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YEMEN: ANSARULLAH DECLARE QUE L'ANNONCE DE LA FIN DE LA BATAILLE D'HODEÏDA SIGNIFIE QUE L'ARABIE ACCEPTE LA DEFAITE

Yémen: L’annonce de la fin de bataille de Hodeïda signifie que Ryad a accepté la défaite

 Depuis 15 heures  16 novembre 2018

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 Monde arabe - Yémen

 

Le fait que les mercenaires de la coalition saoudo-US aient cessé leurs offensives militaires, dont l’objectif était d’occuper Hodeïda, signifie qu’ils ont accepté la défaite pour préserver leur crédibilité, c’est ce qu’a déclaré le membre du Conseil politique suprême d’Ansarullah,  Mohammed al-Bakhiti.

Les Saoudiens avaient pourtant prétendu précédemment qu’ils étaient entrés dans la ville, où ils menaient prétendument des batailles de rue.

M.al-Bakhiti a expliqué que la coalition saoudienne cherche, à travers cette annonce, à détourner l’attention de l’opinion publique, alors qu’il faut continuer à résister pour renverser le rapport de force avec l’ennemi.

Les médias yéménites ont rapporté que les combats se poursuivent à Hodeïda malgré l’annonce faite sur leur arrêt par les médias de la coalition saoudo-US. En fait, quatre civils yéménites ont été blessés suite aux frappes de la coalition saoudienne contre un bus à Hodeïda.

M.al-Bakhiti a en outre fait savoir que « les forces yéménites ont demandé aux familles des mercenaires de faire pression sur leurs fils pour qu’ils cessent les combats, mais cette requête n’a pas été adressée dans une position de faiblesse mais de force. Nous appelons donc les mercenaires à fuir les champs de bataille et nous leur assurerons un chemin sécurisé pour le retour », a en outre fait savoir.

Des officiers saoudiens tués à Najrane

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Sur un autre plan, plusieurs officiers saoudiens ont été abattus lors d’affrontements avec l’armée et les forces populaires d’Ansarullah à Najrane, au sud de l’Arabie.

Selon une source militaire citée par la télévision yéménite Al-Masirah, les forces yéménites ont repoussé la progression des mercenaires de la coalition à l’intérieur de la ville de Najrane.

L’armée yéménite et Ansarullah ont également neutralisé l’avancée des forces de la coalition à proximité de Jizane, également au sud de l’Arabie.

L’Arabie saoudite a lancé une campagne militaire dévastatrice contre le Yémen en 2015. Elle a créé une coalition des régimes arabes réactionnaires dans le but d’y empêcher la formation d’un État indépendant.

Le massacre de milliers de personnes se poursuit inlassablement dans l’indifférence quasi générale.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, les monarchies du golfe Persique et leurs mercenaires participent directement ou indirectement à la guerre meurtrière lancée contre le Yémen, depuis mars 2015.

Source: Avec PressTV

https://french.almanar.com.lb/1126754


 

YEMEN: HUDAYDAH, TOMBEAU DES MERCENAIRES DE LA COALITION SAOUDO-US

Hudaydah : les portes de l’enfer sont ouvertes (reportage d'Al-Masirah)

Wed Nov 14, 2018 11:35AM

Les opérations conjointes des forces yéménites sur la côte ouest, le 13 novembre 2018. ©Harbi Press

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Les opérations conjointes des forces yéménites sur la côte ouest, le 13 novembre 2018. ©Harbi Press

Les médias mainstream évoquent la perspective d'une chute du port stratégique de Hudaydah et une percée "significative" des forces de la coalition d'agression sur l'axe oriental de la ville. S'il est vrai que les combats font rage entre les forces d'Ansarallah et l'armée yéménite d'une part et des États-Unis et leurs sbires de l'autre, la réalité est bien différente de ce que rapportent la presse occidentale. Loin d'être une "percée" de la coalition, celle-ci semble plutôt être tombée dans un méga-piège.

Les mercenaires de 17 pays impliqués dans la coalition avancent en terrain miné, dans le sens propre et figuré du terme, sous l’œil vigilent des drones de reconnaissance d'Ansarallah. Les unités de minage yéménites ont tendu des milliers de pièges à l'explosif à l'occupant qui commence cette fois à bien réaliser de quel bois est fait la Résistance yéménite. Des centaines de mercenaires ont été tués depuis ces 4 derniers jours sur l'axe oriental de la ville. 

Le QG des forces yéménites a enregistré des scènes sur l'une des embuscades tendues aux mercenaires de la coalition d'agression, laquelle révèle bien des détails sur ce qui se passe actuellement à Hudaydah. Dans un reportage diffusé ce mercredi 14 novembre, la chaîne d’information yéménite al-Masirah revient sur la bataille  : « L’étau se resserre autour des agresseurs sur la côte ouest. Mais comment les combattants piègent-ils les agresseurs et pourquoi le bilan des pertes dans les rangs des ennemis est-il si lourd? Voici les  images de l'un des guet-apens tendu à l'ennemi. Plus d’une vingtaine de mercenaires ont été liquidés en quelques minutes. Les images ont été tournées par des drones de reconnaissance yéménites qui filment l'événement. Les explosions, elles, sont provoquées par des engins téléguidés voire des unités d'artilleries qui une fois, les images reçues et traités, se mettent à tirer et à viser avec précision des cibles ennemies », affirme la chaîne.

