UN VRAI CONTE DE NOËL.

 
 
Un vrai conte de Noël. 
 

Il était une fois, à l’autre bout de la planète, à Madagascar, deux amis, des artistes français. Le premier, Dominique, compose avec son équipe des tableaux de marquèterie. Le second, Frédéric, avec la sienne, fabrique des bijoux sur lesquels sont sertis des saphirs étoilés. Le saphir étoilé est une pierre précieuse assez rare, qui présente un hologramme en forme d’étoile à six branches lorsqu’elle est exposée au soleil. On la trouve occasionnellement, dans les mines de saphirs de Madagascar.

 
Dominique et Frédéric ont été bouleversés par la lecture de l’histoire d’Ana Belén Montés, sur le journal électronique LGS . C’est ainsi qu’ils ont décidé de remettre à Ana un magnifique saphir étoilé monté sur un anneau d’argent, œuvre de Frédéric. Malheureusement il est impossible de remettre à Ana son précieux bijou directement dans sa prison. Elle est confinée dans une cellule, dans des conditions d’isolement extrême et ne peut avoir aucun contact extérieur. Laissons la parole à Frédéric : 
 
 
"(… )Cette bague attendra la libération d’Ana avec la patience d’un Ange car c’est au fond, ce qu’elle fut, ce qu’elle est et ce qu’elle sera toujours pour nous tous. Les Héros sont les Anges de la Révolution. Une étoile pour Ana Belén Montés et sa libération pour la porter. »
 
 
L’outil informatique a permis de créer une véritable chaîne de la solidarité entre les amis d’Ana dans le monde, de tisser des liens nouveaux. Les obstacles de cette mission impossible ont été surmontés, et c’est ainsi qu’Ernesto, un ami d’Ana de Porto Rico a accepté de recevoir la bague.
 
 
 Dominique est allé lui-même à Porto Rico porter la bague. Il y est arrivé le 20 janvier, accueilli par Ernesto et les amis portoricains d’Ana qui s’investissent pour sa libération et aussi pour celle d‘Oscar Lopez Rivera, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance de Porto Rico, emprisonné depuis 34 ans.  

Le vendredi 22 janvier, une surprise attendait Dominique lors de la remise officielle de la bague. Miriam, la cousine d’Ana était là et c’est elle qui gardera ce précieux bijou de la solidarité internationale, jusqu’à la sortie de prison.
 

Le soir même Miriam nous envoyait un courriel de remerciement où elle écrivait:
 

«… Je dirai à Ana qu’un groupe d’amis français qui l’appuient et l’admirent, a crée cette bague pour elle. Je suis sûre qu’elle sera très émue d’apprendre votre geste (….). J’ai confiance que l’amour, le respect l’admiration et la reconnaissance qu’éprouvent envers Ana tant de citoyens dans le monde lui apporteront une joie très profonde et raviveront son espérance. »
 

Ce courriel nous a donc appris que cette cousine correspondait avec Ana. Il était suivi d’un autre, cette fois de Dominique qui raconte :
 

« Myriam venait juste de recevoir une lettre d'Ana écrite le 2 janvier et envoyée par l'administration pénitentiaire le 15 et qu'elle nous a lue ; Ana semble donc aller " bien " ( si l'on peut dire ) et est toute émue et étonnée d'avoir appris par sa mère qu'une mobilisation voyait le jour pour demander sa libération, tablant quant à elle sur une amélioration des relations americano/cubaines pour voir son sort s’améliorer, elle-même ayant écrit à Obama pour demander celle d'Oscar dont le portrait illumine les murs des quartiers populaires de San Juan…. »
 
 

À l’instar d’Ana ayant illuminé son confinement par l’expression de son soutien à la libération d’un frère, n’oublions pas les prisonniers politiques incarcérés dans le monde depuis plusieurs décennies. Parmi eux,  Mumia Abu- Jamal ou l’amérindien Leonard Peltier aux États-Unis,  le libanais Georges Ibrahim Abdallah ou le basque Frederik Haranburu en France, et tant d’autres.  Cultivons, construisons, étendons notre solidarité humaniste internationaliste pour faire céder notre propre servitude et nous construire librement.

 
Notre conte est presque terminé…presque car Ana est toujours en prison, mais nous savons qu’il finira bien, comme tous les contes de Noël.

 

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