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ELECTIONS EN TURQUIE : APRES 90% DE BULLETINS DEPOUILLES ERDOGAN ARRIVE EN TETE. CE SUCCES VA ACCENTUER SA VISION HEGEMONIQUE POUR LA SYRIE

Elections en Turquie : Erdogan revendique la victoire à la présidentielle

Elections en Turquie : Erdogan revendique la victoire à la présidentielle

 

Les Turcs se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés et leur président. Face à une opposition qui avait choisi de faire front commun, le favori du scrutin Recep Tayyip Erdogan arrive en tête des résultats préliminaires.

Le 24 juin, Recep Tayyip Erdogan, grand favori du scrutin, arrive en tête des élections turques, alors que plus de 90% des bulletins ont été dépouillés.

En face, l'opposition avait fait le choix inédit du front commun. Le 2 mai 2018, le Parti républicain du peuple (social-démocrate) de Muharrem Ince, le Parti de la félicité (dont l'AKP est issu après une scission survenue en 2002), le Parti démocrate (conservateur) et le Bon parti (nationaliste laïc) nouvellement créé, annonçaient en effet la constitution d'une coalition pour les législatives : l'Alliance de la nation. 

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En avançant la date des élections de manière relativement inattendue, le président turc, élu une première fois en 2014, espérait prendre ses adversaires de court et ainsi favoriser sa formation politique au pouvoir depuis 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP).

En outre, le scrutin ayant eu lieu 16 mois avant le terme du mandat de Recep Tayyip Erdogan, à sa demande, c'est la première fois que l'élection présidentielle et les élections législatives ont eu lieu simultanément. Les Turcs ont donc également élu leurs députés.

Lire aussi : Une délégation française du PCF, avec une sénatrice, arrêtée en Turquie puis relâchée

Détails à suivre...

https://francais.rt.com/international/51888-sans-surprise-erdogan-est-reelu-president-de-la-turquie?utm_source=browser&utm_medium=push_notifications&utm_campaign=push_notifications


 

TURQUIE : ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVE A RISQUES POUR ERDOGAN FACE A UNE OPPOSITION GALVANISEE ?

Turquie: élections à risques pour Erdogan face à une opposition galvanisée

 Depuis 35 minutes  24 juin 2018

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 Monde islamique - Turquie

 

La Turquie a commencé à voter dimanche lors d’élections présidentielle et législatives à hauts risques pour Recep Tayyip Erdogan qui fait face à des vents économiques contraires et une opposition déterminée à stopper sa course vers davantage de pouvoirs.

Depuis l’avènement en 2002 de son parti, l’AKP, le président Erdogan s’est imposé comme le dirigeant turc le plus puissant après le fondateur de la République Mustafa Kemal, transformant le pays à coups de méga-projets d’infrastructures et de réformes sociétales libérant l’expression religieuse.

Mais ses détracteurs accusent le « Reïs » âgé de 64 ans de dérive autocratique, en particulier depuis la tentative de putsch de juillet 2016 qui a été suivie d’une répression sans merci contre des opposants et des journalistes, qui a tendu les rapports entre Ankara et l’Occident.

Quelque 56 millions d’électeurs sont appelés à voter jusqu’à 14H00 GMT pour ce double scrutin présidentiel et législatif particulièrement important qui marquera le passage du système parlementaire en vigueur à un régime hyper-présidentiel voulu par M. Erdogan, mais décrié par ses opposants.

S’il pensait mettre toutes les chances de son côté en convoquant ces élections pendant l’état d’urgence et plus d’un an avant la date prévue, M. Erdogan a été rattrapé par la dégradation de la situation économique et s’est heurté à un sursaut inattendu de l’opposition.

Voyant dans ces élections leur dernière chance d’arrêter M. Erdogan dans sa quête d’un pouvoir incontestable, des partis aussi différents que le CHP (social-démocrate), l’Iyi (nationaliste) et le Saadet (islamiste) ont noué une alliance inédite pour le volet législatif des élections, avec l’appui du HDP (prokurde).

Le candidat du CHP à la présidentielle, Muharrem Ince, un député pugnace, s’est imposé comme le principal rival de M. Erdogan pour la présidentielle, électrisant plusieurs centaines de milliers de partisans lors de gigantesques rassemblements aux allures de démonstrations de force.

La campagne a tourné au corps à corps entre deux orateurs charismatiques qui ont ferraillé jusqu’au dernier moment en tenant samedi des meetings concurrents à Istanbul. M. Erdogan a tourné en dérision le manque d' »expérience » de M. Ince, lequel a promis une « Turquie différente ».

Vote kurde crucial

Si M. Erdogan reste tout de même le favori de la présidentielle, il n’est pas assuré de récolter dimanche les plus de 50% des voix nécessaires pour éviter un second tour qui se déroulerait le 8 juillet.
Surtout, les observateurs n’excluent pas que l’alliance de l’opposition puisse priver l’AKP de sa majorité parlementaire, ce qui plongerait la Turquie dans l’inconnu au moment où elle affronte une situation économique délicate.

L’économie, qui a longtemps été l’atout de l’AKP, s’est imposée comme un sujet de préoccupation majeur avec l’effondrement de la livre turque et une inflation à deux chiffres qui ont atteint les Turcs au portefeuille.

Pendant la campagne, M. Erdogan a plusieurs fois semblé sur la défensive, promettant par exemple de lever rapidement l’état d’urgence ou encore d’accélérer le retour dans leur pays des réfugiés syriens, mais uniquement après que M. Ince eut promis la même chose.

