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LE GROENLAND ET SES 56.000 HABITANTS RÉPONDENT A TRUMP : "NOUS NE SOMMES PAS A VENDRE"

Le Groenland répond à Trump: «Nous ne sommes pas à vendre»

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Par AlAhed avec agences

Alors que le président américain Donald Trump se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison-Blanche de la possibilité pour les États-Unis d'acheter le Groenland, la réponse du Danemark, dont le Groenland est un pays constitutif, ne s'est pas faite attendre: L’île «n’est pas à vendre».

«Nous sommes ouverts aux affaires, mais nous ne sommes pas à vendre», a déclaré vendredi à Reuters la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Ane Lone Bagger.

L’ancien Premier ministre Lars Lokke Rasmussen a pour sa part déclaré sur Twitter: «Ce doit être un poisson d’avril. Totalement hors saison».

L’intention prêtée à Trump d’acheter ce territoire danois de 56.000 habitants a suscité vendredi une réaction scandalisée du grand ethnologue français Jean Malaurie, inlassable avocat des «peuples premiers» du Grand Nord.

L’explorateur, ambassadeur pour l’Arctique à l’Unesco, a dénoncé «l’esprit colonial» et «l’offre cyniquement mercantile» de Donald Trump, même si le désir présumé du président américain d’acquérir la gigantesque île arctique n’a été révélé que dans un article du Wall Street Journal, sans être confirmé par la Maison Blanche.

«La proposition de Donald Trump est d’autant plus irrecevable que le Groenland est un territoire d’outre-mer danois associé à l’Union européenne. Le sort du Groenland relève donc également de l’Union européenne», a relevé M. Malaurie, dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Cette déclaration est d’autant plus choquante que les Etats-Unis ont un lourd passif avec le Groenland», a-t-il poursuivi, en rappelant les graves contaminations radioactives provoquées par l’accident de Thulé, le 21 janvier 1968, quand un bombardier B-52 de l’US Air Force transportant quatre bombes nucléaires s’était écrasé sur la banquise.

«Deux ans plus tard et malgré ce désastre, une base secrète était construite à 200 km au sud de Thulé, dite Camp Century, sous couvert de recherches sur le climat. Sept cents ogives nucléaires environ y ont été entreposées puis retirées. Les substances nocives de type radioactif sont restées», a ajouté M. Malaurie, écrivain et créateur de la mythique collection «Terre humaine».

«Si les Etats-Unis veulent faire un chèque, ce serait un premier acompte pour commencer à s’acquitter de la dette environnementale qu’ils ont contractée vis-à-vis des Groenlandais, du Danemark, de l’Union Européenne et du bien commun», a conclu l’ethnologue.

https://french.alahednews.com.lb/32365/321


 

FACEBOOK ÉCOUTAIT LES CONVERSATIONS AUDIO DES UTILISATEURS DE MESSENGER

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Facebook écoutait les conversations audio des utilisateurs de Messenger

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Le réseau social Facebook a fait appel à des centaines de prestataires pour transcrire des messages vocaux de son application Messenger, rapporte Bloomberg. L’entreprise affirme avoir eu l'autorisation de procéder à la transcription des conversations par les usagers eux-mêmes.

Facebook a embauché des centaines de sous-traitants pour transcrire des messages audio des utilisateurs des applications appartenant à la société, informe Bloomberg, citant des sources restées anonymes par crainte de perdre le travail.

Selon le groupe financier américain, la mission accordée par Facebook a «perturbé des collaborateurs extérieurs» qui ne savaient pas où et quand ces enregistrements avaient été pris. La société états-unienne n’a donné que la tâche de transcrire les messages vocaux fournis.

«Les travailleurs écoutaient des conversations d’utilisateurs, parfois vulgaires, mais ils ne savaient pas pourquoi Facebook avait besoin de les décrypter», ont fait remarquer les sources de Bloomberg.

Facebook a confirmé l’information. Cependant, cette pratique a été abandonnée «il y a plus de 8 jours» a déclaré un représentant de la société qui a également précisé que les utilisateurs, dont les messages avaient été exploités, avaient donné leur permission pour un décryptage des conversations qu’ils avaient eu via l’application Messenger de la plateforme.