Côte ouest, cimetière des Saoud!

L’armée yéménite a annoncé avoir abattu des dizaines de mercenaires pro-saoudiens et pro-émiratis lors d’une opération « spectaculaire ».

Et le correspondant d’al-Masirah d'ajouter : « La côte ouest s’est transformée en un enfer pour les mercenaires des Américains et des Israéliens et ils ne peuvent plus s’en échapper. Riyad a tout fait pour satisfaire les Américains vu que ces derniers lui ont lancé un ultimatum. Mais la bataille de Hudaydah est loin d'être une partie de promenade. Au sud de la zone dite kilo 16 (sud de Hudaydah), les mercenaires tombent un à un et les images le montrent très clairement. Pas un seul n'en échappe. »

La tactique de combat? 

Le retrait des forces yéménites sur l'axe oriental de Hudaydah, plutôt que de marquer la victoire de la coalition, s'avère bien une tactique de guerre d'Ansarallah, affirme la chaîne avant d'ajouter : « Les images aériennes montrent que, les forces conjointes yéménites attirent l'ennemi dans un guet-apens. Elles reculent d'abord pour permettre aux agresseurs d’avancer dans le village d’al-Manzar, situé dans la périphérie de l’aéroport de Hudaydah. Une fois dans le village, tout explose !  Les unités conjointes d’artillerie et les drones opèrent en parfaite osmose et mènent des attaques contre les équipements et les véhicules blindés de l’ennemi. Les mercenaires ont fait des maisons d’habitation des stocks d’armes. Hudaydah ne cédera jamais aux agresseurs. Notre port sera la cimetière des agresseurs. »

Le Sud saoudien s'embrase 

« Des dizaines de mercenaires à la solde du régime de Riyad ont été abattus au cours des opérations séparées de l’armée et des Comités populaires (Ansarallah) du Yémen à Jizan au sud de l'Arabie saoudite.  Les bases saoudiennes et les lieux de campement des soldats saoudiens sont des cibles favorites des unités balistiques d'Ansarallah. À ce train, l'ultimatum lancé par le secrétaire à la défense américaine à Riyad risque de tourner en un rendez-vous en enfer pour les Saoudiens », conclut le correspondant de la chaîne. 

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/14/580007/Hudaydah--les-rats-pigs


 

YEMEN: LE NOMBRE DE MORTS EST CINQ FOIS PLUS ELEVE QUE NOUS LE PENSONS

Le nombre de morts au Yémen est cinq fois plus élevé que nous le pensons

 Depuis 10 heures  14 novembre 2018

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 Monde arabe - Yémen

 

L’absence de chiffres fiables concernant le nombre de morts au Yémen a permis jusqu’à présent aux puissances étrangères de rejeter plus facilement les accusations portées contre elles de complicité dans ce désastre humanitaire.

Une des raisons pour laquelle l’Arabie Saoudite et ses alliés ont pu éviter un tollé général concernant leur intervention au Yémen tient au fait que le nombre de victimes est largement sous-estimé. Le chiffre communément rapporté parle de 10 000 morts en trois ans et demi de conflit, un chiffre étrangement bas à la vue de la férocité des combats.

Un décompte par un groupe indépendant montre aujourd’hui qu’en fait 56 000 personnes ont été tuées au Yémen depuis le début 2016. Ce chiffre augmente de plus de 2000 chaque mois alors que les combats s’intensifient autour du port de Hodeidah, sur la Mer Rouge. Il n’inclut pas le nombre des morts provoqués par la malnutrition ou des maladies tel que le choléra.

« Nous estimons à 56 000 le nombre de civils et de combattants tués entre janvier 2016 et octobre 2018 », déclare Andrea Carboni, qui suit l’évolution de la situation au Yémen pour le compte du Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED) – un organisme indépendant autrefois associé à l’Université de Sussex – qui étudie les conflits en cherchant à déterminer le nombre réel de victimes. Il ajoute qu’il s’attend à voir ce chiffre grimper entre 70 000 et 80 000, une fois qu’il aura finalisé ses recherches sur les victimes jusqu’à présent non recensées qui sont mortes avant l’invasion menée par l’Arabie Saoudite au Yémen en mars 2015 et la fin 2015.

Le chiffre souvent repris de 10 00 morts vient en fait d’un représentant de l’ONU qui parlait des morts civils au début de l’année 2017, et est resté inchangé depuis. Cette statistique périmée, tirée du système informatique de santé yéménite, parcellaire et endommagé par la guerre, a permis à l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis (EAU) – qui dirigent une coalition de pays fortement soutenue par les Etats-Unis, la Grande- Bretagne et la France– d’ignorer ou de minimiser les pertes humaines.

