LA VIE D’1,5 MILLION D’ENFANTS MENACEE PAR LA MALNUTRITION

Yémen: la vie d’1,5 million d’enfants menacée par la malnutrition

Cet été, le conflit qui fait rage au Yémen depuis 18 mois s’est intensifié. Alors que les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se nourrir, ce sont les enfants, plus vulnérables, qui sont les premières victimes: 1,5 million d’entre eux souffrent aujourd’hui de malnutrition, dont 370 000 de la forme la plus sévère qui multiplie par 10 leurs risques de mourir.

Yémen: la vie d’1,5 million d’enfants menacée par la malnutrition.

Attaques qui n’épargnent ni les écoles ni les hôpitaux, routes et ponts endommagés, agriculture mise à mal, importation de denrées alimentaires limitée… Dans certaines zones, les familles ne sortent plus de chez elles tant elles craignent pour leur vie, dans d’autres les habitants ne peuvent tout simplement plus s’approvisionner faute de stocks, tandis qu’ailleurs, même quand la nourriture est accessible, les prix ont tellement augmenté (un panier de nourriture coûte 26% de plus qu’avant la crise) qu’ils dépassent largement les moyens des familles, qui doivent alors acheter moins, et moins diversifié…

Conséquence: près de 3 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire immédiate et 1,5 million d’enfants souffrent de malnutrition, dont 370 000 de malnutrition dite «aiguë sévère», qui affaibli leur système immunitaire au point de multiplier par dix leurs risques de mourir.

La situation, déjà critique en 2014, s’est considérablement aggravée: le nombre d’enfants malnutris aigus a augmenté de 65%, et dans les seules montages de la région de Sa’ada, au nord-ouest du pays, 78% des enfants présentent des retards de croissance – alors que la prévalence était de 58% en 2014 !

L’Unicef affirme avoir confirmé 50 cas d'attaques contre des écoles et précise que ces chiffres «ne représentent que la partie émergée de l'iceberg, c'est-à-dire uniquement les cas que l'Unicef a été en mesure de vérifier».

«Dans ce conflit, les enfants paient le prix fort. Ils sont tués ou blessés dans tout le pays et ne sont plus en sécurité nulle part. Même jouer ou dormir peut être dangereux», souligne Julien Harneis, le représentant de l'Unicef au Yémen.

Selon lui, toutes les parties au conflit violent les lois internationales en recourant à un usage disproportionné de la force, mais les frappes aériennes de la coalition formée par l'Arabie saoudite sont de loin les plus meurtrières puisqu'elles sont directement responsables de la mort ou des blessures de 61 % des enfants.

Source: divers et rédaction

23-09-2016 | 16:28

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=20182&cid=304#.V-WjwfCLQ2w


 

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