«Des prestataires avait vérifié l’exactitude du décryptage par l’intelligence artificiel de Facebook», a expliqué la société.

Bloomberg souligne cependant que Facebook n’avait pas prévenu ses utilisateurs des enregistrements éventuels par des personnes tierces, faisant ainsi douter les prestataires quant au respect des normes éthiques dans l’accomplissement de la tâche.

Scandale autour de la collecte des données

 

Réseaux sociaux

© SPUTNIK . NATALIA SELIVERSTOVA

Panne Facebook et Instagram: vos amis ont probablement vu vos infos cachées - photos

Aux États-Unis, le sujet de la collecte des données privées sur Internet est en plein développement. Il a été déclenché par un scandale lié à Facebook. En mars 2018, le New-York Times a rapporté que la compagnie britannique Cambridge Analytics avait réussi à collecter des données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs du réseau social afin d’élaborer un algorithme analysant les préférences politiques des électeurs. Selon les témoignages de ses anciens collaborateurs, cet algorithme permettait de diffuser des newsletters avec de la publicité politique.

 

Mark Zuckerberg, cofondateur de Facebook, a été obligé d’expliquer la situation au Congrès des États-Unis. Il avait essayé de persuader les autorités fédérales américaines que les informations personnelles des utilisateurs seraient à l’avenir traitées avec plus d’attention.

https://fr.sputniknews.com/international/201908141041925176-facebook-ecoutait-les-conversations-audio-des-utilisateurs-de-messenger/


 

LES PARASITES LES PLUS RICHES DU MONDE ONT PERDU 117 MILLIARDS DE DOLLARS EN UNE JOURNEE

Les hommes les plus riches de la planète ont perdu 117 milliards de dollars en une journée

 Depuis 1 heure  7 août 2019

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 Amérique et Europe - USA

 

Lors de la plus grande chute boursière de l’année, le 5 août, 500 des plus riches hommes d’affaires de la planète ont perdu en tout et pour tout 117 milliards de dollars (104,5 milliards d’euros), indique Bloomberg.

Par exemple, Bernard Arnault, PDG de LVMH, première fortune de France, a perdu 4 milliards de dollars, alors que la richesse de Jeffrey Bezos, PDG d’Amazon, a diminué de 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros). Le capital du fondateur de Facebook, Marc Zuckerberg, a lui chuté de 2,7 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), a annoncé Forbes.

Les bourses, notamment européennes, ont commencé à baisser dès l’annonce par le Président américain Donald Trump a déclaré avoir l’intention de taxer à 10%, à partir de septembre, les 300 milliards de dollars (270 milliards d’euros) d’importations chinoises jusqu’ici épargnées.

Le lundi 5 août, le CAC 40 a cédé 2,06%, tandis que le DAX allemand et Londres ont respectivement reculé de 1,68% et 2,52%. En Asie, l’indice de Hong Kong a plongé de 2,85%, ce qui est partiellement dû aux manifestations qui se poursuivent dans la ville. À Wall Street, les principaux indices ont perdu plus de 2%, tandis que le Dow Jones a chuté de près de 850 points, soit de 3%.

La riposte chinoise a consisté en la plus importante baisse du taux du yuan par rapport au dollar américain depuis décembre 2018 et en la suspension des importations agricoles américaines. Les marchés financiers ont également réagi à la réponse chinoise.

Depuis plus d’un an, Chine et États-Unis sont engagés dans un bras de fer commercial qui s’est traduit par l’instauration réciproque de droits de douane punitifs sur des centaines de milliards de dollars d’échanges annuels.

Source: Sputnik

https://french.almanar.com.lb/1457106


 

LE RETRAIT DES USA DU TRAITE FNI INQUIÉTE L'ONU, L'OTAN ET LA RUSSIE

Les Etats-Unis se retirent du traité FNI, les Nations unies, l'OTAN et Moscou réagissent

Les Etats-Unis se retirent du traité FNI, les Nations unies, l'OTAN et Moscou réagissent

© Wolfgang Rattay Source: Reuters

Au carnaval de Düsseldorf, en mars 2019 (image d'illustration).

