possible d’éviter une catastrophe climatique, mais cela nécessitera un changement de cap radical. Jusqu’à présent, la question du réchauffement climatique a été principalement confiée au marché. Songez aux échanges de droits d’émission, aux taxes carbone, au développement de technologies vertes basé sur le marché, etc. Il est clair que nous n’y arriverons pas de cette façon.

Il se trouve également que 100 multinationales ont été à l’origine de 71 % des émissions de gaz à effet de serre entre 1988 et 2015. Il s’agit d’une autre raison pour laquelle l’énergie verte et bon marché doit devenir un service public, tout comme les infrastructures et la technologie à faible émission de carbone nécessaires pour la fournir. Dans le passé, des gouvernements ont mis en place un service public pour des secteurs comme la défense, la santé, l’éducation, la recherche scientifique, etc.

Le temps presse. Nous avons déjà utilisé 86 % du budget carbone[x] qui nous permettrait d’avoir une chance sur deux de rester sous une augmentation d’1,5°C, où 89 % du budget qui nous permettrait d’avoir deux chances sur trois de rester en deçà de cette augmentation. En termes de temps, il nous reste encore 7 à 10 ans pour inverser la tendance. Ce n’est pas pour rien que Guterres parle de « code rouge »’.

 

Source originale: De Wereld Morgen

Traduit du néerlandais par Marc Vandepitte pour Investig’Action

Notes:

[i] L’énergie de la lumière du soleil est en partie utilisée pour faire évaporer l’humidité du sol et des feuilles des arbres. Lorsqu’il fait très sec, il n’y a plus rien à évaporer et toute l’énergie du soleil contribue au réchauffement de l’atmosphère. Par conséquent, il fait encore plus sec et l’atmosphère se réchauffe davantage. C’est un cercle vicieux.

[ii] Les climatologues britanniques estiment que les pluies torrentielles seront 14 fois plus fréquentes d’ici la fin du siècle si les émissions de CO2 restent élevées.

[iii] Un point de basculement climatique est un seuil critique au-delà duquel une perturbation (relativement) mineure peut bouleverser l’état d’éléments majeurs du système terrestre. Selon les scientifiques, des éléments majeurs du système terrestre pourraient franchir un point de basculement dans un avenir proche, entraînant un changement climatique mondial. Ils pensent notamment à la détérioration de la forêt amazonienne, à la mort des forêts boréales au Canada et en Sibérie, à la fonte des calottes polaires ou de la calotte glaciaire du Groenland, à la perturbation de la mousson sur le sous-continent indien, à la détérioration des récifs coralliens et à la disparition du permafrost et de la toundra.

[iv] Une rétroaction climatique implique que le changement d’une variable a un effet sur une deuxième variable, qui à son tour a un effet sur la première variable. Cela génère une réaction en chaîne.
Un bon exemple est l’émission de méthane provenant du dégel du permafrost dans les tourbières gelées de Sibérie. Le réchauffement climatique fait fondre le permafrost, ce qui libère du méthane. Il s’agit d’un gaz à effet de serre très puissant qui accélère le réchauffement, provoquant la fonte d’encore plus de permafrost et la libération d’encore plus de méthane.

[v] Par exemple, la disparition brutale de la couverture nuageuse de stratocumulus (nuages dont l’altitude est inférieure à 2,5 km).

[vi] L’ère phanérozoïque est une période de l’histoire géologique de la Terre qui s’étend sur environ 540 millions d’années jusqu’à nos jours.

[vii] L’énergie nucléaire n’est pas appropriée parce qu’elle est trop coûteuse, qu’il existe un risque de catastrophe nucléaire et que ses déchets dangereux doivent être stockés pendant des siècles.

[viii] PNB signifie Produit National Brut. C’est ce que nous produisons tous en termes de richesse chaque année.

[ix] Elle concerne aussi bien les mesures fiscales (aides directes de l’État aux entreprises, aux familles, etc.) que les mesures monétaires (les banques centrales qui injectent de l’argent sur les marchés financiers).

[x] Le budget carbone est la quantité de CO2 qui peut encore être émise dans l’atmosphère pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

https://www.investigaction.net/fr/une-chaleur-jamais-vue-la-fin-de-partie-climatique/

 

NOUVELLE-ZELANDE : LES RESTES DE DEUX ENFANTS RETROUVES DANS DES VALISES VENDUES AUX ENCHERES

Par Le 18/08/2022

Nouvelle-Zélande: les restes de deux enfants retrouvés dans des valises vendues aux enchères

Nouvelle-Zélande: les restes de deux enfants retrouvés dans des valises vendues aux enchères

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Par AlAhed avec AFP

Les restes de deux enfants, en âge d'être à l'école primaire, ont été découverts dans des valises achetées aux enchères dans un entrepôt d'Auckland, a confirmé jeudi la police néo-zélandaise.

Selon l'inspecteur Tofilau Faamanuia Vaaelua, les corps étaient probablement conservés depuis plusieurs années et les victimes auraient entre cinq et dix ans.

Les corps reposaient dans deux valises de taille identique, a-t-il précisé.

«La nature de la découverte rend l'enquête complexe, en raison, notamment, du temps écoulé entre la mort et la découverte», a ajouté l'inspecteur.

Il a fallu, pour cette macabre découverte, qu'une famille achète une remorque chargée d'objets vendus en vrac dans un entrepôt.

La famille en question n'est pas liée à la mort, mais est «naturellement bouleversée par la découverte» et a demandé le respect de sa vie privée, a insisté Tofilau Faamanuia Vaaelua.

La police, qui a aussi fait appel à Interpol, se penche sur les autres objets, ménagers ou personnels, contenus dans la remorque pour identifier les victimes.

L'entrepôt et la propriété où les valises ont été emmenées ont été minutieusement examinés par la police scientifique.

Les enfants n'ont pas été identifiés, mais Tofilau Faamanuia Vaaelua s'est dit compatissant envers la famille, qui serait en Nouvelle-Zélande et qui ne savait peut-être pas qu'ils étaient morts.

«Beaucoup d'entre nous (dans la police) sommes des parents. Nous avons un travail à faire et nous faisons de notre mieux pour identifier les victimes», a-t-il déclaré. «Ce que je peux dire, c'est que nous faisons de grands progrès dans l'enquête ADN».

«L'équipe d'enquête travaille très dur pour que la ou les personnes responsables de la mort de ces enfants rendent des comptes», a-t-il promis.

https://french.alahednews.com.lb/45352/321

enfants meurtre nouvelle zelande

LES REVELATIONS DES ASSURANCES DECES SUR LES EFFETS INDESIRABLES DES INJECTIONS COVID SE MULTIPLIENT

Par Le 18/08/2022

Les révélations des assurances décès sur les effets indésirables des injections Covid se multiplient

Par Laurent Aventin

Mondialisation.ca, 17 août 2022

Le courrier des stratèges

Thème: 

Analyses: 

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Le PDG de One America, Scott Davison avait prévenu fin 2021 d’une augmentation inhabituelle des décès de 40% au troisième trimestre 2021. De nouveaux rapports montrent que la situation est plus extrême que ce qui avait été annoncé et qu’elle concerne l’ensemble du secteur : Pour la « Lincoln National » qui a fait ses comptes sur 2021, l’augmentation des décès de cette année est de 163%, soit les taux de mortalité les plus élevés jamais vus dans l’histoire de l’assurance-vie. Le coût des prestations aux clients est passé de 22 à 28 milliards de dollars environ de 2020 à 2021.

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Nous avions déjà alerté en janvier 2022 sur les chiffres de l’assurance vie – plus particulièrement l’assurance décès qui oblige les compagnies d’assurance proposant ces produits à payer les primes au bénéficiaire désigné lorsque le souscripteur décède. Scott Davison avait été l’un des premiers à faire remonter une information publique sur le sujet en lien avec sa société One America.

Dans un second article daté de juillet 2022, nous évoquions les informations transmises par Tod Callender, l’un des directeurs d’une société d’assurance Costwold Group, qui indiquait que depuis la vaccination de masse, « la surmortalité aurait augmenté de 84 % et les maladies de 1 100 %. Rien qu’en 2022, a-t-il dit, son entreprise s’attend à une augmentation de 5 000 % des décès (excédentaires)… ».

En Allemagne, des assureurs avaient aussi donné l’alerte après le bilan de l’année 2021

Un assureur maladie allemand BKK ProVita déclarait en février 2022 qu’une analyse des données recueillies auprès de plus de 10 millions de personnes suggère que les effets secondaires du vaccin COVID sont “significativement” sous-déclarés et qu’un risque pour la vie humaine ne peut pas être exclu. Sur la base des données recueillies, BKK a déclaré que le nombre d’effets secondaires des vaccins est plusieurs fois supérieur au nombre officiellement annoncé par l’Institut Paul Ehrlich (PEI), l’agence fédérale allemande de la santé qui surveille la sécurité des vaccins et des biomédicaments.

PEI a annoncé dans un communiqué de presse qu’il y avait 244 576 cas suspects d’effets secondaires du vaccin signalés en 2021 après la vaccination contre le COVID, mais BKK a déclaré que son analyse avait révélé plus de 400 000 cas.

Andreas Schöfbeck, membre du conseil d’administration du BKK, a déclaré au journal Die Welt, une publication d’information allemande, que “Les chiffres notifiés sont importants et doivent être vérifiés de toute urgence pour leur plausibilité.”

Aux Etats-Unis, c’est au tour de la Lincoln National de déclarer une augmentation des dépenses de 163% en 2021

La Lincoln National Life Insurance Company est une compagnie d’assurance vie plus importante encore que One America, c’est la cinquième plus grande compagnie d’assurance-vie aux États-Unis, selon BankRate, après New York Life, Northwestern Mutual, MetLife et Prudential.

Ses déclarations annuelles auprès du Département des assurances et des services financiers du Michigan (services publics) montrent que la société a versé un peu plus de 500 millions de dollars en 2019, environ 548 millions de dollars en 2020 et… 1,4 milliard de dollars en 2021 en prestations de décès dans le cadre des polices d’assurance-vie collective, ce qui fait une augmentation de presque 164%.

Rappelons que 2020 est l’année du Covid et une augmentation d’environ 9% des décès avait été enregistrée par la compagnie la même année. 2021 – année de la vaccination de masse – fait remonter une augmentation des dépenses de presque 164% sur les prestations décès. En 2020, le montant des prestations payées par la Compagnie à ses clients était d’environ 22 milliards de dollars, en 2021, ce chiffre est passé à plus de 28 milliards comme indiqué dans le document officiel ci-dessous.

Source : gellerreport

D’autres compagnies comme Prudential et Northwestern Mutual afficheraient également des augmentations significatives – des hausses beaucoup plus importantes en 2021 qu’en 2020, indiquant que les injections étaient pires que la maladie – bien pires.

Pourquoi les autres assureurs ne rendent-ils pas publique l’information sur la mortalité de 2021 ?

C’est une vraie question parce que de grands groupes d’assurances ne communiquent effectivement pas sur le sujet. Est-ce pour des raisons politiques et d’image ? Il est certain que l’affichage de données montrant une augmentation très significative des décès après la vaccination mettrait directement en cause les gouvernements, l’industrie pharmaceutique, les médias, le corpus médical et finalement toute la troïka dominante et complice sans laquelle il ne serait plus possible de faire du business. Le silence est donc une politique de collaboration.

Malgré tout l’assurance vie se porte bien. Il faut savoir que l’année 2021 a connu une hausse remarquable de 24,5% par rapport à 2020 qui avait été marquée par un recul important à cause de la crise sanitaire du Covid (164 milliards en 2021, 132 milliards en 2020 et 162 milliards en 2019). Au premier semestre 2022, l’assurance vie enregistre un record depuis 2010 avec une collecte de 12,1 milliards d’euros, la crise a donc aussi des effets inattendus et positifs pour le secteur.

Le manque de transparence sur ces sujets est couvert par nos dirigeants et les médias subventionnés. Et les sociétés d’assurance qui ont perdu de l’argent en 2021, augmentent le montant des primes de leurs clients. Ce que la Lincoln National a également fait (+4%) pour éponger une perte de 41 millions de dollars sur l’activité de protection collective (par ailleurs également compensée par une hausse de l’activité générale en 2021).

Laurent Aventin

La source originale de cet article est Le courrier des stratèges

Copyright © Laurent AventinLe courrier des stratèges, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-revelations-des-assurances-deces-sur-les-effets-indesirables-des-injections-covid-se-multiplient/5670589

UEEA : L'ACCENT SUR LES ECHANGES EN MONNAIES NATIONALES

Par Le 13/08/2022

UEEA: l’accent sur les échanges en monnaies nationales

Par Mikhail Gamandiy-Egorov

Mondialisation.ca, 10 août 2022

Observateur continental

Région : 

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Analyses: 

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L’Union économique eurasiatique prend de plus en plus la voie d’une priorisation des échanges entre les Etats membres de l’union en monnaies nationales. Avec à terme la possibilité de l’introduction d’une monnaie unique, permettant l’établissement d’une union monétaire commune.

L’UEEA (cinquième puissance économique mondiale en termes de PIB à parité du pouvoir d’achat) poursuitet accentue sa politique coordonnée dans le secteur financier, consistant notamment à une utilisation encore plus importante des monnaies nationales des pays membres de l’organisation dans leurs échanges mutuels et dans le cadre des transactions de commerce extérieur hors-union.

Les perspectives à terme étant par ailleurs l’introduction d’une monnaie unique qui représentera l’étape encore plus profonde de l’intégration au sein de l’Union économique eurasiatique, composée pour rappel de la Russie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, de l’Arménie et du Kirghizistan en qualité de membres de plein droit, ainsi que de l’Ouzbékistan, de Cuba et de la Moldavie en tant qu’Etats-observateurs. Avec par la même occasion la formation d’un marché financier unique et la mise en place d’une véritable union monétaire.

Si ces dernières orientations seront amenées à se réaliser après encore quelques étapes supplémentaires, le fait est qu’il est évident qu’en ce qui concerne la politique de priorisation des échanges en monnaies nationales au sein de l’UEEA (en l’occurrence le rouble russe et biélorusse, le tenge kazakh, le dram arménien et le som kirghiz), à l’heure des événements contemporains, il n’y a pratiquement aucun doute que le moment soit bien choisi.

Les principales monnaies occidentales ayant été largement discréditées à l’échelle internationale, car étant ouvertement associées aux instruments de chantage et de pressions multiples de la part de l’establishment politique de l’Occident, l’heure est donc largement opportune pour privilégier les échanges en monnaies non-occidentales, dans le cadre des échanges entre nations – également non-occidentales. Ces processus se développent d’ailleurs dans le cadre des échanges bilatéraux entre la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde, la Turquie et d’autres pays, confirmant la pleine logique de cette orientation pour les pays appartenant à l’espace eurasiatique.

En ce sens, les avancées de l’UEEA en la matière pourraient d’ailleurs être utilisées dans d’autres régions du monde, notamment en Afrique, où des monnaies régionales gérées depuis l’Occident, comme le franc CFA, représentent également un frein au développement des pays concernés. Faudrait-il le rappeler: la chute récente de l’euro a entrainé justement le franc CFA dans sa chute. Et ce n’est que le sommet de l’iceberg par rapport à cet autre instrument de domination néocoloniale occidentale, si longtemps décriée par un très grand nombre d’Africains.

De manière générale, les processus en cours confirment l’éloignement de plus en plus prononcé vis-à-vis des instruments financiers occidentaux, longtemps considérés comme la référence internationale en la matière, après avoir fait preuve d’un manque de fiabilité flagrant. Et si la dédollarisation constitue indéniablement une orientation prioritaire, il n’en est pas moins que des monnaies telles que l’euro, le livre sterling, voire même le franc suisse, auront également démontré ne pas être synonymes d’une quelconque fiabilité. N’étant en réalité que le résultat de mythes longtemps entretenus par l’Occident collectif.

Mikhail Gamandiy-Egorov

La source originale de cet article est Observateur continental

Copyright © Mikhail Gamandiy-EgorovObservateur continental, 2022

https://www.mondialisation.ca/ueea-laccent-sur-les-echanges-en-monnaies-nationales/5670403

LA PREUVE EST FAITE, LE SIONISME, ENFANT DE L'ANTISEMITISME, CONDUIT A LA BARBARIE

Par Le 11/08/2022

La preuve est faite, le sionisme, enfant de l’antisémitisme, conduit à la barbarie

jeudi 11 août 2022 par ANC

A l’heure où se multiplient les actions unitaires de protestations où l’ANC est présente (Paris, Marseille, Tarbes, Toulouse et sans doute d’autres…) contre la politique criminelle d’Israël, il nous semble important que l’ANC s’exprime d’autant qu’on peut lire y compris dans notre camp des déclarations pitoyables et des silences inacceptables.

Ce qui se passe en Palestine aujourd’hui est une fois encore l’horreur.

Une horreur qui touche des populations innocentes, enfants compris, et ce de manière délibérée de la part de l’entité sioniste. À l’heure où certains croient utiles de débattre sur le terme d’apartheid, terme validé par les premiers concernés, à savoir la résistance palestinienne et celles et ceux qui en Afrique du Sud ont connu son application, sans doute qu’un rappel historique s’impose.

Comme le dit Shlomo Sand [1], le peuple juif et la terre d’Israël « ont été inventés ». Paradoxalement c’est surtout l’antisémitisme qui est la source de cette invention.

Pendant des siècles, les hommes et les femmes de confession juive ont été persécutés pour être les supposés coupables descendants des tueurs du Christ dans une Europe où le christianisme était devenu l’allié hégémonique des monarchies et leur premier soutien.

Au fil du temps, cet antisémitisme s’est assorti d’arguments fallacieux basés sur le physique (le nez crochu…) alors que les populations de religion juive étaient aussi diverses par le physique que par les endroits où cette religion existait, de l’Érythrée et le Yémen à l’Europe centrale en passant par l’Afrique du Nord.

Cet antisémitisme fera naître à la fin du 19ème siècle chez Théodor Herzl, le fondateur du sionisme, l’idée de la nécessité d’un « abri permanent pour le peuple juif », un lieu où les juifs ne seraient plus persécutés pour leur religion.

En même temps, comme les juifs persécutés avaient naturellement tendance à opter pour les mouvements révolutionnaires internationalistes, les « retourner » en faveur du système capitaliste dominant par le biais d’un nationalisme inventé était une aubaine pour les conservateurs.

La suite de l’histoire est une combinaison de volonté géopolitique de détruire l’empire ottoman par la création d’un « foyer national juif » (déclaration de Balfour 1917), de la volonté de se débarrasser du poison de l’antisémitisme en renvoyant les juifs « chez eux », de la volonté de l’impérialisme britannique de créer une entité séparant en deux le monde arabe, le monde musulman et plus largement le monde colonial et « régler » la question de la colonisation britannique par la création de toutes pièces d’un État dont l’acte de naissance en 1948 est la Nakba, qui s’est traduite par la destruction de plus de 400 villages contraignant plus de 700 000 Palestiniens (devenus 5 millions aujourd’hui) à l’exil et à la vie d’apatride dans des camps.

Création par un Occident qui n’avait pas voulu empêcher l’arrivée au pouvoir du nazisme et se donnait ainsi une bonne conscience au lendemain de la shoah.

Un peu comme si on disait aux noirs américains et européens « retournez en Afrique si vous ne voulez plus connaître le racisme ».

70 ans après, l’idéologie sioniste, ne fait qu’aggraver ses crimes au nom du « Grand Israël de la mer au Jourdain » dont le but de plus en plus ouvertement avoué est de chasser les non juifs de l’entité créée par les États occidentaux sans aucune consultation du peuple de Palestine qui, avant 1948, et depuis des millénaires vivait en Palestine sans conflit de religion, en témoignent les éléments historiques et particulièrement la monnaie frappée en 3 langues : arabe, juif, anglais.

La volonté hégémonique du pouvoir sioniste a fermé la porte à toute solution à deux États, sans parler des 5 millions de réfugiés dont les jeunes générations espèrent légitimement la fin de leur calvaire et le retour sur la terre de leurs ascendants comme l’a décidé la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Ce que l’histoire nous apprend c’est qu’aucun peuple colonisé n’a été durablement vaincu par les armes.

La fuite à corps perdu du pouvoir israélien dans les crimes, les violences et les discriminations ne pourra pas venir à bout de l’espérance et de la résistance palestinienne, même avec le soutien du capitalisme international incarné par les USA et l’UE.

Il appartient aux membres de l’ANC de manifester leur solidarité internationaliste :

En participant et suscitant des actions unitaires de protestation contre la politique d’apartheid de l’entité sioniste

En dénonçant sa politique criminelle

En exigeant la libération de tous les prisonniers politiques

En exigeant du gouvernement français qu’il intervienne en particulier pour la libération de Salah Hamouri

En s’engageant et en appelant à s’engager plus fortement dans la campagne BDS comme le mouvement ouvrier fut capable de le faire contre l’apartheid sud-africain

En refusant catégoriquement l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme et qui vise des militants qui n’ont aucune leçon à recevoir dans ce domaine de la part d’un pouvoir qui utilise à intervalles réguliers la question des migrations et de l’islam pour tenter de diviser le peuple, au risque de faire en contribuant à faire monter les idées d’extrême droite.

[1] Historien israélien enseignant à Tel Aviv

http://ancommunistes.fr/spip.php?article4161

L'ONU APPELLE A AMPLIFIER LA VOIX DES FEMMES AUTOCHTONES

Par Le 10/08/2022

10 Août 2022

Édité par Francisco Rodríguez Aranega
2022-08-10 00:39:41

      

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La Havane, 9 août, (RHC)- Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé mardi à amplifier la voix des femmes autochtones, un geste essentiel, a-t-il signalé, si l'on veut parvenir à un avenir juste pour tous les peuples.

António Guterres a lancé cet appel dans un message à l'occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, le 9 août, qui, cette année, met l'accent sur le rôle des femmes dans la préservation et la transmission des connaissances traditionnelles.

Selon le secrétaire général de l'ONU, elles "sont les gardiennes de la connaissance des systèmes alimentaires et des médecines traditionnelles".

Elles sont également les défenseuses des langues et des cultures autochtones, de l'environnement et des droits de l'homme des peuples autochtones.

"Pour construire un avenir équitable et durable qui ne laisse personne de côté, nous devons amplifier la voix des femmes autochtones", a déclaré António Guterres.

Il a exhorté la communauté internationale à mettre en œuvre la déclaration historique des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et à promouvoir les connaissances traditionnelles au profit de tous.

Les statistiques des Nations unies révèlent que 47 % de ces populations actives sont sans instruction, contre 17 % pour les non-autochtones, un écart encore plus grand pour les femmes.

Source: Prensa Latina

 

source : https://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/296101-lonu-appelle-a-amplifier-la-voix-des-femmes-autochtones

Tag(s) : #ONU

LA PETITE FILLE D'HIROSHIMA - POEME DE NAZIM HIKMET

Par Le 09/08/2022

8 Août 2022

Lundi 8 août 2022
La petite fille d'Hiroshima - Poème de Nazim Hikmet


Le poème "Hiroshima Child" (La petite fille), écrit par le poète communiste turc Nazim Hikmet en 1956, fait référence à l'horreur des crimes les plus barbares du 20ème siècle - le largage de la bombe atomique par les impérialistes américains à Hiroshima et Nagasaki, respectivement les 6 et 9 août 1945. 
L'objectif réel de ce crime impérialiste était d'intimider les peuples, d'envoyer un "message" à l'Union soviétique et au mouvement communiste naissant, car la Seconde Guerre mondiale était en fait déjà terminée et l'utilisation d'armes nucléaires n'a joué aucun rôle dans son issue. 


Plus de 300 000 personnes sont mortes à cause des bombes et des millions ont été affectées par la radioactivité dans les années qui ont suivi.

La "petite fille" d'Hiroshima parle d'une fillette de 7 ans qui a péri pendant l'holocauste nucléaire. De nombreux chanteurs et musiciens du monde entier ont interprété ce poème dans différentes versions.

"La petite fille d'Hiroshima

Je viens et me tiens à chaque porte
Mais personne ne peut entendre mon pas silencieux
Je frappe et pourtant je reste invisible
Car je suis mort, car je suis mort

Je n'ai que sept ans, mais je suis mort
A Hiroshima, il y a longtemps
J'ai sept ans aujourd'hui comme j'avais sept ans alors
Quand les enfants meurent, ils ne grandissent pas.

Mes cheveux ont été brûlés par les flammes tourbillonnantes.
Mes yeux se sont assombris, mes yeux sont devenus aveugles
La mort est venue et a réduit mes os en poussière
Et celle-ci a été dispersée par le vent.

Je n'ai pas besoin de fruits, je n'ai pas besoin de riz
Je n'ai pas besoin de sucreries ni même de pain
Je ne demande rien pour moi.
Car je suis mort, car je suis mort.

Tout ce dont j'ai besoin, c'est de la paix.
Vous vous battez aujourd'hui, vous vous battez aujourd'hui
Pour que les enfants de ce monde
puissent vivre, grandir, rire et jouer.
source : https://www.idcommunism.com/2022/08/hiroshima-child-poem-by-nazim-hikmet.html

Tag(s) : #Hiroshima#Communiste

VERITE DES CHIFFRES : "l'INSOUTENABLE LEGERETE" DE L'OMS

Par Le 08/08/2022

Vérité des chiffres: «l’insoutenable légèreté» de l’OMS

Au moment où cette organisation réclame des pouvoirs énormes pour déclarer et gérer des pandémies, elle devrait expliquer comment elle présente les faits, estime son ancien collaborateur David Bell. Selon lui, l’OMS a démontré son incapacité à jouer ce rôle. Ses données «biaisées» ne servent qu’à promouvoir la vaccination.

Par David Bell

Mondialisation.ca, 07 août 2022

The Brownstone Institute

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«Les chiffres sont des êtres fragiles qui, à force d’être torturés, finissent par avouer tout ce qu’on veut leur faire dire.»
Alfred Sauvy, économiste et démographe

La santé publique repose sur la confiance. La publicité consiste à déformer la vérité, voire à tromper les gens, pour les persuader d’acheter un produit dont ils n’ont peut-être pas besoin. La confiance est maintenue en disant la vérité, en donnant aux autres des informations exactes et des conseils judicieux. Si on le souhaite, on peut changer de direction, en tablant sur la confiance qui a été bâtie afin de tromper plus efficacement.

Cela fonctionne jusqu’à ce que le public commence à comprendre que vous vous êtes mis à mentir. C’est la pire des supercheries. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté cette dernière voie, utilisant son statut pour tromper le public afin de stimuler l’adoption mondiale des vaccins Covid-19.

Un budget énorme: 10 milliards de dollars

La semaine dernière, le service d’information de l’OMS a publié un communiqué de presse de presse résumant une mise à jour de sa stratégie mondiale de vaccination contre le Covid-19 . Cette stratégie nécessite le budget annuel le plus élevé de tous les programmes de l’histoire de l’OMS ; 10,1 milliards de dollars ont été budgétisés pour 2021, soit environ trois fois les dépenses annuelles totales précédentes de l’ensemble de l’organisation.

Avec 3 milliards de dollars accumulés, l’OMS recherche le manque à gagner et veut l’étendre jusqu’en 2022. Cette facture est principalement payée par les contribuables des économies en difficulté de l’Occident. Le Covid-19 reste un fardeau sanitaire mineur dans les pays qui en bénéficient, tandis que la malnutrition et d’autres maladies infectieuses augmentent. La stratégie est donc importante pour les deux parties, car elle nuira à l’une et à l’autre.

Faux besoins: vacciner des populations immunisées

La stratégie décrite dans le communiqué appelle à la vaccination de 70% des personnes dans les pays à revenu faible et intermédiaire, « pour obtenir une immunité durable et largement protectrice ». Cela n’a de sens que si les populations destinataires ne sont pas déjà immunisées. Pour affirmer cela, l’OMS doit ignorer ses propres travaux montrant des taux élevés d’immunité post-infection dans les pays à faible revenu.

Une étude menée par le personnel de l’OMS a estimé qu’une grande majorité d’Africains avaient des anticorps contre le Covid-19 en septembre 2021, ce qui signifie que l’immunité réelle, médiée principalement par les lymphocytes T, sera beaucoup plus élevée. Cette étude a été réalisée avant que la variante hautement transmissible d’Omicron ne soit ajoutée à ce nombre. Les données de l’Inde sont similaires.

L’immunité post-infection (« naturelle ») produit une protection clinique contre le Covid-19 au moins aussi large et plus soutenue que celle produite par la vaccination ( Réf , Réf , Réf , Réf , Réf ). L’OMS est également consciente que la vaccination ajoutée à l’immunité naturelle ajoute un bénéfice clinique minimal (bien démontré dans le tableau CDC ci-dessous). Quand l’OMS précise que seuls « 28 % des personnes âgées et 37 % des personnels de santé » des pays à faible revenu ont reçu des vaccins contre le Covid-19, et moins dans la population générale, elles savent que la quasi-totalité des non-vaccinés disposent également d’une immunité efficace. L’OMS souhaite consacrer ce budget sans précédent à la vaccination de masse d’une population immunisée.

Faible immunité ajoutée par la vaccination

Source : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/71/wr/mm7104e1.htm

Fausses déclarations sur l’impact

Le communiqué de presse affirme : «Au cours de la première année de déploiement, on estime que les vaccins Covid-19 ont sauvé 19,8 millions de vies». Ce chiffre n’a aucun sens. L’OMS a précédemment publié que seulement 14,9 millions de décès supplémentaires se sont produits au cours des 2 années de l’épidémie de Covid-19 de 2020-2021. Ceux-ci incluent les décès dus à l’infection par le SRAS-CoV-2, et ceux dus aux confinements et autres mesures de réponse. Le Covid-19 était endémique sur tous les continents fin 2020, en l’absence de vaccination. Ignorant ses propres données, l’OMS tire ses «19,8 millions sauvés» d’une modélisation défectueuse de l’Imperial College de Londres.

Les confinements ont tué des centaines de milliers, probablement des millions de gens. L’UNICEF a estimé à près d’un quart de million le nombre excessif de décès d’enfants dus au confinement (et non au Covid-19) dans seulement 6 pays d’Asie du Sud en 2020 seulement. Pour commencer à comprendre combien de personnes le Covid-19 a réellement tué avant la vaccination, ces décès non liés au Covid-19 parmi les 14,9 millions doivent être extrapolés à l’Afrique et inclure l’augmentation des décès dus à des maladies telles que le paludismela tuberculose et la malnutrition.

De nombreux décès avant la vaccination étaient donc probablement liés aux réactions à ces fléaux, et non à la maladie. L’OMS veut nous faire croire que le vaccin a sauvé plusieurs fois plus de vies en 2021 par rapport à ceux qui auraient pu mourir du Covid-19 alors que l’immunité était à son plus bas tout au long de 2020. Nous devons le croire malgré le fait que la plupart des pays asiatiques et africains atteignent des taux de vaccination significatifs seulement à partir du milieu jusqu’à la fin de 2021, date à laquelle la plupart des gens avaient déjà été infectés.

Pourcentage des personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin.

Source : https://ourworldindata.org/explorers/coronavirus-data-explorer

Affirmer que des résultats de modélisation invraisemblables sont des faits alors qu’ils sont contredits par les propres données de l’OMS, ce n’est pas une nuance. Il s’agit d’une fausse représentation délibérée de l’impact potentiel du programme. Il s’agit d’une tentative d’induire en erreur les autorités de santé publique, le public et les médias. L’OMS devrait expliquer pourquoi.

Une stratégie sans fondement

« Vacciner toutes les personnes les plus à risque est le meilleur moyen de sauver des vies, de protéger les systèmes de santé et de maintenir les sociétés et les économies ouvertes. » Le service d’information de l’OMS déclare que cela est la base de la vaccination de masse, tout en admettant que les vaccins Covid-19 « n’ont pas considérablement réduit la transmission ».

En effet, les pays qui ont actuellement les taux de transmission les plus élevés, comme la Nouvelle-Zélande, sont parmi les plus vaccinés. Si un vaccin ne réduit pas la transmission et que le Covid-19 grave est concentré dans un petit segment de malades et de personnes âgées (et c’est le cas), alors la vaccination de masse des personnes déjà immunisées ne peut pas servir à « maintenir une société ouverte ». On y parvient au contraire en ne la fermant pas.

Dans sa mise à jour de la stratégie, l’OMS justifie l’ensemble de son programme de vaccination de masse par sa capacité « … à obtenir une immunité durable et largement protectrice et à réduire la transmission ». Selon ses propres données, une immunité protectrice durable et durable est déjà présente et le produit qu’il pousse n’arrête pas la transmission. Cela ressemble à une fausse réclame pour un produit qu’une agence de publicité est payée pour promouvoir, et non à une explication raisonnée d’une stratégie de santé publique.

L’honnêteté est indispensable en santé publique

D’importants bailleurs de fonds de l’OMS seront enrichis par ce programme grâce aux achats de milliards de doses de vaccins. Ainsi tout le monde n’est pas perdant. Les populations cibles « sous-vaccinées » en Afrique et en Asie enregistrent moins de décès dus au Covid-19. Ils sont plus jeunes, moins obèses et donc moins sensibles. Ils meurent d’autres maladies et sont actuellement confrontés à un effondrement des approvisionnements alimentaires et à une pauvreté croissante , en grande partie à cause des politiques de confinement que l’OMS continue de soutenir. L’OMS doit expliquer pourquoi l’équité en santé est devenue moins importante que la réalisation de taux d’injection de produits pharmaceutiques correspondant à ce que les principaux sponsors de l’OMS ont investi.

Moins de décès chez les populations «sous-vaccinées»

Source : https://ourworldindata.org/explorers/coronavirus-data-explorer

Les données en possession de l’OMS montrent que ce programme d’un coût sans précédent peut avoir peu d’impact positif sur la santé. En détournant l’attention et les ressources des domaines où les besoins sanitaires sont réels, l’OMS augmentera encore la mortalité. Faire cela en trompant le public et en ignorant ses propres données est une mauvaise stratégie.

Il est temps que l’OMS explique ce qu’elle fait. Tout en recherchant de plus grands pouvoirs pour déclarer et gérer de futures épidémies, il démontre que l’organisation n’est pas adaptée à cette fin. Cette inaptitude ne sera pas corrigée par davantage de financement ou d’expertise, car elle découle de l’abandon par l’OMS de son noyau dur et de son mépris désinvolte pour la vérité.

David Bell

 

 

Source : The Brownstone Institute via covidhub.ch

 

David Bell, chercheur principal au Brownstone Institute, est un médecin de santé publique basé aux États-Unis. Après avoir travaillé en médecine interne et en santé publique en Australie et au Royaume-Uni, il a travaillé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en tant que chef de programme pour le paludisme et les maladies fébriles à la Foundation for Innovative New Diagnostics (FIND) à Genève, et en tant que directeur de Global Health Technologies à Intellectual Ventures Global Good Fund à Bellevue, États-Unis. Il est consultant en biotechnologie et en santé mondiale. MBBS, MTH, PhD, FAFPHM, FRCP

La source originale de cet article est The Brownstone Institute

Copyright © David BellThe Brownstone Institute, 2022

https://www.mondialisation.ca/verite-des-chiffres-linsoutenable-legerete-de-loms/5670332

LE PCV PARTICIPE AU FORUM MONDIAL DES PARTIS POLITIQUES MARXISTES QU'ORGANISE LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS.

Par Le 29/07/2022

29 Juillet 2022

Le PCV participe au Forum mondial des partis politiques marxistes organisé par le Parti communiste chinois.
28 juillet, 2022 Tribune du Peuple    
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Caracas, 28-07-2022 (Redacción TP/ COF) - Le Forum mondial des partis politiques marxistes, organisé par le Parti communiste chinois (PCC), s'est tenu avec succès avec plus de 200 participants.

Sous le thème "Adapter le marxisme aux conditions nationales et à l'époque du 21e siècle", des dizaines d'organisations de tous les continents ont réfléchi à la validité et aux défis du marxisme.

La délégation du Parti communiste du Venezuela était composée des camarades Carolus Wimmer, Adelaida Zerpa et Carlos Ojeda Falcón, membres du Bureau politique du Comité central du PCV.

Les interventions centrales de la plénière d'installation ont été faites par les représentants des partis communistes de Chine, du Laos, de Cuba, du Vietnam, de Russie, d'Afrique du Sud et des Etats-Unis, sous la modération de Guo Yezhou, vice-ministre du département international du Comité central du CPCV.

L'événement comprenait deux panels thématiques présidés par les camarades Li Yi, vice-président de l'école du parti du comité central du PCC (Académie nationale du gouvernement) et Fang Jiangshan, rédacteur en chef adjoint du Quotidien du peuple.

Le premier panel a été ouvert par Liu Jianchao, ministre du département international du Comité central du PCC.

Huang Yibing, vice-président de l'Institut d'histoire et de littérature, a souligné l'importance stratégique de l'étude des œuvres classiques du marxisme et de leur adaptation scientifique à l'étude de la réalité dans laquelle opère le noyau dirigeant des communistes, d'où émane leur sagesse, leur prestige et leur autorité aux yeux des masses.

Pour sa part, Hao Ping, secrétaire du comité de l'université de Pékin du PCC, a souligné le grand projet que le Parti mène à bien pour doter toutes les universités et tous les collèges d'enseignement supérieur de centres spécialisés dans la formation aux études marxistes, qui comptent actuellement 1500 centres dans tout le pays ; ils promeuvent également le Centre mondial de recherche marxiste de type académique où la formation est dispensée sous la forme de licences, de masters et de doctorats.

Dans le deuxième panel, les camarades Zhen Zhanmin, vice-président et membre du groupe dirigeant du Parti de l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS) et Zhang Donggang, secrétaire du comité de l'Université Renmin du PCC, ont pris la parole.

Les partis communistes ont apporté leur contribution en provenance de Moldavie, de Biélorussie, de Bohème et Moravie, d'Inde, du Kazakhstan, du Kenya, du Kirghizstan, d'Australie, du Bangladesh, de Belgique, d'Égypte, d'Irak, du Népal, de Palestine, du Sénégal, de Turquie et de Grande-Bretagne.

Les camarades Marcelo Rodriguez (PC Argentine), Elias Jabbour (PC Brésil), Guillermo Teillier (PC Chili) et Jorge Mazzarovich (PC Uruguay) ont participé depuis l'Amérique latine.

Leurs interventions ont exprimé l'importance actuelle du processus chinois dans un monde marqué par la lutte anti-impérialiste contre la guerre, pour la paix mondiale et le socialisme, où les communistes du monde doivent renforcer les relations de coopération et d'échange.

La nécessité de continuer à approfondir l'étude des classiques du marxisme-léninisme et son application conséquente, sans dogmes ni sectarisme, sans copier ou recopier - comme l'a dit José Carlos Mariátegui - mais avec une créativité innovante liée au développement de la lutte des classes dans chaque pays, a été soulignée.

source : https://prensapcv.wordpress.com/2022/07/28/pcv-participa-en-el-foro-mundial-de-partidos-politicos-marxistas-organizado-por-el-partido-comunista-de-china/

Tag(s) : #PCV#PCC#Chine#Venezuela#Communiste

LA "COMMUNAUTE DE DESTIN POUR L'HUMANITE" EST LA SEULE ORIENTATION QUI PUISSE REPONDRE AUX DEFIS MONDIAUX, SELON JEAN-PIERRE PAGE

Par Le 19/07/2022

La "Communauté de destin pour l'humanité" est la seule orientation qui puisse répondre aux défis mondiaux, selon Jean-Pierre Page (INTERVIEW)

   

French.news.cn | 2022-07-19 à 01:29

PARIS, 18 juillet (Xinhua) -- Figure reconnue du syndicalisme français et auteur de plusieurs livres sur la Chine, Jean-Pierre Page plaide, dans une récente interview accordée à Xinhua, en faveur d'une nouvelle approche de coopération "gagnant-gagnant" pour réussir la "Communauté de destin pour l'humanité", une notion proposée par le président chinois Xi Jinping.

"Nous sommes une communauté humaine, et nous avons en charge le destin de l'humanité à travers nos choix, nos volontés et nos capacité à anticiper une vision", a indiqué M. Page en expliquant son interprétation de la "Communauté de destin".

Il a appelé à une convergence des "énergies, des bonnes volontés et des expériences" pour apporter des réponses aux défis majeurs auxquels le monde est confronté et qui touchent au devenir de l'humanité.

"Personne ne peut prétendre que seul il va régler ces problèmes, tels que les défis économiques, socio-politiques et énergétiques. On a donc besoin de faire converger les énergies. Cette construction nouvelle d'une humanité nouvelle doit se faire ensemble", a souligné M. Page.

Selon lui, le principal problème aujourd'hui de la grande majorité des peuples du monde, c'est le problème du développement. Or, le développement nécessite une plus grande coopération qui implique toutes les nations. "Nous avons tous, les uns et les autres à apporter une contribution au développement de l'humanité", a-t-il rappelé.

La notion de "Communauté de destin pour l'humanité", proposée par le président chinois va dans cette direction, a constaté cet ancien dirigeant de la CGT (Confédération générale du travail). "L'idée qui a été avancée par le président Xi et par la Chine, d'oeuvrer à une communauté de destin, c'est la direction dans laquelle nous devons aller", a martelé Jean-Pierre Page.

Dans cette période de grande tension au niveau international, avec des risques d'aggravation, les dirigeants doivent prendre en compte les risques pour les écarter et ils doivent s'appuyer sur les opportunités, a estimé M. Page, indiquant que les gens aujourd'hui sont à la recherche d'alternatives pour une vie meilleure. "Cela exprime une volonté à partir de laquelle on peut construire cette communauté de destin", a dit M. Page.

Pour lui, il n'y a pas de doute : "la Communauté de destin pour l'humanité est une proposition, une orientation qui est la seule qui puisse répondre aux défis et enjeux" auxquels le monde est confronté.

A cet égard, il a souligné que cette nouvelle approche de coopération "gagnant-gagnant" devait être basée sur le respect mutuel. "On ne peut pas concevoir des relations internationales nouvelles ou une communauté des destins, s'il n'y a pas un respect réciproque", a-t-il indiqué.

D'après M. Page, les efforts chinois dans la lutte contre la COVID-19 constituent un exemple significatif de la concrétisation de la notion "Communauté de destin pour l'humanité". "L'aide de la Chine en vaccins à plus de 80 pays a permis de contenir la COVID-19, de la faire reculer et de réduire l'impact des conséquence économiques, sociales et humaines. On a même vu des pays développés faire le choix du vaccin chinois", a fait remarquer M. Page.

"A mes yeux, cette épreuve que l'humanité entière a subie démontre s'il le fallait qu'une autre manière de vivre ensemble peut prévaloir", a-t-il affirmé.

M. Page a pourtant regretté que "la conception que nous avons au sujet de la coopération dans les pays occidentaux en particulier aux Etats-Unis, est une conception très unilatérale, qui entend imposer des conditions et des critères politiques".

Il a noté que des institutions financières internationales contrôlées par les pays occidentaux posent des conditions pour bénéficier de leur aide.

"Vous ne pouvez pas avoir d'aide du Fonds monétaire international (FMI) par exemple, si vous ne privatisez pas suffisamment votre service public, y compris même des conditions qui touchent à la souveraineté des pays. Cela n'est pas acceptable", a jugé l'ancien syndicaliste.

Jean-Pierre Page a proposé d'aller dans le sens du respect des choix des peuples et de les aider à faire leur expérience et à avancer avec leur propre force. "La communauté internationale est invitée à se mobiliser en faveur d'une autre approche qui réponde au besoin de l'humanité. Et cela ne peut pas se faire sans respect de l'indépendance, de la souveraineté, de la dignité et du libre choix des gens", a conclu M. Page.

Depuis des décennies, Jean-Pierre Page a maintenu un intérêt particulier sur la Chine. Il a visité ce pays à plusieurs reprises dans les années 1990. "Je rêve souvent d'y revenir car ce fût pour moi une expérience inoubliable et passionnante d'aller au devant d'un grand peuple dont l'expérience historique depuis plus de 5.000 ans a considérablement marqué l'histoire humaine et va continuer à le faire", a-t-il déclaré.

Ces dernières années, M. Page a coopéré avec ses amis pour rédiger et publier plusieurs livres sur la Chine, dont "La Chine sans oeillères" et "Les Divagations des antichinois en France", dévoilant les fausses informations sur la Chine et appelant les Occidentaux à regarder la Chine sans préjugé et illusion. Fin

http://french.news.cn/20220719/b97f57d2fa6143c1a4fda31b0bcbbb1c/c.html

LES BRICS REPRESENTENT LE MEILLEUR ESPOIR D'UN ORDRE MONDIAL PLUS JUSTE

Par Le 16/07/2022

Les BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste

Par Bradley Blankenship
Arrêt sur info — 16 juillet 2022

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Carte schématique des États membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

En s’attaquant à l’hégémonie américaine et en défiant le dollar, les membres des BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste

Par Bradley Blankenship – 26 juin 2022 – Dailytelegraph.co

Avec le potentiel d’une nouvelle monnaie de réserve et d’investissements sans conditions politiques, le groupe peut présenter une alternative à un monde étouffé par la domination occidentale.

Le 14e Sommet des BRICS à Pékin vient de s’achever dans un paysage géopolitique international agité, qui souligne l’importance de l’organisation en général. Compte tenu des défis combinés de la pandémie de Covid-19 en cours, du conflit mondial, d’un krach économique imminent et du changement climatique – le système international actuel est défaillant et une nouvelle alternative multipolaire doit prendre sa place.