Le nombre de victimes augmente tous les jours alors que les forces de la coalition tentent de couper Hodeidah de la capitale Sanaa. Oxfam a déclaré cette semaine qu’un civil était tué toutes les trois heures dans ce conflit, et qu’entre le 1 août et le 15 octobre, 575 civils avaient été tués dans la ville portuaire, dont 136 enfants et 63 femmes. Une attaque aérienne mercredi a tué 16 personnes dans un marché à Hodeidah alors que d’autres attaques avaient touché 2 bus au poste de contrôle houthi, tuant 15 civils dont quatre enfants.

Nous n’avons que peu d’information sur le nombre réel de victimes au Yémen car l’Arabie Saoudite et les EAU rendent l’accès difficile aux journalistes étrangers et autres témoins impartiaux. En comparaison avec la guerre en Syrie, les gouvernements américain, britannique et français ne cherchent pas à attirer l’attention sur les destructions causées au Yémen, offrant ainsi une protection diplomatique à l’intervention saoudienne. Mais leur aveuglement affiché face à la mort de tant de Yéménites commence à leur causer une publicité négative, due par ailleurs à l’avalanche de critiques internationales suite au meurtre prémédité du journaliste Jamal Khashoggi le 2 octobre à Istanbul, meurtre reconnu par les autorités saoudiennes.

L’absence de chiffres fiables concernant le nombre de morts au Yémen a permis jusqu’à présent aux puissances étrangères de rejeter plus facilement les accusations portées contre elles de complicité dans ce désastre humanitaire, et cela en dépit des appels répétés de représentants de l’ONU au Conseil de Sécurité de l’ONU pour prévenir une famine créée de toute pièce par l’homme et qui menace aujourd’hui 14 millions de Yéménites, soit la moitié de la population.

La crise s’est empirée avec le siège de Hodeidah – la ville étant un centre d’approvisionnement de l’aide humanitaire et de débarquement des importations – forçant 570 000 personnes à fuir leur maison depuis la mi-juin. Le chef des Affaires Humanitaires de l’ONU Marl Lowcock a tiré la sonnette d’alarme le 23 octobre déclarant que «  les systèmes immunitaires de millions de personnes en état de survie depuis des années s’effondrent littéralement, les rendant plus vulnérables à la malnutrition, le choléra et autres maladies, en particulier les personnes âgées ».

Le nombre exact de personnes qui meurent affaiblies par la faim est difficile à déterminer car la plupart de ces morts surviennent à la maison et ne sont pas enregistrées. Cela est particulièrement vrai au Yémen, où les centres de santé gouvernementaux ne fonctionnent plus et les gens sont trop pauvres pour utiliser ceux qui marchent encore.

Les morts causés par les combats devraient être plus faciles à comptabiliser et à publier. Le fait que cela ne soit pas fait au Yémen montre le peu d’intérêt que ce conflit suscite au sein de la communauté internationale. Andrea Carboni déclare qu’ACLED a réussi à déterminer le nombre de morts civils et militaires morts lors d’opérations au sol ou de bombardements en s’appuyant sur la presse yéménite, et dans une moindre mesure étrangère. ACLED a utilisé ces sources, après avoir analysé leur crédibilité, pour calculer le nombre de morts. Là où les chiffres divergent, le groupe utilise les chiffres les plus conservateurs et tend à prendre en compte plus ceux qui endurent les pertes que ceux qui les causent.

Il est difficile de faire la différence entre les cibles civiles qui sont délibérément attaquées et les non combattants qui meurent parce qu’ils sont victimes de tirs croisés, ou se trouvaient proches d’une installation militaire lorsque celle-ci est touchée.

Une étude par le professeur Martha Mundy – Strategies of the Coalition in the Yemen War: Aerial Bombardment and Food War – conclut que la campagne aérienne menée par l’Arabie Saoudite visait délibérément les lieux de production et d’entreposage alimentaire. Environ 220 bateaux de pêche ont été détruits le long des rives yéménites de la mer Rouge, et la pêche a été réduite de moitié.

L’ACLED a commencé à comptabiliser les morts alors que la guerre avait déjà commencé, ce qui explique qu’il cherche aujourd’hui à déterminer le nombre de morts en 2015. Son rapport est daté de janvier ou février 2019.

Andréa Carboni ajoute que la tendance est à la hausse. Le nombre total de morts par mois avant décembre 2017 s’élevait à moins de 2000 personnes, mais il est passé au-delà depuis. Presque tous les morts sont yéménites, bien que le chiffre recense 1000 soldats soudanais morts combattant au sein de la coalition.