 

Le 2 août, la procédure de retrait des Etats-Unis du traité FNI s’est achevée, débouchant sur l’extinction du traité. L'événement a suscité des réactions inquiètes de la part des Nations unies, de l'OTAN et du ministère russe des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis se sont affranchis, le 2 août, des restrictions que leur imposait le traité FNI (traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire). Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a averti que le monde avait perdu «un frein inestimable à la guerre nucléaire» avec l'expiration de ce traité de limitation des armements datant de la guerre froide. «Cela va probablement augmenter, et non pas réduire, la menace posée par les missiles balistiques», a-t-il ajouté, s'inquiétant de la montée des tensions entre Etats dotés d'armes nucléaires.

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L'OTAN a également exprimé ses inquiétudes par la voix de son secrétaire général, Jens Stoltenberg. «Nous ne voulons pas d'une nouvelle course aux armements, mais nous ferons en sorte que notre dissuasion soit crédible», a-t-il ainsi déclaré. Pour l'alliance, «la Russie porte l'entière responsabilité de l'extinction du traité». «L'OTAN répondra d'une manière mesurée et responsable aux risques importants que fait peser le missile russe 9M729 sur la sécurité des Alliés», a enfin ajouté l'organisation.

Laura Kennedy, ancienne représentante permanente des Etats-Unis à la Conférence sur le désarmement à Genève, a déclaré craindre, quant à elle, une instabilité européenne : «Son arrêt pourrait être à la fois troublant en Europe et pourrait conduire à une nouvelle concurrence dans le domaine des armes dans d'autres régions, telles que l'Asie». En effet, en vertu du traité de 1987, près de 2 700 des missiles nucléaires de croisière et balistiques avaient été détruits, éliminant ainsi une source d'insécurité européenne. 

Pour Moscou, «les Etats-Unis voulaient s’affranchir des restrictions qui leur étaient imposées»

Du côté de la Russie, le ministère des Affaires étrangères a jugé que «Washington a[vait] commis une grave erreur». Pour la diplomatie russe, les Etats-Unis ont lancé «une campagne de propagande fondée sur une désinformation délibérée au sujet des violations présumées du traité FNI par la Russie», créant de cette façon «intentionnellement une crise presque insurmontable autour du traité». «La raison est claire : les Etats-Unis voulaient s’affranchir des restrictions qui leur étaient imposées», a ajouté le ministère.

«Au fil des ans, Washington a complètement ignoré les graves préoccupations de la Russie au sujet de la mise en œuvre du traité FNI côté américain. Entre-temps, le déploiement sur les bases militaires américaines en Europe de systèmes de lancement MK-41, capables de tirer des missiles la diplomatie russe. 

Le ministère russe des Affaires étrangères a également rappelé que ce n'était pas la première fois que les Etats-Unis prenaient une telle décision, rappelant le choix américain de rompre le traité ABM (Anti-Ballistic Missile) au début des années 2000, et ce «en dépit des appels persistants de la communauté internationale». 

Une déclaration de la diplomatie russe qui s'est cependant conclue sur un appel aux Etats-Unis à un dialogue «équitable et constructif visant à rétablir la confiance et à renforcer la sécurité internationale».

Une main tendue saisie le président américain ? Plus tard dans la journée du 2 août, Donald Trump a évoqué l'idée d'un nouveau traité sur les missiles nucléaires, en remplacement du traité FNI, qui réunirait les Etats-Unis, la Russie et la Chine. «Ca serait une très bonne chose pour le monde», a-t-il jugé

Lire aussi : Missiles : Gorbatchev déplore le retrait américain du traité FNI et craint pour la sécurité mondiale.

https://francais.rt.com/international/64812-etats-unis-se-retirent-traite-fni-nations-unies-otan-moscou-reagissent


 

APRES UN SIMULACRE DE PROCES, LE REGIME BAHREÏNI EXECUTE DEUX JEUNES REVOLUTIONNAIRES DE 24 ET 25 ANS, DE CONFESSION CHIITE

Malgré les appels humanitaires, le régime bahreïni exécute deux jeunes

 Depuis 2 heures  27 juillet 2019

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 Bahreïn - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Rédaction du site

Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, deux martyrs bahreinis  rajoutés sur la longue liste des victimes du régime des alKhalifa , ont été exécutés par balles tôt ce samedi 27 juillet, en dépit des appels à surseoir à l’application de cette peine en raison d’un procès entaché d’irrégularités, selon des défenseurs des droits humains.