Cela vaut la peine de noter le contexte du format BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Créé en 2009 au milieu d’une crise financière, l’objectif principal du premier sommet BRICS (ou BRIC comme il s’appelait alors) cette année-là à Ekaterinbourg était d’améliorer la situation économique mondiale et de réformer les institutions financières.

Bien que ces pays ne soient reliés par aucune idéologie particulière, chacun a vu la nécessité de démocratiser le système économique mondial qui avait été écrasé à lui seul par les États-Unis d’une manière extraordinairement irresponsable – voire illégale par la loi américaine, dans certains cas. Le chef de la Banque centrale de Chine avait carrément appelé à abandonner le dollar comme monnaie de réserve mondiale en 2009 en raison d’un manque de confiance dans le leadership monétaire US.

C’était il y a 13 ans, mais la nécessité d’une nouvelle monnaie de réserve ne pourrait pas être plus pertinente de nos jours. En fait, le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 22 juin, juste avant le dernier sommet des BRICS, que le groupe développait effectivement sa propre monnaie de réserve basée sur un panier de leurs devises. Avec cela, Poutine a déclaré que le groupe espérait développer des alternatives au système de paiement international existant.

Bien que cela puisse être considéré comme une provocation en Occident, c’est en fait pour le bien de l’humanité et ne vise pas strictement un pays ou une coalition de pays. À noter que l’Inde a repoussé toute rhétorique « anti-américaine » dans la déclaration conjointe du groupe, étant un pays considéré comme faisant partie du Sud global, par exemple un pays en développement, et ayant également de solides relations avec l’Occident.

Pourtant, dans le même temps, il est clair que tous les États BRICS, y compris l’Inde, bénéficieraient d’un système économique et financier mondial démocratisé. C’est pourquoi New Delhi n’a pas adhéré aux sanctions menées par l’Occident contre la Russie à propos du conflit en cours en Ukraine, car cela ne sert pas les intérêts économiques de l’Inde – et cela créerait également un mauvais précédent où les pays pourraient essentiellement être exclus de la communauté internationale sur désaccords politiques.

En effet, les BRICS et leurs membres ont parcouru un long chemin pour poursuivre une coopération au développement sans conditions. La Chine à elle seule avait déjà remplacé le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en tant que plus grand créancier net du monde au début de la dernière décennie, augmentant les investissements dans les actifs corporels dans les pays du Sud (et au-delà) grâce à l’initiative « la Ceinture et la Route ». Mais dans un défi direct à ces deux institutions dirigées par les États-Unis mentionnées précédemment, qui se sont transformées en armes de coercition économique, les BRICS ont créé la New Development Bank en 2014.

Un autre domaine où les BRICS ne sont actuellement pas actifs mais pourrait l’être est la sécurité. La stabilité financière et économique est une partie inextricable de la sécurité ; sans un système économique et financier stable, il ne peut y avoir de paix durable. De même, sans un cadre de sécurité stable, il ne peut y avoir de moteur pour le développement humain que le BRICS et ses partenaires souhaitent. Malheureusement, le lien entre ces deux facettes n’a pas été établi dans le système international libéral dominant, mais les BRICS pourraient aider à les relier, ce qui serait un développement extraordinairement bénéfique.

Pendant ce temps, alors que les BRICS se terminent, le G7 et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), deux formats internationaux dirigés par les États-Unis, se réuniront bientôt. Il convient de noter que l’OTAN rédigera son premier « concept stratégique » – le document qui définit les objectifs et les principes de l’organisation – depuis 2010. Il est prévu qu’il étendra la portée du bloc militaire bien au-delà de l’Europe et probablement jusqu’à l’Asie-Pacifique, ce qui représente un sérieux défi pour le voisinage de la Chine. Cela explique probablement pourquoi le président chinois Xi Jinping a dénoncé les « petits cercles » construits autour de l’hégémonie dans son discours aux BRICS.

Au minimum, les BRICS jouent un rôle sérieux dans l’équilibrage de l’influence maligne des États-Unis, de l’OTAN et du système mondial dominant dirigé par l’Occident. La finance et l’économie n’en sont pas une petite partie, et la volonté des BRICS d’établir des alternatives au système de Bretton Woods basé sur le dollar, en fournissant des crédits aux pays du Sud sans conditions politiques et en établissant une nouvelle monnaie de réserve, est une poussée extraordinaire vers un futur multi-polaire.

Source: Dailytelegraph.co

https://arretsurinfo.ch/les-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste

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VACCINS COVID : LA DESILLUSION AU GRAND JOUR

Par Le 12/07/2022

Vaccins Covid: la désillusion au grand jour

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 11 juillet 2022

nouveau-monde.ca

Thème: 

Analyses: 

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D’après les derniers chiffres officiels, au 5 juin 2022[1] :

Les vaccinés (deux doses) avaient 50 % de plus de risques d’être positifs au Covid, par rapport aux non-vaccinés ;

Les vaccinés (trois doses) avaient 120 % de plus de risques d’être infectés par le Covid, par rapport aux non-vaccinés.

C’est écrit noir sur blanc sur le site covidtracker, qui s’appuie sur les chiffres officiels de la DREES (direction des statistiques) :

On nous avait pourtant promis une baguette magique !

Souvenez-vous ce qu’on nous a « vendu », au départ. En janvier 2021, au début de la vaccination de masse, le vaccin était considéré comme la seule solution pour nous sortir de l’épidémie !

Faites vos deux petites doses, et ce sera le retour à la vie normale[2] ! Il n’y avait même pas besoin que tout le monde se vaccine, vous disait-on. Avec 60 % de la population vaccinée, on devrait atteindre l’immunité collective[3].

En février-mars 2021, la grande illusion continue : on nous dit alors que le recul épidémique en Israël est la preuve que la «magie vaccinale» a commencé à opérer. «Coronavirus : en Israël, un ‘retour à la vie’ grâce à la vaccination» (Europe 1) – alors qu’il s’agissait simplement de la fin de la 3ème vague, et que le vaccin n’empêchera ni la 4ème, ni la 5ème vague[4].

«Une seule solution, la vaccination!»

Puis, en avril 2021, une première inflexion a lieu. « Il faudrait vacciner 90 % de la population pour espérer retrouver une vie normale en septembre en France », et non plus seulement 60 % à 70 %[5] ! La faute, officiellement au « variant britannique », plus contagieux.

Cela n’empêche pas le discours de la « baguette magique » de continuer à prospérer.

Fin avril 2021, l’Élysée publie un communiqué, au titre sans ambiguïté : « La vaccination : seule solution face à la Covid-19[6]. »

Et fin juin, le site officiel du gouvernement publie une interview de la Pr Brigitte Autran, qui explique que « le virus va moins circuler » grâce à la vaccination de masse. Elle ajoute que la vaccination va aussi « diminuer le risque de voir émerger des variants ». Quelle erreur !

Douche froide à l’été 2021

Dès l’été 2021, le variant Delta ruine ces pieux espoirs. Le 10 août, Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group, est le premier spécialiste « officiel » à reconnaître le problème :

« Avec ce variant [Delta], nous sommes dans une situation où l’immunité collective n’est pas possible à atteindre, car il infecte les individus vaccinés »[7].

C’est la douche froide : après nous avoir promis l’immunité collective avec 60 % de la population vaccinée, puis avec 90 %, on reconnaît à l’été que le vaccin ne pourra jamais empêcher le virus de circuler, car il infecte aussi les vaccinés !

Mais en France, le ministre Olivier Véran est encore dans le déni :

« comment une vague est-elle possible alors que 90 % d’entre nous âgés de 12 ans et plus sommes vaccinés ? Est-ce que cela signifierait que le vaccin serait finalement moins efficace que prévu ? Non »[8].

Omicron: la désillusion monte d’un cran

Puis, l’hiver arrive, avec la vague Omicron. On franchit un nouveau cran dans la désillusion. Tout le monde peut constater que le virus infecte au moins autant les vaccinés (2 ou 3 doses) que les non-vaccinés. Et surtout, il n’y a jamais eu autant d’infections au total dans la population ! Alors qu’on confine les non-vaccinés, et que la population adulte est presque intégralement vaccinée, c’est le moment où l’on enregistre des records de contaminations !

Fin janvier 2022, le Pr Delfraissy, président du Conseil scientifique, commence à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : ce « vaccin » serait plutôt un « médicament »[9] ! Il réduirait les formes graves de la maladie, mais son action sur la transmission serait « limitée dans le temps ».

Printemps 2022 : la catastrophe

Au printemps 2022, les chiffres des contaminations deviennent franchement catastrophiques pour les défenseurs de ces vaccins : les vaccinés ont désormais plus de risques d’être infectés que les non-vaccinés[10] !

Résultat : les Britanniques cessent brutalement de publier le taux d’infection selon le statut vaccinal. En France, on ne communique plus sur les chiffres officiels de la DREES.

En mai 2022, un Bill Gates abattu reconnaît, sur la scène du Forum économique mondial, que « ces vaccins ne sont pas bons pour bloquer l’infection »[11]. Il en tire même la conclusion que les passeports vaccinaux n’ont aucun sens, dès lors qu’on peut être vacciné et infecté[12] !

Israël: les formes graves et les décès explosent

Sur les formes graves, la désillusion commence aussi à apparaître dans les chiffres. Début 2022, Israël connaît sa vague épidémique la plus meurtrière depuis l’apparition du Covid… alors que la grande majorité de sa population est désormais vaccinée par 2 ou 3 doses !

Des épidémiologistes comme Michel de Lorgeril en tirent les conclusions qui s’imposent :

« Les données israéliennes montrent que les campagnes de vaccination successives n’ont pas diminué la fréquence des décès, c’est-à-dire les plus sévères des formes sévères »[13].

Et on observe le même échec aux États-Unis : la 5ème vague, de février à avril 2022, est l’une des plus meurtrières ! « Conclusion évidente, pour Michel de Lorgeril, la vaccination massive n’a eu aucun effet bénéfique sur la mortalité Covid-19 aux USA ; et de façon plus générale sur la pandémie »[14].

Tout cela apparaît clairement quand on regarde les courbes de mortalité liées au Covid. Force est de constater qu’on n’observe pas une différence spectaculaire avant et après la vaccination de masse, dans aucun pays.

Autrement dit, la protection tant vantée du vaccin contre les formes graves ne se voit pas dans les chiffres globaux de l’épidémie[15]. Bref, au début de l’été 2022, il est clair que la baguette magique vaccinale a fait pschitt.

Cette évolution fascinante, en moins de 18 mois, fait penser à cette affiche humoristique qui a circulé sur Internet :

«Le vaccin : – immunise à 95 %, – immunise à 75 %, – immunise à 50 %, – il n’immunise pas, mais réduit la transmission, – il ne réduit pas la transmission, mais empêche les formes graves, – vous finissez aux soins intensifs, mais vous ne mourrez pas, – vous mourrez, mais vous allez au paradis.»

Tout ceci pose une question capitale : que s’est-il passé ?

Et pourtant, certains vous l’avaient bien dit !

Cet échec était-il imprévisible ? Est-il lié à des évènements que les autorités sanitaires ne pouvaient pas anticiper ? Les fameux variants, qui contaminent les vaccinés, étaient-ils inattendus ? La réponse est trois fois NON.

Au contraire, cette grande désillusion était non seulement prévisible… mais parfaitement prévue par ceux qui avaient les yeux ouverts ! «Honnêtement, la chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro», avait prévenu le Pr Raoult, dès le début de la pandémie[16].

En janvier 2021, au moment où tout le monde chantait la gloire des nouveaux vaccins, je vous avais écrit ceci : « Il est certain que le vaccin n’est pas la solution miracle pour mettre fin à l’épidémie et retrouver une vie normale ». La suite m’a donné raison : la vie est devenue totalement « anormale » (passes sanitaires, vaccinaux, etc.), et le nombre de contaminations et de décès Covid n’a pas été stoppé.

Un échec 100% prévisible

C’était parfaitement prévisible : « Le problème est que dans quelques mois, il n’est pas du tout acquis que ce vaccin sera encore intéressant », écrivais-je. Pour une raison simple : les coronavirus mutent beaucoup… et tendent ainsi naturellement à échapper à l’immunité vaccinale recherchée.

L’échec du vaccin était donc 100 % prévisible !

[Note de Joseph : cette explication de l’échec est donnée dans le cadre de la théorie virale dont certains pionniers se sont écartés en raison de ses lacunes scientifiques en termes de rigueur et de démonstration. La théorie alternative propose un tout nouveau paradigme et une approche scientifique cette fois valide qui tend à démontrer que les virus ne sont en réalité que des « exosomes » produits naturellement par nos cellules, avec un matériel spécifique à notre génétique, selon les diverses agressions subies (dont les divers poisons présents dans les vaccins). En conséquence et en cherchant bien, nous pourrons donc trouver finalement des milliards de prétendus « variants » et « sous-variants » étant donné les différences subtiles entre les codes génétiques individuels qui se traduiront en différences du code génétique des exosomes produits par nos cellules lorsqu’elles sont agressées d’une manière ou d’une autre (par le froid, par des toxines chimiques, par la malnutrition, par des champs électriques artificiels, par des ondes électromagnétiques pulsées, par des chocs physiques violents, etc.). Pour en savoir plus, voir le dossier Vaccins et virus ou pour résumer, l’article L’enterrement de la théorie virale.]

Je suis conscient que c’est difficile à croire, car cela voudrait dire qu’il y a eu une sorte d’hypnose de masse chez les experts, les médias et les politiques. Qu’il était malhonnête, scientifiquement, de nous présenter la vaccination comme la « seule solution » pour sortir de l’épidémie.

Mais les faits sont là – et ils valent la peine d’être exposés en détail, car ils montrent à quel point le prestige du «Saint vaccin» peut anéantir la science, le bon sens et la prudence élémentaire.

Voir la 2e partie de l’enquête de Xavier Bazin : Pourquoi le vaccin ne pouvait pas arrêter l’épidémie

Dre Nicole Delépine

 

 

 

Sources

[1] https://covidtracker.fr/vaximpact/ Selon ces données de la DREES, il y avait : 1001 cas positifs non vaccinés pour 10 millions de non vaccinés, 1489 cas positifs vaccinés pour 10 millions de vaccinés, et 2211 cas positifs vaccinés(rappel) pour 10 millions de vaccinés (rappel)

[2] https://www.letelegramme.fr/dossiers/coronavirus-campagne-de-vaccination/pr-karine-lacombe-avec-la-vaccination-un-retour-a-la-vie-normale-est-possible-a-la-rentree-23-01-2021-12692338.php

[3] https://www.bfmtv.com/sante/50-a-60-des-francais-vaccines-un-chiffre-suffisant-pour-atteindre-l-immunite-collective_AN-202012230260.html

[4] https://www.europe1.fr/international/coronavirus-en-israel-un-retour-a-la-vie-grace-a-la-vaccination-4026830

[5] https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-il-faudrait-vacciner-90-des-adultes-pour-esperer-retrouver-une-vie-normale-en-france-1617790272

[6] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/04/24/la-vaccination-seule-solution-face-a-la-covid-19

[7] https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/21/sur-le-chemin-de-l-immunite-collective-l-obstacle-du-variant-delta_6091970_3244.html

[8] https://www.youtube.com/watch?v=Pg4fH1HRRrk

[9]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-le-vaccin-est-un-peu-un-medicament-avec-une-action-formidable-pour-jean-francois-delfraissy_4929057.html

[10] C’est ce qu’on peut voir par exemple sur le site officiel « Vax Impact », pour les 60 à 79 ans : la proportion d’infection parmi les vaccinés (2 ou 3 doses) est systématiquement supérieure à celle observée chez les non-vaccinés, à partir du mois de mars 2022
https://covidtracker.fr/vaximpact/

[11] https://www.youtube.com/watch?v=jEmy9PeuRLU

[12] https://www.clarkcountytoday.com/news/bill-gates-whats-the-point-of-mandates-if-the-vaccines-dont-work/

[13] https://michel.delorgeril.info/politique-de-sante/epidemiologie-de-la-covid-19-en-mars-2022-lexemple-disrael/

[14] https://michel.delorgeril.info/vaccins/covid-donnees-epidemiologiques-le-10-mai-2022/

[15] Cette déconnection entre les études statistiques sophistiquées et ce qu’on pouvait observer à l’œil nu existe depuis le début de la vaccination de masse :
https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/vaccin-en-israel-des-chiffres-troublants

[16] https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Professeur-Didier-Raoult-Je-suis-un-renegat-1683722

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dre Nicole Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/vaccins-covid-la-desillusion-au-grand-jour/5669682

71 MILLIONS DE PERSONNES TOMBEES DANS LA PAUVRETE EN 3 MOIS, SELON L'ONU

Par Le 07/07/2022

Flambée des prix: plus de 70 millions de personnes tombées dans la pauvreté en trois mois, selon l’ONU

Flambée des prix: plus de 70 millions de personnes tombées dans la pauvreté en trois mois, selon l’ONU

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Par AlAhed avec AFP

La flambée des prix de l'alimentation et de l'énergie dans le monde a fait plonger dans la pauvreté depuis mars et en seulement trois mois 71 millions de personnes vivant dans des pays à revenus faibles, indique un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) publié jeudi.

Cette accélération de la pauvreté «est considérablement plus rapide que le choc de la pandémie de Covid-19», note le Pnud dans un communiqué, qui impute en partie à la guerre en Ukraine la flambée des prix, ce que dément la Russie.

Selon le Programme onusien, «les transferts d'argent ciblés vers les ménages sont plus équitables et plus rentables que des subventions énergétiques générales».

Le Pnud considère dans le même temps que les pays concernés auront besoin d'un soutien du système multilatéral «pour joindre les deux bouts».

Les Balkans, en situation critique

«Alors que les taux d'intérêt augmentent en réponse à la flambée de l'inflation, il existe un risque de déclencher une nouvelle pauvreté induite par la récession qui exacerbera encore plus la crise, accélérant et approfondissant la pauvreté dans le monde», avertit aussi le Pnud dans son rapport.

Le document s'est penché sur 159 pays.

Les États en situation la plus critique sont dans les Balkans, dans la région de la mer Caspienne et en Afrique subsaharienne, en particulier au Sahel.

«Des flambées de prix sans précédent signifient que pour de nombreuses personnes à travers le monde, la nourriture qu'elles pouvaient se permettre hier n'est plus accessible aujourd'hui», déplore dans le communiqué le patron du Pnud, Achim Steiner.

«Cette crise du coût de la vie fait basculer des millions de personnes dans la pauvreté» au risque d'une «famine à une vitesse époustouflante».

En parallèle, «la menace d'une augmentation des troubles sociaux grandit de jour en jour», estime-t-il.

Parmi les pays faisant face aux conséquences les plus dramatiques de la hausse des prix figurent l'Arménie, l'Ouzbékistan, le Burkina Faso, le Ghana, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, Haïti, le Pakistan, le Sri Lanka, l'Ethiopie, le Mali, le Nigeria, le Sierra Leone, la Tanzanie ou le Yémen.

https://french.alahednews.com.lb/44772/296

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A LA MEMOIRE DU DOCTEUR VLADIMIR ZELENKO : MEDECIN, SCIENTIFIQUE ET MILITANT

Par Le 06/07/2022

À la mémoire du Dr Vladimir Zelenko : médecin, scientifique et militant

Par Conseil mondial de la Santé

Mondialisation.ca, 05 juillet 2022

worldcouncilforhealth.org

Thème: 

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Le Dr Valadimir « Zev » Zelenko est décédé le 30 juin 2022, laissant derrière lui un héritage d’aide aux autres dans la lutte contre le Covid-19.

Le Dr Zelenko était médecin, scientifique et militant pour les droits médicaux. Il est surtout reconnu pour son application sûre et pratique d’une nouvelle combinaison de trois médicaments d’hydroxychloroquine, de sulfate de zinc et d’azithromycine pour lutter contre le Covid-19 dans les milieux préhospitaliers.

Le Dr Zelenko est titulaire d’un baccalauréat en chimie de l’Université Hofstra avec grande distinction. En mai 2000, il a obtenu son diplôme de médecin après avoir reçu une bourse universitaire pour fréquenter S.U.N.Y à la Buffalo School of Medicine. Le Dr Zelenko a terminé sa résidence en médecine familiale au South Nassau Communities Hospital à Oceanside, dans l’État de New York, en mai 2004. Depuis, le Dr Zelenko travaille dans la vallée de l’Hudson à New York en tant que médecin de famille.

En mars 2020, l’équipe du Dr Zelenko a été l’une des premières au pays à traiter avec succès des milliers de patients atteints de Covid-19 dans le cadre préhospitalier. Tout en luttant contre un sarcome récurrent et métastatique, en se remettant d’une chirurgie à cœur ouvert et en subissant une chimiothérapie agressive, le Dr Zelenko a développé son désormais célèbre « protocole Zelenko », qui a sauvé des vies partout dans le monde.

En décembre 2020, Zelenko et ses co-auteurs ont publié un article sur une étude de cas rétrospective de traitement ambulatoire avec du zinc, de l’hydroxychloroquine à faible dose et de l’azithromycine, dans l’International Journal of Antimicrobial Agents, qui indiquait une réduction significative de l’incidence des hospitalisations de patients COVID-19 traités avec le protocole, 2,8% traités contre 15,4% non traités.

Zelenko était également un défenseur courageux et un défenseur des principes fondamentaux de la médecine. Il a persévéré contre la diffamation incessante des médias et les menaces contre sa personne. Le Dr Zelenko était un juif orthodoxe pratiquant, marié et père de 8 enfants, et a écrit deux livres intitulés Metamorphosis et Essence à Essence.

Le Conseil mondial de la santé est attristé par la nouvelle du décès du Dr Zelenko, à la suite de sa longue bataille contre le cancer. C’était un médecin passionné et dévoué qui se battait sans relâche pour ses patients. Nous nous souviendrons de lui pour son courage et sa détermination face à l’adversité. Nos pensées vont à sa famille, à ses patients et à ses amis en cette période difficile.

Vous pouvez en savoir plus sur l’héritage du Dr Zelenko par le biais de sa fondation, The Zelenograd Freedom Foundation.

« J’ai regardé la mort dans les yeux et j’ai été préparé à rencontrer Dieu. Je ne crains rien sur cette terre. » Dr Zelenko

La source originale de cet article est worldcouncilforhealth.org

Copyright © Conseil mondial de la Santéworldcouncilforhealth.org, 2022


https://www.mondialisation.ca/a-la-memoire-du-dr-vladimir-zelenko-medecin-scientifique-et-militant/5669518

LA TENDANCE VERS UN MONDE MULTIPOLAIRE EST DEFINIE PAR LA LUTTE DES CLASSES

Par Le 04/07/2022

La tendance vers un monde multipolaire est définie par la lutte des classes

 

04 Juil 2022

  

« L’émergence d’un monde multipolaire est le résultat des luttes pour la souveraineté nationale et l’autodétermination, qui sont liées à la lutte des classes à l’échelle mondiale », explique Danny Haiphong, rédacteur en chef du Black Agenda Report.

Dans l’ère post-soviétique, il est devenu à la mode de dépouiller tous les développements géopolitiques de leurs racines de classe. Les guerres ont été expliquées par la propagande bourgeoise : la guerre contre la terreur, la compétition entre les grandes puissances et les questions de « sécurité nationale ». La crise ukrainienne en est un bon exemple.  L’opération militaire de la Russie en Ukraine a été qualifiée de guerre sans cause par les détracteurs occidentaux. Mais sous la cacophonie de l’idéologie et de la propagande capitalistes se cache une lutte des classes qui se déroule sur la scène mondiale de la multipolarité et dont le conflit entre la Russie et l’Ukraine n’est qu’un des points chauds.

Vladimir Lénine est peut-être le révolutionnaire marxiste le plus connu à avoir avancé une théorie moderne des relations internationales ancrée dans la lutte des classes engendrée par l’impérialisme. Lénine a conclu que l’ascendant du capital monopoliste et financier divisait le monde en colonies et en nations opprimées. L’autodétermination de ces nations devait donc constituer un pilier central de la lutte pour le socialisme dans le monde. Sans l’autodétermination, les travailleurs et les opprimés du monde entier subiraient des pertes incommensurables du fait du fléau de la domination coloniale et de ses trois maux que sont l’occupation militaire, le pillage économique et la discrimination raciale.

La multipolarité est par essence une continuation de la lutte pour l’autodétermination à l’ère moderne. Après des années de divagations impérialistes sur la « Fin de l’Histoire » et « Il n’y a pas d’alternative » (TINA) au néolibéralisme, la tendance vers un monde multipolaire démontre que c’est exactement le contraire. Aux quatre coins du globe, la domination unipolaire de l’impérialisme américain s’effondre sur ses propres contradictions. En Europe, l’impérialisme américain menace d’éteindre les lumières et de placer ce qui était autrefois le centre du développement capitaliste dans un état permanent de décadence. En Amérique latine, les gouvernements de gauche insurgés dirigés par Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie et d’autres pays rejettent la domination américaine dans leur quête d’un développement et d’une intégration socialistes centrés sur les peuples. En Afrique, le pillage occidental et la militarisation menée par les États-Unis ont conduit de nombreux pays à rechercher des relations plus fortes avec la Chine et la Russie.

La Chine et la Russie sont à l’avant-garde du monde multipolaire. Le système de gouvernance socialiste de la Chine a permis d’équilibrer l’entrée dans un système économique mondial instable, dominé par le capitalisme, en maintenant le contrôle de l’État sur les sommets de l’économie tels que l’énergie, la terre, le transport, les ressources naturelles et la finance. Cela a permis à la Chine de se hisser au sommet de l’échelle économique en tant qu’innovateur de premier plan dans le domaine de la haute technologie et de répondre aux impératifs socialistes tels que la pauvreté, le changement climatique et la santé publique. La Russie s’est extraite de l’effondrement désastreux de l’Union soviétique pour retrouver sa souveraineté nationale et devenir rapidement une grande puissance économique et militaire.

Bien que de nombreuses différences existent entre la Russie et la Chine, ce qui les lie est un engagement en faveur du développement souverain et de l’autodétermination. L’alliance de la Chine et de la Russie a inclus une résistance ferme aux sanctions américaines et occidentales contre non seulement leurs sociétés mais aussi des nations plus petites du Sud comme la RPDC, Cuba et la Syrie. La Chine et la Russie ont mené des efforts pour trouver des solutions pacifiques là où les États-Unis ne font que faire la guerre. Alors que les États-Unis ont appliqué la force militaire dans leur politique à l’égard de la Syrie, de l’Ukraine et de la RPDC, pour n’en citer que quelques-uns, la Chine et la Russie se sont positionnées comme des points d’ancrage pour la paix au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et de plusieurs autres organisations multilatérales. Celles-ci comprennent les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai et les projets d’infrastructure de l’initiative « Belt and Road » et de l’Union économique eurasienne, qui offrent des voies de coopération vers l’intégration et le développement économiques.

Les efforts de la Russie et de la Chine constituent sans doute les fondements de la multipolarité. Mais qu’est-ce qu’un monde multipolaire exactement ? C’est un monde où de multiples systèmes de développement existent, parfois en contradiction et en conflit les uns avec les autres, parfois en coopération. Certains ont envisagé ce développement en termes abstraits, dépouillant la multipolarité de son caractère de classe. C’est une erreur monumentale. La multipolarité n’est pas un développement bénin, mais une excroissance de la lutte des classes.

La guerre de l’impérialisme américain contre la multipolarité est une guerre contre l’autodétermination et la souveraineté. Pour l’impérialisme américain, l’unité entre les nations opprimées du monde est le principal ennemi de la domination unipolaire nécessaire pour maximiser le profit capitaliste. Contrecarrer cette unité est la principale raison pour laquelle les États-Unis ont encerclé militairement la Russie et la Chine et imposé des sanctions sur des éléments clés de leurs économies. C’est la raison pour laquelle Cuba, le Nicaragua et le Venezuela souffrent de la famine provoquée par les sanctions américaines et que les mouvements de gauche de toute l’Amérique latine ont été sapés pour avoir cherché à se libérer collectivement de la doctrine impérialiste américaine de Monroe. En outre, la militarisation de l’Afrique par les États-Unis via le Commandement des États-Unis pour l’Afrique est intimement liée à la guerre des États-Unis et de l’OTAN contre la Libye en 2011, une nation qui avait pour objectif central l’intégration du continent africain riche en ressources par le biais d’une monnaie, d’une armée et d’un système de passeport indépendants.

Les guerres américaines en Asie occidentale et centrale ne peuvent pas non plus être séparées de la lutte des classes incarnée par la multipolarité. Ces guerres ont un seul objectif : maintenir la région dans le chaos. Le chaos recèle la possibilité que des projets d’intégration tels que l’initiative Belt and Road menée par la Chine soient arrêtés dans cette partie clé du monde. La guerre des États-Unis contre la Syrie et leurs campagnes de déstabilisation continues en Irak et en Afghanistan, par exemple, sont en partie une tentative de bloquer la vision de la Russie et de la Chine pour l’intégration de la région d’Est en Ouest. La faim, la mort et le terrorisme massifs qui ont résulté de ces guerres ne sont que des dommages collatéraux dans l’objectif plus large de contrecarrer une indépendance et une autodétermination véritables.

Dans ce contexte de nouvelle guerre froide intense, certains peuvent se demander si la Russie peut sérieusement être considérée comme un champion de l’autodétermination et de la souveraineté. Après tout, la crise ukrainienne actuelle a été dépeinte par l’Occident comme un exemple incontestable d’agression russe qui viole le droit international. Soyons clairs : l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine ne contredit pas le postulat central selon lequel la multipolarité est enracinée dans la lutte des classes. Les empiètements des États-Unis et de l’OTAN le long des frontières de la Russie depuis 1991 et le coup d’État soutenu par les États-Unis en Ukraine en 2014 ont créé une situation sécuritaire intenable. Plutôt que de contredire le rôle de la Russie dans un système mondial multipolaire, la crise ukrainienne l’a renforcé en démontrant à quel point les enjeux de cette lutte des classes sont vraiment énormes.

La crise ukrainienne a révélé comment la guerre des États-Unis contre la multipolarité menace de provoquer une guerre mondiale encore plus destructrice que les deux précédents conflits mondiaux du 20e siècle, qui ont opposé les capitalistes pour la domination de la planète. En menant sans cesse des manœuvres de guerre contre-insurrectionnelles destinées à provoquer la Russie et la Chine, l’empire américain joue avec le feu. En témoigne le refus total des États-Unis de négocier avec la Russie en décembre 2021 pour empêcher l’escalade de la crise ukrainienne et l’augmentation de leurs dépenses militaires en faveur de l’Ukraine et de Taïwan au cours de la même période. L’impérialisme américain a toujours été l’instigateur de la guerre et le violateur de l’autodétermination, mais la désinformation mur à mur des médias occidentaux a convaincu de nombreuses personnes en Amérique du Nord et en Europe de croire le contraire.

L’impérialisme américain considère clairement la multipolarité non pas sous le prisme de la coexistence pacifique, mais comme une menace pour le maintien de son empire financier. Les forces progressistes et de gauche en Occident devraient en faire autant. La multipolarité est en effet une guerre de classe, caractérisée par des nations et des peuples qui poursuivent un développement pacifique, souverain et centré sur les personnes, face à un hégémon prêt à utiliser les formes les plus mortelles de guerre économique, politique et militaire pour les arrêter.

La question qui se pose est la suivante : de quel côté sommes-nous ? Du côté des impérialistes dirigés par les États-Unis, qui cherchent à obtenir un profit maximal pour le moins de personnes et de nations possible, ou du côté de la Chine, de la Russie et de ses alliés, qui s’efforcent de parvenir à l’autodétermination et à l’intégration afin de répondre aux besoins des populations et de la planète ? Notre réponse collective déterminera si les forces progressistes de l’Occident restent à l’écart et assistent à la guerre contre la multipolarité ou si elles s’organisent pour suivre les conseils de Lénine et s’engager dans la lutte pour vaincre leurs propres gouvernements impérialistes qui en sont à l’origine.

 

Source originale: Black Agenda Report

https://www.investigaction.net/fr/la-tendance-vers-un-monde-multipolaire-est-definie-par-la-lutte-des-classes/

Traduit de l’anglais par Bernard Tornare

L’EXPANSION DE L’OTAN APPELLE A LA CONFRONTATION ET MENACE LA SECURITE MONDIALE

Par Le 01/07/2022

L’expansion de l’OTAN appelle à la confrontation et menace la sécurité mondiale

 Depuis 44 minutes  1 juillet 2022

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 Amérique et Europe - OTAN - USA

 

L’OTAN a officiellement invité la Suède et la Finlande à rejoindre l’alliance militaire, ce qui montre à quel point « le produit de la guerre froide » se complaît dans la confrontation idéologique et la politique des blocs.

Tout en mettant l’accent sur les garanties de sécurité autoproclamées pour les membres, sa dernière expansion vers le nord, dans le contexte de la crise ukrainienne actuelle, pose un grave problème pour la sécurité mondiale, en particulier dans la région de la mer Baltique et du pôle Nord, ont estimé des experts.

ESCALADE DE LA CONFRONTATION

Dans un contexte de mesures de sécurité très strictes et de mécontentement généralisé exprimé par des manifestants, les dirigeants des pays membres de l’OTAN se sont réunis à Madrid pour le sommet de 2022, au cours duquel la Suède et la Finlande, deux pays nordiques ayant depuis longtemps une politique de neutralité et de non-alignement militaire, ont été officiellement invités à rejoindre le bloc.

L’expansion de l’OTAN ne peut qu’accroître le sentiment d’insécurité de la Russie et déclencher des contre-mesures correspondantes, car l’adhésion de la Finlande – qui a 1.300 kilomètres de frontière terrestre avec la Russie – ferait plus que doubler les limites territoriales de l’OTAN avec la Russie.

Au lieu de « les rendre (la Suède et la Finlande) plus sûres, l’OTAN plus forte et la zone euro-atlantique plus sécurisée » comme l’a promis l’OTAN, les analystes craignent que ces adhésions ne fassent que bouleverser le paysage sécuritaire de l’Europe et qu’elles finissent par provoquer des catastrophes.

L’expansion de l’OTAN et ses réactions à la crise ukrainienne « vont créer d’énormes problèmes socio-économiques et politiques, voire des soulèvements en Europe au fil du temps », a considéré Jan Oberg, directeur de la Transnational Foundation for Peace and Future Research, dans une récente interview accordée à Xinhua.

Selon lui, l’Europe et le monde entier se trouvent désormais « dans une situation plus dangereuse » qu’au cours des dernières décennies. « L’OTAN est responsable du conflit sous-jacent construit sur l’idée perverse qu’il n’y a pas de limites à l’expansion. Et cela continue », a-t-il indiqué.

Zhang Jun, représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, a noté mardi que les cinq expansions de l’OTAN vers l’est après la guerre froide n’ont non seulement pas réussi à rendre l’Europe plus sûre, mais ont également semé les graines du conflit.

« La guerre froide a pris fin il y a longtemps. Il est nécessaire que l’OTAN reconsidère son propre positionnement et ses responsabilités, abandonne complètement la mentalité de la guerre froide fondée sur la confrontation des blocs, et s’efforce de construire un cadre de sécurité européen équilibré, efficace et durable, conformément au principe de la sécurité indivisible », a-t-il dit.

UN OUTIL POUR MAINTENIR L’HÉGÉMONIE

Tout en favorisant l’expansion vers le nord au mépris des préoccupations de la Russie en matière de sécurité, l’OTAN a affirmé, lors du sommet de Madrid, que dans un nouveau Concept stratégique, qui définit une fois par décennie ses priorités et ses objectifs, la Russie constitue la « menace la plus importante et la plus directe » pour la paix et la sécurité de ses membres.

Selon les analystes, cette décision montre que l’OTAN n’est plus qu’un outil permettant à Washington de maintenir son hégémonie. Le soi-disant nouveau Concept stratégique n’est qu’un  »dispositif obsolète dans un nouvel emballage », qui n’a rien changé à la mentalité de confrontation des blocs de la guerre froide.

Stephen Ndegwa, chargé de cours en relations internationales à la United States International University (USIU) – Africa, basée à Nairobi, a estimé que l’objectif principal de l’OTAN était de maintenir sa domination sur les autres pays. En mobilisant davantage de pays occidentaux pour qu’ils adhèrent à l’Alliance atlantique, l’OTAN pourrait attiser davantage le feu de la crise russo-ukrainienne, a-t-il fait remarquer.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, a exprimé ses doutes en déclarant que la Russie condamnait le « cours irresponsable » de l’alliance militaire qui « ruinait l’architecture européenne, ou ce qu’il en restait. »

Parallèlement, dans le Concept stratégique, la Chine est qualifiée pour la première fois de « défi systémique ».

« La Chine poursuit une politique étrangère indépendante de paix. Elle ne s’immisce pas dans les affaires intérieures des autres pays, n’exporte pas d’idéologie, rejette le principe d’une ‘juridiction au bras long’ et n’impose pas de mesures économiques coercitives ou de sanctions unilatérales. Comment la Chine pourrait-elle être qualifiée de ‘défi systémique’ ? » a dit Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse mardi.

DE MAUVAISES INTENTIONS POUR L’ASIE-PACIFIQUE

Dans un effort pour contrôler la Chine, les responsables américains et leurs alliés de l’OTAN ont fait valoir de manière agressive que la Chine, pays d’Asie de l’Est, menace la sécurité euro-atlantique.

Washington, qui tente d’asseoir son influence en Asie depuis des décennies, a invité ses partisans d’Asie-Pacifique, dont le Japon, la République de Corée, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, à participer au sommet de l’OTAN pour la première fois.

« L’OTAN veut être mondiale », a dit Xulio Rios, directeur de l’Observatoire de la politique chinoise en Espagne, dans une interview accordée à Xinhua à la veille du sommet.

Ces dernières années, l’OTAN a fait montre de sa puissance dans la région Asie-Pacifique, en essayant de transposer le modèle de confrontation des blocs de l’Europe à la région Asie-Pacifique.

L’ancien secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, a estimé que l’expansion de l’OTAN et sa recherche d’une présence plus forte en Asie rendraient plus difficile l’interaction des membres de l’OTAN avec d’autres pays qui ne considèrent pas la Chine ou la Russie comme des ennemis ou des rivaux. Ils ne veulent pas prendre parti entre la Chine, la Russie et l’Occident.

Source: French.xinhuanet.com

https://french.almanar.com.lb/2368335

  

COMMUNIQUE DE LA FEDERATION SYNDICALE MONDIALE (FSM) SUR LE SOMMET 2022 DE L’OTAN

Par Le 30/06/2022

29 Juin 2022

 

28 Jun 2022
La Fédération Syndicale Mondiale, représentant plus de 105 millions de travailleurs de 133 pays sur les 5 continents, en vue du Sommet 2022 de l’OTAN  qui se tiendra les 29 et 30 juin à Madrid, condamne fermement et sans équivoque l’existence de l’OTAN qui constitue une machine agressive de guerre au service des intérêts des pays impérialistes de l’alliance.

Nous dénonçons les mensonges provocateurs et les récits officiels de l’OTAN selon lesquels l’objectif de l’alliance est de « assurer la sécurité de son milliard d’habitants ». Les peuples du monde entier savent que la mission sanglante de cette alliance impérialiste est de maintenir et d’étendre autant que possible le rapport de force existant favorable aux pays de l’OTAN pour sauvegarder les profits de leurs monopoles. Dans le système impérialiste caractérisé par les interdépendances inégales qui régissent les relations entre tous les États capitalistes, tant les peuples des États membres de l’OTAN que les peuples des autres pays n’ont rien à attendre des alliances et des guerres impérialistes, sauf la mort, la souffrance, la pauvreté et la misère.

Nous dénonçons les exclusions, les discriminations, les embargos et les sanctions imposés par les États-Unis, l’OTAN et l’UE contre plusieurs pays, car ils ont un impact négatif sur le niveau de vie des familles à faible revenu, des travailleurs, des petits agriculteurs pauvres et des couches populaires en général.

Nous dénonçons la « préoccupation » hypocrite des dirigeants des États-Unis, de l’UE et de l’OTAN, qui invoquent effrontément le droit international et la défense de la liberté lorsqu’ils parlent de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils parlent comme si l’histoire humaine commençait en février 2022, ils falsifient la réalité historique, confirmant que la vérité est toujours l’une des premières victimes de la guerre. L’OTAN invoque la paix, l’autodétermination, l’intégrité territoriale, le droit international, la démocratie et les droits de l’homme, alors qu’elle est la première à faire la guerre en tuant « ce qui survit à leur paix ». Ils sont les premiers à intervenir dans les affaires intérieures des autres États, à modifier les frontières et à violer le droit international et les droits de l’homme afin d’étendre leurs sphères d’influence et de servir leurs plans géostratégiques.

Les responsables d’innombrables invasions et interventions portent la responsabilité principale de la militarisation des relations internationales, car ils insistent sur le maintien et l’expansion de l’OTAN dans le contexte d’un Nouvel Ordre Mondial.

La paix mondiale ne peut être protégée par la militarisation ou en parrainant toutes sortes d’idéologies fascistes et nationalistes d’extrême droite. La paix mondiale ne peut reposer sur des sanctions et des guerres économiques. Ceux qui, par principe, défendent la paix et la liberté, se battent pour la dissolution de l’OTAN et de toutes les coalitions militaires, le démantèlement des armes nucléaires, le respect de l’indépendance et de la souveraineté de tous les pays, et pas seulement de ceux qui s’alignent et servent les intérêts des États-Unis et leurs alliés.

La Fédération syndicale mondiale est fermement convaincue que les dépenses militaires privent les gens du droit fondamental de vivre dans la dignité et que l’OTAN déstabilise le monde ; elle exige la dissolution inconditionnelle et urgente de l’OTAN.La Fédération Syndicale Mondiale appelle les travailleurs du monde entier à lutter contre les guerres impérialistes et le système qui les génère, à lutter pour la paix mondiale et la solidarité entre les peuples, à s’opposer au gaspillage des ressources et de l’argent à des fins militaires, à exiger le démantèlement des armes nucléaires et la dissolution immédiate de l’OTAN.

 

Le Secrétariat

source : http://www.wftucentral.org/communique-de-la-fsm-sur-le-sommet-2022-de-lotan/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#OTAN

LES GOUVERNEMENTS CAPITALISTES D’ESPAGNE ET DU MAROC SONT RESPONSABLES DU MASSACRE DES TRAVAILLEURS MIGRANTS A MELILLA

Par Le 30/06/2022

29 Juin 2022

Les gouvernements capitalistes d'Espagne et du Maroc sont responsables du massacre des travailleurs migrants à Melilla.
29 juin, 2022
Tribune populaire
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Caracas, 28-06-2022 (Communiqué) - Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV) a condamné le massacre de migrants à Melilla le 24 juin.

Dans un communiqué, l'organisation a souligné que le massacre est le résultat "du pacte réactionnaire entre les gouvernements capitalistes d'Espagne et du Maroc, qui ignorent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

Le texte est reproduit intégralement ci-dessous :

Caracas, 28 juin 2022

Les crimes du capital contre les travailleurs du monde s'intensifient en raison de l'aggravation de la crise capitaliste. Le récent massacre de travailleurs migrants à la barrière de Melilla fait partie de la tendance actuelle du capital en crise à anéantir la population ouvrière qu'il détermine comme excédentaire et où la guerre capitaliste joue un rôle efficace.

Les déclarations honteuses du président du gouvernement espagnol félicitant les autorités marocaines et justifiant les meurtres commis, sous l'argument de la prétendue lutte contre la "migration illégale", montrent comment les représentants politiques du capital se croient autorisés à exécuter ces crimes contre les travailleurs migrants ; la même population ouvrière dont ils facilitent l'entrée dans leurs pays lorsqu'ils ont besoin de main-d'œuvre bon marché et augmentent la concurrence entre les travailleurs sur les marchés nationaux.

Le massacre de Melilla est le produit du pacte réactionnaire entre les gouvernements capitalistes d'Espagne et du Maroc, qui méprisent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le gouvernement du "progressisme" en Espagne, avec sa subordination à l'OTAN dans la guerre en Ukraine, sa position colonialiste sur la cause sahraouie et le massacre des travailleurs à Melilla, montre clairement qu'il n'est rien de plus qu'un instrument au service des intérêts des monopoles et de l'impérialisme.

Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV) exprime sa ferme condamnation du massacre des migrants à Melilla et appelle à la plus grande solidarité de la classe ouvrière mondiale. L'offensive criminelle du capital contre les travailleurs et sa tentative de nous entraîner dans une guerre générale doivent être affrontées en renforçant la solidarité internationale et en intensifiant la confrontation de classe contre les capitalistes à chaque niveau national.

Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela (PCV)

source : https://prensapcv.wordpress.com/2022/06/29/los-gobiernos-capitalista-de-espana-y-marruecos-son-los-responsables-de-la-masacre-de-trabajadores-migrantes-en-melilla/

Tag(s) : #Venezuela#Communiste#PCV#Maroc#Espagne

LES REVELATIONS DE WIKILEAKS CONTREDISENT LES RECITS OFFICIELS REPRIS PAR LES MEDIAS INSTITUTIONNELS

Par Le 28/06/2022

27 juin 2022

Les révélations de Wikileaks contredisent les récits officiels repris par les médias institutionnels

Julian ASSANGE

Cet article de Julian Assange date de novembre 2012. Publié ici en guise de rappel de celui qui a été trahi et abandonné par les médias institutionnels, qui l’ont traité de tous les noms pour son travail altruiste en faveur de notre droit de savoir. A vous de juger (NdT)

Jeudi 29 novembre, Bradley Manning a témoigné pour la première fois depuis son arrestation il y a deux ans et demi à Bagdad. Aujourd’hui marque également le deuxième anniversaire des premières unes dans le monde entier du Cablegate, une archive de 251287 câbles diplomatiques du département d’État américain - des messages envoyés entre le département d’État et ses ambassades, consulats et missions diplomatiques dans le monde. En collaboration avec un réseau de plus de 100 organes de presse, nous avons révélé l’éventail complet des techniques utilisées par les États-Unis pour s’imposer dans le monde. Le jeune analyste du renseignement Bradley Manning est détenu en tant que source présumée.

WikiLeaks a fait l’objet d’attaques, des politiciens américains et des experts de droite demandant que nous soyons tous désignés comme des terroristes, certains appelant même à mon assassinat et à l’enlèvement de notre personnel. Lors de l’émission Meet The Press, le vice-président Joe Biden m’a qualifié de "terroriste high-tech", tandis que le sénateur Joe Lieberman a demandé que nous soyons poursuivis en vertu de la loi américaine sur l’espionnage. Le porte-parole du ministère de la Justice, Dean Boyd, a admis, pas plus tard qu’en juillet 2012, que l’enquête du ministère de la Justice sur WikiLeaks était en cours, et le Pentagone a renouvelé ses menaces à notre encontre le 28 septembre, déclarant que notre travail était un "crime en cours". En conséquence, j’ai obtenu l’asile politique et je vis maintenant à l’ambassade d’Équateur à Londres, entouré de policiers armés, tandis que la contribution du FBI dans l’enquête "de l’ensemble du gouvernement" contre nous, selon le témoignage du tribunal, avait atteint 42135 pages en décembre de l’année dernière.

En début de semaine, WikiLeaks a publié des documents de la Commission européenne montrant que le sénateur Lieberman et le membre du Congrès Peter T. King ont directement influencé les décisions de PayPal, Visa et MasterCard de bloquer les dons à WikiLeaks, qui a bloqué 95 % de nos donateurs depuis décembre 2010. La semaine dernière, le Parlement européen a exprimé sa volonté que la Commission empêche le blocage arbitraire de WikiLeaks.

Bradley Manning, qui est présumé être une source des câbles, a commencé à témoigner jeudi sur son traitement préalable au procès, qui, selon le rapporteur spécial des Nations unies Juan Mendez, était "au minimum un traitement cruel, inhumain et dégradant en violation de l’article 16 de la Convention contre la torture." Le capitaine William Hoctor, le psychiatre du gouvernement ayant 24 ans d’expérience qui a évalué Manning à la base de Quantico, en Virginie, a témoigné que les commandants de brigade avaient ignoré ses recommandations concernant la détention de Manning, ce qu’il n’avait même pas connu dans le cadre de son travail à la prison de Guantánamo Bay.

Bradley Manning est détenu sans procès depuis 921 jours. Il s’agit de la plus longue détention avant procès d’un soldat de l’armée américaine depuis au moins la guerre du Vietnam. Selon le droit militaire américain, le maximum est de 120 jours.

Les documents que Bradley Manning aurait divulgués ont mis en lumière des exemples étonnants de subversion du processus démocratique par les États-Unis dans le monde entier, d’évitement systématique de l’obligation de rendre des comptes pour des atrocités et des meurtres, et de nombreux autres abus. Nos archives de câbles du département d’État sont apparues dans des dizaines de milliers d’articles, de livres et d’ouvrages savants, illustrant la nature de la politique étrangère des États-Unis et les instruments de leur pouvoir national. À l’occasion du deuxième anniversaire du lancement du Cablegate, je souhaite mettre en lumière certaines des histoires qui en sont ressorties.

Une guerre de terreur

La guerre contre la terreur menée par les États-Unis a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, attisé la violence sectaire et tourné en dérision le droit international. Les victimes et leurs familles luttent pour que leur histoire soit reconnue, et le fait que les États-Unis évitent systématiquement de rendre des comptes pour les crimes de guerre revient à nier leur droit d’être considérés comme des êtres humains. De plus, comme les États-Unis s’appuient de plus en plus sur des opérations militaires clandestines menées hors de tout contrôle gouvernemental, l’exécution de cette guerre contre la terreur en pleine expansion est de plus en plus découplée du processus démocratique. Alors que le président Obama avait promis au peuple américain en 2008 de mettre fin à la guerre en Irak, les troupes américaines n’ont été retirées que lorsque des informations provenant d’un câble ont relancé l’examen international des abus commis en Irak, ce qui a entraîné le refus d’accorder une immunité permanente aux troupes américaines en 2012 ou au-delà.

En 2007, l’ambassade des États-Unis à Bagdad a obtenu une copie du rapport d’enquête final du gouvernement irakien sur le massacre de 17 civils le 16 septembre 2007 sur la place Nisour. Le rapport concluait que l’incident était une attaque non provoquée contre des civils non armés, demandait une indemnisation de 8 millions de dollars pour chaque décès et de 4 millions de dollars pour chaque blessé, et exigeait que la société de sécurité privée Blackwater soit remplacée dans les six mois. Blackwater a continué à opérer en Irak pendant deux ans par la suite, et l’ambassade des États-Unis a indemnisé les victimes à hauteur de 10 000 dollars pour chaque décès et de 5 000 dollars pour chaque blessé. Cinq ans plus tard, les mercenaires de Blackwater incriminés ont échappé à l’obligation de rendre des comptes en Irak, et les tentatives de les traduire en justice aux États-Unis se sont soldées par une longue série d’affaires classées sans suite et un compromis non divulgué. La publication par WikiLeaks de 391832 rapports de terrain de l’armée américaine (Iraq War Logs) a permis de découvrir 14 autres cas où Blackwater a ouvert le feu sur des civils, ainsi que de nombreux autres cas d’abus. Les carnets de bord de la guerre d’Irak ont également montré comment les États-Unis ont livré des prisonniers à la torture avec des détails sordides - des histoires d’électrocution, de mutilation et de victimes torturées avec des perceuses.

Le fait que, cinq ans plus tard, les victimes du massacre de la place Nisour n’aient vu aucune responsabilité significative est une atrocité. Mais il n’est malheureusement pas surprenant que les États-Unis réclament l’immunité pour leurs forces dans d’autres pays, pour ensuite ne pas administrer la justice chez eux.

Ces événements - et en particulier un câble détaillant l’exécution sommaire de 10 civils irakiens, dont quatre femmes et cinq enfants - par des soldats américains et une frappe aérienne ultérieure pour dissimuler les preuves, ont forcé le retrait des États-Unis d’Irak en 2011. L’histoire de l’exécution menottée et de la dissimulation a suscité l’indignation du monde entier au milieu des négociations visant à prolonger la présence des troupes américaines en 2012 et, en réponse à la couverture internationale, l’Irak a relancé son enquête sur l’incident. L’Irak a finalement refusé d’accorder l’immunité aux troupes américaines en 2012, ce qui a contraint les États-Unis à se retirer en décembre 2011.

Cette violence systémique et cette dissimulation s’étendent à la guerre en Afghanistan. Lorsque l’on a appris qu’une campagne de bombardement à minuit sur le village afghan de Granai en 2009 avait peut-être causé la mort d’une centaine de civils, les responsables américains ont publiquement affirmé que la plupart des morts étaient des combattants talibans. Un câble du département d’État rédigé peu après l’événement résume une réunion entre le chef de la Croix-Rouge en Afghanistan, Reto Stocker, et l’ambassadeur américain Carl Eikenberry, au cours de laquelle ils ont discuté des conclusions d’une enquête sur l’événement. Dans le câble, Stocker est présenté comme "l’une des sources les plus crédibles d’informations impartiales et objectives en Afghanistan". Le rapport de la Croix-Rouge estime que 89 des morts et 13 des blessés étaient en fait des civils. Ni le gouvernement américain ni la Croix-Rouge n’ont révélé publiquement ces chiffres.

WikiLeaks et le printemps arabe

Les câbles tunisiens décrivent l’extrême corruption et le manque de transparence du régime Ben Ali. La famille élargie de Ben Ali est décrite comme la pire des délinquantes, sa vie somptueuse s’accompagnant "d’un large éventail de manœuvres de corruption", notamment "l’expropriation de biens et l’extorsion de pots-de-vin". Nous avons également appris que les biens de la famille Ben Ali comprenaient une compagnie aérienne, plusieurs hôtels et une station de radio. Un câble décrit la censure par l’État de la seule station de télévision par satellite privée de Tunisie, ainsi qu’un jugement fiscal surprise de près de 1,5 million de dollars contre la station.

Dans son rapport annuel 2011, Amnesty International a félicité WikiLeaks et ses partenaires médiatiques pour avoir catalysé la révolution en Tunisie :

" Alors que la " révolution de jasmin " en Tunisie n’aurait pas eu lieu sans le long combat de courageux défenseurs des droits humains au cours des deux dernières décennies, le soutien aux militants de l’extérieur du pays a peut-être été renforcé lorsque les gens ont examiné de près les documents de WikiLeaks sur la Tunisie et compris les racines de la colère. En particulier, certains des documents indiquaient clairement que les pays du monde entier étaient conscients de la répression politique et du manque d’opportunités économiques, mais que, pour la plupart, ils ne prenaient aucune mesure pour inciter au changement."

Lorsque le président tunisien Moncef Marzouki s’est entretenu avec moi dans le cadre de l’émission The World Tomorrow, il a remercié WikiLeaks pour son travail, déclarant : "Je vous suis très reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour promouvoir les droits de l’homme, la vérité, et j’admire et soutiens vos efforts."

Peu après la révolution tunisienne, des manifestations ont éclaté en Libye, et un nouveau lot de câbles a révélé les calculs stratégiques qui sous-tendent le soutien des États-Unis au régime de Kadhafi. En Égypte, des câbles ont révélé que Moubarak préférait mourir au pouvoir plutôt que de se retirer et que son fils lui succéderait probablement. Puis, alors qu’il est apparu que le vice-président Suleiman était pressenti pour remplacer Moubarak, des câbles ont été publiés, détaillant son ancien rôle de chef des services de renseignement, ainsi que ses liens étroits avec Israël. Ces éléments sont devenus un élément crucial du soulèvement égyptien en cours.

Un cabinet de conseil mondial pour les escadrons de la mort ?

Pendant des années, WikiLeaks a été accusée par des responsables américains et des experts de droite de rendre le monde moins sûr et d’avoir potentiellement causé du tort en publiant des secrets embarrassants. En réalité, les câbles montrent que la torture et les meurtres ne sont pas des événements isolés, mais les manifestations violentes d’une politique agressive de coercition utilisée par les États-Unis dans la poursuite de leurs objectifs stratégiques commerciaux et politiques dans le monde.

Bien que la loi américaine interdise la formation d’unités militaires ayant des antécédents de violations des droits de l’homme, dans la pratique, cette loi est facilement et souvent contournée. L’unité d’élite des forces spéciales KOPASSUS de l’armée indonésienne a brutalement réprimé le mouvement de libération des Papous occidentaux (la Papouasie occidentale est occupée par l’Indonésie depuis 1963), comme l’a largement documenté Human Rights Watch. Malgré cela, les diplomates américains à Jakarta ont jugé en 2007 que le moment était venu de reprendre la collaboration avec KOPASSUS, au nom de "l’intérêt commercial" et de "la protection des fonctionnaires américains."

Un câble diplomatique de novembre 2009 mentionne en passant que les paramilitaires de droite en Colombie sont responsables de la mort de 257089 victimes, un chiffre bien supérieur aux estimations des militants locaux des droits de l’homme. Les États-Unis ont néanmoins offert un soutien généreux à l’armée colombienne ; Amnesty International, qui a demandé l’arrêt complet de l’aide militaire américaine à la Colombie, a estimé que l’aide américaine totale en 2006 s’élevait à 728 millions de dollars, dont 80 % étaient consacrés à l’assistance militaire et policière. Depuis 2012, le soutien militaire américain à la Colombie se poursuit.

Ces exemples illustrent l’interprétation libérale par les États-Unis des lois interdisant la formation d’unités militaires ayant des antécédents de violations des droits de l’homme. Dans un autre câble datant d’août 2008, des responsables américains reconnaissent que l’escadron de la mort bangladais, le Rapid Action Battalion (RAB), a été impliqué dans des violations évidentes des droits de l’homme, ce qui rend difficile le soutien au RAB ; les responsables américains espèrent toutefois améliorer le bilan du RAB et polir son image publique. Les responsables américains ont félicité le RAB pour avoir "réussi à réduire la criminalité et à combattre le terrorisme, ce qui en fait à bien des égards l’unité de police la plus respectée du Bangladesh". Dans un câble diplomatique datant de 2009, il a également été révélé que le Royaume-Uni avait formé le RAB au cours des 18 mois précédents "dans des domaines tels que les techniques d’entretien d’investigation et les règles d’engagement".

Espions du ministère des Affaires étrangères

En 2009, Hillary Clinton a envoyé une directive sur la collecte de renseignements à 33 ambassades et consulats dans le monde. Cette directive demandait aux diplomates de recueillir des renseignements sur les fonctionnaires de l’ONU, notamment des numéros de carte de crédit et des identifiants en ligne. Un câble similaire demandait des renseignements sur des fonctionnaires de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda, et mentionnait spécifiquement la collecte d’échantillons d’ADN, de scans de l’iris et de mots de passe informatiques.

Un autre câble du département d’État a révélé qu’une taupe au sein du gouvernement allemand espionnait pour l’ambassade des États-Unis à Berlin, informant fréquemment les responsables américains des négociations entre les chrétiens-démocrates conservateurs de Mme Merkel et le FDP de M. Westerwelle sur la formation d’un nouveau gouvernement de coalition en 2009. Helmut Metzner, ancien chef de cabinet du ministre allemand des affaires étrangères, a admis être la taupe mentionnée dans ces câbles lorsque cette histoire a été révélée dans la presse, et a été limogé par la suite.

Lobbying pour l’irresponsabilité — Manipulation du processus judiciaire dans d’autres pays

Les abus qui se produisent en temps de guerre, comme ce fut le cas en Irak, sont souvent considérés par leurs auteurs comme exceptionnels, et l’on nous assure souvent que lorsque des abus ont été commis, les mécanismes de responsabilité mis en place permettront de rendre justice. Les câbles diplomatiques nous ont donné de nombreux exemples concrets de la coercition utilisée par les États-Unis pour manipuler et saper les processus judiciaires dans d’autres pays, et ils établissent une politique claire pour l’évitement de la responsabilité sous toutes ses formes.

Pendant l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003, deux journalistes - dont le journaliste espagnol José Couso - ont été tués et trois autres ont été blessés lorsqu’un char américain a tiré sur l’hôtel Palestine à Bagdad. Une enquête sur cet événement a ensuite été lancée en Espagne, et un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de trois soldats américains impliqués. Les câbles montrent que les États-Unis se sont battus énergiquement pour que les autorités espagnoles abandonnent l’affaire. Dans un câble, l’ambassadeur américain Eduardo Aguirre insiste sur cette affaire : "Alors que nous prenons soin de montrer notre respect pour la mort tragique de Couso et pour l’indépendance du système judiciaire espagnol, en coulisses, nous nous sommes battus bec et ongles pour que les accusations soient abandonnées." Honteusement, cette citation a été expurgée dans les articles originaux publiés sur le sujet par El Pais et Le Monde.

Dans un autre exemple datant de 2003, un citoyen allemand d’origine libanaise, Kalid el-Masri, a été enlevé alors qu’il passait des vacances en Macédoine, puis transféré en Afghanistan par la CIA et torturé pendant quatre mois. Lorsque ses ravisseurs ont finalement décidé qu’il était innocent, il a été envoyé par avion en Albanie et abandonné sur une route de campagne sans même présenter d’excuses. Dans un câble datant de 2007, nous apprenons que lorsqu’un procureur allemand a émis des mandats d’arrêt à l’encontre d’agents impliqués dans l’enlèvement d’El-Masri, l’ambassadeur américain à Berlin a mis en garde les responsables allemands qu’il y aurait des répercussions. Aucune arrestation n’a encore eu lieu et el-Masri est toujours en quête de justice.

La manipulation des États-Unis s’est étendue au Royaume-Uni, où un câble montre que, lors d’une enquête publique britannique dirigée par Sir John Chilcot sur le rôle du Royaume-Uni dans la guerre en Irak, le ministère de la défense avait "mis en place des mesures" pour protéger les intérêts américains.

Les puissances mondiales s’efforcent de briser la solidarité environnementale et d’exploiter les "opportunités" du changement climatique

Sur les questions environnementales, les câbles montrent que les États-Unis font régulièrement des gestes symboliques plutôt que d’initier des pratiques substantielles pour lutter contre le changement climatique, et qu’ils s’efforcent d’adapter les accords internationaux à leurs propres intérêts commerciaux.

La secrétaire d’État Hillary Clinton a demandé aux ambassades de recueillir des renseignements sur les préparatifs de la réunion de la Convention des Nations unies sur le changement climatique de Copenhague en décembre 2009, en demandant des détails biographiques sur les représentants de la Chine, de la France, du Japon, du Mexique, de la Russie et de l’Union européenne. Les câbles montrent qu’à Copenhague, les États-Unis ont manipulé les négociations de l’accord en offrant des "cadeaux" aux pays les plus pauvres pour faire dévier l’opposition à l’accord proposé par les premières puissances mondiales. Un autre câble de la secrétaire d’État a révélé qu’en 2010, un ambassadeur désigné des Maldives avait souligné l’importance d’une "aide substantielle" des grandes économies aux plus petites. À la suite de cette réunion, l’accord a offert une compensation financière aux pays pauvres souffrant des effets du réchauffement climatique.

Lors d’une visite au Canada en 2009, David Goldwyn, coordinateur du département d’État pour les affaires énergétiques internationales, a discuté de l’aide en matière de relations publiques à offrir à l’industrie des sables bitumineux. M. Goldwyn a proposé de consulter des experts, des universitaires et des groupes de réflexion pour "accroître la visibilité et l’accessibilité de nouvelles plus positives." Le câble a ensuite été utilisé par les écologistes dans leur bataille contre l’oléoduc Keystone XL, qui expédie du pétrole brut à travers la frontière entre les États-Unis et le Canada. Début 2012, le président Obama a rejeté la proposition d’oléoduc Keystone XL, mais a récemment annoncé publiquement son soutien à une autre proposition. Il s’avère également que Goldwyn a fini par travailler pour Sutherland, un groupe de lobbying en faveur de Keystone XL.

Les câbles révèlent également que les États-Unis se positionnent soigneusement pour tirer parti des nouvelles possibilités d’exploitation des hydrocarbures et des minéraux de l’Arctique à mesure que le changement climatique fait fondre la glace polaire. Les diplomates américains espéraient offrir au Groenland un soutien pour son indépendance vis-à-vis du Danemark en échange de l’accès des compagnies gazières et pétrolières américaines à l’exploitation des ressources du pays. Les États-Unis surveillent de près la Russie, principal concurrent de l’Amérique pour les ressources de l’Arctique, mais les responsables américains se sont également montrés préoccupés par la revendication territoriale potentielle du Canada sur le passage du Nord-Ouest de l’Arctique.

Accords secrets - Contournement du processus démocratique

Les câbles du département d’État ont révélé que les États-Unis et leurs alliés concluent systématiquement des accords secrets avec divers gouvernements, en cachant les détails non seulement au public du pays, mais parfois même à ses représentants, ses ministres et ses organes de surveillance. En 2009, Jeremy Scahill et Seymour Hersh ont publié dans The Nation un article sur les missions de combat secrètes des forces d’opérations spéciales américaines et les frappes de drones au Pakistan. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du ministère de la défense, Geoff Morrell, a rejeté ces allégations, les qualifiant de "théories conspirationnistes". Un an plus tard seulement, des câbles publiés par WikiLeaks ont confirmé leur histoire. De plus, ces câbles citent le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani disant à des responsables américains : "Je me fiche qu’ils le fassent tant qu’ils s’en prennent aux bonnes personnes - nous protesterons à ce sujet à l’Assemblée nationale, puis nous l’ignorerons." Des articles basés sur des câbles du département d’État ont également révélé des accords entre les États-Unis et le Yémen dans lesquels le gouvernement yéménite revendiquait la responsabilité des attaques lancées par les États-Unis contre des milices locales. La publication des câbles du département d’État a entraîné une transparence totale sur certains aspects de la guerre contre le terrorisme.

Les câbles du département d’État ont également révélé que les États-Unis ont travaillé avec l’Australie pour affaiblir le texte d’un accord international interdisant l’utilisation de munitions à fragmentation - des bombes qui pulvérisent des milliers de petites bombes sur une grande surface. Sur plus de 13 000 victimes d’armes à sous-munitions recensées par Handicap International, plus de 98 % sont des civils et un tiers d’entre eux sont des enfants. Malgré cela, des câbles ont également révélé que le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, David Miliband, a secrètement approuvé l’utilisation d’une faille juridique pour permettre aux États-Unis de stocker des armes à sous-munitions sur le territoire britannique, alors que le Royaume-Uni est signataire d’une convention les interdisant. Les États-Unis ne sont pas signataires de la convention sur les armes à sous-munitions, et ont même tenté en 2011 de faire lever l’interdiction par l’ONU.

En 2007, l’ancien vice-premier ministre canadien John Manley a demandé aux responsables américains des drones Predator pour aider à renforcer le soutien libéral à une présence canadienne soutenue dans la guerre en Afghanistan. À l’époque, M. Manley dirigeait un groupe d’experts nommé par le gouvernement et chargé d’examiner les intérêts du Canada dans un rôle futur en Afghanistan. En août 2012, le Ottawa Citizen a rapporté que le gouvernement canadien cherchait à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars pour une flotte de drones armés à la pointe de la technologie.

Les câbles ont également révélé que le Premier ministre conservateur du Canada, Stephen Harper, a secrètement promis à l’OTAN en janvier 2010 que le Canada resterait en Afghanistan pour assurer la formation de l’armée, même après la fin de sa mission en 2011. Le public canadien a été choqué lorsque le gouvernement a annoncé qu’il prolongeait sa mission en novembre de la même année. M. Harper a fait part aux diplomates américains de son inquiétude quant au fait qu’un départ anticipé des troupes canadiennes d’Afghanistan ressemblerait à un "retrait", reflétant le faible soutien du public à la mission du Canada en Afghanistan.

En 2008, les États-Unis ont proposé un "accord informel" aux représentants du gouvernement suédois pour l’échange d’informations sur les listes de surveillance du terrorisme. Les responsables américains ont expliqué qu’ils craignaient qu’un examen minutieux de la part du parlement suédois ne compromette "l’application de la loi et la coopération antiterroriste". Les câbles ont également révélé qu’en 2009, les États-Unis ont repris l’échange complet de renseignements avec la Nouvelle-Zélande après l’avoir restreint en représailles à l’interdiction faite par ce pays aux navires à propulsion nucléaire ou armés de se rendre dans ses ports. Les deux gouvernements ont convenu que la coopération qui venait de reprendre ne devait pas être rendue publique.

La Realpolitik du lobbying commercial

Les câbles du département d’État montrent que les responsables américains et leurs partenaires commerciaux adoptent une position par défaut selon laquelle ils ont un droit intrinsèque aux ressources et à la domination du marché dans le monde entier.

Dans un câble de 2007 adressé au représentant américain au commerce, l’ambassadeur américain Craig Stapleton a suggéré d’adopter une approche dure envers l’Union européenne en raison de sa résistance aux produits et aliments génétiquement modifiés américains. Le refus de la France d’adopter les OGM et la biotechnologie agricole, selon l’ambassadeur Stapleton, conduirait à un rejet général des OGM en Europe, et il a suggéré des représailles pour aider les Français à voir les choses différemment :

"La Country Team Paris recommande de dresser une liste de représailles ciblées qui causent une certaine douleur dans toute l’UE, puisqu’il s’agit d’une responsabilité collective, mais qui se concentrent aussi en partie sur les principaux coupables. La liste doit être mesurée plutôt que brutale et doit être viable sur le long terme, car nous ne devons pas nous attendre à une victoire rapide."

Les câbles montrent également que les États-Unis ont révoqué les visas de Xavier Neira, alors candidat à la présidence de l’Équateur, et de sept autres personnes en raison de leur implication dans une affaire judiciaire contre la société pharmaceutique américaine Pfizer pour concurrence déloyale. La décision de révoquer leurs visas a coïncidé avec les prochaines élections présidentielles et une décision de justice imminente sur cette affaire. Dans leur explication de la révocation, les autorités citent la "corruption" et l’affaire contre Pfizer.

La société pétrolière Shell, basée aux États-Unis, a une longue et sordide histoire au Nigeria, et ses représentants ont parlé ouvertement de ses activités dans le pays. Lors d’une réunion en 2009, des représentants de Shell ont déclaré à des responsables américains qu’ils seraient en mesure d’influencer le projet de loi sur l’industrie pétrolière de 2009 du gouvernement nigérian afin de servir leurs intérêts.

Des câbles de 2005 soulignent la détermination des États-Unis à "améliorer le climat d’investissement" pour les sociétés minières au Pérou. Des représentants du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Suisse et de l’Afrique du Sud se sont réunis pour élaborer des stratégies visant à contourner les protestations contre l’exploitation minière émanant d’un groupe diversifié d’ONG, de l’Église catholique et de Péruviens autochtones. Une fois que les manifestations ont tourné à la violence, les États-Unis en ont fait une excuse pour surveiller des groupes d’ONG comme Oxfam et Friends of the Earth, et ont demandé au gouvernement péruvien de renforcer la sécurité en prenant le contrôle des routes et des zones de transit.

Dans d’autres cas, des fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis ont aidé à faire pression pour ou contre certains textes de loi en fonction des intérêts commerciaux des États-Unis. Des fonctionnaires américains ont fait pression au nom de Visa et MasterCard contre un projet de loi en Russie qui aurait créé un système national de paiement par carte, privant Visa et MasterCard de leurs parts de marché.

Duplicité stratégique sur les droits de l’homme et la liberté de la presse

Un câble résumant une réunion avec un directeur d’Al Jazeera montre que les responsables américains s’attendaient à ce qu’un reportage spécial contenant des images explicites de blessés irakiens soit modifié et que ses images soient retirées. Dans un autre câble, il est demandé au directeur d’expliquer l’absence de couverture par Al Jazeera des élections et des manifestations en Iran, par opposition à sa couverture "intensive" de Gaza.

La cinquième flotte de la marine américaine est basée dans le royaume de Bahreïn, et les États-Unis ont entretenu des relations mutuellement bénéfiques avec les dirigeants du pays au cours des dernières années. Dans un câble, l’ambassadeur américain à Bahreïn faisait l’éloge du pays et de son roi, soulignant que des entreprises américaines y avaient remporté d’importants contrats. Ce même régime a brutalement réprimé les manifestants pendant le printemps arabe, et les autorités bahreïnies ont fermé les sites web et les publications dissidentes. Alors que le département d’État américain a sévèrement condamné la répression des manifestations après les élections de 2009 en Iran,il est resté silencieux sur les tueries commises à Bahreïn.

La monarchie thaïlandaise mise à nu

La loi thaïlandaise sur la lèse-majesté empêche quiconque dans le pays de parler ouvertement de la monarchie sans risquer de graves sanctions. De ce fait, tout rapport sur l’évolution de la situation politique dans le pays est censuré, et la connaissance du public sur l’environnement politique du pays est très limitée. Le journaliste Andrew MacGregor Marshall a quitté son emploi à Reuters pour écrire son livre Thailand’s Moment of Truth, en utilisant les câbles thaïlandais qui exposent pour la première fois des aspects obscurs et tabous de la politique, de l’histoire et des relations internationales de la Thaïlande.

Les États-Unis s’efforcent de remodeler les points de vue et la législation mondiale sur la propriété intellectuelle et le droit d’auteur

Des groupes de pression basés aux États-Unis travaillent main dans la main avec des fonctionnaires du département d’État américain dans le monde entier pour faire pression de manière agressive en faveur de la législation et des accords commerciaux qui favorisent les entreprises américaines telles que Google, Facebook, Apple et Microsoft, ou les grands studios de cinéma tels que Disney, Paramount, Sony et Warner.

Un câble de 2006 en provenance du Japon décrit les premières ébauches de propositions pour un "étalon-or" dans l’application des droits de propriété intellectuelle, appelé ACTA. Cette norme était censée donner aux détenteurs de la propriété intellectuelle des pouvoirs beaucoup plus importants, même au détriment de la vie privée des citoyens et de l’application régulière de la loi. L’ACTA a ensuite été négocié en secret, à l’insu du grand public, jusqu’à ce que WikiLeaks divulgue le premier projet en 2008. Dans l’industrie cinématographique, le groupe de pression des studios de cinéma a conspiré avec son homologue australien pour établir un précédent juridique permettant de tenir un fournisseur d’accès à Internet responsable d’une violation des droits d’auteur en Australie. Quel est l’effet de ces pressions ? Il s’agit d’un environnement mondial où la législation et les précédents juridiques sont établis au profit des détenteurs de propriété intellectuelle qui sont riches, puissants et influents - même au détriment du bien public.

Briser le monopole de l’influence

Les exemples que je présente ci-dessus ne représentent qu’une petite fraction de ce qui a été révélé par le matériel de WikiLeaks. Depuis 2010, les gouvernements occidentaux ont tenté de dépeindre WikiLeaks comme une organisation terroriste, ce qui a entraîné une réaction disproportionnée de la part de personnalités politiques et d’institutions privées. Il est vrai que les publications de WikiLeaks peuvent changer le monde et l’ont fait, mais ce changement a clairement été pour le mieux. Deux ans plus tard, aucune plainte pour préjudice individuel n’a été présentée, et les exemples ci-dessus montrent clairement qui a du sang sur les mains.

Dans les grandes démocraties occidentales, le discours politique est tellement contrôlé depuis si longtemps qu’il n’est plus choquant de voir des experts occidentaux se substituer aux victimes du tiers-monde ou de voir un président américain monter sur un podium pour recevoir son prix Nobel de la paix et plaider en faveur de la guerre. En fait, il n’est plus certain qu’un média tel que le New York Times commette aujourd’hui le même acte qu’en 1971, lorsque Daniel Ellsberg a divulgué les Pentagon Papers.

Lors d’un débat entre Daniel Ellsberg et Jill Abramson, rédactrice en chef du New York Times, sur les Pentagon Papers, Ellsberg a exprimé son désaccord sur l’acquiescement du Times à la demande de l’administration Bush de retarder l’article de James Risen sur les écoutes sans mandat de la NSA jusqu’après les élections de 2004. Abramson s’est montré équivoque :

"Le problème, c’est que lorsque le gouvernement dit - vous savez - qu’en publiant un article, vous nuisez à la sécurité nationale, vous aidez les terroristes. Je veux dire, il y a encore des gens aujourd’hui qui soutiennent que le programme de la NSA était le joyau de la couronne, le programme antiterroriste le plus précieux que l’administration Bush avait mis en place, et que le Times a eu terriblement tort de le publier."

Pendant le même débat, Daniel Ellsberg a déclaré à propos des Pentagon Papers :

"Le secret de ces documents a jusqu’à présent condamné à mort plus de 30 000 Américains et plusieurs millions de Vietnamiens. Et le fait de continuer à les garder secrets contribuera sans aucun doute à la mort de dizaines de milliers d’autres Américains, et ainsi de suite. Je pense que c’est vrai. Mais cela se retrouve dans l’affaire WikiLeaks, en ce moment même."

Depuis la publication des câbles diplomatiques, WikiLeaks a poursuivi ses activités malgré le blocus financier, publiant des documents divulgués d’entreprises qui vendent des dispositifs d’interception de masse à des agences d’espionnage d’État du monde entier ; les profils de presque toutes les personnes détenues à la prison de Guantánamo Bay ; les manuels de politique des États-Unis sur la détention des prisonniers militaires dans le cadre de la guerre contre la terreur ; les bases de données de renseignements de la société de renseignement privée Stratfor ; et des millions de documents provenant de l’intérieur du gouvernement syrien. Les informations que nous avons divulguées contredisent le discours politique contrôlé et claironné par les médias institutionnels et les gouvernements occidentaux pour façonner la perception du public.

Nous poursuivrons notre combat contre le blocus financier, et nous continuerons à publier. Les menaces du Pentagone à notre encontre rendent un mauvais service aux États-Unis et seront ignorées.

Julian Assange
Rédacteur en chef et fondateur, WikiLeaks

Avec les remerciements à WikiLeaks Press pour les recherches.

Traduction "préférez-vous un monde avec Wikileaks et Julian Assange ou un monde sans  ?" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» https://www.huffpost.com/entry/wikileaks-bradley-manning-testifies-cab...

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Dre NICOLE DELEPINE : LA BAISSE DE LA FERTILITE CHEZ LES VACCINES EST DE PLUS EN PLUS PROBABLE

Par Le 28/06/2022

La baisse de la fertilité chez les vaccinés est de plus en plus probable

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 27 juin 2022

nouveau-monde.ca

Thème: 

Analyses: 

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L’excellente Interview d’Alexandra Henrion Caude, généticienne spécialisée dans la recherche sur l’ARNm, sur sud radio par André Bercoff précise les avancées sur les études en cours sur le risque sur la fertilité des injections anticovid. Elle évoque les risques pour les enfants vaccinés à long terme, impossibles à évaluer sans recul suffisant.

https://m.youtube.com/watch?v=dhXQQqUdqMM

Interview d’Alexandra Henrion Caude — Nouveau Monde (nouveau-monde.ca) avec tweets sur le sujet

On avait fini par admettre que la dépopulation était au programme des mondialistes sous influence de Bill Gates et de transhumanistes comme Laurent Alexandre. Mais au-delà des suspicions légitimes vu le mécanisme de l’injection ARNm qui a prédilection pour les organes reproducteurs, les preuves scientifiques commencent à tomber via Israël, précurseur des injections et donc des effets secondaires.

Déjà depuis plusieurs mois des articles scientifiques apparaissaient dans la base de données PUBMED sur le sujet, les premiers portant sur de très faibles nombres d’injectés et voulant innocenter l’injection, contrairement aux alertes déjà anciennes des banques de données officielles.

D’autres traduisent mieux notre inquiétude comme Les risques de la Covid-19 (et des vaccins) sur les organes sexuels et la fertilité (infodujour.fr) dans un entretien avec le Dr Jean-Marc Sabatier.[1]

« Chez l’homme, le SARS-CoV-2 peut s’attaquer aux testicules, au pénis et à la prostate. Chez la femme, le virus peut s’attaquer à l’utérus (endomètre) et aux ovaires. Pourquoi ces attaques sont-elles possibles ? Parce que le SARS-CoV-2 reconnaît le récepteur cellulaire ECA2 (enzyme de conversion de l’angiotensine-2) qui lui sert de site de fixation lui permettant d’infecter les cellules ; le récepteur ECA2 est très présent au niveau des cellules des organes reproducteurs masculin et féminin, ce qui les rendent très vulnérables au virus. Il est notable que le récepteur ECA2 — en parallèle des organes reproducteurs, dont les gonades (testicules et ovaire) — se retrouve également dans de nombreux autres organes et tissus de l’organisme (ceux-ci sont en conséquence ciblés par le virus), tels que le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas, la rate, le système vasculaire (vaisseaux sanguins), la peau, le cerveau, les intestins, les glandes surrénales, et autres. »

Un papier récent de juin 2022 démontre l’altération au moins temporaire de l’état du sperme et des spermatozoïdes.[2]

Extraits :

«  Ils ont étudié chez des donneurs de sperme l’effet du vaccin covid-19 BNT162b2 (Pfizer) sur les paramètres du sperme. 37 donneurs de trois banques de sperme ont fourni 220 échantillons, et ont été inclus dans cette étude de cohorte longitudinale multicentrique rétrospective. La vaccination BNT162b2 comprenait deux doses, et la vaccination était prévue 7 jours après la deuxième dose. L’étude comprenait : contrôle de base pré-vaccination, et évaluations à court, intermédiaire et long terme.

Chacun comprenait 1 à 3 échantillons de sperme par donneur fournis 15 à 45, 75 à 120 et plus de 150 jours après la fin de la vaccination, respectivement. Les critères d’évaluation principaux étaient les paramètres du sperme.

Résultats : Des mesures répétitives ont révélé une diminution de la concentration de spermatozoïdes de -15,4 % sur le deuxième échantillon entraînant une réduction du nombre total de mobilité des spermatozoïdes de 22,1 % par rapport au prélèvement initial.

De même, l’analyse du premier échantillon de sperme uniquement et de la moyenne des échantillons par donneur a montré des réductions de la concentration — baisse médiane de 12 millions/ml et 31 millions de spermatozoïdes mobiles, respectivement lors de la première évaluation de l’échantillon et déclin médian de 9,5×106 et 27,3 millions de spermatozoïdes mobiles (p = 0,004 et 0,003, respectivement) sur l’examen moyen des échantillons.

L’évaluation à trois mois a démontré un rétablissement global. Le volume de sperme et la motilité des spermatozoïdes n’ont pas été altérés. Cette étude longitudinale axée sur les donneurs démontre une concentration sélective temporaire de spermatozoïdes et une détérioration trois mois après la vaccination, suivie d’un rétablissement ultérieur vérifié par diverses analyses statistiques ».

L’étude est limitée en nombre de donneurs et de paramètres du sperme, ce qui ne résume pas les conditions de la fertilité efficace, mais a le mérite de prouver déjà une action directe sur le sperme. D’autres études toujours basées également sur un faible nombre de donneurs se veulent rassurantes. Néanmoins le recul est toujours faible de deux à trois mois, après l’injection ne permettant en aucun cas de prévisions raisonnables pour l’avenir d’autant que la durée de fabrication de la protéine spike par l’organisme injecté reste inconnue et s’allonge au fur et à mesure des études (au moins trois mois actuellement).

Les alertes officielles cachées par les médias

Par ailleurs vu le nombre de fausses couches déclarées sur le VAERS ou sur EudraVigilance on peut s’étonner de l’absence d’articles référencés sur ce sujet sur PubMed. On peut supposer le refus des éditeurs soumis à Big Pharma.. Rappelons ces chiffres[3]:

Trop de médias qui dépendent en partie de l’état pour équilibrer leur budget se sont transformés en organe de propagande du gouvernement et ont abandonné leur mission d’information objective de la population. Leur refus de publier les données rapportant les complications post injections en témoigne une fois de plus.

DÉPOPULATION VIA LES VACCINS STÉRILISANTS CONCEPTUALISÉE DEPUIS 1930

Depuis des décennies, les puissants ont décidé de réduire la population mondiale au lieu de regarder comment les nourrir. Par exemple cesser de leur interdire d’utiliser leurs semences paysannes et de favoriser les échanges locaux.

Ici, rappelons l’article de Jurriaan Maessen dans ExplosiveReports.Com qui démontre l’obsession des riches milliardaires de contrôler les naissances sans l’accord des personnes concernées.

La Fondation Rockefeller a admis un financement pour le développement de vaccins antifertilité destinés à une « distribution à grande échelle ». — Vigilance Pandémie (vigilance-pandemie.info)

Déjà dans les années 1930 une obsession des milliardaires était de stopper la natalité.

La Fondation Rockefeller a conceptualisé le vaccin « antihormonal » dans les années 1920 et 1930.

Le serviteur de la Fondation Rockefeller, Max Mason, agissant en tant que président au milieu des années 1930, a exprimé à plusieurs reprises le désir de son maître d’avoir une « antihormone » qui réduirait la fertilité dans le monde entier. La Fondation n’a néanmoins mentionné le financement de « vaccins antifertilité » dans les rapports annuels qu’à partir de 1969.

Extrait :

« Dans son examen de 1997 des vaccins antifertilité, le Centre international de génie génétique et de biotechnologie basé en Inde n’a pas oublié de reconnaître son principal bienfaiteur :

« Les travaux sur les vaccins LHRH et HCG ont été soutenus par des subventions de recherche de la Fondation Rockefeller (…) »

Dans les années 1990, les travaux sur les vaccins antifertilité ont pris de l’ampleur, en particulier dans les pays du tiers-monde, tout comme le financement octroyé par la Fondation Rockefeller. Dans le même temps, la population cible des mondialistes — les femmes — commençait à se sentir mal à l’aise avec tout ce discours ouvert sur la réduction de la population et des vaccins comme moyen d’y parvenir.

Betsy Hartman, directrice du programme Population et développement au Hampshire College, Massachusetts est « quelqu’un qui croit fermement au droit des femmes à une contraception et à un avortement volontaires et sûrs », n’est pas partisane du vaccin antifertilité, tel que créé par le Fondation Rockefeller. Elle explique dans son essai Population control in the new world order (le contrôle de la population dans le nouvel ordre mondial) :

« Bien qu’un vaccin n’ait été testé que sur 180 femmes en Inde, il y est présenté comme “sûr”, dépourvu d’effets secondaires et complètement réversible »

La communauté scientifique sait très bien que de telles affirmations sont fausses — par exemple, de nombreuses questions subsistent quant à l’impact à long terme du vaccin sur le système immunitaire et le cycle menstruel. Il existe également des preuves filmées de femmes se voyant refuser des informations sur le vaccin lors d’essais cliniques. Néanmoins, le vaccin est en cours de préparation pour une utilisation à grande échelle. »

Le Réseau mondial des femmes pour les droits reproductifs basé à Amsterdam, aux Pays-Bas, a cité un chercheur de premier plan en matière de contraception qui disait :

« Les méthodes de contrôle des naissances immunologiques seront une “arme antigénique” contre le processus de reproduction, qui, laissé sans contrôle, menace d’inonder le monde. »

Militante des droits des animaux Mademoiselle Sonya Ghosh a également fait part de ses préoccupations concernant le vaccin antifertilité financé par Rockefeller et sa mise en œuvre :

« Au lieu de donner aux femmes plus d’options pour prévenir la grossesse et se protéger contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, le vaccin antifertilité est conçu pour être facilement administré à un grand nombre de femmes en utilisant le moins de ressources. S’il est administré à des populations analphabètes, les problèmes de contrôle de l’utilisateur et de consentement éclairé sont une autre source de préoccupation. »

Pour éviter de tels débats, la Fondation a eu recours, au cours des deux dernières décennies, à ses méthodes appliquées depuis longtemps et très efficaces consistant soit à mentir effrontément, soit à utiliser un langage trompeur pour cacher le fait qu’elle continue à œuvrer sans relâche pour atteindre sa mission de longue date ».

Doit-on rappeler des tentatives de vaccin anti-conception au Kenya ?[4]

En 2014 le vaccin contre le tétanos, suspecté de contenir une hormone empêchant les femmes d’avoir des enfants a suscité une polémique entre les évêques et le gouvernement Kenyan.

En 2015 c’est au tour du vaccin contre la malaria de se trouver sous le feu de la critique des évêques kenyans obligés devant le refus du gouvernement de demander à l’ensemble des structures de santé qui relèvent de l’Église catholique — et elles sont nombreuses — de s’abstenir d’employer le vaccin incriminé.

LE PSEUDOVACCIN ANTI COVID19 S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DE CES RECHERCHES CONTRE LA FERTILITÉ

Malheureusement remis dans le contexte de la volonté à tous crins de vax encore et encore contre le covid19, y compris les enfants, malgré l’indéniable accumulation des effets secondaires graves, cette Histoire des volontés eugénistes et transhumanistes, en marche depuis le début du XXe siècle et fin du XIXe) permet de comprendre le but ultime des vaccins : diminuer le nombre d’humains sur terre et de réserver à l’élite et ses élus la jouissance exclusive de la planète bleue.

Ces hommes imbus d’eux-mêmes semblent bien naïfs, car même s’ils se sont dispensés des injections morbides, il est infiniment peu probable qu’ils échappent aux conséquences toxiques des injections si les milliards de terriens sont vaccinés.

Un « rapport d’avancement » de février 1934 rédigé par Warren Weaver (directeur de la division des sciences naturelles de la Fondation Rockefeller) avait souligné le but ultime.

« L’homme peut-il acquérir un contrôle intelligent de son propre pouvoir ? Pouvons-nous développer une génétique si solide et étendue que nous pouvons espérer élever, à l’avenir, des hommes supérieurs ? Pouvons-nous obtenir une connaissance suffisante de la physiologie et de la psychobiologie du sexe pour que l’homme puisse contrôler rationnellement cet aspect omniprésent, très important et dangereux de la vie ? »

ÉCRIT EN 1934 !

On croirait entendre le Dr Laurent Alexandre dont beaucoup ont été étonnés de le voir parler à x reprises sur les chaînes officielles et à l’école Polytechnique, en toute liberté. Oui il ne fait que poursuivre cette politique eugéniste que l’application rigoureuse de l’injection met en musique.

Il est temps de dire les mots de la vérité : les injections anticovid sont une tentative de plus de réduire la population mondiale.

C’est d’ailleurs la seule explication crédible sur le fait que les morts accumulés ainsi que les accidents graves n’aient pas fait stopper cet essai thérapeutique de ce médicament sans AMM définitif et que, bien pire encore, la FDA vient d’autoriser l’injection des tout petits en ce 14 juin 2022.

Ainsi le modèle de stérilisation des vaccins a été conceptualisé pour la première fois dans les années 1920 et 1930 par des spécialistes des sciences sociales de la Fondation Rockefeller.

Plus tard le langage eugénique (« vaccin anti-fertilité ») a été peaufiné à l’aide d’une « chirurgie plastique linguistique » inventant le terme « contraceptif immunologique », le but ultime reste le même. Entre-temps, Orwell et les mensonges du langage ont été améliorés. « La paix, c’est la guerre », etc.

Une offensive sur les fœtus proches de la naissance

Il paraît difficile de conclure sans dénoncer la mystification qui envahit nos antennes sur la décision de la Cour suprême des USA qui remet à chaque État américain le droit de statuer sur l’avortement.

On se doit tout de même de rappeler que le droit à l’avortement institué en France par la loi Veil s’est progressivement élargi dans le délai d’application et même la suppression du délai de réflexion et l’attaque du droit des médecins à ne pas pratiquer cet acte. La décision la plus choquante est celle de la loi dite de bioéthique votée en août 2021 à l’Assemblée nationale qui autorise un soi-disant « avortement » jusqu’à la naissance en cas de souffrance maternelle…

ATTENTION ! À CETTE DATE DE LA GROSSESSE, CE N’EST PLUS UN AVORTEMENT, C’EST UN INFANTICIDE.

Au nom de « mon corps est mon choix », on peut tuer un bébé à terme, déjà une autre personne dont le choix importe peu. Un humain oublié qui sent, qui réagit, qui interfère, qui vit, qui bouge et réagit aux stimulations extérieures (musique, voix du papa, etc.) qui peut souffrir. C’est un infanticide.

Il me semble devoir exhorter nos concitoyens à ne pas tout mélanger, à ne pas tout confondre. Non l’avortement avant trois mois de grossesse ne doit pas être confondu avec l’infanticide à neuf mois.

Le droit à l’avortement n’a pas été interdit aux USA par la décision de la Cour suprême, ce droit à l’avortement relève maintenant de chaque État et de son gouverneur démocratiquement élu.

Et pourtant l’OMS insiste pour ce droit élargi. « L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les gouvernements à supprimer la limite de temps légale pour l’avortement, même après 24 semaines », comme le rapporte le Daily Mail. Elle déclare que les lois qui visent à empêcher l’interruption de grossesse à tout moment risquent de violer les droits des « femmes, des jeunes filles ou des autres personnes enceintes ».

L’OMS propose donc l’avortement sans limitation de temps et sans obligation de justification médicale.

C’est un document de 210 pages que l’OMS publie. Il détaille de nouvelles consignes sur la prise en charge de l’avortement. Parmi la multitude de recommandations faites aux gouvernements, on peut notamment lire qu’elle préconise :

— d’autoriser l’avortement en toutes circonstances — en excluant les lois interdisant les interruptions de grossesse parce que le fœtus est du « mauvais » sexe.

— de cesser d’exiger que les femmes aient besoin de l’approbation d’un médecin ou d’une infirmière pour avoir une interruption de grossesse.

— d’établir des systèmes de « pilules par la poste » afin que les femmes puissent recevoir des médicaments abortifs après un appel téléphonique.

— de limiter le droit des professionnels de santé à refuser de participer à des avortements pour des raisons de conscience.

Les Nations unies, qui supervisent l’OMS, se sont félicitées de la suppression suggérée de ce qu’elles ont appelé « des obstacles politiques inutiles à l’avortement sans risque », notamment « des limites quant au moment où un avortement peut avoir lieu ».[5]

ON EST LOIN DE LA LOI VEIL CITÉE COMME MANTRA

« Je le dis avectoute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. »,

 DÉCLARAIT SIMONE VEIL EN PRÉSENTANT LA LOI RELATIVE À L’INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE. 

Poursuivant son discours, elle ajoutait :

« Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme — je m’excuse de le faire partager une conviction de femme — je m’excuse de la faire devant cette assemblée presque exclusivement d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes ».

HTTPS://YOUTU.BE/45MOC6PYOY8  

L’avortement reste un drame pour le plus grand nombre de celles qui l’ont subi. L’avortement n’est pas une méthode de contraception « normale » il n’est d’ailleurs pas sans danger pour la femme elle-même pour son risque éventuel de cancer hormonal, etc.. Le nier est malhonnête. Pour limiter le plus possible le recours à cet acte de désespoir, il faut davantage promouvoir l’information honnête et la contraception qui respecte davantage le corps des femmes.

Il ne faut pas s’étonner qu’à force de pousser l’avortement trop loin surtout dans l’avancement de la grossesse, il y ait des réactions boomerangs en retour.

NON À LA TRANSFORMATION DES HUMAINS EN OGM !

Nous serons heureux d’entendre toutes les bonnes âmes qui hurlent que « leur corps est leur choix », de le défendre aussi, et aussi fort pour toutes les femmes qui souhaitent refuser une injection génique sans aucun bénéfice possible pour elle et pour leurs proches et qui risque de les transformer en humain OGM. Comment oser accepter la mise au rancart des soignants libres pour refus de transformation de leur patrimoine génétique et « en même temps » demander l’inscription dans la Constitution de l’avortement (en général.) et bientôt de l’euthanasie.

Sommes-nous entrés dans une culture de la mort ? Est-ce bien ce que nous voulons ou est-ce une nouvelle soumission aux puissants qui nous manipulent ?

NON À LA CULTURE DE LA MORT !

Dre Nicole Delépine

 

Notes :

[1] Jean-Marc Sabatier est directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, affilié à l’Institut de Neuro Physiopathologie (INP) à l’université d’Aix-Marseille.

[2] La vaccination Covid-19 BNT162b2 altère temporairement la concentration de sperme et le nombre total de motifs chez les donneurs de sperme (nih.gov) Andrology. 2022 Jun 17. doi : 10.1111/andr.13209. étude israélienne par Itai Gat et al

[3] Voir la totalité du diaporama sur nicole.delepine.fr
Complications des pseudovaccins anticovid au 31 mai 22 selon base de données officielles — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[4] https://www.famillechretienne.fr/politique-societe/sante/vaccins-contraceptifs-le-boycott-de-l-eglise-d-afrique-181815

[5] L’avortement sans condition jusqu’à neuf mois préconisé par l’OMS | FranceSoir

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dre Nicole Delépinenouveau-monde.ca, 2022

LES MEMBRES DES BRICS REPRESENTENT LE MEILLEUR ESPOIR D'UN ORDRE MONDIAL PLUS JUSTE

Par Le 27/06/2022

« Les membres des BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste »

Par Bradley Blankenship
Arrêt sur info — 26 juin 2022

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Carte schématique des États membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

Par Bradley Blankenship, 25 juin 2022

En s’attaquant à l’hégémonie américaine et en défiant le dollar, les membres des BRICS représentent le meilleur espoir d’un ordre mondial plus juste.

Avec le potentiel d’une nouvelle monnaie de réserve et d’investissements sans conditions politiques, le groupe peut offrir une alternative à un monde étouffé par la domination occidentale.

Le 14e sommet des BRICS, qui se tient à Pékin, vient de s’achever dans un paysage géopolitique international agité, ce qui souligne l’importance de l’organisation en général. Face aux défis combinés de la pandémie actuelle de Covid-19, des conflits mondiaux, de la crise économique imminente et du changement climatique, le système international actuel est en train d’échouer et une nouvelle alternative multipolaire doit prendre sa place.

Il convient de noter le contexte du format BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Lancé en 2009 dans un contexte de crise financière, le premier sommet des BRICS (ou BRIC à l’époque) qui s’est tenu cette année-là à Ekaterinbourg avait pour principal objectif d’améliorer la situation économique mondiale et de réformer les institutions financières.

Bien que ces pays ne soient pas unis par une idéologie particulière, chacun d’entre eux a perçu la nécessité de démocratiser le système économique mondial qui avait été écrasé presque tout seul par les États-Unis d’une manière extraordinairement irresponsable, voire illégale selon la loi américaine dans certains cas. En 2009, le directeur de la banque centrale de Chine a carrément appelé à l’abandon du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, en raison du manque de confiance dans le leadership monétaire des États-Unis.

C’était il y a 13 ans, mais la nécessité d’une nouvelle monnaie de réserve ne pourrait être plus pertinente aujourd’hui. En effet, le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 22 juin, juste avant le dernier sommet des BRICS, que le groupe était effectivement en train de développer sa propre monnaie de réserve basée sur un panier de leurs devises. Poutine a déclaré que le groupe espérait ainsi développer des alternatives au système de paiement international existant.

Si cette initiative peut être considérée comme une provocation en Occident, elle vise en fait à améliorer l’humanité et n’est pas strictement destinée à un pays ou à une coalition de pays. Il convient de noter que l’Inde s’est opposée à toute rhétorique « anti-américaine » dans la déclaration commune du groupe, étant donné qu’elle est considérée comme faisant partie du Sud, c’est-à-dire un pays en développement, et qu’elle entretient également des relations étroites avec l’Occident.

Pourtant, dans le même temps, il est clair que tous les États BRICS, y compris l’Inde, bénéficieraient d’un système économique et financier mondial démocratisé. C’est la raison pour laquelle New Delhi ne s’est pas associée aux sanctions prises par l’Occident à l’encontre de la Russie en raison du conflit en cours en Ukraine, car cela ne servirait pas les intérêts économiques de l’Inde – et cela créerait également un mauvais précédent dans lequel des pays pourraient être exclus de la communauté internationale en raison de désaccords politiques.

En effet, les BRICS et leurs membres sont allés loin dans la recherche d’une coopération au développement sans contraintes. La Chine, à elle seule, avait déjà remplacé le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en tant que premier créancier net du monde au début de la dernière décennie, élargissant les investissements dans des actifs tangibles à travers le Sud (et au-delà) grâce à l’initiative « Belt and Road ». Mais dans un défi direct à ces deux institutions dirigées par les États-Unis précédemment mentionnées, qui se sont transformées en armes de coercition économique, les BRICS ont créé la Nouvelle banque de développement en 2014.

Un autre domaine dans lequel les BRICS ne sont actuellement pas actifs mais pourraient l’être est la sécurité. La stabilité financière et économique est une partie inextricable de la sécurité ; sans un système économique et financier stable, il ne peut y avoir de paix durable. De même, sans un cadre de sécurité stable, il ne peut y avoir d’élan vers le développement humain que les BRICS et leurs partenaires souhaitent. Malheureusement, le lien entre ces deux facettes n’a pas été établi dans le système international libéral dominant, mais les BRICS pourraient contribuer à les relier, ce qui serait une évolution extraordinairement bénéfique.

Pendant que les BRICS se terminent, le G7 et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), deux formations internationales dirigées par les États-Unis, se réuniront bientôt. L’OTAN rédigera son premier « concept stratégique » – le document qui définit les objectifs et les principes de l’organisation – depuis 2010. On s’attend à ce qu’il étende la portée du bloc militaire bien au-delà de l’Europe et probablement jusqu’à l’Asie-Pacifique, ce qui représente un défi sérieux pour le voisinage de la Chine. Cela explique probablement pourquoi le président chinois Xi Jinping a dénoncé les « petits cercles » construits autour de l’hégémonie dans son discours sur les BRICS.

Au minimum, les BRICS ont un rôle important à jouer pour contrebalancer l’influence maligne des États-Unis, de l’OTAN et du système mondial actuel dirigé par l’Occident. La finance et l’économie n’y sont pas pour rien, et la volonté des BRICS d’établir des alternatives au système de Bretton Woods basé sur le dollar, en fournissant des crédits au Sud sans conditions politiques et en établissant une nouvelle monnaie de réserve, est un élan extraordinaire vers un avenir multipolaire.

Bradley Blankenship est un journaliste, chroniqueur et commentateur politique américain. Il tient une chronique syndiquée à CGTN et est reporter indépendant pour des agences de presse internationales, notamment l’agence de presse Xinhua.

Source: RT – 24 Juin, 2022

https://arretsurinfo.ch/les-membres-des-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-membres-des-brics-representent-le-meilleur-espoir-dun-ordre-mondial-plus-juste

STOP AUX PASS, CHANTAGES INEFFICACES SUR LA MALADIE ET SOURCES DE MEFIANCE CONTRE LA VACCINATION

Par Le 25/06/2022

Stop aux pass, chantages inefficaces sur la maladie et sources de méfiance contre la vaccination

Par Dr Gérard Delépine

Mondialisation.ca, 24 juin 2022

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Le gouvernement s’est félicité de l’efficacité des pass et rêve de les prolonger. Pourtant dans le monde réel, les pass sanitaires se sont révélés sanitairement contre-productifs et économiquement et sociologiquement désastreux. Les chiffres publiés par l’OMS montrent en effet que les pass favorisent les contaminations. Une quinzaine de pays ont instauré des pass. Partout leur installation a été suivie d’une augmentation des cas et d’une épidémie échappant à tout contrôle.

Israël a été le pionnier du pass et y a renoncé

Lors de la première vague, le pic de nouveaux cas journaliers atteignait 6000. Depuis la campagne massive d’injection et l’instauration du pass sanitaire, puis vaccinal, les contaminations ont été de plus en plus nombreuses. Fin janvier 2022 le nombre de contaminations quotidiennes a dépassé les 100000 et en juin 2022 le total des contaminations cumulées dépassait 4,2 millions six fois plus qu’avant l’instauration des pass.

La comparaison des nombres de cas cumulés par million en Israël et en Palestine suggère que la stratégie du tout vaccinal et des pass pourrait peut-être même favoriser les contaminations.

Nadav Davidovitch, expert conseillant le gouvernement israélien constate « maintenir le pass vert sous sa forme actuelle peut créer de fausses assurances ».. Constatant cet échec, le gouvernement israélien a mis fin au pass.[1]

Le sévère échec du pass en Grande-Bretagne a justifié sa suppression

La Grande-Bretagne a suivi la même politique vaccinale et restrictive des libertés qu’Israël. Depuis Omicron, l’échec est patent.

Constatant l’échec sanitaire et les lourdes conséquences économiques et sociales des pass, le gouvernement britannique en a lui aussi décidé la suppression dès le 28 janvier 2022.

Partout en Europe le même constat d’inefficacité des pass s’est imposé. Le Danemark, l’Irlande, l’Islande, Malte, la Tchéquie, la Roumanie, la Hongrie, le Portugal, la Belgique, l’Autriche, l’Espagne, la Grèce, la Suisse, la Suède, la Finlande, L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et l’Italie ont observé l’échec total du pass contre l’épidémie avec l’arrivée d’Omicron.

Et la quasi-totalité de ces pays (Suisse, Suède, Slovénie, Slovaquie, Royaume-Uni, Roumanie, République tchèque, Pologne, Pays-Bas, Norvège, Autriche) a abandonné cette mesure inefficace.

En France aussi les pass ont démontré leur totale inefficacité contre Omicron. Nous n’avons jamais été aussi « vaccinés », aussi soumis à autant de mesures sans justifications scientifiques (pass vaccinal dans les hôpitaux et obligation vaccinale pour les soignants et pompiers) et compté autant de contaminations !

Avant l’instauration des pass, en dix-sept mois d’épidémie, nous avions recensé un peu moins de 6 millions de contaminés. Depuis les pass en 12 mois ce chiffre est passé à plus de trente millions. Il faut être vraiment négationniste des faits établis pour croire encore que cette mesure puisse être bénéfique contre l’épidémie.

Tout dirigeant objectif reconnaîtrait l’échec de cette stratégie et abandonnerait toutes ses mesures inefficaces et mortifères qui démolissent notre jeunesse et notre économie. Mais comme toujours depuis le début de la crise nos dirigeants refusent de considérer les faits avérés et persistent dans leur autoritarisme religieux médicalement stupide et socialement tragique tant pour les professionnels concernés[2] que pour la population privée de leurs compétences avec plus de 20 % des lits fermés faute de soignants, des urgences incapables d’assurer leurs missions et des déserts médicaux qui se multiplient partout.

Même l’INSERM reconnaît la nocivité du pass qui aggrave la méfiance contre la vaccination

Le 25 janvier 2022 sur LCI après avoir réduit unilatéralement la validité de l’immunité « naturelle » de 6 à 4 mois, Olivier Véran annonçait avec gourmandise que des millions de Français allaient bientôt « perdre le bénéfice du pass vaccinal » confirmant ainsi qu’il ne s’agissait pour lui que d’un chantage brutal pour imposer la pseudo vaccination pourtant sans intérêt médical.

Mais même dans ce but les pass sont contre-productifs ainsi que vient de l’affirmer l’étude récente de l’INSERM parue dans Nature[3] :

« Le laissez-passer sanitaire a encouragé la vaccination de nombreuses personnes hésitantes ou réticentes, mais il n’a pas réduit l’hésitation elle-même. Une enquête de septembre 2021 a révélé que 42 % des personnes vaccinées étaient encore réticentes ou avaient des doutes sur le vaccin au moment de leur première dose[4]. Plus important encore, la part des personnes vaccinées ayant des doutes sur le vaccin est passée de 44 % à 61 % après la mise en place du pass santé. Les leçons tirées du laissez-passer sanitaire COVID-19 en France suggèrent que des mesures coercitives telles que la vaccination obligatoire peuvent être efficaces pour augmenter les taux de vaccination, mais ne résolvent pas tous les problèmes qui affectent l’adoption. La vaccination obligatoire contre le COVID-19 risque de politiser davantage la vaccination et de renforcer la méfiance à l’égard des vaccins ».

« Rien ne laisse penser que le laissez-passer sanitaire a convaincu de nombreux sceptiques quant aux avantages de cette vaccination, et il reste une proportion faible, mais considérable (environ 5 à 10 % de la population) qui a décidé de ne pas se faire vacciner contre le COVID-19. La vaccination des personnes hésitantes ou réticentes a des conséquences potentiellement négatives, qui peuvent renforcer la méfiance à l’égard des institutions et du système de santé ».

Ces constatations publiées dans Nature par l’INSERM sont d’autant plus remarquables que l’institut national de la santé et de la recherche en médecine, est un fervent partisan des vaccinations tous azimuts.

Pour sortir de cette situation ubuesque et retrouver la confiance de la population, il est nécessaire que l’état cesse de suivre les recommandations sanitaires de cabinets de conseils trop liés aux industriels du vaccin, qu’il supprime les censures, qu’il reconnaisse ses erreurs, qu’il pratique la transparence totale sur les données sanitaires réelles au lieu de publier des analyses de pure propagande et qu’il base enfin ses décisions sur l’examen des faits réels au lieu de croire en des simulations biaisées.

Dans l’immédiat, il faut supprimer toutes les mesures restrictives des libertés et en premier lieu le pass sanitaire dans les hôpitaux et réintégrer les pompiers et soignants injustement exclus. Mesures qui ne coûteraient pas grand-chose et qui permettraient au système de santé de souffler un peu.

Dr Gérard Delépine

Notes :

[1] https://www.rtbf.be/article/coronavirus-pionnier-du-pass-sanitaire-israel-annonce-son-abandon-10937556

[2] Rappelons le sort inhumain imposé aux pompiers et soignants vaccino prudents qui ont eu l’honnêteté (le tort ?) de ne pas se faire de faux certificat de vaccination alors qu’ils pouvaient probablement facilement les obtenir aussi facilement que les politiques, et qui se retrouvent sans travail, sans chômage, obligés de changer de profession pour ne pas devenir SDF. Une pareille brutalité n’avait jusqu’ici réservée qu’aux citoyens juifs par Hitler.

[3] Jeremy K. Ward, Fatima Gauna, Amandine Gagneux-Brunon, Elisabeth Botelho-Nevers, Jean-Luc Cracowski, Charles Khouri, Odile Launay, Pierre Verger and Patrick Peretti-Wate The French health pass holds lessons for mandatory COVID-19 vaccination.

[4] Ward, J. K. et al. http://www.orspaca.org/sites/default/files/Note-SLAVACO-Vague2.pdf (2021)

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dr Gérard Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/stop-aux-pass-chantages-inefficaces-sur-la-maladie-et-sources-de-mefiance-contre-la-vaccination/5669250

Dr GERARD DELEPINE : LES MASQUES SONT INUTILES ET DANGEREUX ! STOP AUX MENSONGES MEDIATIQUES !

Par Le 25/06/2022

Les masques sont inutiles et dangereux ! Stop aux mensonges médiatiques!

Par Dr Gérard Delépine

Mondialisation.ca, 23 juin 2022

nouveau-monde.ca

Thème: 

Analyses: 

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Mise à jour de la bibliographie internationale sur les masques

Le spectacle affligeant du port de masques par des personnes seules en voiture, ou à vélo ou faisant seules leur jogging désole et témoigne de la persistance de la peur créée et entretenue par le gouvernement et les médias depuis deux ans, et de l’ignorance sur l’inefficacité anti-covid et sur les dangers propres du masque.

Mais le plus affligeant et éthiquement scandaleux est de constater que certains professionnels de santé refusent d’examiner des malades et de les traiter s’ils ne portent pas de masque et que certains n’hésitent pas à leur mentir en prétendant que c’est le gouvernement qui l’impose.

Rappelons les consignes officielles actuelles (18/6/2022) du gouvernement

consultable à Obligation de port du masque : quelles sont les règles ?

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35351 :

« Depuis le 14 mars 2022, il n’y a plus d’obligation de port du masque en intérieur.

Néanmoins, il y a une exception pour les établissements de santé et établissement médico-sociaux.

En effet, le port du masque peut être imposé pour les personnes de plus 6 ans par les responsables des structures ou locaux professionnels lieux suivants :

Hôpitaux, cliniques, centres de santé

Cabinets des professionnels médicaux et des psychologues, ostéopathes, chiropraticiens et psychothérapeutes

Officines de pharmacie

Laboratoires d’analyses médicales

EHPAD

Domiciles des personnes âgées ou handicapées qui reçoivent des soins »

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35351 :

[Capture PDF de la page :]

Obligation-de-port-du-masque-_-quelles-sont-les-regles-_-_-service-public.fr_Télécharger

Ce texte précise donc qu’il n’y a pas d’obligation réglementaire actuelle de port de masque même dans les structures ou locaux professionnels sanitaires, mais seulement la possibilité pour les responsables de ces établissements de l’imposer dans leurs locaux s’ils le désirent.

Le port généralisé du masque ne protège pas de la contamination

L’analyse exhaustive de la littérature internationale des articles publiés sur PubMed le 18/6/2022 est claire : aucune étude clinique ne prouve que le port généralisé du masque protégerait son porteur de la maladie ou diminuerait la transmission du covid19 autour de lui.

Les recommandations sur le masquage de masse ont été faites sur la base d’études sur les épidémies de grippe, alors même que l’efficacité du masque contre le virus grippal est incertaine[1] et que ces études n’étaient pas nécessairement applicables au covid 19.

D’ailleurs initialement l’OMS avait recommandé de ne pas porter de masques dans la vie courante en raison d’un manque de preuves sur son efficacité[2], attitude tirée de 10 études randomisées sur la transmission de la grippe et d’autres coronavirus humains dans la communauté.

La révision de ses recommandations[3] s’est appuyée sur une métanalyse de simples études observationnelles qui conclue au conditionnel : « l’utilisation d’un masque facial pourrait entraîner une réduction importante du risque d’infection (faible certitude) ». Les nouvelles directives OMS précisent comment laver et entretenir un masque en tissu et énumèrent les précautions d’usage à prendre pour porter en toute sécurité une protection faciale.

Une personne peut en effet s’infecter en ajustant son masque, en l’enlevant ou en le mettant à plusieurs reprises, sans se laver les mains entre chacun de ces gestes. De plus, l’OMS prévient :

« le masque peut créer « un faux sentiment de sécurité amenant à négliger des mesures telles que l’hygiène des mains et la distanciation physique ».

Le port du masque se justifie lorsqu’on est malade (qu’on tousse ou qu’on crache) et pour les personnes au contact de personnes malades, c’est pour le moins plus agréable. Mais même dans ces conditions, il n’existe aucune étude clinique publiée qui démontre qu’il diminue réellement le risque de contamination.

Ceux qui prônent l’obligation généralisée du port du masque sont habituellement les mêmes qui réfutent l’utilisation de la chloroquine sous prétexte (faux) qu’il n’existerait pas d’études randomisées montrant qu’elle est efficace. Or la seule étude prospective randomisée pourtant réalisée par des partisans du port du masque et publiée, Danmasq19[4] ne retrouve aucune différence significative de risque de contamination entre les porteurs de masque et ceux qui n’en portent pas démontrant que le masque ne protège pas celui qui le porte.

Les articles qui défendent l’obligation généralisée du port de masque se basent sur non pas sur des études cliniques en population réelle, mais sur des simulations discutables (hypothèses très incertaines), des expériences sur des hamsters, sur l’extrapolation d’études de concentration virale réalisées en réanimation ou en laboratoire, sur l’avis « d’experts qui croient » en l’efficacité sans en apporter aucune preuve scientifique réelle.

Un des arguments classiques des partisans du masque est que les populations asiatiques habituées au masque seraient moins menacées de poussées de contaminations virales que les Européens. Pourtant la comparaison des nombres quotidiens de nouvelles contaminations covid19 en Suède (non masquée) et à Hong Kong (championne du port du masque) montre que le masquage généralisé de la population n’est pas efficace, voire contre-productif, car le taux journalier de nouvelles contaminations par million d’habitants est deux fois plus élevé à Hong Kong qu’en Suède !

Même constatation lorsqu’on compare la Biélorussie et la Corée du Sud :

comment des professionnels de santé peuvent-ils encore croire en l’efficacité de l’obligation généralisée du port du masque alors qu’il n’en existe aucune preuve et, que de nombreux indices militent pour son inefficacité ? Que ceux qui ont peur et croient qu’un masque peut les protéger veuillent en porter est compréhensible et tolérable, mais il n’existe aucune raison scientifique d’imposer aux autres un grigri inefficace dont les effets secondaires sont nombreux.

Le port du masque est source de nombreuses complications

Au 22 juin 2022, la base de données PubMed recense 1165 articles internationaux décrivant des complications du port de masques faciaux.

Même les défenseurs du port du masque reconnaissent certains de ses inconvénients[5] : inconfort fréquent, dégradation de la peau du visage, difficulté accrue à communiquer clairement, et une empathie perçue réduite des prestataires de soins par ceux dont ils s’occupent.

L’étude clinique de Zhang, pourtant avocat du masque,[6] a signalé un taux plus élevé de maladies respiratoires parmi le personnel hospitalier portant un masque en tissu par rapport à l’absence de masque de protection au travail.

Complications cutanées

La macroanalyse des membres de l’American Contact Dermatitis Society[7] met en évidence des cas de dermatite professionnelle secondaire aux équipements de protection faciale. La dermatite de contact irritante (DCI) est la dermatose liée au masque la plus fréquente[8]. Elle atteint principalement les joues et l’arête nasale et s’observe surtout après port prolongé du masque (>6 heures). Sa sévérité dépend de la chronicité de l’exposition. Les personnes atteintes de dermatite atopique, qui ont déjà une barrière cutanée défectueuse, sont particulièrement à risque de développer une DCI.

L’étude coréenne de Choi SY[9] précise la symptomatologie qui varie d’une plaque discrète, sèche et squameuse à un œdème et des vésicules, des érosions et une ulcération. Les démangeaisons étaient le symptôme le plus fréquent, affectant principalement les joues. La dermatose la plus fréquente était la dermatite de contact d’apparition récente (33,94 %), suivie de l’acné d’apparition récente (16,97 %) et de l’aggravation d’une acné préexistante (16,97 %). Le port quotidien de masques était significativement associé à une dermatite de contact d’apparition récente. Plus de la moitié des patients ayant des problèmes de peau préexistants ont vu leur maladie s’aggraver lorsqu’ils portaient des masques.

Une plus longue durée de port et l’utilisation de masques en coton ont augmenté les poussées d’acné. Les travailleurs de la santé avaient une incidence plus élevée de maladies de la peau.[10]

Hypoxie et troubles respiratoires

En dépit de certains articles mensongers qui prétendent que le port du masque ne diminuerait pas la saturation en oxygène la littérature internationale des grandes revues médicales établit formellement que le port prolongé du masque entraîne une augmentation de la résistance nasale et une hypoxie chez les personnels soignants, souvent associée à des maux de tête.

Beder et all[11] ont observé chez les chirurgiens masqués pratiquant de longues interventions une diminution de la saturation en oxygène et une légère augmentation de la fréquence du pouls par rapport aux valeurs préopératoires chez les chirurgiens, la diminution étant plus importante chez les chirurgiens de plus de 35 ans.

Kisielinski K et ses coauteurs[12] montrent que les masques N95 sont plus mal tolérés que les masques chirurgicaux et évaluent la fréquence des symptômes : syndrome d’épuisement, chute et fatigue, cooccurrence groupée d’insuffisance respiratoire et de diminution de la saturation en oxygène (67 %), augmentation de celle en gaz carbonique (82 %), maux de tête (60 %), troubles respiratoires et échauffement (88 %), mais aussi chaleur et humidité (100 %) sous les masques.

L’utilisation du masque N95 pendant plus de 4 heures par les soignants aggrave des maux de tête antérieurs.Une durée plus courte du port du masque facial peut en réduire la fréquence et la gravité. Ils concluent que le port prolongé du masque par la population générale peut entraîner des effets et des conséquences pertinents dans de nombreux domaines médicaux en particulier chez les personnes fragiles (asthmatiques, insuffisants respiratoires chroniques…).

Problèmes de communication

Il existe de nombreuses complications logistiques, physiologiques, psychologiques, sociales et économiques associées au port du masque.

Tsantanie et ses coauteurs[13] montrent que la perception des émotions intentionnelles (celles que l’acteur désire transmettre) est réduite par la présence d’un masque pour toutes les expressions à l’exception de la colère.

La capacité du personnel de santé à communiquer avec succès avec les patients et avec les collègues est compromise[14], ce qui peut nuire à l’efficience, à l’efficacité, à l’équité et, plus particulièrement, à la sécurité de l’intervention thérapeutique. L’orthophoniste a un rôle distinct dans la facilitation de la communication afin de garantir la fourniture, l’accessibilité et l’efficacité des services.

Les enfants sont particulièrement victimes du port de masques[15]

Chez les plus petits, le contact avec la mère et tous les intervenants (crèche, etc.), l’apprentissage des émotions et de la parole est particulièrement menacé.

Dans les classes primaires, les professeurs ont plus de mal à se faire comprendre de leurs élèves qui ne peuvent plus se référer aux mimiques de l’enseignant.

En secondaire, l’apprentissage oral des langues étrangères est saboté : comment expliquer la position de la langue et de la bouche pour reproduire l’accent juste ? Les enseignants doivent parler plus fort, ce qui les fatigue inutilement, et ils peuvent difficilement évaluer ce que les élèves comprennent.

Les adolescents souffrent des mêmes difficultés en cours, mais la gêne à l’expression des sentiments est encore plus pénible à l’âge ou ils nouent leurs amitiés et leurs relations amoureuses.[16][17]

Les troubles psychologiques et psychiatriques[18]

Le port du masque est un facteur favorisant la survenue de stress et de morosité. Il provoque également une prosopagnosie (la non-reconnaissance des visages) et une difficulté à reconnaître les émotions d’autrui19.

Depuis l’instauration des prétendues mesures sanitaires, les psychiatres avaient précocement mis en garde sur les effets pervers de l’enfermement et du port de masque chez les personnes fragiles et même chez de nombreuses autres personnes a priori équilibrées qui décompenseront. Ces inquiétudes étaient d’autant plus pertinentes que la diminution générale des lits hospitaliers en 20 ans a particulièrement touché la psychiatrie : fermeture de nombreux de lits de psychiatrie générale à l’hôpital, atteignant 60 % entre 1976 et 2016 selon l’IGAS. De plus l’augmentation des moyens en ville, où les centres médico-psychologiques sont saturés n’ont pas suivi. Les psychiatres ont fui l’hôpital public, où 30 % des postes de titulaires sont vacants.

Le recul montre qu’effectivement les dépressions et les urgences psychiatriques ont explosé.

L’augmentation de l’anxiété, de la dépression et du stress d’abord constaté en Chine[19][20][21] s’est diffusée partout où les dirigeants ont créé la panique et imposé des mesures contraignantes.

Les enfants ont été particulièrement touchés[22] et les urgences pédopsychiatriques ont été dépassées à Paris tant à l’hôpital Robert Debré (demandes d’admission accrues de 20 %.) qu’à la Pitié-Salpêtrière et dans bien d’autres structures en Province.

D’après santé publique France, 3 millions de nos compatriotes souffrent de troubles psychiques sévères.[23]

Il n’est pas éthique de refuser d’examiner un malade

Le serment d’Hippocrate considéré comme l’un des textes fondateurs de la déontologie médicale rappelle qu’un médecin ne peut refuser d’examiner un malade.

Dans sa version française[24]:

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.

Ou dans sa version internationale du serment de Genève :

JE NE PERMETTRAI PAS que des considérations d’âge, de maladie ou d’infirmité, de croyance, d’origine ethnique, de genre, denationalité, d’affiliation politique, de race, d’orientation sexuelle, de statut social ou tout autre facteur s’interposent entre mon devoir et mon patient

D’ailleurs même au temps de la peste (qui tuait près de 40 % des malades) les médecins accomplissaient leur devoir sans exiger des malades qu’ils portent un masque.

Il est donc particulièrement choquant d’apprendre que certains confrères violent leur serment d’Hippocrate en refusant d’examiner des malades au prétexte qu’ils ne portent pas de masque.

L’ordre a rappelé que la non-vaccination ne fait pas partie des raisons justifiant un refus de soins. Un docteur ne peut donc pas déontologiquement refuser de soigner un patient parce qu’il n’est pas vacciné contre le Covid. On peut espérer que le non-port du masque sera prochainement le sujet d’un même rappel à la déontologie.

Il faut espérer que sans attendre ce rappel éthique, de nombreux médecins supprimeront ces exigences infondées du port de masque pour les consulter.

Et s’ils ont encore peur qu’ils se rappellent que lors de la première vague (avant tout vaccin) les Indiens ont utilisé avec succès la chloroquine pour prévenir les contaminations du personnel soignant et des proches des malades et que l’Inde compte 15 fois moins de cas par millions que la France adepte des masques.

L’Algérie qui a largement utilisé le protocole Raoult compte 75 fois moins de cas par millions que la France

Pour se protéger, les médecins inquiets devraient plutôt se prescrire chloroquine ou Ivermectine !

Dr Gérard Delépine

Notes :

[1] Xiao J, Shiu E, Gao H, Wong JY, Fong MW, Ryu S, et al. Nonpharmaceutical Measures for Pandemic Influenza in Nonhealthcare Settings—Personal Protective and Environmental Measures. Emerg Infect Dis. 2020;26(5):967-975. https://doi.org/10.3201/eid2605.190994

[2] Organisation Mondiale de la Santé. Conseils sur l’utilisation des masques dans le contexte de la COVID-19 : Orientations provisoires 6 avril 2020. :
https://apps.who.int/iris/handle/10665/331693

[3] https://www.un.org/fr/coronavirus/articles/recommandations-port-du-masque

[4] Henning Bundgaard et al Effectiveness of Adding a Mask Recommendation to Other Public Health Measures to Prevent SARS-CoV-2 Infection in Danish Mask Wearers: A Randomized Controlled Trial Ann Intern Med. 2021 Mar;174(3):335-343. doi: 10.7326/M20-6817. Epub 2020 Nov
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33205991/

[5] hu DK, Akl EA, Duda S, Solo K, Yaacoub S, Schünemann HJ; COVID-19 Systematic Urgent Review Group Effort (SURGE)s. Physical distancing, face masks, and eye protection to prevent person-to-person transmission of SARS-CoV-2 and COVID-19: a systematic review and meta-analysis. Lancet. 2020 Jun 27;395(10242):1973-1987. doi: 10.1016/S0140-6736(20)31142-9. Epub 2020 Jun 1. PMID : 32497510 ; PMCID : PMC7263814.

[6] Zhang R, Li Y, Zhang AL, Wang Y, Molina MJ. Identification de la transmission aérienne comme principale voie de propagation de la COVID-19. Proc Natl Acad Sci USA. (2020) 117 : 14857–63. 10.1073/pnas.2009637117

[7] Yu J, Chen JK, Mowad CM, Reeder M, Hylwa S, Chisolm S, Dunnick CA, Goldminz AM, Jacob SE, Wu PA, Zippin J, Atwater AR. Occupational dermatitis to facial personal protective equipment in health care workers: A systematic review. J Am Acad Dermatol. 2021 Feb;84(2):486-494. doi: 10.1016/j.jaad.2020.09.074. Epub 2020 Oct 1. PMID : 33011325 ; PMCID : PMC7528888.

[8] Rudd E, Walsh S. Mask related acne (“maskne”) and other facial dermatoses. BMJ. 2021 Jun 7;373:n1304. doi : 10.1136/bmj.n1304. PMID: 34099456.

[9] Choi SY, Hong JY, Kim HJ, Lee GY, Cheong SH, Jung HJ, Bang CH, Lee DH, Jue MS, Kim HO, Park EJ, Ko JY, Son SW. Mask-induced dermatoses during the COVID-19 pandemic: a questionnaire-based study in 12 Korean hospitals. Clin Exp Dermatol. 2021 Dec;46(8):1504-1510. doi: 10.1111/ced.14776. Epub 2021 Aug 4. PMID: 34081799; PMCID: PMC8239570.

[10] Echasatian L, Lebsing S, Uppala R, Thaowandee W, Chaiyarit J, Supakunpinyo C, Panombualert S, Mairiang D, Saengnipanthkul S, Wichajarn K, Kiatchoosakun P, Kosalaraksa P. The Effects of the Face Mask on the Skin Underneath: A Prospective Survey During the COVID-19 Pandemic. J Prim Care Community Health. 2020 Jan-Dec;11:2150132720966167. doi: 10.1177/2150132720966167. PMID: 33084483; PMCID: PMC7786409.

[11] Beder A, Büyükkoçak U, Sabuncuoğlu H, Keskil ZA, Keskil S. Preliminary report on surgical mask induced deoxygenation during major surgery. Neurocirugia (Astur). 2008 Apr;19(2):121-6. doi: 10.1016/s1130-1473(08)70235-5. PMID: 18500410.

[12] Kisielinski K, Giboni P, Prescher A, Klosterhalfen B, Graessel D, Funken S, Kempski O, Hirsch O. Is a Mask That Covers the Mouth and Nose Free from Undesirable Side Effects in Everyday Use and Free of Potential Hazards? Int J Environ Res Public Health. 2021 Apr 20;18(8):4344. doi : 10.3390/ijerph18084344.

[13] Tsantani M, Podgajecka V, Gray KLH, Cook R. Comment la présence d’un masque facial chirurgical altère-t-elle l’intensité perçue des émotions faciales ?. PLoS One. 2022;17(1):e0262344. Publié le 13 janvier 2022. doi : 10.1371/journal.pone.0262344

[14] Marler H, Ditton A. « I’m smiling back at you » : Exploring the impact of mask wearing on communication in healthcare. Int J Lang Commun Disord. 2021 Jan;56(1):205-214. doi: 10.1111/1460-6984.12578. Epub 2020 Oct 10. PMID : 33038046 ; PMCID : PMC7675237.

[15] Et les complications psychologiques, sociales, scolaires, physiques sont légion. Voir « les enfants sacrifiés du covid » par G et N Delépine, éditions Fauves, janvier 2022.

[16]https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/il-ne-me-reconnaissait-plus-avec-le-masque-la-crise-du-covid-19-bouleverse-le-quotidien-des-services-pedopsychiatriques_4276445.html

[17] Masques obligatoires, jeunesse et enseignement, des dangers sous-estimés — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[18] Le masque, baillon qui interdit la parole, base de la relation à l’autre — Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr)

[20] Cao W., Fang Z., Hou G., Han M., Xu X., Dong J. L’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les étudiants en Chine. Psychiatrie Res. 2020 [112934

[21] Wang C., Pan R., Wan X., Tan Y., Xu L., Ho C. Réponses psychologiques immédiates et facteurs associés au stade initial de l’épidémie de maladie à coronavirus de 2019 (COVID-19) dans la population générale en Chine. Int J Environ Res Public Health. 2020

[22] Zhang S., Wang Y., Rauch A., Wei F. Perturbation sans précédent de la vie et du travail : santé, détresse et satisfaction de vivre des adultes qui travaillent en Chine un mois après le début de l’épidémie de COVID-19. Psychiatrie Res. 2020 [112958

[23] Port du masque et troubles chez les enfants : le constat édifiant de Marie-Estelle Dupont
https://www.lactucitoyenne.fr/actualites/sante/port-du-masque-et-troubles-chez-les-enfants-le-constat-edifiant-de-marie-estelle-dupont

[24]Santepubliquefrance.fr/dossiers/coronavirus-covid-19/enjeux-de-sante-dans-le-contexte-de-la-covid-19/articles/sante-mentale-et-covid-19

[25] https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/devoirs-droits/serment-dhippocrate

La source originale de cet article est nouveau-monde.ca

Copyright © Dr Gérard Delépinenouveau-monde.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-masques-sont-inutiles-et-dangereux-stop-aux-mensonges-mediatiques/5669205

LA PANDEMIE A REVELE LA FAILLITE DU CAPITALISME

Par Le 19/06/2022

19 Juin 2022

Samedi 18 juin 2022
La pandémie a révélé la faillite du capitalisme


Le 15/6, la section Santé-Providence du Parti communiste grec (KKE) a présenté sa nouvelle publication sous le titre "Pandémie COVID-19 : Le capitalisme à son crépuscule". Les travailleurs du secteur de la santé et de la protection sociale et d'autres secteurs, les jeunes et les étudiants ont envahi le parc situé à côté du plus grand hôpital du pays, "Evangelismos", où la présentation du livre a eu lieu. Parmi eux se trouvaient de nombreux syndicalistes d'avant-garde qui travaillent dans les hôpitaux publics et qui, au cours des deux dernières années, dans les conditions extrêmement difficiles de la pandémie, ont été à l'avant-garde de la lutte pour défendre la santé des gens. 
 
Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, a prononcé un discours et a notamment souligné que "le virus le plus grand et le plus dangereux est le capitalisme lui-même. Et cela ne s'applique bien sûr pas seulement à la pandémie, mais à tout ce à quoi notre peuple est confronté, depuis les prix élevés, qui ne sont pas tombés du ciel mais sont une conséquence de la voie de développement capitaliste, jusqu'à la guerre impérialiste en Ukraine et l'implication de notre pays. (...)

Bien entendu, lorsque nous faisons référence au "capitalisme au crépuscule", nous avons à l'esprit un système socio-économique qui s'est décomposé et dont le développement présuppose l'intensification de l'exploitation de la classe ouvrière moderne, et en fait dans tous les aspects qui déterminent les conditions de reproduction de la force de travail, de sa propre vie. C'est ce qui s'est exprimé pendant la pandémie avec les pénuries tragiques de personnel, d'infrastructures, de moyens techniques et d'équipements médicaux dans les unités de santé publique. (...) 
 

Le gouvernement et tous les autres partis bourgeois, avec des différences individuelles insignifiantes, proposent comme solution le renforcement des règles du marché dans le système de santé. En d'autres termes, ils se réfèrent à tous ces "outils" qui, d'une part, ont façonné ce misérable système de santé publique et, d'autre part, ont formé un secteur de la santé robuste et commercial privé. La seule chose qu'ils démontrent est l'ampleur de la décadence de la voie capitaliste de développement (...)

À notre avis, à l'occasion de cette publication, les travailleurs de la santé avant tout, mais aussi les personnes soucieuses de leur santé et de leur vie, devraient faire un pas de plus dans leur réflexion, leur position et leur activité quotidienne.

Le KKE mène une lutte quotidienne pour le recrutement de personnel, l'élargissement des prestations à la population et l'augmentation du financement par le budget de l'État. Il trace également la voie d'un développement qui traitera la santé publique comme un droit universel et gratuit garanti par un gouvernement ouvrier et populaire et son État. Il appelle le peuple à se rallier au KKE, pour la protection de la santé ; pour un système sans aucune activité commerciale, où le peuple pourra satisfaire ses besoins fondamentaux et urgents avec tous les moyens disponibles. (...) En dernière analyse, la science peut vaincre toute cette irrationalité et cet obscurantisme qui nous accablent et sa source, c'est-à-dire l'exploitation capitaliste et la barbarie." 
inter.kke.gr

source : https://www.idcommunism.com/2022/06/the-pandemic-revealed-the-bankruptcy-of-capitalism.html

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LE JOUR OU LE JOURNALISME EST MORT

Par Le 18/06/2022

17 juin 2022

Le jour où le journalisme est mort

Viktor DEDAJ

Malgré les appels de virtuellement toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de défense de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, d’organisations et de syndicats de journalistes, Priti Patel vient de signer l’extradition de Julian Assange. La défense a 14 jours pour faire appel. L’appel peut être refusé.

Il s’agit d’une grande victoire pour la presse institutionnelle qui a tout fait pour réduire "la plus importante affaire de presse de notre existence" (dixit John Pilger) en un vulgaire faits divers. Une presse qui a relayé pendant plus de dix ans tous les mensonges, calomnies et légendes urbaines qui ont servi d’écran de fumée pour occulter les vrais tenants et aboutissants. Le résultat fut celui qui avait été prévu et planifié dès 2010 : faire disparaître le cas Assange de la conscience collective et procéder à l’élimination - médiatique si possible, physique si nécessaire - du journaliste le plus innovant, primé, efficace et dangereux (pour les pouvoirs corrompus) du 21ème siècle.