L’affaire Khashoggi a engendré un plus grand intérêt international pour la guerre au Yémen ainsi que le rôle de l’Arabie Saoudite et du prince héritier Mohammed ben Salman dans le conflit. Mais nous n’assistons cependant pas à une diminution de l’aide militaire américaine, britannique et française apportée au royaume et aux émirats, même s’il y  a peu de chance que la coalition ne remporte une victoire décisive.

Nous avons mis trop longtemps à établir la véritable « addition du boucher » dans la guerre au Yémen, mais elle pourrait aider à faire pression sur les puissances étrpatrick_cockburnangères pour mettre un terme à la boucherie.

 

Par Patrick Cockburn

Sources : Information Clearing House ; Traduction et Synthèse : Z.E pour France-Irak Actualité
Cet article a été publié à l’origine par « The Independent”

https://french.almanar.com.lb/1122970


 

HODEIDA: LES MERCENAIRES DE LA COALITION ARABE TOMBENT DANS UN PIEGE TENDU PAR LA RESISTANCE YEMENITE ET ESSUIENT DE LOURDES PERTES

Les forces de la coalition tombent dans le piège des Houthis à Hodeida. Les occidentaux veulent arrêter la guerre

 Depuis 3 heures  12 novembre 2018

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 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

 

Rédaction du site

L’organisation  Ansarullah et les unités de l’armée yéménite opposent une résistance farouche à  Hodeida, sur la côte ouest du Yémen, où les mercenaires de la caolition arabe menée par l’Arabie soaudite  semblent être bel et bien pris au piège qu’ils leur ont tendu.

12 jours après le lancement de la nouvelle phase de l’assaut contre cette ville portuaire à partir de laquelle sont acheminés les besoins de première nécessité des Yéménites, il n’ont réalisé aucune avancée, assurent les médias proches des Houthis.

Selon l’AFP, une source de la coalition a indiqué ce lundi 12 novembre que les Houthis avaient repoussé « une tentative majeure d’avancée loyaliste en direction du port, et qu’ils réussissaient ailleurs à ralentir la progression ». Le terme des forces loyalistes est utilisé par les agences pour désigner les forces qui soutiennent le président démissionnaire contesté Abed Rabbo Mansour Hadi.

« Une quarantaine de mercenaires ont été tués et une soixantaine d’autres blessés », a indiqué le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Sarie. Interrogé sur les informations véhiculées par les agences internationales sur l’avancée des forces de la coalition d’agression saoudienne dans la côte ouest et plus précisément à Hodeida, il les a toutes démenties.

« L’ennemi voulait pénétrer sur deux fronts : la zone dite du Kilomètre 16 et l’ouest de l’aéroport de Hodeida. Mais les forces yéménites ont lancé une opération d’envergure pour les repousser et ils ont tué 40 mercenaires et en ont blessé plus de 60 autres », s’est réjoui le général Sari. Selon lui, 12 véhicules blindés des mercenaires pro-Riyad ont été également détruits lors de cette opération.

Les mercenaires pro Hadi sont tombés dans le piège que nous leur avons tendu dans le sud-ouest de Hodeida, indique une déclaration envoyée via l’application Telegram d’Ansarullah, rapporté par l’AFP.

Auparavant, le porte-parole de cette organisation, Mohammed al-Bukhaïti, avait indiqué que les forces conjointes yéménites ont même « réussi à couper l’approvisionnement, par voie terrestre, de l’ennemi sur la route de Mokha et que les mercenaires ne peuvent plus que s’approvisionner en armes par voie aérienne ».

Dans leur version des faits, les sources pro Hadi,  avancent des chiffres différents qui leur donnent l’avantage: elle font état 32 des leurs combattants ont été tués et de 111 rebelles , en allusion aux combattants d’Ansarullah et des unités de l’armée. Mais leur revers sur le terrain n’est que trop apparent.

Alors que ses tentatives  pour s’emparer de Hodeida s’avèrent vaines, les alliés occidentaux de la Coalition multiplient les appels pour mettre fin à la guerre.

Tour à tour, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et ses homologues britannique Jeremy Hunt et français Jean-Yves Le Drian ont souligné que le temps de la négociation était venu, cite l’AFP.

Lors d’un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, également ministre de la Défense, M. Pompeo a explicitement appelé à « la fin des hostilités », demandant que « toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit ».

Tentative de sauver la face de la Coalition? Le dernier mot revient aux Yéménites…

 

Source: Divers

https://french.almanar.com.lb/1120770


 

L'ARABIE SAOUDITE PILONNEE PAR LES DRONES DE LA RESISTANCE YEMENITE

Yémen: attaque conjointe sur les positions des mercenaires pro-saoudiens

Sun Nov 11, 2018 6:25PM

Le drone de fabrication yéménite Qasif. ©Al-Masirah

Le drone de fabrication yéménite Qasif. ©Al-Masirah

Plusieurs positions de mercenaires pro-saoudiens ont été visées par les forces yéménites sur la côte ouest du Yémen.

