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DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FSM SUR LES MENACES DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA

DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FSM SUR LES MENACES DE D. TRUMP CONTRE LE VENEZUELA

 Solidarité Internationale PCF Vénézuela - Révolution bolivarienne,Amérique LatineFédération Syndicale MondialeImpérialisme Aucun commentaire

17 AOÛT 2017


Déclaration de George Mavrikos, Secrétaire Général de la FSM du 15 août 2017 - Traduction NK pour  « Solidarité Internationale PCF - vivelepcf  »

La grande famille syndicale de la FSM, fidèle à son devoir internationaliste envers le peuple frère et la classe ouvrière du Venezuela, condamne fermement les déclarations provocatrices et éhontées du président impérialiste américain Trump sur la possibilité d'une offensive militaire contre le Venezuela. Le mouvement syndical international de classe se tient aux côtés des couches populaires de la République Bolivarienne du Venezuela et, encore une fois, indique clairement que seul son propre peuple est compétent pour déterminer l'avenir du pays.

Notre mouvement, le mouvement ouvrier, a une longue expérience de telles déclarations incendiaires des impérialistes, qui ont toujours ouvert la voie à leurs actes criminels. Nous l'avons déjà vu en Irak, en Libye, en Afghanistan et ailleurs. Aujourd'hui, nous disons que l'arme des peuples contre les ingérences et l'agressivité impérialiste réside dans l'organisation de leur lutte dans une orientation anti-capitaliste et anti-impérialiste, alors que leur bouclier est la solidarité internationaliste.

La Fédération Syndicale Mondiale, en tant que seul syndicat international luttant contre l'impérialisme et l'exploitation capitaliste, continuera à montrer sa solidarité active avec la classe ouvrière vénézuélienne. Nous appelons le peuple vénézuélien à être vigilant devant la tournure des événements et à lutter pour l'approfondissement de leurs conquêtes sociales, jusqu'à l'apparition d'un nouveau monde, sans exploitation de l'homme par l'homme.

HALTE A L’AGRESSIVITÉ IMPÉRIALISTE !

 

George Mavrikos,
Secrétaire Général de la FSM

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2017/08/declaration-du-secretaire-general-de-la-fsm-sur-les-menaces-de-d.trump-contre-le-venezuela.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics


 

LES CAS DE RENVERSEMENT DE GOUVERNEMENT ETRANGER PAR LES USA DEPUIS LA 2e GUERRE MONDIALE

USA-Le renversement des gouvernements des autres pays : la liste

AOÛT 17

Publié par 

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Par William Blum

Les cas de renversement ou de tentative de renversement de gouvernement étranger par les États-Unis depuis la Seconde Guerre Mondiale. (* Indique un renversement réussi)

  • Chine de 1949 jusqu’au début des années 1960
  • Albanie 1949-53
  • Allemagne de l’Est 1950
  • Iran 1953 *
  • Guatemala 1954 *
  • Costa Rica au milieu des années 1950
  • Syrie 1956-1957
  • Egypte 1957
  • Indonésie 1957-1958
  • Guyane britannique 1953-1964 *
  • Iraq 1963 *
  • Vietnam du Nord 1945-1973
  • Cambodge 1955-1970 *
  • Laos 1958 *, 1959 *, 1960 *
  • Equateur 1960-1963 *
  • Congo 1960 *
  • France 1965
  • Brésil 1962-1964 *
  • République dominicaine 1963 *
  • Cuba de 1959 jusqu’à aujourd’hui
  • Bolivie 1964 *
  • Indonésie 1965 *
  • Ghana 1966 *
  • Chili 1964-1973 *
  • Grèce 1967 *
  • Costa Rica 1970-1971
  • Bolivie 1971 *
  • Australie 1973-1975 *
  • Angola 1975, années 1980
  • Zaïre 1975
  • Portugal 1974-1976 *
  • Jamaïque 1976-80 *
  • Seychelles 1979-1981
  • Tchad 1981-1982 *
  • Grenade 1983 *
  • Yémen du Sud 1982-1984
  • Suriname 1982-1984
  • Fidji 1987 *
  • Libye 1980s
  • Nicaragua 1981-1990 *
  • Panama 1989 *
  • Bulgarie 1990 *
  • Albanie 1991 *
  • Iraq 1991
  • Afghanistan 1980 *
  • Somalie 1993
  • Yougoslavie 1999-2000 *
  • Equateur 2000 *
  • Afghanistan 2001 *
  • Venezuela 2002 *
  • Iraq 2003 *
  • Haïti 2004 *
  • Somalie de 2007 jusqu’à aujourd’hui
  • Libye 2011 *
  • Syrie 2012

Q: Pourquoi il n’y aura jamais un coup d’État à Washington ?

R: Parce qu’il n’y a pas d’ambassade américaine là-bas.

Source : Http://williamblum.org/

Via http://www.informationclearinghouse.info/article39625.htm

Traduction : Avic – Réseau International

http://reseauinternational.net/le-renversement-des-gouvernements-des-autres-pays-la-liste/#Kfa7V0GWXsTJAzqD.99

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2017/08/17/usa-le-renversement-des-gouvernements-des-autres-pays-la-liste/


 

LA RUSSIE S'OPPOSE A TOUTE INTERVENTION MILITAIRE AMERICAINE AU VENEZUELA

Moscou refuse une option militaire contre Maduro

Thu Aug 17, 2017 9:40AM

Le président vénézuélien s'est exprimé lors de la grande parade militaire célébrant le 205e anniversaire de l'indépendance du pays à Caracas. ©Reuters

Le président vénézuélien s'est exprimé lors de la grande parade militaire célébrant le 205e anniversaire de l'indépendance du pays à Caracas. ©Reuters

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov qui réagissait aux propos de Donald Trump menaçant Caracas d'une action militaire, a parlé d'un règlement pacifique de la crise au Venezuela.