Une presse si prompte à faire du "fact-checking" lorsqu’il s’agit de sauver un récit officiel mais si absente lorsqu’il s’agit de sauver le représentant le plus conséquent de notre droit de savoir. Des accusations de viol (qui n’ont jamais existé) jusqu’aux pseudos "mises en danger" de vies, en passant par la qualité de ses chaussettes, rien ne lui aura été épargné. Avec une mention spéciale pour tous ceux qui ont collaboré et profité et gagné de petites fortunes sur le dos de Wikileaks, et qui n’ont pas trouvé une once de courage - ou de volonté ? - pour exprimer leur solidarité avec lui.

Et comme à chaque fois que le nom de Julian Assange apparaît dans les fils de l’actualité, on assistera à un défilé de trolls en mission, dont certains sont munis d’une carte de presse, qui nous asséneront leurs conneries habituelles. Je serais tenté de dire que l’Histoire leur sera ingrate, mais encore faut-il que l’Histoire ne soit pas réécrite au passage, comme ils l’ont déjà fait et comme ils sont encore en train de le faire.

Bien-sûr, ils diront qu’en ce qui concerne Assange et Wikileaks, il ne s’agissait pas vraiment de journalisme et que la presse institutionnelle sera toujours là pour nous informer correctement. Mais que voulez-vous que la presse des milliardaires dise d’autre ?

Le journalisme est mort non pas au fond d’un cachot, non pas d’une balle dans la tête, non pas dans l’explosion d’une voiture, ni même découpé dans une ambassade saoudienne. Il est mort le jour où il a choisi la complicité en laissant filer en silence et vers l’oubli le meilleur d’entre eux.

Viktor Dedaj

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DANS UN CYNISME GLACIAL, NAISSANCE D’UN NOUVEAU MONDE?

Par Le 18/06/2022

Dans un cynisme glacial, naissance d’un nouveau monde?

Par Mohamed El Bachir

Mondialisation.ca, 17 juin 2022

Thème: 

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«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.» (Philosophe Antonio Gramsci)

C’est devenu une banalité, les relations diplomatiques internationales sont rythmées, pour ne pas dire dictées, par la guerre en Ukraine. Une guerre qui façonne dans l’ombre le monde géopolitique de demain. Pourtant l’intervention militaire russe en Ukraine aurait pu être évitée si les puissances occidentales avaient voulu tenir compte des liens historiques et surtout des intérêts géopolitiques russes en s’appuyant sur l’Article 1 des Nations unies : garantir la souveraineté de l’Ukraine tout en respectant les exigences sécuritaires de la Russie. Des exigences maintes fois rappelées depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

Concernant les exigences sécuritaires de la Russie, en 2015, l’ancien ambassadeur français en Syrie, Michel Raimbaud avait rappelé les limites que les puissances occidentales avec à leurs têtes les Etats-Unis ne devraient pas franchir en soulignant sous forme d’avertissement que : «quand s’ouvrira en Ukraine un débat sur l’éventualité d’une double adhésion aux deux organisations-OTAN et UE-une ligne rouge aura été franchie.» (1)

Et en s’appuyant sur les données diplomatiques des puissances occidentales, il conclut sans ambiguïté qu’ «il y a donc une volonté délibérée de frapper la Russie au cœur de son domaine historique, russe et slave.» (1)

Mais quel est l’intérêt des puissances occidentales avec à leurs têtes les Etats-unis de ne pas tenir compte des exigences russes? 

La réponse à cette question est donnée en 1997 par l’ancien conseiller du 39° président américain, Jimmy carter :

« les trois quarts des ressources énergétiques connues y sont concentrées… L’Eurasie demeure, en conséquence, l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale… Les conséquences géostratégiques de cette situation pour les Etats-Unis sont claires : l’ Amérique est bien trop éloignée pour occuper une position dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais trop puissante pour ne pas s’y engager… Les Etats qui méritent tous les soutiens possibles de la part des Etats-Unis sont l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan et l’Ukraine car ce sont tous les trois des pivots géopolitiques. » (2)

Concernant les ressources énergétiques, les journalistes du Monde diplomatique, M.Reymond et P. Rimbert posent la question: qui gagne la guerre de l’énergie? (3)

Ces derniers répondent avec pertinence et avec une pointe d’ironie en citant la présidente de la commission de Bruxelles, Mme ursula von der Leyn: «notre réflexion stratégique est la suivante:nous voulons construire le monde de demain en tant que démocraties avec des partenaires partageant les mêmes idées…Les associés énergétiques d’avenir que sont les Etats-Unis ainsi que trois autres démocraties exemplaires que sont l’Azerbeïdjan, l’Egypte et le Qatar.»  (3)

Dans cette guerre énergétique, il s’agit de remplacer le gaz russe par le gaz naturel liquéfié (GNL) afin d’étouffer économiquement la Russie. Peine perdue. 

Et peu importe les contradictions qu’une telle guerre de l’énergie fait naître. En effet, la mise sur le marché du GNL «pose un triple problème économique, sécuritaire et écologique.» (3)

Des contradictions dans un contexte géopolitique tel qu’on ne peut éviter la question suivante : Quels sont les véritables enjeux géostratégiques?

Représentants des pays non-alignés. Capture d’écran.

Source : lecourrier-dalgerie.com

Confrontation de deux visions du monde

Pour répondre modestement à la question posée ci-dessus, au préalable, il faut définir les principaux acteurs géostratégiques:  les Etats-Unis et l’Union européenne (U E)  d’un côté et l’alliance sino-russe, de l’autre.

Concernant le premier acteur, c’est à dire l’impérialisme occidental- vu l’œuvre accomplie par ce dernier au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Sud- l’exposé fait  le jeudi 26 mai 2022, à l’ Université de George Washington  par le Secrétaire d’État Antony Blinken, intitulé stratégie chinoise de l’administration Biden (4) , constitue un solide repère pour déceler les enjeux stratégiques du 21° siècle .

Entre parenthèses, n’ayant aucune stratégie propre, l’UE fait sienne la stratégie du chef de l’OTAN.

Concernant le deuxième acteur, la déclaration (5) signée vingt jours avant la guerre en Ukraine par les présidents russe et chinois Vladimir Poutine et Xi Jinping,  est une précieuse boussole. 

Le  »repère et la  »boussole » utilise la même origine: l’ONU et le Conseil de sécurité. 

Mais pour l’alliance sino-russe, il faut défendre

« fermement les résultats de la Seconde Guerre mondiale et l’ordre mondial existant d’après-guerre, de défendre l’autorité des Nations Unies et la justice dans les relations internationales, de résister aux tentatives de nier, de déformer et de falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.» (5)

Tandis que pour les Etats-Unis, il importe de

«défendre et réformer l’ordre international fondé sur des règles. Le système de lois, d’accords, de principes et d’institutions que le monde s’est uni pour construire après les deux guerres mondiales afin de gérer les relations entre les États, de prévenir les conflits et de faire respecter les droits de tous les peuples. Ses documents fondateurs comprennent la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.» (4)

Cependant, les présidents chinois et russe insistent sur la défense de l’autorité de l’ONU tandis que le secrétaire d’Etat américain penche pour la réforme de l’ordre international.    

Russe et chinois dénoncent «certains acteurs représentant la minorité à l’échelle internationale» qui «continuent de préconiser des approches unilatérales pour aborder les questions internationales et recourir à la force ; ils s’ingèrent dans les affaires intérieures d’autres États, violant leurs droits et intérêts légitimes, et incitent à la contradiction, aux différences et à la confrontation, entravant ainsi le développement et le progrès de l’humanité.»  (5)

Et afin de préciser leurs pensées, ils soulignent qu’ils «s’opposent à la politisation des questions de lutte contre le terrorisme et à leur utilisation comme instruments de politique de deux poids, deux mesures, condamnent la pratique de l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres États à des fins géopolitiques par l’utilisation de groupes terroristes et extrémistes ainsi que sous le couvert de la lutte contre le terrorisme international et l’extrémisme.» (5)

Il va sans dire que les exemples ne manquent pas pour illustrer les affirmations citées ci-dessus: Afghanistan, Irak, Liban, Libye, Syrie, Yémen…

Mais dans sa synthèse de la stratégie chinoise de l’administration Biden, A.Blinken, tout en soulignant l’attachement des Etats-Unis à « la souveraineté des Etats et à l’autodétermination des peuples» (4) ne mentionne nullement les destructions des Etats cités ci-dessus pour cause d’exercice du Droit d’ingérence. Un droit qui ne peut être exercé que par les puissants et dans l’intérêt des puissants.  Aux ONG, le soin de faire la comptabilité macabre et de dessiner la carte géographique de la misère, conséquences du Droit d’ingérence avec la complicité des Etats vassaux comme les monarchies »démocratiques » du Golfe et du marché libre et sans entrave.

Quant au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la communauté internationale ne peut l’imposer puisque la puissance occupante est  au-dessus de la loi internationale! 

Ce qui n’empêche pas  le secrétaire d’Etat américain d’avertir que «les fondements de l’ordre international sont remis en question de manière sérieuse et durable.»  et que «le président russe Vladimir Poutine représente une menace réelle et durable.» (4)

Et d’assurer que «nous resterons concentrés sur le défi à long terme le plus grave pour l’ordre international, à savoir celui que pose la République populaire de Chine.» (4)

Et de préciser le fond de sa pensée :

«la Chine est le seul pays qui a à la fois l’intention de remodeler l’ordre international et qui dispose de plus en plus de la puissance économique, diplomatique, militaire et technologique pour le faire. La vision de Pékin nous éloignerait des valeurs universelles qui ont soutenu une grande partie des progrès du monde au cours des 75 dernières années.» (4) 

Un ordre international que chinois et russe veulent effectivement modifier «avec le rôle central de coordination des Nations Unies dans les affaires internationales, de défendre l’ordre mondial fondé sur le droit international, y compris les buts et principes de la Charte des Nations Unies, faire progresser la multi-polarité et promouvoir la démocratisation des relations internationales, créer ensemble un monde encore plus prospère, stable et juste, construire ensemble des relations internationales d’un nouveau type.» (5)

Bref, la stratégie chinoise de l’administration Biden et la déclaration sino-russe définissent deux orientations opposées où les sujets et les lieux de confrontation sont multiples: les nouvelles technologies, l’arme nucléaire, les armes bactériologiques … l’Eurasie, le Moyen-orient, la région de l’Indo-pacifique…

Avec une idée fixe pour l’impérialisme occidental sous l’égide de l’OTAN, empêcher la Chine « de créer une sphère d’influence dans la région Indo-Pacifique et de devenir la première puissance mondiale.» (4) 

Idée d’autant plus fixe que russe et chinois ont signé que «l’amitié entre les deux États n’a pas de limites, il n’y a pas de domaines de coopération interdits.»(5)

Mais si les problèmes posés sont clairs, la diplomatie risque d’être une piètre arme pour les résoudre car il ne s’agit pas uniquement de l’Ukraine… Et donc l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale n’est pas dénuée de sens.

En tout cas, l’humanité vit dans une ambiance de deuxième guerre froide. Et dans les pays du Tiers-monde, certaines voix font penser à laRenaissance du Mouvement des non-alignés.

Renaissance du Mouvement des non-alignés ?

L’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Iran, le Liban…la Syrie… le Venezuela… font toujours entendre leurs voix souveraines. Reconstruire une force politique et diplomatique à l’échelle mondiale pour faire entendre la voix des peuples du tiers-monde semble redevenir un objectif géopolitique d’actualité.  

Deux exemples :  Accord Iran- Venezuela

Suite à la visite, le 11 juin 2022, du président vénézuélien Nicolàs Maduro en Iran, les deux pays sous sanctions américaines signent un accord de coopération d’une durée de 20 ans.

Le président du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador a refusé de participer le 6 juin 2022 au Sommet des Amériques à Los Angeles parce que  Cuba, le Nicaragua et le Venezuela n’ont pas été conviés par les Etats-Unis : « Je ne vais pas au sommet parce qu’on n’invite pas tous les pays de l’Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposé depuis des siècles : l’exclusion. » (6) Sans oublier la voix du Chili du président Gabriel Boric…

Mohamed El Bachir

 

 

 

Notes :

(1)Michel Rimbaud : Tempête sur le Grand Moyen-Orient Edition ellipses. p. 506

(2)Zbigniew Brzezinski : Le grand échiquier. Bayard Editions, 1997. p. 59, 61, 193 et 194.

(3)Monde diplomatique N° 819. Juin 2022

(4)https://legrandcontinent.eu/fr/2022/05/28/la-doctrine-chinoise-de-ladministration-biden/

(5)https://histoireetsociete.com/2022/02/08/declaration-conjointe-de-la-russie-et-de-la-chine/

(6)https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-president-du-mexique-annonce-qu-il-ne-participera-pas-aux-sommet-des-ameriques-20220606

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Mohamed El Bachir, Mondialisation.ca, 2022

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Dre NICOLE DELEPINE : LES DESTINS TRAGIQUES DE STARS MONDIALES COMME CELINE DION ET JUSTIN BIEBER VONT-ILS OUVRIR LES YEUX DE LEURS FANS ?

Par Le 17/06/2022

Les destins tragiques de stars mondiales comme Céline Dion et Justin Bieber vont-ils ouvrir les yeux de leurs fans?

Céline Dion et Justin Bieber, mêmes destins tragiques après injections anti-covid 

Par Dre Nicole Delépine

Mondialisation.ca, 12 juin 2022

Thème: 

Analyses: 

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CELINE DION

Vu le nombre d’abonnés de Céline Dion sur Twitter, (924200 abonnés), sur Facebook plus d’un million et autres réseaux, on peut espérer que les malheurs de cette fabuleuse chanteuse toucheront plus de monde que les sites officiels d’EudraVigilance ou du Vaers plus difficiles à consulter et en alerteront quelques-uns. Ne serait-ce que pour instiller le doute fertile …

Que lui est -il arrivée ?  Pour l’instant sa famille et/ou ses agents alimentent son compte par des rappels de ses disques ou concerts etc.. Mais pourquoi ce silence, ces éternelles annulations de concerts pour l’instant reportés à sept 2023. Qui y croit encore? 

 @jjdenoual  2 nov. 2021

« A la suite de sa seconde injection du vaccin contre le coronavirus, Céline DION serait paralysée et aurait annulé tous ses concerts! Mais silence radio dans les medias, car ce serait la panique chez tous les vaccinés! »

@Rideaubleu 31 oct. 2021

« Donc on recapitule le délire: un pompier vaccine une fillette de 12 ans, pour fêter la 100000ème dose. Ils offrent à l’enfant des places pour le concert de Céline Dion, concert qui a été annulé car la chanteuse qui appelait à la vaccination est paralysée. Non, ce n’est pas une blague ».

Céline Dion, sa mystérieuse maladie liée au vaccin contre le Covid, révélation CHOC de Bob Kennedy Jr (ilestencoretemps.fr)  

Nos confrères du magazine Public ont récemment publié que la chanteuse de 53 ans serait frappée par une maladie singulière appelée neuropathie à petites fibres, une pathologie que Céline Dion aurait contractée il y a un an, « peu après s’être fait vacciner contre le Covid sans que le lien ne soit  fait » ouvertement. Pourtant elle n’est pas connu pour présenter les facteurs favorisants décrits pour cette maladie (mutations dans les gènes SCN9A et SCN10A, syndrome métabolique, VIH, maladie cœliaque, syndrome de Sjögren, amyloïdose, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladies infectieuses, hépatite C, maladie de Lyme, hypothyroïdie, troubles du système immunitaire).

Une coïncidence de plus ?

Si cette piste vaccin devait se confirmer, Céline serait, à l’instar des millions de personnes, victime d’un « complot » mondial, comme le soutient Bob Kennedy Jr qui a dédié un ouvrage à ce sujet.

En mai 21, Céline déclarait « J’encourage tout le monde à se faire vacciner parce que je pense qu’en ce moment, c’est la seule façon de re bâtir une immunité à travers le monde. ». Qu’en savait-elle ? Comment oser affirmer une telle aberration ?  Aurait -t- elle aimé que je la  remplace pour chanter sur scène ? Chacun son travail, ses compétences.

 Ce mélange des genres via manipulation des lobbies et des médias doit cesser. 

Le 19 mai 22, Céline Dion confirme ce que tout le monde redoutait sur son état de santé: « Je suis tellement désolée d’avoir à changer les dates de la tournée en Europe une nouvelle fois; la première fois, ce fut à cause de la pandémie, maintenant, c’est en raison de ma santé », précisait la chanteuse, âgée aujourd’hui de 54 ans.

« Pour être honnête, j’ai hâte, mais je ne suis pas encore tout à fait prête… »  « Il y a quelque chose de majeur. Ces fameux spasmes commencent à devenir extrêmement inquiétants »

« On se demande si elle ne lit pas un message, on la sent extrêmement triste, comme robotique », commentait la chroniqueuse canadienne Sophie Durocher après avoir visionné le court extrait.

« Si une artiste de la trempe de Céline Dion  reporte, ce n’est pas parce qu’elle a un petit mal de tête, il y a quelque chose de majeur. Ces fameux spasmes commencent à devenir extrêmement inquiétants« , poursuivait-elle au micro d’une radio locale.

« Des millions de dollars sont en jeu ! Il va falloir se poser la question. Est-ce que Céline Dion va remonter sur scène « , se demande-t-elle.

D’après le tabloïd britannique « The Express », Céline Dion souffrirait de dystonie. Une pathologie qui se caractériserait par des contractions musculaires, survenues de façon involontaire et prolongée.

Bref, tous ces commentaires confirment la grande probabilité d’une maladie neurologique post vaccinale, évoquant le cas de Mauricette atteinte de  Creutzfeld jacob ou d’une maladie apparentée. Ce qui a d’autant plus choqué et  nié un temps, c’est que Celine Dion s’était faite l’avocate tenace de l’injection expérimentale jusqu’à imposer le vax à ses spectateurs en concert. Elle y croyait vraiment et a été victime de sa croyance ! Vaccination » devenue religion..
 
Quelle tristesse, quelle erreur, quelle aberration ! Comment des artistes loin de la vraie médecine et probablement trop proche des délires journalistiques imposés par les labos avides de vendre, peuvent-ils entrer dans cette manipulation au point finalement d’y laisser sa vie, en tous cas dors et déjà leur vie d’artiste. 

La corruption ne se limite pas à la corruption financière mais touche toutes les facettes de l’âme humaine, désir de plaire, de conseiller, de jouer les sauveurs etc… Tragique histoire qui se répète à l’envi au fur et à mesure que les jours passent et que l’effet toxique de ces produits expérimentaux s’incruste dans le corps. 

Après Céline, Justin Bieber

Un deuxième exemple est venu cette nuit du 10 Juin 22

Agence France-Presse :

«  Justin Bieber  avait animé un concert en faveur des pseudo vaccins covid le 27 juin 2020 organisé  par Global Citizen Ursula avec l’appui de von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Melinda Gates, présidente de l’Alliance mondiale pour les vaccins et vaccinations (Gavi), Ngozi Okonjo-Iweala, ou Derrick Johnson (président de la NAACP). »

Le jeune Justin Bieber avait, comme Céline, demandé à ses spectateurs en concert une triple vaccination anticovid. Rappelons qu’il s’agit d’une  pop star de 28 ans – qui compte 539,2 millions de followers sur les réseaux sociaux . On imagine la capacité d’influence de ces stars elles-mêmes manipulées par big pharma et/ou affidés.

Il avait déjà vécu une alerte  concernant les injections, après les complications de sa femme Hailey qui malgré son jeune âge avait souffert d’un accident vasculaire cérébral possiblement post vaccinal.

Espérons que ses jeunes fans se poseront quelques questions à cette occasion et hésiteront à aller se faire injecter une nouvelle fois. 

Par quel mécanisme de pensée tortueuse s’était-il transformé en marchand d’injection, dont il ne connaissait rien, d’autant que tous les éléments étaient cachés ? La seule certitude vérifiable était que ces substances étaient expérimentales comme le démontrait d’emblée le site clinicaltrials.gov. 

Elles le sont toujours et il faudra attendre 2023 pour obtenir les données officielles des essais. Mais actuellement nous disposons grâce à la justice américaine d’une partie des documents cachés de Pfizer qui dévoilent la tricherie qui devrait faire interdire toute poursuite des injections. Et les données anglaises données par l’ONS anglais démontrent aussi le danger létal pour la population des injections.

Ainsi le 10 juin 22 on apprend via twitter  

« Après sa compagne, Justin Bieber est à son tour gravement malade et contraint d’interrompre sa tournée. Triplement vacciné, il avait demandé à ses fans des schémas de vaccinations complètes pour assister à ses concerts.»


Ou via @vl_plus  Après sa femme Hailey hospitalisée pour un caillot sanguin dans le cerveau marieclaire.fr/hailey-bieber-…

c’est Justin Bieber lui-même qui souffre d’une maladie mystérieuse « qui s’aggrave » et le force même à suspendre ses concerts….mirror.co.uk/3am/celebrity-…

@AldoSterone111     Justin Bieber annule ses concerts. Il est très malade. Son visage est paralysé… On dirait un vaccident. dailymail.co.uk/tvshowbiz/arti…11/06/2022 00:48

@NaraShi138767941/3) 08/06/22 Justin Bieber 28 ans reporte ses spectacles

[Voir le texte en anglais du Daily Mail:

https://www.dailymail.co.uk/tvshowbiz/article-10905347/Justin-Bieber-reveals-suffered-facial-paralysis-Ramsay-Hunt-syndrome.html]

Il a écrit sur Instagram :

« Je n’arrive pas à croire que je dis ça. J’ai tout fait pour aller mieux mais ma maladie s’aggrave »  

La star de 28 ans n’a donné aucun détail sur sa mystérieuse maladie .

www-uol-com-br.translate.goog/splash/noticia… pic.twitter.com/w3YBHqOeyg  09/06/2022 

Bref notre célèbre et beau chanteur est défiguré  par une paralysie faciale bien décrite dans les complications de la vaccination anticovid sous le nom de paralysie de Bell. Le présenter sous le nom de syndrome de Ramsay fait peut-être savant, mais ne change rien au fait.

Quel malheur d’avoir rendu malades ces beaux jeunes gens qui avaient l’avenir devant eux et qui de plus ont cru utile de conseiller aux autres ce délire absolu.

© Instagram/Justin

Selon un infectiologue, le zona de Justin Bieber est apparu le long des deux nerfs du visage, le facial et l’auditif, voilà pourquoi le chanteur a du mal à parler et sûrement à entendre. Instagram/Justin Bieber

Il faut exiger des instances mondiales un arrêt complet de ces injections dangereuses dont on commence à connaitre les drames à court et moyen terme ( myocardites, mort subite de sportifs en course etc., maladie proche de la vache folle) et inconnus à long terme.

L’évolution rapidement fatale de cancers guéris depuis de nombreuses années ou de  cancers récents se constate de plus en plus après les injections, particulièrement la troisième.   Rappelons que dans la première phase de la vaccination, seulement 5 % des lots ont été concernés par les accidents vaccinaux. Placebos, dosages et ingrédients différents. On ne le sait pas. Ce qui est certain est que depuis la troisième dose dite booster, les accidents paraissent plus fréquents, et plus rapides même si on peut aussi distinguer des variétés géographiques, ce qui laisse supposer des différences dans les lots.  Roulette russe … Ça vous dit vraiment ? 

Transféré de La Vérité Non Censurée sur Telegram

 « Justine Bieber : paralysie faciale…  La star canadienne de 28 ans doit annuler deux dates de sa tournée à Toronto (ou plus) en raison de cette complication qui lui provoque une paralysie d’une partie du visage.

Dans la vidéo postée sur le réseau social Instagram, Justin Bieber apparaît, face caméra, incapable de cligner de l’œil droit, la bouche à moitié bloquée. 

« Je ne peux plus sourire de ce côté, je suis paralysé d’une partie du visage » 

Avec ses 240 millions d’abonnés sur instagram, il est contraint d’annuler la suite de sa tournée. https://t.me/LaveriteNcensureeTchat/908367  lien de la vidéo

https://t.co/MI03ZMUxJv

 

 

« Mon cœur se brise de devoir reporter ces prochains spectacles (ordres des médecins). À tout mon peuple, je vous aime tellement et je vais me reposer et aller mieux ». 

Dans le clip publié vendredi, Justin a montré les effets dévastateurs de son diagnostic en montrant que son œil ne clignait pas, ne pouvait pas sourire et que la narine ne bougeait pas du côté droit de son visage.

Il a expliqué:

«Il y a donc une paralysie complète de ce côté de mon visage. Alors pour ceux qui sont frustrés par mes annulations des prochains shows, je suis juste physiquement évidemment pas capable de les faire. C’est assez grave comme vous pouvez le voir. »

Conclusion

En conclusion, souhaitons à ces artistes et aux nombreuses autres victimes des injections  la meilleure récupération possible. Néanmoins espérons qu’à l’avenir, les  artistes, les sportifs, les politiques, des associations, etc… éviteront de se lancer dans des campagnes de pub pour des vaccins et/ou des médicaments (supposés miracles), et/ou de dépistages etc. dont ils ne disposent pas du fond des données (bien souvent cachées). A chacun son métier.

Dre Nicole Delépine

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Dre Nicole Delépine, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/les-destins-tragiques-de-stars-mondiales-comme-celine-dion-et-justin-bieber-vont-ils-ouvrir-les-yeux-de-leurs-fans/5668895

 

12 JUIN 2022 : JOURNEE MONDIALE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS

Par Le 12/06/2022

12 Juin 2022

 

11 Jun 2022
La FSM s’engage à combattre et à mettre fin à toutes les formes d’exploitation des enfants

Mettons fin au travail des enfants !
Stop à l’exploitation de l’homme par l’homme!
En cette Journée mondiale contre le travail des enfants, la Fédération Syndicale Mondiale, avec tous ses affiliés à travers le monde, réaffirme sa ferme résolution de lutter contre toutes les formes d’exploitation des enfants. La FSM, dans les termes les plus virulents, dit : « Stop au travail des enfants ; Rétablir le droit des enfants à une enfance ! »

Même après deux décennies du lancement de cette journée par les Nations Unies en 2002 pour attirer l’attention sur l’étendue mondiale du travail des enfants et les initiatives internationales d’action et d’efforts pour l’éliminer, le mal prospère plus profondément dans le système d’exploitation du capitalisme. Une enquête récente de l’UNICEF révèle le fait lamentable qu’un nombre énorme de 160 millions d’enfants – soit un sur dix dans le monde – sont impliqués dans des travaux considérés comme mentalement, physiquement, socialement et moralement nuisibles. Des enfants aussi jeunes que 5 ans effectuent des travaux dangereux tels que l’exploitation minière sous-marine, le levage de charges lourdes, la manipulation de machines d’usine dangereuses, etc. La majorité des enfants sont engagés dans l’agriculture où ils manipulent des produits chimiques toxiques. Parmi eux, 79 millions sont régulièrement impliqués dans des emplois qui présentent un danger immédiat pour la santé physique et mentale. Parmi toutes les victimes de la traite, une sur quatre sont des enfants impliqués dans le travail forcé. L’esclavage des enfants est toujours persistant. Selon l’Organisation internationale du travail, 22 000 enfants meurent chaque année au travail.

Le travail des enfants dans le monde a atteint des sommets fulgurants au cours des deux dernières années. Entre 2016 et 2020 — pour la première fois en 20 ans — le nombre d’enfants qui travaillent dans le monde a augmenté. L’impact économique sans précédent de la pandémie de Covid-19 pousse davantage les enfants vers l’exploitation et le travail dangereux.

La pauvreté, le faible niveau d’alphabétisation, l’insécurité alimentaire sont les maux qui motivent le travail des enfants. L’OIT estime qu’une augmentation de 1 % de la pauvreté dans un pays entraîne une augmentation d’au moins 0,7 % du taux de travail des enfants. La majeure partie du travail des enfants est concentrée dans les pays les plus pauvres. L’augmentation de la pauvreté, la fermeture des écoles et l’augmentation de l’insécurité alimentaire signifieront que des millions d’enfants supplémentaires seront forcés de travailler dans les années à venir.

Les pires formes de travail des enfants sévissent également dans les situations de conflit et d’après-conflit. Les enfants sont utilisés directement dans les hostilités et engagés dans des tâches de soutien et à des fins sexuelles dans les conflits armés. L’utilisation d’enfants dans le conflit armé est la pire forme de travail des enfants et de violation des droits de l’homme.

La convention de l’OIT C138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail et la convention C182 sur les pires formes de travail des enfants ne semblent pas avoir apporté de changement raisonnable. En fait, la Convention C182 est la convention la plus rapidement ratifiée de l’histoire de l’OIT. La ratification universelle de la Convention C182 a été historiquement la première. Mais en réalité, elle n’a pas fait grand-chose pour fournir une protection juridique contre les pires formes de travail des enfants.

Le travail des enfants est injuste dans toutes ses dimensions et les racines systémiques du travail des enfants se trouvent dans le système capitaliste barbare. Le travail des enfants est la norme sous le capitalisme et est omniprésent et entièrement normalisé dans le système capitaliste.

La FSM est engagée dans son objectif d’établir un ordre mondial équitable qui assurera à chacun la possibilité de se développer et de prospérer en tant qu’être humain. Nous nous réengagerons dans cet objectif et intensifierons nos actions pour mettre fin à l’exploitation inhumaine des enfants. Il y a plus qu’assez de richesses sur cette planète pour donner une enfance décente à chacun des 1,6 milliard d’enfants vivant dans le monde.

En cette Journée mondiale contre le travail des enfants, la FSM s’engage à lutter pour mettre fin à l’ordre économique d’exploitation, pour instaurer une société équitable et socialiste où tous les enfants jouissent du droit de grandir pour devenir des êtres humains bons et productifs.

Mettons fin au travail des enfants !
Stop à l’exploitation de l’homme par l’homme!
source : http://www.wftucentral.org/12-juin-2022-journee-mondiale-contre-le-travail-des-enfants/?lang=fr

Tag(s) : #FSM

CHERS JOURNALISTES ET PRESENTATEURS TELES...

Par Le 08/06/2022

6 juin 2022

Chers journalistes et présentateurs télé...

Kym Staton

Chers journalistes et présentateurs télé. Tout le monde se fiche que vous "n’aimiez pas" Julian Assange. Tout le monde se fiche qu’il ne soit pas votre "tasse de thé".

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 150 personnes innocentes qui ont été détenues à Guantánamo Bay pendant des années sans inculpation, ou celles qui ont été torturées, y compris des adolescents - il se souciait de la justice.

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 12 civils désarmés, dont deux journalistes, qui ont été tués lorsqu’un hélicoptère Apache a fait pleuvoir des balles sur eux en disant " Tuez-les tous " et en riant comme s’ils jouaient à un jeu vidéo. Il s’est soucié de révéler des crimes de guerre qui, autrement, n’auraient pas été rapportés.

Julian ne s’est pas demandé s’il "aimait" les 66 000 civils innocents qui ont été tués pendant la guerre en Irak lorsqu’il a mis sa propre vie en danger pour publier les documents sur la guerre en Irak. Il se souciait des droits humains.

Lorsque vous êtes aveuglé par des préférences mesquines et des divergences de personnalité, vous faites le jeu du conglomérat hégémonique de l’hyperpuissance, du cartel de la désinformation et de l’État sécuritaire aux mains de fer de Washington DC.

Ces voyous ont utilisé votre mesquinerie et votre manque de capacité de discernement contre vous - pour éliminer et persécuter un homme innocent qui travaillait pour un monde plus pacifique.

Ils ont menti et vous avez gobé ces mensonges. Ils ont utilisé votre faiblesse pour influencer l’opinion publique et contrer une organisation de presse qui menaçait leur pouvoir et leur contrôle total, leurs infâmes activités de vente d’armes et de blanchiment d’argent.

Cessez d’être des gamins.

Mettez votre mesquinerie de côté.

Cessez de lécher les bottes et de vous plier aux oligarques aux desseins égoïstes.

L’avenir d’un homme, d’un journaliste, d’un diseur de vérité, d’un père, d’un frère, d’un mari, ainsi que la liberté d’expression et d’information, sont en jeu !

Julian a vu clair dans le jeu des mensonges et des illusions.

Le pouvez-vous ?

À ceux qui lisent ces lignes et qui sont capables de voir à travers les mensonges, les calomnies, la diffamation et la manipulation - pour avoir une vue d’ensemble et comprendre l’importance du travail de ce journaliste primé, MERCI de faire preuve de maturité et de responsabilité.

Je réalise actuellement un documentaire dans le but d’informer des millions de personnes de la situation critique de Julian, ainsi que des graves implications plus larges pour la liberté d’expression et la liberté de la presse qui nous concernent tous.

Si vous lisez ceci, que vous soutenez cette cause et que vous comprenez les implications plus larges, j’apprécierais vraiment VOTRE aide pour terminer le film dès que possible afin qu’il puisse être utilisé comme ressource éducative et outil de défense.

Vous pouvez soutenir le film ici : https://gofund.me/ebd7821f

Merci beaucoup !

Kym Staton
https://www.facebook.com/groups/322428902892034/user/100003204774484/

»» https://www.assange.club/p/dear-journalists-and-tv-talking-heads++cs_INTERRO++s=r

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ILES SALOMON : CONSTRUIRE LA GUERRE DES ETATS-UNIS CONTRE LA CHINE

Par Le 07/06/2022

6 juin 2022

Îles Salomon : construire la guerre des États-Unis contre la Chine

Le correspondant socialiste

La nation des îles Salomon dans le Pacifique – à 2000 kilomètres au nord-est de l’Australie – a osé affirmer sa propre politique étrangère indépendante après des décennies passées sous tutelle étrangère. Le Premier ministre Manasseh Sogavare a salué un accord entre son pays et la Chine – y compris un pacte de sécurité – comme un « jalon ». Il a déclaré : « Nous devons diversifier les relations du pays avec d’autres partenaires. Quel est le problème avec ça ? » La Chine ne faisait pas pression sur son pays pour qu’il signe le pacte, a-t-il insisté, ajoutant que « les îles Salomon elles-mêmes ont demandé le traité ».

Les États-Unis et l’Australie menacent néanmoins d’intervenir militairement pour empêcher la signature de l’accord.

Le problème est une éventuelle présence militaire chinoise aux Salomon – en vertu d’un accord qui permettrait aux navires chinois de visiter et « d’effectuer le réapprovisionnement logistique » et permettrait à la police chinoise d’aider « au maintien de l’ordre social » dans le pays.

« Nous avons du respect pour la souveraineté des Îles Salomon, mais... »

Même si Sogavare a assuré à l’Occident qu’il n’y aurait pas de base militaire chinoise aux îles Salomon, Daniel Kritenbrink, le chef de la diplomatie étasunienne pour l’Asie de l’Est et le Pacifique, a proféré cette menace voilée : « Bien sûr, nous respectons la souveraineté des îles Salomon, mais nous voulions également leur faire savoir que si des mesures étaient prises pour établir de facto une présence militaire permanente, des capacités de projection de puissance ou une installation militaire, nous aurions alors des inquiétudes importantes, et nous répondrions très naturellement à ces inquiétudes » ( Le Guardian, 26 avril 2022).

L’Australie a averti que toute base chinoise sur les Salomon représenterait une « ligne rouge ». Le nouveau Premier ministre travailliste Anthony Albanese et sa ministre des Affaires étrangères Penny Wong ont accusé le gouvernement précédent d’avoir commis « le pire échec de la politique australienne depuis la Seconde Guerre mondiale » (Le Guardian, 23 mai) en autorisant l’accord des Îles Salomon avec la Chine. L’oligarque des médias David Llewellyn-Smith (Macrobusiness, 25 mars 2022) a proféré des menaces explicites : « Il n’y a aucun moyen pour l’Australie de permettre à cet accord de se poursuivre. Si c’est le cas, la nation devrait envahir et capturer Guadalcanal de manière à ce que nous organisions un changement de régime à Honiara... Si nous ne répondons pas à cela – il faut que ce soit nous et Washington – alors mon pote, c’est fini... La Chine aura la liberté de la mers avec sa marine dans tout le Pacifique Sud. Comme l’a dit le journal australien, l’accord "pourrait difficilement être plus important sur le plan géopolitique pour le défi qu’il présente à l’hégémonie américaine de longue date dans la région ».

L’importance stratégique des Salomon

C’est la position des Salomon dans le sud-est du Pacifique qui rend le pays si stratégiquement important pour la future guerre des EU contre la Chine. Le pays pauvre de 700 000 habitants possède plusieurs ports et voies maritimes en eau profonde que l’Australie et les États-Unis contrôlent actuellement et sont déterminés à conserver. Les îles Salomon ont été historiquement colonisées par les Britanniques, puis les Japonais, et sont devenues un champ de bataille clé pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les EU ont chassé le Japon du pays lors de la bataille de Guadalcanal qui a duré six mois en 1942-43. Cette bataille a été vitale pour la victoire des États-Unis contre le Japon, qui a établi la domination étasunienne sur le Pacifique jusqu’à présent.

Après que les Salomon ont obtenu leur indépendance de la Grande-Bretagne en 1978, la supervision occidentale est passée principalement à l’Australie, la Nouvelle-Zélande étant un partenaire en second. À la suite d’une guerre civile de faible intensité de 1998 à 2003 suite aux demandes de sécession de l’île la plus pauvre et la plus peuplée de Malaita, l’Australie a occupé le pays avec une force de 2 000 soldats et policiers en tant que « gardiens de la paix », imposant l’austérité du FMI au secteur public. La présence de l’Australie de 2003 à 2017 n’a fait qu’attiser les rivalités entre Malaita et l’île principale des Salomon, Guadalcanal, où se trouve la capitale Honiara.

Changeur de jeu

Le changement de jeu s’est produit en 2019 lorsque les Salomon ont transféré la reconnaissance diplomatique de Taïwan à la République populaire de Chine après 36 ans. En réponse, le sénateur républicain étasunien Marco Rubio a menacé, lors d’une visite, que les États-Unis couperaient l’accès des Salomon aux marchés financiers mondiaux.

L’année suivante, les États-Unis ont donné 25 millions de dollars en soi-disant "aide" à Malaita – un montant bien plus important que l’aide aux îles Salomon dans leur ensemble. Ces pots-de-vin étasuniens à Malaita et les menaces contre le gouvernement national faisaient partie d’une stratégie orchestrée visant à utiliser les demandes de sécession malaïtiennes comme un bâton diviser pour régner pour forcer le gouvernement national à revenir dans le giron occidental. Encouragé par les États-Unis, le groupe séparatiste de droite Malaita 4 Democracy a exigé l’expulsion immédiate de tous les ressortissants chinois de l’île.

Puis, en 2021, environ 1 000 séparatistes, encouragés par le Premier ministre malaitien Daniel Suidani, se sont rendus sur l’île principale de Guadalcanal, ciblant les commerces de détail chinois et attaquant les habitants chinois. Les émeutiers ont fait flotter un drapeau israélien et incendié le bâtiment du gouvernement dans ce qui était en fait une révolution de couleur orchestrée par les États-Unis et l’Australie. Mais ils n’ont pas réussi à renverser le gouvernement ; un vote de censure ultérieur au parlement a également été rejeté. La Chine a depuis déployé une douzaine de policiers pour former les forces locales.

La domination occidentale a signifié la pauvreté

La pauvreté et le chômage de masse sont à la base des troubles en cours dans les Salomon. Les îles Salomon ont l’indice de développement humain le plus bas et le deuxième taux d’électrification le plus bas de tous les petits États du Pacifique, selon la Banque mondiale. Il n’est pas étonnant que le gouvernement des Salomon tente de libérer le pays de la domination occidentale. Liu Ze, secrétaire général du Solomon Islands Chinese Business Council, a expliqué : « La structure économique des Îles Salomon n’a fait aucun progrès au cours des 15 dernières années, ce qui a fait comprendre au parti au pouvoir que la coopération avec l’Occident n’aboutissait pas au développement. Ils ont maintenant trouvé une grande puissance alternative en Chine qui peut offrir des règles du jeu équitables (Global Times, 25 mai 2022). La Chine est désormais la plus grande destination d’exportation des Îles Salomon, recevant 65% des exportations des Îles Salomon, principalement du bois, et les investissements et le tourisme chinois ont augmenté massivement dans le cadre de l’initiative "la Ceinture et la Route".

Mais la présence économique croissante de la Chine est entravée à chaque tournant. Un important contrat avec Huawei pour la pose d’un câble à fibre optique des Salomon à l’Australie a été annulé en 2018 après que l’Australie a poussé à un vote de censure contre le gouvernement des Salomon, accusant Sogavare de corruption dans le cadre de l’accord.

L’aide au développement de la Chine

Pourtant, les liens de la Chine avec les îles du Pacifique progressent néanmoins, contribuant au développement d’une région pauvre du monde. La Chine espère signer un accord majeur avec près d’une douzaine de pays insulaires du Pacifique couvrant la coopération en matière de sécurité, de commerce et de communication de données. Kiribati, une petite nation insulaire du Pacifique qui a transféré la reconnaissance diplomatique à la République populaire de Chine avec les Salomon, doit signer un accord accordant à la Chine des droits de pêche spéciaux dans l’une des plus grandes zones marines protégées du monde. Vanuatu a récemment signé un contrat avec la Chine pour la construction d’une nouvelle piste d’aéroport pour donner accès à des avions gros porteurs. L’avantage pour ces pays est que la Chine, contrairement aux puissances occidentales, ne cherche pas à exploiter leurs vulnérabilités. Chen Hong, président de l’Association chinoise des études australiennes, a expliqué : « La Chine estime que les pays, qu’ils soient grands ou petits, doivent être traités de la même manière – ils ne sont pas là pour que quiconque les convainc et les contrôle ».

Maintien de l’impérialisme

Pendant ce temps, les puissances occidentales font tout ce qu’elles peuvent pour endiguer la perte de leur hégémonie. Sur le front diplomatique, ils pressent les cinq États insulaires du Pacifique restants qui reconnaissent toujours Taïwan de ne pas suivre le puissant exemple des Salomon (en tant que nation insulaire du Pacifique la plus peuplée et la plus influente) en reconnaissant la République populaire de Chine.

Les mesures prises par l’Occident pour étouffer la politique étrangère indépendante des Îles Salomon sont un aspect de la lutte plus large pour maintenir le contrôle impérialiste sur le Pacifique, qui comprend le rapprochement de l’Australie avec les États-Unis. Le développement de l’Australie en tant que "point d’ancrage sud" de la puissance militaire étasunienne – renforcée par le pivot d’Obama vers l’Asie qui a vu une importante base américaine établie à Darwin, dans le nord de l’Australie – la place en première ligne d’une guerre avec la Chine.

AUKUS

La nucléarisation de l’Australie s’est rapprochée dangereusement avec le récent accord AUKUS entre elle, les États-Unis et le Royaume-Uni. AUKUS a déchiré le Traité de non-prolifération des Nations Unies en fournissant des armes nucléaires à l’Australie sous la forme d’au moins huit sous-marins nucléaires construits par les États-Unis et du savoir-faire technologique qui l’accompagne. Les sous-marins d’une valeur de 100 milliards de dollars auront une autonomie bien plus longue que les sous-marins français que l’Australie avait accepté d’acheter, et seront utilisés pour imposer un blocus naval étasunien des voies de navigation du Pacifique sur lesquelles la Chine dépend pour les matières premières et les marchandises. En effet, AUKUS représente une extension de l’OTAN dans l’océan Pacifique.

Le Premier ministre des Îles Salomon, Sogavare, s’est plaint que son pays et d’autres dans la région "auraient dû être consultés pour s’assurer que le traité AUKUS soit transparent car il affectera la famille du Pacifique en autorisant les sous-marins nucléaires dans les eaux du Pacifique". Mais bien sûr, ils ont été contournés, tout comme les Français ont été trompés par leurs rivaux impérialistes.

Malgré l’étroite alliance américano-australienne, il est clair que les États-Unis sont mécontents de la performance de l’Australie en tant que gendarme des Salomon. La fermeture de son ambassade aux Salomon en 1993 et ​​l’externalisation de sa sécurité vers l’Australie ont été critiquées par l’ancien haut diplomate étasunien James Carouso, qui a déclaré qu’il s’agissait d’une "erreur". Maintenant, les États-Unis envisagent de rouvrir leur ambassade dans la capitale Honiara pour reprendre le contrôle direct. Voilà pour le respect de la souveraineté nationale – une idée fréquemment invoquée pour promouvoir la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie.

