YEMEN : L'ARABIE LARGUE DES BOMBES A FRAGMENTATION SUR LA POPULATION

 
L'organisation Human Rights Watch (HRW) a de nouveau accusé dimanche la soi-disant «coalition arabe» intervenant au Yémen sous commandement saoudien d'utiliser des armes à sous-munitions, au risque de toucher de nombreux civils, notamment des enfants.

Dans un rapport publié dimanche 31 mai, après une visite de fonctionnaires de HRW, au nord de la province yéménite de Saada, l'organisation de défense des droits de l'homme a déclaré que les bombes à fragmentation tuent des civils et visent des zones résidentielles.

 
 
«La coalition dirigée par l'Arabie saoudite et d'autres parties en conflit au Yémen doivent reconnaître que l'utilisation de sous-munitions interdites portent atteintes aux civils», a déclaré Ole Solvang, chercheuse senior pour les situations d'urgence. «Ces armes ciblent indistinctement les militaires et les civils, et les sous-munitions qui n'ont pas explosé menacent les civils, notamment les enfants, même longtemps après les combats.»

Le rapport indique que trois types de bombes à sous-munitions ont été utilisées dans les bombardements saoudiens.

 

Selon le rapport de HRW, des photos montrant des bombes à fragmentations non explosées ont été trouvées dans plusieurs domaines, y compris à al-Nushoor et al-Maqash à Saada.

HRW, dont le siège est à New York, a cité au moins deux cas de civils victimes de ces armes prohibées par un traité international. Le 27 avril près du village d'al-Amar, au moins deux civils ont été blessés par une bombe à sous-munitions larguée par un avion. Et le 29 avril dans le village de Baqim, près de la frontière saoudienne, quatre civils, dont un garçon de 10 ans, ont été blessés lorsque des sous-munitions ont explosé après coup, a ajouté l'organisation dans un communiqué.

Le 3 mai, Human Rights Watch avait déjà accusé la coalition d'utiliser, dans son offensive contre le Yémen, des armes à sous-munitions fournies par les États-Unis. Ces armes sont interdites par la Convention internationale sur les armes à sous-munitions (CCM), adoptée en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Yémen.

Quand elles n'explosent pas immédiatement, les dizaines de munitions contenues dans ces bombes deviennent de facto des mines susceptibles de tuer ou de mutiler des civils, et ce longtemps après leur lancement, accusent les organisations des droits de l'Homme.

 

01-06-2015 | 11:32
http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=15109&cid=304#.VWx5Vk0w86Z

 

 

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