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, le 10 août 2017 à Caracas. © REUTERS

Le chef de la Diplomatie russe, Sergueï Lavrov s'exprimait à l'issue d'une rencontre, le 16 août à Moscou avec son homologue bolivien Fernando Huanacuni. Lavrov a réaffirmé la position russe sur la situation au Venezuela et fait part de "la nécessité du règlement le plus rapide des différends" dans ce pays par une voie exclusivement pacifique, et à travers un dialogue national, et ce, "sans pression extérieure, sans parler des menaces inacceptables d’intervention militaire dans les affaires intérieures du Venezuela". 

Le 11 août, Donald Trump assurait que les États-Unis envisageaient de "nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire". Le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Chili, le Mexique, l'Équateur et le Nicaragua ont tous rejeté la perspective d'un recours à la force. Même l'opposition pro-occidentale vénézuélienne dit refuser "la menace militaire de toute puissance étrangère".

L'appel à la guerre lancé par Washington a aussi suscité la réaction du ministre vénézuélien de la Défense qui a affirmé la disponibilité de son pays de répondre du tac au tac. "Avec ses menaces d’option militaire contre le Venezuela, le masque des États-Unis de Trump tombe », avait déclaré le ministre vénézuélien Vladimir Padrino. Les États-Unis "ont laissé tomber leur masque pour prendre la voie directe de l'agression militaire" contre le Venezuela, avait-il dénoncé lors d'une manifestation de soutien au président Maduro. 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/17/532014/Guerre-contre-Venezuela--raction-russe


 

VENEZUELA : L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE RENFORCERA LES DROITS DES PEUPLES INDIGENES

L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE RENFORCERA LES DROITS DES PEUPLES INDIGÈNES

Publié par Venezuela infos dans assemblée constituanteDéfense de l´environnementhistoire de la révolution bolivarienneLutte contre les discriminationspeuples indigènestransformation de l´État

L’élection de l’Assemblée Constituante organisée au Venezuela le 30 juillet dernier, a permis aux peuples originaires d’élire directement, en assemblées, huit députés indigènes. Une de leurs tâches au sein de cette assemblée sera de renforcer les politiques menées par la révolution bolivarienne visant à « payer la dette historique » qui est due aux communautés indigènes (environ 7% de la population vénézuélienne totale).

Yamilet Mirabal

La Ministre pour les Peuples Indigènes Yamileth Mirabal

A cette heure, 3 millions 280 mille 298 hectares de terres ont été restitués aux peuples autochtones vénézuéliens afin d’améliorer leur niveau de vie, en procédant à la reconnaissance de leurs territoires, a rappelé ce jeudi la ministre des Peuples Indigènes, Yamileth Mirabal.

La Ministre a indiqué qu’il s’agit de 102 titres de propriété collective de la terre, qui concèdent aux peuples indigènes des droits à perpétuité sur les territoires qu’ils ont occupé selon un droit ancestral et traditionnel. « La reconnaissance des territoires est un engagement pris par l’État Vénézuélien vis-à-vis des peuples indigènes et assuré par voie constitutionnelle en 1999, afin de légitimer les territoires indigènes et de restituer les titres de propriété collectifs de ces terres à leurs protecteurs ancestraux, préservant ainsi leur modes de vie et leurs pratiques économiques ».

La fonctionnaire explique qu’à la différence d’autres pays où les peuples autochtones sont encore plongés dans le désespoir et le dénuement après avoir été spoliés de leurs terres, le gouvernement du Venezuela soutient les peuples indigènes dans leur lutte pour la reconnaissance de leurs territoires, leur identité et leurs savoir-faire. Cet engagement figure dans la Constitution de 1999, dans le Programme des Droits de l’Homme 2016-2019 et dans les dispositions de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) « qui servira à être davantage à l’écoute du peuple indigène s’agissant de son droit à renforcer les garanties constitutionnelles sur ses acquis ».

La Constituante renforcera ces droits

« L’une des propositions faites par les constituants indigènes élus selon les modalités de la consultation préalable porte sur le thème de l’identité. La carte d’identité dit que je suis Yamileth Mirabal, mais ne précise pas que je viens de la communauté de Rio Negro, dans l’état d’Amazonas. Obtenir une carte d’identité indigène est le principe de base pour une meilleure reconnaissance de notre identité ».

Une autre idée consiste à modifier l’article 119 de la Constitution de 1999 qui stipule que « l’État reconnaîtra l’existence des peuples et des communautés indigènes, le texte constitutionnel devant selon elle préciser que « L’État reconnaît… ». « Car nous, les peuples indigènes sommes bien présents, bien vivants et bien là et doivent être reconnus maintenant, dès à présent ».

La ministre pour les peuples indigènes a annoncé que les autres thèmes qui seront soumis à débat à la Constituante sont les suivants :

  • le renforcement de l’éducation interculturelle bilingue,
  • la juridiction indigène dans l’exercice de la justice,
  • le développement de la médecine naturelle à base de plantes et les thérapies complémentaires en tant que champ d’application inclus dans le système de santé,
  • la prise en compte des lieux chamaniques sur le plan culturel,
  • l’accès intégral à l’Arc Minier et la décolonisation comme processus transversal de reconnaissance de la culture indigène dans le cadre des politiques publiques.

Parmi les propositions visant à renforcer les droits des autochtones, elle a également souligné la nécessité d’élargir l’enseignement des langues indigènes aux institutions éducatives du pays, au-delà des seules écoles associées à l’éducation interculturelle bilingue.

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Le programme national des droits humains ouvre de nouvelles perspectives

Lors d’un entretien radiophonique, Larry Devoe, secrétaire exécutif du Conseil National des Droits de l’Homme, spécifiait que la Constitution de 1999 impulsée par Hugo Chavez a pour la première fois au Venezuela ouvert le chapitre spécifique des droits des peuples indigènes afin « d’honorer la dette historique de leur exclusion et de la violation de leurs droit ».

