BENIN : LE REVOLUTIONNAIRE DOSSOU GAGLOZOUN ET LE DECES DE KEREKOU

 
 
 
 
Dossou Gaglozoun

Les télés et les radios ont annoncé le décès de Kérékou ce jour Mercredi, 14 Octobre 2015. Je présente à sa femme, à ses enfants, à ses petits-enfants et à ses amis, mes sincères condoléances. Je compatis à leur douleur légitime face à la perte d’un être cher. J’ajouterai ceci : La jeunesse des années 70, dans sa partie la plus saine, a servi avec loyauté et beaucoup de sacrifice la révolution béninoise. Les sacrifices que nous avons consentis ont produit des fruits qui n’ont pas profité ni à la jeunesse, ni au peuple travailleur, ni à notre pays. Nous ressentons profondément la trahison dont nous avons été victimes et c’est Kérékou qui est le premier responsable de cette trahison. Le pays aujourd’hui n’offre pas le visage d’un pays dont les fils puissent se sentir fiers. Kérékou à cet égard a une grande responsabilité et ce n’est pas en fermant les yeux sur sa responsabilité première que nous allons nous engager sur la route du développement et de l’émancipation. On ne peut pas remettre le pays dans les mains des fauves et des rapaces et espérer offrir au plus grand nombre une vie meilleure. La disparition de Kérékou doit être une occasion pour faire le point ce qu’il a pu donner de bon au pays. La disparition de Kérékou doit être l’occasion de voir les possibilités qui lui avaient été offertes pour développer notre pays, possibilités qu’il a gaspillées en pures pertes pour le pays, pour sa jeunesse et pour le peuple travailleur. Sa disparition doit être une occasion de dénoncer les méchancetés que Yayi a copiées chez lui et qui font tant de mal à notre pays. Par exemple, c’est sous Kérékou que l’impunité s’est institutionnalisée et est apparue comme un méchant folklore. On licenciait en effet des gens qui ont pris deux cents francs au bord de la route, mais on ne disait rien aux détourneurs de millions et de centaines de millions. On ne disait rien à ceux des ministres qui étaient plus qu’indélicats ! On peut continuer les exemples. Ceux qui s’assemblent pour continuer à manger grâce à Kérékou ne seront pas d’accord, mais je n’ai pas eu besoin de leur accord pour dénoncer en 2013 dans mon petit fascicule la trahison des intérêts du peuple béninois par Kérékou. Que personne n’oublie que le Bénin est un pays et qu’il a ses intérêts propres. J’ai depuis toujours la conviction que ce qui est bon pour la France et ses intérêts, ne peut pas être bon pour le Bénin et ses intérêts. A un moment donné, Kérékou a été bon pour le Bénin. A partir d’un autre moment il a été bon pour la France, à partir de ce moment Kérékou ne pouvait plus être bon pour le Bénin. Yayi est bon pour la France. Yayi ne peut pas être bon pour le Bénin. Kérékou est décédé, mais la lutte continue pour la jeunesse éternelle, pour le vaillant monde du travail, pour l’émancipation de l’intrépide et invincible peuple du Bénin.

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