ARABIE : LE COUP "FATAL" DE L'IRAN?

Yémen : Téhéran a su jouer de l’inexpérience de MBS ( Libération)

Sun Jul 14, 2019 9:21AM

Les combattants yéménites en train de tirer un missile Zelzal-1 en direction des positions de la coalition saoudienne. © gulf-times.com

Les combattants yéménites en train de tirer un missile Zelzal-1 en direction des positions de la coalition saoudienne. © gulf-times.com

Depuis que les Émirats ont commencé le retrait de leurs troupes de Hudaydah, de Dhale entres autres, l'Arabie de Ben Salmane ne sait à quel saint se vouer. Loin de pouvoir évaluer les vraies répercussions de ce retrait, Riyad craint une réduction significative de ses potentiels de guerre sur différents fronts yéménites. À Mokha et à al-Khoukah, les officiers émiratis ont déserté et cédé la place à leurs homologues saoudiens. Or les populations de ces ports vouent aux gémonies l'occupant saoudien. The New York Times qui aborde dans l'un de ses derniers numéros la débandade émiratie, rapporte de grands rassemblement des populations des zones précitées contre Riyad. Cette haine anti-saoudienne qui gagne très rapidement du terrain a largement sapé le moral des mercenaires pro-saoudiens. 

C'est le moment propice pour la Résistance yéménite d'intensifier ses attaques sur le front intérieur.  Les positions des mercenaires à la solde de Riyad dans la province de Hajjah, à l'ouest de Sanaa et non loin de Jizan( sud saoudien) ont ainsi été pris pour cible samedi 13 juillet des tirs nourris de missiles Zelzal-1 et de Katioucha. Les pertes et les dégâts sont lourds dans les rangs des mercenaires vu qu'ils n'ont plus aucune raison pour se battre.

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Pire, les alertes successives du porte-parole de l’armée yéménite, Yahya Saree, qui met en garde contre une intensification des attaques, ne font que fragiliser davantage les rangs des mercenaires. La semaine dernière, l’aéroport d’Abha dans le sud de l’Arabie saoudite a été à 6 reprises la cible des unités de drones et des unités balistique de l’armée yéménite, ce qui a forcé l’armée saoudienne à fermer le site durant la nuit. L'état-major de l'armée saoudienne en est désormais à s'interroger sur les réelles capacités du système de défense anti-missile gracieusement payé des Patriot qui a lamentablement échoué face aux Qassef K2 ainsi qu'aux des missiles Badr F. 

Selon The New York Times, la cour royale saoudienne ne croit plus en la possibilité d'une victoire, Ben Salmane ayant même été ramené à contacter par des intermédiaires Ansarallah. Il propose à la Résistance yéménite un deal : lui céder le Nord en échange du Sud, ce que Ansarallah a rejeté d'emblée. La cour royale n'a cesse de multiplier ses contacts ces derniers jours avec l'état-major émirati et ce pour dissuader Abou Dhabi mais sans grand succès. 

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Les forces de l’armée yéménite et les combattants d’Ansarallah ont mené deux opérations contre les mercenaires à la solde de l’armée saoudienne à Asir.

"L'ampleur du retrait est bien plus importante que ce qui en est dit dans les médias. C'est pour éviter la colère de Riyad que les Émirats évitent toute médiatisation. En effet, Riyad a mobilisé des mercenaires soudanais ces dernières semaines en payant généreusement la junte militaire au pouvoir à Khartoum. Les frais de la guerre sont estimés à 200 millions de dollars par jour tandis que le bilan des pertes militaires saoudiennes, dépasse les 3000 soldats. En haut lieux, les Saoudiens soupçonnent l'Iran d'avoir fait un marché avec les Émirats et avoir poussé ces derniers à lâcher Riyad. Pire, le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah portait des indices bien inquiétants. Nasrallah a souligné les pressions croissantes d'Ansarallah contre l'Arabie saoudite tout en se félicitant du possible retrait des Émirats. Il n'a pas écarté un front anti-saoudien en cas de guerre USA/Iran, ce qui laisserait supposer que l'axe Ansarallah-Hezbollah pourrait bien agir, le cas échéant contre l'Arabie saoudite", affirme un analyste qui se réfère au dernier article du journal français Libération à ce sujet. 

Citant le chercheur du CNRS, François Frison-Roche, le journal écrit : " Les Émirats arabes unies, allié principal de l’Arabie au sein de cette coalition souhaitent désormais s’en retirer... Le désir d’en voir la fin est partagé, y compris par celui qui est à l’origine de son aggravation, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS). Je pense que MBS souhaite sortir de ce conflit. Néanmoins, il ne veut pas perdre la face. Il ne peut pas supporter que des rebelles Houthis puissent tenir tête à la première puissance de la péninsule Arabique. Sur le plan intérieur, peut-il rester crédible s’il donne l’impression de perdre un conflit qu’il a commencé ?...Dans cette guerre par procuration que mènent l’Iran et l’Arabie Saoudite, Téhéran a su jouer de l’inexpérience du prince héritier saoudien », a-t-il poursuivi.

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https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/14/600886/Ymen-Arabie-saoudite-coalition-missile-Zelzal1-Katioucha-Yahya-Siri-aroport-Abha


 

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