Le « Backyard » est « où nous nous soulageons »

Non pas que l’Australie soit meilleure, avec ses fréquentes références aux Salomon comme "notre arrière-cour" (Daily Mail, 4 mai 2022). Ce terme insultant a été condamné par Sogavare qui a déclaré qu’une arrière-cour était un endroit « où les ordures sont ramassées et brûlées », et « où l’on se soulage » (4 mai 2022). Comparez cela à l’opinion de la Chine selon laquelle les îles du Pacifique ne sont « ni l’arrière-cour d’aucun pays ni une arène pour des jeux de grande puissance » (CGTN, 19 avril 2022). Tarcisius Kabutulaka, un universitaire salomonien de l’Université d’Hawaï, a observé que la position occidentale était de faire la loi et de dire « vous ne pouvez pas avoir ce genre de relation avec la Chine. L’ironie est que nous pouvons et nous le faisons. »

L’insistance des puissances occidentales à conserver le contrôle des Salomon n’est pas un problème lointain pour nous en Grande-Bretagne ; elle représente plutôt un danger clair et présent pour la paix mondiale. Le récent revirement impromptu de Biden (22 mai) de la politique des EU de longue date d’une seule Chine à l’égard de Taïwan montre que les États-Unis sont mortellement sérieux dans leur intention d’empêcher la montée de la Chine – et les menaces occidentales d’envahir les Îles Salomon font de ce pays un des points chauds où la guerre des EU contre la Chine pourrait commencer.

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LES ABUS MONTRENT QUE L'AFFAIRE ASSANGE N'A JAMAIS ETE UNE AFFAIRE DE DROIT

Par Le 02/06/2022

2 juin 2022

Les abus montrent que l’affaire Assange n’a jamais été une affaire de droit

Jonathan COOK

Il est étonnant de voir combien de fois on entend encore des gens bien informés et raisonnables dire de Julian Assange : "Il a fui les accusations de viol portées contre lui en Suède en se réfugiant à l’ambassade de l’Équateur à Londres."

Cette courte phrase comporte au moins trois erreurs factuelles. En fait, pour la répéter, comme tant de gens le font, il faudrait avoir vécu sur une île déserte au cours de la dernière décennie - ou, ce qui revient à peu près au même, s’être fié aux médias commerciaux pour s’informer sur Assange, y compris auprès d’organes de presse prétendument progressistes comme le Guardian et la BBC.

Ce week-end, un éditorial du Guardian - la voix officielle du journal et probablement la rubrique la plus suivie par les dirigeants - a fait une telle fausse déclaration :

Il y a ensuite l’accusation de viol dont M. Assange a fait l’objet en Suède et qui l’a conduit à chercher refuge dans l’ambassade d’Équateur.

Le fait que le Guardian, censé être le principal défenseur des valeurs libérales dans les médias britanniques, puisse faire cette déclaration pleine d’erreurs après près d’une décennie de couverture de l’affaire Assange est tout simplement stupéfiant. Et qu’il puisse faire une telle déclaration quelques jours après que les États-Unis ont finalement admis qu’ils voulaient enfermer Assange pendant 175 ans sous de fausses accusations d’"espionnage" - une mesure que toute personne qui n’était pas volontairement aveugle a toujours su que les États-Unis se préparaient à prendre - est encore plus choquant.

Assange ne fait encore l’objet d’aucune accusation en Suède, et encore moins d’"accusations de viol". Comme l’a récemment expliqué l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, le Guardian a induit ses lecteurs en erreur en affirmant à tort que la tentative d’extradition d’Assange par une procureure suédoise – alors que sa démarche n’a pas reçu l’approbation du système judiciaire suédois - équivaut à son arrestation pour viol. Ce n’est pas le cas.

De plus, Assange n’a pas cherché refuge dans l’ambassade pour échapper à l’enquête suédoise. Aucun État au monde n’accorde l’asile politique à un non-citoyen pour éviter un procès pour viol. L’asile fut accordé pour des raisons politiques. L’Équateur a accepté à juste titre les inquiétudes d’Assange, qui craignait que les États-Unis ne demandent son extradition et ne l’enferment à l’abri des regards pour le reste de sa vie.

L’évolution de la situation a donné - une fois de plus - résolument raison à Assange.

Pris au piège de la pensée collective

Le fait que tant de gens ordinaires continuent de commettre ces erreurs fondamentales a une explication très évidente. C’est parce que les médias commerciaux continuent à répéter ces erreurs.

Ce n’est pas le genre d’erreurs que l’on peut expliquer par le fait que les journalistes, qui courent après les nouvelles de dernière minute dans des bureaux vidés de leur personnel par des réductions budgétaires, sont trop surchargés pour couvrir correctement les sujets.

Les journalistes ont eu de nombreuses années pour mettre les faits au clair. À l’ère des médias sociaux, les journalistes du Guardian et de la BBC [et français – NDT] ont été bombardés par des lecteurs et des militants de messages leur expliquant qu’ils se trompent sur des faits essentiels dans l’affaire Assange. Mais les journalistes continuent quand même à le faire. Ils sont prisonniers d’une pensée collective totalement déconnectée de la réalité.

Plutôt que d’écouter les experts ou le bon sens, ces "journalistes" continuent de régurgiter le discours de l’État sécuritaire britannique, qui sont pour ainsi dire identiques à celui de l’État sécuritaire américain.

Ce qui est si frappant dans la couverture de l’affaire Assange, c’est le nombre impressionnant d’anomalies juridiques dans son cas - et celles-ci se sont accumulées sans relâche depuis le tout début. Presque rien dans son cas ne s’est déroulé selon les règles normales de la procédure juridique. Et pourtant, ce fait très révélateur n’est jamais remarqué ou commenté par les médias commerciaux. Il faut avoir un angle mort de la taille de Langley, en Virginie, [siège de la CIA – NdT] pour ne pas le remarquer.

Si Assange n’était pas à la tête de Wikileaks, s’il n’avait pas mis dans l’embarras les plus importants États occidentaux et leurs dirigeants en divulguant leurs secrets et leurs crimes, s’il n’avait pas créé une plateforme permettant aux lanceurs d’alerte de révéler les outrages commis par l’establishment du pouvoir occidental, s’il n’avait pas sapé le contrôle de cet establishment sur la diffusion de l’information, rien des dix dernières années n’aurait suivi le cours qu’il a pris.

Si Assange ne nous avait pas fourni une révolution de l’information qui sape la matrice narrative créée pour servir l’État sécuritaire américain, deux Suédoises - mécontentes de la conduite sexuelle d’Assange (voir ci-dessous) - auraient obtenu exactement ce qu’elles ont dit vouloir obtenir dans leurs dépositions : des pressions de la part des autorités suédoises pour qu’il subisse un test de dépistage du SIDA afin de les rassurer.

Il aurait été autorisé à rentrer au Royaume-Uni (comme la procureure suédoise l’a en fait autorisé à le faire) et aurait pu continuer à développer et à affiner le projet Wikileaks. Cela nous aurait tous aidés à prendre conscience de manière plus critique de la façon dont nous sommes manipulés - non seulement par nos services de sécurité, mais aussi par les médias commerciaux qui leur servent si souvent de porte-parole.

C’est précisément pourquoi cela ne s’est pas produit et pourquoi Assange est en détention sous une forme ou une autre depuis 2010. Depuis lors, sa capacité à jouer son rôle de dénonciation des crimes d’État en série et de haut niveau a été de plus en plus entravée, au point qu’il pourrait ne plus jamais être en mesure de superviser et de diriger Wikileaks.

Sa situation actuelle - enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, en isolement et privé d’accès à un ordinateur et de tout contact significatif avec le monde extérieur - repose jusqu’à présent uniquement sur le fait qu’il a commis une infraction mineure, à savoir la violation de sa liberté sous caution. Une telle infraction, commise par n’importe qui d’autre, n’entraîne presque jamais de poursuites, et encore moins une longue peine d’emprisonnement [50 semaines de prison, peine accomplie - JA est détenu depuis deux ans en préventif... dans une prison de haute sécurité - NdT].

Voici donc une liste loin d’être complète - aidée par les recherches de John Pilger, Craig Murray et Caitlin Johnstone, ainsi que par le travail d’enquête original de la journaliste italienne Stefania Maurizi - de certaines des anomalies les plus flagrantes dans les ennuis judiciaires d’Assange. Vous en trouverez 17 ci-dessous. Chacune d’entre elles aurait pu être possible de manière isolée. Mais prises ensemble, elles constituent une preuve accablante qu’il n’a jamais été question d’appliquer la loi. Dès le début, Assange a été persécuté politiquement.

Aucune autorité judiciaire

* À la fin de l’été 2010, aucune des deux femmes suédoises n’a allégué qu’Assange les avait violées lorsqu’elles ont fait leur déclaration à la police. Elles se sont rendues ensemble au poste de police après avoir appris qu’Assange avait couché avec les deux à quelques jours d’intervalle et voulaient qu’on le contraigne à passer un test de dépistage du sida. L’une des femmes, SW, a refusé de signer la déclaration de police lorsqu’elle a compris que la police cherchait à inculper Assange pour viol. L’enquête concernant la deuxième femme, AA, portait sur une agression sexuelle spécifique à la Suède [des rapports sexuels consentis sans protection peuvent être qualifiés de « viol mineur » (« minor rape ») - NdT]. Un préservatif produit par AA, qu’Assange aurait déchiré lors d’un rapport sexuel, ne contenait ni son ADN ni celui d’Assange, ce qui a sapé sa crédibilité.

[si AA est une figure politique connue en Suède, SW a étrangement et littéralement disparu. - NdT]

* Les médias suédois ont violé les lois strictes de la Suède protégeant les suspects pendant les enquêtes préliminaires pour salir Assange comme un violeur. En réponse, la procureure en chef de Stockholm, Eva Finne, a pris les choses en main et a rapidement clos l’enquête : "Je ne crois pas qu’il y ait de raison de soupçonner qu’il a commis un viol." Elle conclut plus tard : "Il n’y a aucun soupçon de quelque crime que ce soit."

* L’affaire a été relancée par une autre procureure, Marianne Ny, bien qu’elle n’ait jamais interrogé Assange. Il a passé plus d’un mois en Suède à attendre l’évolution de l’affaire, mais les procureurs lui ont ensuite dit qu’il était libre de partir pour le Royaume-Uni, suggérant que les soupçons à son encontre n’étaient pas considérés comme suffisamment sérieux pour le détenir en Suède. Néanmoins, peu après, Interpol a émis une alerte rouge pour Assange, habituellement réservée aux terroristes et aux criminels dangereux.

* La Cour suprême du Royaume-Uni a approuvé une extradition vers la Suède sur la base d’un mandat d’arrêt européen (MAE) en 2010, bien que celui-ci n’ait pas été signé par une "autorité judiciaire", mais uniquement par la procureure suédoise. Les termes de l’accord MAE ont été modifiés par le gouvernement britannique peu après l’arrêt rendu contre Assange afin de s’assurer qu’un tel abus de procédure légale ne se reproduise plus.

[En émettant – illégalement – son mandant d’arrêt, Marianne Ny a prétendu citer les dépositions des femmes tout en déformant leurs propos pour leur faire dire qu’Assange avait eu un comportement violent et agressif. NdT]

* La Cour suprême du Royaume-Uni a également approuvé l’extradition d’Assange, même si les autorités suédoises ont refusé d’offrir l’assurance qu’il ne serait pas extradé vers les États-Unis, où un grand jury élaborait déjà en secret des accusations draconiennes contre lui en vertu de l’Espionage Act. Les États-Unis ont également refusé de donner l’assurance qu’ils ne demanderaient pas son extradition.

* Dans ces circonstances, Assange s’est réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres à l’été 2012, demandant l’asile politique. C’était après que la procureure suédoise, Marianne Ny, ait bloqué la possibilité pour Assange de faire appel à la Cour européenne des droits de l’homme.

* L’Australie a non seulement refusé à Assange, citoyen australien, toute aide pendant sa longue épreuve, mais la première ministre Julia Gillard a même menacé de lui retirer sa citoyenneté, jusqu’à ce qu’on lui fasse remarquer qu’il serait illégal pour l’Australie de le faire.

* La Grande-Bretagne, quant à elle, a non seulement encerclé l’ambassade d’une importante force de police à grands frais, mais William Hague, le ministre des Affaires étrangères, a menacé de bafouer la Convention de Vienne et de violer le territoire diplomatique de l’Équateur en envoyant la police britannique dans l’ambassade pour arrêter Assange.

Six ans de tergiversations.

* Bien qu’Assange faisait toujours officiellement l’objet d’une enquête, Marianne Ny a refusé de se rendre à Londres pour l’interroger, bien que des entretiens similaires aient été menés par des procureurs suédois 44 fois au Royaume-Uni pendant la période où Assange s’est vu refuser ce droit.

* En 2016, les experts juridiques internationaux du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui se prononce sur le respect par les gouvernements de leurs obligations en matière de droits de l’homme, ont jugé qu’Assange était détenu illégalement par la Grande-Bretagne et la Suède. Bien que ces deux pays aient participé à l’enquête de l’ONU et qu’ils aient apporté leur soutien au tribunal lorsque d’autres pays ont été reconnus coupables de violations des droits de l’homme, ils ont résolument ignoré sa décision en faveur d’Assange. Le ministre britannique des affaires étrangères, Phillip Hammond, a carrément menti en affirmant que le gruoupe des Nations unies était "composé de profanes et non d’avocats". Le tribunal est composé d’éminents experts en droit international, comme en témoigne leurs CV. Néanmoins, ce mensonge est devenu la réponse officielle de la Grande-Bretagne à la décision de l’ONU. Les médias britanniques n’ont pas fait mieux. Dans un éditorial du Guardian, le verdict fut présenté comme un simple "coup de pub".

* Ny a finalement cédé à l’idée d’interviewer Assange en novembre 2016, une procureure suédoise fur envoyée à Londres après six ans de tergiversations. Toutefois, l’avocat suédois d’Assange fut empêché être présent. Ny elle-même devait être interrogée sur cet entretien par un juge de Stockholm en mai 2017, mais elle a clos l’enquête contre Assange le jour même.

* En fait, la correspondance qui a été révélée plus tard dans le cadre d’une demande de liberté d’information [FOI] - menée par la journaliste d’investigation italienne Stefania Maurizi - montre que le ministère public britannique, le CPS, a fait pression sur la procureure suédoise pour qu’elle ne se rende pas à Londres pour interroger Assange en 2010 et 2011, créant ainsi l’impasse de l’ambassade.

* Le CPS a également détruit la plupart de la correspondance incriminée pour contourner les demandes du FOI. Les courriels qui ont fait surface ne l’ont été que parce que certaines copies ont été accidentellement oubliées lors de la destruction. Ces courriels étaient déjà suffisamment graves. Ils montrent qu’en 2013, la Suède voulait abandonner les poursuites contre Assange, mais qu’elle avait subi de fortes pressions britanniques pour continuer à faire semblant de demander son extradition. Il y a des courriels du CPS qui disent : "Ne vous avisez pas" d’abandonner l’affaire, et le plus révélateur de tous : "Sachez que cette affaire n’est pas traitée comme une simple extradition de plus."

* Il est également apparu que Marianne Ny avait supprimé un courriel qu’elle avait reçu du FBI.

* Bien que son entretien avec une procureure suédoise ait eu lieu fin 2016, Assange n’a pas été inculpé par contumace - une option que la Suède aurait pu choisir si elle avait estimé que les preuves étaient suffisamment solides.

* Après l’abandon par la Suède de l’enquête contre Assange, ses avocats ont cherché à faire annuler le mandat d’arrêt britannique contre lui pour la violation de sa mise en liberté sous caution. Ils avaient de bonnes raisons, à la fois parce que les allégations pour lesquelles il avait été libéré sous caution avaient été abandonnées par la Suède et parce qu’il avait des raisons légitimes de demander l’asile étant donné la volonté évidente des États-Unis pour l’extrader et l’enfermer à vie pour des crimes politiques. Ses avocats ont également pu faire valoir de manière convaincante que le temps qu’il avait passé en détention, d’abord en résidence surveillée puis à l’ambassade, était plus qu’équivalent au temps, s’il en est, qui devait être purgé pour la violation de la caution. La juge, Emma Arbuthnot, a toutefois rejeté les solides arguments juridiques de l’équipe Assange. Elle n’était guère un observateur impartial. En fait, dans un monde bien ordonné, elle aurait dû se récuser, étant donné qu’elle est l’épouse d’un chef de groupe parlementaire, qui était aussi un partenaire d’affaires d’un ancien chef du MI6, la version britannique de la CIA.

* Les droits légaux d’Assange ont encore été violés de manière flagrante, avec la complicité de l’Équateur et du Royaume-Uni, lorsque des procureurs américains ont été autorisés à saisir les objets personnels d’Assange à l’ambassade alors que ses avocats et des représentants de l’ONU se sont vu refuser le droit d’être présents.

L’âge des ténèbres de l’information

Même aujourd’hui, alors que les États-Unis préparent leur dossier pour enfermer Assange pour le reste de sa vie, la plupart des gens refusent encore de relier les points. Chelsea Manning a été emprisonnée à plusieurs reprises et risque maintenant des amendes ruineuses pour chaque jour où elle refuse de témoigner contre Assange, alors que les États-Unis cherchent désespérément à étayer leurs allégations d’espionnage bidon. À l’époque médiévale, les autorités étaient plus honnêtes : elles mettaient simplement les gens au pilori.

En 2017, alors que le reste des médias prétendait encore qu’il s’agissait d’Assange fuyant la "justice" suédoise, John Pilger a noté ce qui suit :

En 2008, un document secret du Pentagone préparé par la "Cyber Counterintelligence Assessments Branch" prévoyait un plan détaillé pour discréditer WikiLeaks et salir Assange personnellement. La "mission" était de détruire la "confiance" qui constituait le "centre de gravité" de WikiLeaks. Cet objectif serait atteint par des menaces "d’exposition [et] de poursuites pénales". L’objectif était de réduire au silence et de criminaliser une source aussi imprévisible d’expression de la vérité." ...

Selon des câbles diplomatiques australiens, la tentative de Washington de mettre la main sur Assange est "sans précédent par son ampleur et sa nature". ...

Le ministère américain de la Justice a inventé des accusations d’"espionnage", de "conspiration en vue de commettre un acte d’espionnage", de "conversion" (vol de biens publics), de "fraude et abus informatiques" (piratage informatique) et de "conspiration" générale. La loi privilégiée sur l’espionnage, qui visait à dissuader les pacifistes et les objecteurs de conscience pendant la Première Guerre mondiale, prévoit la prison à vie et la peine de mort. ...

En 2015, un tribunal fédéral de Washington a bloqué la diffusion de toutes les informations relatives à l’enquête de "sécurité nationale" contre WikiLeaks, parce que l’enquête était "active et en cours" et que cela nuirait aux "poursuites en cours" contre Assange. La juge, Barbara J. Rothstein, a déclaré qu’il était nécessaire de faire preuve d’une "déférence appropriée envers l’exécutif en matière de sécurité nationale". Un tribunal arbitraire.

Toutes ces informations étaient à la disposition de tout journaliste ou journal désireux de les rechercher et de les rendre publiques. Et pourtant, aucun média commercial - à l’exception de Stefania Maurizi - ne l’a fait au cours des neuf dernières années. Au lieu de cela, ils ont relayé les récits d’État américains et britanniques grotesques, conçus pour maintenir Assange derrière les barreaux et renvoyer le reste d’entre nous à l’âge des ténèbres de l’information.

JONATHAN COOK

Traduction "et ceci n’est qu’un aperçu" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Ajoutons à cette liste - entre autres - le fait que le témoin principal des Etats-Unis contre Julian Assange a admis en juin 2021 au magazine islandais Stundin qu’il avait menti (preuves à l’appui). AUCUN grand média, malgré les interpellations, n’a cru bon de vous en informer. - NdT

»» https://www.jonathan-cook.net/blog/2019-05-27/abuses-show-assange-case...

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RETENTISSANTE CONTRE-ATTAQUE CHINE-RUSSIE QUI, PAR LEUR VETO A L’ONU ONT TORPILLE LE PROJET US D’IMPOSER PLUS DE SANCTIONS A LA COREE DU NORD

Par Le 27/05/2022

La retentissante contre-attaque Chine/Russie

Friday, 27 May 2022 9:44 AM  [ Last Update: Friday, 27 May 2022 9:44 AM ]

Au siège de l'ONU, ce jeudi 26 mai, la Chine et la Russie ont empêché le Conseil de sécurité d’imposer plus de sanctions à la Corée du Nord.

Un double veto donc pour un projet de résolution américain, soutenu par treize membres, et qui proposait de cibler un groupe de hackers lié à Pyongyang et de bannir les exportations de pétrole et de tabac vers la Corée du Nord.

En apparence, c’est la première fois que le Conseil de sécurité se divise publiquement depuis qu’il a commencé à imposer des sanctions contre Pyongyang, en 2006. Les États-Unis, qui président le Conseil, ont mis au vote cette proposition de nouvelles sanctions alors que la veille encore, Pyongyang procédait à trois tirs de missiles balistiques.

Lire aussi: Pourquoi Pyongyang met-il son armée en état d'alerte?

La Chine et la Russie ne l’ont pas suivie et ont officialisé, enfin, les divisions sous-jacentes au Conseil sur le dossier nord-coréen.

Dans la foulée, les représentants de la Chine et de la Russie au Conseil de sécurité réaffirment que l’intensification de sanctions contre la Corée du Nord ne ferait que dégrader la situation et n’aiderait nullement à une interaction positive avec Pyongyang.

Chine-USA: comment en est-on arrivé là?

Chine-USA: comment en est-on arrivé là?

La Chine et les États-Unis peuvent-ils coexister de manière productive?

La Corée du Nord a tiré, mercredi, trois missiles, dont un missile balistique intercontinental. Ces tirs interviennent alors que le président américain Joe Biden vient de conclure un voyage en Corée du Sud et au Japon.

Selon Séoul, au moins trois missiles ont été tirés depuis Sunan, dans la banlieue de Pyongyang, en direction de la mer du Japon. « Le premier missile balistique a une portée d'environ 360 km et une altitude d'environ 540 km », a précisé l'état-major sud-coréen dans un communiqué.

Lire aussi : Corée: Pyongyang dénonce le double jeu honteux de Washington

Le deuxième missile balistique a disparu à une altitude de 20 km » tandis que le troisième projectile – un missile balistique à courte portée présumé - a parcouru environ 760 km à une altitude d'environ 60 km.

Israël : Méga coup, signé Kim?

Israël : Méga coup, signé Kim?

Les forces japonaises et américaines ont effectué un vol conjoint au-dessus de la mer du Japon, a annoncé jeudi l’armée japonaise. Le vol de mercredi a impliqué huit avions de combat basés au Japon, dont quatre chasseurs F-16 américains et quatre F-15 japonais, a déclaré l’état-major interarmées des Forces d’autodéfense japonaises. Cette manœuvre renforce l’alliance nippo-américaine et confirme les capacités combinées des deux armées.

Lire aussi: La réponse de Pyongyang à Biden

Le vol a eu lieu quelques heures après que la Corée du Nord a tiré trois missiles, dont un missile balistique intercontinental, vers la mer entre la péninsule coréenne et le Japon.

Selon l’agence de presse japonaise Kyodo, le vol conjoint nippo-américain envoie un « signal de dissuasion » à la Corée du Nord.

http://french.presstv.ir/Detail/2022/05/27/682825/Chine-Russie-s-opposent-aux-sanctions-contre-la-Coree-du-Nord

INITIATIVE COMMUNISTE EUROPEENNE : LE 9 MAI, UN JALON DE LA GRANDE VICTOIRE ANTIFASCISTE DES PEUPLES

Par Le 09/05/2022

8 Mai 2022

Dimanche 8 mai 2022
Initiative Communiste Européenne : le 9 mai, un jalon de la Grande Victoire Antifasciste des Peuples


Dans une déclaration sur le 77e anniversaire de la Grande Victoire Antifasciste des Peuples, le 9 mai, le Secrétariat de l'Initiative des partis communistes et ouvriers a publié la déclaration suivante :
Nous commémorons fièrement le 9 mai, jalon de la Grande Victoire antifasciste des peuples. Nous rendons hommage aux millions de personnes qui ont sacrifié leur vie, se sont battues les armes à la main, et ont lutté contre l'Axe impérialiste fasciste d'Allemagne-Italie-Japon et leurs alliés. 


Nous honorons la contribution décisive de l'Union soviétique et de la glorieuse Armée rouge, qui a subi 20 millions de pertes, ainsi que la contribution inestimable des partis communistes qui ont dirigé les mouvements de libération nationale et antifascistes dans le monde entier.

Nous nous inspirons de la victoire antifasciste des peuples et renforçons notre lutte quotidienne contre l'UE et les gouvernements bourgeois, contre tous ceux qui tentent par provocation de déformer le 9 mai et de le transformer en "Journée de l'UE". Nous continuons à défier ceux qui tentent de transformer le noir en blanc en assimilant le communisme au monstre du fascisme et en falsifiant l'Histoire afin que les peuples, en particulier les jeunes, oublient la Victoire antifasciste des peuples et ses leçons historiques.

La Seconde Guerre mondiale, comme la première et la guerre actuelle en Ukraine, est le résultat des contradictions impérialistes et de la concurrence pour le redécoupage des marchés et des sphères d'influence. Les peuples paient un lourd tribut à l'invasion russe condamnable de l'Ukraine, comme aux interventions précédentes des États-Unis, de l'OTAN et de l'UE qui y ont conduit : morts et blessés, réfugiés, énergie et carburant extrêmement coûteux et prix élevés. Les prétextes utilisés par les impérialistes des classes bourgeoises pour la guerre impérialiste en Ukraine sont accompagnés d'anticommunisme, de sermons non historiques et de prétendus slogans de dé-nazification. L'histoire de la Victoire antifasciste des peuples et de l'ensemble de la Seconde Guerre mondiale prouve clairement que le nazisme-fascisme est une création du système capitaliste lui-même. C'est pourquoi la lutte contre le fascisme est inséparable de la lutte contre le système capitaliste qui lui donne naissance. Nous repoussons la tentative des forces bourgeoises de s'arroger la lutte antifasciste et la victoire des peuples. Leur "antifascisme" totalement faux et hypocrite est empreint d'anticommunisme.

C'est pourquoi aujourd'hui le bon côté de l'Histoire se trouve dans le camp des peuples contre le camp des impérialistes ; il se trouve dans la lutte dans chaque pays contre la guerre impérialiste en Ukraine, la lutte pour la cessation immédiate de la participation et de l'implication de chaque pays dans la guerre impérialiste.

Nous tirons les leçons de la grande victoire antifasciste. Le socialisme a une fois de plus prouvé sa supériorité par le fait indiscutable que sur le même territoire où se déroule aujourd'hui le massacre des peuples, différents peuples et ethnies vivaient ensemble depuis des décennies en URSS. Nous continuons avec la conviction inébranlable que le socialisme est opportun et nécessaire, qu'il est la seule réponse au système capitaliste barbare, qui ne donne que pauvreté, guerres et réfugiés.

initiative-cwpe.org
source : https://www.idcommunism.com/2022/05/blog-post.html

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MAI 1945 : L'ALLEMAGNE NAZIE SE REND ... MAIS ETAIT-CE LE 7, LE 8 OU LE 9 MAI?

Par Le 09/05/2022

Mai 1945: L’Allemagne nazie se rend… Mais était-ce le 7, le 8 ou le 9 mai?

 

09 Mai 2022

 

   photo: Signature de la reddition le 7 mai 1945 à Reims, commons.wikimedia.org/

La fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était quand? Difficile de répondre à la question. La fin du conflit n’est d’ailleurs pas célébrée à la même date partout en Europe. Auteur des Mythes de l’Histoire moderne et de Big Business avec Hitler, l’historien Jacques R. Pauwels nous explique comment la capitulation de l’Allemagne nazie a fait l’objet de manigances. Avec des répercussions aujourd’hui encore dans le calendrier des commémorations, et même dans l’actuelle guerre en Ukraine. (IGA)

En 1943, les Américains, les Britanniques et les Soviétiques avaient convenu d’une part que la capitulation de l’Allemagne nazie ne ferait pas l’objet de négociations séparées et que d’autre part, cette capitulation devait être inconditionnelle. Au début du printemps 1945, l’Allemagne était pour ainsi dire vaincue et les Alliés se préparaient à recevoir collectivement sa soumission inconditionnelle. Mais où cette cérémonie de capitulation aurait-elle lieu – sur le front oriental ou sur le front occidental ?

Ne serait-ce que pour des raisons de prestige, les Alliés occidentaux préféraient que l’Allemagne nazie reconnaisse sa défaite quelque part sur le front occidental. Les pourparlers secrets que les Britanniques et les Américains tenaient déjà avec les Allemands à ce moment-là (c’est-à-dire en mars 1945) dans une Suisse neutre, en violation flagrante des accords interalliés et sous le nom de code Opération Sunrise, promettaient d’être utiles dans ce contexte. Ils pouvaient aboutir à une capitulation allemande en Italie, ce qui était l’objectif initial des pourparlers, mais ils pouvaient aussi déboucher sur un accord concernant la capitulation allemande à venir, une capitulation générale et supposée inconditionnelle. Des détails intrigants, tels que le lieu de la cérémonie, pouvaient éventuellement être déterminés à l’avance et sans l’apport des Soviétiques. Il existait en fait de nombreuses possibilités à cet égard, car les Allemands eux-mêmes ne cessaient d’approcher les Américains et les Britanniques dans l’espoir de conclure un armistice séparé avec les puissances occidentales ou, si cela s’avérait impossible, de conduire autant d’unités de la Wehrmacht que possible sous captivité américaine ou britannique au moyen de redditions « locales », c’est-à-dire de redditions d’unités plus ou moins importantes de l’armée allemande dans des zones restreintes du front.

La Grande Guerre de 1914-1918 s’est terminée par un armistice clair et sans équivoque, qui a pris la forme d’une capitulation allemande sans condition. La capitulation a été signée au quartier général du maréchal Foch dans le village de Rethondes, près de Compiègne, le 11 novembre peu après 5 heures du matin, et les canons se sont tus le même matin à 11 heures. La Seconde Guerre mondiale, en revanche, va s’arrêter, en Europe du moins, dans l’intrigue et la confusion. Si bien qu’aujourd’hui encore, de nombreuses idées fausses circulent sur le moment et le lieu de la capitulation allemande. En effet, la Seconde Guerre mondiale s’est terminée sur le théâtre européen non pas par une, mais par une série de capitulations allemandes, une véritable orgie de redditions. Et même après les signatures, il a parfois fallu attendre longtemps avant que les hostilités ne prennent fin.

Tout a commencé en Italie le 29 avril 1945, avec la capitulation de toutes les armées d’Allemagne dans le sud-ouest de l’Europe, devant les forces alliées dirigées par le maréchal britannique Harold Alexander. La cérémonie eut lieu dans la ville de Caserta, près de Naples. Parmi les signataires du côté allemand figurait le général SS Karl Wolff. C’est lui qui a mené en Suisse les négociations avec des agents secrets américains sur des questions sensibles telles que la neutralisation des antifascistes italiens; dans les plans américano-britanniques pour l’Italie d’après-guerre, il n’y avait pas de place pour ces antifascistes. Staline avait découvert cette « opération Sunrise » et avait exprimé des appréhensions sur l’arrangement qui était en train d’être élaboré entre les Alliés occidentaux et les Allemands en Italie. Or, il finit par donner sa bénédiction à cette capitulation. L’armistice fut signé le 29 avril, mais il ne prévoyait un cessez-le-feu que le 2 mai. Cela devait laisser suffisamment de temps aux troupes américaines ou britanniques pour se précipiter jusqu’à Trieste, où les troupes allemandes combattaient les partisans yougoslaves de Tito ; ce dernier avait de bonnes raisons de croire que cette ville allait faire partie de la Yougoslavie après la guerre et il avait sans doute à l’esprit le dicton selon lequel possession vaut titre. Toutefois, les Américains et les Britanniques voulaient empêcher ce scénario. Une unité néo-zélandaise atteignit Trieste « après une course effrénée depuis Venise » le 2 mai et contribua à contraindre les Allemands de la ville à se rendre le lendemain, dans la soirée. Une chronique néo-zélandaise de cet événement relate avec euphémisme que leurs hommes « sont arrivés juste à temps pour libérer la ville avec des unités de l’armée de Tito », mais admet que l’objectif était d’empêcher les communistes yougoslaves de s’emparer de Trieste par eux-mêmes et de mettre en place leur propre administration militaire, ce qui aurait renforcé leurs revendications sur la région.

En Grande-Bretagne, beaucoup de gens croient fermement, encore aujourd’hui, que la guerre contre l’Allemagne nazie s’est terminée par une capitulation allemande dans le quartier général d’un autre maréchal britannique, à savoir Montgomery, sur la lande de Luneburg, dans le nord de l’Allemagne. Pourtant, cette cérémonie eut lieu le 4 mai 1945, c’est-à-dire cinq jours au moins avant que les canons ne se taisent définitivement en Europe. Et cette capitulation ne s’appliquait qu’aux troupes allemandes qui avaient jusqu’alors combattu aux Pays-Bas et dans le nord-ouest de l’Allemagne le 21e groupe d’armées britannico-canadien de Montgomery. Par mesure de précaution, les Canadiens acceptèrent la capitulation de toutes les troupes allemandes en Hollande le lendemain, le 5 mai, au cours d’une cérémonie à Wageningen, une ville de la province de Gelderland, dans l’est des Pays-Bas. Pour les Britanniques, il est bien sûr important et gratifiant de croire que les Allemands ont dû mendier un cessez-le-feu dans le quartier général de leur cher « Monty » ; pour ce dernier, le prestige associé à l’événement a permis de compenser quelque peu le fait que sa réputation avait considérablement souffert du fiasco de l’opération Market Garden. Montgomery avait parrainé en septembre 1944 cette tentative de franchir le Rhin dans la ville néerlandaise d’Arnhem.

Aux États-Unis et en Europe occidentale, l’événement de la lande de Lunebourg est considéré à juste titre comme une capitulation strictement locale. Certes, il est en quelque sorte reconnu comme un prélude à la capitulation allemande définitive et au cessez-le-feu qui en a résulté. Mais pour les Américains, les Français, les Belges et les autres, cette capitulation allemande définitive s’est produite au Q.G. du général Eisenhower, commandant suprême de toutes les forces alliées sur le front occidental, dans un modeste bâtiment scolaire de la ville de Reims, le 7 mai 1945, au petit matin. Toutefois, cet armistice ne devait entrer en vigueur que le lendemain, le 8 mai, et seulement à 23 h 01. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui encore, les cérémonies de commémoration aux États-Unis et en Europe occidentale se déroulent le 8 mai.

Aussi important fût-il, l’événement de Reims ne constituait pas encore la cérémonie de capitulation finale. En effet, avec la permission du successeur d’Hitler, l’amiral Dönitz, des porte-parole allemands étaient venus frapper à la porte d’Eisenhower pour tenter une fois de plus de conclure un armistice uniquement avec les Alliés occidentaux ou à défaut, pour essayer de sauver des griffes soviétiques des unités supplémentaires de la Wehrmacht à travers des redditions locales sur le front occidental. Eisenhower n’était pas personnellement disposé à consentir à de nouvelles redditions locales, et encore moins à une capitulation générale de l’Allemagne aux seuls Alliés occidentaux. Mais il appréciait les potentiels avantages dont bénéficierait le camp occidental si, d’une manière ou d’une autre, le gros de la Wehrmacht se retrouvait en captivité chez les Britanniques et les Américains plutôt que chez les Soviétiques. Par ailleurs, il se rendait compte qu’il s’agissait d’une occasion unique d’inciter les Allemands désespérés à signer dans son quartier général la capitulation générale et inconditionnelle sous la forme d’un document conforme aux accords interalliés ; ce détail contribuerait évidemment beaucoup à rehausser le prestige des États-Unis.

A Reims, on assista donc à un scénario byzantin. Premièrement, un obscur officier de liaison soviétique, le général de division Ivan Susloparov, arriva de Paris pour sauver l’apparence de la collégialité alliée requise. Deuxièmement, alors qu’il était clair pour les Allemands qu’il ne pouvait être question d’une capitulation séparée sur le front occidental, une concession leur fut faite sous la forme d’un accord stipulant que l’armistice n’entrerait en vigueur qu’après un délai de quarante-cinq heures. Cette mesure fut adoptée pour répondre au désir des nouveaux dirigeants allemands de donner au plus grand nombre possible d’unités de la Wehrmacht une dernière chance de se rendre aux Américains ou aux Britanniques. Cet intervalle donna ainsi aux Allemands l’occasion de transférer des troupes de l’Est, où de violents combats se poursuivaient sans relâche, vers l’Ouest, où, après les cérémonies de signature de Luneburg puis de Reims, presque plus aucun coup de feu n’avait été tiré. Les Allemands, dont la délégation était dirigée par le général Jodl, signèrent le document de capitulation au quartier général d’Eisenhower le 7 mai à 2 h 41 ; mais les canons ne devaient se taire que le 8 mai à 23 h 01. Et ce n’est qu’après l’entrée en vigueur de la capitulation allemande que les commandants américains locaux ont cessé de permettre aux Allemands en fuite de s’échapper derrière les lignes des Alliés occidentaux. On peut donc affirmer que l’accord conclu dans la ville champenoise ne constituait pas une capitulation totalement inconditionnelle.

Le document signé à Reims donnait précisément aux Américains ce qu’ils voulaient, à savoir le prestige d’une capitulation générale allemande sur le front occidental dans le quartier général d’Eisenhower. Leur rêve d’une capitulation devant les seuls Alliés occidentaux apparaissant hors d’atteinte, les Allemands obtenaient également ce qu’ils pouvaient espérer de mieux: « un report de la sentence », pour ainsi dire, de près de deux jours. Pendant ce temps, les combats ne se sont poursuivis pratiquement que sur le front oriental, et d’innombrables soldats allemands en ont profité pour disparaître derrière les lignes américano-britanniques.

Toutefois, le texte de la capitulation de Reims n’était pas entièrement conforme à la formulation d’une capitulation générale allemande convenue auparavant par les Américains et les Britanniques ainsi que par les Soviétiques. On peut par ailleurs douter que le représentant de l’URSS, Susloparov, fût réellement qualifié pour cosigner le document. En outre, il est compréhensible que les Soviétiques n’étaient pas du tout satisfaits que les Allemands aient eu la possibilité de continuer à combattre l’Armée rouge pendant près de deux jours supplémentaires, alors que sur le front occidental, les combats étaient pratiquement terminés. Tout cela donnait donc l’impression que ce qui avait été signé à Reims était en fait une capitulation allemande sur le front occidental uniquement, un arrangement qui violait les accords interalliés.
Pour clarifier les choses, il fut décidé d’organiser une ultime cérémonie de capitulation, de sorte que la capitulation allemande de Reims se révèle rétroactivement comme une sorte de prélude à la capitulation finale et/ou comme une capitulation purement militaire, même si les Américains et les Européens de l’Ouest continuent à la commémorer comme la véritable fin de la guerre en Europe.

C’est à Berlin, dans le quartier général du maréchal Joukov, que la capitulation finale et générale, politique et militaire de l’Allemagne est signée le 8 mai 1945; ou autrement dit, que la capitulation allemande conclue la veille à Reims est dûment ratifiée par tous les Alliés. Les signataires pour l’Allemagne, agissant sur les instructions de l’amiral Dönitz, étaient les généraux Keitel, von Friedeburg (qui était également présent à Reims) et Stumpf. Comme Joukov avait un rang militaire inférieur à celui d’Eisenhower, ce dernier avait une excuse parfaite pour ne pas assister à la cérémonie dans les décombres de la capitale allemande. Il envoya à la signature son adjoint britannique, le maréchal Tedder, ce qui enleva évidemment un peu de lustre à la cérémonie de Berlin au profit de celle de Reims.
Pour les Soviétiques et la majorité des Européens de l’Est, la Seconde Guerre mondiale en Europe s’est terminée par la cérémonie du 8 mai 1945 à Berlin, cérémonie qui a abouti au dépôt des armes le lendemain, le 9 mai. Pour les Américains, et pour la plupart des Européens de l’Ouest, « la vraie de vraie » était et reste la capitulation de Reims, signée le 7 mai et effective le 8 mai. Si les premiers commémorent toujours la fin de la guerre le 9 mai, les seconds le font invariablement le 8 mai. Quant aux Hollandais, ils célèbrent le 5 mai, date de la cérémonie au quartier général canadien de Wageningen. Le fait que l’un des plus grands drames de l’histoire mondiale ait pu connaître une fin aussi confuse et indigne en Europe est la conséquence, comme l’écrit l’historien américain Gabriel Kolko, de la manière dont les Américains et les Britanniques ont cherché à tirer de l’inévitable capitulation allemande toutes sortes d’avantages, grands et petits, pour eux-mêmes – au détriment des Soviétiques.

La raison pour laquelle aucun véritable traité de paix n’a jamais été signé avec l’Allemagne, c’est que les vainqueurs – les Alliés occidentaux d’une part et les Soviétiques d’autre part – n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le sort de l’Allemagne. Par conséquent, quelques années après la guerre, deux États allemands sont apparus, ce qui a concrètement exclu la possibilité d’un traité de paix reflétant un accord acceptable pour toutes les parties concernées. Un traité de paix avec l’Allemagne aurait pu apporter un règlement définitif de toutes les questions non résolues après la guerre, comme la question de la frontière orientale de l’Allemagne. Mais un tel règlement est apparu faisable seulement lorsque la réunification des deux Allemagnes est devenue une proposition réaliste, c’est-à-dire après la chute du mur de Berlin. C’est ainsi qu’ont été rendues possibles les négociations « Deux plus Quatre » de l’été et de l’automne 1990. Au cours de ces négociations, les deux États allemands ont d’une part trouvé des moyens de réunifier l’Allemagne. Les quatre grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Union soviétique – ont d’autre part imposé leurs conditions à la réunification de l’Allemagne et ont clarifié le statut du pays nouvellement réunifié, en tenant compte non seulement de leurs propres intérêts, mais aussi de ceux d’autres États européens concernés, comme la Pologne. Résultat de ces négociations, une convention a été signée à Moscou le 12 septembre 1990. Faute de mieux, elle peut être considérée comme le traité de paix qui a mis officiellement fin à la Seconde Guerre mondiale, du moins en ce qui concerne l’Allemagne.

C’est à cette époque, en 1990, que les Soviétiques se sont engagés à retirer leurs troupes de tous les pays d’Europe de l’Est qui avaient été leurs « satellites », et ils ont tenu cette promesse ; ils ont également dissous le Pacte de Varsovie. Les troupes américaines, en revanche, sont restées en Allemagne depuis lors, et le Congrès américain a tout récemment décidé officiellement qu’elles y resteront pour une période indéfinie, même si la plupart des Allemands aimeraient voir les Yankees rentrer chez eux. Les États-Unis n’ont pas non plus répondu à la dissolution du Pacte de Varsovie par une dissolution de l’OTAN. Cette alliance avait supposément été créée pour défendre l’Europe contre une menace soviétique, et cette menace avait cessé d’exister. De plus, Washington n’a pas tenu sa promesse de ne pas étendre l’OTAN aux frontières de la Russie en contrepartie du retrait des troupes de l’Armée rouge ; au lieu de cela, la Pologne, les pays baltes, la République tchèque et d’autres encore ont été inscrits comme membres de l’alliance. L’OTAN servant clairement des objectifs offensifs, même dans des pays lointains comme l’Afghanistan, la poussée de l’alliance dans les régions orientales de l’Europe semblait de plus en plus menaçante pour les Russes.
Il n’est pas difficile de comprendre que Moscou ait jugé inacceptable l’intégration prévue de l’Ukraine au sein de l’OTAN. C’est ainsi qu’est née la guerre actuelle dans ce pays. Espérons que ce conflit, contrairement à la Seconde Guerre mondiale, se terminera bientôt par un armistice sans ambiguïté et un solide traité de paix !

Jacques R. Pauwels est historien, auteur de « Le mythe de la bonne guerre » ; « Les États-Unis et la Deuxième Guerre mondiale » ; « Big business avec Hitler » ; « La Grande Guerre des classes » et « Les Mythes de l’histoire moderne ».

Traduit de l’anglais par GL pour Investig’Action

photo: Signature de la reddition le 7 mai 1945 à Reims, commons.wikimedia.org/

AUJOURD'HUI, LES MEDIAS LAVENT PLUS BLANC LES NAZIS QU'ILS CONDAMNAIENT AUPARAVANT

Par Le 06/05/2022

6 mai 2022

Aujourd’hui, les médias lavent plus blanc les Nazis qu’ils condamnaient auparavant

Moon Of Alabama

Récemment, le New York Times, comme beaucoup d’autres médias occidentaux, a changé de langage pour parler du bataillon fasciste ukrainien Azov.

Ce qui était autrefois « une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne », dont le FBI a dit qu’elle était connue pour son « association avec l’idéologie néonazie », a d’abord été qualifié d’« extrême droite » avant de devenir « une unité normale de l’armée ukrainienne ».

Le massacre en Nouvelle-Zélande met en évidence la portée mondiale de l’extrémisme blanc*, 15 mars 2019

« Sur son fusil était griffonné un credo nationaliste blanc popularisé par le terroriste intérieur et néonazi américain David Lane. Sur son gilet pare-balles figurait un symbole couramment utilisé par le bataillon Azov, une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne. »

Nous avons autrefois combattu les djihadistes. Maintenant, nous combattons les suprémacistes blancs, 11 février 2020

« Les défenseurs du bataillon ukrainien Azov, que le F.B.I. qualifie d’"unité paramilitaire" notoirement connue pour son "association avec l’idéologie néonazie", nous accusent de faire partie d’une campagne du Kremlin visant à "diaboliser" le groupe. »

Pourquoi Vladimir Poutine invoque les nazis pour justifier son invasion de l’Ukraine, 17 mars 2022

« La semaine dernière, Facebook a déclaré qu’il faisait une exception à ses politiques de lutte contre l’extrémisme pour autoriser les éloges de l’unité militaire ukrainienne d’extrême droite du bataillon Azov, "strictement dans le contexte de la défense de l’Ukraine, ou dans leur rôle en tant que partie de la garde nationale ukrainienne". »

Depuis l’aciérie de Mariupol, les combattants partagent des vidéos désespérées pour faire connaître leur histoire, 29 avril 2022

« Ces scènes sont tirées de vidéos mises en ligne ces derniers jours par le régiment Azov, une unité de l’armée ukrainienne, qui affirme qu’elles ont été prises dans les bunkers en forme de labyrinthe situés sous l’immense aciérie Azovstal à Mariupol, en Ukraine. »

* * * * * *

Ce n’est pas que le régiment Azov se soit déradicalisé avec le temps. Il est en fait devenu plus extrême.

