YEMEN

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CE 25 MARS, SECOND ANNIVERSAIRE DE L'AGRESSION SAOUDO-US CONTRE L'HEROÏQUE PEUPLE YEMENITE

"J'accuse!!!"

Sat Mar 25, 2017 6:22AM

Les combattants houthis engagés depuis deux ans dans une défense sans merci contre l'agresseur saoudien©Al Alam

Les combattants houthis engagés depuis deux ans dans une défense sans merci contre l'agresseur saoudien©Al Alam

Le 25 mars marque le deuxième anniversaire de l'agression saoudienne contre le Yémen qui a coûté la vie à plus de 12.000 civils et a réduit en cendre près de 90% des infrastructures de ce pays, détenteur de l'une des plus anciennes civilisations du monde. Un pays érigé sur une nappe d'or noir, mais qui en raison des convoitises et des ingérences de son voisin du sud (Arabie saoudite) n'a jamais été à même d'en profiter.

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite utilise des armes à sous-munitions contre les civils©Amnesty International

Deux ans après avoir lancé son équipée militaire, la coalition que Riyad dit avoir mise sur pied pour ramener au pouvoir le président démissionnaire, Hadi, va d'échec en échec. Dans le sud, le port d'Aden que les "Hadistes" contrôlent est un enfer où les mercenaires de Riyad et d'Abou Dhabi se querellent et s'entre-tuent en fonction des intérêts et des circonstances. Le sud est désormais livré aux terroristes de Daech et d'Al Qaïda en prélude à ce que les Américains qualifient de plan de démembrement du Yémen en deux parties nord et sud. Ceci dit, malgré l'implication directe des forces spéciales US, de l'aviation israélienne et de la Grande-Bretagne, les forces yéménites tiennent bon.

L'armée nationale qui soutient l'ex-président Ali Abdellah Saleh et son allié Ansarallah ont réussi à étendre la guerre en territoire saoudien. Et les missiles yéménites, de plus en plus puissants visent des cibles situées aussi loin que des bases militaires à Riyad ou encore à Dammam, sur les frontières de Bahreïn. Combattants nés, les Yéménites se retranchent désormais dans les montagnes qui surplombent les villes saoudiennes de Jizan et de Najran et c'est la panique qui règne dans le camp saoudien.

Les Saoudiens croyaient déjà avoir conquis le détroit stratégique de Bab el-Mandeb au grand bonheur des États-Unis et d'Israël qui veulent y perturber le trafic des marchandises surtout celui de la Chine. Les unités balistiques d'Ansrallah sont là et leurs missiles ont déjà visé des destroyers ennemis.

Que contrôlent l'armée yéménite et Ansarallah au bout de deux ans de guerre?

Le contrôle de la totalité des provinces de Saada, d'Amram, d'Al Hudaydah, d'Al Bayda, d'Al Mahwit, d'Dhamar, d'Ibb est entre les mains des forces yéménites qui contrôlent à 90% les provinces de Sanaa et d'Al Hajja, et à 80%, celles de Taez et de Zali

 

Mais quelles sont les régions occupées par l'agresseur saoudien via ses mercenaires locaux?

 

Plus de 90% des provinces de Shabwah, de Lahaj, de Abyne, de Maarib, d'Al Mahra, d'Al Jawf et de Hadramaout. Les affrontements se poursuivent de plus belle dans l'ouest de Shabwah de Maarib et d'Al Jawf. 80% de la province d'Aden est aussi sous l'emprise des Saoudiens. Et à Aden, le reste c'est Al Qaïda qui le contrôle!

Idem pour Hadramaout dont 40% sont aux mains des terroristes d'al-Qaïda et de Daech, de quoi donner le prétexte nécessaire aux États-Unis de déployer davantage de force dans cette grande province aux vastes déserts riches en pétrole. Outre les firmes américaines, le français Total a également pignon sur rue à Hadramaout. La ville côtière de Zinjbar est par contre partagée à parts égales entre les forces pro-Hadi d'une part et les terroristes de Daech et d'Al Qaïda de l'autre. Les alliances entre ces trois groupes sont interchangeables suivant les intérêts des parties qui les soutiennent.

