RUPTURE DES RELATIONS DE BAHREIN AVEC L'IRAN

Rien ne va plus entre Téhéran et Manama

Rien ne va plus entre Téhéran et Manama

Oct 02, 2015 05:04 UTC  

 IRIB- Toujours, dans le droit fil de sa politique consistant à éviter de répondre aux revendications populaires, le gouvernement bahreïni, en accusant, une nouvelle fois, l’Iran, d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays, a rappelé son ambassadeur, à Téhéran, dans le cadre d'une rupture de ses relations avec l’Iran.

Sous prétexte de ce qu’il appelle «l’ingérence de l’Iran, dans les affaires intérieures bahreïnies» et "une prétendue tentative de semer la sédition ethnique", le ministère bahreïni des Affaires étrangères a rappelé, jeudi, son ambassadeur, à Téhéran, Rached Saad al-Dosari.
Selon le rapport de l’agence de presse officielle de Bahreïn, Manama a qualifié de persona non grata, Mohammad-Reza Babaï, le chargé d’affaires iranien, et lui a donné 72 heures, pour quitter ce pays.
Et ce, alors que le ministère iranien des Affaires étrangères a, à maintes reprises, répondu aux allégations fallacieuses du gouvernement bahreïni, et affirmé que le régime des Al-e Khalifa ferait mieux de résoudre sa crise interne, via un dialogue politique avec son peuple, au lieu de s’occuper à formuler des accusations, sans fondement, à l’encontre de l’Iran.
Dans ce droit fil, Marziyeh Afkham, la Porte-parole de la diplomatie iranienne, a conseillé, il y a 2 semaines, au gouvernement bahreïni de renoncer à son approche sécuritaire et d’engager un dialogue politique avec son peuple, pour le règlement de la crise, dans ce pays, au lieu de porter des accusations infondées, pour occulter ses difficultés internes.
Les allégations du gouvernement bahreïni, sur l’ingérence de l’Iran, dans les affaires intérieures de ce pays, interviennent, alors que des milliers de forces étrangères, notamment, saoudiennes, sont déployées, actuellement, dans ce pays, pour réprimer les protestations pacifiques du peuple contre les Al-e Khalifa.
Cela n'a pas empêché, néanmoins, les autorités bahreïnies d'accuser, à maintes reprises, l’Iran d’envoyer des armes et munitions, à Bahreïn, une accusation, constamment, démentie par Téhéran.
Bahreïn répète de telles allégations contre la RII, depuis le début du soulèvement populaire de ce pays, en 2011, tandis que l’Iran demandait, régulièrement et officiellement, aux Al-e Khalifa, de répondre aux revendications pacifiques de son peuple. Mais Bahreïn, non seulement, n’a pas répondu aux revendications de son peuple, mais encore, a eu recours à la violence, tuant et blessant plus de 200 citoyens.
Selon les rapports, diffusés par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme, plus de3.000 personnes sont détenues, dans les prisons de Bahreïn. Pour la plupart, des prisonniers politiques, qui subissent des tortures.
Dans de telles conditions, le régime des Al-e Khalifa, épaulé, dans le cadre de la Force du "Bouclier de la Péninsule", par les militaires saoudiens et les forces de sécurité des Emirats arabes unis, continue à réprimer les protestations populaires, dans son pays.
 

 
 
 

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