Devoe a aussi mis l’accent sur le Programme National des DD.HH 2016-2019, à l’élaboration duquel ont participé les 43 peuples autochtones du Venezuela : « Ce programme comprend une série d’actions importantes destinées à améliorer la politique de l’État Vénézuélien en faveur des peuples et des communautés originaires, comme, par exemple, de poursuivre le processus de délimitation de l’habitat et des terres collectives indigènes afin d’appliquer la disposition constitutionnelle tout en tenant compte des spécificités culturelles de chacun des peuples autochtones ».

« Le Programme National des DD.HH 2016-2019 prévoit la nécessité de créer un mécanisme permettant d’assurer la présence d’interprètes de langues indigènes dans les institutions de l’État, afin d’assister tout compatriote appartenant à un peuple autochtone dans sa propre langue au sein des instances publiques chargées de faire respecter et garantir les droits humains ».

Source : http://rnv.gob.ve/venezuela-respalda-a-los-pueblos-indigenas-en-su-lucha-por-el-reconocimiento-de-sus-territorios/

Traduction : Frédérique Buhl

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-3aB


 

BAISSE DE LA TENSION ENTRE LA COREE DU NORD ET LES USA

Baisse de la tension entre USA et Corée du nord. Les armes nucléaires US redéployées en Corée du sud?

 Depuis 1 heure  16 août 2017

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 Asie et Afrique - Deux Corées - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Entre les Etats-Unis et la Corée du nord, la tension est en baisse. Alors que des armes nucléaires américaines pourraient être redéployées de nouveau en Corée du sud.

La décision prise par le leader nord-coréen Kim Jong-Un a été bien saluée par le président américain Donald Trump.

Après avoir menacé de bombarder la base américaine située dans l’île de Guam, le premier avait calmé le jeu. Il a dit mardi qu’il a décidé de reporter la mise en exécution de cette décision pour « observer encore un peu le comportement idiot et stupide des Yankees ».

Ce à quoi le second a répondu ce mercredi en tweetant : « Kim Jong-Un de Corée du Nord a pris une décision très sage et très raisonnée ».
« L’alternative aurait été à la fois catastrophique et inacceptable! », a-t-il ajouté.

La tension s’est fortement accrue sur la péninsule coréenne ces dernières semaines après les tests réussis – mais interdits par la communauté internationale – de deux missiles balistiques intercontinentaux nord-coréens capables selon les experts de frapper la côte ouest des Etats-Unis et peut-être même la côte est.

La situation s’est encore envenimée quand l’armée nord-coréenne a fait part de son intention de lancer 4 missiles à portée intermédiaire au-dessus du Japon et à proximité de l’île américaine de Guam, qui abrite une base aérienne stratégique pour les opérations de Washington dans la région.

Donald Trump a choisi d’adopter un ton très martial dans sa réponse à ce que Washington voit comme une provocation, promettant notamment « le feu et la colère » au régime de Kim Jong-Un et faisant allusion à la puissance de l’arsenal nucléaire américain.
Les dirigeants américains ont depuis les années 50 du siècle dernier brandi la menace nucléaire contre la Corée du nord.

Cette menace a servi de leitmotiv pour que celle-ci développe son propre arsenal nucléaire. Avec l’aide de la Chine.
Du côté de la Corée du sud, cette escalade qui frise la politique du bord du gouffre pourrait avoir pour conséquences de ramener l’arsenal nucléaire américain.

Le Parti sud-coréen de la Liberté, actuellement dans l’opposition, s’est dit résolu à se battre pour que les armes nucléaires tactiques des États-Unis soient redéployées dans le pays, est-il indiqué dans un communiqué du parti, cité par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Cet arsenal en avait été retiré en 1991 après la signature par Séoul et Pyongyang d’une déclaration sur le statut non-nucléaire de la péninsule de Corée».

Sources: AFP, Sputnik

https://french.almanar.com.lb/534235


 

LE PARLEMENT SUD AFRICAIN A REFUSE DE RECEVOIR UNE DELEGATION ISRAELIENNE VOULANT LES RENCONTRER. BRAVO !

16 août 2017

Le Parlement sud Africain a refusé de recevoir une délégation israélienne

Les messages de félicitations n’ont cessé d’affluer vers les députés sud-africains qui ont rejeté la demande d’une délégation israélienne souhaitant les rencontrer.




L’ANC, le parti majoritaire au parlement sud-africain, celui qui s’est battu aux côtés de Mandela contre l’apartheid, a voté unanimement contre la réception de cette délégation israélienne le 8 août dernier, à Cap Town, en insistant sur le fait qu’il n’est pas question de normaliser les relations avec Israel tant qu’il opprime les Palestiniens.

Mandla Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela, a déclaré à cette occasion : "Nous applaudissons la décision de notre parlement qui a montré notre soutien indéfectible à la cause palestinienne".

Il a également souligné, de même que le grand syndicat COSATU, que cette décision était un coup de semonce adressé à certains membres du gouvernement sud-africain qui collaborent avec Israel.

Rappelant qu’Israel a soutenu le régime d’apartheid en Afrique du sud, le syndicat a déclaré : "Ceux qui entretiennent des liens avec Israel aujourd’hui sont du mauvais côté de l’Histoire, et seront jugés par l’Histoire, tout comme Israel dans les années 1980, et comme aujourd’hui avec son apartheid, l’occupation et l’oppression du peuple palestinien".

Les Juifs sud-africains Pour une Palestine Libre, ont également accueilli chaleureusement la décision du parlement : "Cela fait plaisir de voir que nous traduisons dans nos actes notre décision de rétrograder nos relations avec Israel, y compris au niveau de notre ambassade à Tel Aviv. Il faut envoyer un message clair a Israël en lui montrant que les relations ne peuvent pas être normales tant que durent l’occupation et la colonisation illégales des terres palestiniennes. Il faut que certains membres de notre gouvernement et certains de nos élus cessent de flirter avec le régime d’apartheid Israelien. Il faut qu’ils respectent la position officielle qui a été prise par l’Afrique du Sud. Ils n’ont pas le droit de trahir la solidarité avec les Palestiniens."