Dans quelque 5% des provinces de Taez et d'al Bayda, des heurts opposent les mercenaires aux forces nationales. À Taez, c'est Ansarallah qui combat Daech, Al Qaïda, allié des forces pro-Hadi.

Glorieux fiasco de Riyad teinté de sang

Aucun des objectifs fixés par Riyad n'a été atteint : le prétendu président Hadi se trouve toujours à la tête d'une parodie de cabinet et passe la plupart de son temps à Riyad qu'à Aden. Ansarallah n'a pas été chassé de Sanaa comme le souhaitait Riyad ni n'a été désarmé. L'agression saoudienne a consolidé l'alliance entre les forces nationales et les Houthis et un conseil de gouvernance doté d'un Parlement a émergé des ruines de la guerre. Que reste-t-il à Riyad? La honte, la honte d'avoir détruit 313 stations de service, 15 aéroports civils et militaires, 14 ports, 206 monuments historiques appartenant au patrimoine de l'humanité, 757 écoles, 270 hôpitaux, 1520 routes et ponts, 160 centrales électriques, 271 usines, 402076 maisons, 502 convois d'aides alimentaires, 1616 bâtiments publics, 220 sites touristiques......même pas

 

Et le crime le plus atroce : le meurtre de plus 12500 civils, dont 2568 enfants. 2354 mineurs sont blessés et le Yémen qui entre dans sa troisième année de blocus aérien, maritime et terrestre est frappé par la famine : 7 millions Yéménites ne mangent pas à leur faim ... et que fait la communauté internationale? Aucune réaction sinon des "alertes" émises par intermittence et qui n’engagent que ceux qui les émettent...

http://presstv.com/DetailFr/2017/03/25/515519/Ymen-un-bourbier-teint-de-sang


 

SELON L'ONU 4773 CIVILS ET 8372 AUTRES BLESSES PAR LA COALITION SAOUDO-US

Près de 4773 civils tués dans la guerre au Yémen, selon l’Onu

Depuis le début de l’offensive saoudienne au Yémen, en mars 2015, près de 4773 civils ont été tués et 8272 autres blessés lors de bombardements aériens ou de tirs d'obus, a annoncé vendredi le Bureau des droits de l'homme de l'Onu.

Près de 4773 civils tués dans la guerre au Yémen, selon l'Onu

La guerre au Yémen fait 198 morts par mois dans la population civile. Depuis l'intervention militaire conduite par l'Arabie saoudite en mars 2015, 4773 civils ont été tués et 8272 autres blessés, ont rapporté vendredi 24 mars les Nations unies.

Le Bureau des droits de l'homme de l'Onu, qui publie ce bilan, précise que la plupart des victimes sont mortes ou ont été touchées lors de bombardements aériens ou de tirs d'obus.

Afflux de réfugiés et famine

Les Yéménites ne sont pas les seules victimes de cette offensive, il y a une semaine, plus de 40 réfugiés somaliens avaient péri au large des côtes du pays lorsque leur embarcation a été visée par un hélicoptère Apache appartenant à la coalition arabe sous commandement saoudien. Dix autres ont été portés disparus.

En dépit de la guerre qui a provoqué la «pire crise humanitaire au monde» selon l'ONU, ce pays pauvre de la péninsule arabique continue d'attirer des réfugiés de la Corne de l'Afrique fuyant la misère.

Autre conséquence de la guerre, le pays traverse une vaste crise humanitaire provoquant de graves pénuries. Selon l’Unicef fin 2016, près de trois millions de personnes avaient besoin d’une aide alimentaire immédiate et 1,5 million d’enfants souffraient de malnutrition, dont 370 000 de malnutrition dite «aiguë sévère».