L’annonce a été faite par le procureur général du royaume de Bahreïn, Ahmed al-Hammadi qui n’a pas précisé les noms des deux suppliciés.

Ces derniers ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains.

Tous les deux sont de confession chiite, selon des sources judiciaires.

Une troisième personne, condamnée à mort dans une affaire  séparée de meurtre, a été exécutée en même temps, selon le procureur de Bahreïn.

Les deux premiers suppliciés, arrêtés en février 2017 ont été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et ont depuis épuisé tous les recours.

Selon la version des autorités bahreinites: « Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d’avoir « formé un groupe terroriste » qui a commis plusieurs attaques armées », rapporte un communiqué du procureur général.
Selon ce dernier, les membres du groupe ont attaqué la prison de Jaw au sud de la capitale Manama, le 1er janvier 2017 tuant un garde et blessant d’autres. L’attaque a permis à dix détenus de s’évader. Le même groupe a blessé par balle un policier 14 jours plus tard. Ses membres ont abattu le 28 janvier de la même année un officier de police ».

Vendredi, des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch (HRW) ont appelé les autorités de Bahreïn à ne pas procéder à l’exécution. Selon HRW, leur « procès a été entaché de graves violations des procédures régulières ».

Dans un communiqué publié ce Samedi, la coalition des Jeunes de la révolution du 14 février, a dénoncé cette exécution : « le dictateur Hamad a versé le sang de notre jeunesse en exécutant à l’aube du samedi 27 juillet 2019 les deux jeunes martyrs, Ahmad al-Mullahi et Ali al-Arab, visant tout un peuple, ignorant la charia , la religion,  les sentiments des mères et des pères » ajoutant que « la patrie  saigne sous l’oppression et la tyrannie de ce régime ».

Le texte poursuit : « la coalition des Jeunes de la révolution du 14 février célèbre la réunion de ces deux heureux  avec les martyrs de la glorieuse révolution de février. Nous les félicitons pour ce grand honneur . Et nous confirmons l’impossibilité de cohabiter avec le régime des alKhalifa, il convient de poursuivre la résistance dans le but de renverser ce régime califal et de le déraciner « .

« Ce   jour est celui de la  résistance,  un jour pour les révolutionnaires de toute la nation qui gémit sous la tyrannie des oppresseurs: pas question de se cloitrer dans les maisons , ni de battre en retraite, ni d’abandonner ou de se rendre », poursuit le texte.

Et de conclure : « Nous   appelons les masses populaires de la glorieuse révolution de février à participer aux funérailles de ces deux moudjahidines martyrs et de rejoindre tous les mouvements révolutionnaires condamnant ce crime majeur qui a secoué notre patrie à l’aube d’aujourd’hui ».

Source: Médias

https://french.almanar.com.lb/1442443


 

LE MOUVEMENT DES NON-ALIGNES AFFIRME SA NATURE ANTI-IMPERIALISTE

Au Venezuela, le mouvement des Non-alignés affirme sa nature anti-impérialiste

Lors de la Réunion ministérielle du Bureau de coordination du mouvement des Non-alignés, qui s'est achevée le 21 juillet à Caracas, Cuba a ratifié son engagement incontournable en faveur du multilatéralisme et des efforts visant à progresser vers un ordre international démocratique, juste et équitable répondant aux exigences de paix et de développement durable de tous les peuples

Auteur:  | internet@granma.cu

Fidel a représenté le mouvement des Non-alignés sur plusieurs scènes internationales. Cuba a assuré la présidence tournante du Mnoal de 1979 à 1983 et de 2006 à 2009. Photo : Joaquín Viñas