Les opposants de M. Erdogan ont également fait campagne contre le régime présidentiel qui deviendra effectif après ces élections, aux termes d’un référendum constitutionnel controversé remporté par le président en avril 2017.

Pour M. Erdogan, cette transformation est nécessaire afin de doter le pays d’un exécutif fort et stable, mais ses opposants l’accusent de vouloir monopoliser le pouvoir avec cette mesure qui supprime notamment la fonction de Premier ministre et permet au président de gouverner par décrets.

Mais leurs arguments ont-ils été entendus à travers la Turquie ? La campagne a en effet été marquée par une couverture médiatique très inéquitable en faveur du président turc.
Le candidat du parti prokurde HDP, Selahattin Demirtas, qui rivalisait autrefois sur les estrades avec M. Erdogan, a dû faire campagne depuis une cellule de prison: accusé d’activités « terroristes », il est détention préventive depuis 2016.

L’un des facteurs déterminants de ce double scrutin sera d’ailleurs le vote de l’électorat kurde. Si le HDP franchit le seuil de 10% des voix permettant d’entrer à l’Assemblée, l’AKP pourrait perdre sa majorité parlementaire.
Craignant des fraudes qui pourraient faire pencher la balance, en particulier dans le sud-est à majorité kurde, l’opposition a mobilisé de nombreux observateurs pour surveiller les urnes.

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/939523


 

LES PROUESSES DES SCIENTIFIQUES NORD-COREENS ONT CHANGE LA DONNE

 

Malgré le sommet, la Corée du Nord reste une menace nucléaire selon Trump

 

Le président américain Donald Trump se tient aux côtés du leadeur nord-coréen Kim Jong Un, à Singapour, le 12 juin 2018

Le président américain Donald Trump se tient aux côtés du leadeur nord-coréen Kim Jong Un, à Singapour, le 12 juin 2018

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© AFP, Susan Walsh, POOL

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Qu'y a-t-il dans le texte commun signé par Donald Trump et Kim Jong-un ?

AFP, publié le samedi 23 juin 2018 à 07h43

 

Donald Trump a qualifié vendredi de "menace exceptionnelle et extraordinaire" l'arsenal nucléaire nord-coréen afin de justifier le maintien des sanctions contre Pyongyang, dix jours seulement après sa rencontre historique avec Kim Jong Un.

Le ministère américain de la Défense a toutefois annoncé dans les heures suivantes la suspension indéfinie de nouveaux exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, pour soutenir les négociations diplomatiques en cours avec la Corée du Nord.  

"Il n'y a plus de Menace Nucléaire de la part de la Corée du Nord", avait pourtant claironné le président américain à son retour à Washington, après le sommet de Singapour le 12 juin dernier.

Mais une déclaration présidentielle envoyée au Congrès vendredi avait un ton bien différent, expliquant pourquoi Washington allait maintenir des sanctions économiques sévères contre Pyongyang. 

"L'existence et le risque de prolifération de matière fissile à des fins militaires sur la péninsule coréenne et les actes et les politiques du gouvernement de Corée du Nord continuent de constituer une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des Etats-Unis", a écrit vendredi Donald Trump.

Dans cette déclaration formelle, le locataire de la Maison Blanche justifie ainsi le maintien des sanctions contre Pyongyang et la prorogation pour une année supplémentaire de "l'état d'urgence national" décrété en 2008 à cet égard. 

Le sommet Trump-Kim de Singapour s'était achevé sur un engagement de la Corée du Nord en faveur d'une "dénucléarisation complète" dont les détails ont été remis à des négociations ultérieures. Dix jours après, aucune avancée concrète n'a été enregistrée.

Vendredi, la porte-parole du Pentagone, Dana White, citant trois exercices militaires qui étaient programmés dans les trois mois à venir, --dont le Freedom Guardian prévu en août et déjà annulé--, a indiqué que "pour soutenir l'exécution des résultats obtenus au sommet de Singapour (...) le secrétaire (américain à la Défense Jim) Mattis a suspendu indéfiniment des exercices sélectionnés".

Les armées américaine et sud-coréenne avaient confirmé mardi avoir suspendu les exercices militaires de Freedom Guardian. Environ 17.500 soldats américains devaient prendre part à ces manoeuvres.  

C'est le président Donald Trump lui-même qui s'était engagé après le sommet historique avec le leader nord-coréen Kim Jong Un le 12 juin dernier à renoncer aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, où sont déployés des dizaines de milliers de soldats américains chargés de la défendre contre les menaces nord-coréennes.

Ces suspensions annoncées vendredi incluent "le Freedom Guardian ainsi que deux exercices d'entraînement du programme d'échange de la marine coréenne qui était prévu pour se dérouler dans les trois prochains mois", a souligné Mme White dans un communiqué, sans apporter plus de précisions. 

"En soutien aux négociations diplomatiques à venir dirigées par le secrétaire Pompeo, des décisions supplémentaires dépendront de la façon dont la RPDC continue à mener des négociations productives, en bonne foi", a ajouté la porte-parole du Pentagone, utilisant l'acronyme de la Corée du Nord. 

https://actu.orange.fr/monde/malgre-le-sommet-la-coree-du-nord-reste-une-menace-nucleaire-selon-trump-CNT0000014lAKG/photos/le-president-americain-donald-trump-se-tient-aux-cotes-du-leadeur-nord-coreen-kim-jong-un-a-singapour-le-12-juin-2018-310964e892f12915e11da92e68c23259.html


Au Sommet de Singapour, Kim était le maître des illusions

Par Boris Toucas , chercheur invité au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington — 

Kim Jong-un et Donald Trump, mardi, après la signature de l’accord à Singapour.

Kim Jong-un et Donald Trump, mardi, après la signature de l’accord à Singapour.Photo Kevin Lim. The Straits Times via AP

 

Quel bilan pour la rencontre «historique» entre Donald Trump et Kim Jong-un ? A l’heure où le président américain se retire sans justification de l’accord sur le nucléaire iranien, pourquoi tant de concessions à la Corée du Nord ?

 

 

 Au Sommet de Singapour, Kim était le maître des illusions

Après l’adoption d’une déclaration commune du 12 juin à Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un, la presse est unanime pour qualifier le moment d'«historique». Qu’ils se félicitent de la reprise du dialogue ou se désolent que Kim sorte renforcé de la rencontre, les observateurs s’accordent sur l’ébauche d’une détente entre deux ennemis jurés.

Mais le risque de conflit nucléaire a-t-il réellement diminué, comme l’écrit sur Twitter le président américain ? Pas vraiment. En dépit d’un biais cognitif répandu, ce n’est pas parce que Trump, d’un naturel querelleur, achève un sommet sans esclandre, que ladite rencontre est un succès diplomatique.

D’abord, les aléas de la vie politique américaine compliquent depuis trente ans la définition d’une stratégie stable sur la Corée du Nord. Le Congrès pourrait s’opposer à un accord, comme il avait fait échouer celui de 1994 qui prévoyait des compensations pour les Nord-Coréens contre leur renonciation au nucléaire militaire. A cela s’ajoute une instabilité propre à l’ère Trump : ce que le Président a offert, le Président peut à tout moment le reprendre, comme il l’a montré à ses propres alliés lors du dernier G7.

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Ensuite, il faut se demander pourquoi la Corée du Nord accepte en 2018 une négociation qu’elle refusait un an plus tôt. La soif de paix, peut-être, mais on relèvera surtout que Kim aime dicter lui-même l’agenda international, provoquant pour intimider l’adversaire, puis utilisant les ouvertures adverses pour consolider ses positions et renforcer sa stature. Trois éléments ont pesé sur le calcul stratégique nord-coréen.

Prouesses des scientifiques

Au bilan de la communauté internationale, la pression croissante des sanctions, qui frappe depuis 2016 des pans entiers de l’économie nord-coréenne, du pétrole aux fruits de mer. Les mesures restrictives finalement prises – à regret – par la Chine avaient créé des tensions entre les deux partenaires. Elles empêcheraient Kim de se prévaloir d’un développement économique accéléré, deuxième axe majeur de son programme (avec le nucléaire).

Les prouesses stupéfiantes des scientifiques nord-coréens ont également changé la donne. En 2016, plusieurs tirs de missiles avaient échoué, menaçant la crédibilité du fleuron nord-coréen d’alors, le Musudan (2 500 km). Un an plus tard, le troisième Kim a démontré qu’il disposait de la bombe H, de missiles de portée moyenne (Hwasong-12) et d’une capacité intercontinentale embryonnaire (Hwasong-14 et 15), après avoir tiré davantage de missiles en trois ans que ses père et grand-père durant tout leur règne.

Surtout, paradoxalement, en démontrant fin 2017 qu’elle aura bientôt leur territoire à portée, la Corée du Nord devient un adversaire prioritaire pour les Etats-Unis. Les menaces de Trump de «détruire entièrement» le pays, même rhétoriques, font hésiter le régime, qui cherche avant tout à garantir sa survie. Franchir l’étape supérieure (avec un essai nucléaire au-dessus du Pacifique par exemple), ce serait risquer de perdre la maîtrise de l’escalade.

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La rencontre Kim-Trump a donc accouché d’une déclaration commune, mais celle-ci est aussi indigente sur le nucléaire que le symbolisme du sommet – drapeaux américain et nord-coréen côte à côte – était puissant. La référence à la «dénucléarisation de la péninsule», terme agréé depuis 1992, est bien présente, mais pas le phrasé des résolutions du Conseil de Sécurité appelant au «démantèlement complet, vérifiable et irréversible» du programme.

Le gel unilatéral des essais décrété par Kim en avril relève lui aussi de l’effet de manche. Il n’empêche ni la recherche, ni les activités d’enrichissement, ni l’exploitation des données issues des précédents essais. Le régime va multiplier les gestes unilatéraux aussi spectaculaires que réversibles en quelques jours pour s’attirer la sympathie des médias, comme il l’avait fait en 2008 à Yongbyon, avec les résultats que l’on connaît.

Ambitions inassouvies

En réalité, si Kim voulait donner des gages de sincérité, il pourrait fournir une déclaration complète des matières et installations sur son sol, les placer sous contrôle d’une organisation indépendante, démanteler des installations clés – en particulier d’enrichissement de l’uranium, mettre fin à son programme balistique sous-marin balbutiant, qui témoigne d’ambitions inassouvies à ce jour. Aucune de ces propositions n’est sur la table.

A l’heure où Trump se retire sans justification valable de l’accord sur le nucléaire iranien, il est légitime de s’interroger sur les concessions gracieusement offertes à un Kim Jong-un. Un dominateur qui ne renie rien. La démarche américaine est porteuse d’incertitude, alors que Corée du Sud et Japon sont vulnérables face au Nord. Si le Président acquiesçait au maintien indéfini d’une dissuasion nord-coréenne régionale en échange d’un arrêt du développement des missiles intercontinentaux destinés au territoire américain, il déstabiliserait ses alliés.

