BAHREÏN :ANNULATION DE LA CONDAMNATION A LA PRISON DE L’OPPOSANT ALI SALMANE

Bahreïn: annulation de la condamnation à la prison du chef de l’opposition

 17 Oct, 2016 13:51  17 octobre 2016

cheikhsalmane

 Bahreïn - Monde arabe - Pays du Golfe

La Cour de cassation de Bahreïn a annulé lundi la condamnation à neuf ans de prison prononcée en appel contre le chef de l’opposition Ali Salmane.

La haute juridiction a ordonné à la Cour d’appel de reprendre l’examen de l’affaire visant le chef de l’opposition, selon une source judiciaire.

Ali Salmane purge actuellement une peine de neuf ans de prison sous prétexte de « complot contre le régime » et « incitation à la désobéissance ». Il n’a pas été précisé s’il serait libéré ou non en attendant le réexamen du dossier par la Cour d’appel.

Le 3 octobre, la Cour de cassation avait rejeté une demande de libération de M. Salmane.

Le chef du mouvement d’opposition Al-Wefaq avait été condamné en juillet 2015 à quatre ans de prison.

En mai 2016, la Cour d’appel avait alourdi la peine à neuf ans de prison en retenant le chef d’accusation de « complot contre le régime », dont M. Salmane avait été acquitté en première instance.

L’arrestation le 28 décembre 2014 du leader de l’opposition avait provoqué des manifestations et avait été condamnée par des organisations de défense des droits de l’Homme.

L’incarcération de M. Salmane était intervenue dans le cadre d’une campagne de répression contre Al-Wefaq, le principal mouvement d’opposition bahreïni, qui a été dissous le 17 juillet 2016 par une décision de justice sous l’accusation de « favoriser le terrorisme ».

Al-Wefaq comptait le plus grand bloc parlementaire avant la démission en février 2011 de ses députés pour protester contre la répression du mouvement de contestation qui avait éclaté à Bahreïn dans la foulée du Printemps arabe.

La justice de Bahreïn continue de prononcer de lourdes peines de prison contre les opposants, réclamant des réformes constitutionnelles dans ce petit royaume du golfe. Ces condamnations sont souvent assorties de retrait de la nationalité.

Depuis 2012, plus de 300 Bahreïnis ont été déchus de leur nationalité et sept d’entre eux ont été déjà expulsés, ont indiqué à la mi-septembre deux militants bahreïnis, Jawad Fairouz et Yousef Al-Mohafdha, lors d’une rencontre avec la presse à Genève.

Source: Agences

http://french.almanar.com.lb/51412


 

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