Les associations de droits de l’homme sud- africaines, dont BDS Afrique du Sud, ont souligné qu’ils ont été "les bénéficiaires des campagnes de boycott et de sanctions, qui ont grandement contribué à se débarrasser du régime d’apartheid sud-africain. C’est au tour des Palestiniens de bénéficier de telles campagne pour parvenir à la justice et à la liberté".

(traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : BDS SOUTH AFRICA

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CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13318


 

LE BATTAGE MEDIATIQUE CONTRE LA COREE DU NORD VISE-T-IL A RELANCER LA GUERRE DES ETOILES DE REAGAN ?

Le battage médiatique contre la Corée du Nord a-t-il pour but de relancer la guerre des étoiles de Reagan?

Par Moon of Alabama — 15 août 2017 

Asie Crises Droit international Etats-Unis Hégémonie Ingérence Ukraine

Depuis que Trump a menacé la Corée du Nord (la RPDC), du « feu et de la fureur » des Etats-Unis, la raison est revenue aux personnes dotées d’un minimum de bon sens. Les experts ont largement cessé de parler d’attaques préventives sur la Corée du Nord, attaques qui n’ont d’ailleurs jamais été sérieusement envisagées. La Corée du Nord a de nombreux moyens de riposter à une frappe ; des moyens qui pourraient causer des dommages catastrophiques à la Corée du Sud et au Japon et, partant, aux intérêts américains en Asie.

Il est possible de dissuader la Corée du Nord d’utiliser ses armes nucléaires de la même manière qu’on en dissuade tous les États dotés d’armes nucléaires. Malheureusement, le conseiller en sécurité nationale McMaster n’a pas encore compris ce simple fait:

STEPHANOPOULOS: Mais votre prédécesseur, Susan Rice, a écrit cette semaine que les États-Unis pouvaient tolérer les armes nucléaires en Corée du Nord de la même manière que nous avons toléré les armes nucléaires en Union soviétique dans une bien plus grande mesure pendant la guerre froide. A-t-elle raison?

MCMASTER: Non, elle a tort. Comment la théorie classique de la dissuasion pourrait-elle s’appliquer à un régime comme le régime de la Corée du Nord? Un régime qui fait preuve d’une brutalité indescriptible envers son propre peuple? Un régime qui constitue une menace permanente pour ses voisins dans la région et qui peut maintenant constituer une menace, une menace directe, pour les États-Unis avec ses armes de destruction massive? Un régime qui emprisonne et menace quiconque semble s’opposer à lui, y compris les membres de sa propre famille, en utilisant du gaz Sarin dans un aéroport public?

La dissuasion classique a marché contre l’Union soviétique aussi bien que contre la Chine de Mao. (Et à l’inverse, elle a également marché contre les États-Unis.) Comme la Corée du Nord, ces deux régimes étaient prétendument des régimes qui réprimaient brutalement les dissidents internes et menaçaient leurs voisins et les adversaires militaires des États-Unis. S’ils pouvaient être dissuadés, alors la Corée du Nord peut également l’être.

Pour ramener l’équipe Trump à la réalité, la Chine a réaffirmé qu’elle garantirait la sécurité de la Corée du Nord. Un porte-parole non officiel du Parti communiste chinois, a écrit dans un éditorial de The Global Times:

« Il faudrait que la Chine précise également que si la Corée du Nord lance, la première, des missiles qui menacent le sol américain, et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre» […].

« Mais si les États-Unis et la Corée du Sud se livrent à des frappes préventives et tentent de renverser le régime nord-coréen pour changer le modèle politique de la péninsule coréenne, la Chine les empêchera de le faire ».

Toute guerre non provoquée contre la Corée du Nord deviendrait donc une guerre avec la Chine et personne ne veut sérieusement se lancer dans une telle aventure. La seule voie raisonnable est de négocier un nouvel équilibre entre les intérêts nord-coréens et américains.

Les États-Unis continuent à mener des manœuvres à grande échelle avec la Corée du Sud et à faire voler des bombardiers stratégiques à capacité nucléaire près des frontières nord-coréennes. Cela force l’armée de la Corée du Nord à maintenir un niveau d’alerte élevé et coûteux, pour se prémunir contre de potentielles attaques surprises. L’une des raisons pour laquelle la Corée du Nord a développé l’arme nucléaire est de diminuer la nécessité d’être toujours prête à se défendre dans une guerre conventionnelle.

La Corée du Nord a offert plusieurs fois de mettre fin à tous ses essais de missiles et d’armes nucléaires si les États-Unis arrêtaient leurs grandes manœuvres près de ses frontières. L’administration Trump a rejeté ses offres, mais la Corée du Nord vient d’augmenter la pression avec ses tests récents.

La semaine dernière, la Corée du Nord a de nouveau offert de limiter ses efforts si les États-Unis mettaient fin à certaines de leurs provocations. Elle a annoncé un éventuel test de quatre missiles en direction de la base des États-Unis sur l’île de Guam. Les bombardiers américains stratégiques qui volent près de la Corée du Nord décollent habituellement de Guam. Peu de personnes ont remarqué que l’annonce était assortie d’une condition et d’une offre:

Les bombardiers stratégiques nucléaires venant de Guam qui volent au-dessus de la Corée du Sud mènent ouvertement des exercices de guerre réelle avec toute la force nécessaire pour frapper les bases stratégiques de la RPDC. Cette situation extrême force la KPA (armée nord-coréenne, ndt) à surveiller constamment Guam, l’avant-poste et la tête de pont des Etats-Unis pour envahir la RPDC, et à prendre les mesures nécessaires, des mesures concrètes de grande envergure, pour empêcher cela.