Posture de défense

En attendant, une discrète reconfiguration des équilibres régionaux est en cours. La Chine, active en coulisses, jubile depuis que Trump a soudain promis de suspendre les exercices militaires américano-sud-coréens. Pékin et Moscou rivalisent soudain d’égards pour Pyongyang et veulent déjà relâcher la pression de sanctions durement acquises. La Corée du Sud appelle au dialogue, mais s’efforce d’acquérir des capacités stratégiques. Le Japon, inquiet que les Etats-Unis puissent un jour évacuer la région, révise sa posture de défense.

Il faut certes laisser du temps au président américain. Toutefois, lors du match retour, prévu à Mar-a-Lago ou à Pyongyang, Trump aura fort à faire pour montrer que les sacrifices consentis sans contrepartie apparente en valaient la peine. Certes, historiquement, les accords de désarmement négociés par des administrations républicaines ont de meilleures chances de prospérer. Mais en attendant une percée des négociations, la Corée du Nord demeure le seul Etat à avoir gravé le fait nucléaire dans sa Constitution.

Boris Toucas chercheur invité au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington

http://www.liberation.fr/debats/2018/06/22/au-sommet-de-singapour-kim-etait-le-maitre-des-illusions_1660993


 

BAHREÏN : LE LEADER DE L'OPPOSITION CHIITE ET DEUX DE SES ADJOINTS ACQUITTES PAR UN TRIBUNAL DE MANAMA

Bahreïn: le leader de l’opposition, cheikh Ali Salmane, acquitté

Cheikh Ali Salmane, 51 ans, qui dirige le principal mouvement d'opposition à Bahreïn a été acquitté par un tribunal de Manama, ce jeudi 21 juin. Il était accusé d'intelligence avec le Qatar. Il y a un an, le 5 juin 2017, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, le Bahreïn et les Emirats Arabes Unis rompaient leurs relations avec le Qatar.

Bahreïn: le leader de l’opposition, cheikh Ali Salmane, acquitté

Cheikh Ali Salmane a été reconnu innocent, a fait savoir le Bahrain Center for Human Rights (BCHR). L'acquittement concerne également deux des adjoints de Cheikh Ali Salmane, Hassan Sultan et Ali al-Aswad, jugés par contumace. Tous trois étaient accusés d'intelligence avec le Qatar que les pays du Golfe avaient accusé de soutenir le terrorisme.

«Cheikh Ali Salmane a été reconnu innocent», a déclaré à l’AFP l’un de ces militants, cheikh Maytham al-Salmane, du Bahrain Center for Human Rights (BCHR). Cette information a été confirmée par plusieurs autres militants.

«Nous espérons que cet acquittement ouvrira la voie au dialogue et à la réconciliation» à Bahreïn, secoué par des violences périodiques depuis 2011 et où le pouvoir a réprimé l’opposition, a ajouté cheikh Maytham.

Cheikh Ali Salmane est derrière les barreaux depuis 2014. Son mouvement al-Wifaq, principale organisation de l’opposition chiite, a été dissous. Depuis les grandes manifestations de 2011, l'opposition est muselée. Plus d'une vingtaine d'activistes risquent aujourd'hui la peine de mort à Bahreïn.

Ces accusations interviennent dans un climat tendu. Le Qatar est accusé par l'Arabie Saoudite, l'Egypte, le Bahreïn et les Emirats Arabes Unis de financer le terrorisme dans la région. Il y a un an, les relations diplomatiques ont donc été rompues.

Source : agences et rédaction 

21-06-2018 | 14:52

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27573&cid=310#.WywKcqczZPY


 

LE BAHREÏN VA BIENTOT RECONNAITRE "ISRAËL"

Le Bahreïn reconnaitra bientôt « Israël »

 Depuis 5 heures  20 juin 2018

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 Bahreïn - Monde arabe - Pays du Golfe - Spécial notre site

 

Le Bahreïn sera le premier pays du Golfe qui établira des relations avec Israël, a déclaré un responsable du régime bahreïni pour le site d’information israélien i24.
« Le Bahreïn ne considère pas Israël comme un ennemi », a-t-il aussi ajouté sous le couvert de l’anonymat.

Interrogé sur l’arrivée à Manama le 24 juin prochain d’une délégation israélienne pour faire part à la rencontre organisée par le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, le responsable bahreïni a répondu : «  Manama est obligé d’accueillir la délégation israélienne et de lui permettre de participer et d’exprimer son point de vue ».

Selon lui, « le rapprochement entre son pays et l’entité sioniste ne s’oppose pas aux principes fondamentaux de l’Etat du Bahreïn ».

L’entité bahreïnie a été fondée depuis plus de deux siècles avec l’aide de la Grande Bretagne en y intronisant la tribu des Khalifat.
Elle fait depuis les années 90 du siècle dernier l’objet d’un mouvement de revendication de la part de sa population autochtone pour réclamer une monarchie constitutionnelle. Il a atteint son apogée à partir de 2011, via un mouvement de protestation populaire. Il a été contré avec l’intervention de la monarchie saoudienne qui a dépêché des unités militaires, et réprimé la population autochtone. Avec le feu vert tacite des puissances occidentales, les Etats-Unis disposant d’une base militaire dans ce pays. Cette répression est d’autant plus forte que le régime bahreïni est d’obédience wahhabite alors que la majeure partie de la population est chiite. Cette dernière est farouchement hostile à l’occupation israélienne et se démarque de la position du régime.

Le rapprochement de ce royaume avec l’entité sioniste a été amorcé depuis de nombreuses années, via des contacts entre le régime bahreïni et des institutions pro israéliennes aux Etats-Unis, qui sont restés secrets pendant longtemps. Depuis un an, il est devenu plus ostentatoire.