Selon la chaîne d’information yéménite Al-Masirah, l’unité de drones et l’unité d’artillerie du Yémen ont lancé, ce dimanche 11 novembre, une opération militaire conjointe, pour la deuxième fois depuis le début du mois de novembre, visant plusieurs positions des mercenaires pro-saoudiens sur la côte ouest du Yémen.

Jusqu’ici, des centaines de mercenaires pro-Riyad ont été abattus et des dizaines de véhicules militaires leur appartenant ont été détruits lors de nombreuses attaques organisées par l’armée yéménite et les Comités populaires du Yémen pour défendre le territoire yéménite face aux agresseurs saoudiens et émiratis.

D’autre part, les récentes frappes de la coalition saoudienne, soutenue par les États-Unis, se sont avérées dévastatrices en termes de pertes en vies humaines, sans compter qu’elles ont engendré des centaines de milliers de réfugiés.  

Hudaydah : pourquoi les Émirats ont-ils échoué ?

La nouvelle opération des Émirats arabes unis sur la côte ouest du Yémen a échoué.

La coalition saoudienne s’est lancée, le 13 juin 2018, dans une nouvelle campagne militaire destinée à s’emparer du port stratégique de Hudaydah, malgré les avertissements des parties internationales sur la dégradation de la situation humanitaire dans cette région.

Cette campagne militaire, bien qu’appuyée par les États-Unis, reste dans l’impasse, grâce à la résistance de l’armée et des Comités populaires du Yémen.

Avec le feu vert des États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont mobilisé, en mars 2015, certains de leurs alliés pour lancer une offensive militaire d’envergure contre le Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, sous prétexte de permettre le retour au pouvoir du président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi.

L’agression saoudo-émiratie contre le Yémen a fait jusqu’ici plus de 16 000 morts chez les Yéménites, pour la plupart des civils, et s’est soldée par la destruction, à une large échelle, des infrastructures du Yémen.

Voulant aider son riche allié saoudien à sortir du bourbier de la guerre au Yémen, Washington vient de proposer l’ouverture de négociations de paix entre les parties en conflit.

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/11/579753/Yemen-Arabie-saoudite-Emirats-arabes-unis-Hudaydah-cote-ouest-drone-artillerie-Ansarallah


 

LA PRESIDENTE D'UNE ONG YEMENITE JUGE TRES REGRETTABLE QUE LA FRANCE, PAYS CIVILISE, AIT CHOISI D'ALIMENTER LA GUERRE AU YEMEN

« Très regrettable » que la France choisisse d' »alimenter » le conflit au Yémen

 Depuis 13 heures  10 novembre 2018

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 Monde arabe - Yémen

 

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Radhya Almutawakel, présidente de l’ONG yéménite de défense des droits humains Mwatana

A la veille du Forum de Paris pour la paix, Radhya Almutawakel, présidente de l’ONG yéménite de défense des droits humains Mwatana, a jugé vendredi auprès de l’AFP « très regrettable » que la France, « pays civilisé », ait « choisi d’alimenter » la guerre au Yémen « en continuant de vendre des armes à l’Arabie saoudite ».

QUESTION: Avant le Forum de la paix souhaité par Emmanuel Macron, quel message adressez-vous à la France lors de votre passage à Paris ?

REPONSE: La France peut porter une voix très positive et peut pousser à un accord politique au Yémen, à ce que les parties au conflit respectent les lois humanitaires internationales et cessent de viser des civils. Mais ce que je vois jusqu’à présent, c’est que la France choisit d’alimenter la guerre en continuant de vendre des armes à certaines parties au conflit, en particulier à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

C’est très regrettable parce que la France est un pays civilisé et développé. D’un pays comme la France, les Yéménites s’attendraient plutôt à recevoir de l’aide dans le domaine technologique ou de l’éducation, et pas des armes…

Je pense que (le président français Emmanuel) Macron peut augmenter la pression afin d’aboutir à un accord de paix (…), inciter les parties prenantes à prendre des mesures pour que la situation soit moins épouvantable: comme rouvrir les aéroports et les ports y compris l’aéroport de Sanaa (qui est fermé et n’est utilisé que de façon ponctuelle par l’ONU, NDLR), faire que les gens puissent toucher leurs salaires, faire libérer les prisonniers, permettre à la société civile et aux médias d’avoir plus d’espace d’expression.

Je voudrais aussi demander aux Français: est-ce que cela ne vous gêne pas de profiter d’emplois et de retombées économiques au prix du sang de personnes innocentes ?

Q: Mercredi, 35 ONG yéménites et internationales ont affirmé que « 14 millions » de personnes étaient « menacées par la famine » dans votre pays, quelle est la situation que vous observez sur le terrain ?

R: Aujourd’hui, 22 millions de Yéménites ont besoin de protection et d’aide, c’est à dire les trois quarts de la population, c’est presque la totalité d’entre nous… Il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, c’est un désastre causé par l’homme et par toutes les violations perpétrées par les parties au conflit.

Les Yéménites essaient de survivre, ils vivent entre la vie et la mort. Les gens savent que la mort peut les frapper à tout moment…

Des millions de Yéménites ne reçoivent plus leurs salaires, et la famine est utilisée comme une arme de guerre. Les Yéménites sont affamés par les parties prenantes au conflit.

Ce que j’observe autour de moi, c’est que beaucoup de Yéménites ont perdu toute source de revenus; même les gens qui appartenaient à la classe moyenne, ils ont vendu leurs logements, leurs voitures, et maintenant, ils sont pauvres.

Donc imaginez la situation dans laquelle sont les Yéménites qui étaient déjà pauvres avant la guerre…

Q: Faut-il accroître l’aide internationale au Yémen ? 

R: L’aide humanitaire ne peut pas être la solution au Yémen. La situation ne peut être améliorée qu’en arrêtant la guerre et en mettant fin à l’intervention militaire. Les Etats (dans le monde) ne devraient pas agir comme des ONG humanitaires, parce qu’ils peuvent faire bien plus, ils peuvent arrêter la guerre.

L’aide humanitaire est cruciale, nombre de Yéménites en dépendent complètement, mais c’est une solution très temporaire, on ne peut continuer à nourrir les gens comme ça éternellement.

Les Yéménites veulent retrouver une vie normale, et leurs emplois, afin de se nourrir par eux mêmes.

 

Source: AFP

https://french.almanar.com.lb/1118746


 

LES ARMES OCCIDENTALES ALIMENTENT LE CONFLIT DU YEMEN

   

Yémen: Les armes occidentales alimentent le conflit

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Par Simon Petite

L'Arabie saoudite et les Emirats font la guerre grâce aux énormes commandes passées auprès des Etats-Unis et des Européens

Pourquoi les médias occidentaux parlent-ils beaucoup moins du Yémen que de la guerre en Syrie? Pour de nombreux critiques, ce serait à cause des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe engagés dans le conflit chez leur voisin. Un raccourci mais qui repose sur une réalité irréfutable. Pour les marchands de canons, le Golfe persique est un eldorado.

Selon l’Institut de recherche international sur la paix de Stockholm (SIPRI), qui fait autorité sur les flux de matériel militaire, le flot d’armes vers le Moyen-Orient a doublé entre la période 2008-2012 et la période 2009-2013. Dans le même temps, tous les autres continents ont connu une stagnation ou une baisse des importations d’armes. Dans le monde, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont respectivement le second et le quatrième plus important client de l’industrie d’armement. Les rebelles houthis, eux, sont soumis à un embargo de l’ONU sur les armes, qui n’est pas hermétique.

Etats-Unis en tête

Rien à voir avec le volume de livraisons d’armes en faveur des belligérants saoudiens et émiratis. Avec 3,4 milliards de dollars de livraison en 2017 (le double de l’année précédente), les Etats-Unis sont, sans surprise, le premier pourvoyeur d’armes à Riyad, toujours selon le SIPRI. Ils sont suivis par le Royaume-Uni (436 millions) et l’Allemagne (105 millions). Contrairement aux deux premiers, Berlin a décidé de suspendre ses ventes d’armes à Riyad après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Quant à la Suisse (44 millions d’exportations de matériel de guerre en 2016, selon le SIPRI), elle vient de renoncer à assouplir l’exportation de matériel militaire vers les pays en guerre.

Suite à l’affaire Khashoggi, le débat sur l’exportation d’armes a pris de l’ampleur, mais les principaux pourvoyeurs d’armes de la pétromonarchie refusent de revoir leur politique. Les milieux proches de l’armement font valoir que d’autres Etats, comme la Russie ou la Chine, profiteraient de l’aubaine. L’exemple de l’Espagne illustre les réticences des Occidentaux à se passer des marchés du Golfe. En septembre dernier, le nouveau gouvernement socialiste annonçait renoncer à plusieurs contrats avec Riyad. Il a fait machine arrière par peur de perdre des emplois.

Source : www.letemps.ch

https://french.alahednews.com.lb/28961/359#.W-Xy5ZNKhPY


 

LES TROUPES ENNEMIES ENCERCLEES A HODEÏDA PAR LA RESISTANCE YEMENITE. LES USA ONT PLANIFIE LA NOUVELLE ATTAQUE CONTRE HODEÏDA.

Yémen: les forces ennemies encerclés à Hodeïda. Le Pentagone impliqué dans la nouvelle offensive

 Depuis 5 heures  9 novembre 2018

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 Monde arabe - Yémen

 

Le porte-parole des forces armées yéménites, le général Yehya Sari’, a affirmé le jeudi 8 novembre que les combattants de l’armée et d’Ansarullah sont parvenus à couper, via quatre axes, toutes les voies de ravitaillement terrestres des forces ennemies sur le front de la côte ouest.

Et de préciser : les troupes ennemies sont désormais encerclées dans les régions d’al-Jabalia, al-Fazza, al-Jah, et la ville de Tahtiya.