Dans la matinée du 8 août, les pirates aériens de Guam sont apparus dans le ciel au-dessus de la Corée du Sud pour mettre en scène une série d’exercices simulant une guerre réelle dignes d’un fou furieux. […]

[Les États-Unis] devraient immédiatement arrêter leurs provocations militaires irresponsables contre la Corée du Nord sinon elle sera obligée de faire un choix militaire inévitable.

En d’autres termes: arrêtez les vols en provenance de Guam sinon nous allons tester nos missiles en ciblant des zones proches de l’île. Les États-Unis n’ont aucune défense capable de détruire quatre missiles lancés simultanément vers Guam. Si la Corée du Nord mettait sa menace à exécution, les États-Unis perdraient la face. S’ils essayaient d’intercepter les missiles et qu’ils échouaient, ils perdraient encore plus la face. Je suis convaincu que les vols stratégiques des bombardiers de Guam au-dessus de la Corée du Sud cesseront bientôt.

Plusieurs commentateurs ont affirmé que les États-Unis exagéraient les capacités nord-coréennes. Que la confirmation par les services de Renseignements de l’existence de têtes nucléaires miniaturisés en Corée du Nord est un mensonge, que les missiles nord-coréens ne sont pas assez puissants pour atteindre les États-Unis ou que les têtes nucléaires utilisées par la Corée du Nord dans les essais récents ne sont pas suffisamment solides pour protéger leur charge nucléaire en rentrant dans l’atmosphère. Mais la Corée du Nord a exhibé une tête nucléaire miniaturisée en mars 2016. La portée d’un missile est variable et dépend en grande partie de la taille de la charge utile et du temps de combustion, et l’échec du test du 16 avril 2017 vient de la trajectoire inhabituelle que la Corée du Nord avait choisie pour le test. Il y a plus de 50% de chance que la Corée du Nord dise la vérité quand elle prétend pouvoir frapper les États-Unis. Il faut se résoudre à l’évidence et accepter l’idée que la Corée du Nord est désormais un État doté d’armes nucléaires et que ses multiples missiles nucléaires sont en capacité d’atteindre les États-Unis.

Ceux qui disent que les agences de renseignement des États-Unis exagèrent les capacités nord-coréennes mentent probablement. Mais ils ont une raison de le faire: essayer d’empêcher l’administration Trump, le Pentagone et les marchands d’armes d’en profiter pour faire avancer leurs objectifs et/ou leurs intérêts.

Un expert en marketing de défense antimissile a déclaré aujourd’hui que les moteurs des lanceurs de missiles nord-coréens utilisés dans les essais récents ont été achetés dans des usines d’Ukraine ou de Russie. Les propagandistes patentés du New York Times ont repris sa déclaration pour alimenter leur parti-pris anti-russe:

Mr. Elleman n’a pas pu exclure la possibilité qu’une grande entreprise de missiles russes, Energomash, qui a de solides liens avec le complexe ukrainien, ait joué un rôle dans le transfert de la technologie des moteurs RD-250 vers la Corée du Nord. Il a déclaré que les moteurs RD-250 restants pourraient également être stockés dans des entrepôts russes.

Mais les moteurs en question sont d’une taille et d’une force différentes de celles des moteurs R-250 et les événements ne peuvent pas s’être déroulés dans le temps comme ils le prétendent. Le gouvernement ukrainien a nié tout transfert de missiles ou de plans. L’article a été réfuté en l’espace de quelques heures par deux experts éminents. Mais impliquer la Russie, même si c’est saugrenu, est toujours une bonne chose si l’on veut vendre plus d’armes.

Un des dadas du Pentagone est le système de défense antimissile de moyenne portée THAAD qui va maintenant être installé en Corée du Sud. Ceci, alors que le Pentagone est incapable de défendre la Corée du Sud même contre les missiles nord-coréens de courte portée. Le système antimissile cible clairement la Chine.

L’admirateur de Reagan qui règne actuellement à la Maison Blanche pourrait bientôt relancer l‘Initiative de défense stratégique de Reagan, surnommée la «  guerre des étoiles », lancée en 1984. L’Initiative incarnait le rêve coûteux et irréaliste des lasers et autres gadgets dans l’espace. Dans le cadre de l’Initiative, les militaires américains ont injecté des centaines de milliards dans un système de défense global contre les missiles balistiques, qui aurait protégé les États-Unis contre les missiles intercontinentaux. Le programme a été enterré au début des années 1990. Un des rejetons de la guerre des étoiles a survécu. C’est le National Missile Defense (bouclier anti-missile) avec ses 40 intercepteurs en Alaska et en Californie. Il n’a jamais bien fonctionné et ne fonctionnera probablement jamais bien. Si le bouclier fonctionnait comme promis, il n’y aurait aucune raison de craindre les missiles intercontinentaux nord-coréens. La défense antimissile est en grande partie un moyen frauduleux de transférer des milliards de dollars des contribuables américains à divers conglomérats de fabricants d’armes.

Je m’attends à ce que la « menace » nord-coréenne soit bientôt utilisée pour lancer l’« Initiative de défense stratégique – Suite », dans un nouvel effort pour militariser l’espace en jetant des milliards de dollars dans des projets de « défense » futuristes complètement inutiles. Cela consolera le Pentagone des succès que la Corée du Nord vient de remporter en dépit des décennies de tentatives des Etats-Unis pour la soumettre.

Moon of Alabama | 14 août 2017

Article original en anglais: Hyping North Korea To Relaunch Reagan’s Star Wars?