Le mois de mai dernier, le ministre bahreïni Khaled Ben Ahmad al-Khalifah s’est fait le pourfendeur d’Israël dont les positions dans le Golan occupé avaient l’objet de tirs en provenance du sud syrien, en riposte à une attaque israélienne. « Israël a le droit de se défendre contre l’Iran », a-t-il argué.

Le même ministre bahreïni avait aussi minimisé la gravité de la décision prise par le président américain Donald Trump de reconnaitre la ville sainte de Jérusalem al-Quds comme la capitale d’Israël et d’y transférer la capitale de son pays. « La région dans laquelle l’ambassade  américaine a été inaugurée n’est qu’un quartier dans la partie occidentale de la ville », a-t-il dit.

https://french.almanar.com.lb/935592


 

COREE DU NORD : LES DEPOUILLES DE SOLDATS AMERICAINS TUES LORS DE LA GUERRE DE COREE (1950-53) BIENTOT RESTITUEES ?

Corée du Nord: Les dépouilles de soldats américains pourraient être restituées bientôt

COREE DU NORD Un premier groupe de 200 lots de dépouilles de soldats devrait être rendu par Pyongyang...

M.C. avec AFP

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Les restes de soldats américains tués en Corée du Nord remis aux Etats-Unis, le 14 mai 1999.

Les restes de soldats américains tués en Corée du Nord remis aux Etats-Unis, le 14 mai 1999. — KIM JAE-HWAN / AFP

Ce serait l’une des premières conséquences concrètes du sommet de Singapour. La Corée du Nord pourrait restituer sous peu un premier groupe de 200 lots de dépouilles de soldats américains morts pendant la guerre de Corée, conformément à l’accord conclu il y a une semaine par Donald Trump et Kim Jong-un, a-t-on appris mardi auprès d’un responsable américain.

« Les préparatifs se poursuivent » pour recevoir les dépouilles, comme promis dans le document signé par le président américain et le dirigeant nord-coréen lors de leur sommet historique du 12 juin à Singapour, a indiqué ce responsable ayant requis l’anonymat. En fait, a-t-il ajouté, « ça pourrait se faire dans les prochains jours ».

7.700 soldats américains encore considérés comme portés disparus

Le quatrième point de l’accord commun stipule en effet que « les Etats-Unis et la RPDC (République Populaire démocratique de Corée) s’engagent à retrouver les dépouilles des prisonniers de guerre et portés disparus au combat, y compris le rapatriement immédiat de ceux qui sont déjà identifiés ».

Or « les responsables nord-coréens ont fait savoir qu’ils possédaient 200 lots de dépouilles découvertes au fil des années », indique le Pentagone dans une fiche d’information sur les disparus de la guerre de Corée (1950-53) actualisée lundi.

Plus de 35.000 Américains ont été tués sur la péninsule coréenne pendant la guerre de Corée, qui s’est achevée sur un armistice et non un traité de paix. Parmi eux, 7.700 sont encore considérés comme portés disparus, dont 5.300 en Corée du Nord, précise le Pentagone. Un premier accord entre Washington et Pyongyang a permis le rapatriement de 229 lots de dépouilles entre 1990 et 2005. Mais cet accord a été suspendu lorsque les relations entre les deux pays se sont détériorées.

https://www.20minutes.fr/monde/2292923-20180620-coree-nord-depouilles-soldats-americains-pourrait-etre-restituees-bientot


 

JAMES GEORGE JATRAS : QUAND, OU ET COMMENT L'EMPIRE VA-T-IL RIPOSTER CONTRE TRUMP ?

Quand, où et comment l’Empire va-t-il riposter contre Trump?

Par James George Jatras

Mondialisation.ca, 12 juin 2018

Oriental Review 9 juin 2018

Région : 

Thème: 

Dans toute analyse de la politique internationale contemporaine, il est payant d’être prudemment pessimiste. Comme mode par défaut, on peut généralement attendre à ce que tout ce qui pourrait faire que les choses peuvent mal tourner pour menacer la paix et la sécurité de la planète, finira par avoir lieu. Miser sur le fait que les choses iront mieux est un pari risqué.

C’est pourquoi l’instinct de l’analyste se rebelle à tout signe indiquant que les choses dans leur ensemble peuvent évoluer dans une direction positive, même de façon hésitante ou indirecte. Mais réfléchissez :

  • Le populisme européen se poursuit : Viva l’Italia ! Le Sicilien favori de l’Union Européenne (UE), le président italien Sergio Mattarella, avait été chargé de barrer la route à la coalition M5S / Lega. Le coup d’état a échoué. Maintenant, l’Italie, la troisième plus grande économie de la zone euro – trop grande pour être traitée comme la Grèce – rejoint le  bloc populiste centré dans le groupe Visegrád, plus l’Autriche . Cela revêt une importance particulière en ce qui concerne la politique migratoire désastreuse de l’UE (et de l’Allemagne)  .
  • Les sanctions anti-Russie de l’Europe : les pressions américaines sur l’Europe en matière de commerce avec l’Iran, ajoutées aux nouveaux tarifs douaniers de Trump, alimentent le ressentiment à travers l’Europe, notamment dans la puissante Allemagne, qui s’oppose notamment aux sanctions menaçantes de Washington contre les entreprises du Nord Stream. Il est trop tôt pour deviner dans combien de temps l’UE mettra fin aux sanctions anti-russes, mais il y a quelque chose dans l’air quand, même le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, peut dire « qu’il faut mettre un terme aux attaques contre la Russie. »   La voix de l’Italie sera la clé .