Source: agences

25-03-2017 | 11:31

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22503&cid=304#.WNa3tfnhA2w


 

A CAUSE DE LA GUERRE SAOUDO-US LES ENFANTS DESCOLARISES FORMENT UNE GENERATION PERDUE

Enfants déscolarisés au Yémen: une génération perdue

 Depuis 5 heures  24 mars 2017

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 Monde arabe - Yémen

Avec la guerre saoudo-US, le nombre d’enfants déscolarisés a plus que doublé au Yémen et ces près de 3,5 millions de jeunes forment une génération perdue pour l’un des pays les plus pauvres au monde.

Le coût humain de ce conflit qui s’est intensifié depuis deux ans est plus lourd que les dommages matériels, ont souligné les Nations unies.

« Toute une génération risque de voir son avenir compromis », a prévenu la porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) pour le Yémen, Shabia Mantoo.

Même constat de l’Unicef qui, dans un récent rapport, souligne que « la déscolarisation créera une autre génération qui perpétuera le cycle de violence ».

La guerre a éclaté avec l’intervention le 26 mars 2015 d’une coalition militaire arabo-US conduite par l’Arabie saoudite en soutien aux forces du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi face à l’armée yéménite et aux forces populaires d’Ansarullah.

Depuis, la guerre a fait, selon l’ONU, quelque 7.700 morts, dont au moins 1.546 enfants, dans un pays où près de 50% des 27 millions d’habitants sont âgés de moins de 18 ans.

La guerre a également mis hors service 1.640 écoles, soit 10% des établissements que compte le pays. Sur ce total, 1.470 ont été détruites ou endommagées, alors que les autres servent de casernes ou d’abris pour des déplacés, indique l’Unicef.

Selon ce Fonds de l’ONU pour la défense des enfants, 212 attaques armées ont visé des écoles et tué des élèves.

La guerre a aussi privé d’enseignement 1,84 million d’élèves. Ils sont venus s’ajouter aux 1,6 million d’enfants non scolarisés avant la guerre saoudo-US, selon Rajat Madhok de l’Unicef.

Avec AFP

http://french.almanar.com.lb/319790


 

VIDEO DE LA FUITE DES MERCENAIRES SAOUDO-US DE LEURS BASES MILITAIRES A NAJRANE EN ARABIE

Vidéo de la fuite des mercenaires de la coalition saoudo-US de leurs positions militaire à Najrane

 Depuis 3 heures  24 mars 2017

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 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

Au lendemain de l’assaut yéménite spectaculaire contre les bases saoudiennes au-delà des frontières avec le Yémen, plusieurs militaires de la coalition saoudienne et leurs mercenaires ont été tués jeudi par les tirs yéménites visant leur attroupement à Asir (sud ouest de l’Arabie).

Les combattants de l’armée yéménite (fidèle à l’ex-président Ali Abdallah Saleh) et les forces populaires d’Ansarullah ont également détruit 5 véhicules militaires de la coalition, lors de cette attaque.

Vidéo de l’assaut à Najrane

Pour sa part, le média de guerre de l’armée yéménite et d’Ansarullah a publié jeudi une vidéo d’une opération yéménite contre plusieurs bases donnant sur le passage frontalier d’AlKhadra à Najrane (sud de l’Arabie).

Les forces yéménites ont pris d’assaut les collines Al-Awadi et sont affrontés avec les mercenaires de la coalition qui ont abandonné leurs positions après la mort de plusieurs d’entre eux.

Les combattants de l’armée yéménite et d’Ansarullah ont alors progressé, pris le contrôle de plusieurs bases et saisi plusieurs types d’armes.

Les forces yéménites qui ont sécurisé les bases conquises ont détruit 3 véhicules militaires des mercenaires la coalition, et incendié un char et un véhicule saoudiens.

Traduit par la rédaction à partir d’AlMasirah

 

http://french.almanar.com.lb/319207


 

LA RESPONSABILITE DES USA DANS LA FAMINE AU YEMEN

La responsabilité des Etats-Unis dans la famine au Yémen

Par Kathy Kelly — 23 mars 2017 

Arabie saoudite Crises Droit international Etats-Unis Hégémonie Ingérence

 

Photo de Gerry & Bonni | CC BY 2.0


Cette semaine, au bureau de Voices for Creative Nonviolence de Chicago, ma collègue Sabia Rigby a à préparer son intervention dans un lycée local. Elle doit aller, avec un jeune ami réfugié d’Irak, y parler de la crise des réfugiés provoquée par la guerre. Sabia revient de Kaboul où elle a participé à la collecte d’informations sur les efforts des Jeunes Volontaires de la Paix afghans pour apporter de la chaleur, de la nourriture et de l’éducation aux familles qui ont fui la guerre afghane et vivent maintenant dans des camps de fortune.

L’année dernière, Sabia avait rendu visite aux réfugiés de la « Jungle de Calais », qui avaient fui le Moyen-Orient et plusieurs pays africains pour aller en Grande-Bretagne. Empêchés de traverser la Manche, une foule de gens ont été contraints de se regrouper dans ce camp de réfugiés de Calais, en France, d’où les autorités françaises ont fini par les évacuer malgré la solidarité qui régnait entre eux, avant de brûler complètement leur campement.

Pour sa conférence au lycée, Sabia a préparé un document qui montre où les réfugiés sont les mieux accueillis dans le monde. Un détail l’a étonnée.

En 2016, les Américains ont accueilli 84 995 réfugiés, mais, la même année, le Yémen, le pays le plus pauvre du monde arabe, a accueilli 117 000 nouveaux réfugiés et migrants et il abrite couramment plus de 255 000 réfugiés de Somalie. Le Yémen commence à souffrir de la pire crise humanitaire au monde. Qui plus est, le pays est régulièrement ciblé par des attaques aériennes saoudiennes et américaines.

En organisant, au même moment, une semaine de jeûne et d’action en relation avec la tragédie qui frappe le Yémen, nous avons été stupéfaits de découvrir que le Yémen était aussi une voie d’évasion pour les Somaliens qui fuyaient la Corne de l’Afrique pour échapper à la guerre et qui se retrouvaient piégés dans un pays où un autre conflit meurtrier provoquait une famine épouvantable.

Après des années de soutien américain au dictateur Ali Adullah Saleh, la guerre civile dévaste le Yémen depuis 2014. Son voisin, l’Arabie saoudite, lui-même un des plus cruelles dictatures de la région et un solide allié américain, est devenu nerveux en 2015, et avec le soutien de neuf pays alliés, les Saoudiens se sont mis à opérer d’incessantes  frappes aériennes punitives au Yémen, et ils lui ont également imposé un blocage qui a mis fin à l’approvisionnement en nourriture et en fournitures via un port important. Tout cela a été rendu possible par l’arrivée massive d’armements en provenance des États-Unis, pays qui a également mené des frappes aériennes indépendantes, en tuant des dizaines de civils, y compris des femmes et des enfants.

Comment ce petit pays appauvri, harcelé par des attaques aériennes et terrestres incessantes, proche de l’effondrement économique et au bord de la famine, pourrait-il absorber des milliers et des milliers de migrants désespérés?

Le Yémen importe 90% de sa nourriture. En raison du blocus, les prix des denrées alimentaires et des carburants augmentent et la pénurie atteint un niveau de crise.

L’UNICEF estime que plus de 460 000 enfants au Yémen souffrent de malnutrition sévère et que 3,3 millions d’enfants et de femmes qui attendent un bébé ou qui allaitent souffrent de malnutrition aiguë. Plus de 10 000 personnes ont été tuées, dont 1 564 enfants, et des millions de personnes ont été déplacées, mais pire encore, on voit se profiler une famine qui emportera tout sur son passage. Iona Craig, dans un article publié par IRIN, a récemment écrit:

Un groupe de plus de 120 familles dont le nombre augmente rapidement avec les nouvelles arrivées, se blottit sous les arbres secs de cette vaste zone de broussailles grises. ils ont marché deux jours pour arriver dans ce camp, au sud-ouest de la ville de Taiz, pour échapper à la dernière vague de conflit sur la côte de la mer Rouge du Yémen.

Mais à l’arrivée, les dizaines de femmes et d’enfants n’ont rien trouvé. Aucun soutien des organismes d’aide humanitaire. Pas de nourriture. Pas d’eau. Pas d’abri. Les personnes âgées parlent de manger les arbres pour survivre, tandis que les enfants demandent de l’eau aux agriculteurs locaux. Une mère berce dans ses bras un bébé souffrant clairement de malnutrition.

Maintenant on entend dire que, le 16 mars, quarante-deux Somaliens ont été tués par des frappes aériennes soutenues alors qu’ils montaient dans un bateau pour essayer de fuir le Yémen.

« Je me suis couché au fond du bateau » a déclaré Ibrahim Ali Zeyad, un Somalien qui a survécu à l’attaque. « Les gens tombaient à ma gauche et à ma droite. Tout le monde hurlait : « Nous sommes somaliens! Nous sommes somaliens! »

Mais la fusillade a continué pendant au moins une demi-heure à mon avis.

L’attaque contre le Yémen empêche à la fois les Yéménites et les Somaliens en fuite d’échapper à la pire des quatre crises qui se développent actuellement et qui, toutes ensembles, aboutiront à la pire crise humanitaire de l’histoire des Nations Unies selon l’ONU. Depuis la publication de cet article, personne n’a revendiqué cette frappe, mais les survivants disent qu’ils ont été attaqués par un hélicoptère de combat. Le bateau transportait 140 personnes et il se dirigeait vers le nord, au large des côtes du Yémen.

Pendant ce temps, les fabricants d’armes américains, dont General Dynamics, Raytheon et Lockheed Martin, profitent massivement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite. En décembre 2017, Medea Benjamin a écrit: « Malgré la nature répressive du régime saoudien, les gouvernements américains ont non seulement soutenu les Saoudiens sur le plan diplomatique, mais aussi au plan militaire. Sous l’administration Obama cela s’est traduit par des ventes massives d’armes, à hauteur de 115 milliards de dollars ».

La situation est critique et tous les États membres de l’ONU doivent exiger la fin du blocus et des attaques aériennes, le silence des armes et le règlement négocié de la guerre au Yémen. Les deux pays les plus nuisibles, les États-Unis et l’Arabie saoudite, doivent abandonner leurs manœuvres cyniques contre des rivaux comme l’Iran, devant l’énorme, l’indicible, coût en vie humaines que cela signifie pour le Yémen.

Les citoyens américains doivent exiger un changement de la politique américaine, responsable de la tragédie mortelle que vivent les peuples qui se trouvent au Yémen.

Choisissant résolument la voie de l’opposition aux politiques américaines sur le Yémen, les citoyens américains doivent exiger des élus qu’ils stoppent toutes les attaques de drones et toutes les « opérations spéciales » de l’armée au Yémen, qu’ils mettent fin à toutes les ventes d’armes américaines et à l’aide militaire à l’Arabie saoudite, et qu’ils indemnisent ceux qui ont subi des pertes causées par les attaques américaines.

Notre groupe de militants a longtemps fonctionné sous le nom de « Voix dans le désert » menant campagne contre la guerre économique contre l’Irak, une guerre via l’imposition de sanctions économiques qui ont directement contribué à la mort de plus de 500 000 enfants. Perdus dans une culture d’irréalité hostile et de silence insupportable concernant la guerre économique, nous avons ingénument essayé d’éveiller les consciences au sort des réfugiés qui tentaient de survivre. Nous n’avons pas réussi à faire lever les brutales sanctions économiques contre l’Irak et nous dû affronter la dure réalité de l’insensibilité et de l’inconséquence des décideurs américains.

Nous devons regarder la réalité en face et affirmer notre solidarité avec la plus grande partie des peuples de ce monde. A une époque où nos frères humains fuient désespérément partout dans le monde, à l’intérieur de leur propre pays, ou au-delà de leurs frontières, nous devons avoir à cœur de nous informer continuellement sur les conséquences que les actions de notre nation américaine ont sur les pauvres du monde. Nous devons faire en sorte d’être assez nombreux pour que nos voix soient entendues lorsqu’elles s’élèvent en faveur des habitants du Yémen.

Kathy Kelly | 22 mars 2017 | CounterPunch

KATHY KELLY co-coordonne Voices for Creative Nonviolence et a travaillé en étroite collaboration avec les Jeunes Volontaires de la Paix afghans. Elle est l’auteur de Other Lands Have Dreams publié par CounterPunch / AK Press. On peut la joindre à: Kathy@vcnv.org

Traduction : Aliocha Kazoff

Source: http://arretsurinfo.ch/la-responsabilite-des-etats-unis-dans-la-famine-au-yemen/


 

100 SOLDATS ET MERCENAIRES SAOUDIENS TUES ET BLESSES

Yémen: 100 saoudiens tués et blessés, les frontières s’embrasent

 Depuis 2 heures  23 mars 2017

Yémen: 100 saoudiens tués et blessés, les frontières s’embrasent
Yémen: 100 saoudiens tués et blessés, les frontières s’embrasent

 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

L’armée yéménite appuyée par les forces d’Ansarullah ont commémoré à leur façon le début de la 3ème année d’agression saoudo-US contre le Yémen. Les forces yéménites ont mené un assaut spectaculaire de 36 heures contre plusieurs bases militaires saoudiennes à Najrane, Jizane et Assir, au cours duquel plus de 100 militaires saoudiens et mercenaires ont été tués et blessés.  Des officiers saoudiens figurent parmi les tués retenus par les combattants de l’armée et d’Ansarullah.

A commencer par Jizane, 40 militaires saoudiens dont des officiers ont été tués et blessés dans un assaut d’envergure lancé mercredi contre 5 bases saoudiennes : Dafiniya, al-Kars, al-Karen, Kaem Zoubeid et al-Bahtit.

Et puis à Najrane, les combattants de l’armée (fidèle à l’ex-président Ali Abdallah Saleh) et d’Ansarullah ont mené, dans la nuit du 21 mars jusqu’àu 22 mars matin, une opération de nettoyage totale des chaines montagneuses d’Oleib vers le passage frontalier d’AlKhadra. Au cours de cette opération, les forces yéménites ont tué et blessé un grand nombre des mercenaires, et capturé plusieurs d’entre eux. Les combattants yéménites ont également saisi différents types d’armes et incendié un véhicule militaire saoudien.

La situation à Asir n’est pas meilleure pour les forces saoudiennes et leurs mercenaires. Les forces yéménites ont tué plusieurs soldats saoudiens dans des attaques héroïques menées, le 21 mars, contre la base al-Mesyal et le centre de commandement d’Oleb.

Après cette opération, les unités de génie au sein des forces yéménites ont fait exploser le centre de commandement d’Oleb qui a été totalement détruit. L’armée saoudienne s’est alors retiré de la base Nachma à Rabou’a Asir après la destruction de trois de ses véhicules et la mort des soldats à bord.

L’embrasement des frontières ne s’est pas limité aux opérations d’assaut. Le média de guerre des forces yéménites a fait état d’attaques aux missiles Zelzal, à différents types de roquettes et à des tirs d’artillerie contre plusieurs bases saoudiennes.

Traduit par la rédaction à partir du site AlMasirah

http://french.almanar.com.lb/316875


 

SIX ONG DRESSENT UN TABLEAU HUMANITAIRE APOCALYPTIQUE DE LA SITUATION AU YEMEN

Yémen: six ONG dressent un tableau humanitaire apocalyptique

Risque aigü de famine, blocus humanitaire, bombardements sans répit: la situation au Yémen est l'une des plus graves au monde, ont alerté mercredi six ONG internationales, en réclamant un accès humanitaire d'urgence et une reprise du processus diplomatique.

Yémen: six ONG dressent un tableau humanitaire apocalyptique

Dix-neuf millions de personnes, soit 60% de la population de ce pays ravagé par la guerre, en situation d'insécurité alimentaire, dont trois millions de femmes et d'enfants souffrant de malnutrition aigüe; plus de la moitié des centres de santé du pays hors de fonctionnement; 20.000 cas suspectés de choléra...

Les six ONG -Médecins du Monde, Care, Solidarités international, Première Urgence internationale, Action contre la Faim et Handicap International- ont égrené des chiffres effrayants, «sans doute en-dessous de la réalité», lors d'une conférence de presse à Paris.

Près de deux ans jour pour jour après le déclenchement de l’offensive d'une coalition arabe conduite menée par l'Arabie saoudite, la situation au Yémen, qui était déjà le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est «catastrophique», ont insisté les ONG.

«Le Yémen est un des pays du monde dans lequel les acteurs humanitaires rencontrent le plus de difficultés», a souligné Hélène Quéau, de Première Urgence. «Les infrastructures routières sont détruites totalement ou partiellement, l'accès aux aéroports et aux ports est très compliqué, les bombardements de la coalition arabe limitent les déplacements», et la présence d'«Al-Qaïda» fait peser un risque sécuritaire, a-t-elle énuméré.

A titre d'exemple, un bateau chargé d'aide de Première urgence est bloqué depuis janvier car il ne peut accéder au principal port de Hodaida, opérationnel à 10%. De même, ACF bataille depuis des semaines pour tenter de faire entrer 250 tonnes dans le pays. «L'embargo sur les armes (instauré en avril 2015 par l'Onu) est devenu de facto un blocus humanitaire», a dénoncé le docteur Serge Breysse, d'ACF.

Avant la guerre, le pays dépendait déjà à 80% des importations.

Les ONG ont également dénoncé le «mépris du droit international» par les belligérants, notamment la coalition arabe accusée de bombarder de façon indiscriminée des cibles civiles (écoles, hôpitaux) et d'utiliser des armes interdites comme les armes à sous-munition, proscrites depuis 2008. Elles ont réclamé une relance d'urgence du processus diplomatique, dans l'impasse totale depuis des mois, et la levée de l'embargo imposé par l’Arabie saoudite sur le Yémen.

Source: agences et rédaction

22-03-2017 | 15:37

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22460&cid=304#.WNLLffnhA2w


 

MALFORMATION DE NOUVEAUX NES SUITE A L'UTILISATION D'ARMES PROHIBEES PAR LA COALITION SAOUDO-US

Yémen : Malformation des nouveaux nés suite aux armes prohibées de la coalition

 Depuis 2 heures  22 mars 2017

Yémen : Malformation des nouveaux nés suite aux armes prohibées de la coalition
Yémen : Malformation des nouveaux nés suite aux armes prohibées de la coalition

 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

Des militants yéménites ont lancé un appel aux médias et aux organisations de défense des droits de l’Homme pour visiter l’hôpital as-Sab’ine à Sanaa. Ils ont fait état de plusieurs cas d’anomalie des bébés, due aux armes prohibées largués par la coalition saoudo-US contre les localités yéménites.

Et de préciser : plus de 5 nouveaux nés, atteints de malformations, proviennent comme par hasard de la région côtière ouest, c’est-à-dire de Harad et Hodeida exposées aux raids de la coalition saoudo-US. Cette dernière mène depuis plus de 725 jours des frappes meurtrières contre les Yéménites.

Les militants yéménites ont accusé la coalition d’avoir utilisé des armes chimiques et testé d’autres armes prohibées contre les Yéménites.