« L’aviation de la coalition saoudo-US a échoué à apporter des renforts aux mercenaires, se contentant d’évacuer les blessés, alors que de dizaines de cadavres ont été abandonnés sur le champ de la bataille », a fait savoir le général Sari’.

Et d’ajouter : « les opérations militaires menées par nos forces ont entrainé la destruction de 17 véhicules », faisant état de 150 mercenaires tués et blessés.

Il a dans ce contexte appelé les mercenaires dupés à se rendre aux forces yéménites.

Des dirigeants du Pentagone ont planifié l’attaque contre Hodeïda

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Sur un autre plan, le site français Intelligence Online a révélé, le jeudi 8 novembre, que des dirigeants du Pentagone ont participé à la planification de la nouvelle offensive saoudo-émiratie contre Hodeïda.

Et d’ajouter : le Pentagone a, dans ce sens, fourni des informations ultra-sensibles à l’Arabie et aux Emirats.

Les dirigeants américains se sont réunis à Ryad avec des officiers saoudiens et émiratis pour planifier l’offensive contre Hodeïda, a-t-on indiqué de même source.

 

Source: Traduit d'AlMasirah

https://french.almanar.com.lb/1117756


 

LE CHEF DU MOUVEMENT ANSARULLAH: "LES COMBATTANTS YEMENITES NE SE RENDRONTJAMAIS"

Les yéménites «ne se rendront jamais», affirme le chef d’Ansarullah

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Le chef du mouvement d’Ansarullah yéménite, sayed Abdel Malek al-Houthi, a promis mercredi que les combattants du Yémen se battront jusqu'au bout et ne se rendront «jamais», alors qu'une coalition sous commandement saoudien tente de prendre la grande ville portuaire de Hodeida (ouest).

«Chaque fois que les dirigeants américains parlent de la nécessité de la paix au Yémen, il s’agit en réalité d’un nouveau signal qu’ils envoient aux agresseurs pour entamer une nouvelle étape de l’intensification des attaques militaires contre le Yémen», a déclaré Abdel Malek al-Houthi.

Le leader du mouvement Ansarullah a accusé les États-Unis d’être directement impliqués dans des attaques militaires contre le peuple yéménite : «Les États-Unis vendent des armes et des équipements militaires aux agresseurs saoudiens et émiratis, et les soutiennent politiquement. Mais sur le plan diplomatique, les dirigeants américains nient leur implication dans les crimes commis contre notre peuple», a-t-il ajouté.

Sayed al-Houthi a condamné aussi la politique des agresseurs saoudiens et émiratis qui prétendent essayer de faire revenir au pouvoir le président démissionnaire yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi : «Ils se servent de leurs mercenaires yéménites pour réduire leurs propres pertes en vies humaines dans les combats. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne s’engagent pour aucun Yéménite, ni pour Mansour Hadi, ni pour le commandant des mercenaires Ali Mohsen al-Ahmar. Ils ne sont pas venus au Yémen pour aider les Yéménites.»

Le leader d’Ansarallah a affirmé que la guerre déclenchée par les Saoudiens et les Émiratis contre le Yémen n’a aucune légitimité :

«Le mandat présidentiel de Mansour Hadi a pris fin le jour où il a démissionné de son poste. Les puissances étrangères qui prétendent le soutenir n’ont aucune légitimité non plus, d’autant plus qu’ils ont commis tant de crimes contre les Yéménites en procédant au massacre systématique de la population civile. Notre peuple ne se rendra jamais face aux agresseurs saoudiens et émiratis, qui sont eux-mêmes des marionnettes dont les États-Unis tirent les ficelles.»

Abdel Malek al-Houthi a évoqué ensuite la situation de la côte occidentale du Yémen et de la ville portuaire de Hodeida, en soulignant que malgré les vives offensives des agresseurs contre cette région, la majeure partie de la province de Hodeida reste sous le contrôle de l’armée et des Comités populaires d’Ansaralluh.

«Est-ce que l'ennemi pense que pénétrer dans tel ou tel secteur, ou prendre telle ou telle zone, veut dire que nous allons être convaincus que nous devons nous rendre ou remettre le contrôle» de Hodeida à cette coalition, a demandé le chef politico-religieux, ajoutant: «Cela n'est pas en train de se produire et cela ne se produira jamais».

Dans son discours télévisé, Sayed al-Houthi, âgé d'une quarantaine d'années, a accusé ses adversaires d'être responsables de la récente escalade ayant fait près de 200 morts en moins d'une semaine selon des sources médicales et militaires. «L'ennemi bénéficie du nombre qui a encore augmenté pour mettre sous pression la ville de Hodeida», a-t-il affirmé.

Il a ajouté que depuis la révélation des relations normalisées entre l’Arabie saoudite et l’Entité israélienne, Riyad a adopté une position de plus en plus hostile contre les Yéménites :

«Les dirigeants saoudiens et émiratis considèrent comme ennemis tous ceux qui s’opposeraient aux politiques expansionnistes d’Israël, et chaque fois qu’ils décident de renforcer leurs liens avec Israël, ils intensifient leurs offensives contre le Yémen.»

