WOLKSWAGEN : FRAUDES CONFIRMEES EN EUROPE.

  •  

     

     

  • Affaire Volkswagen : des fraudes confirmées en Europe.

     
     
    Pierre Demoux / Journaliste et Etienne Combier / Journaliste |

 

Le ministre allemand des Transports reconnaît que des fraudes ont eu lieu en Europe aussi, BMW chute en Bourse... L’affaire Volkswagen continue de s’étendre.

L’affaire Volkswagen n’en finit plus de faire des vagues. Après la révélation vendredi dernier de l’installation par Volkswagen d’un logiciel permettant de manipuler les tests antipollution sur ses moteurs diesel aux Etats-Unis, puis l’annonce par Volkswagen que le moteur incriminé équipait 11 millions de véhicules dans le monde, c’est désormais en Europe que le scandale rebondit sur plusieurs fronts ce jeudi.

Des fraudes aux tests antipollution en Europe aussi

Le ministre des Transports allemand Alexander Dobrindt a admis ce jeudi que la manipulation des tests antipollution révélée aux Etats-Unis avait également eu lieu en Europe. « Nous avons été informés qu’en Europe également des véhicules équipés de moteurs diesel de 1,6 et 2,0 litres sont touchés par les manipulations dont on parle », a dit le ministre à la presse, ajoutant qu’on n’en connaissait pas le nombre. Il a expliqué que des tests aléatoires seraient effectués par l’agence allemande de contrôle sur des véhicules construits par d’autres groupes que VW. Ce qui a relancé la spéculation autour de cette question : qui était au courant des pratiques de Volkswagen ?

BMW chute en Bourse

Tout est parti d’un article de la presse allemande sur des dépassements des normes européennes d’émissions de certains des modèles du constructeur. Le magazine « Auto Bild » rapporte que les BMW X3 xDrive 20d ont dépassé la norme Euro 6 d’émission d’oxyde d’azote de plus de 11 fois dans le cadre de tests de l’International Council on Clean Transportation (ICCT), l’organisme de recherche à l’origine de la révélation de l’affaire VW. Le constructeur a démenti toute manipulation de ses moteurs ou falsification de résultats de tests antipollution : « Chez BMW, nous ne trichons pas et, bien évidemment, nous nous conformons aux exigences légales dans tous les pays et nous nous plions à tous les tests locaux », a assuré le groupe. Dans le même temps, Daimler, propriétaire de Mercedes-Benz, a fait une déclaration dans le même sens.

On sait depuis plusieurs années que les tests antipollution, en Europe comme aux Etats-Unis, sont « optimisés » par les constructeurs  : les conditions particulières des tests en laboratoires (vitesse ralentie, température, etc.) sont loin de correspondre aux conditions réelles de conduite sur route. Ce qui n’a pas empêché l’agitation sur les marchés boursiers, craignant un nouveau rebondissement dans l’histoire des moteurs truqués. A midi, le titre perdait plus de 7 % à la Bourse de Francfort, de même que celui de Daimler (– 3,75 %). Ironie du sort, le titre Volkswagen connaissait au même moment une remontée. Avant de repartir à la baisse en début d’après-midi, comme la plupart des constructeurs automobiles.

 

Volkswagen désignera des responsables vendredi

Après la démission contrainte, jeudi, du patron du groupe, Martin Winterkorn, le constructeur allemand devrait désigner vendredi des personnes considérées comme responsables de la manipulation de tests d’émission, affirme Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Le conseil de surveillance du groupe, qui se tient vendredi, doit donner les premières conclusions de l’enquête interne menée depuis la révélation de l’affaire, vendredi dernier. De hauts dirigeants du groupe pourraient être remplacés, même s’ils n’étaient pas au courant de ces falsifications. Michael Horn, patron de la filiale américaine de VW, et Christian Klingler, responsable des ventes, apparaissent exposés.

Le conseil de surveillance doit aussi désigner vendredi le successeur de Martin Winterkorn. Plusieurs noms apparaissent dans la liste des favoris, tous travaillant déjà au sein du groupe : Matthias Müller, le patron de Porsche, Herbert Diess, celui de la marque Volkswagen, ou encore Rupert Stadler, le patron d’Audi.

Les clients de Volkswagen s’impatientent

Pendant ce temps, les clients du constructeur attendent des réponses pour savoir si leur véhicule est équipé du logiciel fraudeur . « Pour rétablir la confiance, Volkswagen doit indemniser tout consommateur affecté » par la situation, a affirmé Klaus Müller, président de la fédération des organisations de consommateurs allemandes. « La société doit soit rééquiper tous les véhicules concernés soit donner aux particuliers affectés la possibilité de le faire ». Des actions en justice en nom collectif ( »class actions ») ont déjà été lancées aux Etats-Unis. « Le client est ébranlé (...). Certains d’entre eux pourraient choisir un véhicule à l’essence », explique Ernst-Robert Nouvertne, propriétaire de concessions


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/021351179222-en-direct-leurope-touchee-par-la-frenesie-de-laffaire-volkswagen-1158821.php?BWl0f4fbsMBB5oLR.99

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau