LA PREUVE EST FAITE, LE SIONISME, ENFANT DE L'ANTISEMITISME, CONDUIT A LA BARBARIE

tourtaux-jacques Par Le 11/08/2022 0

Dans International

La preuve est faite, le sionisme, enfant de l’antisémitisme, conduit à la barbarie

jeudi 11 août 2022 par ANC

A l’heure où se multiplient les actions unitaires de protestations où l’ANC est présente (Paris, Marseille, Tarbes, Toulouse et sans doute d’autres…) contre la politique criminelle d’Israël, il nous semble important que l’ANC s’exprime d’autant qu’on peut lire y compris dans notre camp des déclarations pitoyables et des silences inacceptables.

Ce qui se passe en Palestine aujourd’hui est une fois encore l’horreur.

Une horreur qui touche des populations innocentes, enfants compris, et ce de manière délibérée de la part de l’entité sioniste. À l’heure où certains croient utiles de débattre sur le terme d’apartheid, terme validé par les premiers concernés, à savoir la résistance palestinienne et celles et ceux qui en Afrique du Sud ont connu son application, sans doute qu’un rappel historique s’impose.

Comme le dit Shlomo Sand [1], le peuple juif et la terre d’Israël « ont été inventés ». Paradoxalement c’est surtout l’antisémitisme qui est la source de cette invention.

Pendant des siècles, les hommes et les femmes de confession juive ont été persécutés pour être les supposés coupables descendants des tueurs du Christ dans une Europe où le christianisme était devenu l’allié hégémonique des monarchies et leur premier soutien.

Au fil du temps, cet antisémitisme s’est assorti d’arguments fallacieux basés sur le physique (le nez crochu…) alors que les populations de religion juive étaient aussi diverses par le physique que par les endroits où cette religion existait, de l’Érythrée et le Yémen à l’Europe centrale en passant par l’Afrique du Nord.

Cet antisémitisme fera naître à la fin du 19ème siècle chez Théodor Herzl, le fondateur du sionisme, l’idée de la nécessité d’un « abri permanent pour le peuple juif », un lieu où les juifs ne seraient plus persécutés pour leur religion.

En même temps, comme les juifs persécutés avaient naturellement tendance à opter pour les mouvements révolutionnaires internationalistes, les « retourner » en faveur du système capitaliste dominant par le biais d’un nationalisme inventé était une aubaine pour les conservateurs.

La suite de l’histoire est une combinaison de volonté géopolitique de détruire l’empire ottoman par la création d’un « foyer national juif » (déclaration de Balfour 1917), de la volonté de se débarrasser du poison de l’antisémitisme en renvoyant les juifs « chez eux », de la volonté de l’impérialisme britannique de créer une entité séparant en deux le monde arabe, le monde musulman et plus largement le monde colonial et « régler » la question de la colonisation britannique par la création de toutes pièces d’un État dont l’acte de naissance en 1948 est la Nakba, qui s’est traduite par la destruction de plus de 400 villages contraignant plus de 700 000 Palestiniens (devenus 5 millions aujourd’hui) à l’exil et à la vie d’apatride dans des camps.

Création par un Occident qui n’avait pas voulu empêcher l’arrivée au pouvoir du nazisme et se donnait ainsi une bonne conscience au lendemain de la shoah.

Un peu comme si on disait aux noirs américains et européens « retournez en Afrique si vous ne voulez plus connaître le racisme ».

70 ans après, l’idéologie sioniste, ne fait qu’aggraver ses crimes au nom du « Grand Israël de la mer au Jourdain » dont le but de plus en plus ouvertement avoué est de chasser les non juifs de l’entité créée par les États occidentaux sans aucune consultation du peuple de Palestine qui, avant 1948, et depuis des millénaires vivait en Palestine sans conflit de religion, en témoignent les éléments historiques et particulièrement la monnaie frappée en 3 langues : arabe, juif, anglais.

La volonté hégémonique du pouvoir sioniste a fermé la porte à toute solution à deux États, sans parler des 5 millions de réfugiés dont les jeunes générations espèrent légitimement la fin de leur calvaire et le retour sur la terre de leurs ascendants comme l’a décidé la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Ce que l’histoire nous apprend c’est qu’aucun peuple colonisé n’a été durablement vaincu par les armes.

La fuite à corps perdu du pouvoir israélien dans les crimes, les violences et les discriminations ne pourra pas venir à bout de l’espérance et de la résistance palestinienne, même avec le soutien du capitalisme international incarné par les USA et l’UE.

Il appartient aux membres de l’ANC de manifester leur solidarité internationaliste :

En participant et suscitant des actions unitaires de protestation contre la politique d’apartheid de l’entité sioniste

En dénonçant sa politique criminelle

En exigeant la libération de tous les prisonniers politiques

En exigeant du gouvernement français qu’il intervienne en particulier pour la libération de Salah Hamouri

En s’engageant et en appelant à s’engager plus fortement dans la campagne BDS comme le mouvement ouvrier fut capable de le faire contre l’apartheid sud-africain

En refusant catégoriquement l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme et qui vise des militants qui n’ont aucune leçon à recevoir dans ce domaine de la part d’un pouvoir qui utilise à intervalles réguliers la question des migrations et de l’islam pour tenter de diviser le peuple, au risque de faire en contribuant à faire monter les idées d’extrême droite.

[1] Historien israélien enseignant à Tel Aviv

http://ancommunistes.fr/spip.php?article4161

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire