BRESIL : S&P ABAISSE SA NOTE POUR "RAISONS POLITIQUES"

la manifestation au Brésil contre Dilma Rousseff

Brésil: S&P abaisse sa note pour "raisons politiques"

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L’agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note souveraine du Brésil, excluant ainsi ce dernier de la catégorie des émetteurs les plus sûrs, une décision qui serait due au climat politique délétère dans le pays.

 

La note du Brésil a été abaissée mercredi de BBB- à BB+ et assortie d'une perspective négative, a annoncé l'agence de notation Standard and Poor's.

 

 
"L'analyse faite par S&P reflète clairement que la situation politique actuelle au Brésil est devenue une cause de dégradation de la note", a déclaré le professeur en sciences politiques du Département de l'Education et de technologie de l'Université fédérale d'Ouro Preto, Antônio Marcelo Jackson, dans une interview accordée à Sputnik.

 

Selon M.Jackson, tous les pays du monde sont en récession et se heurtent aux mêmes problématiques. Cependant, les pays qui ne connaissent pas de conflits internes pourront régler les problèmes plus vite, tandis que dans le cas du Brésil, où la vie politique n'est pas structurée, ce problème devient plus compliqué, estime l'analyste.

L'économie brésilienne continue de se contracter, tandis que l'inflation et le chômage augmentent. Le pays souffre de la chute des cours des matières premières. Les scandales de corruption éclaboussent la classe politique et contribuent à saper la confiance.

Néanmoins, les plus fervents partisans de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, à savoir, le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha et celui du Sénat, Renan Calheiros, ont déclaré qu'ils n'étaient eux-mêmes pas responsables de la crise économique, ce qui semble très discutable.

"Il y a un peu plus d'un mois, la chambre basse a approuvé à l'initiative d'Eduardo Cunha une série de décrets sur l'augmentation des coûts (des rémunérations, ndlr) du pouvoir judiciaire, ce qui entraînera une augmentation excessive des dépenses du gouvernement. Le pouvoir législatif se dit en rien coupable? Désolé, mais ils nous prennent pour des imbéciles", affirme M.Jackson.

 

 
En outre, visant à déboulonner le gouvernement et à démoraliser la société brésilienne, l'opposition a lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour faire pression sur l'opinion et d'autres députés afin de les gagner à l'idée de la destitution de la présidente.

 

"Le débat sur l'idée de la destitution fait partie de la démocratie. Néanmoins, il est nécessaire de prouver une série d'accusations afin de lancer le processus de destitution", indique le professeur dans une interview à Sputnik, en notant qu'il sera difficile de prédire les votes des députes lors de la consultation sur la destitution de Dilma Rousseff.

http://fr.sputniknews.com/international/20150911/1018107177.html


 

 

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