« Le mouvement des Non-alignés (Mnoal) a réussi à rassembler un nombre considérable de pays de divers horizons politiques qui ont démontré la possibilité d'agir ensemble sur un certain nombre de questions importantes. On pourrait affirmer que la clarté et la détermination avec lesquelles ce mouvement agit à l’heure actuelle vis-à-vis des problèmes économiques du monde sous-développé dépendra en grande partie son avenir. »
C'est avec cette vision futuriste que le commandant en chef Fidel Castro définissait le rôle dirigeant du Mnoal, durant la 3e Réunion ministérielle du Bureau de coordination de cet organe, tenue à La Havane en mars 1975.
Plus de 60 ans après sa fondation, lors de la Réunion ministérielle du Bureau de coordination du mouvement des Non-alignés, qui s'est achevée le 21 juillet à Caracas, Cuba a ratifié son engagement incontournable en faveur du multilatéralisme et des efforts visant à progresser vers un ordre international démocratique, juste et équitable répondant aux exigences de paix et de développement durable de tous les peuples; un monde qui « sera possible si nous nous luttons ensemble pour y parvenir », a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla.
« Sur le plan économique, le sous-développement, la pauvreté, la faim et la marginalisation découlant de l'ordre économique international injuste en vigueur ont été aggravés par l'impact des modèles néolibéraux », a indiqué Rodriguez Parrilla.
Dans un contexte international qu'il a qualifié de « dangereux et complexe », dans lequel la sécurité et le bien-être de nos nations sont confrontés à des défis sans précédent et dans lequel l'unité et la solidarité sont indispensables pour la paix et le développement de nos peuples, le Mnoal doit continuer à être – de sa propre initiative – tel que l’avait défini le leader historique de la Révolution cubaine : anti-impérialiste, anticolonialiste, antiraciste, antisioniste et antifasciste, « parce que ces principes font partie de nos conceptions et constituent l'essence, l'origine, la vie et l'histoire du mouvement ».

http://fr.granma.cu/cuba/2019-07-22/au-venezuela-le-mouvement-des-non-alignes-affirme-sa-nature-anti-imperialiste


 

L'ONU APPELLE "ISRAËL" A CESSER LES DEMOLITIONS A JERUSALEM

L'ONU appelle Israël à cesser les démolitions à Jérusalem
 Nations Unies, 18 juillet (Presse latine) Le coordinateur humanitaire pour le territoire palestinien occupé, Jamie McGoldrick, et de hauts responsables de la région ont appelé Israël à mettre fin à ses plans de démolition de Jérusalem, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies Farhan Haq.

Ces appels s'ajoutent aux alertes en cours de plusieurs membres de la communauté internationale exigeant que Tel-Aviv mette fin à ses plans de démolition de structures dans la zone du sud de Baher, dans le gouvernorat de Jérusalem.

Israël doit s'acquitter de ses obligations en tant que puissance occupante et mettre en œuvre des politiques de planification équitables qui permettent aux résidents palestiniens de Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, de satisfaire leurs besoins en matière de logement et de développement, a souligné Haq.

La veille, le personnel municipal israélien avait démoli deux structures palestiniennes dans le district de Jérusalem sous prétexte qu'elles avaient été érigées sans permis de construire.

Selon les autorités palestiniennes locales, la municipalité et la police israéliennes ont escorté un excavateur jusqu'à l'entrée du quartier de South Baher, au sud-est de Jérusalem, où des machines lourdes ont démoli un lave-auto.

Une opération similaire a été menée dans le quartier de Beit Hanina, où une structure commerciale a été démolie.

La représentation de l'Union européenne (UE) en Palestine s'est déjà déclarée préoccupée par les ordres de démolition donnés par Israël contre des maisons palestiniennes au sud du Bahreïn.

Les chefs de mission de l'UE à Jérusalem et à Ramallah ont également condamné l'expulsion d'une famille palestinienne de son domicile dans le quartier de Silwan, également à Jérusalem, au profit des colons israéliens.

Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé sont considérées comme illégales et constituent une violation du droit international, selon de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Mais Tel-Aviv continue de démolir les structures palestiniennes, ce qui génère de grands déplacements de cette population arabe, pour construire leurs propres constructions.

rgh/ifb

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=291745&SEO=desde-onu-piden-a-israel-detener-las-demoliciones-en-jerusalen


 

MANLIO DINUCCI : "LA COURSE A LA DOMINATION DE L'ESPACE"

La course à la domination de l’Espace

L’art de la guerre

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 16 juillet 2019

ilmanifesto.it

Région : 

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Analyses: 

“L’homme volant envoute Paris au défilé du 14 juillet” : avec des titres comme celui-ci a été décrit le défilé des forces armées françaises le long de l’avenue des Champs Élysées. Comme d’habitude, on a l’impression d’être informé sur tout dans le moindre détail. 

