VENEZUELA : MISE EN GARDE DU PC CONTRE TOUTE RE-PRIVATISATION

4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 16:03
Venezuela: Le Parti communiste met en garde contre toute re-privatisation

Dans le contexte de crise économique et de pressions extérieures impérialistes, l’expérience de développement du socialisme au Venezuela est ballotée entre plusieurs options politiques. Le Parti communiste du Venezuela, allié le plus fidèle du processus révolutionnaire bolivarien initié par Hugo Chavez, a déjà exprimé des inquiétudes de façon constructive, tout en mobilisant les travailleurs. Voir notre article d’août 2014: Au Venezuela, le débat au sein des forces révolutionnaires, c'est : « approfondir la révolution ou réformes capitalistes ». Aujourd’hui il met en garde contre la tentation de certains dirigeants de remettre en cause les nationalisations, plutôt que de rechercher les conditions pour les démocratiser. Extrait du journal « Tribuna Popular » du PCV, 28 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

 

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a réagi aux déclarations certains porte-parole du gouvernement qui avaient mis en discussion la privatisation d’entreprises nationalisées. Pour Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, au lieu de restituer au capital privé les entreprises regagnées sur lui au Venezuela, l’Etat devrait s’engager pour promouvoir une gestion participative des groupes par les salariés.

Fuguera a expliqué en quoi le retour des entreprises industrielles et des domaines agricoles dans les mains de leurs anciens propriétaires comme leur transfert dans celles de la bourse constitueraient un recul. Le secrétaire du Parti a également critiqué le fait que, dans certaines entreprises d’Etat, les dirigeants poursuivent une politique destinée à donner l’impression que l’Etat et les travailleurs ne seraient pas capables de produire et de gérer. De cette façon certains cherchent à justifier le démantèlement, la revente ou la restitution des entreprises nationalisées.

Les communistes du Venezuela prônent une intervention de l’Etat dans le fonctionnement des entreprises publiques pour développer un autre mode de gestion, participatif et orienté vers l’intérêt du peuple. Selon la conception du PCV, le travail dans l’entreprise doit être organisé conjointement par les conseils socialistes de travailleurs, des représentants désignés par le gouvernement, les conseils municipaux et les producteurs impliqués. Pour Oscar Figuera, cela approfondirait l’exercice de la démocratie participative dans un domaine aussi central que le développement économique.

Source : Tribuna Popular

 

 

 
 
 
 
 
 

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