Source : sites web et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/28949/304#.W-SksZNKhPY



 

YEMEN: REFLEXION SUR LA STRATEGIE DE L'ARABIE A HUDAYDAH

Guerre au Yémen : réflexion sur la stratégie de Riyad à Hudaydah

Wed Nov 7, 2018 1:59PM

Un membre du bureau politique d’Ansarallah, Mohammed al-Bakhiti, devant l’aéroport de Hudaydah. ©Al-Alam

Un membre du bureau politique d’Ansarallah, Mohammed al-Bakhiti, devant l’aéroport de Hudaydah. ©Al-Alam

« Nous sommes venus à Hudaydah pour défendre cette ville et sa population, car nous savons que les pays agresseurs ne reculent devant aucun crime honteux contre les Yéménites », a affirmé le membre du bureau politique d’Ansarallah, Mohammed al-Bakhiti.

Lors d’un entretien à la chaîne Al-Alam, ce combattant d’Ansarallah a tenu à assurer au peuple yéménite que la situation est sous contrôle. Il a promis que le mouvement Ansarallah annoncerait bientôt de très heureuses nouvelles sur les affrontements à Hudaydah.

PressTV-Hudaydah : les mercenaires saignent

215 Saoudiens ont été tués ou blessés ces dernières 24 heures à Hudaydah sur la côte ouest du Yémen.

Si la coalition menée par l’Arabie saoudite s’est focalisée sur la province de Hudaydah, c’est parce qu’elle a échoué dans d’autres régions, a précisé Mohammed al-Bakhiti, ajoutant :

« Au début de son agression contre le Yémen, la coalition saoudienne prétendait qu’elle entrerait dans Saada en 72 heures, mais elle n’a pas pu atteindre cet objectif. C’est pourquoi elle a étendu la zone du conflit vers d’autres régions, y compris Hudaydah et la zone dite du “Kilomètre 16”. Les affrontements sporadiques dont nous sommes témoins à l’heure actuelle montrent que la coalition veut compenser en quelque sorte ses défaites et qu’elle refuse en principe de reconnaître sa défaite. »

D’après ce membre du bureau politique d’Ansarallah, la coalition saoudienne cherche également à détourner les opinions publiques des progrès et des grandes victoires obtenues par l’armée et les Comités populaires yéménites sur différents fronts de bataille, dont les provinces de Hudaydah et d’al-Bayda.

« Seulement dans la province d’al-Bayda, un bataillon complet des mercenaires de la coalition saoudienne a été décimé et un grand nombre de ses commandants ont été tués ou blessés. La coalition ne peut pas offrir d’appui logistique à ses mercenaires sur tous les champs de bataille. Les forces yéménites en profitent pour enregistrer de nouvelles victoires. »

Il a fait allusion à la ferme volonté du peuple yéménite de repousser les attaques de la coalition et à leur insistance à défendre le pays face aux agresseurs. « Voici pourquoi les États-Unis ont renoncé à avouer leur implication dans l’agression contre le Yémen », a-t-il aussi précisé, ajoutant :

« Les Yéménites luttent contre une agression qui implique une dizaine de pays du monde ; l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis lorgnent les richesses du Yémen et il n’est pas difficile de remarquer les revendications trop exigeantes des Al Saoud et des Al Nahyane, dans n’importe quelle initiative élaborée pour soi-disant résoudre la crise yéménite. »

L’intérêt que porte le monde entier à l’affaire Khashoggi éveille la question de savoir pourquoi la communauté internationale n’a cure du massacre du peuple yéménite ; « l’Arabie saoudite récidive dans ses crimes contre le peuple yéménite, parce que c’est les États-Unis qui le veulent », a souligné Mohammed al-Bakhiti.

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Toujours dans un politique de propagande, Abou Dhabi a mis les opérations héliportées de l’armée tuque sur son compte.

Le membre du bureau politique d’Ansarallah a pourtant affirmé que ce mouvement était pour la reprise des négociations politiques et l’application de l’accord connu sous le nom de « paix et contribution nationale ».

« Le peuple yéménite n’a jamais formulé des revendications irréalistes qui risquent de faire échouer les négociations. C’est la coalition saoudienne qui insiste sur la poursuite de la guerre, feignant d’être capable d’obtenir des victoires sur le champ de bataille. Nous, les Yéménites, nous défendons pour notre part notre peuple et notre pays et nous avons déjà réussi d’importants succès sur ce chemin. »

Dans l’optique de ce combattant d’Ansarallah, « l’agression ne s’arrêtera que lorsque le régime saoudien se sentira en danger ; ceux qui, au sein de la coalition saoudienne, gèrent la guerre contre le Yémen ont l’habitude prendre des décisions irréfléchies 

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/07/579356/Ansarallah-Ymen-Hudaydah-AlBakhiti-coalition-Arabie