Source: http://arretsurinfo.ch/le-battage-mediatique-contre-la-coree-du-nord-a-t-il-pour-but-de-relancer-la-guerre-des-etoiles-de-reagan/


 

OSCAR FORTIN : LE ROLE DE L'EPISCOPAT VENEZUELIEN DANS LA CRISE QUE VIT LE PAYS

Le rôle de l’épiscopat vénézuélien dans la crise que vit le pays

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 13 août 2017

Humanisme

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Si nous nous en tenions à ce que notre presse officielle nous raconte sur le Venezuela, nous en serions à n’y voir qu’un dictateur sanguinaire, qui prend plaisir à faire souffrir son peuple en le privant de nourriture et de médicaments. Un peuple, finalement, au plus bas de la misère humaine, avec des ressources en pétrole et en minerais comme pas un au monde. Qui, devant un tel tableau, ne crierait pas au scandale et à une intervention de la communauté internationale pour mettre fin à un tel génocide. Déjà les États-Unis, ces gardiens fiables du respect des droits des personnes et des peuples dans le monde se disent prêts à une intervention militaire si nécessaire. Nous savons ce dont ils sont capables de faire: l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Ukraine en sont de bons exemples. Avec des bombardements humanitaires, ils ont fait plus d’un million de morts en Irak, des centaines de milliers en Libye et tout autant ou sinon plus en Syrie.

MAIS QU’EN EST-IL VRAIMENT ?

Le Venezuela vit sous un régime de droit démocratique à laquelle sont invités à participer toutes les composantes de la société. Il est un des rares pays de s’être donné une constitution en y faisant participer des représentants de tous les milieux. En 1999, cette Constitution était validée par un vote référendaire majoritaire. Sa particularité est qu’elle définit  sa révolution dans le cadre d’un projet où la démocratie représentative, propre au néolibéralisme, est caractérisée par une démocratie participative à l’intérieur de laquelle le pouvoir du peuple a toujours un espace pour faire valoir son point de vue. Par exemple, le peuple, moyennant certaines conditions prévues à la Constitution, peut décider d’un référendum révocatoire pour déloger un président  ou n’importe quelle personne en autorité, s’il le juge nécessaire. Cette révolution se définit également dans le cadre d’un socialisme du XXI, inspiré des valeurs de Bolivar, le père de l’indépendance, et d’un humanisme qui rejoint sous bien des aspects la doctrine sociale de l’Église. Il s’agit également d’une révolution anti-impérialiste au sens ou le peuple et l’État sont souverains et n’ont de compte à rendre à aucun autre État qui se réclamerait de sa supériorité pour en faire un vassal.

http://humanisme.blogspot.ca/2014/04/jean-xxiii-precurseur-du-socialisme-du.html

Dans pareil contexte, pas surprenant que ceux qui ont toujours considéré l’Amérique latine et les Caraïbes comme leur Cour arrièrel’aient mal pris, d’autant plus que le Venezuela regorge de pétrole, comme pas un pays au monde, et de riches minerais, dont l’or, en grande quantité. Cette révolution s’est amorcée par des élections libres, réalisées en 1998, lesquelles ont porté au pouvoir le charismatique Hugo Chavez. Dès le départ de ce nouveau règne, les forces de l’empire, jointes à celles des oligarchies nationales et de l’épiscopat vénézuélien, font front commun pour faire de cette révolution un échec, de quoi faire réfléchir les autres peuples à ne pas aller dans cette direction.

En avril 2002, il y eut un coup d’État militaire qui n’aura duré que quelques heures, le temps que le peuple et une partie de l’armée, restée fidèle au Président, se mobilisent spontanément pour venir à la rescousse de leur Président et pour y chasser les envahisseurs complotistes au milieu desquels se trouvait le cardinal de l’époque. Il y a eu, en 2004, un référendum révocatoire contre Chavez que ce dernier a gagné haut la main. L’offensive des adversaires a maintenu la pression avec des sabotages orchestrés pour affecter sérieusement l’industrie pétrolière et l’économie dans son ensemble.

Le 5 mars 2013, Chavez meurt d’un cancer dont l’origine criminelle nous sera révélée un jour. On pensait qu’avec la mort de Chavez tout allait s’écrouler et que la vie normale de l’Empire allait reprendre ses fonctions de grand patron, mais tel ne fut pas le cas. C’était ignorer le peuple vénézuélien et son niveau de conscience sociale, politique, économique et militaire.

En novembre 2013, des élections à la présidence ont lieu et tout fut mis par les forces de l’opposition pour que le candidat de la révolution ne puisse gagner. Malheureusement pour eux,  Nicolas Maduro, candidat suggéré par Chavez, avant sa mort, a gagné cette élection avec 200 000 voix de plus que son adversaire, un certain Henrique Capriles, bien connu pour ses interventions criminelles à l’ambassade de Cuba, lors du coup d’État militaire de 2002. Il est également reconnu pour être un homme clef de Washington.

NICOLAS MADURO PRESIDENT DU VENEZUELA

Celui que les médias officiels de l’Empire appellent le dictateur, n’est autre que ce Nicolas Maduro Moros, né un 23 novembre 1962 à Caracas, ancien chauffeur de bus puis leader syndical, il fut secrétaire d’État pour les relations extérieures sous la gouvernance de Chavez.  Il fut élu président, conformément aux dispositions de la constitution, par le peuple pour présider les destinées du Venezuela jusqu’en 2019. Inutile de dire que lui, pas plus que Chavez, n’a connu de répit. Il est vite devenu l’homme à abattre. Ce fut la mise en place d’une guerre économique, comme seul l’empire sait les préparer, en vue d’affecter directement les secteurs les plus démunis et une partie importante de la classe moyenne. L’objectif est de créer le plus de mécontentement dans la population par ces mesures de rationnement, en nourriture et en médicaments, voulues et planifiées par les forces de l’opposition dans le but d’en rendre responsable le gouvernement et de créer ainsi le rejet de cette révolution qui se révèle être un grand échec. Les médias s’acharnent à relever ces  files d’attente insupportables et à en accuser le gouvernement de crimes contre le droit des personnes à une alimentation saine. Il faut dire qu’au Venezuela, les médias privés de communication sont nombreux et bien encadrés par les oligarchies locales. À ce climat de désespérassions,  les forces de l’opposition ont ajouté des actes de violence que l’on présentait au national et à l’international comme étant des soulèvements du peuple qui n’en pouvait plus de cette révolution.