La “grande information” nous cache cependant ce qu’il serait par contre essentiel de savoir. Par exemple, que deux jours avant le défilé le président Emmanuel Macron a assisté, dans le port de Cherbourg, au lancement d’un sous-marin nucléaire d’attaque, le Suffren, premier de la nouvelle série Baracuda, réalisé avec un programme décennal d’un coût de 9 milliards d’euros. Le sous-marin, armé de missiles de croisière à longue portée à double capacité conventionnelle et nucléaire et doté d’un mini-sub pour les opérations des forces spéciales, a été décrit par l’amiral Christophe Prazuck comme “un chasseur né pour combattre les ennemis”.

Parmi les 700 invités internationaux à la cérémonie de lancement se trouvait la ministre australienne de la Défense, Linda Reynolds, qui en février a signé un contrat pour l’achat de 12 sous-marins d’attaque français. En Australie, en ce moment, se discute la possibilité pour le pays, sortant du Traité de non-prolifération, de se doter de son propre arsenal nucléaire. L’Australie, partenaire de l’OTAN, est contraire au Traité sur l’interdiction  des armes nucléaires, approuvé en juillet 2017 par l’Assemblée Générale des Nations Unies avec 122 voix pour. Il a jusqu’à présent été signé par 70 pays mais ratifié seulement par 23 (dont Autriche, Cuba, Mexique, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Venezuela), moins de la moitié des 50 nécessaires pour son entrée en vigueur.

La Suède, qui en 2017 l’approuva, a annoncé qu’elle ne le signera pas non plus : décision derrière laquelle se trouve l’influence de l’OTAN, ennemie jurée du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Tandis que le désarmement nucléaire reste sur le papier, augmente la possibilité de prolifération et la course aux armements se joue de plus en plus sur le plan qualitatif. Comme le confirme l’annonce faite, à la veille du défilé du 14 juillet, par le président Macron même : la France créera en septembre un nouveau commandement national de la Force militaire spatiale, avec un premier financement de 3,6 milliards d’euros. «La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace» (voir NdT en bas de page), a déclaré le président Macron. 

Ainsi s’intensifie la militarisation de l’Espace, aire d’importance stratégique croissante étant donné que les principaux systèmes d’armes, à commencer par les nucléaires, dépendant de systèmes spatiaux. 

Avec son nouveau commandement spatial la France se place dans le sillage des États-Unis. Le président Trump a signé en février une directive qui institue la US Space Force, force spécifique pour les opérations militaires dans l’Espace, dirigée avant tout contre la Russie et la Chine. Le Comité sénatorial pour les services armés, en attribuant à l’Aéronautique le commandement de la nouvelle Force, a défini l’Espace comme “aire de conduite de la guerre”. Les rencontres promues par les Nations Unies en mars pour empêcher une course aux armements dans l’Espace, ont échoué à cause de l’opposition des États-Unis. Ceux-ci refusent d’ouvrir une table de négociation pour discuter l’ébauche de traité, présentée par Chine et Russie, qui interdit de placer des armes dans l’Espace et stipule une série de limites légales à son usage à des fins militaires.

Pendant que l’attention médiatique se concentre sur l’”homme volant” qui virevolte sur les Champs-Élysées, on ignore le fait que sous peu il y aura des armes nucléaires volantes en orbite autour de la Terre au-dessus de nos têtes.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

La corsa al dominio dello Spazio

Édition de mardi 16 juillet 2019 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

NdT : “La nouvelle doctrine spatiale militaire, qui m’a été proposée par la ministre et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace. Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active. Et pour donner corps à cette doctrine, pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain au sein de l’armée de l’air. Celle-ci deviendra, à terme, l’armée de l’air et de l’espace. Les nouveaux investissements indispensables seront décidés”.