À l’épicentre de chacun de ces développements, un homme : Donald Trump.

Il serait inexact de dire qu’il ne s’agit seulement que de mesures du gouvernement américain, dans lesquelles Trump n’a qu’un contrôle partiel. Avec le gouvernement permanent – sans parler de certains hauts fonctionnaires nommés par lui – qui cherchent à le miner à chaque étape, Trump semble avoir recours au seul outil dont il dispose personnellement : la perturbation.

Souvenons-nous que, surtout dans les États de la Pennsylvanie, de l’Ohio, du Michigan et du Wisconsin, ceux qui ont voté pour Trump voulaient quelque chose de radicalement différent du statu quo. Ils ont voté pour lui parce qu’ils voulaient un taureau dans un magasin de porcelaine, un boulet de démolition, une  grenade à main humaine, un gros «FU» pour le système .

Peut-être que c’est ce que nous avons.

Bien sûr, aucun des développements détaillés précédents n’est déterminant. Mais, pris ensemble, ils pointent vers une confluence remarquable de bons présages, du moins du point de vue de ceux qui voulaient secouer, voire briser, les arrangements entre amis qui ont guidé le soi-disant « ordre mondial libéral ».

Mais ceux dont les carrières et les privilèges, et dans certains cas leur liberté et même leur vie, dépendent de la perpétuation de cet ordre, n’entreront pas le cœur en paix dans cette douce nuit. Ils deviennent nerveux. Il s’agit en particulier des éléments des services spéciaux américano-britanniques, de leurs compagnons de route démocrates et du GOP Never-Trump, des médias fake news qui détestent Trump et des non-entités bureaucratiques bruxelloises (non seulement à la Commission européenne, mais aussi au siège de l’OTAN).

Si le passé est un prologue, l’Empire ripostera – durement et salement.

On se souvient des sept années de guerre en Syrie, où chaque fois que les États-Unis ont indiqué leur volonté de se désengager, ou lorsque les forces syriennes ont  fait des gains militaires importants, alors – BAM! – une attaque d’armes chimiques immédiatement et sans preuves est attribuée aux forces gouvernementales, suivie de nouveaux cris de « Assad tue son propre peuple! Assad doit partir !  » (C’est un stratagème qui remonte au moins à la guerre de Bosnie des années 1990. Chaque fois qu’un cessez-le-feu négocié semblait se dessiner, une autre « attaque au mortier serbe  » contre des civils a eu lieu, ce qui a conduit à des appels à une action militaire de l’OTAN.)

La question n’est pas « si » il y aura une provocation, mais plutôt quand, où et comment. S’il  est difficile de faire des prédictions, notamment sur l’avenir, il est néanmoins possible d’anticiper certaines possibilités:

  • Coupe du Monde de la FIFA 2018 en Russie  (14 juin au 15 juillet) : Compte tenu des dépenses et des efforts considérables que la Russie a consacrés à la Coupe du monde en tant que vitrine favorable au monde, ce sera une cible alléchante. Rappelons-nous que l’éviction inconstitutionnelle du gouvernement élu de l’Ukraine a eu lieu alors que l’attention de Poutine était vraisemblablement distraite par sa fierté et sa joie, les Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. L’attaque de 2008 par Mikhaïl Saakachvili, alors président de la Géorgie, contre l’Ossétie du Sud a été lancée alors que les yeux du monde étaient tournés vers les Jeux olympiques d’été de Pékin. Les deux initiatives ont conduit à une forte opposition de Moscou, qui a conduit à une détérioration des relations entre la Russie et l’Occident – dont la suspension de la Russie du G8 en 2014. (Bien que dans l’imagination fiévreuse des Russophobes occidentaux, c’est Poutine qui utilisait ces jeux comme couverture, et non l’inverse) Une provocation pourrait être dirigée contre les événements de la FIFA eux-mêmes. Peut-être une attaque terroriste par des agents de Daech qui auraient été transportés en Russie à partir du Moyen-Orient – ou quelque chose d’autre qui coïnciderait avec des matchs joués dans toute la Russie .
  • Ukraine : En ce qui concerne les actions du président Petro Porochenko, tout doit être mis dans le contexte des élections présidentielles à venir en 2019. Porochenko doit trouver un moyen de s’engager dans la course, probablement contre Ioulia Timochenko. La chose la plus bénéfique qu’il puisse faire serait de tirer un lapin de son chapeau et d’obtenir un accord de paix dans le Donbass. Mais les chances pour cela sont minces, sinon nulles, car il faudrait une certaine flexibilité de Kiev que Porochenko ne peut pas se permettre de montrer de peur d’être accusé d’être une marionnette russe. A l’inverse, il peut monter la barre assez haut avec les Russes et espérer que l’Occident s’alignera derrière lui. Peut-être que le fiasco des fausses nouvelles récentes concernant le meurtre d’Arkady Babchenko, encore très vivant, aurait dû être l’un de ces stratagèmes, mais cela a mal tourné. Mais il y a d’autres options, comme une provocation le long de la ligne de contrôle dans le Donbas (les missiles Javelin américains nouvellement livrés sont pratiques, comme l’est le rapport néerlandais MH17), peut-être une attaque secrète sur le pont de Kerch, ainsi que d »autres possibilités moins évidentes.
  • Incident entre les forces de l’OTAN et la Russie : les forces de l’OTAN intensifient les manœuvres provocatrices aux portes de la Russie dans les Mers Baltique et Noire, uniquement pour contrer l’agression de Moscou. Un incident peut survenir à tout moment, soit par accident, soit intentionnellement. D’une façon ou d’une autre, ce serait la faute des Russes hostiles, coupables d’avoir placé leur pays si près de nos bases et des lieux de nos exercices militaires.
  • Assassinat : L’une des prédilections bien connues de Poutine est de tuer, ou du moins de tenter de tuer, quiconque pourrait lui déplaire. Ou comme Assad avec ses armes chimiques, peut-être que Poutine tue juste pour le pur plaisir. La liste des victimes est longue : Babchenko (non, pas lui), les deux Skripal (pas eux non plus), les opposants politiques comme Boris Nemtsov et Sergei Yushenkov, les journalistes de muckraking comme Anna Politkovskaya et Natalia Estemirova, l’ancien tchekiste Aleksandr Litvinenko, le fondateur du réseau RT Mikhail Lesin, les avocats en croisade comme Stanislav Markelov et Sergei Magnitsky, l’oligarque Boris Berezovsky, etc. Une élimination opportune d’un personnage suffisamment visible aurait un impact salubre sur toute démarche ennuyeuse de rapprochement est-ouest. Aucune preuve n’est nécessaire – la simple identité de la victime serait une preuve irréfutable de la culpabilité de Poutine.