Azov a infiltré d’autres organisations, notamment certaines unités de l’armée régulière ukrainienne, la garde nationale, la police et le SBU (Sécurité Intérieure). Azov n’est de loin pas la seule organisation (para)militaire fasciste en Ukraine. Il existe le bataillon Aïdar, le Pravy Sektor, l’organisation de « jeunesse » C-14 du parti fasciste Svoboda, ainsi qu’une douzaine d’autres organisations de ce type.

Non seulement ces groupes ne sont pas interdits comme ils devraient l’être, mais ils sont encouragés et partiellement financés par le gouvernement ukrainien.

L’infiltration des services de sécurité et du gouvernement a des conséquences dangereuses pour le public ukrainien.

Au fil des ans, de nombreux médias ont correctement rendu compte des fascistes ukrainiens. En voici une collection incomplète :

• 15 000 nationalistes ukrainiens défilent en faveur de Bandera - 1 janvier 2014 - USA Today
• Les États-Unis soutiennent-ils les néonazis en Ukraine ? - 25 février 2014 - Salon
• Comment l’extrême droite a pris les postes les plus importants à la faveur de la vacance du pouvoir en Ukraine - 5 mars 2014 - Channel 4
• Contenir les néofascistes d’Ukraine - 6 mars 2014 - CNN
• Nier le rôle de l’extrême-droite dans la révolution ukrainienne - 7 mars 2014 - FAIR
• La question néonazie en Ukraine - 11 mars 2014 - Huffpost
• Oui, il y a des méchants dans le gouvernement ukrainien - 18 mars 2014 - Foreign Policy
• Analyse : Les États-Unis s’acoquinent avec le gouvernement de Kiev, y compris l’extrême droite - 30 mars 2014 - NBCnews
• Profil : Le Pravy Sektor ultra-nationaliste ukrainien - 28 avril 2014 - BBC
• Le fascisme revient sur le continent qu’il a autrefois détruit - 12 mai 2014 - The New Republic
• Conflit en Ukraine : un guerrier du "pouvoir blanc" venu de Suède - 16 juillet 2014 - BBC
• Se préparer à la guerre avec les défenseurs de la liberté fascistes en Ukraine - 30 août 2014 - Foreign Policy
• Une télévision allemande montre des symboles nazis sur les casques des soldats ukrainiens - 9 septembre 2014 - NBCnews
• Les combattants du bataillon Azov sont la plus grande arme de l’Ukraine et peuvent être sa plus grande menace - 10 septembre 2014 - Guardian
• Une unité de volontaires ukrainiens comprend des nazis - 10 mars 2015 - USA Today
• La Chambre américaine admet le rôle des nazis en Ukraine - 14 juin 2015 - Consortium News
• Pourquoi le nouveau parti ultranationaliste ukrainien ne durera pas - 19 octobre 2016 - Atlantic Council
• Le camp d’été militaire hyper-nationaliste ukrainien pour enfants - 13 juillet 2017 - NBCnews
• La réalité des néonazis en Ukraine est loin d’être de la propagande du Kremlin - 9 nov. 2017 - The Hill
• Les États-Unis arment et aident les néo-nazis en Ukraine, alors que le Congrès débat de leur interdiction - 18 janvier 2018 - The RealNews Network
• En Ukraine, la milice ultranationaliste fait régner la peur dans certains quartiers - 30 janvier 2018 - RFERL
• Commentaire : Le problème néonazi de l’Ukraine - 19 mars 2018 - Reuters
• La collusion de l’Amérique avec les néonazis - 2 mai 2018 - The Nation
• L’Ukraine a un vrai problème avec la violence d’extrême droite (et non, RT n’a pas écrit ce titre) - 20 juin 2018 - Atlantic Council
• L’Ukraine, l’antisémitisme, le racisme et l’extrême droite - 16 octobre 2018 - Atlantic Council
• Azov, le groupe ultranationaliste le plus important d’Ukraine, jette son dévolu sur les États-Unis et l’Europe - 14 novembre 2018 - RFERL
• Les néonazis et l’extrême droite sont en marche en Ukraine - 22 février 2019 - The Nation
• L’ultranationalisme en Ukraine - un essai photographique - 11 avril 2019 - Guardian
• Il y a un mouvement d’extrême droite qui déteste le Kremlin - 17 avril 2019 - Foreign Policy
• L’Amérique forme-t-elle des néonazis en Ukraine ? - 8 déc. 2019 - DailyBeast
• Le Régiment Azov ne s’est pas dépolitisé - 19 mars 2020 - Atlantic Council
• Like, Partage, Recrute : Comment une milice suprémaciste blanche utilise Facebook pour radicaliser et former de nouveaux membres- 7 janvier 2021 - Time
• Profil : Qui est le régiment d’extrême droite Azov en Ukraine ? - 1er mars 2022 - Aljazeerah
• Comment le président juif ukrainien Zelensky a fait la paix avec les paramilitaires néonazis sur les lignes de front de la guerre avec la Russie - 4 mars 2022 - Grayzone
• Le problème nazi de l’Ukraine est réel, même si la revendication de Poutine de "dénazifier l’Ukraine" ne l’est pas - 6 mars 2022 - NBCnews
• Le bataillon Azov, d’extrême droite, s’impose comme un défenseur controversé de l’Ukraine - 6 avril 2022 - Washington Post

En plus de ces articles et de nombreux autres reportages médiatiques, il existe des rapports détaillés de diverses organisations qui documentent les crimes de guerre qu’Azov et des groupes comme lui ont commis en Ukraine. En 2015, la Fondation pour l’étude de la démocratie a publié un rapport sur les crimes de guerre des forces armées et des forces de sécurité de l’Ukraine : torture et traitements inhumains. En 2018, la plateforme des droits de l’homme « Uspishna Varta » a écrit dans un rapport sur le ministère des Affaires intérieures et le bureau du procureur général de l’Ukraine :

L’existence de groupes paramilitaires au sein d’un certain nombre de partis d’extrême droite et d’organisations nationalistes, qui est expressément interdite par l’article 37 de la Constitution ukrainienne, est très préoccupante. Au sein du parti "National Corpus" (précédemment "Azov") opère la division paramilitaire "National Druzhina", qui a organisé une marche publique dans le centre de Kiev en février 2018. Non seulement les activités de cette organisation ne sont pas réprimées par les représentants des organes chargés de l’application des lois, mais elles sont ouvertement encouragées par la direction du ministère des Affaires intérieures de l’Ukraine. 28% de toutes les violations des droits et libertés politiques enregistrées par la plateforme des droits de l’homme "Uspishna Varta" d’avril à août 2018 ont impliqué des organisations radicales de droite, principalement C14, ainsi que "National Druzhina", "Bratstvo", "Pravy Sektor", etc.

Le HCDH a documenté 22 cas de discrimination, de discours de haine et/ou de violence dirigés contre des personnes appartenant à des minorités ou ayant des opinions alternatives, sociales ou politiques particulières entre le 16 février et le 15 mai. Dans le même temps, dans 21 cas, les violences ont été commises par des membres de groupes d’ultra-droite, qui semblent avoir agi en toute impunité. La police et le bureau du procureur de l’État n’ont pas empêché les actes de violence, ne les ont pas qualifiés correctement de crimes de haine, n’ont pas enquêté efficacement sur les crimes discriminatoires et n’ont pas poursuivi les auteurs, ce qui viole le droit de ne pas être discriminé également au regard de la loi et conduit à une atmosphère d’impunité et à un manque de justice pour les victimes.

Tout cela est bien connu. Au fil des ans, les médias occidentaux ont mis en garde contre la montée du fascisme en Ukraine. Si les partis fascistes obtiennent peu de voix en Ukraine, ils sont en fait très puissants. Ils possèdent les rues, ont les armes et tuent les politiciens qui ne font pas ce que disent Azov et les autres groupes fascistes. Ils peuvent agir en toute impunité.

Amnesty International a recensé certains des crimes commis par les groupes fascistes en Ukraine :

• Ukraine : Amnesty International et Human Rights Watch demandent une enquête impartiale sur les événements survenus à Odessa le 2 mai - 8 mai 2014.
• Ukraine : Une attaque mortelle à la roquette met en évidence la nécessité de protéger les civils dans l’est de l’Ukraine - 16 juillet 2014
• Ukraine : Abus et crimes de guerre commis par le bataillon de volontaires Aïdar dans le nord de la région de Louhansk - 8 septembre 2014
• Ukraine : Assassinats sommaires pendant le conflit dans l’est de l’Ukraine - 20 octobre 2014
• Ukraine : L’inaction des autorités encourage l’intensification des violences de l’extrême droite - 16 mai 2018.
• Ukraine : Des mesures décisives doivent être prises sans attendre pour traduire en justice les auteurs de deux attaques meurtrières contre des Roms - 2 juil. 2028
• Ukraine : Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires face aux attaques visant les militants et les défenseurs des droits humains - 3 octobre 2018
Ukraine : La première marche des fiertés à Kharkiv est entachée de violences et souligne les multiples manquements des autorités - 23 décembre 2019

Human Rights Watch dispose d’une longue liste de rapports sur l’Ukraine. Si certains accusent les séparatistes de l’Est et la Russie, beaucoup d’autres pointent du doigt la violence de l’extrême droite fasciste.

Actuellement, une unité principale d’Azov se trouve dans le sous-sol de l’usine métallurgique Azovstal à Mariupol, entourée de troupes russes. Elle prétend avoir des otages civils et refuse de se rendre. Il n’est pas justifié de les blanchir maintenant simplement parce qu’ils se sont mis dans cette situation, comme le fait manifestement le NYT.

* * * * * *

Quelques remarques sur l’article de MOA :

* Le terme « extrémisme blanc », employé par le NYT, est la traduction littérale de la formulation américaine « white extremism ». Elle peut sembler malvenue à nous, Européens, pour qui l’extrémisme n’est pas question de couleur de peau mais d’idéologie ou de religion. On pourra la remplacer par « suprémacisme blanc ».

Je rajoute à cette longue liste de liens données par MOA, celui-ci qui comporte un nombre impressionnant d’articles et de photos sur le fascisme ukrainien et l’amnésie actuelle des médias mainstream (MSM).

La plupart de ces liens renvoient à des articles en anglais. Sans vouloir faire de la pub, si vous tenez à les lire sans pour autant maîtriser la langue de Shakespeare, n’hésitez pas à utilisez Deepl.com, c’est le meilleur outil (gratuit) de traduction en ligne. Quelques copier-coller suffisent.

Cet article vise évidemment à faire parvenir à toute personne tenant le néonazisme en Ukraine pour une fable ou de la propagande russe. Et il y en a des wagons, sans mauvais jeu de mot... Il nous donne la preuve de ce que j’avançais dans le dernier article que j’ai publié sur le Grand Soir, à savoir que l’intervention russe en Ukraine devrait aussi être considérée comme un (nouveau) sauvetage des fesses européennes. C’est d’autant plus inquiétant que ces dernier mois pré-électoraux ont montré en France l’existence de fanatiques d’extrême-droite derrière la façade policée des partis légitimes... La réalité de ces faits n’a d’égale que notre ingratitude stupide pour la Russie. Nous ne la méritons pas.

XP

»» https://www.moonofalabama.org/2022/04/azovreplist.html#more

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JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : FREE ASSANGE

Par Le 03/05/2022

Journée mondiale de la liberté de la presse: Free Assange

Par Marie France Deprez

Mondialisation.ca, 02 mai 2022

Comité Free.Assange.Belgium

Thème: 

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Le mardi 3 mai, nous célébrons la journée mondiale de la liberté de la presse, journée instaurée par l’UNESCO en 1993.

 Depuis plus de 12 ans, le journaliste Julian Assange est poursuivi par les Etats-Unis pour avoir osé informer les citoyens du monde entier à propos de crimes que leurs troupes commettaient en Afghanistan et en Irak.

Les publications relayées par tous les grands journaux du monde, y compris aux Etats-Unis et au Royaume-Uni étaient basées sur des centaines de milliers de documents authentifiés qui avaient été placés sur la plateforme WikiLeaks  par la lanceuse d’alerte Chelsea Manning.

Pour publier ces textes, plusieurs journalistes ont travaillé de concert avec Julian Assange dans un bureau qui leur était spécialement affecté à The Guardian à Londres.

Parmi ces journalistes, seul Julian Assange est poursuivi sous le prétexte qu’il serait un hacker, un espion.
Lors des audiences concernant son extradition, plusieurs de ses collègues journalistes sont venus témoigner de la qualité de son travail, de son honnêteté et de son souci de la vérité.

Une vérité que les Etats-Unis auraient préféré tenir secrète alors que les crimes de guerre, doivent être connus du public, une information importante pour se positionner dans la société. Lorsque des crimes sont commis, ce sont les auteurs qui doivent être poursuivis, pas le messager qui en informe le public.

Depuis 3 ans Julian Assange est maintenu en isolement quasi complet dans la prison de haute sécurité de Belmarsh en attendant la réponse, qui devrait tomber ce mois-ci, du Royaume-Uni à la demande d’extradition des Etats-Unis.

Un journaliste est en prison au cœur de l’Europe qui pourtant aime si souvent rappeler son attachement aux valeurs de respect des droits humains en général et de la liberté de la presse en particulier.

 Voici une vidéo que nous avons réalisée à l’occasion de cette journée mondiale de la liberté de la presse pour que le sort si scandaleux réservé à un aussi courageux journaliste et éditeur ne soit pas oublié (1). Regardez-la et partagez-la.

Continuons à nous mobiliser pour sa libération immédiate et pour l’abandon des charges des Etats-Unis !

Voici le lien vers la vidéo.

https://drive.google.com/file/d/1tblSdM2IuU2KY-sGBJcMRDOIFP3J3MeM/view?usp=sharing

(1) Placer des rubans jaunes est une réponse à l’appel de Christine Assange, la mère de Julian Assange, qui ayant appris qu’il devait porter un brassard jaune lors des visites et de ses déplacements dans la prison, a pensé faire de cette couleur un symbole de la libération de son fils. Initiée en Australie, cette campagne YellowRibbons4Assange se répand maintenant dans le monde.

Marie France Deprez du Comité Free.Assange.Belgium

Voir sur Facebook :

https://www.facebook.com/ComiteAssangeBelgium

 

La source originale de cet article est Comité Free.Assange.Belgium

Copyright © Marie France Deprez, Comité Free.Assange.Belgium, 2022

https://www.mondialisation.ca/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-free-assange/5667803

VOULONS-NOUS QUE LES NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE SOIENT REMPLACEES PAR UNE ROUTE DES CHARS?

Par Le 02/05/2022

Voulons-nous que les nouvelles Routes de la Soie soient remplacées par une Route des Chars ?

 

02 Mai 2022

  

La guerre en Ukraine, inhumaine et plongeant des populations entières dans le désespoir et la misère, ne peut-elle se lire comme un signe avant-coureur de la confrontation entre les États-Unis et la Chine ? Cette confrontation est-elle inéluctable ? Ne peut-on imaginer un monde ouvert et interconnecté tel que proposé par les nouvelles Routes de la Soie (BRI) ? L’ouverture, l’interconnexion et la solidarité sont des conditions indispensables pour réfléchir et agir efficacement en faveur du climat et de la planète. Or l’urgence climatique est, aujourd’hui plus que jamais, un sujet qui doit être au cœur de nos préoccupations !

Lancée en 2013, l’Initiative Belt and Road (BRI) a fini par s’imposer comme un gigantesque projet d’infrastructures pour relier l’Empire du Milieu à l’Europe, au reste de l’Asie, au Moyen-Orient et à l’Afrique. Le projet qui rassemble actuellement 150 pays partenaires comprend un réseau de routes et de voies ferrées (anciennes et nouvelles) ainsi qu’une voie maritime qui relie la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. Le coût de l’investissement est estimé à 1000 milliards de dollars et le projet lui-même devrait durer une dizaine d’années avant d’être pleinement opérationnel.

La BRI signe un rapprochement entre la Chine et l’UE d’une part, et la Chine et les pays islamiques d’autre part. Cela n’est pas pour plaire à la Maison blanche.

 

Le 15 novembre 2020, 15 États d’Asie et du Pacifique ont signé un accord de partenariat économique global régional (RCEP pour « Regional Comprehensive Economic Partnership Agreement »). Le RCEP réunit dix États membres de  l’ASEAN (Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam) et cinq autres États de l’Asie et du Pacifique : la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cet accord impressionne tant par le champ géographique couvert que par son aspect économique. Il concerne plus de 2 milliards d’individus et représente 30% du PIB mondial. Il est à ce titre le plus grand accord de libre-échange au monde. Le RCEP prévoit l’élimination des droits de douane à hauteur de 90%. Pour bon nombre de produits les droits de douane seront annihilés dès l’entrée en vigueur de l’accord. Pour les autres l’élimination se fera de manière progressive sur 20 ans. Comme de nombreux accords de libre-échange, le RCEP comprend des volets relatifs à la propriété intellectuelle, aux investissements, au commerce électronique, à la concurrence et aux petites et moyennes entreprises. L’ensemble de ces mesures vise à garantir un niveau élevé de libéralisation des échanges entre les signataires. Le RCEP permettra à cette région et plus particulièrement à la Chine d’asseoir son influence économique face aux États-Unis, première puissance mondiale.

Le RCEP est entré en vigueur au début de l’année 2022. Cela non plus n’est pas pour plaire aux USA… sans parler de la percée de la Chine dans le domaine du numérique et des nouvelles technologies vertes où elle s’est imposée ces dernières années.

Quel rapport avec le conflit russo-ukrainien ?

Le mardi 22-02-2022 ne fut pas un jour comme un autre. Certes, il y a le fameux palindrome que certains prophètes modernes ont interprété comme « apocalyptique », mais il y a surtout la rapidité avec laquelle Jo Biden a dénoncé « le début d’une invasion russe de l’Ukraine » et a décidé, de but en blanc, d’une « première tranche » de sanctions qui viendraient couper la Russie des financements occidentaux. Comme il fallait s’y attendre, les 27 États membres de l’UE ont suivi l’exemple et ont adopté un ensemble de mesures de rétorsion à l’encontre de la Russie.

Ce ne fut qu’un début, comme on le sait.

Sans vouloir excuser ni minimiser la décision de Poutine d’avoir déployé son armée en Ukraine – pays juridiquement indépendant, agressé par une puissance étrangère, c’est incontestable -, je ne peux m’empêcher de penser que cette guerre fut une bénédiction pour Washington.

Les États-Unis sont le premier pays à alimenter l’armée ukrainienne, à hauteur de 14 milliards de dollars pour le seul vote du 10 mars, une armée dont on sait qu’elle comprend des éléments néo-nazis. Les États-Unis sont les derniers à souhaiter un cessez-le-feu en Ukraine, car si cette guerre se prolonge, elle pourrait avoir un impact énorme sur les chaînes industrielles au niveau mondial. Elle permettrait à l’administration Biden de résorber la crise économique interne à laquelle la première puissance économique doit faire face. Selon les données du ministère américain du travail, l’inflation a atteint 8,5 %, le « panier de la ménagère » a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans, le prix de l’essence est monté en flèche ; en outre, la violence raciale est endémique, le pourcentage d’incarcérations est le plus élevé au monde, etc.

Le gouvernement américain déplace ses problèmes internes vers d’autres pays : une guerre par procuration de plus à l’actif d’Oncle Sam !

La guerre en Ukraine s’est présentée aux États-Unis comme une planche de salut sur laquelle Jo Biden a sauté à pieds joints, entraînant dans un surf dangereux les 27 États européens. Cette fois, ils sont les premiers à faire les frais de la guerre et à s’alarmer de la montée en flèche de l’extrême droite en Europe.

Mais derrière le danger immédiat de la guerre et sa menace d’une catastrophe nucléaire, s’ajoute encore l’explosion du système financier transatlantique. Un processus d’hyperinflation a déjà été déclenché à l’échelle mondiale, accompagné d’un effondrement économique des nations occidentales. L’ordre mondial conçu après la Seconde Guerre mondiale a donné naissance à l’ONU, à la Banque mondiale, au FMI, à l’OTAN, à l’OMC, à l’OMS et autres institutions similaires. Conçues pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme, le capitalisme, la consommation, et des alliances militaires, ces institutions ont joué leur rôle pendant 75 ans. Mais l’establishment au pouvoir a utilisé son système financier pour perpétuer l’état colonial de sous-développement d’une majorité de la planète. Et paf ! Cela lui retombe sur le nez !

Pour maintenir coûte que coûte ce système vétuste et ôôô combien injuste et dévastateur, ses principaux responsables – Londres et Wall Street – s’empressent de détruire toute alternative fonctionnelle, telle que celle présentée par la Russie, la Chine, l’Inde ou d’autres.

Un exemple : il est aisé de constater que la guerre russo-ukrainienne coupe la BRI de manière nette, élevant un « mur de fer » entre l’UE et la Chine, minant tous projets de coopération et d’unité eurasiatique, et par là, désossant le RCEP qui rassemble plus de deux tiers des pays du monde dont une majorité sont des pays à faible revenus (PFR, ou pays en voie de développement).

 

 

La Chine et les pays en développement en Asie du Sud et au-delà, ainsi que les pays islamiques impliqués dans la BRI et le RCEP, suivent de près les développements de la crise russo-ukrainienne. Leur consensus général inclut la nécessité de résoudre les différends de façon pacifique, par le dialogue. Ils insistent pour n’être pas pris au piège de l’obligation de choisir un camp: pro-russes ou pro-ukrainiens, tels que les médias les poussent à le faire.

Au contraire, tous ont émis le désir de promouvoir une coopération de haute qualité dans le cadre des nouvelles Routes de la Soie, mais aussi de renforcer la communication et la coordination dans la mise en œuvre des initiatives mondiales pour le développement, afin de soutenir la réalisation de l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable. Cette nouvelle vision du monde, portée par la Chine et par ses partenaires, parviendra-t-elle à remodeler radicalement le système économique mondial ? Telle est la condition sine qua non pour atteindre la paix et pour agir efficacement dans la seule lutte qui en vaille actuellement la peine, celle pour préserver la planète et ses écosystèmes.

« Pour répondre à la crise climatique, nous avons besoin de paix, de solidarité, de coopération entre tous les États », a déclaré fermement Antonio Guterres lors d’une conférence sur le développement durable organisée par The Economist à Londres le 21 mars 2022.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie pourrait pénaliser encore davantage les actions en faveur du climat. De nombreux pays, y compris en Europe, se sont engagés dans une recherche effrénée de nouveaux approvisionnements en gaz et pétrole pour remplacer leurs importations russes, confortant ainsi leur dépendance aux combustibles fossiles. Insistant sur l’urgence liée au contexte actuel, les entreprises du pétrole et du gaz commencent quant à elles à « suggérer » de lever les mesures les limitant dans la recherche et l’exploitation de nouveaux gisements, en particulier ceux en eaux profondes et dans l’Arctique ou ceux de gaz de schiste qui, faut-il le rappeler, sont désastreux pour les nappes phréatiques et pour le climat.

Cela est totalement à rebours des préconisations de tous les scientifiques ; non seulement celles du GIEC mais aussi celles du Programme des Nations Unis pour l’Environnement, de l’Agence internationale de l’Énergie ou en France, du Shift Project, de NégaWatt, de l’Institut Rousseau, de RTE, de l’ADEME… Tous les chercheurs prônent une réduction drastique de l’usage des combustibles fossiles et un développement rapide et important des alternatives à leur utilisation.

Le secrétaire général de l’ONU a ajouté: « Si nous continuons comme ça, nous pouvons dire adieu à l’objectif de 1,5°C. Celui de 2°C pourrait aussi être hors d’atteinte. » Antonio Guterres ne peut que s’alarmer – et regretter – qu’en dépit de l’aggravation de la situation, les émissions de gaz à effet de serre des grandes économies du monde aient continué d’augmenter ces dernières années, faisant craindre un réchauffement supérieur à 2°C, voire « bien supérieur ». Il appuie sa réflexion sur les conclusions des experts du GIEC, dont les termes ont été négociés ligne par ligne par les 195 États membres; elles sont sans appel.

Dans le premier volet de son évaluation publié en août dernier, le GIEC estimait que le seuil de +1,5°C de réchauffement serait atteint autour de 2030, soit bien plus tôt que prévu et de manière bien plus sévère. Il laissait toutefois une porte ouverte, évoquant un retour possible sous la barre du réchauffement de 1,5°C d’ici la fin du siècle en cas de dépassement.

Le deuxième volet publié en février dernier souligne que même un dépassement temporaire de +1,5°C provoquerait de nouveaux dommages irréversibles sur les écosystèmes fragiles, avec des effets en cascade sur les communautés qui y vivent, souvent les moins aptes à y faire face.

Le troisième volume du sixième rapport du GIEC consacré aux solutions pour atténuer le changement climatique a été publié ce 4 avril. Il y est une nouvelle fois rappelé que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter ; elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue de toute l’histoire de l’humanité.

L’urgence climatique est, aujourd’hui plus que jamais, un sujet qui doit être au cœur de nos préoccupations !

Si nous n’étions pas aussi sourds et influencés par les mass médias qui ne nous transmettent que la voix de Wall Street et des grands capitaux, nous entendrions peut-être qu’il existe une autre manière de penser et d’agir.

Le concept de « civilisation écologique » porté par la Chine constitue une alternative réaliste à un système économique destructeur, tel que nous le connaissons depuis bientôt trois siècles, fondé sur les principes de la libre entreprise, de la possession privée des biens de production, de l’acceptation du profit comme moteur de l’activité économique sans que les citoyens soient protégés de l’avidité sans frein et des effets négatifs d’une mondialisation anarchique.

Durant les dix dernières années, la Chine a connu de rapides améliorations environnementales, au niveau de la pollution de l’air, des eaux de surface, au niveau de la faune et de la flore. Les énergies renouvelables ont sensiblement augmenté, leur part dans la consommation est passée de 3% en 1978 à 14% en 2018. La Chine a investi massivement dans ces énergies, devenant ainsi une championne de l’éolien et du solaire. Certes, ses effforts ne sont pas encore suffisants pour répondre aux normes de l’accord de Paris de 2015, mais elle s’est donné des échéances écologiques sévères – pic d’émissions de gaz à effet de serre avant 2030, et neutralité carbonne en 2060 – et elle saura les respecter.

C’est dans cette même idée de « civilisation écologique » que Xi Jinping a lancé la BRI et a cosigné le RCEP, car les notions de « développement durable » et « d’harmonie entre l’humain et la nature » ne peuvent pas se concevoir sans celles de la solidarité et de l’interconnectivité entre les peuples. De plus, un monde ouvert et interconnecté répond aux besoins humains fondamentaux : « que chacun soit capable de développer tous les potentiels inhérents qu’il possède en un tout harmonieux, contribuant ainsi au meilleur développement futur de l’humanité », selon Leibniz, philosophe de la Renaissance, fin connaisseur de la Chine, et acteur du « devenir humain » au même titre que Confucius.

 

Source: Chine Ecologie

 

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Sources :

https://www.investisseur-sans-costume.com/seleve-la-grande-muraille-de-fer/?fbclid=IwAR3DIzKH6cW78b0pFIs_sHg-pjPTnzGTPCAn9RswCcMQnbwfFcAwLN6Am0U

https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-direct-ukraine-toute-lactualite-sur-levolution-de-la-situation-ce-mardi-22-fevrier-1388664

https://www.institutschiller.org/Etablir-une-nouvelle-architecture-de-securite-et-de-developpement-pour-toutes.html?fbclid=IwAR1uq7JATzCRLqyAoIf8RfBOmhpFOK6LJouyNWSfVBk89aPRpLde4FG1YcY#.YkVcc998dI0.facebook

https://www.brixsweden.org/geracis-advice-to-eu-the-belt-and-road-is-better-than-the-tank-road/?fbclid=IwAR0gczTLwAAqkOR2fSlAgzWpRHjww_IONpQ-fM5pQE0l1yqYzuTuGDYEQxA

https://www.globaltimes.cn/page/202204/1259358.shtml?fbclid=IwAR0S3XQTcWwF1S5456chJmzyEBRHX6iSJvG1WhH_rfX3Cvg4YwBOvoc-rz0#.YlkwtP4Di1o.facebook

https://institut-rousseau.fr/la-guerre-en-ukraine-doit-accelerer-la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-et-non-la-ralentir/

« Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerability », IPCC, 4 avril 2022, https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/

« Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerability », IPCC, 4 avril 2022,  https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg3/

https://ideas4development.org/chine-transition-ecologique/

https://www.investigaction.net/fr/voulons-nous-que-les-nouvelles-routes-de-la-soie-soient-remplacees-par-une-route-des-chars/

LA PAIX EST AVEC LES FEMMES, OU ELLE NE LE SERA PAS.

Par Le 02/05/2022

1 Mai 2022

XVIIe Congrès mondial de la Fédération démocratique internationale des femmes
La paix est avec les femmes, ou elle ne le sera pas.
Malgré les difficultés et les obstacles, les possibilités et les avantages de la paix sont plus grands. C'est pourquoi la FIDM appelle toutes les parties et tous les acteurs impliqués à ne pas se décourager, à continuer avec dévouement et engagement et avec la vision qu'un avenir meilleur se profile à l'horizon pour tous.
Fédération démocratique internationale des femmes - FDIM / vendredi 29 avril 2022
Dans le cadre de cet événement transcendantal des femmes activistes et combattantes pour l'émancipation qui convergent dans la Fédération historique, dans le développement de son congrès tenu à Caracas, la délégation colombienne a présenté cette proposition de résolution, que nous partageons dans son intégralité en raison de sa dimension politique et de sa pertinence.

Préambule

Considérant que l'Accord final pour la fin du conflit et la construction d'une paix stable et durable conclu entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-EP, signé le 24 novembre 2016, est un jalon historique d'un grand impact sur la réalité politique, sociale, culturelle et économique du pays ; Il a marqué un tournant dans l'histoire de l'Amérique latine, ouvrant des voies d'espoir et reconnaissant toutes les expressions de mobilisation inlassable pour la paix qui, pendant des décennies, ont fait entendre leur voix en Colombie et dans le monde, dans lesquelles les femmes et leurs organisations ont été des protagonistes et des porte-étendards.

Réaffirmant le grand succès de l'Accord de Paix dans l'étude d'un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l'approche de genre, qui au niveau national est réalisé par l'Instance Spéciale de la Femme et au niveau international par le FDIM, ce qui en fait une opportunité sans précédent pour que les femmes soient rigoureusement protagonistes de la réalisation d'un rêve de paix inclusif et participatif.

Soulignant que cet accord de paix contient un élément axé sur l'égalité des sexes, ce qui représente une étape sans précédent au niveau mondial dans l'application des normes internationales relatives à l'égalité des sexes dans la consolidation de la paix.

Reconnaissant que sans le soutien, l'appui et le suivi de la mise en œuvre par les différents organes créés par l'Accord de paix, ainsi que par la communauté internationale, il n'aurait pas été possible de réaliser les quelques avancées qui ont été faites cinq ans après la signature de l'Accord, ni de rendre visibles les difficultés, les défis et les lacunes dans la matérialisation de ce qui a été convenu entre l'insurrection et l'État colombien.

Dénonçant que le gouvernement national utilise un double discours concernant sa responsabilité dans la mise en œuvre, au niveau international il affirme sa volonté de se conformer à la mise en œuvre et au niveau interne il n'a pas la volonté politique d'avancer dans la mise en œuvre, par exemple, il présente comme une conformité formelle avec les engagements de l'accord final, des actions politiques qui faisaient déjà partie des programmes de politique publique ou qui ne correspondent pas strictement à ce qui a été défini dans l'accord.

Rejeter les politiques hostiles à l'encontre de la République bolivarienne du Venezuela, de la République de Cuba, qui ont joué un rôle important en tant que garants de l'Accord, et à l'encontre des pays progressistes du continent, qui considèrent notre nation comme une menace pour la paix dans la région en étant des "partenaires mondiaux" de l'OTAN.

Exhorter la communauté internationale à continuer d'entourer l'accord de paix, sa défense et sa mise en œuvre.

En gardant à l'esprit que :

L'escalade de la violence en Colombie s'accélère, ce qui suscite de grandes inquiétudes au niveau national et international.

La paix exige une volonté politique et des transformations sociales.

Depuis la signature de l'accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC-EP, 1 116 leaders sociaux ont été assassinés, 311 signataires de la paix, dont 6 femmes, sans compter l'escalade de la violence qui touche la population civile dans la plupart des régions de Colombie.

Que l'État colombien a l'obligation de respecter et de protéger la vie des signataires de la paix, des leaders sociaux et environnementaux, des défenseurs des droits de l'homme et de la contestation sociale et populaire.

Que, cinq ans après la signature de l'Accord final, les progrès dans la mise en œuvre n'ont pas été ceux escomptés et que la transformation des conditions de vie et la pleine participation des femmes prévues dans l'Accord final se font toujours attendre.

que la mise en œuvre doit être globale et inclure une approche transversale et structurelle du genre, et que les actions isolées et ciblées ne permettent pas d'obtenir l'impact nécessaire pour améliorer la qualité de vie des femmes.

Ainsi, la lutte contre le militarisme et pour la paix dans le monde a été l'une des références de la FDIM.

Que, engagés dans le mandat de la FDIM stipulé au point 6.4.2 de l'accord de paix, dans lequel elle est désignée comme faisant partie de la composante internationale pour le suivi de la mise en œuvre de l'accent sur le genre dans l'accord, un mandat approuvé par le secrétariat mondial, nous avons pleinement respecté nos actions d'accompagnement.
Secrétariat mondial que nous avons pleinement rempli par nos actions d'accompagnement.

Résolu :

1. demander au gouvernement colombien des garanties pour la protection de la vie des anciens guérilleros, des dirigeants, des défenseurs des droits de l'homme et des garanties pour la promotion, la protection et la jouissance effective des droits de l'homme et des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux - DESCA, pour les femmes et les personnes LGBTI afin de rendre possible la construction d'une paix stable et durable.

2. Demander au gouvernement colombien d'adopter des mesures efficaces pour faire face à la situation de risque et de vulnérabilité dans laquelle se trouvent les communautés des territoires, ainsi que les femmes, les leaders sociaux et les défenseurs des droits humains.

3. demander le renforcement de l'intégration de la dimension de genre dans les plans de travail, les instruments de planification territoriale, les plans de développement, et avec des ressources définies afin de parvenir à la réalisation des objectifs avec cette approche.

4. Demander au Système de Vérité, Justice, Réparation et Garanties de Non-Répétition (SIVJRN) d'ouvrir un macro cas de violence sexuelle dans le cadre de la Juridiction Spéciale pour la Paix.

5. Attirer l'attention sur le retard persistant dans l'inclusion de la dimension de genre dans la mise en œuvre de l'Accord final, ce qui rend difficile l'amélioration des conditions de vie des femmes, comme le prévoit l'Accord final.

6. Réaffirmer l'engagement du FDIM en faveur de la paix en Colombie et dans la région en poursuivant sa mission de suivi de la mise en œuvre de l'approche genre.

Malgré les difficultés et les obstacles, les possibilités et les avantages que la paix apporte sont plus grands. C'est pourquoi le FDIM appelle toutes les parties et tous les acteurs impliqués à ne pas se décourager, à poursuivre avec dévouement, engagement et avec la vision qu'un avenir meilleur se profile à l'horizon pour tous.

"Les femmes du monde unies pour éliminer les inégalités et la violence, pour la paix et la santé de la planète".

source : https://www.prensarural.org/spip/spip.php?article27953

Tag(s) : #FDIM#colombie

FSM, 1er MAI 2022 : "UNIS, NOUS CONTINUONS! POUR LA SATISFACTION DE NOS BESOINS CONTEMPORAINS, CONTRE LA BARBARIE IMPERIALISTE-CAPITALISTE!"

Par Le 28/04/2022

27 Avril 2022

 

26 Apr 2022

Vive le 18e Congrès Syndical Mondial !

La Fédération Syndicale Mondiale, à l’occasion du 1er Mai 2022, salue les travailleurs de tous les continents – tous ceux dont le travail continue à faire tourner les rouages de la vie, même dans des conditions difficiles, et qui continuent à produire tous les biens essentiels.

Les travailleurs migrants de Chicago, qui se sont battus et qui ont sacrifié leur vie en mai 1886 pour l’instauration de la journée de 8 heures de travail, ont pavé la voie à la classe ouvrière mondiale pour continuer revendiquer ses droits.

Le mouvement syndical international de classe, à travers les rangs de la FSM, honore l’héritage de ses luttes et continue en toutes circonstances, malgré les difficultés, à lutter pour la satisfaction des besoins modernes des travailleurs et l’abolition de l’exploitation, pour l’émancipation de la classe ouvrière et sa libération de la barbarie capitaliste.

Devant le 18e Congrès

Le 1er May 2022 coïncide avec le 18e Congrès syndical mondial qui se tiendra à Rome le 6, 7 et 8 mai 2022. Le 1er mai 2022, ce jour important pour la classe ouvrière mondiale, trouve les militants syndicaux des quatre coins du monde se préparer à partir pour Rome afin de participer à l’événement le plus important de notre classe : le 18e Congrès syndical mondial. S’unir contre la barbarie capitaliste et contre l’impérialisme.

La FSM est fière de ses membres et  ses amis dans le monde entier. Au cours de la période écoulée, il n’y a pas eu un seul coin du globe qui n’ait été marqué par l’action de la classe ouvrière, les membres de la FSM étant à la pointe de la lutte, que ce soit sur les fronts de la pandémie ou dans les luttes sociales et de classe. Cette expérience guidera nos discussions et décisions collectives lors de notre congrès.

Dans les conditions actuelles de la profonde crise économique du capitalisme et de la concurrence intense parmi les différents centres impérialistes pour le contrôle des nouveaux marchés, nos armes les plus puissantes sont l’INTERNATIONALISME  et la SOLIDARITÉ. Nous sommes aux côtés de l’héroïque Cuba, du Peuple Palestinien, nous exprimons notre solidarité avec les peuples du Venezuela, de Syrie, du Liban, de l’Ukraine et nous demandons la fin de la guerre. Chaque peuple a le droit de décider librement et démocratiquement de son présent et de son avenir, sans ingérence impérialiste. Nous condamnons l’intervention de l’OTAN qui a également allumé le feu de la guerre en Ukraine. Nous demandons le démantèlement de l’OTAN qui, au cours des 25 dernières années, a engendré deux guerres en Europe : en Yougoslavie en 1999 et maintenant en Ukraine, tout comme elle a engendré les guerres en Libye, en Afghanistan et en Irak.

Aujourd’hui, si la technologie et le progrès scientifique ont permis d’augmenter la richesse sociale produite, les conditions de vie de notre classe se sont détériorées. Dans tous les pays capitalistes, les patrons s’attaquent à nos acquis de classe : ils balaient les salaires, les pensions et la sécurité sociale, privatisent tout, n’hésitant pas à s’attaquer même au droit sacré de la grève ! La grève est l’arme la plus puissante que nous ayons entre les mains et nous ne laisserons personne la limiter, la marginaliser ou la transformer en lettre morte !

Face à cette situation, la Fédération Syndicale Mondiale appelle les travailleurs, le mouvement syndical international de classe à organiser des grèves de masse, des manifestations, des rassemblements le 1er mai dans tous les pays du monde, des actions qui commémoreront le soulèvement des travailleurs à Chicago, projetteront leur internationalisme et exigeront des droits contemporains pour la classe ouvrière dans chaque pays, projetteront le 18e Congrès syndical mondial.

Travailleurs et travailleuses, jeunes, chômeurs, travailleurs migrants, réfugiés, le 1er mai 2022 devrait être un pas en avant pour le mouvement ouvrier et syndical international dans chaque pays, région et secteur. Nous vous appelons à joindre vos voix au mouvement de classe dans chaque pays, à joindre vos voix à la voix de la FSM. Avec le militantisme et l’internationalisme, nous pouvons renforcer notre lutte pour de meilleures relations de travail, pour de meilleures conditions de vie, pour une société sans exploitation, pour une société où les besoins de la classe ouvrière et du peuple sont prioritaires.

La Fédération syndicale mondiale appelle ses membres, ses amis, les travailleurs du monde entier, à lever le drapeau des luttes historiques des peuples et à organiser la grève du 1er mai pour une nouvelle année, d’une manière digne de la journée célébrée par la classe ouvrière mondiale.

Chères camarades et chers camarades,

Le FSM franchit une nouvelle étape en organisant son 18e Congrès Syndical Mondial, un congrès qui concerne tous les militants honnêtes, dans tous les coins de la planète. Nous vous invitons à participer massivement à sa préparation, à sa propagande, mais surtout à la propagation de ses décisions.

Nous unissons toutes les forces militantes du mouvement syndical mondial pour un monde meilleur.

Prochain arrêt Rome : 6-8 mai 18e Congrès Syndical Mondial.

Athènes 2022

source : http://www.wftucentral.org/1er-mai-2022-unis-nous-continuons-pour-la-satisfaction-de-nos-besoins-contemporains-contre-la-barbarie-imperialiste-capitaliste/?lang=fr

Tag(s) : #FSM#1erMai

AU GRAND DAM DES USA, LA CHINE ET LES ILES SALOMON SIGNENT UN VASTE ACCORD DE SECURITE

Par Le 19/04/2022

Pacifique: la Chine et les Iles Salomon signent un accord, au grand dam des USA

 Depuis 6 heures  19 avril 2022

Ces dernières semaines, l'Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

Ces dernières semaines, l'Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

 Asie et Afrique - Chine

 

Rédaction du site

La Chine a indiqué, le mardi 19 avril, avoir signé un vaste accord de sécurité avec les Iles Salomon, au moment où plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, s’inquiètent des ambitions militaires de Pékin dans le Pacifique.

La Chine avait été l’un des acteurs de la région à déployer aux Iles Salomon des forces de maintien de la paix à la demande du gouvernement.

Pékin, qui avait envoyé instructeurs de police et matériel anti-émeutes, cherchait depuis à renforcer son dispositif de protection sur l’île, située à environ 1.500 km de l’Australie.

Le mois dernier, une version préliminaire de l’accord avait fuité.

Le document avait provoqué une onde de choc en Australie, car il comprenait des propositions autorisant des déploiements policiers et navals chinois dans l’archipel.

Canberra et Washington s’inquiètent depuis longtemps de la possibilité que la Chine construise une base navale dans le Pacifique Sud, ce qui lui permettrait de projeter sa puissance maritime bien au-delà de ses frontières.

Manasseh Sogavare, Premier ministre des Salomon, avait confirmé le mois dernier qu’un accord en matière de sécurité avec Pékin était bien en préparation, mais démenti tout projet de construction d’une base navale.

« Les ministres des Affaires étrangères de la Chine et des Iles Salomon ont récemment signé l’accord-cadre de coopération en matière de sécurité », a affirmé mardi devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

Il s’agit d’une coopération « normale entre deux pays souverains et indépendants », s’est défendu M. Wang, cité par l’AFP.

L’accord permettra de soutenir « la stabilité à long terme » des Iles Salomon, a-t-il argué.

Ces dernières semaines, l’Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Iles Salomon de se rapprocher de Pékin.

« Nous pensons que la signature d’un tel accord risquerait d’accroître la déstabilisation au sein des Iles Salomon et de créer un précédent inquiétant pour la région des îles du Pacifique dans son ensemble », a estimé lundi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Dans la foulée, les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’une délégation diplomatique de haut niveau pour une tournée dans le Pacifique, avec les Salomon comme priorité pour contrer les ambitions de Pékin.

La semaine dernière déjà, le ministre australien du Pacifique, Zed Seselja, avait été dépêché dans la capitale Honiara pour une réunion inhabituelle avec le Premier ministre de l’île.

En novembre dernier, des émeutes avaient secoué trois jours durant ce pays de 800.000 habitants. Les causes de ces violences étaient multiples.

Au moment où Washington cherche à renforcer sa présence dans la région pour contrer l’influence chinoise, les Etats-Unis avaient annoncé en février rouvrir une ambassade aux Iles Salomon, après 29 ans de fermeture.

https://french.almanar.com.lb/2311399

    

MONNAIE NUMERIQUE, SUPPRESSION DE L’ARGENT LIQUIDE, ADIEU NOS LIBERTES ?

Par Le 17/04/2022

Monnaie numérique, suppression de l’argent liquide, adieu nos libertés?

 Publié le 17/04/2022 à 15:18

Obsolescence programmée ?