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/07/13/discours-aux-armees-a-lhotel-de-brienne 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

Copyright © Manlio Dinucciilmanifesto.it, 2019

https://www.mondialisation.ca/la-course-a-la-domination-de-lespace/5635399


 

LA FAIM DANS LE MONDE TOUJOURS EN PROGRESSION AFFECTAIT 821,6 MILLIONS DE PERSONNES EN 2018

 

HUMANITAIRE

La faim dans le monde est toujours en progression

Au Yémen, de nombreux enfants souffrent de la faim. Photo AFP

Au Yémen, de nombreux enfants souffrent de la faim. Photo AFP

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La faim dans le monde affectait 821,6 millions de personnes en 2018, contre 811 l’année précédente, selon un rapport annuel publié ce lundi par plusieurs organisations de l’ONU qui déplorent une troisième année consécutive de hausse.

Après des décennies de baisse, la sous-alimentation a repris de la vigueur depuis 2015, notamment à cause des conflits et du réchauffement climatique. Figurant parmi les objectifs de développement durable fixés pour 2030, la perspective d’un monde sans aucune personne en état de sous-alimentation à cette échéance relève d’un «immense défi», note le rapport.

«On n’atteindra pas d’ici 2030» cet objectif, a asséné le patron du Programme alimentaire mondial, David Beasley, depuis le siège de l’ONU.

La paix comme enjeu

«C’est une mauvaise tendance», a-t-il ajouté. «Sans sécurité alimentaire, nous n’aurons jamais de paix et de stabilité», a averti le responsable, en soulignant l’interaction entre ces paramètres. Partout où des groupes extrémistes ont de l’influence, la faim est utilisée par eux comme une arme pour diviser ou recruter, a mis en garde David Beasley.

Le rapport a été rédigé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, avec le concours du Fonds international pour le développement de l’agriculture, l’Unicef, le Programme alimentaire mondial et l’Organisation mondiale de la Santé.

«Il est essentiel de mettre en place des politiques économiques et sociales pour contrecarrer à tout prix les effets des cycles économiques défavorables, tout en évitant de réduire les services essentiels tels que les soins de santé et l’éducation», affirme le rapport.

En appelant à une «transformation structurelle» inclusive avec les plus démunis, les auteurs du document demandent d’"intégrer les préoccupations de sécurité alimentaire et de nutrition dans les efforts de réduction de la pauvreté», tout en luttant contre les inégalités entre les sexes et l’exclusion de groupes sociaux.

La faim "a disparu de l'agenda politique" 

La sous-alimentation reste prévalente sur de nombreux continents: en Afrique (près de 20 % de la population concernée), en Amérique latine et dans les Caraïbes (moins de 7 %) et en Asie (plus de 12 %).

Plusieurs ONG ont réagi défavorablement aux chiffres du rapport.

«La faim fait rage mais a disparu de l’agenda politique», a dénoncé Oxfam, en réclamant d’urgence de nouvelles stratégies. En Afrique et Amérique latine, la hausse de l’insécurité alimentaire touche principalement les pays émergents et non plus uniquement ceux considérés comme les moins avancés, a observé l’ONG française CCFD-Terre solidaire.

En ajoutant les populations souffrant de famine aux personnes touchées par l’insécurité alimentaire, l’ONU estime que plus de deux milliards de personnes, dont 8 % vivent en Amérique du Nord et en Europe, n’ont pas régulièrement accès à des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante.

L'obésité en augmentation

La FAO juge par ailleurs que les progrès sont insuffisants pour réaliser l’objectif 2030 de réduire de moitié le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance. Aujourd’hui, 149 millions d’enfants sont concernés par un tel retard.

Paradoxalement, le rapport note que la surcharge pondérale et l’obésité continuent d’augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d’âge scolaire et les adultes.

En 2018, environ 40 millions d’enfants de moins de cinq ans avaient un excès de poids. En 2016, 131 millions d’enfants de 5 à 9 ans, 207 millions d’adolescents et 2 milliards d’adultes étaient en surpoids, selon le rapport.