Traduit par la rédaction à partir d’AlMasirah

http://french.almanar.com.lb/314697


 

L'ONU REJETTE L'EXIGENCE DE LA COALITION SAOUDO-US DE SUPERVISER LE PORT YEMENITE DE HODEIDA

L’ONU refuse la demande de la coalition de superviser le port yéménite de Hodeida

 Depuis 3 heures  21 mars 2017

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 Monde arabe - Yémen

Les Nations unies ont rejeté lundi la demande de la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, qui mène depuis mars 2015 une guerre contre le Yémen, de superviser le port stratégique de Hodeida.

Cette coalition a lancé dimanche cet appel à l’ONU après avoir tué 42 réfugiés somaliens au large des côtes du pays, dans un bombardement visant leur embarcation sur la mer Rouge.

Les deux camps ont la responsabilité de protéger les civils et les infrastructures, a expliqué le porte-parole des Nations unies Farhan Haq. « Ces obligations ne peuvent pas être passées à d’autres », a-t-il affirmé, en allusion à l’armée yéménite appuyée par les forces d’Ansarullah d’une part et les forces du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi soutenu par la coalition saoudo-US.

Actuellement, le port de Hodeida est contrôlé par l’armée et Ansarullah.

« La communauté humanitaire délivre l’aide au Yémen uniquement sur la base de ses besoins et non sur des considérations politiques, et continuera de faire cela », a ajouté Farhan Haq, rapporte l’AFP.

Quelque 7,3 millions de yéménites ont désespérément besoin d’aide alimentaire et le pays se trouve dans la plus urgente situation de besoin alimentaire au monde, selon les Nations unies. L’Arabie impose un blocus aérien et maritime contre ce pays le plus pauvre de la péninsule arabe.

Source: Agences

http://french.almanar.com.lb/313014


 

UN NOUVEAU MISSILE BALISTIQUE YEMENITE CIBLE LA BASE MILITAIRE AL-FAYCAL. VIDEOS D'OPERATIONS

Yémen : un nouveau missile balistique s’abat sur la cité militaire al-Fayçal ; vidéos d’opérations, des dizaines de positions saoudiennes toujours conquises

 Depuis 3 heures  21 mars 2017

faysal

 Monde arabe - Spécial notre site - Yémen

A l’approche du 2ème anniversaire de la guerre saoudo-US contre le Yémen (25 mars 2015), les forces yéménites restent déterminées à contrecarrer cette agression.

L’unité balistique de l’armée yéménite (fidèle à l’ex-président Ali Abdallah Saleh) et des forces populaires d’Ansarullah ont tiré lundi un nouveau missile balistique de moyenne portée contre la cité militaire d’al-Fayçal à Jizane (sud de l’Arabie).

Une source militaire citée par AlMasirah a précisé que le missile a atteint sa cible avec précision. Cette nouvelle attaque intervient moins de 48 heures après un tir de missile Borkane-2 contre la base aérienne du roi Salman à Ryad.

Pour sa part, le média de guerre des forces yéménites a publié une vidéo d’une embuscade visant un pick-up saoudien à Jizane. Plusieurs soldats saoudiens à bord ont été tués.

Une autre vidéo publiée lundi par le média de guerre montre la fuite des mercenaires de la coalition des environs de la chaine montagneuse de Yam, à Nehm.

Des dizaines de positions saoudiennes conquises par les Yéménites

Il convient de noter que deux ans après cette guerre, l’Arabie n’a toujours pas réussi à restituer les dizaines de positions militaires saoudiennes conquises par les forces yéménites.

Par exemple, à Najrane (sud) les forces yéménites se sont emparées de la totalité des chaines montagneuses donnant sur le sud de cette province.

De plus, les combattants de l’armée et d’Ansarullah ont conquis de vastes territoires frontaliers saoudiens, dont le mont al-Doud a Jizane, et les chaines montagneuses donnant sur les villes et les villages de Zahran Asir. Malgré cela, aucune balle n’a été tirée en direction des maisons de civils saoudiens. Les forces yéménites respectent les règles d’engagement. La bataille est uniquement contre les militaires.

Traduit par la rédaction à partir d’AlMasirah + AlAkhbar

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