©Images Money/Flickr

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Auteur(s): Caroline Porteu, pour FranceSoir

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TRIBUNE — Nous avons déjà l’identité numérique avec France Connect et le dossier médical partagé, sans parler de l’accès aux impôts, aux comptes en banque, aux agendas de voyage et très bientôt à notre consommation carbone aussi bien sur nos déplacements que sur notre consommation de produits alimentaires, comme ce qui se fait déjà en Suède avec l’expérience pilote et les accords conclus avec Mastercard...

Désormais, nous aurons aussi la monnaie numérique et la fin de l’argent liquide.

Ce sont les décisions de Davos et de l’Union Européenne, ainsi que de la BCE, et la guerre en Ukraine est en train d’accélérer le processus.

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Le sommet mondial des gouvernements, qui s’est tenu cette semaine à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, a laissé entendre que les plans de suppression de l’argent liquide étaient tout proches. [1]

Cette monnaie numérique sera liée à l’identité numérique de chacun et à son crédit social !

Cet article a été écrit à la suite des déclarations de Pippa Malmgren, économiste américaine, conseillère spéciale du Président Georges W. Bush. qu’il faut citer ici :

« Nous sommes au bord d’un changement spectaculaire où nous sommes sur le point, et je vais le dire avec audace, nous sommes sur le point d’abandonner le système traditionnel de la monnaie et de la comptabilité et d’en introduire un nouveau. Et le nouveau ; la nouvelle comptabilité est ce que nous appelons blockchain… Cela signifie numérique, cela signifie avoir un enregistrement presque parfait de chaque transaction qui se produit dans l’économie, ce qui nous donnera beaucoup plus de clarté sur ce qui se passe. »

Cette mise en place est étudiée au sein de l’Union européenne depuis déjà un temps certain, et elle est prévue pour le 15 novembre 2022 par la Banque centrale européenne : « The final PISA framework package was approved by the Governing Council of the ECB on 15 November 2021 and will be applicable from 15 November 2022 » [2]

L’article d'Anguille sous roche est très clair :

Cela signifie que les banques centrales auront un contrôle total sur votre argent et pourront le programmer pour qu’il ne puisse être dépensé que pour certaines choses ou dans certains endroits. Par exemple, avez-vous acheté trop d’armes ou trop de munitions au cours du mois dernier ? Peut-être vous êtes-vous laissé aller à des voyages frivoles et avez-vous consommé trop d’essence ? Le gouvernement pourrait facilement faire reprogrammer votre argent pour limiter les achats futurs de ces articles tabous. Les possibilités sont infinies.

Une fois que nous aurons de l’argent numérique programmable, où et comment vous serez « autorisé » à dépenser votre argent dépendra de votre score de crédit social.

Le contrôle des individus ira même jusqu’à celui des opinions politiques ou religieuses (cotisations, réunions), ce qui sera encore plus simple pour la définition du crédit social.

Larry Fink (PDG de BlacKRock) qui est venu plusieurs fois à Paris pour rencontrer Macron, sans doute avec un intérêt certain pour la gestion des retraites françaises, a d’ailleurs dit exactement la même chose :

Dans une lettre aux actionnaires du premier gestionnaire d’actifs, le dirigeant estime que la guerre conduit les États à repenser leurs dépendances monétaires et à accélérer le recours aux monnaies numériques. [3]

Tout cela bien sûr corrélé avec l’identité numérique intégrale [4] [5] ainsi que la reconnaissance faciale [6], toutes ces mesures étant destinées à ce contrôle total :

« Vous ne posséderez plus rien et vous serez heureux » (World Economic Forum 2016, "8 predictions for the world in 2030)" [7]

Macron étant le bon élève de Klaus Schwab et le disciple zélé de l’UE, c’est la première chose qu’il fera.

On se demande comment feront ceux qui habitent dans des régions ou des immeubles dans lesquels il arrive qu’il y ait des coupures d’électricité importantes, particulièrement en cas de problème de tempête ou d’inondation, ou simplement de coupure de réseau pour des problèmes d’entretien et de sécurité.

Il arrive également qu’il y ait des coupures Internet, ou des hackers qui piratent vos données, celles de vos ordinateurs, ainsi que celles de banques. Avec la monnaie numérique, ce sera un jeu d’enfant pour eux, puisqu’elle sera construite à partir de blockchains dont ils maitrisent déjà bien la technicité, comme on a pu le voir avec les arnaques faites via les cryptomonnaies [8].

Visiblement pour l’instant, pas plus les élites de Davos et du Nouvel Ordre Mondial que la BCE ou les banques commerciales n’ont réfléchi à ce type de problématique. Seule leur volonté de domination et de puissance les habite.

Ce qui nous est présenté comme des « avancées » (identité numérique et monnaie numérique) poursuit en fait un objectif prioritaire : transférer à des technocrates non élus la plupart des décisions-clés affectant la vie des individus, ces technocrates pouvant rester totalement inconnus et anonymes grâce aux systèmes de blockchain permettant l’exploitation de ces données.


[1] https://www.anguillesousroche.com/futur/le-sommet-mondial-des-gouvernements-annonce-linterdiction-de-largent-liquide/
[2] https://www.ecb.europa.eu/paym/pdf/consultations/ecb.PISApublicconsultation202111_4.fr.pdf
[3] https://coins.fr/crypto-monnaie-pdg-blackrock-souligne-interet-croissant/
[4] https://www.francesoir.fr/politique-monde/lue-devoile-un-plan-pour-un-nouveau-portefeuille-didentite-numerique
[5] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/identite-numerique-europeenne-ou-gouvernance-mondiale-globale
[6] https://www.francesoir.fr/politique-monde/bientot-une-base-de-donnees-de-reconnaissance-faciale-europeenne
[7] https://www.youtube.com/watch?v=DQ__NQmk7FE
[8] https://investir.lesechos.fr/marches/bitcoin-cryptomonnaies/la-crypto-criminalite-a-represente-14-milliards-de-dollars-en-2021-2003544.php

Auteur(s): Caroline Porteu, pour FranceSoir

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/monnaie-numerique-suppression-de-largent-liquide-adieu-nos-libertes

LA TYRANIE NUMERIQUE A L'ECHELLE PLANETAIRE : LE SYSTEME DE CERTIFICATS DE VACCINATION DE L'UNION EUROPEENNE (UE)

Par Le 14/04/2022

La tyrannie numérique à l’échelle planétaire: le système de certificats de vaccination de l’Union européenne (UE)

Par Prof Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, 13 avril 2022

1. CONTEXTE DE LA PROPOSITION

• Justification et objectifs de la proposition

Le droit des citoyens de l’Union de circuler et de résider librement dans l’Union européenne, consacré à l’article 21 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), est l’une des réalisations les plus appréciées de l’Union et un moteur important de son économie. Dans le même temps, la pandémie en cours de la maladie à coronavirus 2019 («COVID‐19») continue de représenter une menace hors normes pour la santé publique dans toute l’Union. Cela a conduit les États membres à adopter des mesures de santé publique visant à protéger la santé des personnes ainsi que la capacité de leurs systèmes de soins de santé, dont certaines sont liées aux déplacements entre les États membres.

Afin de faciliter la libre circulation en toute sécurité durant la pandémie de COVID-19, le Parlement européen et le Conseil ont adopté, le 14 juin 2021, le règlement (UE) 2021/9531 établissant le cadre du certificat COVID numérique de l’UE pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement2. Le règlement (UE) 2021/953 facilite la libre circulation en fournissant aux citoyens des certificats interopérables et mutuellement acceptés de vaccination contre la COVID-19, de réalisation d’un test de dépistage de cette maladie et de rétablissement de celle-ci qu’ils peuvent utiliser lorsqu’ils voyagent. Lorsque les États membres lèvent certaines restrictions à la libre circulation pour les personnes en possession d’une preuve de vaccination, de test de dépistage ou de rétablissement, le certificat COVID numérique de l’UE permet aux citoyens de bénéficier de ces dérogations.

Depuis son adoption, le certificat COVID numérique de l’UE a été déployé avec succès dans l’ensemble de l’Union, avec plus d’un milliard de certificats délivrés à la fin de 2021. Il s’agit donc d’un outil facilitant la libre circulation durant la pandémie de COVID-19 qui est largement disponible et accepté de manière fiable. Dans le cadre d’une enquêteEurobaromètre publiée en septembre 2021, environ deux tiers (65%) des personnes interrogées ont estimé que le certificat COVID numérique de l’UE constituait effectivement le moyen le plus sûr de voyager librement en Europe pendant la pandémie de COVID-193. Presque tous les États membres utilisent également le certificat COVID numérique de l’UE àdes fins nationales; selon certaines études, son utilisation a entraîné une hausse du taux de vaccination4, une baisse des hospitalisations, une diminution des pertes économiques et, surtout, une réduction du nombre de décès5.

Règlement (UE) 2021/953 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2021 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) afin de faciliter la libre circulation pendant la pandémie de COVID-19 (JO L 211 du 15.6.2021, p. 1).

Accompagné du règlement (UE) 2021/954 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2021 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) destinés auxressortissants de pays tiers séjournant ou résidant légalement sur le territoire des États membres pendant la pandémie de COVID-19 (JO L 211 du 15.6.2021, p. 24).

En outre, le système de certificat COVID numérique de l’UE s’est avéré être le seul système fonctionnel de certificat COVID-19 à être opérationnel à grande échelle au niveau international. En conséquence, le certificat COVID numérique de l’UE a gagné en importance au niveau mondial et a contribué à lutter contre la pandémie au niveau international, en facilitant les voyages internationaux en toute sécurité et la relance internationale. Au 31 janvier 2022, les trois pays de l’Espace économique européen non membres de l’UE6, la Suisse7 et 29 autres pays et territoires tiers8 sont connectés au système de certificat COVID numérique de l’UE et d’autres devraient y adhérer à l’avenir. Le système de certificat COVID numérique de l’UE a été reconnu comme l’une des solutions numériques clés pour rétablir la mobilité internationale9, l’Association internationale du transport aérien ayant exhorté les pays à adopter le certificat COVID numérique de l’UE en tant que norme mondiale10.

La Commission poursuivra ses efforts pour soutenir les pays tiers intéressés par la mise en place de systèmes interopérables de certificats COVID-19. Il peut s’agir de proposer des solutions de référence à code source libre supplémentaires permettant la conversion de certificats de pays tiers dans un format interopérable avec le certificat COVID numérique de l’UE, étant donné qu’il est également possible de connecter les pays tiers dont les certificats sont rendus interopérables par conversion11.

Afin de tirer le meilleur parti du cadre du certificat COVID numérique de l’UE, le Conseil a adopté plusieurs recommandations relatives à une approche coordonnée en vue de faciliter la libre circulation en toute sécurité durant la pandémie de COVID-19. Selon la dernière mise à jour, à savoir la recommandation (UE) 2022/107 du Conseil adoptée le 25 janvier 202212, les titulaires de certificats COVID numériques de l’UE satisfaisant à certaines exigences ne devraient, dans la plupart des cas, être soumis à aucune exigence supplémentaire lorsqu’ils exercent leur droit à la libre circulation. Cette «approche basée sur les personnes» nécessite donc la disponibilité continue des certificats COVID numériques de l’UE.

Depuis l’adoption du règlement (UE) 2021/953, la situation épidémiologique relative à la pandémie de COVID-19 a considérablement évolué. D’une part, au 31 janvier 2022, plus de 80 % de la population adulte de l’Union avait achevé son schéma de primovaccination, et plus de 50 % avait reçu une dose de rappel, en dépit d’écarts significatifs entre les États membres13. L’accroissement de la couverture vaccinale reste un objectif essentiel dans la lutte contre la pandémie, compte tenu de la protection contre les hospitalisations et les formes graves de la maladie conférée par la vaccination, et joue donc un rôle important pour faire en sorte que les restrictions à la libre circulation des personnes puissent être levées.

D’autre part, la propagation du variant préoccupant Delta au cours du second semestre de 2021 a entraîné une augmentation significative du nombre d’infections, d’hospitalisations.

L’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Les citoyens de l’Union et les ressortissants suisses jouissent de droits d’entrée et de séjour réciproques en vertu de l’accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes de décès, obligeant les États membres à adopter des mesures strictes de santé publique visant à protéger les capacités de leurs systèmes de soins de santé. Au début de l’année 2022, le variant préoccupant Omicron a provoqué une forte augmentation du nombre de cas de COVID-19, remplaçant rapidement le Delta et atteignant un niveau de transmission communautaire sans précédent dans l’Union.

Comme le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) l’a relevé dans son évaluation rapide des risques du 27 janvier 202214, les infections à Omicron semblent moins susceptibles d’entraîner des effets cliniques graves qui nécessitent une hospitalisation ou une admission dans une unité de soins intensifs. Bien que cette gravité réduite soit en partie liée aux caractéristiques intrinsèques du virus, les résultats des études sur l’efficacité des vaccins ont montré que la vaccination joue un rôle important dans la prévention des effets cliniques graves résultant d’une infection à Omicron, l’efficacité contre les formes graves de la maladie augmentant considérablement chez les personnes ayant reçu trois doses de vaccin. De surcroît, compte tenu des niveaux très élevés de transmission communautaire, qui entraînent un très grand nombre de personnes malades en même temps, les États membres sont susceptibles de faire face à une période de pression considérable sur leurs systèmes de soins de santé et sur le fonctionnement de la société dans son ensemble, principalement en raison de l’absentéisme au travail et dans les écoles.

À l’issue du pic de cas d’Omicron, une part importante de la population devrait bénéficier, du moins pendant un certain temps, d’une protection contre la COVID-19 du fait de la vaccination et/ou d’une infection antérieure. Toutefois, il n’est pas possible de prévoir l’incidence d’une possible hausse des infections au cours du second semestre de 2022. La possibilité que la situation pandémique ne s’aggrave du fait de l’apparition de nouveaux variants préoccupants du SARS-CoV-2 ne peut par ailleurs pas être exclue.

Compte tenu de ce qui précède, il ne peut dès lors être exclu que les États membres continuent d’exiger des citoyens de l’Union exerçant leur droit à la libre circulation qu’ils présentent une preuve de vaccination contre la COVID-19, de test de dépistage de la maladie ou de rétablissement de celle-ci au-delà du 30 juin 2022, date à laquelle le règlement (UE) 2021/953 devrait expirer. Il importe donc d’éviter que des citoyens de l’Union et les membres de leur famille soient privés de la possibilité de faire usage de leurs certificats COVID numériques de l’UE, qui constituent un moyen efficace, sûr et respectueux de la vie privée d’attester de leur statut COVID-19, dans le cas où certaines restrictions à la libre circulation fondées sur la santé publique seraient toujours en vigueur après le 30 juin 2022.

Dans le même temps, étant donné que toute restriction à la libre circulation des personnes au sein de l’Union qui serait mise en place pour limiter la propagation du SARS-CoV-2, y compris l’obligation de présenter un certificat COVID numérique de l’UE, devrait être levée dès que la situation épidémiologique le permet, la Commission propose de limiter la prolongation à 12 mois. En outre, les États membres, et en particulier ceux qui lèvent leurs mesures nationales de santé publique, ne devraient pas interpréter la prolongation de l’application du règlement comme une invitation à maintenir ou à imposer des restrictions à la libre circulation.

La Commission propose également de modifier un petit nombre d’autres dispositions du règlement (UE) 2021/953.

En vertu du règlement (UE) 2021/953, les certificats de test doivent être délivrés sur la base de deux types de tests de dépistage de l’infection par le SARS-CoV-2, à savoir les tests moléculaires d’amplification des acides nucléiques (TAAN), y compris ceux recourant à une réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (RT-PCR), et les tests rapides de détection d’antigènes, qui reposent sur la détection de protéines virales (antigènes) à l’aide d’un immuno dosage à écoulement latéral qui donne des résultats en moins de 30 minutes, pour autant qu’ils soient effectués par des professionnels de la santé ou du personnel qualifié chargé des tests. Le règlement (UE) 2021/953 ne couvre toutefois pas d’autres types de tests antigéniques, tels que les essais immuno-enzymatiques (ELISA) ou les immuno-essais automatisés, qui testent la présence d’antigènes en laboratoire.

Depuis juillet 2021, le groupe de travail technique sur les tests de diagnostic de la COVID- 1915, chargé de préparer les mises à jour de la liste commune de tests rapides de détection d’antigènes pour le diagnostic de la COVID-1916 adoptée par le comité de sécurité sanitaire, examine également les propositions présentées par les États membres et les fabricants de tests antigéniques de détection de la COVID-19 pratiqués en laboratoire. Ces propositions sont évaluées sur la base des mêmes critères que ceux utilisés pour les tests rapides de détection d’antigènes et le comité de sécurité sanitaire a établi une liste des tests antigéniques réalisés en laboratoire qui répondent à ces critères. Par conséquent, et dans le but d’élargir l’éventail des différents types de tests de diagnostic pouvant servir de base à la délivrance d’un certificat COVID numérique de l’UE, la Commission propose que les États membres aient la possibilité de délivrer des certificats de test sur la base des tests antigéniques réalisés en laboratoire qui figurent sur la liste.

Des progrès scientifiques sont également accomplis dans d’autres domaines de la lutte contre la COVID-19, en particulier la vaccination. Les fabricants de vaccins poursuivent la mise au point de vaccins, neufs et/ou adaptés, contre la COVID-19, et des études sont menées sur le maintien de l’efficacité des vaccins existants. Il y a lieu de faire en sorte que le système de certificat COVID numérique de l’UE puisse s’adapter aux nouvelles évolutions dans ce domaine, telles que le déploiement éventuel de vaccins contre la COVID-19 ciblant les variants du SARS-CoV-2. Ces progrès pourraient nécessiter des adaptations futures des informations figurant dans le certificat de vaccination, en particulier pour ce qui est des vaccins contre la COVID-19 administrés, par exemple au moyen d’un acte délégué adopté en vertu de l’article 5, paragraphe 2, du règlement.

Compte tenu notamment de l’apparition de nouveaux variants préoccupants du SARS-CoV-2, la poursuite du développement et de l’étude des vaccins contre la COVID-19 demeure un aspect essentiel. Dans ce contexte, il importe de faciliter la participation de volontaires aux essais cliniques, qui sont des études réalisées pour examiner la sécurité ou l’efficacité d’un médicament, tel qu’un vaccin contre la COVID-19. Les études cliniques jouent un rôle fondamental dans la mise au point de vaccins. Il convient dès lors d’encourager la participation volontaire aux essais cliniques. Priver les volontaires de l’accès aux certificats COVID numériques de l’UE pourrait les dissuader sérieusement de participer aux essais cliniques, ce qui retarderait l’achèvement de ceux-ci et nuirait de manière plus générale à la santé publique. En outre, il convient de préserver l’intégrité des essais cliniques, notamment en ce qui concerne les procédures d’insu et la confidentialité des données, afin de garantir la validité de leurs résultats.

À cette fin, les personnes participant à des essais cliniques qui ont été approuvés par les comités d’éthique et les autorités compétentes des États membres devraient pouvoir recevoir un certificat COVID numérique de l’UE. Ce certificat peut être délivré par l’État membre dans lequel la dose est administrée, indépendamment de la question de savoir si ces personnes ont reçu le candidat vaccin contre la COVID-19 ou la dose administrée au groupe témoin, afin d’éviter de compromettre les études. Il convient de préciser que les autres États membres peuvent accepter ces certificats afin de lever les restrictions à la libre circulation mises en place pour limiter la propagation du SARS-CoV-2. Si un vaccin contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques reçoit ultérieurement une autorisation de mise sur le marché en vertu du règlement (CE) no 726/200417, les certificats de vaccination pour ce vaccin relèvent, à partir de ce moment, du champ d’application de l’article 5, paragraphe 5, premier alinéa, du règlement (UE) 2021/953. Afin de garantir une approche cohérente en ce qui concerne l’acceptation des certificats délivrés pour un vaccin contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques qui n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché, il peut être demandé au comité de sécurité sanitaire, au Centre européen de prévention et de contrôle (ECDC) ou à l’Agence européenne des médicaments (EMA) d’émettre des orientations,lesquelles devraient tenir compte des critères éthiques et scientifiques requis pour la réalisation d’essais cliniques.

Les certificats de vaccination délivrés par les États membres au format de certificat COVID numérique de l’UE doivent contenir, entre autres informations, le nombre de doses administrées au titulaire. La Commission propose de préciser que cette obligation ne se limite pas aux doses administrées dans l’État membre qui délivre le certificat, mais couvre toutes lesdoses administrées au titulaire, y compris dans d’autres États membres. Le fait de limiter l’indication des doses antérieures à celles reçues dans l’État membre qui délivre le certificat pourrait entraîner une divergence entre le nombre de doses réellement administré et celui indiqué sur le certificat. L’administration de doses antérieures dans d’autres États membres est prouvée au moyen des certificats COVID numériques de l’UE valides correspondants, qui doivent être délivrés aux personnes concernées conformément à l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/953. Lorsque les informations figurant sur le certificat sont incorrectes, le titulaire est habilité, conformément à l’article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) 2021/953, à demander la délivrance d’un nouveau certificat.

La Commission ne propose pas d’étendre le champ d’application du règlement (UE) 2021/953 en ce qui concerne l’utilisation nationale des certificats COVID numériques de l’UE. Comme indiqué au considérant 48 du règlement (UE) 2021/953, les États membres peuvent traiter des données à caractère personnel figurant dans les certificats COVID numériques de l’UE à d’autres fins, si la base juridique pour le traitement de ces données à d’autres fins, y compris les durées de conservation y afférentes, est prévue par le droit national, qui doit respecter le droit de l’Union en matière de protection des données. Par conséquent, le règlement (UE) 2021/953 ne prescrit ni n’interdit l’utilisation du certificat COVID numérique de l’UE à des fins nationales, qui relève toujours de la compétence des États membres et est soumise au contrôle juridictionnel des juridictions nationales.

Le 18 octobre 2021, la Commission a publié son premier rapport sur le certificat COVID numérique de l’UE18. Conformément à l’article 16, paragraphe 2, du règlement:

Règlement (CE) no 726/2004 du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004 établissant des procédures de l’Union pour l’autorisation et la surveillance en ce qui concerne les médicaments à usage humain et à usage vétérinaire, et instituant une Agence européenne des médicaments (JO L 136 du 30.4.2004, p. 1).

Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil présenté conformément à l’article 16, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/953 du Parlement européen et du Conseil relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de (UE) 2021/953, la Commission doit, le 31 mars 2022 au plus tard, soumettre au Parlement européen et au Conseil un deuxième rapport sur l’application du règlement. Ce rapport doit contenir, en particulier, une évaluation de l’incidence dudit règlement sur la facilitation de la libre circulation, y compris sur les voyages et le tourisme et sur l’acceptation des différents types de vaccin, sur les droits fondamentaux et la non-discrimination, ainsi que sur la protection des données à caractère personnel durant la pandémie de COVID-19.

Comme indiqué dans le premier rapport, la Commission présente cette proposition avant l’adoption du deuxième rapport afin de garantir, pour des raisons de sécurité juridique, que la procédure législative nécessaire pourra être conclue suffisamment à temps avant juin 2022. Dans le même temps, la présente proposition s’appuie sur une analyse des différents aspects à traiter dans ce rapport. Pour les raisons exposées dans la présente proposition, la Commission estime que le certificat COVID numérique de l’UE a eu une incidence positive sur la libre circulation au sein de l’UE, étant donné que son absence aurait probablement entraîné le développement de solutions nationales incompatibles. Afin d’élargir le champ d’application des différents types de vaccins acceptés, la Commission propose d’inclure les vaccins contre la COVID-19 faisant l’objet d’essais cliniques. L’incidence de la prolongation de l’application du règlement relatif au certificat COVID numérique de l’UE sur les droits fondamentaux, la non-discrimination et la protection des données à caractère personnel est examinée ci-dessous.

• Cohérence avec les dispositions existantes dans le domaine d’action

La proposition complète d’autres initiatives adoptées dans le domaine de la libre circulation au cours de la pandémie de COVID-19, comme les recommandations (UE) 2020/1475, (UE) 2021/119, (UE) 2021/961 et (UE) 2022/107 du Conseil. En particulier, la recommandation (UE) 2022/107 du Conseil prévoit que les titulaires de certificats COVID numériques de l’UE valides ne devraient, dans la plupart des cas, pas faire l’objet de restrictions supplémentaires.

La directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil19 définit les conditions d’exercice du droit des citoyens de l’Union et des membres de leur famille de circuler et de séjourner (de manière temporaire ou permanente) librement sur le territoire de l’Union. Elle dispose que les États membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d’un citoyen de l’Union ou d’un membre de sa famille, quelle que soit sa nationalité, pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique.

Le règlement (UE) 2021/953 est la seule législation existante de l’Union qui contient des dispositions relatives à la délivrance, à la vérification et à l’acceptation de certificats attestant le statut COVID-19 de leur titulaire. Étant donné que les États membres peuvent, à titre de mesure de santé publique, continuer à exiger la production de tels certificats pour lever certaines restrictions du droit à la libre circulation imposées durant la pandémie de COVID- 19, il est nécessaire de prolonger la période d’application du règlement.

• Cohérence avec les autres politiques de l’Union

La présente proposition fait partie du train de mesures prises par l’Union en réaction à la pandémie de COVID-19. Elle s’appuie, en particulier, sur les travaux menés au sein du comité de sécurité sanitaire, du réseau «Santé en ligne» et du comité du certificat COVID numérique de l’UE.

La présente proposition est complétée par la proposition COM(2022) 55 final, qui vise à prolonger l’application du règlement (UE) 2021/954 relatif à un cadre pour la délivrance, la vérification et l’acceptation de certificats COVID-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement (certificat COVID numérique de l’UE) destinés aux ressortissants de pays tiers séjournant ou résidant légalement sur le territoire des États membres pendant la pandémie de COVID-1920.

Dans sa proposition de recommandation du Conseil modifiant la recommandation (UE) 2020/912 concernant la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’UE et la possible levée de cette restriction21, la Commission a proposé d’établir un lien clair entre la recommandation (UE) 2020/912 du Conseil et le certificat COVID numérique de l’UE afin d’aider les autorités des États membres à vérifier l’authenticité, la validité et l’intégrité des certificats délivrés par des pays tiers.

La présente proposition est sans préjudice des règles de Schengen en ce qui concerne les conditions d’entrée applicables aux ressortissants de pays tiers. Le règlement proposé ne devrait pas être interprété comme encourageant ou facilitant la réintroduction de contrôles aux frontières, qui restent une mesure de dernier recours soumise aux conditions du code frontières Schengen22.

La présente proposition respecte aussi pleinement les compétences des États membres en matière de définition de leur politique sanitaire (article 168 du TFUE).

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, 2022

https://www.mondialisation.ca/la-tyrannie-numerique-a-lechelle-planetaire-le-systeme-de-certificats-de-vaccination-de-lunion-europeenne-ue/5667158

L’ERE DE LA MONDIALISATION LIBERALE EST TERMINEE. UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE MONDIAL EST EN TRAIN DE NAITRE SOUS NOS YEUX

Par Le 10/04/2022

Une occasion qui ne se présente qu’une fois par siècle

Par Alastair Crooke
Arrêt sur info — 06 avril 2022

 

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« L’ère de la mondialisation libérale est terminée. Un nouvel ordre économique mondial est en train de se former sous nos yeux »

 

Par Alastair Crooke

Source:  Strategic Culture

 

Wow ! La roue de la fortune tourne si vite. Il semble que ce n’était qu’hier qu’un ministre français des finances vantait l’effondrement imminent de l’économie russe, et que le président Biden célébrait le rouble « réduit à néant ». Le bloc occidental a saisi les réserves de change de la Banque centrale de Russie, menacé de saisir tout l’or russe sur lequel il pourrait mettre la main, et imposé des sanctions sans précédent aux particuliers, entreprises et institutions russes. Une fin de guerre totale !

Eh bien, ça ne s’est pas passé comme ça. Les banquiers centraux du monde entier ont été effrayés à l’idée que leurs réserves pourraient également être saisies s’ils s’écartaient de la « ligne ». Néanmoins, la décision de l’équipe Biden de tenter à nouveau de faire s’effondrer l’économie russe (la première tentative remonte à 2014) pourrait bien être considérée comme un point d’inflexion géopolitique majeur.

Son importance en termes géopolitiques pourrait même être équivalente à la « fermeture de la fenêtre de l’or » américaine par Nixon en 1971, même si, cette fois, les événements vont dans le sens inverse.

Les conséquences de l’abandon de l’or par Nixon étaient proprement catastrophiques. Le système commercial basé sur les pétrodollars qui en a découlé a permis à l’Amérique de « frapper » le monde de sanctions et de sanctions secondaires, conférant ainsi aux États-Unis son hégémonie financière unipolaire (après que le militarisme américain, principal pilier de l’ordre mondial, ait été discrédité à la suite de la guerre du Golfe de 2006).

Aujourd’hui, à peine un mois plus tard, on peut lire dans la presse financière que c’est le système financier occidental et la monnaie de réserve mondiale qui sont en plein déclin, et non le système économique russe.

Que se passe-t-il donc ?

Le système mis en place après 1971 a rapidement évolué, passant d’un système reposant sur une matière première – le pétrole brut – à une monnaie de référence qui est une « promesse » de rembourser une dette, et rien de plus. Une monnaie adossée à un actif dur est une garantie que le remboursement aura lieu. En revanche, un dollar de capital de réserve n’est soutenu par rien de tangible – juste la « pleine foi et le crédit » de l’entité émettrice.

Ce qui s’est passé, c’est que le système financier a commencé à s’effondrer lorsque les « faucons » russophobes de Washington ont stupidement déclenché une guerre avec le seul pays – la Russie – qui possède les produits de base nécessaires pour le commerce mondial, et pour déclencher le passage à un système monétaire différent – à un système qui est ancré dans autre chose que la monnaie de réserve.

Eh bien, la première « frappe » sur le système – la conséquence de la guerre financière occidentale contre la Russie – a simplement été le chaos sur les marchés des matières premières avec la flambée astronomique des prix. La Russie est un super fournisseur mondial de matières premières, et elle a été mise à l’index par les sanctions.

Puis, début mars, Zoltan Pozsar, qui a travaillé à la Fed de New York, a été conseiller au Trésor américain et est actuellement stratège au Crédit suisse, a publié un rapport de recherche dans lequel il explique que le monde se dirige vers un système monétaire dans lequel les monnaies sont adossées à des matières premières, et non plus uniquement à la « pleine foi et au crédit » d’un émetteur souverain.

En tant que l’une des voix les plus respectées de Wall Street, M. Pozsar a fait valoir que le système monétaire actuel fonctionnait tant que les prix des matières premières oscillaient de manière prévisible dans une fourchette étroite, c’est-à-dire en l’absence de tensions extrêmes (précisément parce que les matières premières servent de garantie à d’autres instruments de dette). Toutefois, lorsque l’ensemble du complexe des produits de base est soumis à des tensions, comme c’est le cas actuellement, la flambée des prix des produits de base entraîne un vote de défiance plus large à l’égard du système. Et c’est ce à quoi nous assistons actuellement.

En bref, dans la guerre financière contre la Russie Moscou a donné à l’Occident une leçon sans équivoque : les monnaies les plus fortes ne sont pas le dollar ou l’euro, mais plutôt le pétrole, le gaz, le blé et l’or. Oui, l’énergie, la nourriture et les ressources stratégiques sont des monnaies.

Puis vint la deuxième attaque contre le système : Le 28 mars, la Russie a annoncé qu’elle mettait un plancher sous le prix de l’or. Sa banque centrale achètera de l’or à un prix fixe de 5 000 roubles par gramme – jusqu’au 30 juin au moins (fin du deuxième trimestre).

Un prix de 100 roubles pour un dollar équivaut à un prix de l’or de 1 550 dollars l’once et un taux de change rouble/USD d’environ 75, mais aujourd’hui, un rouble s’échange à environ 84 roubles pour un dollar (c’est-à-dire qu’il faut plus de roubles que 75 pour acheter un dollar). Tom Luongo a toutefois noté que, la Banque centrale achetant de l’or à un taux fixe, cet engagement incite les Russes à détenir leur épargne en roubles, car le rouble est « fixé » à un taux sous-évalué par rapport à un prix de l’or ouvert surévalué (à environ 1 936 dollars l’once, au moment de la rédaction).

En bref, l’engagement de la Banque centrale de Russie met en marche une dynamique visant à rééquilibrer le rouble par rapport au prix actuel de l’or en dollars sur le marché libre. Et « hey presto », contrairement aux efforts des Européens et des Américains pour faire s’effondrer la valeur de change du rouble et provoquer une crise, le rouble est déjà revenu à son niveau d’avant-guerre – et c’est le dollar qui s’est effondré (par rapport au rouble).

Mais notez bien ceci : Si la valeur du rouble augmente encore par rapport au dollar, (disons de 100 à 96:1) – en raison de la force du commerce des matières premières de la Russie – alors le prix imputé de l’or devient 1610 $ par once. En d’autres termes, la valeur de l’or augmente.

Mais il y a un autre problème : Les Européens protestent bruyamment contre le fait que Poutine a insisté pour que les « États inamicaux » paient leurs importations de gaz en roubles (plutôt qu’en dollars ou en euros) à partir du 31 mars, mais Poutine a ajouté une clause stipulant que les Européens pouvaient également payer en or. (Et les autres États ont une autre possibilité de payer en bitcoins).

Et c’est là que réside le problème : si moins de 75 roubles équivalent à un dollar, les acheteurs obtiennent du pétrole à un prix réduit lorsqu’ils paient en or. Les grandes entreprises européennes du secteur de l’énergie ne seront peut-être pas intéressées, mais les négociants asiatiques seront ravis d’arbitrer et de profiter des écarts de prix implicites. Et cela, en soi, est susceptible d’entraîner les marchés de l’or physique dans une situation de pénurie de l’offre, ce qui se traduira à nouveau par une augmentation du prix de l’or physique.

Une composante moins évidente des cris de douleur européens (« Nous ne paierons pas en roubles ») est donc que les banques centrales tentent de maintenir les échanges d’or dans un schéma serré (en manipulant le marché de l’or papier afin de ne pas ébranler les fondements du système financier mondial).

Mais ce que la Banque centrale russe vient de faire, c’est d’arracher à l’Occident le rôle de « faiseur de prix » de l’or, et sa manipulation des prix. À elles deux, la Russie et la Chine peuvent donc contrôler efficacement le prix de l’or et du pétrole. Luongo conclut : « Ils sont sur le point de changer le dénominateur sur les marchés des changes mondiaux, passant du dollar américain à l’or/pétrole (monnaie des matières premières) ».

Poutine a laissé le monde tomber facilement avec cette annonce. Il aurait pu entrer en scène et annoncer 8000 roubles au gramme ou 2575 $/oz et cela aurait cassé les marchés vendredi en allant vers le week-end, en vendant son pétrole et son gaz avec une forte décote » – forçant ainsi une hausse du prix de l’or.

Pas mal, hein ?

Ok, ok : le chœur des habituelles négations est arrivé : Oh non, pas un autre « récit de dédollarisation » ! TINA – « Il n’y a pas d’alternative au dollar comme monnaie de réserve ».

Bien. Nous savons tous que la valeur totale de l’or, telle qu’elle est évaluée actuellement, est bien trop faible pour soutenir une monnaie d’échange ou un commerce mondial entièrement adossé à l’or. Et, soit dit en passant, il ne s’agit pas de mettre fin au dollar en tant qu’instrument commercial. Non, il s’agit de signaler une nouvelle direction à prendre.

L’argument de Pozsar est plus subtil : une crise est en train de se produire. Une crise des matières premières. Les matières premières sont des garanties, et les garanties sont de l’argent, et cette crise concerne l’attrait croissant de la « monnaie liée aux matières premières » par rapport à la monnaie virtuelle. En période de crise bancaire, les banques hésitent à jouer le jeu de la liquidité parce qu’elles ne font pas confiance à la monnaie fiduciaire comme garantie réelle. Elles refusent alors de prêter de l’argent à leurs homologues bancaires. À chaque fois que cela se produit, les banques centrales doivent imprimer davantage de monnaie pour « fluidifier » le système afin qu’il fonctionne. Ce qui, à son tour, dévalue encore plus la monnaie virtuelle, sur laquelle le système est fondé.

Mais si la monnaie émise par les gouvernements et imprimée par les banques centrales est adossée à des actifs solides, ce problème est évité. Dans ce système, la contrepartie d’une transaction commerciale ou financière aurait la possibilité d’exiger un paiement en actif(s) dur(s) garantissant la monnaie – très probablement de l’or ou éventuellement une marchandise convenue à l’avance. Rappelons que la monnaie fiduciaire n’est rien d’autre qu’un titre de créance non garanti de l’entité émettrice – qui, comme nous l’avons vu, peut être « annulé » à volonté par l’émetteur – le Trésor américain.

Cela rend également le système de « paiement en roubles » plus  compréhensible. Tout système viable de « paiement en roubles” amènera les acheteurs de gaz à se rendre dans les banques russes pour vendre des dollars, des euros ou des livres sterling à la banque, afin que celle-ci achète des roubles pour les remettre à Gazprom. Cela aura pour effet d’augmenter la valeur du rouble en tant que moyen d’échange, mais aussi d’atténuer le risque de nouvelles sanctions financières en faisant des institutions russes le lieu des opérations de paiement.

Quant à la « direction à prendre » ? « Après l’histoire actuelle de confiscation des réserves en dollars », Sergei Glazyev – supervisant la planification de l’avenir monétaire de la Commission économique eurasienne – a déclaré sans ambages : « Je ne pense pas qu’un pays voudra utiliser la monnaie d’un autre pays comme monnaie de réserve. Nous avons donc besoin d’un nouvel outil. »

« Nous (la CEE) travaillons actuellement sur un tel outil, qui peut d’abord devenir une composante moyenne pondérée de ces monnaies nationales« , a-t-il déclaré. « Eh bien, à cela nous devons ajouter, de mon point de vue, des matières premières négociées en bourse : non seulement l’or, mais aussi le pétrole, le métal, les céréales et l’eau : Une sorte de panier de marchandises – avec un système de paiement basé sur les technologies numériques modernes de blockchain ».

« En d’autres termes, l’ère de la mondialisation libérale est terminée. Un nouvel ordre économique mondial est en train de se former sous nos yeux; un ordre intégral, dans lequel certains États et banques privées perdent leur monopole privé sur l’émission de la monnaie« 

Alastair Crooke

Alastair Crooke, un homme cultivé et élégant, a servi le Foreign Office dans des points chauds de la planète, notamment en Irlande du Nord et en Afghanistan à l’époque de l’occupation soviétique. Il aurait travaillé pour le MI6, les services secrets britanniques. 

Source: Strategic Culture

Traduction Arrêt sur info

https://arretsurinfo.ch/une-occasion-qui-ne-se-presente-quune-fois-par-siecle/?fbclid=IwAR3d7ksodeKfCF7Jiyy7WXHD-m62Sh0QlO3eTKrkMT5dWIYtD_wl93KQzsU

UN EXPERT DE L’ONU REDIGE UN DOSSIER COMPLET SUR JULIAN ASSANGE : « JOURNALISTES, CECI VOUS CONCERNE »

Par Le 07/04/2022

Un expert de l’ONU rédige un dossier complet sur Julian Assange : « Journalistes, ceci vous concerne »

 

07 Avr 2022

  

Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, avait refusé de rendre visite à Julian Assange avant 2019. Il était totalement d’accord avec la version des médias, jusqu’à ce qu’il commence à y regarder de plus près, à lire les rapports et rende visite à Assange. Trois ans plus tard, il écrit « The Trial of Julian Assange – A Story of Persecution », un appel urgent à tous les journalistes. « Ce qui arrive à Assange vous concerne tous ».

 

Nils Melzer est un universitaire de renom, spécialisé dans le droit international, professeur à l’Université de Glasgow et à l’Académie de Droit International Humanitaire de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages concernant ces matières.

Depuis 2016, il est rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, ce qui lui confère le mandat d’enquêter et de faire rapport à l’ONU à la suite de plaintes déposées par des particuliers et des organisations concernant des pratiques de torture dans tous les États membres de l’ONU. Les États membres des Nations Unies sont tenus de l’aider dans ses investigations.

Un Suisse qui parle aussi suédois…

Le citoyen suisse Nils Melzer est fils d’un père suisse et d’une mère suédoise, d’où son prénom suédois. Ce dernier détail familial va le conduire en 2019 à quelque chose qu’il n’aurait pu envisager trois ans plus tôt. Il avait rejeté pendant plusieurs années les demandes des avocats de Julian Assange d’enquêter sur son cas. Ils avaient fait valoir que les poursuites étaient politiques et que ses conditions de détention équivalaient à de la torture.

Il n’en avait pas cru un mot. La Grande-Bretagne et la Suède sont des démocraties solides, où les pratiques de torture n’existent pas, selon M. Melzer. En outre, M. Melzer était totalement d’accord avec la version médiatique selon laquelle Assange essayait simplement d’échapper à une condamnation pour le viol de deux Suédoises.

Au printemps 2019, il est contacté pour une énième fois et, pour se débarrasser de cette demande, il décide de rendre visite à Julian Assange à la prison de Belmarsh à Londres. Avant d’abandonner l’affaire, il décide de prendre également le temps de parcourir les rapports et les documents de la cour suédoise.

Il se trouve qu’il parle couramment le suédois, ce qui n’est pas habituel pour un universitaire suisse, expert en droit international. Ce qu’il a lu l’a stupéfié. Il était face à un abus de procédures légales pour détenir une personne sans motif d’accusation.

Trois ans plus tard, après de nombreuses visites à Assange et discussions avec ses avocats, après des dizaines de lettres aux autorités britanniques, suédoises, australiennes (Assange est australien), équatoriennes et étasuniennes, ne voyant aucun autre moyen, il a fait ce qu’il n’avait jamais fait auparavant pour aucune autre enquête : il a consigné l’intégralité du dossier dans un livre.

C’est le dossier complet

A ceux pour qui l’affaire n’est pas claire ou qui n’ont ni le temps ni l’envie de creuser les détails de l’affaire Julian Asange, ce livre offre une réponse toute prête. Toute personne qui lira The Trial of Julian Assange – A Story of Persecution [1] sera pleinement informée de son cas jusqu’aux événements les plus récents, en janvier 2022.

Tout journaliste qui prétend aujourd’hui ne pas avoir eu le temps d’étudier son cas n’a plus d’excuse. Tout est là. Quelques heures de lecture avec un feutre à la main suffisent, la base du travail journalistique.

Depuis la juge d’instruction suédoise qui refuse à plusieurs reprises d’interroger Assange en Suède, jusqu’à ce qu’il parte pour la Grande-Bretagne, et qui rédige du coup un mandat d’arrêt « parce qu’il veut échapper à la justice », jusqu’aux circonstances dans lesquelles on l’empêche à la prison de Belmarsh de préparer sa défense et de suivre le processus de son extradition .

Dans quel but ? Pour Nils Melzer, il n’y a aucun doute : chaque interrogatoire conduira au classement sans suite. En ne l’interrogeant pas alors qu’il est encore en Suède, la juge a pu continuer à faire traîner l’affaire – ce qui a admirablement réussi. Le livre se termine juste avant la dernière décision de la Haute Cour britannique.

Melzer résume ainsi son livre : Bien que les crimes et le comportement arbitraire de tous les gouvernements impliqués soient devenus de plus en plus flagrants et évidents au cours de la dernière décennie, la véritable dimension de son cas a été presque totalement ignorée par les autres gouvernements, par les grands médias et par l’opinion publique.

 Au contraire, le récit officiel a été docilement intégré, répété et maintenu : Assange, le violeur, le pirate informatique, l’espion et le narcissique lâche, qui a le sang d’innocents sur les mains, comparaît enfin devant un tribunal. Ici aussi, comme dans l’histoire des habits neufs de l’empereur, il fallait que quelqu’un vienne jeter un regard neuf et objectif sur tout cela et rompe le charme : « Regardez, l’empereur est nu ». Ceci, cher lecteur, est le but de ce livre.

Ce livre est pour DeWereldMorgen.be[2] une confirmation générale de tous les articles publiés dans leur dossier sur Julian Assange. Cependant, vous, lecteurs, n’êtes pas obligés d’accepter cela comme une preuve. Lisez ce livre et jugez par vous-même. Pour l’instant, il n’existe pas de traduction en néerlandais du livre. Cependant, pour les journalistes qui prennent leur travail au sérieux, que ce livre soit écrit en anglais ne peut être un obstacle.

Ce n’est pas un texte scientifique ennuyeux

Nils Melzer a fait de l’anglais sa principale langue de travail depuis des décennies. Il a demandé l’aide littéraire d’un spécialiste allemand, Oliver Kobold, pour écrire une histoire facile à lire qui transformait son jargon de droit international en un texte lisible, après quoi la maison d’édition britannique Verso a fait relire l’ensemble du texte par un éditeur britannique.

Le premier chapitre résume la pertinence de WikiLeaks, expose l’hypocrisie et les mensonges diffusés en particulier par les journalistes du Guardian, après qu’un membre de la rédaction a publié dans un livre les mots de passe des fichiers de WikiLeaks. Selon le journal – encore largement suivi par la quasi-totalité des médias étrangers – c’est Assange qui l’avait fait.

La force centrale de ce livre réside cependant dans l’analyse que Melzer fait de tous les documents impliqués dans le procès suédois, non pas tant les communications avec le tribunal britannique – qui en soi donnent à réfléchir sur la manière dont les motiv