ANSARULLAH A FORME UN GOUVERNEMENT DE SALUT NATIONAL

Ansarullah a formé un gouvernement de «salut national», siégeant à Sanaa

Le mouvement Ansarullah, qui contrôle une partie du Yémen dont la capitale Sanaa, a annoncé mardi avoir formé un gouvernement de «salut national».

Ansarullah a formé un gouvernement de «salut national», siégeant à Sanaa

Ce gouvernement siégeant à Sanaa est dirigé par Abdel Aziz ben Habtour et comptera 27 ministres, selon un communiqué du «Conseil politique suprême», une instance créée fin juillet par Ansarullah et ses alliés. Ben Habtour, qui était gouverneur d'Aden jusqu'à la prise momentanée de cette ville en mars 2015 par Ansarullah, est membre du bureau politique du parti du Congrès populaire général (CPG), dirigé par Ali Abdallah Saleh. Le gouvernement compte par ailleurs cinq femmes, selon le communiqué.

Un responsable de l'Onu se dit «affligé» par la malnutrition au Yémen

Le patron des opérations humanitaires de l'Onu, Stephen O'Brien, a dit mardi à Sanaa qu'il était «absolument affligeant» de voir les enfants au Yémen souffrir de malnutrition, conséquence de la guerre qui déchire le pays depuis 18 mois.

S'adressant à des journalistes dans la capitale yéménite contrôlée par les Houthis, O'Brien a indiqué avoir visité un hôpital de la ville portuaire de Hodeida, où il dit avoir rencontré des «petits enfants touchés par la malnutrition». «Il est absolument affligeant de voir une telle malnutrition», a dit le responsable de l'Onu qui concluait une visite de deux jours au Yémen.

Selon l'Unicef, près de trois millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire immédiate au Yémen et 1,5 million d'enfants souffrent de malnutrition, dont 370.000 de malnutrition dite +aiguë sévère+, qui affaiblit leur système immunitaire au point de multiplier par dix les risques de mourir. O'Brien a salué le travail des agences humanitaires et souligné la nécessité de «faire plus (...) et tout le possible pour répondre à une large échelle aux besoins du Yémen».

Dans ce contexte, O'Brien a affirmé que la «meilleure solution humanitaire est qu'apparaisse un règlement politique». En l'absence d'une telle perspective «on doit travailler avec tout le monde pour répondre aux besoins humanitaires d'une façon impartiale», a-t-il ajouté.

L’offensive de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen a généré une grave crise humanitaire a fait plus de 6.700 morts selon l'ONU et déplacé au moins trois millions de Yéménites.

Source : divers et rédaction

05-10-2016 | 12:02

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=20334&cid=304#.V_USBuCLQ2w


 

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