En ce qui concerne le dernier élément, l’assassinat, il faut toujours garder à l’esprit qu’en fin de compte, l’homme qui menace de ficher par terre l’ordre mondial libéral n’est pas Poutine –  c’est Trump . Cela suggère une solution ultime qui pourrait devenir tentante si le fonctionnement de Donald à des températures supérieures à la température ambiante devient trop dur à supporter, en un mot, qu’il ne nous les chauffe pas trop.

Comme l’a dit Joseph Staline, « la mort résout tous les problèmes. Pas d’homme, pas de problème. » Trump, qui pour beaucoup de gens puissants est en effet un problème, a été comparé avec témérité à Jean-Marie Le Pen, Silvio Berlusconi, Vladimir Poutine – même à Hitler et Mussolini. Dans un contexte américain, à Andrew Jackson, Huey Long et George Wallace. Notons que chacun de ces trois Américains a été la cible d’un assassinat. Jackson (quelqu’un que l’on sait que Trump admire) a survécu parce que les pistolets de son assaillant s’étaient enrayés, salué par certains à l’époque comme un miracle. « Le Kingfish » a été tué. Wallace était paralysé à vie.

Il y a des raisons de penser que Trump est bien conscient du sort du dernier président américain qui a tellement menacé l’ordre habituel des choses et l’establishment retranché, impitoyable, qui en profite si puissamment. Il a manifesté à plusieurs reprises son intérêt à publier le dossier complet de l’assassinat de Jack Kennedy, puis il a reculé pour des raisons non divulguées. La mort par balle du frère du président Robert Kennedy, qui avait été élu président en 1968 aurait eu l’occasion de rouvrir l’enquête sur le meurtre de son frère, est de retour dans les infos avec  Robert Kennedy, Jr., exprimant des doutes sur la conclusion officielle selon laquelle son père a été tué par Sirhan Sirhan .

Si quelqu’un pense qu’il y a une limite que les ennemis de Trump ne franchiront pas, qu’il se détrompe.

 

 

Article original en anglais : When, Where, and How Will the Empire Strike Back?, Oriental Review, le 9 juin 2018

Traduction : Avic – Réseau International

La source originale de cet article est Oriental Review

Copyright © James George JatrasOriental Review, 2018

https://www.mondialisation.ca/quand-ou-et-comment-lempire-va-t-il-riposter-contre-trump/5626199


 

L'IRAN, LE VENEZUELA ET L'IRAK S'OPPOSENT A UNE AUGMENTATION DE LA PRODUCTION DE PETROLE PROPOSEE PAR LA RUSSIE ET L'ARABIE SAOUDITE

L’Iran, le Venezuela et l’Irak s’opposent à l’augmentation de la production du pétrole

 Depuis 3 heures  18 juin 2018

opep

 Iran - Monde islamique

 

Dans un entretien au journaliste de Bloomberg, le représentant de l’Iran à l’OPEP affirme que le Venezuela et l’Irak se joindront à l’Iran pour bloquer une proposition d’augmentation de la production de pétrole de l’Arabie saoudite et de la Russie lors de la réunion de l’OPEP à Vienne cette semaine.

« Trois fondateurs de l’OPEP vont dire non », a déclaré le représentant de la RII, Hossein Kazempour Ardebili, dans des commentaires à Bloomberg dimanche. « Si le Royaume d’Arabie saoudite et la Russie veulent augmenter la production, cela nécessite l’unanimité. Si les deux veulent agir seuls, c’est une violation de l’accord de coopération », a-t-il affirmé.

Les propos du représentant iranien témoignent des divergences des membres de l’OPEP autour de la hausse du plafond de production du pétrole qui est censé être examiné cette semaine à Vienne. Le pacte historique de 24 pays a réussi à équilibrer les marchés pétroliers et à lever les prix du brut. Mais les deux plus grands producteurs veulent un assouplissement du quota dès le mois prochain. Mais tandis que l’Arabie saoudite et la Russie produisent le pétrole en dessous de leur capacité, de nombreux pays de l’OPEP, y compris l’Iran et le Venezuela, auront du mal à augmenter leur production même si leur quota venait à augmenter.

« L’OPEP et ses alliés pourraient envisager une augmentation de la production de 1,5 million de barils par jour au maximum, a déclaré jeudi dernier le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak. Cela suffirait à compenser les pertes d’approvisionnement du Venezuela et de l’Iran, affecté par les sanctions américaines. L’Arabie saoudite examine les différents scénarios qui augmenteraient la production de 500.000 à 1 million de barils par jour, selon des sources bien informées.

