DAESH POSSEDE DES ARMES MODERNES DE FABRICATION FRANCO-ALLEMANDE

 

Selon un rapport d'Amnesty International, l’organisation terroriste «Daech» dispose d’un arsenal de guerre impressionnant provenant essentiellement de pillages de stocks en Irak et en Syrie.

Missiles anti-chars, fusils d’assaut de type AK, M16 ou encore fusils semi-automatiques Bushmaster, lance-grenades GP-25, Amnesty : «Daech» possède des armes de fabrication franco-allemande missiles transportables antiaériens légers : la liste des armes dont dispose «Daech» est longue. Et dans cet arsenal, Amnesty International est catégorique : il y a des armes de fabrication franco-allemande.

«Mais on est incapable de dire ce que la France a fourni comme armes. Néanmoins, on retrouve dans les mains de Daech, des missiles de fabrication franco-allemande, des missiles anti-chars (Milan)», souligne Aymeric Elluin, chargé de campagne Armes et Impunité pour Amnesty International France, sous-entendant que les armes fournies, selon des déclarations françaises, aux «rebelles modérés» ont ensuite pu être récupérées par «Daech».

Un arsenal digne d’une armée conventionnelle

En effet, la saisie d’armes sur le terrain de guerre est l’une des principales sources d’approvisionnement pour «Daech». Soit les combattants récupèrent les armes de soldats syriens ou irakiens qui ont pris la fuite, soit elle saisit des stocks entiers. «Lorsque l’EI a pris la ville de Mossoul, en juin 2014, l’organisation a mis la main sur tout un stock d’armes et de munitions de l’armée irakienne», explique Patrick Wilcken, qui a participé à la rédaction d’un rapport d’Amnesty International sur l’arsenal de «Daech», en s'appuyant sur les analyses d'experts de milliers de vidéos et d'images.

Ces armements, majoritairement pillés dans les stocks militaires irakiens, ont été fabriqués et conçus dans plus de 20 pays différents, dont la Russie, la Chine, les États-Unis et des États européens. «Les Nations Unies ont expliqué en 2014 que l’organisation Etat islamique avait récupéré des stocks d’armes permettant d’équiper l’équivalent de trois divisions, soit environ 40.000 hommes», détaille Aymeric Elluin. «Et aujourd’hui Daech dispose de tout l’arsenal d’une armée conventionnelle : artillerie, obusiers, lance-missiles anti-chars, lance-missiles antiaériens, mitrailleuses lourdes, mitrailleuses légères, armes de poing», énumère-t-il.

Pour l’ONG, il y a donc aujourd’hui nécessité à limiter la prolifération d’armes dans cette région, car «on sait très bien qu’il y a un risque que les armes - fournies par l'Occident aux rebelles - finissent dans les mains de Daech», estime le spécialiste. Amnesty souligne également dans son rapport «des transferts d'armes peu réglementés à destination de l'Irak, ainsi que des contrôles poreux sur le terrain», et ce depuis des décennies.

Le trafic illicite d’armes passe par la Turquie

Outre les saisies de stocks, le trafic illégal d’armes et de munition sont également une source d’approvisionnement pour l’organisation terroriste. «Des armes belges vendues au Qatar ont été interceptées en Libye alors qu’elles s’apprêtaient être transférées vers le Liban. Des armes chinoises ont également été retrouvées. Et on a aussi constaté que, très souvent, ce trafic illicite passe par la Turquie», détaille Aymeric Elluin, qui dénonce «des complicités au niveau régional et étatique».

Pour Amnesty International, il est essentiel que les Etats s’engagent à renforcer leurs contrôles avant et après livraison et à stopper la fourniture d’armes s’il existe un risque de détournement. En ce qui concerne la France, Aymeric Elluin indique que l’exécutif français doit être capable d’expliquer «comment des équipements franco-allemands se retrouvent aujourd’hui aux mains de Daech».

Source : sites web et rédaction

08-12-2015 | 15:18

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=16896&cid=304#.Vmcb0L9c7ao


 

 

 

 

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