Par AFP | Publié le 15/07/2019 à 22:07 | Vu 1485 fois

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/07/15/la-faim-dans-le-monde-est-toujours-en-progression


 

OSCAR FORTIN : QUI EST MICHELLE BACHELET? CHEVAL DE TROIE DE WASHINGTON

Qui est Michelle Bachelet? Cheval de Troie de Washington

Par Oscar Fortin

Mondialisation.ca, 05 juillet 2019

wsws.org

Région : 

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Du 19 juin au 23 juin,  Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits humains des Nations Unies a procédé à des rencontres, au Venezuela, avec les principaux acteurs politiques ainsi qu’avec ceux et celles qui se disent victimes de l’un ou l’autre de ces acteurs. Suite à ces dernières , elle a produit un Rapport qui a été transmis officiellement aux autorités concernées et à la presse internationale, le 4 juillet 2019. La haute commissaire des Nations Unies pour le respect des droits humains nous livre un rapport entièrement  concentré sur le gouvernement  de Nicolas Maduro, laissant entièrement dans l’ombre les sanctions et la guerre économique persistante de Washington, qui va à l’encontre de la Charte internationale des droits des Nations Unies. La seule référence à ces sanctions se trouve au paragraphe 75, dans sa dernière partie :

« Les sanctions économiques récentes aggravent la crise économique, ce qui accroîtra à terme l’impact négatif sur la jouissance des droits économiques et sociaux par la population. »

C’est tout ce qu’elle trouve à dire, se gardant bien de faire référence à leurs auteurs (Washington et Union européenne). Aucun rappel n’est fait du droit international qui interdit ces diverses formes d’interventionnisme, lesquelles, soit dit en passant, se font sentir depuis longtemps ? Que des milliards de dollars aient été soustraits à l’usage du gouvernement pour répondre aux besoins de sa population, en médicaments,  nourriture et produits industriels, entre autres, cela la laisse plutôt indifférente et sans lien avec le respect des droits humains des personnes qui en sont les victimes. Ce ne sont pas les documents qui lui manquaient pour en faire le constat.  Il lui est plus facile de reprendre le discours officiel de Washington et de l’opposition qui le représente au Venezuela, faisant du gouvernement de Nicolas Maduro l’unique responsable de tous les maux dont le peuple est victime.

À cette couverture très diplomatique de l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes du Venezuela, s’ajoute cette autre couverture qui lui permet de passer sous silence les actions terroristes et criminelles d’une opposition qui répond aux ordres de Washington.  Dans son rapport, il n’y a aucune référence à une opposition radicale et criminelle qui agit hors des normes de la Constitution vénézuélienne. Que la révolution bolivarienne soit  la cible des intérêts des oligarchies locales et de Washington ne fait pas partie de ses analyses. Elle a oublié ces interventions, au Chili d’Allende, de la CIA et de tous ses alliés régionaux pour  mettre un terme à l’Unité populaire et au socialisme humanitaire promu par ce dernier. Le charme de Washington et ses attentions à son endroit  l’auront convertie en une fidèle alliée de ce dernier. Il ne faut pas oublier qu’elle a étudié à Washington la Stratégie militaire, une porte d’entrée dans la grande famille des forces impériales.

Il ne fait aucun doute que ce rapport, rendu public, ce 4 juillet 2019, est partial et répond parfaitement aux intérêts de Washington et de ses alliés. Il constitue un pas important visant à manipuler l’opinion mondiale sous le chapeau des Nations Unies.  Il est quelque  peu paradoxal que ces puissances qui passent outre au droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres États se réclament des Nations Unies pour poursuivre leur interventionnisme avec encore plus de force.

Michelle Bachelet est une femme de grande intelligence qui sait ce qu’elle veut et qui n’hésite pas à s’ajuster à ceux et celles qui répondent à ses attentes. Son peuple, celui du Chili, en avait découvert la nature et le lui avait fait savoir, lors de son dernier mandat, l’élisant avec 23% de l’électorat chilien et 60% d’abstention. Elle pouvait toujours compter sur Washington pour reprendre du service aux Nations unies, là où elle servirait le mieux son maitre. Avec ce Rapport, partial et profondément subjectif, elle a de quoi  le réjouir profondément et s’assurer un avenir encore plus élevé au sein des Nations Unies.

En  2013, lors des élections présidentielles au Chili, j’avais écrit un article sur ce personnage qui assume parfaitement bien le personnage mythique du Cheval de Troie. Beaucoup des éléments qui y sont relevés gardent toute leur pertinence pour les temps que nous vivons.

Oscar Fortin

Le 5 juillet 2019

Photo en vedette : Michelle Bachelet aux côtés de Juan Guaido.

La source originale de cet article est wsws.org

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