Pression de Trump

Dans un commentaire sur la réunion imminente des membres de l’OPEP, l’expert de Bloomberg LP analyse les raisons de l’inquiétude de Trump sur les prochaines décisions des producteurs du pétrole.
« L’alliance est également confrontée aux pressions extérieures. Le président des États-Unis Donald Trump a continué de critiquer l’Organisation des pays exportateurs de pétrole sur son compte Twitter. Inquiète de l’impact des prix de l’essence sur les élections de mi-mandat, l’administration Trump fait pression pour une augmentation soudaine de la production ».

« Nous disons à nos frères de l’OPEP et de la Russie que nous n’avons pas besoin d’apaiser Trump, qui sanctionne deux fondateurs de l’OPEP et la Russie », a déclaré Kazempour Ardebili. « Nous sommes des nations puissantes guidées par nos propres responsabilités et nos valeurs. Le monde entier doit s’opposer à de telles attitudes arrogantes », a précisé le représentant de l’Iran, Kazempour Ardebili.

Source: Press TV

https://french.almanar.com.lb/933440


 

LES DEUX COREES DISCUTENT D'EQUIPES UNIFIEES POUR LES PROCHAINS JEUX ASIATIQUES 2018 EN INDONESIE

Les deux Corées discutent d’équipes unifiées pour les jeux asiatiques

Lors de leur sommet en avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in avaient convenu de participer conjointement «à des événements sportifs internationaux».

Les deux Corées ont discuté lundi de la constitution d'équipes unifiées pour disputer les prochains jeux asiatiques en Indonésie dans le cadre du rapprochement sur la péninsule précipité par les jeux Olympiques d'hiver organisés au Sud. Lors de leur sommet en avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in avaient convenu de participer conjointement «à des événements sportifs internationaux tels que les jeux asiatiques 2018».

Au menu des discussions lundi, un défilé sous la même bannière et des équipes unifiées pour les épreuves, selon Jeon Choong-ryul, le responsable de la délégation sud-coréenne. Les jeux se tiennent à Jakarta et Palembang du 18 août au 2 septembre. L'opportunité d'un match de basketball intercoréen évoqué par le dirigeant nord-coréen sera également discutée.

«Comme en ont témoigné les jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, tout le monde sait que les sports ont été le déclencheur de la réconciliation entre le Sud et le Nord», a déclaré Jeon Choong-ryul. Les deux Corées avaient présenté leur première équipe olympique unifiée - une équipe de hockey féminin - pour les JO de Pyeongchang.

Initialement, des voix s'étaient élevées en Corée du Sud pour s'émouvoir que Séoul prive ses propres athlètes de l'occasion de concourir sur la scène olympique. Mais rapidement, la vue de joueuses du Nord et du Sud vêtues du même maillot avait ému et l'équipe unifiée était devenue le chouchou des spectateurs malgré leurs piètres résultats.

Source: agences

18-06-2018 | 15:24

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27542&cid=341#.WyfN86czZPY


 

OSCAR SANCHEZ SERRA : NI LES ETATS-UNIS NI L'OEA N'ONT REUSSI A VENIR A BOUT DU VENEZUELA

Ni les États-Unis ni l'OEA n'ont réussi à venir à bout du Venezuela

Les États-Unis ont encore une fois tenté de faire passer une proposition de Résolution visant à exclure le Venezuela de l'OEA

Auteur:  | internet@granma.cu

Photo: Granma

LES États-Unis et l'Organisation des États américains (OEA), au sein même de cette organisation qui fait office de ministère des colonies, comme l’avait qualifiée notre ministre de la dignité Raul Roa au début des années 1960, sont toujours incapables de vaincre le Venezuela, comme ils n’ont pas réussi et ne réussiront pas à venir à bout de Cuba.

Les États-Unis ont encore une fois tenté de faire passer une proposition de Résolution visant à exclure le Venezuela de l'OEA (à la 48e Assemblée générale de cette organisation qui s'est tenue les 4 et 5 juin à Washington), pour laquelle il leur fallait l’appui de 24 de ses membres. Or, le vote s’est soldé par 19 voix pour, 11 abstentions et 4 contre.

Pour le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza, cité par la chaîne TeleSur, la pression exercée à l'OEA par le vice-président nord-américain Mike Pence ne prétendaient pas que quiconque s’abstienne, mais qu’ils votent en faveur de la résolution contre le Venezuela. Cependant, c’est la dignité des nations qui l'a emporté, a-t-il souligné.

« Pas même avec toutes les pressions, ils ne sont venus à bout de la dignité et du courage des peuples de la Caraïbes », a-t-il ajouté.

« Il existe un scénario clairement établi à l'OEA, un format, et nous sommes en droit de nous retirer quand bon nous semble », a déclaré Arreaza, se référant au processus de retrait de cette organisation, que le Venezuela a amorcé en avril 2017.

Concernant le départ du Venezuela de l'OEA, le chef de la diplomatie bolivarienne a ratifié que son pays assumera ses responsabilités et ses engagements envers l'organisation, avant d’ajouter que « la décision annoncée l'année dernière constitue un motif de fierté, de joie, et de bonheur pour le peuple vénézuélien, et elle prendra effet en 2019. Nous ne pouvons pas continuer d’appartenir à une organisation qui viole le Droit international », a-t-il affirmé. (OSS)

http://fr.granma.cu/mundo/2018-06-08/ni-les-etats-unis-ni-loea-nont-reussi-a-venir-a-bout-du-venezuela