En 2015, il y a eu des élections législatives qui, pour une fois, assurèrent la majorité à des députés  de l’opposition. Contre mauvaise fortune, le gouvernement fit bon cœur et accepta sans questionnement les résultats de l’élection. Toutefois, les choses se gâtèrent lorsque le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ramon Allup, déclara dès ses premiers mots que le sort de l’actuel président était décidé et qu’il ne serait plus là dans six mois. Une manière offensante de s’arroger un pouvoir qui n’appartient d’aucune manière à l’Assemblée nationale. Entre temps, le Conseil national électoral (CNE) a identifié trois députés, de la banquette de l’opposition, ayant été élus frauduleusement. Le tribunal suprême de justice (TSJ) ordonna la mise en place des dispositions nécessaires pour procéder à de nouvelles élections pour remplacer ces trois députés, élus frauduleusement. Plutôt que de donner suite à cette décision du plus haut tribunal du pays, le président de la l’Assemblée nationale, assermenta ces trois députés n’y ayant pas droit. Ce fut par la suite  la procédure pour un référendum révocatoire qui n’aboutit tout simplement pas pour des motifs d’irrégularités. De cette manière, la majorité de l’AN se plaçait hors la loi et rendait inopérantes les décisions qu’elle pouvait prendre. Il faut dire que cette situation entraîna de nombreux autres problèmes. Le message de l’opposition a toujours été que le gouvernement était responsable de tout, que Maduro contrôlait le TSP, le CNE  et qu’il ne reconnaissait pas le pouvoir de l’A.N.

En avril dernier, plus de trois millions de Vénézuéliens et Vénézuéliennes se sont regroupés dans les rues de Caracas pour apporter tout leur soutien au président Maduro et lui rappeler que le peuple était avec lui.Il faut dire qu’à ce moment le président Maduro faisait l’objet de critiques sévères à l’interne comme à l’externe et que des actions violentes, financées à même l’opposition, dirigée depuis Washington, avaient commencé à faire passablement de dommage.  Pour remédier à cette situation de violence, le Président, invoquant les dispositions de Constitution, décide, le 1er mai,  de convoquer une Assemblée nationale  constituante dans le but de mettre un terme à cette violence. Le 30 juillet, seront jour d’élection de cette ANC qui comprendra 545 personnes, lesquelles disposeront d’un pouvoir plénipotentiaire sur tous les autres pouvoirs.

L’Épiscopat vénézuélien a été un des premiers à dire qu’il ne reconnaîtrait pas cette ANC, suivi de près par l’opposition. Pendant que les forces gouvernementales mobilisaient  les divers secteurs de la société pour donner forme à cette ANC, la violence, fomentée par l’opposition, allait en s’accentuant.

Plus de 50 000 personnes présentèrent leur intérêt à participer, comme représentantes à cette ANC. Sur ce nombre près de 6 000 candidats purent remplir, à temps, les formulaires requis. Le 30 juillet, l’élection s’est réalisée en dépit de tous les efforts déployés par l’opposition et ses alliés nationaux et internationaux pour que cette élection ne puisse se réaliser. Plus de 8 089 023 Vénézuéliens et Vénézuéliennes parvinrent aux urnes pour y déposer leur bulletin de vote. Des milliers ont dû traverser montagnes, rivières, vaincre la pluie et faire la file pendant des heures. Un moment magique d’un peuple qui marche debout, la tête haute, le cœur gonflé pour sa révolution et sa démocratie, clairement exprimée dans cette ANC plénipotentiaire.  Je vous laisse sur la déclaration de l’épiscopat vénézuélien à l’annonce de cette convocation.

ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE DU VENEZUELA

30 JUILLET 2017

Il importe de signaler, ici, que ceux qui se proclament démocratiques ont tout fait, en ce jour, pour que le peuple ne puisse aller voter. Des milliers de témoignages ont été recueillis de personnes dont on  a menacé de brûler leur maison, de tuer leurs enfants.  En somme, des choses incroyables. Ce sont ces mêmes personnes qui diffusent mondialement le portrait du Venezuela que je vous ai tracé dans le premier paragraphe de cet article. Mentir, manipuler, menacer, font partie de la morale de ces gens.

C’est triste à dire, mais l’épiscopat vénézuélien fait partie de ces mensonges, de cette manipulation, de ces menaces et s’il y a guerre il fera partie de cette guerre.  L’opposition a beau jeu avec cet épiscopat de la bouche duquel ne sortira rien de négatif à son endroit. Il ne relèvera jamais la violence, les mensonges, les tricheries de cette dernière. Dans ses déclarations, il s’applique à rendre responsable le gouvernement de Maduro de tous les maux dont souffre le pays. IIl s’agit d’un épiscopat qui peut compter sur le Secrétaire général de l’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ex-Nonce apostolique du Venezuela.

Cette alliance des intérêts du Vatican avec les intérêts de Washington peut se comprendre dans le cadre de deux Pactes qui les unissent l’un à l’autre.  Pour le Vatican, en la personne de Pietro Parolin, et pour l’épiscopat vénézuélien, il s’agit d’une lutte à finir contre le communisme et le marxisme qu’ils continuent de voir dans toutes les révolutions sociales.  Pour Washington, il s’agit d’une reprise du pouvoir perdu sur l’État vénézuélien et ses richesses. L’épiscopat et le Vatican, en voulant se débarrasser du soi-disant communisme marxiste, deviennent un allié de première main de Washington pour soutenir le capitalisme sauvage dont parle le pape François dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Une autre des grandes contradictions d’une Église demeurée accrochée au siècle dernier pour les uns et déjà engagée dans le  XXIe siècle pour les autres.

Je vous laisse avec un texte portant sur ces deux pactes secrets du Vatican avec Washington.

http://humanisme.blogspot.ca/search?q=les+deux+pactes+

Mon point de vue est que l’Église, l’authentique Église n’est plus avec ces hiérarchies ecclésiales, transformées en complices de pouvoirs que dénoncent les Évangiles et la Doctrine sociale de l’Église. En Amérique latine, aucun coup d’État ne serait possible si l’Église s’y opposait avec fermeté. Ce n’est évidemment pas le cas, Washington le sait et les peuples comptent de moins en moins sur cette Église contaminée par le pouvoir. Il retrouve en lui une Église vivante et confiante pour mener à bien sa destinée.

Pour ceux et celles qui se débrouillent en espagnol,  je recommande deux liens sur internet qui vous ouvrent les portes au Venezuela à deux centres de nouvelles télévisuelles qui vous diront ce que nos médias ne nous disent pas.

http://www.telesurtv.net/seccion/programas/index.html  et   http://vtv.gob.ve/en-vivo/

Oscar Fortin

Le 12 juillet 2017

La source originale de cet article est Humanisme

Copyright © Oscar FortinHumanisme, 2017

http://www.mondialisation.ca/le-role-de-lepiscopat-venezuelien-dans-la-crise-que-vit-le-pays/5603878?ct=t(Infolettre_du_15_ao_t_20178_15_2017)&mc_cid=467fc48623&mc_eid=81bf34bb26


 

NIGERIA : UNE TERRORISTE KAMIKAZE SE FAIT SAUTER SUR UN MARCHE : AU MOINS 27 MORTS

 

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Une kamikaze se fait exploser au Nigéria, tuant 27 personnes

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Une femme s'est fait exploser sur un marché dans le nord-ouest du Nigéria, tuant au moins 27 personnes et faisant plus de 80 blessés.

Au moins 27 personnes ont été tuées et plus de 80 blessées ce mardi dans un attentat-suicide qui a eu lieu sur un marché dans la ville de Konduga, non loin de celle de Maiduguri, épicentre d’affrontements entre les forces gouvernementales et le groupe Boko Haram, dans le nord-ouest du Nigéria, relate Reuters citant les sources locales.

Il y a une semaine, plus d'une trentaine de personnes ont perdu la vie dans deux attaques de terroristes du groupe Boko Haram perpétrées sur les rives nigérianes du lac Tchad, au nord-est du Nigéria.

L'insurrection sanglante de Boko Haram a fait plus de 20.000 morts au Nigeria depuis 2009. Le groupe djihadiste a également enlevé plusieurs milliers de femmes, d'enfants et de jeunes hommes, enrôlés de force. Parmi ces femmes et ces filles, certaines sont devenues esclaves sexuelles ou domestiques, et parfois même forcées à combattre, ou à lancer des attentats-suicides.

Détails à suivre

https://fr.sputniknews.com/international/201708151032655375-kamikaze-explosion-nigeria/


 

L'AFRIQUE DU SUD VA BOYCOTTER LE SOMMET "ISRAËL" - AFRIQUE

L’Afrique du Sud va boycotter le sommet Israël-Afrique d’octobre prochain

Tue Aug 15, 2017 5:24PM

Le drapeau de l’Afrique du Sud

Le drapeau de l’Afrique du Sud

L’ambassadeur d’Afrique du Sud au Liban et en Syrie, Sean Benfeldt a déclaré aujourd’hui, mardi 15 août 2017, dans un entretien avec le journal The Citizen Africa que Pretoria s’apprêtait à boycotter le sommet Israël-Afrique prévu pour octobre 2017.

Selon le Centre d’information palestinien, Benfeldt avait déclaré aussi vendredi depuis Beyrouth, lors d’une rencontre avec une délégation du congrès des Palestiniens à l’étranger, que cet événement ressemblait à une étape de normalisation des relations des pays africains avec ce qu’il a qualifié d’« État occupant ».

L’ambassadeur d’Afrique du Sud au Liban et en Syrie, Sean Benfeldt (2e à droite) a rencontré le vendredi 11 août 2017 à Beyrouth, une délégation du Congrès des Palestiniens à l’étranger.

L’ambassadeur sud-africain a ainsi évoqué le blocus inhumain d’Israël sur la bande de Gaza avant de rappeler la nécessité de solutions pratiques à cette souffrance des Palestiniens résidant dans ce territoire assiégé.

Benfeldt a affirmé aussi que des échanges était en cours en vue de l’organisation d’une réunion entre les ambassadeurs des pays africains en Afrique du Sud, réunion qui aurait pour thème le boycott du sommet de Lomé.

Israël a lancé une grande offensive de charme sur l’Afrique. En juillet dernier, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu a dirigé une délégation de dirigeants d’entreprises lors d’une visite en Ouganda, au Kenya, au Rwanda, en Éthiopie et en Tanzanie. En juin 2017, Netanyahu a proposé aux dirigeants africains présents au sommet du Libéria de les sortir de la sécheresse et de la pénurie alimentaire en les approvisionnant en eau, en produits agricoles et en technologies.

Or, la générosité d’Israël a un prix. Les pays africains sont ainsi priés de ne pas voter les résolutions de l’ONU critiquant l’occupation israélienne de la Palestine.

Netanyahu cherche aussi des partenaires pour faire pression sur l’UA afin d’accorder à Israël un statut d’observateur.

Obtenir le statut d’observateur renforcerait les relations d’Israël avec les États africains et permettrait aussi d’influencer leur vote dans les institutions internationales comme l’ONU.

En juillet, la ministre sud-africaine des Eaux et de l’Environnement, Edna Molewa, s’est interrogée aussi sur l’utilité du sommet de Lomé en évoquant une possible fermeture de l’ambassade sud-africaine en Israël, en réaction aux souffrances imposées au peuple palestinien.

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/15/531875/Pretoria-boycotte-le-sommet-IsralAfrique